Archive | septembre, 2011

vendredi 30 septembre 2011 (2)

30 Sep

Le Président Martelly invite au dialogue ses prédécesseurs Manigat, Aristide, Duvalier, etc …

30/09/2011 11:25:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Président Michel Martelly a annoncé jeudi qu’il allait, dans le cadre de la promotion du dialogue et de la réconciliation nationale, rendre visite, dans les jours à venir, à tous les anciens dirigeants haïtiens encore vivants.

Reconnaissant lui-même qu’aucun contact n’était encore établi avec les intéressés en vue de leur faire part de son projet, le locataire du Palais National a déclaré en direct sur Télé Ginen (une chaîne privée de Port-au-Prince) qu’il souhaitait rencontrer successivement, dans deux semaines, les ex-Présidents Leslie Manigat (fév-juin 1988), Prosper Avril (1988-1990), Jean-Bertrand Aristide (1991-1996 et 2001-2004), Jean-Claude Duvalier (1971-1986), René Préval (1996-2001 et 2006-2011) et Boniface Alexandre (2004-2006).

Le chef de l’Etat, qui précise avoir déjà parlé, dans d’autres circonstances, à l’ancienne Présidente provisoire, Ertha Pascal Trouillot (1990-1991), a également exprimé l’intention de s’entretenir avec Me Gérard Gourgue, grande figure nationale et ancien membre du Conseil national de gouvernement (CNG), au lendemain de la chute de la dictature des Duvalier en 1986.

A l’ordre du jour, figurent également des réunions avec les chefs de parti.

Parlant du tête-à-tête projeté avec M. Leslie Manigat, le sourire aux lèvres, Martelly a souligné qu’il y inviterait aussi sa rivale malheureuse aux dernières élections et épouse du professeur, Mirlande Hyppolite Manigat.

Ces différentes rencontres sont toutefois sujettes à des modifications en fonction de la réaction des personnalités susmentionnées.

Michel Martelly qui, dans ses multiples déclarations, s’est présenté comme un « bandit », a expliqué qu’il avait dû récemment user de son autorité et de toute la fermeté nécessaire pour contraindre des habitants de la localité de Laffiteau (nord de la capitale) à trouver un terrain d’entente avec la direction de l’entreprise mixte Cimenterie nationale (CINA), suite à un conflit concernant la distribution du courant électrique.

Sans citer son nom, le Président de la république a égratigné à plusieurs reprises le premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, passé avec fracas, cette semaine, à l’opposition en dénonçant les dérives autoritaires et anticonstitutionnelles de Martelly. Très condescendant, il a minimisé le bilan de son ancien ami et allié qui, soutient-il, en tout et pour tout, n’a à son actif -peut-être par accident- que la loi sur le salaire minimum.

De confession catholique, M. Martelly a aussi évoqué sa visite dans la journée à l’église St-Michel à Fontamara (banlieue sud de Port-au-Prince) pour la fête paroissiale. A son initiative personnelle, un comité ayant à sa tête l’ancien Premier ministre désigné Daniel Rouzier a été créé afin de recueillir des fonds pour la reconstruction de l’église touchée le 12 janvier.

Rendant une visite de courtoisie à Radio-Télé Ginen à l’occasion de l’inauguration de son nouveau bâtiment, un an et demi après avoir été victime du séisme, le chef de l’Etat a longuement plaisanté avec les Sénateurs Kély Bastien, Mélius Hyppolite et Yvon Buissereth autour d’un match pour la paix devant opposer la Présidence au Parlement, au stade Sylvio Cator.

« Je vais leur infliger un cinglant 5-0 », a répété Michel Martelly qui chaussera ses crampons ce vendredi. spp/Radio Kiskeya

 

La commission du sénat a remis son rapport

30/09/2011

La commission du sénat chargée d’étudier les dossiers de Garry Conille, Premier ministre désigné, a remis son rapport le jeudi 29 septembre. Quatre des membres de cette commission sur huit ne l’ont pas signé.
La commission recommanderait à l’assemblée des sénateurs d’accorder un vote favorable au Premier ministre désigné lors de la séance de ratification qui se tiendra la semaine prochaine.
WPC/LM

 

