mardi 16 août 2011

16 Août

Haïti, toujours dans la boue

Le Matin – 15/08/2011

Editorial du Washington Post, 14 août 2011

Trois mois après son inauguration, la présidence de Michel Martelly est dangereusement près d’échouer. Deux de ses choix pour premier ministre ont été rejetés par le parlement, dominé par l’opposition. Dans l’absence d’un gouvernement qui fonctionne, l’aide et les investissements internationaux ont ralenti et avancent tres doucement maintenant. Les grandes priorités de Martelly aussi- relocaliser des centaines de milliers de victimes du tremblement de terre de l’an passé qui vivent toujours dans des tentes, et raviver les écoles publiques du pays afin que les enfants puissent avoir accès a l’éducation.
Personne ne s’attendait a des miracles du nouveau président, un néophyte politique dont la popularite en tant que chanteur paillard de carnaval a aider a le projeter a la présidence. Les clés de son succès électoral furent sa popularité en tant que chanteur et sa position en tant qu’une personne venant de l’extérieur. Mais, sans un parti réel, il n’a pas été capable de faire valoir sa volonté au parlement. Ce qui explique le rejet de ses deux candidats a la primature.
Mr. Martelly partage la responsabilité. Au lieu de se pencher vers la réconciliation et d’essayer de se faire de nouveaux alliés suite aux élections défectueuses et contentieuses, il a continué a s’appuyer sur un petit groupe d’amis et de conseillers. Son premier choix pour premier ministre, un entrepreneur intelligent éduqué aux Etats-Unis, n’avait pas plus d’expérience politique que Mr.Martelly. Son deuxième choix, un ancien ministre de la justice qu’on se souvient de principalement pour des répressions contre ses ennemies idéologiques, n’avait aucune chance d’être confirmé- et Mr. Martelly en était averti plusieurs fois et publiquement.
Cependant, le président est parti 5 fois a l’étranger dans ses premières 8 semaines au pouvoir- une fois même en Espagne, pays qui n’a pas beaucoup de portée pour Haïti. C’est difficile de savoir si ces erreurs de novice sont le résultat d’inexpérience, d’incompétence, ou des deux.
Maintenant le président dit que l’on pourrait attendre six mois encore avant qu’il ne parvienne a installer un premier ministre pour diriger son gouvernement. Si c’est le cas, ceci aggraverait les souffrances des haïtiens et confirmerait l’impression que l’internationale a d’ Haïti : un pays a la dérive, politiquement grincheux, qui ne peut pas s’aider soi même.
Déjà, les efforts de reconstruction ont été douloureusement lent. Plus de 600,000 personnes, déplacés par le séisme, restent dans des tentes a l’intérieur et autour de Port-au-Prince. De grands champs de décombres doivent toujours être nettoyés. Des $5.6 milliards de dollars promis par les donateurs internationaux pour ce qui aurait du être la première phase de reconstruction après le séisme, seulement 40% on été déboursés, et encore moins a vraiment atteint les projets sur le terrain.
Ce n’est pas que le nouveau président manque d’idées et d’instincts convenables. Il a proposé un plan pilote solide pour localiser des dizaines de milliers de déplacés, et il a judicieusement prolongé le mandat de la CIRH dirigé par Bill Clinton et Jean Max Bellerive, premier ministre sous le gouvernement précédent. Son programme pour apporter l’éducation gratuite a tous les enfants, et pour le financer avec des taxes plus élevés sur les virements bancaires et les appels internationaux, est raisonnable.
Mais si Mr. Martelly doit avoir même un mince espoir de réussite, il doit tendre la main a ses adversaires au parlement, élargir son cercle de conseillers et agrandir sa base de support. Pour l’instant, il est toujours dans la boue.

