SAMEDI 20 AOÛT 2011

20 Août

Premier Ministre:

Nouvelle strategie du Président Martelly

20/08/2011 16:16:00 Auteur(e) La Redaction

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Daniel Supplice

Si pour Daniel Gérard Rouzier et Bernard Gousse le chef de l’État avait consulté les présidents des deux branches du Parlement avant de les désigner officiellement, Michel Martelly change de méthode. Après deux échecs consécutifs, cette fois, il essaie de dégager une majorité parlementaire avant toute autre chose. Pour ce faire, le président a rencontré, jeudi soir, le groupe minoritaire des 12 sénateurs ainsi que le sénateur Jean-Hector Anacacis. Parallèlement, le groupe des 16 dit rester toujours soudé.

« Après deux choix rejetés, c’est normal de dégager une majorité avant de consulter les présidents des deux branches du Parlement. La Constitution n’empêche pas cela. Le président compte rencontrer tous les blocs au Parlement avant toute autre chose. Il va rencontrer le groupe des 16 comme il a déjà rencontré 13 autres sénateurs », a confié au Nouvelliste une source proche de Michel Martelly sous le couvert de l’anonymat.
La nouvelle stratégie du chef de l’État est dénoncée par les sénateurs du groupe des 16, tombeurs de Bernard Gousse. Pour eux, cette méthode consistant à rencontrer les blocs politiques au Parlement avant de consulter les présidents du grand Corps et de la Chambre des députés va à l’encontre des prescrits constitutionnels.
« La démarche du président ne s’inscrit pas dans le cadre des procédures dictées par la Constitution », a avancé le sénateur Moïse Jean Charles intervenant vendredi matin à l’émission Panel Magik sur radio Magik 9. « Jusqu’à présent, les réunions organisées par le chef de l’Etat n’ont jamais permis aux présidents des deux Chambres de se rencontrer, a déploré sénateur Jean Charles, membre influent du groupe des 16, qui dit craindre déjà une forme d’imposition dans le processus du choix d’un chef de gouvernement.
Selon le sénateur Jean William Jeanty, membre du groupe des 13 qui avait pris part à cette rencontre avec le chef de l’État, aucun non de Premier ministre n’a été avancé, contrairement à ce qu’a déclaré le sénateur Edwin Zenny, un bon ami de Michel Martelly. Selon le parlementaire du Sud-Est, le président serait prêt à désigner soit Wilson Laleau soit Daniel Supplice au poste de chef de gouvernement.
« Le sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, sans être président du Sénat a déjà annoncé dans les médias des noms probables pour le poste de Premier ministre, bien avant les consultations avec le groupe des 16 (GPR), avec les groupes parlementaires minoritaires ou avec les présidents des deux Chambres », a dénoncé le sénateur Jean Charles.

Préoccupé par rapport aux récentes évolutions dans les négociations présidence-Parlement, le groupe des 16 se mobilise afin de définir une nouvelle stratégie appropriée, a avancé le sénateur du Nord. « Si Le GPR s’est formé à la suite de la désignation de Me Gousse comme Premier ministre, aujourd’hui ce groupe compte demeurer un bloc solide et coordonné pour orienter non seulement le choix du chef du gouvernement, mais aussi les autres travaux du pouvoir législatif », a-t-il soutenu.
Le groupe minoritaire s’organise !
Le sénateur Jeanty a révélé à radio Magik 9 que la désignation et la ratification d’un Premier ministre étaient parmi les 5 points proposés par le groupe des 12 et le sénateur Jean-Hector Anacacis qui n’a pas encore clairement choisi son camp. Il s’agit du fonctionnement et de la nécessité ou pas de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), la formation d’un nouveau Conseil électoral provisoire devant réaliser les élections pour le tiers du Sénat, la modification de la loi électorale et le mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTHA).
« Suite à cette réunion avec le chef de l’Etat, nous comptons rencontrer sous peu le GPR pour discuter autour des mêmes 5 points nationaux abordés avec le président de la République : la rénovation de la CIRH, la formation d’un Conseil électoral provisoire consensuel, la reforme de la loi électorale, le choix du Premier ministre et l’avenir de la MINUSTAH dans le pays », a souligné le sénateur des Nippes, Jean William Jeanty.
« Si nous nous entendons sur ces 5 points, nous serons condamnés à avancer ensemble et tout le reste sera futile, a poursuivi le sénateur du parti politique Konba. Avant la rencontre avec le chef de l’Etat, les 12 sénateurs, conscients de la nécessité de trouver un consensus minimal entre la présidence et le pouvoir législatif, se sont réunis pour analyser la situation. »
Le sénateur des Nippes, qui fut président de la commission chargé d’analyser les pièces de Bernard Gousse, a appelé à un consensus fondé sur les principes. « Ce n’est pas un jeu d’enfant, il faut poser les problèmes au-delà des clans, des secteurs et des intérêts personnels », a-t-il exhorté.
Plus de trois mois après l’investiture de Michel Martelly et plus de 15 jours après le rejet de Bernard Gousse, le pays attend toujours un Premier ministre. Le chef de l’Etat a promis jeudi de soumettre bientôt au Parlement le nom du Premier ministre désigné, dans un esprit d’apaisement, d’ouverture et de concertation, a-t-il dit.
Robenson Geffrard
Carl-Henry Cadet  Le Nouvelliste

 