Le G16, toujours divisé après la rencontre avec le Dr. Conille

30/09/2011 09:58:25

Le Groupe des 16 Sénateurs majoritaires au Sénat (G16), a eu jeudi une réunion de plusieurs heures au siège de la plateforme INITE [Canapé Vert], avec le Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille. Il était question essentiellement pour le G16, d’obtenir des concessions politiques, dans le cadre du partage des responsabilités, en échange d’un vote favorable de ratification.
En sortant de cette réunion, le Dr. Garry Conille, s’est dit très satisfait, se refusant à commenter la réunion, il a invité les journalistes à interroger les Sénateurs affirmant pour sa part que «…c’était une excellente rencontre, je suis très content des discussions, et j’en suis sortis vraiment vraiment satisfait […] nous avons discuté de beaucoup de points […] je suis toujours très confiant dès le départ… »
Le Sénateur Evalière Beauplan [membre du G16] conditionne un vote favorable à un partage de responsabilité. Conscient que les ministères régaliens sont hors d’atteinte, le Sénateur à précisé que les négociations ne se limitaient pas au postes ministériels, mais incluaient également des directions générales, les postes de secrétaire d’État, de chargés d’affaires, d’ambassadeurs et de postes dans des missions diplomatiques d’Haïti, affirmant que le G16 pourrait aisément obtenir le ministère de l’agriculture dans le nouveau gouvernement.
Malgré cette longue réunion, des membres du groupe, ne semblent toujours pas convaincus des explications du Premier Ministre désigné et il n’a pas été possible d’unifier la position des Sénateurs du G16 en faveur du candidat. Le Sénateur Beauplan estime néanmoins, que 60% des membres du Groupe majoritaire se prononceront en faveur de la ratification de M Conille. Annonçant après la réunion, que le groupe allait se réunir afin de trouver un compromis et éviter la division. Selon nos dernières informations, jeudi soir, le groupe n’avait toujours pas pu parvenir à une position commune.
Le Sénateur Moise Jean Charles (INITE) membre de la Commission en charge de vérifier les pièce du Premier Ministre désigné, a déclaré que le vote du Sénat sera éminemment politique « …le Dr. Conille ne bénéficiera pas d’un vote technique au niveau du Sénat de la République, ce sera plutôt un vote politique car les pièces ne répondent pas à l’article 157 de la constitution de 1987 […] une rencontre vient d’avoir lieu, il y a eu des discussions, et je lui ai dis clairement que je ne sais pas encore, si je vais voter pour lui… […] j’ai fais une visite à l’ONI et à la mairie de Pétion-ville, Garry Conille ne remplit pas toutes les conditions […] j’ai trouvé que M. Garry Conille n’avait jamais voté, il s’est empressé de venir faire une demande de carte d’identification parce qu’il avait été désigné comme Premier Ministre, il n’est même pas enregistré dans le système, c’est ça que j’ai vu, et je l’ai dit… […] Garry Conille ne répond pas à toutes les conditions pour devenir Premier Ministre, cependant, comme ce sera une Assemblée politique, vous pouvez avoir un vote politique favorable ou défavorable… » Selon le Sénateur Moïse, plus optimiste que le Sénateur Beauplan 75% des élus du G-16 seraient en faveur du candidat à la Primature et que le G16 étalerait au grand jour ses contradictions.
Contrairement à ce qu’avait affirmé la veille, le Sénateur Dieuseul Simon Desras, Président de la Commission chargé de l’analyse des pièces, qui affirmait que le travail de la Commission était terminé, que le dossier serait déposé jeudi après midi, qu’il ne contenait pas de recommandations pour ou contre la ratification du Premier Ministre et que tous les membres de la Commission avaient signé ce rapport, il semble que la réalité de ce jeudi soit différente. La commission aurait du mal à soumettre son rapport en raison de contestations émises contre des recommandations favorables au Dr Conille. Certains membres de la commission refuseraient même de signer le [nouveau ?] rapport dans la version proposée…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3906-haiti-politique-reunion-speciale-entre-le-g16-et-le-dr-garry-conille.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le président Martelly confirme officiellement disposer d’un plan de rétablissement de l’armée

« Constitutionnellement, l’armée n’a jamais cessé d’exister, mais je vais tout de même présenter mon plan au parlement », a-t-il déclaré

Publié le vendredi 30 septembre 2011

Le président Michel Joseph Martelly a officiellement confirmé jeudi disposer d’un projet finalisé de constitution d’une nouvelle force publique qu’il compte incessamment présenter au parlement.