Traduit de l’anglais par Nastasia Boulos

Washington Post

 

Les USA exhortent ses ressortissants à considérer avec attention tout voyage en Haïti

15/08/2011 01:31:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe département d’Etat américain a renouvelé mardi l’alerte destiné aux voyageurs se rendant en Haïti. Il enjoint les voyageurs américains à considérer avec attention tout voyage en Haïti ». L’alerte, publiée cette semaine, remplace celle du 20 Janvier 2011.
Le département d’Etat américain a aussi alerté ses ressortissants sur la situation sécuritaire du pays. « Des citoyens américains ont été victimes de crimes violents incluant meurtres et kidnappings. Des victimes de kidnapping ont été torturées, violées, abattues. Personne n’est à l’abri des rapts », a ajouté le département d’Etat, qui a mis en lumière les faiblesses de la Police Nationale à rechercher et à trainer devant les tribunaux des auteurs d’actes criminels.
L’alerte de janvier 2011 avait fortement poussé les Américains « à renvoyer tout voyage non essentiel » en Haïti à cause de la conjoncture politique survoltée, l’épidémie de choléra, des fréquents et violents troubles à l’ordre public à Port-au-Prince, dans les villes de province, des infrastructures médicales inadéquates et des moyens limités de la PNH pour assurer la sécurité de la population.
Frantz Alcema (USA)

 

Travel Warning
U.S. DEPARTMENT OF STATE
Bureau of Consular Affairs

August 08, 2011

The Department of State has issued this Travel Warning to inform U.S. citizens traveling to or living in Haiti about the security situation in Haiti. This replaces the Travel Warning dated January 20, 2011 to consolidate and update information regarding the critical crime level, renewed cholera outbreak, lack of adequate infrastructure – particularly in medical facilities, seasonal severe inclement weather, and limited police protection.

The Department of State strongly urges U.S. citizens to consider carefully all travel to Haiti. Travel fully supported by organizations with solid infrastructure, evacuation options, and medical support systems in place is recommended and preferable to travel in country without such support structures in place. U.S. citizens traveling to Haiti without such support have found themselves in danger in the past.

U.S. citizens have been victims of violent crime, including murder and kidnapping, in Port-au-Prince. Some kidnapping victims have been physically abused, sexually assaulted, shot, and even killed. No one is safe from kidnapping, regardless of occupation, nationality, race, gender, or age. In a number of cases this past year, travelers arriving in Port-au-Prince on flights from the United States were attacked and robbed shortly after departing the airport. At least two U.S. citizens were shot and killed in such incidents. Haitian authorities have limited capacity to deter or investigate such violent acts, or prosecute perpetrators.

The Haitian National Police (HNP), with assistance from UN Police (UN Pol), are responsible for keeping peace in Haiti and rendering assistance during times of civil unrest. However, given the possibility and unpredictability of violent protests, the ability of HNP and UN Pol to come to the aid of U.S. citizens in distress during disturbances is very limited. The U.S. Embassy does not have the capacity or infrastructure to evacuate U.S. citizens and relies on the HNP to provide assistance. U.S. citizens in Haiti must therefore have well-prepared security plans, including a location to shelter in place stocked with provisions, and a private evacuation strategy given the possibility that violent disruptions could, as in the recent past, make it impossible for them to circulate freely.

The January 12, 2010 earthquake significantly damaged key infrastructure and greatly reduced the capacity of Haiti’s medical facilities. Despite the passage of time, Haiti’s infrastructure remains in very poor condition, unable to support normal activity, much less crisis situations. Medical facilities are particularly weak. Last year’s cholera outbreak – exacerbated by inadequate public sanitation – killed thousands of Haitians, further straining the capacity of medical facilities and personnel and undermining their ability to attend to emergencies. While no longer at peak levels, cholera persists in many areas of Haiti and the risk of contracting it remains. Some U.S. citizens injured in accidents and others with serious health concerns have been unable to find necessary medical care in Haiti and have had to arrange and pay for medical evacuation to the United States. The cost of these evacuations exceeds $15,000 USD, on average, and the U.S. Embassy does not have the assets to evacuate U.S. citizens or to pay for their evacuation.