La Présidence a offert 3,5 millions de gourdes à un individu pour la Notre-Dame, dénonce le maire des Cayes

20/08/2011 12:04:00 Auteur(e) La Redaction

imageMécontent d’avoir été traité en parent pauvre, Yvon Chéry exige une enquête de l’ULCC et des explications du Palais National qui aurait ordonné au ministère de la planification d’émettre un chèque à l’ordre de Marinio Jeune, responsable d’une association culturelle non reconnue qui s’est substituée aux autorités communales dans l’organisation de la fête patronale de la troisième ville du pays, le 15 août

Le maire des Cayes (sud), Yvon Chéry, a dénoncé vendredi l’implication de la Présidence dans l’attribution d’un chèque de 3,5 millions de gourdes à un particulier qui devait organiser, la semaine dernière, les festivités de la Notre-Dame, patronne de la troisième ville du pays, et le festival musical de Gelée.

Suivant les recommandations de l’administration présidentielle, le ministère de la planification et de la coopération externe avait, en effet, émis ledit chèque à l’ordre de Marinio Jeune, responsable de « Kay Art », une organisation culturelle locale qui ne bénéficierait d’aucune reconnaissance légale.

Dans une interview à Radio Kiskeya, Yvon Chéry accuse Hervé Fourcand, un proche du Président Michel Martelly, d’avoir utilisé un document de la mairie en vue de permettre à M. Jeune de recevoir les 3,5 millions de gourdes au nom des autorités communales.

Dépourvue de ressources financières pour faire face aux exigences de la traditionnelle fête champêtre du 15 août, la mairie était mal lotie contrairement à Marinio Jeune. Simple citoyen de son état, c’est même lui qui a offert à M. Chéry un montant de 250.000 gourdes, a reconnu l’édile des Cayes.

Il soutient avoir choisi de ne pas empêcher la tenue du festival de Gelée par respect pour les nombreux pèlerins et fêtards –estimés à 120.000- qui avaient fait le déplacement.

Le maire annonce une double action de son administration face à cette grave anomalie. Des explications seront réclamées de la Présidence tandis que l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) va être saisie du dossier en vue d’ouvrir une enquête sur l’origine du fameux chèque et les raisons ayant déterminé le choix de son bénéficiaire.

Ce présumé scandale -que plusieurs autres auraient déjà précédé depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly- tombe très mal pour le chef de l’Etat en pleine semaine de promotion de la bonne gouvernance. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Santé :

30 ambulances et 360 tonnes de médicaments, don du Brésil

20/08/2011 12:09:47

Haïti - Santé : 30 ambulances et 360 tonnes de médicaments, don du BrésilLe Ministère de la Santé du Brésil a fait don à Haïti de 30 ambulances (2,5 millions de dollars) et 360 tonnes de sérum Ringer pour le traitement des cas de choléra (500,000 dollars) qui permettront de traiter environ 50,000 patients atteints de cette maladie.
L’Ambassadeur Eduardo Botelho Barbosa, qui dirige également le Bureau international du Ministère de la Santé du Brésil, a précisé que cette donation fait a suite à une demande au Gouvernement brésilien par le Ministère de la Santé Publique et de la Population d’Haïti (MSPP). Cet effort, correspond aux engagements pris par le Brésil lors de la signature de l’accord tripartite [Brésil-Cuba-Haïti] intervenu le 27 mars 2010 à Port-au-Prince, entre les Ministères de la santé de chacun des pays, visant à renforcer les systèmes de santé et de surveillance épidémiologique en Haïti [budget estimé : 70 millions de dollars].
Les 30 ambulances 4X4, offertes par le ministère de la Santé brésilien, comprennent les équipements de base pour les soins d’urgence et viennent appuyer le développement du système de soins d’urgence en Haïti. Le gouvernement du Brésil offre également une formation technique par son Service Mobile d’Urgence (SAMU) « Ces ambulances seront liées au Système National de Transport d’Haïti, qui n’existe pas encore, mais dont le projet Tripartite [Haïti-Brésil-Cuba] est à l’ordre du jour » a déclaré l’Ambassadeur brésilien.


Eduardo Botelho Barbosa, souligne que l’engagement du Ministère de la Santé du Brésil va encore plus loin que l’assistance médicale, l’ambassadeur estime que « Le modèle de coopération Sud-Sud est novateur » que le Brésil contribue beaucoup plus au processus de renforcement du système de santé haïtien en exportant en Haiti l’expérience brésilienne de la construction d’un Système de Santé Unique, un système universel, global, hiérarchisée et participatif, afin de restructurer le système de santé haïtien, tout en respectant la souveraineté du peuple d’Haïti. »
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti – Technologie :

