mercredi 24 août 2011

24 Août

La reconduction de Bellerive, une idée de Martelly

24/08/2011 12:14:00 Auteur(e) La Redaction

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Au cours de sa rencontre, vendredi dernier, avec les présidents des deux chambres du Parlement, le chef de l’Etat aurait proposé la reconduction du chef de gouvernement démissionnaire Jean-Max Bellerive, en guise de Premier ministre désigné, a révélé au Nouvelliste, mardi soir, le vice-président du Sénat, le sénateur Jean-Hector Anacacis.
Cette reconduction aura permis à Michel Martelly de nommer rapidement et sans contrainte aucune certains ministres dont celui de l’Education nationale et celui de la Justice; de nommer également des directeurs généraux et des délégués. Selon le sénateur Anacacis (joint au téléphone), les présidents des deux chambres du Parlement ont rejeté cette idée qualifiée d’inconstitutionnelle.
Parallèlement, le président de la Chambre des députés a, de son côté, démenti que le chef de l’Etat aurait évoqué l’idée de reconduire Jean-Max Bellerive à son poste de chef de gouvernement au cours de cette rencontre avec Michel Martelly. « Moi-même, le président Chambre des députés et le président du Sénat, il ne nous a pas dit cela », a rétorqué le parlementaire joint au téléphone.
Cependant, il convient de souligner que le Premier ministre démissionnaire avait effectivement pris part à cette rencontre du chef de l’Etat vendredi dernier avec Rodolphe Joazil et Saurel Jacinthe.
Selon le sénateur Joazil, d’autres points ont été abordés au cours de cette rencontre, comme le report de la rentrée des classes, des dispositions pour la saison cyclonique, le fonctionnement de certains ministères…Rodolphe Joazil a révélé qu’il n’est pas en accord avec les mesures qui sont annoncées. « Je me réserve le droit de ne pas les divulguer… », a-t-il dit.
Au début de la rencontre de vendredi dernier, le chef de l’Etat a tenté de proposer des noms de premiers ministrables aux présidents des deux branches du Parlement. Mais, le sénateur Rodolphe Joazil s’y est opposé en rappelant à Michel Martelly que la Constitution stipule clairement que le président choisit  »son Premier ministre’. Il a dit au chef de l’Etat : «… lorsqu’il aura un nom, il m’appellera et il appellera, aussi le président de la Chambre des députés pour analyser la configuration du Parlement…pour la ratification du Premier ministre désigné. »
Une fois de plus, le sénateur Jean-Hector Anacacis a exhorté le président de dégager une majorité au Parlement dans la perspective d’un partage de responsabilités. Ce qui garantira la ratification de son Premier ministre désigné.
Si le chef de l’Etat a déjà rencontré le groupe minoritaire au Sénat, il n’a pas encore discuté avec le groupe des 16, tombeurs de Bernard Gousse. Selon l’un des membres de ce bloc parlementaire, le sénateur François Lucas Sainvil, le président Martelly ne cherche pas réellement à dégager une majorité à la Chambre haute.
Selon lui, le président Martelly refuse de rencontrer le Groupe des parlementaires du renouveau (GPR).
Les jours passent et le pays est toujours sans gouvernement donc sans directives. Le président Martelly peine à trouver la bonne formule pour faire accepter son Premier ministre désigné. Après deux échecs consécutifs, tous les indicateurs montrent qu’il n’est pas trop pressé à désigner un troisième chef de gouvernement. Son équipe et lui se concentrent pour le moment sur la rentrée des classes reportée au 3 octobre.
Robenson Geffrard et Le Nouvelliste

 

Haïti – Politique :