Travel within Haiti can be hazardous; even U.S. Embassy personnel are under an Embassy-imposed curfew and must remain home or in U.S. government facilities during curfew hours. Some areas are off-limits to Embassy staff after dark, including downtown Port-au-Prince. The Embassy restricts travel by its staff to some areas outside of Port-au-Prince because of the prevailing road, weather, or security conditions. Complete information about restricted/dangerous areas is available in the Country Specific Information for Haiti. Transportation in Haiti is not reliable and poses a safety risk. Crowded vans and « tap taps » should be avoided because they are often overloaded, mechanically unsound, and driven unsafely. Erratic driving, poor road conditions, and frequent accidents exacerbate the safety situation. In addition, May through November is the hurricane season in Haiti, which increases the danger of traveling in the country. Thunderstorms, torrential downpours, and heavy winds routinely cause flash flooding, making travel on the poor road conditions even more hazardous. These conditions, as well as incidents of violence and demonstrations, significantly limit the Embassy’s ability to provide emergency services to U.S. citizens outside Port-au-Prince.

Haiti’s criminal-justice system poses serious challenges to the well-being of U.S. citizens, who must remember that once they enter Haiti they become subject to Haitian law. Allegations of bribery of judicial officials, intimidation by court officers, and/or abuse of power by law enforcement authorities pervade across all arrest cases involving U.S. citizens. Oftentimes, once arrested, U.S. citizens find themselves stuck inside the Haitian judicial system indefinitely before their case goes to trial. Prisoners have been known to spend years incarcerated before appearing in court.

The Haitian Constitution does not currently acknowledge dual citizenship. Haitian-Americans are therefore treated as Haitian citizens, and the U.S. Embassy is not normally notified of issues affecting them, nor are consular officials guaranteed access to such individuals. 

U.S. citizens wishing to assist in Haiti relief efforts should be aware that – in addition to the aforementioned safety and health risks, and despite good intentions – their travel to Haiti will increase the burden on a system already struggling to support those in need. Cash donations are the most effective way to help the relief effort in Haiti, support the country’s local economy, and ensure the assistance is both culturally and environmentally appropriate. The following website has information on how to assist in the Haiti earthquake relief effort: http://www.whitehouse.gov/HaitiEarthquake.

U.S. citizens who choose to travel to Haiti despite this Travel Warning are urged to confirm before traveling to Haiti that the organization they will be working with has the capability to provide food, water, medical care, transportation, and shelter for its employees and volunteers, including during extended periods of time when they may be forced to shelter in place. All relief organizations should have a security plan in place to protect and evacuate their personnel to the United States or other safe haven. U.S. citizens in Haiti should be extremely vigilant with regard to their personal security, stay current on media coverage of local events, avoid areas where demonstrations are occurring or crowds are forming, and maintain a low profile. Prior to travel, U.S. citizens should also obtain information about cholera and other health related issues by visiting the Centers for Disease Control and Prevention website at http://www.cdc.gov.

U.S. citizens are also urged to enroll in the Smart Traveler Enrollment Program (STEP – https://travelregistration.state.gov/ibrs/ui/) in order to receive the most up-to-date security information. While the Embassy’s ability to provide emergency consular services is extremely limited, travel enrollment will enable receipt of warden messages via email. Current information on safety and security can also be obtained by calling 1-888-407-4747 toll free in the United States; callers outside the United States and Canada can receive the information by calling a regular toll-line at 1-202-501-4444. These numbers are available from 8:00 a.m. to 8:00 p.m. Eastern Time, Monday through Friday, except U.S. federal holidays. The Embassy of the United States of America is located in Port-au-Prince at Boulevard du 15 October, Tabarre 41, Tabarre, Haiti, telephone: (509) (2) 229-8000, facsimile: (509) (2) 229-8027, email: acspap@state.gov American Citizens Services Unit office hours are 7:00 a.m. to 3:30 p.m., Monday through Friday. The Consular Section is closed on U.S. and local holidays. After hours, on weekends and on holidays, please call (509) (2) 229-8000. The Marine guard will connect you with the Embassy Duty Officer.

