mardi 23 août 2011

23 Août

Votez pour Anédie Azaël, Miss Haiti Universe 2011

Supportez Anédie Azaël miss Haïti 2011, postulante au concours Miss Universe 2011 en votant sur le site http://www.missuniverse.com/members/contestants. Cherchez Haïti dans la liste et cliquez sur VOTE. Anédie aura ainsi la chance de faire partie des cinq miss préférées du public et d’atteindre les demi-finales du célèbre concours. Votez autant de fois que vous le pouvez.
Rappelons que la représentante d’Haïti, Anedie Azaël est au Brésil depuis ce samedi 20 août et que la finale du concours Miss Universe 2011 aura lieu le 12 septembre prochain, à Sâo Paulo.

 

Haïti – Irene :

Fortes pluies et vents du Nord au Sud

23/08/2011 11:07:07

Haïti - Irene : Fortes pluies et vents du Nord au SudActuellement situé à 20.5 degré Nord et 71 degrés Ouest, Irene se déplace à 19 km/h (12 mi/h) le long d’une trajectoire Ouest Nord-Ouest, son centre est actuellement situé à 78 km (48 mi) a l’Est de la frontière haïtienne. Ce déplacement devrait se poursuivre jusqu’à ce soir, suivie d’un virage vers le Nord-Est, mercredi.
Ce système devrait passer au large des côtes Nord d’Haïti cet après-midi, bien que les effets sont déjà largement ressentis depuis ce matin dans le Nord-Est du pays, avec des vents soutenus (maximum) de 160 km/h (100 mi/h) et de fortes rafales. Les vents fort soufflent dans un rayon de 85 km (50 mi) à partir du centre. Les vents de tempêtes s’étendent vers l’extérieur sur 335 km (205 mi) à partir du centre. Les vents devraient donc être ressenti sur l’ensemble du pays.
Pluies sur le Sud
Le Centre National de Météorologie (CNM) indique qu’Irène peut produire entre 10 à 15 cm de pluie en plaine, avec des excédents de précipitations sur les terrains montagneux des régions Nord et Centre d’Haïti aujourd’hui. Une large zone de précipitation se développant au Sud de la République Dominicaine, donnant actuellement de très forte pluie, pourrait atteindre également la région Sud d’Haïti dans les prochaines heures.

Préparatifs
« Les préparatifs ont commencé en Haïti, le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) et la Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) sont mobilisés », a déclaré ce mardi, Elisabeth Byrs, la porte-parole de l’OCHA à Genève, ajoutant que la Minustah « est prête à intervenir immédiatement. »
De son côté la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué que 7,000 tonnes de nourriture étaient entreposées dans 35 endroits en Haïti, ce qui pourrait couvrir les besoins de la population pendant 26 jours.
140 sapeurs-pompiers volontaires sont mobilisés à travers plusieurs communes du Nord, particulièrement les communes de Limbé, du Cap-Haïtien et de la Grande Rivière du Nord, a annoncé Ardouin Zéphirin, le délégué départemental du Nord.
Suivant la trajectoire actuelle, Irene se situe à :
151 km (94 mi) du Cap Haïtien
202 km (126 mi) de Port-de-Paix
211 km (131 mi) des Gonaïves
236 km (147 mi) de Saint-Marc
259 km (161 mi) de Port-au-Prince
261 km (162 mi) du Môle Saint-Nicolas
Lire aussi
http://www.haitilibre.com/article-3645-haiti-irene-vents-soutenus-de-160-km-h.html
HL/ HaïtiLibre

 