Rumeurs, déclarations, démentis autour du Premier Ministre…

24/08/2011 12:05:38

Haïti - Politique : Rumeurs, déclarations, démentis autour du Premier Ministre...Des rumeurs persistantes laissent entendre que des démarches sont entreprises par le Président Martelly en vue d’aboutir à la nomination de nouveaux ministres avant l’investiture d’un nouveau cabinet ministériel.
Selon le Sénateur de l’Ouest [INITE] Jean-Hector Anacacis, Vice-président du Sénat, le Chef de l’Etat aurait proposé au cours de sa rencontre, vendredi dernier, aux Présidents des deux chambres [Rodolphe Joazil – Sénat et Saurel Jacinthe – Chambre des députés] la reconduction du Premier Ministre sortant, Jean-Max Bellerive.
«… Je crois que les deux Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés ont prit acte, mais ils ne se sont pas engagés […] ce type de procédure est inconstitutionnel. Je crois que c’est dans le cadre d’une entente, d’un consensus, que cela doit être fait, SI cela peut être fait […] c’est inconstitutionnel et c’est pour cela qu’il y a désengagement au niveau des deux Chambres […] ou bien le Chef de l’État reconduit Monsieur Bellerive dans ses fonctions et dans ce cas il l’envoi déposer son dossier, ou bien il choisi un autre Premier Ministre…»
Le Député Sorel Jacinthe, Président de la Chambre des députés a démenti les propos du Sénateur Anacacis à savoir que le Président Martelly aurait évoqué la reconduction de Jean-Max Bellerive à son poste de Premier Ministre au cours de la réunion de vendredi « Moi-même, Président de la Chambre des députés et le Président du Sénat, il ne nous a pas dit cela. »
« L’essentiel je le dit et je le répète, la Constitution de 1987 est claire sur comment le pays doit être dirigé […] nous sommes dans une dictature de procédures et de lois, je ne crois pas, que personne dans la société, soit prêt à retourner dans la situation d’avant 1987, ça ne serait pas bon pour nous. »
De son côté, le Sénateur Rodolphe Joazile, Président du Sénat s’interroge «… est ce que vous pouvez prendre un ministre entre guillemet légitime, pour le greffer sur un gouvernement démissionnaire ? Je n’ai pas cette réponse, j’ai également entendu la rumeur, nous allons regarder ce qui peut être fait, comme ça nous allons pouvoir faire notre analyse, porter notre jugement sur cette action. »
Le Sénateur Anacacis souligne que Monsieur Bellerive est bien placé pour obtenir une majorité parlementaire. « Il a son rôle à jouer pour débloquer le pays, il est toujours en fonction […] précisant que M. Bellerive dirige « un gouvernement sortant » et non un « gouvernement démissionnaire. » [?] Le Sénateur a exhorté, une fois de plus, le Chef de l’État à dégager une majorité au Parlement dans la perspective d’un partage des responsabilités. Ce qui, selon lui, est la seule solution pour garantir la ratification du Premier Ministre désigné.
Pour sa part, le Sénateur François Lucas Sainvil, déplore que le Président Martelly ait rencontré le groupe de Sénateurs minoritaires qui lui sont favorable en évitant le dialogue avec les Sénateurs du G16. Affirmant que le bloc majoritaire au Sénat, est prêt à soutenir le choix du Président si celui-ci se décide « à collaborer…» prêtant l’intention au Chef de l’État de ne pas chercher réellement à dégager une majorité au Sénat…
Sur fond de confusion politique, le parti Présidentiel « Repons Peyizan » dans une conférence de presse, a demandé aux parlementaires de mettre de côté leur orgueil « pour arriver à trouver une entente avec le Président de la République, pour mettre en place un Gouvernement qui va prendre en compte les principales revendications de la population haïtienne. […] »
Jusqu’à présent, aucun démenti ou mise au point de la Présidence sur ces rumeurs…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3648-haiti-politique-d-autres-details-sur-la-reunion-des-3-presidents.html
http://www.haitilibre.com/article-3630-haiti-politique-premiere-reunion-des-3-presidents.html
HL/ HaïtiLIbre

 

Haïti-Irène : Très peu de dégâts, aucun mort

P-au-P, 24 août 2011 [AlterPresse] — Lors du passage de l’ouragan Irène sur Haïti, les départements du Nord, Nord-Est et Sud, considérés comme des départements à risque, n’ont pas enregistré de dégâts majeurs, selon les informations recueillies par AlterPresse auprès de ses correspondants.

Irène n’a pas causé de dégâts au Cap-Haïtien, constate la correspondante sur place d’AlterPresse.

Les pluies, qui tombaient depuis le lundi 22 août dans divers endroits du Nord d’Haïti, et la montée des eaux n’ont pas eu d’incidences fâcheuses dans le département.

La pluie s’est arrêtée, même si le temps reste encore couvert.

Les vents violents ont, sur leur passage, détruit quelques plantations de bananes et de maïs à Vallières dans le département du Nord-Est. Les rivières qui étaient en crue n’ont pas causé de dommages.

Plusieurs centaines de personnes avaient été évacuées dans les régions Nord par les autorités, alors que la directrice de la protection civile, Alta Jean Baptiste, signalait des glissements de terrain mardi dans le secteur. Aucun décès n’est enregistré.

Par ailleurs, dans le Sud, où des précipitations sont encore attendues ce 24 aout, le temps est au beau fixe.

L’ouragan Irène ne menace plus Haïti, alors qu’il est passé à la catégorie 3.