U.S. citizens can also stay informed about conditions in Haiti by following the Embassy on Twitter and Facebook.

 

Haïti – Politique : Qui dit vrai ?

16/08/2011 08:36:09

Haïti - Politique : Qui dit vrai ?Dimanche, de retour du Chili, le Président Martelly avait déclaré que les négociations pour le prochain Premier Ministre étaient en cours «…c’est la même commission, qui à l’époque du Premier Ministre désigné M. Gousse avait travaillé avec les parlementaires. Elle est formée de quatre membres et c’est M. Valentin qui mène les négociations, actuellement. Je viens d’arriver, je sais qu’ils travaillent, mais nous ne pouvons pas les forcer à avancer [les Parlementaires], on attend, on espère avancer […] ». Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre des Députés, à l’occasion de la fête patronale Notre-Dame à Petit-Gôave, a déclaré hier, tout le contraire, affirmant ne pas avoir eu de contact avec le Chef de l’État depuis 15 jours et attendre le début des négociations…
«…Jusqu’à présent il n’y a pas de consultation, ça fait presque 15 jours que nous n’avons pas eu de contact avec le Président, il est vrai que j’ai parlé avec un ou deux membres du cabinet, une fois ou deux… mais jusqu’à présent, depuis le vote de non confiance à M. Gousse, je n’ai reçu aucun coup de fil du Président de la République, il n’y a encore aucune consultation, aucun appel…
L’essentiel pour moi, en tant que Président de la Chambre [des Députés], je parle également pour le Président de la Chambre du Sénat [Rodolphe Joazile], c’est que nous attendons le Président, nous attendons les consultations, qu’il nous appelle pour qu’il nous présente le Premier Ministre qu’il aura choisi, parce que le pays, attend le choix d’un bon Premier Ministre qui soit capable de rassembler le peuple et en même temps, au sein du Gouvernement, commencer la reconstruction de ce pays…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3591-haiti-politique-propos-de-martelly-sur-le-prochain-premier-ministre.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti : Le Sénat enquête sur l’audition d’un ministre

Mardi, 16 Août 2011 17:55

Le premier ministre Jean-Max Bellerive qui fait office de ministre a.i de la Justice est attendu mercredi au Sénat de la République à l’invitation d’un groupe de sénateurs. Jean-Max Bellerive doit accompagner le chef du parquet de Port-au-Prince Sonel Jean-François qui doit répondre aux questions des sénateurs autour de l’audition d’un membre du gouvernement la semaine écoulée.

La rencontre qui devait avoir lieu vendredi a été reportée à la demande du chef du gouvernement démissionnaire dont l’agenda était trop chargé.  Certains des sénateurs initiateurs de l’invitation n’étaient pas non plus disponibles, selon le sénateur Desras Simon Dieuseul qui met en garde tout député qui répondrait à une quelconque invitation du commissaire du Gouvernement estimant que Me Sonel Jean-François n’a aucun droit d’inviter des parlementaires. Tout député qui se présente au parquet de Port-au-Prince risque de perdre la solidarité du parlement au cas où il se trouverait en difficulté, a expliqué l’élu du Centre.

Des parlementaires ainsi que des hommes de loi questionnent la célérité avec laquelle le commissaire Sonel Jean-François relaient les accusations d’un organisme des droits humains relatives à de la corruption présumée au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales. Le RNDDH assimile à du détournement de fonds à des fins électoralistes le recrutement sur une base contractuelle de 22 parlementaires en fin de mandat dans le contexte des élections de 2010. Selon l’organisme des droits humains, c’était une forme de financement de la campagne pour la réélection de ces parlementaires et de promotion de la corruption dans le processus électoral.

Des sénateurs comme Kelly C. Bastien étaient scandalisés par la démarche du parquet invitant le ministre de l’intérieur Paul Antoine Bien-aimé à s’expliquer sur ces accusations. Kelly C. Bastien a parlé de dérive et a estimé qu’il fallait tracer un exemple à partir de cette affaire.