Nouveau passeport et contrôles aux frontières

20/08/2011 10:30:21

Haïti - Technologie : Nouveau passeport et contrôles aux frontièresPaul Antoine Bien-Aimé, le Ministre démissionnaire de l’intérieur et des collectivités territoriales, a lancé hier vendredi 19 août, au Karibe Convention Center, le nouveau e-passeport biométrique ainsi qu’un système de contrôle aux frontières dont le coût est estimé à 19 millions de dollars US. Une avance de 5 millions de dollars américains a déjà été versée pour le démarrage du projet et la décentralisation de ce service sur le territoire haïtien.
Plusieurs firmes étrangères internationales dont Datacard, NEC, Avilon Biometrics ont été engagées par les autorités haïtiennes en vue de la mise en place de ces technologies de pointes en Haïti. Ce projet devrait être opérationnel dans les six prochains mois.
L’e-passeport va permettre la décentralisation des services, les haïtiens devraient ainsi pouvoir faire leur demande de passeport dans les principales villes du pays a précisé le Ministre « C’est une belle avancée pour le pays. La gestion sera beaucoup plus sécurisée, plus rapide et plus accessible » Ce système en réseau sera connecté à un système de traitement central qui analysera les informations afin de donner suite aux demandes. L’État haïtien mettra en circulation 400,000 nouveaux passeports et progressivement les anciens passeports seront remplacés par les nouveaux.
«… nous allons rendre le passeport vraiment accessible aux citoyens, où ils vivent. Ce nouveau passeport […] est fortement axée sur des aspects biométrique, non seulement les empreintes digitales mais également la reconnaissance du visage, cela va nous permettre de réduire à zéro la possibilité pour qu’un personne fasse deux demandes de passeports, une ici et une autre à l’étranger » a fait savoir Paul Antoine Bien-Aimé.
Ce nouveau système sera connecté à d’autres systèmes d’information en dehors du pays, ce qui aidera à un meilleur contrôle de l’identité des ressortissants étrangers et permettra également le traitement des demandes de passeport faites depuis l’étranger.
« Le réseau sera connecté en permanence avec le FBI et INTERPOL » et permettra également, au prochain gouvernement, d’effectuer un contrôle rigoureux et permanent en temps réel, sur les entrées et sorties de divers citoyens haïtiens et étrangers dans le pays. Les dispositifs de contrôle sur le territoire, fonctionneront 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
«… Ce système va nous permettre de lire également les données des passeports étrangers […] actuellement, à part l’aéroport où l’État haïtien peut retracer à quelle heure une personne est passé, si c’est un étranger depuis combien de temps il est en Haïti, aux autres points de passage, nous n’avons pas de véritable système de contrôle. Avec ce projet, dans tous les points de passage nous allons avoir un contrôle aux frontières, Ce système va nous permettre de savoir exactement, qui passe et quand. Je pense que c’est important, parce que nous allons être capable de savoir quels étrangers sont en situations irrégulières dans le pays […] il y a beaucoup d’étrangers dans le pays, qui sont en situations irrégulières, mais que nous ne pouvons pas les suivre vraiment, actuellement, nous devons aller fouiller dans les boites de carton de la Direction de l’Immigration pour le savoir… » a expliqué le Ministre.
Concernant le prix de ce nouveau e-passeport biométrique, Paul Antoine Bien-Aimé a précisé que « c’est le prochain gouvernement qui devra en décider. »
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Près de 500 millions de dollars de recettes douanière…

20/08/2011 13:39:21

Haïti - Économie : Près de 500 millions de dollars de recettes douanière...Jean-Jacques Valentin, le Directeur Général de l’Administration générale des douanes, a annoncé cette semaine, que les recettes douanière, pour les 10 derniers mois (octobre 2010 – juillet 2011) sont en hausse pour s’établir à 19 milliards de gourdes (1 US = ± 40 gourdes).
Des recettes fiscales qui atteignent un peu plus de 85% des 22 milliards de gourdes prévu par le ministère de l’Économie et des Finances, au budget de l’État, pour l’exercice en cours.
Jean-Jacques Valentin, s’est montré visiblement satisfait des résultats, et il a tenu à préciser, que pour les deux premières semaines du mois d’août, son institution avait déjà collecté 1 milliard de gourdes supplémentaire.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Technologie :

Les obstacles juridiques à l’e-gouvernance

20/08/2011 15:06:26

Haïti - Technologie : Les obstacles juridiques à l’e-gouvernanceLes Presses nationales d’Haïti en partenariat avec L’Ecole supérieure d’infotronique d’Haïti (ESIH) ont présenté jeudi dernier le « Programme transmission électronique sécurisée » élaboré par deux étudiants en 3e année de l’ESIH.
Ce programme a pour objectif de réduire les délais de de publication des dossiers de sociétés dans le journal officiel « Le Moniteur » de 45 jours ouvrés à 7 jours.
Les messages transmis seront sécurisés et cryptés au cas où ils seraient interceptés a précisé Patrick Attié, le Vice-recteur de l’ESIH.
Monsieur Edouard le Directeur Général des Presses Nationales d’Haïti, a expliqué que dans un premier temps, ce programme va permettre aux cabinets d’avocats, de notaires ainsi qu’au Ministère de la Justice de transférer par mail aux Presses Nationales D’Haïti (PNDH)  des dossiers déposés préalablement au ministère du Commerce et de l’Industrie, avant d’être, dans un second temps, rendu disponible à tous les autres utilisateurs concernés.
Selon Mme Jocelyne Colimon Féthière, la Ministre du Commerce et de l’industrie, ce programme contribue aux efforts de l’État haïtien de fournir une meilleure réponse aux besoins des investisseurs et d’accélérer la création d’emplois.
Toutefois, Me Bernard Gousse qui intervenait lors de la présentation de ce programme a insisté sur les aspects juridiques de ce projet, en rappelant que la législature haïtienne ne reconnaissait pas l’administration électronique « le droit haïtien, oppose un obstacle insurmontable à la transmission du document électronique et à la modernisation des affaires […] Il nous faut arriver à une réforme du cadre légale afin d’assurer aux documents électroniques les qualités reconnues aux documents papiers. »
En effet, la signature électronique n’est pas reconnue aujourd’hui en Haïti, dans les pays voisins et sur le marché international elle occupe une place significative, Haïti se classe dernier avec un indice de 0,01 sur 1.
Insistant sur la nécessité d’une législation sur la signature et le commerce électroniques, Me Gousse a souligné que « toutes ces conditions doivent être réunies afin d’accorder une force légale aux documents numériques »

 qui devrait aussi tenir compte des procédures administratives, des transmissions de documents électroniques entre entités publiques et des télé-procédures, éléments clés d’une e-gouvernance moderne.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Formation :