L’alerte rouge décrétée sur le pays est passée au niveau orange. [emb kft gp apr 24/08/2011 11:10]

 

Haïti – Diplomatie :

Message de sympathies du Président Martelly au peuple américain

24/08/2011 10:09:42

Haïti - Diplomatie : Message de sympathies du Président Martelly au peuple américainLe Président Michel Martelly, a appris qu’un séisme de magnitude 5.9 a été ressenti ce mardi près de Washington DC, dans les États de Pennsylvanie, de Virginie, de New York et du Massachussetts. Les secousses ont provoqué une situation de panique chez les différentes populations affectées. En cette occasion, le peuple haïtien se veut solidaire du peuple américain.
Le Chef de l’État adresse ses sympathies à son homologue, le Président Barack Obama et au peuple américain tout en espérant que ces secousses n’ont provoqué aucune perte en vie humaine, mis à part le choc émotionnel provoqué chez les citoyens.
HL/ HaïtiLibre

 

100 jours de déficit de gouvernance et de leadership

24/08/2011 12:15:00 Auteur(e) La Redaction

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Visiblement, les 100 jours du président Michel Martelly à la tête du pays laissent à désirer, selon bon nombre d’organisations de la société civile. « Au lieu de se disperser dans des voyages à retombées hypothétiques, le chef de l’Etat devrait se concentrer en priorité sur les négociations avec le Parlement pour choisir un Premier ministre », selon une déclaration conjointe de 14 organisations. Elles en appellent, parallèlement, aux parlementaires de faire preuve de modération, de discernement et de patriotisme.

Stagnation des dossiers de la reconstruction et du relogement des personnes vivant sous les tentes, recrudescence de l’insécurité, vulnérabilité de la population face aux menaces de désastres naturels, régression accrue de l’économie, persistance de l’extrême pauvreté, incapacité et incertitude de la grande majorité des parents face aux exigences de la rentrée scolaire, bref, très mauvaise note de ces organisations de la société civile pour les 100 jours de grâce de Michel Martelly.
« Les organisations signataires de la présente veulent, par cette déclaration, exprimer leurs vives préoccupations face à une situation sociale, politique et économique qui se dégrade de jour en jour, en raison d’un déficit de gouvernance et de leadership de la part des dirigeants actuels du pays », peut-on lire dans cette déclaration.
En outre, ces organisations de la société civile ont vivement dénoncé le fait que cent jours après l’installation du chef de l’Etat le pays est toujours sans gouvernail. « Les pouvoirs exécutif et législatif n’ont pas su trouver un compromis politique pour mettre en place un gouvernement et commencer à apporter une solution aux graves problèmes sociaux et économiques auxquels fait face le pays », ont-elles regretté.
Jusqu’ici, ont-elles renchéri, aucun mécanisme clair et transparent n’a été présenté à la population sur les facilités relatives à la scolarisation gratuite et obligatoire. Manifestement, ces organisations de la société civile ne sont pas convaincues des annonces faites par Michel Martelly sur la rentrée des classes.
Elles ont rappelé que le président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, selon la Constitution, au lieu de se disperser dans des voyages à retombées hypothétiques, devrait se concentrer en priorité sur les négociations avec le Parlement pour choisir un Premier ministre et sur le dialogue avec les forces économiques et sociales du pays, en vue de promouvoir la croissance, créer la confiance et mettre en oeuvre, de façon efficace et harmonieuse, les actions relatives aux grands dossiers de la nation.

« Ce que le pays attend en priorité du chef de l’Etat, c’est la formation d’un gouvernement, la promulgation de la Constitution amendée, l’installation du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et du Conseil électoral permanent, la nomination des juges manquants à la Cour de cassation, la tenue des élections en novembre pour le renouvellement du tiers du Sénat et des élus des Collectivités territoriales », ont-elles avancé, soulignant que la plupart de ces responsabilités auraient pu être assumées même en l’absence d’un gouvernement.
Il faut rappeler que la semaine dernière, en quittant la semaine de la gouvernance, Michel Martelly avait fait savoir que pour permettre à la Cour de cassation de jouer pleinement son rôle en tant que juridiction suprême, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire sera institué d’ici le 3 octobre prochain, date qui marquera la rentrée judiciaire, « …nous procéderons à la nomination du directeur de l’EMA et des autres entités administratives. Nous allons nous assurer que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire est fonctionnel et actif… », avait promis le locataire du palais national.
Les organisations de la société civile ont toutefois estimé que les cents premiers jours du président sont loin d’être un succès. Le président doit éviter au pays de s’enliser dans une crise politico-institutionnelle, qui ne manquera pas d’aggraver une situation sociale et économique déjà très précaire, ont-elles exhorté.
Les parlementaires ont aussi des responsabilités
Les parlementaires de leur côté doivent faire preuve de modération, de discernement et de patriotisme dans l’exercice de leur pouvoir et se rappeler que codépositaires de la souveraineté nationale, ils seront aussi coresponsables d’un fiasco national, ont souligné les 14 organisations de la société civile.
« Nous invitons le président de la République, les sénateurs et députés à s’asseoir résolument, en hommes et femmes responsables, à la table des négociations, pour doter le pays d’un gouvernement, faciliter la promulgation de la Constitution amendée, consolider les institutions républicaines et respecter les échéances électorales constitutionnelles », ont conclu ces organisations.