Le premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive qui accompagnait le ministre Bien-aimé a, lui aussi, critiqué l’approche du commissaire Jean-François.

 

Haïti – Politique :

Paroles du Président Martelly aujourd’hui…

16/08/2011 14:59:33

Haïti - Politique : Paroles du Président Martelly aujourd’hui... En visite à la Direction Générale des Impôts [DGI], dans le cadre de la semaine de la Gouvernance [initiée lundi de la semaine dernière…] le Chef de l’État a déclaré « Importateurs, ONG, grand contributeurs, population, c’est à vous tous de payer des taxes […] il faut que l’argent de l’État donne à tout les enfants du pays, un service. »
Parlant de décentralisation, le Président Martelly à fait savoir : « une personne n’a pas besoin de venir des Cayes, de Jacmel, du Cap Haïtien ou de Pétion ville pour venir faire sa licence à Port-au-Prince […] Port-de-Paix, les Gonaïves et les autres villes, vont donner les même services dans les semaines qui viennent. »
Le Président de la République a également visité l’École Nationale de la Magistrature ou il a déclaré que « l’État Haïtien doit être au service des citoyens. » Sur les réseaux sociaux, Michel Martelly à mentionné que « la lutte contre la détention préventive, sera l’une des priorités de mon gouvernement » ajoutant et rappelant que « la justice doit être accessible et équitable. »
Enfin, le Chef de l’État a indiqué qu’il « entreprend des démarches en vue de la construction du Palais Législatif dont le bâtiment a été détruit par le séisme du 12 janvier 2010. »
HL/ HaïtiLibre

 

Le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) bientôt en place

« Le conseil supérieur du pouvoir judiciaire(CSPJ) devra être en fonction à partir du 3 octobre », a déclaré le président de la République, Mr. Michel Joseph Martelly, mardi au cours d’une visite à l’école de la magistrature(EMA), en marge du lancement de la semaine de gouvernance.

16/08/2011

Le président de la République, Michel J. Martelly, à l’ecole de la magistrature. (Photo JJ Augustin)

Par ailleurs, le président entend également œuvrer afin de permettre à la cour de cassation de jouer pleinement son rôle au sein du pouvoir judiciaire. Cette démarche s’inscrit dans le contexte de la réforme de la justice en particulier et de l’Etat en général, comme il l’a exprimé dans sa formulation de sa vision pour le pays.
« Une nouvelle gouvernance est incontournable », a lancé le président au parterre de juges et de journalistes qui assistaient à la cérémonie. Utilisant l’argument que l’Etat devra être au service des citoyens, Mr. Martelly en a aussi profité pour plaider pour une justice plus équitable et plus accessible à tous.
Par conséquent, la réhabilitation et la construction de nombreuses infrastructures, notamment du palais législatif pour loger le 3e pouvoir, qui est souvent, selon le président traité en parent pauvre est incontournable. L’école de la magistrature aura également un rôle à jouer dans la relance de la justice, selon ce qu’a précisé M. Martelly. « Plus qu’une école, l’EMA doit être un espace de réflexion sur les problèmes judiciaires du pays », soutient-il, estimant que cette école devra bénéficier d’un grand support de la part de l’Etat haïtien.
De plus, cette visite à l’école de la magistrature aura permis au président de la République de rencontrer les 20 nouveaux magistrats qui ont reçu une formation spéciale en France. Mr. Martelly dit compter sur le support de ces magistrats pour assurer le renouvellement de la magistrature. Aussi participeront-ils, espère le chef de l’Etat, à la lutte contre la détention préventive prolongée et la corruption.

Lionel Edouard

 

Haïti : Mgr Langlois nommé évêque de Les Cayes

Un spécialiste de la « nouvelle évangélisation »

ROME, Mardi 16 août 2011 (ZENIT.org)– En Haïti, MgrChibly Langlois a été nommé par Benoît XVI évêque de Les Cayes le 15 août. Ilétait depuis 2004 évêque de Fort-Liberté. C’est un spécialiste de la « nouvelle évangélisation ».