Nomination de ministres et délégués: Martelly mènerait des consultations

23/08/2011 11:23:00 Auteur(e) La Redaction

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La présidence haïtienne auraient entrepris une série de consultations auprès des différents groupes du parlement  pour tenter de les convaincre de la nécessité de nommer un groupe de ministres, en l’absence d’un premier ministre pour former un  nouveau gouvernement,  plus de  3 mois après l’investiture du présient Joseph Michel Martelly.
Ce sont les ministres de l’ancien president Preval qui expédient les affaires courantes depuis le 14 mai.
Les nouveaux  ministres que le chef de l’Etat souhaiterait pouvoir nommer de façon exceptionelle sont ceux de  l’Education et de la justice ainsi que des délégués départemenaux, selon des sources proches du pouvoir.
C’est en collaboration avec le premier ministre  Jean Max Bellerive que le président envisagerait de procéder à ces nominations, ont fait savoir les même sources, ajoutant que les autorités seraient à la phase de recherche de la meilleure formule pour le faire, le premier ministre Bellerive étant démissionnaire.

Le chef de l’Etat n’a toujours pas nommé un autre premier ministre près de 3 semaines après le rejet au Sénat de Me Bernard Gousse.
Mais il a toutefois rencontré vendredi les présidents des deux chambres Rodolphe Joazile (sénat) et Sorel Jacinthe (chambre des députés).
La rencontre s’est tenue en la résidence du premier ministre sortant, MM Joasile et Jacinthe s’étant montres reticents à rencontrer le chef de l’Etat au Palais national. Certaines rencontres auraient été filmées à l’insu des invités par le passé.

Au cours de la reunion de vendredi, les deux parties ont fait une analyse de la situation globale du pays. Mais sur le plan politique, les discusions étaient davantage axées sur une proposition du chef de l’Etat de soumettre aux présidents des deux chambres, les noms de 2 ou 3 personnalités desquelles un nom serait finalement retenu, selon des sources proches de la présidence. Mais, les deux hommes auraient rejeté cette  proposition l’estimant inconstitutionelle.
Ils ont plutôt rappelé au chef de l’Eat que la constitution prévoit que le président de la République choisit « son premier ministre » en consultation avec les présidents des deux chambres. « Pas question que 3 noms soient presentés », ont-ils fait savoir, demandant au president Martelly  de nommer un premier ministre, dans le respect des consultations prévues par la loi-mère, pour que le pays soit doté au plus vite d’un nouveau gouvernement.

 

Les presidents des deux chambres font le point sur leur rencontre avec le président Martelly

23/08/2011 11:16:00 Auteur(e) La Redaction

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Suite à des fuites dans la presse, les présidents des deux chambres ont fait la lumière lundi sur leur  rencontre  vendredi avec le chef de l’Etat dans la perspective de la désignation puis la ratification d’un nouveau chef de gouvernement.
Le président du sénat Rodolphe Joazile a révélé qu’il s’était opposé à l’idée du chef de l’état de proposer une liste de noms parmi lesquels ils devraient choisir celui qui leur paraissait le  favori. Il affirme avoir rappelé à M Martelly le principe selon lequel  « le président choisit son premier ministre ».
« Tant que le président n’aura pas fait choix d’un nom, les consultations ne pourront pas vraiment commencer » a déclaré le troisième sénateur du Nord -Est qui dit avoir fait une mauvaise expérience  avec la formule de   liste de noms dans le cas de Me Bernard Gousse, cet ancien ministre de la justice rejeté pour cause de  » violations de droits humains ».
Le parlementaire indique que des questions relatives au report de la rentrée des classes, à la saison cyclonique et au fonctionnement de certains ministères ont été abordées au cours de la réunion soulignant, sans donner des détails,  que certaines mesures  envisagées par le chef de l’état  n’ont pas été approuvées.
Des sources proches de la presidence font état de demarches entreprises par le chef de l’Etat auprès des différents groupes du parlement  et auprès du premier ministre  demisionnaire, Jean-Max Bellerive, pour tenter de les convaincre de la nécessité de nommer un groupe de ministres et des déléguees departementaux, en l’absence d’un premier ministre pour former un gouvernement
Le  président de la chambre basse Sorel Jacinthe a  précisé pour sa part que le chef de l’exécutif  a fait part de ses préoccupations habituelles  au cours de cette réunion à laquelle participait également M.Bellerive. « Ce dialogue doit se poursuivre avec les autres forces politiques  afin que le premier ministre désigné soit accepté par le parlement » a dit espérer le représentant de la circonscription de Moron-Chambellan (Grande-Anse, sud-ouest).
Le député qui s’est dit contre toute option contraire aux prescrits constitutionnels, a soutenu qu’il faut la ratification d’un nouveau premier ministre  afin d’arriver à la formation d’un gouvernement fonctionnel estimant que certains acquis démocratiques obtenus ne doivent pas se perdre.
Il a indiqué que même si la rencontre de vendredi n’a pas débouché sur des avancées significativees, elle ne ‘est pas non plus terminée  en queue de poisson.
AHP