Les organisations signataires de cette déclaration
Initiative de la Société civile : (ISC)
Organisation des Patriotes pour Haïti (OPA)
Conseil national des Acteurs Non étatiques (CONHANE)
Centre Oecuménique des Droits humains (CEDH)
Centre d’Education, de Recherches et d’Actions en Sciences sociales et pénales (CERESS)
Mouvman Fanm Kafou (MOFKA)
Grand Front national des Etudiants haïtiens (GRAFNEH)
Centre haïtien de Promotion sociale (CHAPS)
Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH)
HIBC Développement
Action Citoyenne (AC)
Haïti Observation électorale (HOE)
Centre pour la Promotion des Droits humains et le Renforcement de la Démocratie en Haïti. (CEPRODH)
Office de Concertation pour le Développement (OCODE)

 

Martelly est prisonnier des mots

Michel Joseph Martelly compte déjà 100 jours au pouvoir. Invité à faire le bilan des cents jours au pouvoir du chef de l’Etat sur les ondes de Magik 9 ce mardi, Evans Paul pense que ce dernier s’est enfermé durant cette période importante de son mandat dans ce qu’il appelle une prison de mots. Michel Martelly a eu un mauvais héritage, celui de la mauvaise gouvernance, reconnaît le leader de l’Alliance démocratique.
Evans Paul cite le mot « système » qui est revenu à chaque fois dans les interventions du chef de l’Etat, qui s’est toujours exprimé en faveur du changement. « Le président n’a ni la méthode, ni les moyens politiques de changer le système comme il pense pouvoir le faire. De plus, on ne peut prétendre réaliser une telle prouesse sans une véritable révolution », a fait remarquer Evans Paul, qui a aussi parlé de la rupture, un autre mot cité constamment par le chef de l’Etat qui ne veut pas s’inscrire dans la continuité.
Rupture: comment? Rupture par rapport à quoi? se demande Evans Paul, pour qui la continuité fait partie intégrante de la vie politique. L’ancien maire de Port-au-Prince dit relever également un ensemble de contradictions, voire d’ambiguïtés, dans les déclarations du président et dans les actes qu’il a posés.
Le président avait dénoncé la dépense de 4 milliards de dollars américains des fonds promis pour la reconstruction d’Haïti depuis le 12 janvier 2010 dans des conditions non élucidées. Peu de temps après, il a décoré Grand croix plaqué or de l’ordre national Honneur et Mérite, l’une des plus hautes distinctions de l’Etat haïtien, celui qui a autorisé ces dépenses », a dit Evans Paul faisant référence à Bill Clinton, coprésident de la CIRH.
« Il y a plusieurs semaines, Michel Martelly avait promis un gouvernement au pays. Jusqu’à présent nous ne sommes pas encore là », indique l’homme politique, qui regrette que certaines fois le président ne pèse pas ses mots. La dictature parlementaire dénoncée par le chef de l’Etat lors d’une interview accordée à Radio Canada la semaine écoulée est la manifestation même de la démocratie. Contrairement à ce qu’on reproche au groupe des 16 sénateurs, ils apportent un équilibre à la vie politique haïtienne, selon Evans Paul, qui croit que le président, conformément aux exigences de la démocratie, a un devoir de consensus.
100 jours dans la nuit
Le président a l’air trop fatigué pour ses 100 premiers jours, estime Evans Paul, qui rappelle au chef de l’Etat qu’il lui reste 1 700 jours à passer au pouvoir. « C’est peut-être à cause de l’accumulation de fatigue que le président ne tient pas toujours compte du poids des mots qu’il utilise». L’ancien homme de théâtre conseille à Michel Martelly d’économiser ses forces en évitant le plus possible de travailler très tard le soir et de prendre parfois un peu de temps pour lui-même en vue de se ressourcer.
Evans Paul conseille aussi au chef de l’Etat de faire très attention aux « ayants droit » qui l’entourent. « Ce sont ses amis ou ceux qui ont financé sa campagne électorale et qui croient qu’ils peuvent tout contrôler. Dans leur excès de zèle, ces gens peuvent constituer un obstacle à la bonne gestion de l’Etat », a fait remarquer le responsable de la plateforme Alternative, pour qui il y aurait un flou et une absence de vision dans le cadre du programme d’éducation gratuite prôné par Michel Martelly.
Le président ferait mieux de s’excuser auprès de la population en lui avouant qu’il s’est trompé, recommande Evans Paul. Selon l’ancien maire de Port-au-Prince, les chefs d’Etat qui se sont succédé au pouvoir depuis notre indépendance ont toujours eu des projets d’éducation du genre. Mais ils ne se sont jamais réalisés par manque de moyens et d’une absence de vision politique rationnelle, a-t-il fait savoir.
« La nouvelle ne m’emballe pas ni ne m’obsède », répond Evans Paul à propos des rumeurs relatives à son éventuelle désignation au poste de Premier ministre. Même s’il n’écarte pas la possibilité d’accepter une telle proposition, le responsable de la plateforme Alternative confie qu’il préfère donner des conseils de façon bénévole au président de la République.
Danio Darius