Mgr Langlois est né en 1958 à la Vallée, dans le diocèse de Jacmel. Il est entré au séminaire Notre-Dame de Port-au-Prince en 1985, et il y a fait ses études de philosophie et de théologie. Il a été ordonné prêtre en 1991.

De 1991 à 1994, il a été vicaire de la cathédrale de Jacmel et, de 1993 à 1944 également directeur du service pastoral diocésain de catéchèse.

Il a repris ses études à Rome, au Latran, de 1994 à 1996 et il a obtenu une licence en théologie pastorale avec une dissertation sur le thème : « La nouvelle évangélisation, oeuvre d’inculturation en Haïti ».

En 1996, il est devenu administrateur de la formation pastorale et catéchétique diocésain à Jacmel.

En 1999, il a été affecté au sanctuaire de l’Immaculée Conception « Des Orangers » à Jacmel et il a été nommé professeur de théologie pastorale au séminaire Notre-Dame à Turgeau.

L’année suivante, Mgr Langlois, a commencé d’enseigner à l’Institut diocésain pour l’éducation et la promotion humaine, toujours à Jacmel.

En 2004, Jean-Paul II l’avait nommé évêque de Fort-Liberté.

Anita S. Bourdin

 

Haiti, politique renforcement de la Gauche

Une nouvelle Plateforme politique est née

Hier à 20h14 | Par Pierre-Paul ANCION

Une bonne partie des dents dures de la Gauche politique haïtienne a lancé ce week-end à Jacmel la Plateforme Politique Régionale Progressiste (PPRP)
Manno Charlemagne, John Steve Brunache, Camille Charlmers, Serge Pierre-Louis ont manifesté clairement leur volonté à travailler sérieusement pour permettre au pays de retrouver son air de jeunesse.

Emmanuel Charlemagne dit Manno n’écarte pas la possibilité de venir s’installer définitivement à Jacmel pour mieux renforcer sa politique au profit des progrès d’Haïti.
PPRP réclame un état dynamique, pouvant améliorer les conditions de vie de la masse populaire en créant des emplois. Elle exige une transformation sociale passant par la création d’université, et d’écoles professionnelles, du développement de l’agriculture et de l’industrie nationale.
Elle réclame de l’Etat la liberté des religions dans le pays sans officialiser aucunes d’entre elles présentes en Haïti.
PPRP se prononce contre l’exploitation économique de la masse populaire par une minorité.
Elle compte redynamiser la création de coopératives dans le pays, pour, selon elle renforcer la production nationale.
PPRP demande une démocratie participative.
Notons que plusieurs milliers de citoyens ont participé à ce lancement à Ballade NC. La PPRP est une nouvelle force politique dans le pays.

Source:bonzouti.com

 

Haïti – Social :