Intervenant à Radio Télé « Ginen » à l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux de la station en lieu et place de ceux détruits lors du séisme du 12 janvier, M. Martelly a réagi aux critiques selon lesquelles il a entrepris de rétablir l’armée sans avoir impliqué le parlement dans le processus mis en branle à cette fin. « L’armée n’a pas cessé d’exister, comme l’atteste la Constitution », a déclaré le chef de l’Etat se félicitant du fait que son initiative d’en envisager la remise sur pied n’a eu pour effet bénéfique que de relancer le débat autour de la question au parlement. « Mais je vais présenter le projet aux parlementaires », a-t-il ajouté.

Justifiant davantage la nécessité de la constitution d’une force à caractère militaire, M. Martelly a expliqué que ce n’est pas au moment du départ de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qu’il faudra y penser. « C’est pourquoi je m’oppose de toutes mes forces au retrait de la MINUSTAH quant à présent », a-t-il soutenu sans donner plus de précisions sur les dispositions arrêtées en vue de la constitution de ladite force.

Il place l’initiative dans le cadre de la création d’emplois. « De nombreux jeunes attendent d’intégrer la nouvelle force », a-t-il déclaré.

Des haut-gradés de l’armée dissoute ont été récemment appelés en consultation par le chef de l’Etat, a-t-on appris de sources généralement bien informées.

Un projet révélé par des agences de presse étrangères fait état du recrutement de 500 soldats dès octobre, de la formation d’un état major militaire en novembre en vue de la constitution d’une force militaire d’environ 3.500 hommes. Le plan, d’un montant total de 95 millions de dollars, prévoit l’indemnisation des membres de l’armée dissoute en 1994. Un processus initié par le gouvernement Alexandre-Latortue (2004-2006).

Interrogé autour d’un tel projet, le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, a déclaré jeudi sur les ondes de radio Kiskeya qu’il ne s’agit pas d’un document officiel. Il a toutefois admis que le chef de l’Etat dispose d’un projet conforme à ses promesses de campagne concernant le rétablissement de l’armée qu’il rendra public avant peu. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Haïti – Armée :

La nouvelle force d’ici au 18 Novembre 2011

Signal FM / Jeudi, 29 Septembre 2011 19:46

L’arrêté présidentiel consacrant le retour des Forces Armées d’Haïti sortira en Octobre prochain. Il annulera du coup celui du 6 Janvier 1995 consacrant la caducité des FAD’H.

La période du 18 Novembre 2011 au 18 Janvier 2012 sera consacrée au recrutement de la première promotion de la nouvelle de Force de Sécurité Nationale. Mais avant, un état-major intérimaire doit être constitué. Il est aussi prévu la reconstitution des carrières militaires, l’indemnisation des membres des anciennes forces armées, la liste des mises à retraite, l’évaluation du personnel militaire apte au service actif et l’identification de quartiers généraux à travers le pays.

Au cours du mois d’Octobre jusqu’au 18 Novembre, le personnel militaire remobilisé, environ 150 officiers et 500 soldats, sera recyclé. C’est à cette période que démarreront les opérations de recrutement des premiers 500 soldats. Une cérémonie symbolique de commémoration du 18 Novembre est prévue, vraisemblablement avec la participation du personnel de la nouvelle force.

L’agence HPN présente le reste du calendrier de constitution de la nouvelle force de défense nationale ainsi :

« Du 18 novembre 2011 à janvier 2012 : finalisation du recrutement de la première promotion, et processus d’implantation des bases militaires de l’armée de terre, des bases navales et pistes d’atterrissage

De février 2012 à juin 2012 : Démarrage de la formation de la première promotion, et continuation des opérations de recrutement  et du processus d’implantation des bases militaires.

De juin 2012 à juillet 2012 : graduation première promotion, et désengagement de la Minustah dans le Nord-ouest et Prise en charge par les Nouvelles Forces Armées.