 

Haïti: Des matières fécales déversées à nouveau dans des rivières

Des matières fécales ont à nouveau été déversées dans les rivières du Plateau Central soulevant la grogne des habitants de la région, alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) pointée dans l’affaire continue de nier toute responsabilité.
Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s’agit de l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu’il s’agit de l’oeuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s’agissait.
Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n’est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.
La route n’a pu être débloquée qu’après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d’organiser de nouvelles mobilisations jusqu’à ce que les militaires étrangers quittent le pays.
La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.
« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.
Des études scientifiques ont confirmé que l’épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d’une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du cholera.
Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.
Cenaré Philfrant, un dirigeant de l’organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu’il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l’ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd’hui à Marmont », déplore t-il.
Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération. Le président n’a jusqu’ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau central.
Ronel Odatte
Correspondant de Alterpresse

 

115 diplômés haïtiens en médecine reviennent de Cuba

« Chacun doit rendre à son pays ce qu’il a reçu de lui », disait l’empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié. La 7e promotion de médecins haïtiens formés à Santiago de Cuba avait, comme toutes les promotions précédentes, fait le voeu de retourner en Haïti afin qu’ils mettent leurs connaissances au bénéfice de la population. Diplôme en poche, ils reviennent progressivement au pays. Une bonne moitié. « Pwomès se dèt. »

De gauche a droite : madame Margaret Sanon, les Dr Jude Célerin, Fabienne Blanc et le député de Port-Salut Bertrand Sinal (Diplômé de la première promotion de boursiers haïtiens à Cuba)

Madame Sanon remettant une plaque d’honneur à un représentant du parti communiste cubain pour remercier El commandante Fidel Castro

Vue partielle des étudiants haïtiens assistant à la messe à Parroquia de la Sagrada familia de vista alegre, archidiocèse de Santiago de Cuba

Le Dr Jude Célérin, prononçant son discours de circonstance. Il a été honoré du titre d’« Étudiant intégral » de l’année.

Le lauréat de la promotion, le Dr Raoul Adilas Junior en compagnie de ses parents à Santiago de Cuba