Des transferts d’argent hors de prix…

16/08/2011 13:42:10

Haïti - Social : Des transferts d'argent hors de prix...La majorité de la communauté haïtienne, vivant illégalement aux Bahamas [estimée largement au-dessus de 20,000], dit utiliser des « services informels » pour transférer de l’argent à des membres de leur famille restée en Haïti.
Harvey Morris, Chef de la Direction de transfert d’argent chez Omni, au Bahamas, explique que les migrants en situation irrégulière, évitent les voies officielles, telles que les banques et les sociétés de transfert d’argent traditionnels parce qu’ils ont besoin de papier d’identité valide pour effectuer un transfert.
Selon plusieurs sources dans l’industrie, le volume de transferts d’argent est considérable dans la population clandestine en direction d’Haïti « En 2009, nous avons obtenu un rapport de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) qui indiquait que 66 millions de dollars avait été envoyés en Haïti depuis les Bahamas […] J’estime qu’environ 30% sont passés par le système légal et deux tiers [plus de 40 millions] par un système parallèle… » explique Harvey Morris, le Chef de la Direction de transfert d’argent Omni.
L’argent est collecté soit par une personne qui va compléter la transaction pour le migrant illégal dans un établissement légale [tels que Western Union ou Omni…] ou soit la personne se propose de transporter l’argent vers Haïti lors d’un voyage…
Sur ce marché des transferts parallèles, les intermédiaires prélèvent généralement 20% de la somme a envoyer explique Christoph Fox, Directeur des opérations chez Omni, soulignant que la plupart des Haïtiens vivant dans l’illégalité, n’ont guère le choix et que la plupart sont prêts à payer pour rester inaperçu.
En réponse à la hausse des transferts non autorisés, les compagnies de transferts ont fait des propositions à la Banque Centrale afin d’assouplir certains règlements pour contrôler la manière dont l’argent est envoyé hors des Bahamas, comme cela se fait actuellement aux États-Unis, où les expéditeurs de fonds vers le Mexique, à l’intérieure d’une certaine limite, ne sont pas tenus de s’identifier. Toutefois, selon Morris, la Banque Centrale s’est montrée très réticente à modifier sa politique.
En plus de payer des frais très élevés, les haïtiens sont victimes parfois d’intermédiaires indélicats qui proposent d’apporter en main propre l’argent à leur famille et qui disparaisse avec l’argent confié… Les haïtiens victimes de ces bandits, ne peuvent pas se plaindre à la police car ils sont en situation irrégulière. « Tout le monde profite des Haïtiens ici » déplore Morris, qui espère un changement dans la législation afin d’améliorer la situation [commerciale ou sociale…?]
HL/ HaïtiLibre

 

Yves Jean-Bart au cœur d’une enquête de la FIFA

Le président de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart, ainsi que d’autres dirigeants (CAFUNION), font actuellement l’objet d’une enquête de la Commission d’éthique de la FIFA.
L’annonce a été faite par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), dans un communiqué rendu public à Zurich le Jeudi 11 août 2011.
Selon ce communiqué Monsieur Jean Bart et d’autres membres de la (CAFUNION), sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin lors de la dernière campagne présidentielle, en violation du code d’éthique de la Fédération internationale.
Ils ont reçu de l’argent dans le but d’accorder leurs voix à Mohammed Bin Hammam, l’ancien rival qatari de Joseph Blatter, évincé du scrutin de juin.
La commission d’éthique de la FIFA a indiqué que ces officiels auraient reçu chacun un cachet de 40.000 dollars, lors d’une réunion spéciale de la CAFUNION qui s’était tenu les 10 et 11 mai à Trinidad & Tobago.
La FIFA indique que dans le cadre des investigations en cours la commission d’éthique aura à faire subir aux seize dirigeants indexés des interrogatoires complémentaires.
Le communiqué souligne qu’il reste toujours possible que de nouvelles procédures soient ouvertes à l’avenir à l’encontre des intéressés.
Rappelons que plusieurs secteurs du monde footballistique ont souvent dénoncé la mauvaise gestion de monsieur Jean-Bart au sein de la Fédération Haïtienne de Football.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Incertitudes autour de la rentrée scolaire