 

Haïti – Politique :

D’autres détails sur la réunion des 3 Présidents…

23/08/2011 12:15:51

Haïti - Politique : D'autres détails sur la réunion des 3 Présidents...Le Président Michel Martelly aurait suggéré vendredi, de soumettre aux Président des deux Chambres, plusieurs noms de candidats pour la Primature, afin de s’assurer d’obtenir la ratification par le Parlement.
Le Sénateur Rodolphe Joazile, Président du Sénat a révélé hier, qu’il s’était opposé à l’idée du Chef de l’État de proposer une liste de noms parmi lesquels, ils [les Présidents], devraient choisir celui qui leur paraissait le favori. Il affirme avoir rappelé au Président Martelly que selon la Constitution, c’est « le Président de la République qui choisit son Premier Ministre » soulignant avoir eu, une mauvaise expérience avec la formule de liste de noms dans le cas de l’ex-Premier Ministre désigné Me Bernard Gousse « Tant que le Président n’aura pas fait choix d’un nom, les consultations ne pourront pas vraiment commencer. »
Le Sénateur a fait savoir que des questions relatives au report de la rentrée des classes et au fonctionnement de certains ministères ont été abordées au cours de la réunion, soulignant, sans vouloir donner d’autres détails,  que certaines mesures envisagées par le Chef de l’État  n’ont pas été approuvées.
[NdHL] Il pourrait s’agir des supposées démarches entreprises par le Chef de l’État auprès de différents groupes parlementaires et auprès de Jean-Max Bellerive, pour tenter de les convaincre de la nécessité de nommer un groupe restreint de Ministres en l’absence d’un Premier Ministre… Selon certaines sources proches du pouvoir, le Président souhaiterait pouvoir nommer de façon exceptionnelle, les Ministres de l’éducation et de la justice. En collaboration avec Jean Max Bellerive [Premier Ministre démissionnaire], le Président Martelly envisagerait de procéder à ces nominations et serait à la recherche de la meilleure formule pour le faire…
Rodolphe Joazile, a expliqué que «… lors de la rencontre, nous nous sommes assis pour discuter de plusieurs sujet d’intérêt nationale, nous avons discuter sur l’éducation, l’autorité de l’État, et le profil que nous recherchions pour un Premier Ministre […] Lors de la rencontre, le Président, a dit qu’il souhaitait proposer plusieurs noms. J’ai dis au Président de la République, que dans la Constitution, c’est le Président qui choisi son Premier Ministre. Donc, lorsqu’il aura un Premier Ministre désigné, il m’appellera, il appellera le Président de la chambre des Députés pour que nous étudions la possibilité, pour que nous regardions avec lui la configuration politique au niveau des Chambres pour permettre au Premier Ministre d’être ratifié, car il y a célérité dans l’urgence…»
De son côté, le Député Sorel Jacinthe, Président de la Chambre des Députés a précisé, que le Chef de l’Exécutif avait fait part de ses préoccupations habituelles au cours de cette réunion «… nous avons parlé du cadre dans lequel nous pouvons entamer le dialogue et les consultations, avant même de parler du profil et du choix d’un Premier Ministre, c’est dans ce sens que j’ai parlé. Le Premier Ministre [Jean-Max Bellerive] et le Président ont également évoqué d’autres préoccupations et comment nous pourrions les ajuster. Nous croyons que c’est un dialogue qui va continuer avec les autres secteurs de la politique […] Nous avons établi le cadre, pour que lorsqu’il va me consulter pour son Premier Ministre désigné, celui-ci passera, parce que les consultations auront été faites avec tous les représentants au niveau du Parlement. Mais, le Président ne saurait et ne peut me donner plusieurs noms, le Président de la République doit seulement nous donner un nom et nous n’avons pas encore ce nom…. »
Ajoutant que même si la rencontre de vendredi, n’avait pas permis d’avancées significatives, elle n’avait pas non plus été un échec. « Ce dialogue doit se poursuivre avec les autres forces politiques afin que le Premier Ministre désigné, soit accepté par le Parlement. »
Une lecture positive de cette réunion, que ne partage nullement le Sénateur Moise Jean-Charles, pour qui la réunion a très mal fini, en raisons des propositions inconstitutionnelles faites par le Chef de l’État…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3630-haiti-politique-premiere-reunion-des-3-presidents.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité :

Déferlement de violence à Desdunes

23/08/2011 09:36:44

Haïti - Insécurité : Déferlement de violence à DesdunesHier, lundi, dans la commune de Desdunes, Lesly Leroy, un agent III [6ème promotion], a ouvert le feu sur un homme qui lui résistait, lors d’une tentative d’arrestation, a indiqué Frantz Lerebours, Commissaire et Porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
La victime, Jean Robert Racine 34 ans, a été transporté d’urgence à l’hôpital Saint Nicolas (Saint-Marc), puis transféré à l’hôpital général de Port-au-Prince pour y recevoir les soins appropriés. Frantz Lerebours a démenti les rumeurs qui laissaient entendre que le blessé était décédé.
Suite à cette arrestation qui a mal tourné, la population en colère, a incendié le commissariat. Des individus non identifiés, ont brulé toutes les archives et fait sortir les détenus qui étaient en garde à vue, avant de se rendre à la maison de la mère du policier et incendier sa maison.
Devant cette situation d’émeute, des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) ont dû être déployés pour mettre un terme à la flambée de violence populaire. Frantz Lerebours, a annoncé le renforcement de la présence policière mais la situation reste grande dans la commune. Les responsables de la Police ont lancé un appel au calme à la population.
Craignant pour sa vie, l’agent Lesly Leroy a été placé en lieu sûr a indiqué le Commissaire Lerebours.
S/ HaïtiLibre

 

Considérations sur le programme d’obligation et de gratuité scolaire du président Joseph Michel Martelly?