115 étudiants haïtiens ayant étudié la médecine à Cuba ont été gradués en juillet dernier. « Les 2/3 proviennent de la Fondation Aristide pour la Démocratie en Haïti », a précisé la responsable de la Coopération haïtiano-cubaine auprès du cabinet du ministre de la Santé publique, Margaret O. Sanon. « Inquiets et désemparés, ces derniers avaient produit une demande insistante auprès des autorités haïtiennes de la santé en 2005 afin de poursuivre leurs études déjà entamées à l’université de la Fondation Aristide pour la Démocratie », a-t-elle encore rappelé.
Ces nouveaux diplômés font partie de la septième promotion baptisée « Promotion Esculape 2005-2011 » formés à Santiago de Cuba. De l’année 1999, date du point de départ de la fructueuse coopération haïtiano-cubaine à nos jours, environ 736 médecins généralistes ont été diplômés, a informé madame Sanon. 143 parmi eux ont été nommés par le ministère de la Santé publique en vue de servir la population haïtienne dans les structures sanitaires publiques. Ceux qui parmi eux étaient chanceux, ont obtenu à nouveau une bourse pour faire une spécialisation dans une branche de la médecine ; d’autres, chômeurs qualifiés, après avoir galéré pendant longtemps, trouvent une porte de sortie : ils quittent Haïti pour l’étranger.
De l’avis de madame Sanon, « ces ressources nous abandonnent parce qu’il n’y a pas eu de planification, une politique étatique qui a été vraiment mise en place pour absorber ce volume de médecins formés à Cuba ».
Fraîchement diplômée, le Dr Mariline Laguerre, native des Cayes, affiche son inquiétude : « Il n’y a pas de plus bel investissement dans la jeunesse haïtienne de la part de l’État haïtien que de nous envoyer étudier à Cuba. Mais cet investissement se perd quand le terrain n’est pas préparé pour accueillir autant de diplômés. En réalité, nos aînés restent là sans rien faire ; ils n’ont personne pour les encadrer, pour les orienter. Quand il n’y a pas de suivi, nos compétences se dispersent ; or, Haïti a besoin de médecins. »
Ils se disent prêts à servir Haïti
Le Dr Mariline, qui fait partie des diplômés de la 7e promotion actuellement en Haïti, se dit prête à prendre sa blouse pour aller soulager les malades dans les coins les plus reculés du pays. Confiante, elle aspire à travailler dans une structure publique pendant un certain temps pour acquérir des expériences. Plus tard, elle aimerait se spécialiser en neurochirurgie.
A peine revenu de Cuba, le lauréat de la 7e promotion, le Dr Raoul Adilas Junior, a opiné : « Je pense qu’il est temps que l’État haïtien facilite les jeunes médecins haïtiens de pouvoir se spécialiser, sachant que la majorité d’entre eux sont généralistes. »
Natif de Trou-du-Nord, ce jeune diplômé n’aime pas trop parler de lui-même, c’est son confrère, le Dr Garnel Michel – honoré du titre d’étudiant intégral, qui apporte plus de précision à sa place : « Parmi les étrangers au sein de l’Université des sciences médicales de Santiago de Cuba, le Dr Adilias est celui qui a obtenu la meilleure note (Indice académique). Il aime la chirurgie; d’ailleurs dès sa deuxième année d’études, il a intégré le mouvement Ayudantia en chirurgie générale à l’Hôpital général Dr Juan Bruno Zayas Alfonso de Santiago de Cuba, un mouvement visant à orienter l’étudiant vers la spécialité préférée, lui permettant d’acquérir les habiletés basiques avant même de commencer avec ladite spécialité. »
Le rêve le plus cher de ce lauréat, qui a pratiqué la musique, le football et les arts martiaux (Tækwon do) à Cuba, est d’intégrer l’Association internationale de chirurgie ainsi que le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) après qu’il aura réalisé ses études en chirurgie digestive (générale) en Suisse ou en Allemagne et travaillé surtout au bien-être sanitaire des plus pauvres de sa ville natale, Trou-du-Nord.
Né à Marmelade, Jude Célérin – qui retourne au bercail  »ce jeudi », a été honoré du titre d’« Étudiant intégral ». Il s’est révélé talentueux dans toutes les activités auxquelles il a participé à l’université. (Activités culturelles, sociales, politiques et sportives.)
Le Marmeladais aimerait se spécialiser en neurochirurgie, branche de la chirurgie qui se consacre au diagnostic et aux opérations des maladies du système et des centres nerveux. « Cette spécialité, selon moi, est extrêmement importante et le besoin se fait beaucoup sentir pour Haïti. » Aussi a-t-il nécessité, depuis Santiago de Cuba, l’aide de l’État haïtien afin d’obtenir une bourse dans ladite spécialité.
La graduée de la promotion Esculape, Fabienne Blanc, présente à Port-au-Prince, s’estime privilégiée pour avoir fait ses études de médecine à Cuba. Native de Port-au-Prince, elle espère travailler dans le département de l’Ouest. « Pour le service social, on doit travailler dans son département. Si j’avais un choix à faire, je le porterais sur l’Hôpital de la Paix, à Delmas », indique-t-elle. Fabienne voudrait s’investir dans la pédiatrie et étudier toute la pathologie qui a trait aux maladies infantiles.
Aucun signe de l’État qui prouve qu’on nous attend
Le Dr Garnel Michel, qui prolonge son séjour dans l’île de la révolution socialiste, souhaiterait se spécialiser en thérapie intensive. Il n’a qu’un souci : « respecter le contrat signé avec l’État bien que certaines clauses n’aient pas été respectées. » Le jeune médecin ajoute sur un ton de lamentation : « C’est un peu triste qu’il n’y ait encore aucun signe de l’État qui prouve qu’on nous attend. Toutefois, nous sommes rentrés pour travailler et nous espérons que ce gouvernement créera des structures et des conditions dans les départements. Des séances de travail s’avèrent importantes pour analyser pourquoi les médecins ne sont pas embauchés. Il faut évaluer les causes pour lesquelles la population n’a pas accès à la santé dans toutes les communes. Haïti est un pays pauvre, je crois que personne ne va exiger le luxe mais des conditions de travail, on en a besoin. »
« Aujourd’hui comme demain, ces gradués, a souligné madame Sanon, ont contracté une lourde dette qui doit être empreinte de gratitude et de reconnaissance, envers le peuple haïtien. »
Le rêve de Fidel Castro était de donner 1 000 médecins à Haïti. 736 ont déjà été gradués. Cette année, 115 de plus ont été diplômés. Combien de temps encore pourra-t-on les garder au pays? Ces médecins ne vont-t-il pas suivre la trace de leurs aînés? Le rêve de Castro serait plus fidèle à Haïti si tous ces diplômés ne partaient pas vers d’autres cieux.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

 

L’ULCC menace, le parquet répond

Le directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) Amos Durosier a écrit au Chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François pour lui demander de suspendre temporairement l’enquête ouverte sur les accusations de corruption qui pèsent sur le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.