Pour la première fois le président Martelly a évoqué la possibilité d’un report de la rentrée scolaire. Plusieurs secteurs de société civile dont l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) et l’Union Parents d’élèves Progressistes (UPEP) ont estimé que la rentrée scolaire sera impossible dans moins de deux semaines. « Nous allons décidé avec le ministère de l’éducation si la rentrée sera maintenue ou reportée », a fait valoir le président Martelly.
Tandis que le chef d’Etat est préoccupé par son programme de subvention pour 100 000 enfants vulnérables, des leaders d’associations d’enseignants et de parents attirent l’attention sur les énormes difficultés des enfants déjà scolarisés.
Le coordonnateur général de l’UPEP, Leo Litholu et secrétaire général de l’UNNOH, Josué Merilien, réclament des interventions de l’Etat en faveur des parents et des enseignants. Ils soulignent que le programme de subvention de manuels scolaires n’a pas encore été lancé.
En guise de réponse les autorités ont révélé que les manuels pour le niveau fondamental seront subventionnés à 70% grâce a une aide du gouvernement américain.
En revanche c’est le silence complet sur la loi sur les frais scolaire. Les syndicats et les associations d’enseignants réclament à cor et à cri la publication de cette législation. Le président Martelly doit publier cette loi que son prédécesseur René Préval avait refusé de publier, martèle M. Merilien.
Son collègue de l’Upep dénonce les nouvelles hausses des frais scolaires dans le secteur privé. M. Lutholu accuse même un des dirigeants d’associations de directeur d’école, Rosny Desroches d’avoir fait des lobbies pour empêcher la publication de la loi par le président Préval.
La législation abandonnée dans les tiroirs du Palais National est de nature à réduire l’appétit des directeurs d’école qui multiplient les initiatives visant a augmenter leur profit.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Wyclef jean, retourne au monde évangélique

(Exclusif)
16/08/2011 15:56:50

Haïti - Social : Wyclef jean, retourne au monde évangélique (Exclusif)Dans le cadre d’un concert évangélique organisé au Samba Night Club à Jacmel ce dimanche 14 Août 2011, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’émission « Mèsi Bondye » présentée sur la Radio ONE, de Port-au-Prince, Wyclef Jean, la Star haïtienne du Hip Hop, a annoncé officiellement son retour dans le monde évangélique qu’il avait laissé depuis son enfance pour pouvoir embrasser le monde musicale du Hip Hop.
Vêtu d’un costume blanc, l’ex-chanteur de Fuggees a gravi le podium sous les applaudissements d’un public impatient et très curieux de voir l’artiste haïtien Wyclef Jean, divorcer avec la musique mondaine.
Dans une interview exclusive accordée à Haitilibre, la Star Wyclef Jean a déclaré que depuis sa naissance, il était un appelé de Dieu c’est ce qui explique dans toutes ses chansons qu’il ne fait que prêcher des messages positifs et son inspiration ne vient pas de Satan le diable, mais de Dieu.
Wyclef Jean, se montre très critique vis à vis certaines doctrines évangéliques qui sont responsables de la chute de plusieurs milliers de jeunes, livrés à la drogue, l’alcool et à la prostitution. « Pendant mon parcourt dans ma carrière musicale je n’ai jamais rêvé de l’enfer » affirme Wyclef Jean qui invite tous les chrétiens haïtiens à se rendre dans les quartiers populaires, afin de demander aux gens, de déposer leurs armes et de servir Dieu qui est le sauveur de l’humanité « Il est grand temps, pour nous tous, mes compatriotes haïtiens, de mettre un terme à nos haines, nos divisions, à l’hypocrisie pour vivre comme frères et sœurs » a déclaré la Star.
« Mwen pa sou blòf avèk nou lè Mwen di Mwen konvèti » a indiqué M. Jean, « 2 Corinthien 5 V 17, on peut voir ceci dans mon comportement actuel et dans ma parole. »
Après la prestation de plusieurs groupes chrétiens, la Star, accompagnée de quelques musiciens notamment de Joël Widmaier aux percussions, a interprété plusieurs chansons évangéliques, dont « Jérusalem » et son test pressing titré « Le monde » qui annonce pour le mois de novembre 2011, la sortie de son nouvel album évangélique.
Au terme de ce concert, Wyclef Jean a appelé ses collègues musiciens et chanteurs à emboîter le pas et à venir glorifier le nom de Dieu.
Rappelons que, l’ex-chanteur Hip Hop s’était porté candidat à la présidence aux dernières élections en Haïti. Sa candidature avait été rejetée par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) pour une question de résidence…
HL/ Claudy Bélizaire
Exclusif – Tous droits réservés HaïtiLibre / Claudy Bélizaire

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