500 instituteurs au premier regroupement de l’IFADEM

20/08/2011 12:52:15

Haïti - Formation : 500 instituteurs au premier regroupement de l’IFADEMLe 22 août (aux Cayes) et le 23 Août (à Jacmel), les 500 instituteurs haïtiens choisis pour suivre la formation, de l’Initiative pour la Formation à Distance Des Maîtres (IFADEM) dans sa phase expérimentale, sont convoqués pour leur premier regroupement.
Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) lancent officiellement la formation aux Cayes le 22 août [200 instituteurs du département du Sud-Est] et à Jacmel le 23 août 2011 [300 instituteurs du département du Sud] sont convoqués pour leur premier regroupement IFADEM.
C’est à l’École Normale d’Instituteurs (ENI) des Cayes et à l’École Fondamentale d’Application, Centre d’Appui Pédagogique (EFACAP) de Meyer (Jacmel) où l’IFADEM a aménagé deux Espaces numériques, que les regroupements auront lieu. Le groupe des formateurs (des conseillers pédagogiques, inspecteurs et professeurs des Alliances françaises) et le groupe des tuteurs, les animeront.
Au cours des deux jours que les instituteurs passeront à l’ENI et à l’EFACAP, ils recevront leurs dotations pédagogiques, seront informés des modalités de formation IFADEM et initiés à l’utilisation des livrets 1 et 2. Une demi-journée sera également consacrée à une initiation à l’informatique et à Internet (3i) dispensée dans les Espaces numériques.
Une délégation des représentants du Ministère, de l’OIF et de l’AUF se rendra aux Cayes le lundi 22 août 2011 et à Jacmel le mardi 23 août 2011 pour le lancement de la formation.
Les Directeurs Départementaux, M. Régelhomme Joseph (Cayes) et M. Marc ElderCharles (Jacmel), Mme Chantal Roques, Représentante de l’OIF, Mme Béatrice Kébreau Représentante de l’AUF et M. Jacques-Yvon Pierre Président du Comité National, feront des allocutions lors de ce lancement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3285-haiti-education-nouvel-espace-numerique-a-l-efacap-de-meyer-jacmel.html
http://www.haitilibre.com/article-1255-haiti-education-nouvel-espace-numerique-aux-cayes.html
http://www.haitilibre.com/article-2591-haiti-education-inauguration-de-deux-espaces-numeriques-polyvalents.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

La Rentrée scolaire reportée mi-octobre

19/08/2011 16:18:25

Haïti - Éducation : La Rentrée scolaire reportée mi-octobreAfin d’appliquer son programme d’éducation gratuite, le Ministère de l’Education nationale et le Président Martelly ont décidé hier jeudi de reporter la rentrée scolaire à la 2e semaine du mois d’octobre.
Lors d’une visite dans la commune de Croix-des-Bouquets, le Président Martelly a déclaré «… cette année ce n’est pas tout le pays qui va aller à l’école gratuitement, nous avons déjà identifié près de 146,000 enfants qui n’ont jamais été à l’école que nous allons envoyer à l’école. Nous avons également identifié près de 1,200 écoles. Nous allons choisir 200 écoles dans cette liste et pour les enfants qui fréquenteront ces écoles ça sera gratuit ! »
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Wilson Laleau et Daniel Supplice alimentent les rumeurs…

19/08/2011 11:09:11

Haïti - Politique : Wilson Laleau et Daniel Supplice alimentent les rumeurs... Bien qu’aucun parlementaire ne veut confirmer ou infirmer publiquement, la présence de Wilson Laleau et de Daniel Supplice comme candidats sur la liste des candidats à la Primature, de nombreuses sources convergentes laissent croire que ces deux personnalités figurent bien sur cette liste.
Cité antérieurement comme possible Ministre de l’Économie et des Finances ou Ministre du Commerce et de l’Industrie, c’est la première fois que le nom du Professeur Wilson Laleau est associé à la liste des Premiers Ministrables. M. Laleau, vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat d’Haïti, a rejoint l’équipe Martelly entre les deux tours. Conseiller du Président très écouté, il est considéré par les proches du Président comme un favori au poste de Premier Ministre. Toutefois, si certain croient que son peu de passé politique devrait faciliter sa ratification, d’autres se demande au contraire, si ce manque d’expérience et de visibilité politique ne sont pas d’avantage des handicapes.
Le sociologue Daniel Supplice, serait a nouveau présent sur la liste comme choix possible de la Présidence. Éliminé deux fois sur les listes précédentes, on peut se demander, si ce retour aura plus de chance qu’antérieurement. Fidèle parmi les fidèles de Michel Martelly, Daniel Supplice ne manque pas d’expériences dans l’administration publique, ancien Secrétaire d’État, Ambassadeur et Directeur du Service de l’Emigration sous le régime de Jean-Claude Duvalier c’est un « vieux routier » de la politique, un atout qui pourrait jouer en sa faveur…
La présence éventuelle de Daniel Supplice comme candidat, ne semble pas, jusqu’à présent, soulever trop d’objections au sein du Groupe des Parlementaires du renouveau (GPR), même si ce groupe ne confirme pas « officiellement » cette candidature. Des bruits de couloir, laissent même entendre, que certains membres influents du GPR se montreraient favorables à un tel choix.
HL/ HaïtiLibre