23/08/2011

imageLe directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) Amos Durosier a écrit au Chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François pour lui demander de suspendre temporairement l’enquête ouverte sur les accusations de corruption qui pèsent sur le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Il dit vouloir éviter toute « confusion » puisque sa direction a déjà engagé une enquête sur le même dossier. Me Jean François rétorque que l’existence de l’ULLCC ne saurait réduire les attributions du parquet qui est chargé de rechercher les infractions au terme de l’article 8 du code d’instruction criminelle.
Nous publions les deux lettres
Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)
Port-au-Prince, le 11 août 2011
Monsieur Sonel Jean-François Commissaire du gouvernement a.i. Près le Tribunal Civil de ce ressort, Parquet
Ce mercredi 10 aout 2011, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a eu connaissance des déclarations que vous avez faites dans les médias concernant l’invitation adressée au Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT), Monsieur Paul Antoine Bien-Aimé pour l’entendre dans le dossier relatif aux accusations de corruption contenues dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) rendu public à la fin du mois de juillet 2011. Dans votre intervention, vous avez également mentionné que vous vous rendriez, la semaine prochaine, dans les bureaux du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales à l’effet de poursuivre votre enquête.
La direction générale de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC ) rappelle qu’elle a été saisie par votre Parquet ,le 3 aout 2011 ,à l’effet d’enquêter sur cette affaire ,votre courrier coïncidant avec la décision déjà prise en ce sens au niveau de l’institution. Ainsi, à la date du 1er aout 2011, une équipe d’enquêteurs a été mise sur pied à l’effet de recueillir des informations sur les faits dénoncés conformément aux dispositions de l’article 11 du décret du 8 septembre 2004,qui donne à l’ULCC compétence pour constater les infractions de corruption ,à en rassembler les preuves, à en rechercher les auteurs et à les déférer à la justice.
Aussi, la direction générale de l’ULCC se voit-elle dans l’obligation de vous informer qu’elle sera contrainte de surseoir à son enquête, si votre Parquet entendait continuer simultanément une enquête parallèle, et ce, par souci d’éviter toute confusion.
Amos Durosier, Directeur Général
La réponse du Chef du parquet :
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince.
Monsieur Amos DUROSIER Directeur Général de l’Unité de Lutte Contre la corruption (ULCC). En ses Bureaux,
Monsieur le Directeur Général,
Le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première Instance de Port-au-Prince a lu avec stupéfaction votre correspondance en date du 11 août, dans laquelle vous vous plaignez de ce qu’il s’est proposé de se transporter au Ministère de l’Intérieur dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte sur les faits soupçonnés de corruption relatés dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).Vous avez même osé, au mépris des principes de confidentialité et de sérieux qui doivent guider les actes de l’ULCC, diffuser cette lettre en acheminant copie au Ministre de l’Intérieur, le sieur Paul Antoine BIEN-AIME sous enquête et prendre ouvertement partie en menaçant de surseoir aux investigations au cas où le Chef du Parquet se rendrait, comme annoncé, à ce Ministère.
Monsieur le Directeur Général,
Il est clair que le décret du 8 Septembre 2004 confère à l’ULCC les prérogatives de constater les infractions de corruption, d’en rassembler les preuves, d’en rechercher les auteurs et les déférer à la justice. Mais ce texte n’enlève pas au Commissaire du Gouvernement son rôle d’Officier de Police Judiciaire attribué par l’article 8 du CIC, qui l’habilite à rechercher les infractions, réunir les indices pour en déférer les auteurs aux tribunaux. D’autant que, dans l’espèce présente, il n’y a pas que des agents de l’Etat en fonction à être soupçonnés.
Votre attitude, pour le moins suspecte, préoccupe le Parquet au plus haut point. Car, déjà, elle met en doute la crédibilité du rapport à sortir. Ce qui ne constitue une garantie ni pour la société ni pour les suspects.
Le Commissaire du Gouvernement saisit l’occasion pour vous transmettre, Monsieur le Directeur Général, ses salutations patriotiques.
Sonel JEAN-FRANCOIS, av Commissaire du Gouvernement a.i.

publié par Eddy Laguerre

 

Haïti-Politique :

Michel Martelly doit reconnaitre la « souveraineté » du Parlement, selon l’Opl

P-au-P, 23 août 2011 [AlterPresse] — Le parti politique Organisation du peuple en Lutte (Opl) invite le président de la république, Joseph Michel Martelly, à reconnaitre la souveraineté du parlement et à prendre « la direction de la concertation et du compromis », lors d’une conférence de presse ce 23 août.