La société haïtienne vit aujourd’hui dans l’attente d’une ouverture des classes spéciale. Les parents se plaignent déjà de ne pas savoir que faire avec les enfants. Les directions s’impatientent à signer des contrats. Le parlement haïtien se bande les yeux sur l’extrême pauvreté des grandes masses sous les tentes et dans les bidonvilles. L’opinion publique se contredite et l’Etat s’en fout. On voudra peut-être voir un point d’arrivée à la crise de ces deux dernières décennies qui a déjà sombré l’avenir de ce pauvre petit pays de la Caraïbe oublié. On peut évidemment se demander s’il est encore possible de rompre avec les vieilles pratiques du passé, que ce soit au palais national, au parlement et dans les ministères.
Une chose est certaine : les enjeux politiques et économiques sont trop importants pour qu’on ne prête pas une plus grande attention à la question de ratification d’un premier ministre qui aura pour tâche d’aider le président à faire face à six grands problèmes laissés en héritage par l’ex Président René Préval : – la rentrée scolaire – la construction de maisons appelées à loger les pauvres sous les tentes – la gestion des immondices et la protection de l’environnement – la reconstruction du pays – l’assainissement de la fonction publique et la lutte contre la corruption – l’organisation des plus prochaines élections. Pour l’instant, les discussions entre les parlementaires se sont limitées à la question de mise en place d’un premier ministre pour la continuité et non pour le changement. Il n’y a pas eu de véritables débats sur les grands problèmes du peuple à la chambre. Les attentes à l’endroit de l’école sont fortes et variées. Elles sont encore théoriquement et techniquement dans les limites même des moyens disponibles si nous nous mettons les mains à la pâte à temps. N’est-t-il pas venu le moment d’aider le président et son équipe à penser la fragile rentrée de l’année 2011-2012 ?
C’est peut être en cela que les citoyens de bonne volonté et qui pensent avant tout pays se diffèrent de ceux qui prennent le malin plaisir à chambarder les grands projets populaires à chaque fois qu’ils estiment que leurs intérêts personnels, (pots de vins sous forme de consultation, franchise douanière, fonds pour exécution de projets/bidons, etc.) se trouvent menacés.
Nous en sommes déjà à cette situation. Des tensions sociales sont en train d’être envisagées sans désespérer d’essayer de maintenir le statu quo. Et à ce compte, le parlement ne fait pas de cadeau et le président Martelly devra tendre de toutes ses forces à être gagnant envers et contre tous pour avoir une sorte de machine à combattre la corruption, l’impunité, l’assassinat comme premier ministre. Dans le cas contraire, le pays continuera à être préoccupé par un tas de conflits reliés en général aux divergences d’intérêts évoqués plus haut dont on le rendra responsable. Les secteurs politiques traditionnels travaillent déjà à son échec pour la mettre dans le même panier qu’eux. Dans cette conjoncture difficile où les institutions politiques ne s’entendent par sur les urgences de l’heure, il nous a semblé important en tant que professeur d’Universités d’alimenter en dehors de toute considération idéologique le débat sur la recherche d’un plan appelé à faciliter la rentrée scolaire de cette année.
Premier constat : Le président et son équipe se trouvent déjà en retard avec le vide au niveau de la primature. Donc, ils ont intérêt à faire appel aux techniciens, aux experts du réseau éducatif de  »Repons Paysan » pour étudier ensemble tous les scénarios possibles. L’exécutif n’a pas intérêt à négliger ses propres bases.
Deuxième constat : Le ministère de l’Education dans son mode de fonctionnement actuel ne sera jamais favorable à la gratuité et à l’obligation scolaire telle que le voudrait le président de la République. Les irréductibles tenants de l’idéologie de l’éternel retour ou de la continuité feront tout pour bloquer tout changement radical. Les continuels bruits de réforme et de traditionnels programmes EPT et de subventions scolaires/bidons, comme en témoignent les résultats des années antérieures tendront toujours à prendre le dessus : les mécanismes de récupération de chaque ministre étant très forts. Le plus prochain titulaire doit éviter de ne pas tomber dans le piège de ces gens malhonnêtes qui représentent la mémoire de cette institution corrompue jusqu’aux orteils.