De juillet 2012 à juillet 2013 : Recrutement et formation, Finalisation processus d’implantation des bases militaires, et désengagement progressif de la Minustah ».

 

Le Secrétaire Général de la Convention Baptiste en Haïti, a été enlevé

30/09/2011 11:55:40

Haïti - Social : Le Secrétaire Général de la Convention Baptiste en Haïti, a été enlevéL’incident est survenu à Cap-Haïtien, la deuxième ville d’Haïti où sont situés les bureaux de la Convention Baptiste. Plusieurs individus armés ont fait irruption hier jeudi 29 septembre au environ de 2h00 a.m dans la résidence d’Emmanuel Pierre, le Secrétaire général de la Convention baptiste d’Haïti, et on obligé le leader baptiste à les suivre par la force.
Les ravisseurs exigent une rançon pour sa libération, a déclaré à la Baptist World Alliance (BWA), Gedeon Eugène, le Président de la Convention, qui affirme être en négociation avec les ravisseurs pour la libération rapide et sûre du leader religieux.
Neville Callam, Secrétaire Général du la BWA a assurée les baptistes haïtien, de la prière des baptistes du monde entier, pour le retour de Pierre auprès de sa famille et de ses amis.
HL/ HaïtiLibre

 

La crise humanitaire n’est pas terminée 18 mois après le séisme

30/09/2011 11:55:00 Auteur(e) La Redaction

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La « crise humanitaire en Haïti n’est pas terminée et la situation reste vulnérable dans les camps de déplacés » 18 mois après le violent séisme qui a frappé le pays, a estimé jeudi la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les affaires humanitaires, Valérie Amos.
Mme Amos, qui a conduit une mission d’évaluation de la situation de deux jours en Haïti, a noté que le pays avait toujours des besoins urgents de logements, de nourriture, d’eau et d’assainissement dans les camps de déplacés. « 4.5 millions d’Haïtiens font face à une situation d’insécurité alimentaire, tandis que 600 000 personnes vivent toujours dans les camps dont
certains sont menacés d’éviction forcée », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse au local de la Mission de l’ONU en Haïti.

 

Youri Latortue favorable à l’armée mais déplore la stratégie utilisée

30/09/2011 11:38:00 Auteur(e) La Redaction

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Le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, qui se dit favorable au retour de l’armée haïtienne, déplore cependant la stratégie utilisée par le président Michel Martelly dans le cadre des démarches visant à mettre sur pied une nouvelle force armée en Haïti.

L’Exécutif vient de rendre public un document intitulé : « Politique de défense et de sécurité nationale-Les grands axes ». Ce document révèle que le président Michel Joseph Martelly, constitue une nouvelle force armée dans le pays. La première série de recrutement est d’ailleurs prévue pour ce mois d’octobre.
Le sénateur Youri Latortue qui se prononce en faveur de la constitution d’une nouvelle force armée sur le territoire national, déplore toutefois la manière de faire du président Michel Martelly.
Selon le parlementaire, le chef de l’État ne devait pas soumettre le document relatif à la mise sur pied de cette nouvelle force armée à la communauté internationale avant même d’avoir consulté les différents secteurs-clés de la vie nationale.
« Le document n’a malheureusement pas fait l’objet de discussions au Parlement. Logiquement, la société civile, le secteur des affaires, les forces politiques du pays, devraient en prendre connaissance avant d’être soumis à la communauté internationale. Où est passée la souveraineté nationale ? », s’interroge le parlementaire.
M. Latortue est d’avis que la mise sur pied d’une nouvelle force armée dans le pays doit se faire aujourd’hui sur la base d’une approche consensuelle. Question, a-t-il soutenu, de donner plus de légitimité à cette force sur le terrain.
Par ailleurs, se voulant réaliste, l’ancien premier lieutenant des ex-Forces armées d’Haïti (FAd’H), propose une force armée contenant 3 mille hommes pour assurer notamment la sécurité au niveau des frontières. Il croit que notre budget ne peut aller au-delà de 3000 soldats pour l’instant.
« Nous fonctionnons avec un budget généralement très limité qui ne peut supporter une armée de grande taille », a-t-il conclu.
Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr hpn

 