 

Coup d’envoi des négociations entre le chef d’Etat et les sénateurs minoritaires

Le président haïtien Michel Martelly a lancé hier les négociations préalables à la désignation d’un Premier Ministre avec les sénateurs minoritaires. Le groupe des 12 sénateurs minoritaires et le vice président du Sénat Anacacis Jean Hector (Inité) se sont entretenus avec le président Martelly autour d’un accord politique.
Le sénateur William Jeanty (Konba) révèle que la désignation et la ratification d’un Premier Ministre figure parmi les 5 points proposés par les sénateurs minoritaires. Il s’agit de la rénovation de la Commission Intermaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), la formation d’un nouveau Conseil Electoral Provisoire, la modification de la loi électorale et le mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).
Les sénateurs minoritaires attirent l’attention sur la nécessité de trouver un accord sur ces thèmes avec le chef d’Etat et les 16 sénateurs majoritaires.
Même si la désignation d’un Premier Ministre est prioritaire, les sénateurs du groupe des 12 n’ont pas voulu définir un « deadline ». Lors de la rencontre le président Martelly n’a évoqué aucun nom avec les sénateurs minoritaires. Il fait remarquer que l’important est de trouver un consensus afin de s’assurer de la ratification de cette personnalité.
Le sénateur Jeanty signale que les sénateurs ne s’étant pas opposés au choix de Bernard Gousse ne doivent pas être considérés comme des  » pro Martelly ». Selon le chef de file de Konba les membres du groupe des 12 ont forgé leur cohésion au cours des deux dernières années dans le cadre de la lutte contre la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Martelly et les bailleurs, une nouvelle coopération axée sur les résultats

19/08/2011 12:02:01

Haïti - Politique : Martelly et les bailleurs, une nouvelle coopération axée sur les résultatsLe Président de la République, Michel Martelly, a rencontré hier jeudi, les Bailleurs de fonds au Palais National. Il leur a présenté son Conseil Technique Présidentielle (CTP) appelé à mettre en place des outils de suivi et d’évaluation permettant aux prochaines autorités gouvernementales une prise de connaissance des orientations de son administration.
S’adressant aux bailleurs de fonds, le Chef de l’État leur a déclaré :
«… À l’occasion de cette semaine consacrée à la gouvernance, je viens vous dire qu’aujourd’hui, plus que jamais, je reste à l’écoute de vos attentes […] J’en veux pour preuve, le soin attentif et patient, que j’apporte au choix que je veux concerté, mais qui doit être également sérieux, des ressources humaines capables avec moi, de mieux servir l’État, car c’est de cela qu’il s’agit servir l’État.
C’est dans cet esprit, que commençant par la présidence elle-même, je travaille de concert avec mon cabinet à la mise sur pied d’un conseil technique, ouvert, pluriel, capable de nous accompagner de façon plus opportune, pour des résultats plus pointus. Ce Conseil travaillera en étroite collaboration, avec les membres du gouvernement, ceux du parlement et les amis de la communauté internationale. Il sera à l’écoute de la population, informera la présidence de la République de la performance de l’administration publique et de la coopération internationale. »
Après cette introduction, le CTP a fait une présentation, aux partenaires, des activités en cours. « Dès l’arrivée du prochain Gouvernement, les différents acteurs pourront prendre acte des principales priorités du Chef de l’État, de sa vision d’une nouvelle coopération axée sur des résultats concrets et de sa conception moderne de la gestion de la chose publique »
Le Président a plaidé en faveur de l’émergence d’un État moderne et efficace au service de tous ses citoyens afin de répondre aux réelles aspirations des différents secteurs de la société. À Cette fin le Chef de l’État entend mobiliser tous les moyens et ressources nécessaires pour apporter ce mieux-être tant attendu par la population.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice :

28 postulants aux postes de juges de la Cour de cassation

19/08/2011 14:49:50

Haïti - Justice : 28 postulants aux postes de juges de la Cour de cassationLe Sénateur Youri Latortue, Président de la Commission sénatoriale Justice et Sécurité a confirmé hier, avoir reçu les dossiers de 28 professionnels du droit, postulants à l’un des six sièges de juge vacant depuis plus de quatre ans, à la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire du pays.
Après une première épuration, la Commission transmettra, la semaine prochaine à l’assemblée la liste des postulants. Celle-ci choisira 18 noms, qui seront transmis conformément à l’article 175 de la Constitution, au Chef de l’exécutif. Le Président de la République procèdera à la nomination des 6 juges sur la liste de 18 noms, avant la constitution du Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) dont la date de la rentrée judiciaire a été fixé au 3 octobre 2011. La durée du mandat des juges de la Cour de cassation est de 10 ans.
Youri Latortue a fait savoir que la commission enquête actuellement sur les différents postulants et est prête à recevoir d’éventuels témoignages, sur le passé des candidats avant de présenter son rapport à l’Assemblée.
Liste des postulants à un des 6 postes vacants de juge à la Cour de cassation :
Juge Jean Joseph Lebrun, ex-doyen du tribunal civil de Port-au-Prince et juge à la Cour d’appel de la capitale
Magistrat Florence Mathieu, substitut du commissaire du gouvernement près la Cour d’appel de Port-au-Prince
Me Auguste Georges Duquerne, juge à la Cour d’appel (Hinche)
Me Carlo Jean-Louis, juge d’instruction (Jacmel)
Me François Fouchard Bergrome, avocat et ex-Sénateur (Artibonite)
Me Frantz Clerfort, avocat
Me Frantzy Philémon, commissaire du gouvernement près la Cour de cassation
Me Jean Jacques Jean-Baptiste, avocat
Me Jean Julien André, doyen du tribunal (Anse-à-Veau)
Me Jean Lionel Cédras, avocat
Me Jean Sinclair Joassaint, commissaire du gouvernement près la Cour d’appel (Hinche)
Me Jean Pérez Paul, juge d’instruction au tribunal de première instance (Port-au-Prince)
Me Jean Raoul St-Cyr, juge au tribunal de première instance (Port-au-Prince)
Me Joseph Mécène Jean-Louis, juge à la Cour d’appel (Gonaïves)
Me Henri Marge Dorléans, ancien ministre de la justice du gouvernement intérimaire Alexandre/Latortue (2004-2006) et professeur de droit
Me Kesner Michel Thermézi, substitut du commissaire du gouvernement près la Cour de cassation
Me Louis Frantz Dor, avocat
Me Louis Pressoir Jean-Pierre, président de la Cour d’appel (Cayes)
Me Norah Amilcar Jean-François, juge à la Cour d’appel (Port-au-Prince)
Me Paul Yves Joseph, conseiller à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA)
Me Pierre Fils Patrick Calixte, juge à la Cour d’appel (Port-au-Prince)
Me Pierre Mérat, avocat
Me Prosper Thélusmé, président de la Cour d’appel (Hinche)
Me René Sylvestre, juge à la Cour d’appel (Gonaïves)
Me Rose Philomène Etienne, juge au tribunal de première instance (Grande-Rivière du Nord)
Me Sténio Bellevue, commissaire du gouvernement près la Cour d’appel (Cayes)
Me Thiers Malette, avocat
Mme Wendel Portello, juge à la Cour d’appel (Port-au-Prince)
HL/ HaïtiLibre

 

Quand Kettly Mars raconte les liaisons dangereuses de l’Américaine Lillian Russell

Kettly Mars a écrit "Le Prince noir de Lillian Russell" avec Leslie Péan.

Kettly Mars a écrit « Le Prince noir de Lillian Russell » avec Leslie Péan.

Stéphane Haskell

Par Tirthankar Chanda / MFI

Ecrit à quatre mains avec l’essayiste Leslie Péan, le nouveau roman de Kettly Mars livre un récit d’une très grande audace psychologique. Le prince noir de Lillian Russell raconte amours, transgression et dépassement de soi sur fond d’une des nombreuses révolutions haïtiennes ratées. A la fois récit historique et réflexion sur le racisme et le féminisme dans le monde américain au 19 è siècle, ce livre, sous la plume d’une des romancières haïtiennes les plus talentueuse, tient le lecteur en haleine.

Ecrit à quatre mains avec l’essayiste Leslie Péan, Le prince noir de Lillian Russell est le sixième roman de la Haïtienne Kettly Mars. A la fois récit historique et réflexion sur le racisme et le féminisme dans le monde américain au 19 è siècle, ce livre tient le lecteur en haleine. Son intrigue, haletante et resserrée, ses personnages d’aventuriers brossés avec empathie, son cadre historique précis contribuent à sa lisibilité.

On est dans le New York de la fin du 19è siècle où se construit la légende de la métropole moderne, brillant de tous ses feux. Au cœur du récit, l’Américaine Lillian Russel. Qui est-elle ? « Lillian Russell, la Reine du Vaudeville. Lillian Russell, la Prima Dona de la comédie musicale. »

Lillian Russell régnait sur Broadway

Marilyn Monroe de son époque, Lillian Russell régnait sur Broadway dans les années 1880-1890. Star du music-hall, elle était courtisée par les riches et les puissants. Sa beauté, sa grâce, son talent, son succès populaire faisaient d’elle l’objet d’une admiration sans bornes et l’icône du capitalisme conquérant que New York incarnait déjà. Or celle-ci va décevoir ses amis et ses admirateurs lorsqu’elle se laisse séduire par un homme noir, faisant fi des conventions sociales de l’époque et des préjugés de la race. La passion dévorante qui lie les deux amants est le thème central de ce roman d’aventure et de liaisons dangereuses.

L’intrigue amoureuse que raconte le duo Mars et Péan se déroule sur fonds de turbulences politiques et sociales qui ne concernent pas que les Etats-Unis. Elles concernent aussi Haïti, île dont est originaire le « prince noir » qui fait goûter à la belle et populaire Lillian « la passion amoureuse, la vraie, celle qui brûle plus fort que tous les vivats de la foule ». Son amant Henri de Delva est mêlé à un complot ourdi par un quarteron de généraux exilés à la Jamaïque contre le dictateur haïtien Florvil Hyppolite. Le nom de ce dernier reste à jamais associé à la répression sanglante de la révolte populaire de la Fête-Dieu (le 28 mai 1891).