Troisième constat : Le président et son équipe devront s’asseoir avec les représentants des associations d’écoles privées, des syndicats d’enseignants et d’étudiants, de parents d’élèves pour discuter avec eux des problèmes et rechercher ensemble une solution commune. Le programme de l’exécutif pour l’école est loin d’être clair pour chacun de ses acteurs qui ont besoin d’être rassuré et impliqué. Rien ne changera sans eux. L’enjeu aujourd’hui est de taille pour ceux qui oeuvrent dans le monde éducatif haïtien.
Quatrième constat : Une structure de contre-supervision est à mettre sur pied pour évaluer le travail des directions départementales à dépolitiser et les divers départements fonctionnant au Ministère. Trop de professeurs détenteurs de chaire à plein temps dans les lycées ne se trouvent pas à leur poste. Trop de techniciens se gaspillent au centre de formation des cadres éducatifs de Martissant qui ne répond nullement à sa vocation.
Cinquième constat : Les écoles nationales, les lycées manquent dans les quartiers populaires et les communes qui ont voté le président pour ces belles promesses de gratuité et d’obligation scolaire. Pour ne pas les décevoir, il a intérêt à entreprendre avec les fonds disponibles la construction à court terme d’un lycée pilote et d’une école nationale dans ces zones (Carrefour, Delmas, Pétion-ville, Centre Ville, Gonaïves, Jacmel, Cap-Haitien…) Avec un tel projet, le président en cinq ans donnerait au pays suffisamment d’écoles pour s’engager sur la voie de la qualité.
Sixième constat : Les cadres ministériels, les enseignants sont pour la grande majorité démotivés en raison des salaires de misère qu’ils perçoivent. Une augmentation significative de leur salaire en tenant compte de leur grade universitaire, du nombre d’années d’expérience serait considérée comme un acte de volonté manifeste d’un président soucieux vraiment du changement de son pays qui passe inévitablement par un changement de mentalité, la préparation d’un nouveau type d’hommes.
Septième constat : Les enseignements de piètre qualité sont massivement dispensés dans les écoles et les  »Universités » privées sans licence de fonctionnement, dans des proportions alarmantes. Le président et son équipe ont intérêt à travailler à la régulation de cette situation qui nuit de beaucoup au bon fonctionnement de l’école haïtienne.
Huitième constat : Haïti étant jusqu’ici le seul pays de l’Amérique à être dépourvu d’un campus universitaire et d’un centre olympique, le président et son équipe ont toutes les chances de réaliser avec le CIRH ce projet monumental. Mais passons ! C’est de cela, sans doute l’ambitieux projet de tout politicien, de tout président civilisateur éclairé qui entend rester toujours vivant dans la mémoire de toutes les générations.
Neuvième constat : La réforme du système est la voie privilégiée d’une transformation de nos institutions scolaires en vue de les intégrer dans un régime d’éducation démocratique. On n’y arrivera pas sans l’organisation des  »Etats Généraux de l’Education » avec les acteurs impliqués dans le système. Il serait de bon ton que le président et son équipe planifient l’organisation de cette activité dans un proche avenir.
Dixième constat : La forte majorité des enfants auxquels le programme de gratuité et d’obligation scolaires est adressé sont des suragés. Il leur faut des méthodes d’enseignement spéciales, des professeurs spéciaux, des travailleurs sociaux, des psychologues que le président et son équipe devraient rechercher et former. A ce compte, le réseau des experts de  »Repons Paysan » et les étudiants de la Faculté des Sciences Humaines et de la Faculté d’Ethnologie peuvent être d’un grand secours.
Nous invitons le président et son équipe à y voir plus clair. Ils doivent savoir compter avec ses multiples partenaires réels pour arriver à l’application de son programme éducatif. Mais, faut-il continuer à faire les gorges chaudes et dénoncer avec méchanceté les manières de faire du président pour trouver les ressources financières ? Aux hommes politiques qui mettent les bâtons dans les roues de chaque président et à l’actuel, à qui il appartient de prendre sans plus tarder les grandes décisions populaires, nous demandons de faire la trêve en pensant aux pauvres gens agenouillés sous le fardeau de l’ignorance et de la misère la plus noire. L’ampleur et l’urgence du défi posé à l’échelle nationale par l’écart ou le fossé sans cesse élargi entre ceux qui sont lettrés et illettrés et entre ceux qui sont à l’école et ceux qui n’y sont pas, nous obligent à identifier les problèmes et à développer la capacité humaine de trouver des solutions appropriées. Il y va de l’avenir de toute la nation.
Paul Yves Fausner M.A
Professeur à l’Université d’Etat d’Haïti

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