L’Opl a fait part de sa position à l’occasion du lancement de son 4e congrès, qui se tient dans le Sud d’Haïti du 26 au 29 août 2011.

Le coordonnateur général de l’Opl, Edgar Leblanc Fils, estime que Michel Martelly doit considérer le vote de la population comme une « carte blanche » pour réaliser ses promesses de campagne. Martelly doit aussi se rappeler que le Parlement partage avec la présidence la « souveraineté nationale », ajoute t-il.

100 jours après son arrivée au pouvoir, Martelly n’a toujours pas pu mettre en place un gouvernement. Un bras de fer se poursuit entre l’ex-chanteur et un bloc de parlementaires à l’origine du rejet de deux candidatures à la primature.

Leblanc Fils juge que la situation politique actuelle « frise la désespérance… la déliquescence de l’État et des institutions de la société », ce qui rend impossible de faire « une projection (…) sur les plans économique et financier ».

La coordination de l’Opl situe le désaccord, entre la présidence et le pouvoir législatif, dans l’incapacité des acteurs à cultiver et vivre l’esprit de la Constitution [du 29 mars 1987] qui exige la concertation permanente.

L’inadéquation entre le « système politique (haïtien), qui exige consultation, concertation et recherche de compromis, et la mentalité nationale – attachée au présidentialisme – », est la principale cause de la crise politique actuelle, selon Leblanc Fils.

Pour cela, l’Opl invite les acteurs politiques à prendre la direction du « compromis, du consensus et de la concertation ».

L’Opl prône un pacte de gouvernabilité entre les acteurs politiques et les secteurs de la société civile, en vue d’ « inscrire la lutte politique dans la normalité… et la modernité politique ».

Le parti politique Opl annonce aussi son 4e congrès national, qui se tiendra dans le Sud d’Haïti du 26 au 29 août prochains.

Ce congrès doit permettre de renouveler le comité exécutif national et discuter des grandes orientations idéologiques et politiques du parti. [rh kft apr 23/08/2011 15:40]

 

De nouveaux ministres sans un nouveau gouvernement ?

Le vice- président du Sénat, le sénateur Annacacis Jn Hector reprend les rumeurs selon lesquelles le président Michel Martely aurait l’intention de nommer de nouveaux ministres en gardant à son poste le Premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive.

23/08/2011

Le sénateur qui tentait de justifier la présence du Premier ministre démissionnaire à la dernière réunion du Chef de l’État et des présidents des deux chambres du Parlement, a fait remarquer que M. Bellerive est bien placé pour le président à obtenir une majorité parlementaire.
« Il a son rôle à jouer pour débloquer le pays, il est toujours en fonction si bien qu’il a été plusieurs fois invité par le Parlement », rappelle le sénateur de Lespwa qui conclut que M. Bellerive dirige « un gouvernement sortant » et non un gouvernement démissionnaire.
La possibilité de maintenir Jean Max Bellerive a effectivement été évoquée au cours de cette rencontre, concède le vice président du Sénat qui croit que le président doit suivre les procédures normales de désignation et de ratification s’il veut vraiment reconduire l’actuel Premier ministre et co-président de la Commission intérimaire de reconstruction d’Haïti (CIRH).
De persistantes rumeurs font état de démarches entreprises par le président Martelly en vue d’aboutir à la nomination de nouveaux ministres et directeurs généraux bien avant l’investiture d’un nouveau cabinet ministériel. Il pourrait aussi en profiter pour choisir de nouveaux délégués départementaux. Aucun démenti n’est apporté jusqu’ici par la Présidence.
Plusieurs sénateurs dont celui du Sud-est Wensceclas Lambert préviennent déjà que le Chef de l’État ne pourra nullement nommer de nouveaux ministres jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit mis en place.
Entre temps le nom du prochain Premier ministre désigné par Michel Martelly n’est toujours pas connu. Un groupe de sénateurs lui avait lancé un ultimatum d’une semaine pour rendre public son nouveau choix. A l’expiration de ce délai, la désignation n’est toujours pas officielle. Les présidents des deux chambres ont refusé une liste de noms de premier-ministrables que le chef de l’État avait tenté de leur proposer lors de la dernière rencontre. « Le président doit choisir un seul Premier ministre », a rappelé le président du Sénat Rodolphe Joazile.

Eddy Laguerre

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