Mercure de France

Le roman s’ouvre sur la scène d’un bateau voguant vers les Etats-Unis. A son bord, le quarantenaire Henri de Delva. Fils de diplomate, apprécié dans les meilleurs cercles de la société port-au-princienne, celui-ci est chargé de réunir à New York navire et mercenaires en vue d’une expédition navale qui a pour but de renverser la dictature de Flovil Hyppolite. Il a trois mois et 300 000 dollars pour organiser le débarquement. Pour attirer les sympathies des dirigeants politiques et financiers américains, l’homme se fait passer à New York pour un prince. Il mène un train de vie luxueux qui fait fondre rapidement l’argent que les opposants haïtiens lui ont confié pour mettre en œuvre leurs plans. Il puise dans le fonds révolutionnaire pour surtout conquérir le cœur de la sublime Lillian Russell dont il est tombé sous le charme dès le jour de son arrivée à l’île de Manhattan.

C’est le récit de la faillite de la révolution contre la dictature, faute de combattants dévoués, que racontent Mars et Péan. On pourra lire ce roman comme un commentaire définitif sur l’élite haïtienne, animée par la soif du pouvoir et dénuée de vision historique. Or au fur et à mesure que la farce de la révolution se dénoue, s’épanouit une histoire d’amour hors du commun réunissant le couple invraisemblable et transgressif que forment le Noir Henri de Delva et la Blanche Lillian Russell.

« Je deviens sacrilège parce qu’un Nègre me touche »
Sans tomber dans le roman rose, Mars et Péan ont su habilement exploiter toute la tension dramatique de cette situation d’amour interdit dans le contexte de l’Amérique ségrégationniste. Le lecteur s’identifie aux protagonistes qui sortent grandis de cette épreuve qu’est leur rencontre réprouvée par les mœurs. C’est le cas surtout de Lillian Russell qui a su peut-être, plus que son partenaire, prendre la mesure de ce que leur amour a de révolutionnaire, comme en témoignent les propos quasi-anachroniques que les auteurs lui prêtent : « … je deviens sacrilège parce qu’un Nègre me touche, parce que je te donne ce que j’ai refusé à tant d’autres de ma race. S’ils savaient combien tu me combles. Tu m’as fait franchir le pont qui mène à l’humanité. J’accroche mes rêves aux tiens en toute conscience. Tu m’offres une nouvelle liberté en me délivrant de la prison intérieure qui enfermait mes élans. Et ensemble nous affrontons le monde avec un amour intense qui bouscule la réalité. »
Depuis son premier roman, Kasalé, paru en 2003, Kettly Mars, 53 ans, nous a habitué à sa narration exigeante et engagée mettant en scène l’histoire comme fable de la modernité haïtienne, ambivalente et complexe. Conteuse hors pair, elle mêle le sérieux et la truculence, l’érotisme et le philosophique, entraînant le lecteur dans son sillon. Ses romans explorent la société haïtienne, ses tabous, ses faiblesses, ses névroses et ses paradoxes. Le choix que la romancière a fait de vivre en Haïti contrairement à tant d’autres écrivains haïtiens de sa génération qui ont choisi l’exil, n’est peut-être pas étranger à la lucidité du regard qu’elle porte sur son pays.

Le Prince noir de Lillian Russell, par Kettly Mars et Leslie Péan. Paris, Editions Mercure de France, 2011. 329 pages. 19,80 euros.

 

Désignation du PM : Martelly reçoit la minorité au Sénat

Si le Sénateur Andrys Riché appuie totalement la nouvelle stratégie de la Présidence, en revanche, son collègue Francky Exius du groupe des 16 exhorte le chef de l’Etat à revenir dans la voie constitutionnelle en association d’abord les présidents des deux Chambres aux consultations politiques devant permettre la nomination d’un nouveau candidat à la Primature

Publié le jeudi 18 août 2011

Le Sénateur Francky Exius, membre du groupe des seize, majoritaire à la Chambre haute, s’est opposé jeudi à la nouvelle stratégie de désignation du Premier ministre adoptée par le Président Michel Martelly qui devait rencontrer en soirée les représentants de la minorité avant même d’engager des consultations avec les présidents des deux Chambres.

Annonçant la tenue de cette réunion politique à laquelle il a été convié, le Sénateur de l’Alternative, Andrys Riché, s’est rallié à l’approche du chef de l’Etat en soulignant qu’il était à la recherche d’une majorité parlementaire capable d’assurer cette fois-ci la ratification de son Premier ministre désigné.

Les candidatures de l’homme d’affaires Daniel Rouzier et du juriste Bernard Gousse avaient échoué au Parlement, respectivement en juin et juillet derniers.

Andris Riché s’est employé à mettre en exergue la volonté proclamée de Michel Martelly de contribuer au changement en Haïti. Une énergie qui, dit-il, mérite d’être canalisée malgré l’inexpérience politique de l’actuel occupant du fauteuil présidentiel. « S’il faut l’aider à réussir, pourquoi ne pas le faire. Pour moi, le pouvoir va pour l’instant dans la bonne direction », a lâché le premier Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), un des alliés du nouveau chef de l’Etat.

Par ailleurs, le parlementaire prône, à travers un pacte de gouvernabilité, la formation d’un gouvernement de salut public et l’organisation d’une conférence nationale pouvant mettre fin au blocage politique né d’un conflit permanent dont pâtit une population qui s’enfonce de plus en plus dans l’extrême pauvreté.

De son côté, Francky Exius, également premier secrétaire du bureau du Sénat, appelle le Président Martelly à respecter la procédure constitutionnelle prévue en la matière. Autrement dit, il devrait consulter les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, avant de penser à des discussions certes nécessaires avec les différents blocs parlementaires.

Le Sénateur du sud refuse d’opiner sur les rumeurs faisant état de la présence de deux conseillers du chef de l’Etat, Wilson Laleau et Daniel Supplice, sur une liste restreinte de candidats à la Primature qui serait aujourd’hui à l’étude. Exius, qui rappelle l’attachement de son groupe à la nomination d’une personnalité ouverte au dialogue, au consensus politique et inspirant confiance à tous les secteurs de la vie nationale, précise que c’est ce vendredi que le groupe des 16 doit se réunir afin de se positionner trois semaines après avoir poussé Me Bernard Gousse vers la sortie. spp/Radio Kiskeya

 

Il y a 50 ans mourait assassiné Jacques Stephen Alexis

 

Jacques Stephen Alexis

                                            Mao et Alexis

(de G à D) Jacques-Stephen Alexis, Georges Beaufils, Gérald Bloncourt … (photo prise en 1946 )

Qui s’en souvient aujourd’hui ? Pourquoi rien n’a été organisé au niveau des autorités publiques, des organisations politiques et du secteur cuturel pour magnifier sa vie et son oeuvre ? Quel silence de mort!
Né le 22 avril 1922 à Gonaïves, Jacques Stephen Alexis fut arrêté, torturé et assassiné en avril 1961, à la suite d’un débarquement sur la plage de Bombardopolis (Nord-Ouest) en compagnie de quatre compagnons, Charles Adrien-Georges, Guy Béliard, Hubert Dupuis-Nouillé et Max Monroe. Tragique, la mort de Jacques Stephen Alexis et des membres de son expédition, sans doute trahis, n’a jamais été officiellement reconnue.
Hier, quel triste sort pour un intellectuel de cette envergure ! Aujourd’hui, quelle indifférence collective!
Son père, le journaliste Stephen Alexis, auteur du Nègre masqué (1933), étant nommé à un poste diplomatique en Europe, Jacques Stephen Alexis entreprend des études au prestigieux Collège Stanislas, à Paris. De retour en Haïti en 1930, il poursuit ses études au Collège Saint-Louis de Gonzague, puis à la Faculté de médecine. Doté d’une grande curiosité, il fait la connaissance de Jacques Roumain et de Nicolas Guillen en 1942. Animé par un dynamisme contagieux, il fonde La Ruche, journal d’opposition, qui jouera un rôle décisif lors de la révolution de 1946. Membre du parti Communiste haïtien, il conteste l’élection de Dumarsais Estimé. Pour tant d’insolence, il est emprisonné. A sa sortie, il passe son Doctorat en médecine et se rend à Paris. Brillant mais plein d’idéal, patriote courageux et révolté, il mène de front une triple activité : professionnelle (il se spécialise en neurologie), politique (par les Jeunesses communistes et la Fédération de Paris, il prend contact avec divers partis communistes, dont celui de Chine) et littéraire (il se lie avec le grand poète français Louis Aragon, avec les écrivains de la Négritude et les écrivains latino-américains). En 1955, la célèbre maison d’édition Gallimard publie son premier roman, Compère Général Soleil, dont le succès est immédiat. Auréolé de cette gloire littéraire surprenante, il rentre en Haïti.
Inquiété par les autorités, Jacques-Stephen Alexis prend part néanmoins aux débats culturels et politiques en cours. Avec une compétence avérée, il apporte une contribution importante en 1956 à Paris, au Premier Congrès des Écrivains et Artistes Noirs : Prolégomènes à un Manifeste du Réalisme Merveilleux des Haïtiens. A un rythme étonnant, il publie deux romans et un recueil de courts textes : Les Arbres musiciens (1957), L’Espace d’un cillement (1959) et Romancero aux étoiles (1960). Infatigable agitateur et irrésistible agitateur d’idées, il participe dans le même temps à divers congrès internationaux, dont celui de l’Union des Écrivains Soviétiques (1959). Obsédé par la longue durée, le pouvoir de Duvalier père accentue fortement l’atmosphère d’insécurité autour de lui et empêche certaines de ses activités. Invité en Chine en 1961 et conscient de la déchirure qui se déclare entre les deux grands Etats communistes, il tente de faciliter un dernier rapprochement. Reconnu et respecté sur le plan international, il rencontre Ho Chi Minh, Mao, et lance des appels remarqués pour l’unité du mouvement communiste international. Obnubilé par ses idées marxistes-léninistes de révolution et de progrès collectif, il rentre à Cuba, avec la décision d’entrer dans la clandestinité avant de venir mourir assassiné en Haïti.
On a là une vie palpitante, hors normes, exemplaire jusque dans son dénouement héroïque. On a là une oeuvre dense, impressionnante de générosité politique et de justesse sociologique, écrite dans une langue charnelle et tumultueuse, construite pour durer tant que nos malheurs de peuple meurtri ne seront pas exorcisés.
Pierre-Raymond Dumas
Courriel : padreramondumas@yahoo.com
Cell : 3557-9628 / 3903-8505

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