Sur le Projet de reconstitution de l’Armée d’Haïti

Le Matin – 30/09/2011

Je viens de prendre connaissance d’un dossier sur le projet de reconstitution de l’Armée d’Haïti. Il laisse au moins espérer que les choses commenceront bientôt à bouger, dans le cadre de l’action du nouveau gouvernement.
Le texte en question était précédé de commentaires reflétant la vision étroite d’analystes qui s’opposent à ce projet sur la base des crimes du duvaliérisme et du mauvais comportement d’un certain nombre de militaires dans l’histoire de notre pays. Faisant table rase de crises comparables ou pires surmontées par beaucoup d’autres pays, ils continuent de regarder ce phénomène à travers leur lucarne et de servir au public haïtien leur vision étroite des faits déplorables que personne ne conteste, mais qu’ils utilisent comme l’arbre qui cache la forêt. C’est ainsi qu’ils assimilent l’armée aux macoutes en oubliant que, toute proportion gardée, notre institution militaire a été l’une des plus grandes victimes du régime duvaliériste, avant de recevoir le coup de grâce du gouvernement Aristide, selon la même logique du bouc émissaire. La grande question à laquelle ils évitent de répondre est pourquoi Duvalier a pu faire tant de tort pendant si longtemps, et quel aurait été le sort d’Haïti si un secteur important de la population ne l’avait longtemps appuyé. Il y aurait aussi lieu de se demander comment, après la chute de Duvalier puis la démobilisation de l’Armée, le pays n’a pas connu une ère de démocratisation et de progrès.
Pour ma part, je souscris à l’idée de reconstituer l’armée dans un programme axé sur ce qu’elle peut apporter de constructif, en supposant la mise en place préalable de mesures adéquates contre la répétition des erreurs passées. Je souhaiterais toutefois que le plan de rétablissement mît davantage l’accent sur la participation de l’institution militaire aux travaux de développement. L’union du militaire et du civil dans la reconstruction du pays ne pourrait qu’entraîner une soudure salutaire qui nous permettrait d’avancer par nos propres moyens et de relever nos défis dans un contexte international où nous jouons aujourd’hui le rôle de parents pauvres. Le paragraphe sur la philosophie du projet de rétablissement de l’Armée évoque « la nécessité de renouer le lien biologique qui, jadis, unissait le peuple à son Armée » en rappelant que « l’Armée a forgé cette Nation ».

Teddy Thomas
teddythomas@msn.com
Le 29 septembre 2011

 

Grève à partir du 4 octobre dans des écoles municipales

30/09/2011 11:32:00 Auteur(e) La Redaction

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Les enseignants des écoles municipales de Port-au-Prince menacent d’observer une grève à partir du 4 octobre prochain, soit un jour après la date de la réouverture officielle des classes.

Ces enseignants réclament pour eux ainsi que pour 800 employés de la mairie de la capitale le paiement de 5 mois d’arriérés de salaire.

« Nous autres enseignants, nous sommes pour une école véritable, sans parti pris, dans laquelle… tout le personnel éducatif est motivé dans le travail noble qu’il a choisi de faire », indiquent ces enseignants lors d’un point de presse.

« Mais comment arriver à se motiver quand 800 employés de la mairie de Port-au-Prince qui sont pères et mères de famille ont 5 mois d’arriérés de salaire en souffrance », s’interrogent-ils.

En plus de la grève, les enseignants menacent de tenir des sit-in devant la Banque de la République d’Haïti (BRH), responsable, selon eux, du non paiement de ces salaires.

Ils continuent en même temps de réclamer la réhabilitation des écoles municipales durement affectées par le séisme du 12 janvier 2010. [kft gp apr 29/09/2011 10 :30]

 

Ouverture officielle de la première Bibliothèque Numérique de l’UEH

30/09/2011 12:39:30

Haïti - Technologie : Ouverture officielle de la première Bibliothèque Numérique de l’UEH Ce vendredi, à 17h aura lieu l’ouverture officielle de la première Bibliothèque Numérique de l’Université d’État d’Haïti (UEH), cette espace sera un véritable laboratoire informatique qui donnera aux 15.000 étudiants, chercheurs et professeurs de l’UEH l’accès à des millions de ressources électroniques (livres, périodiques, presse en ligne.).
« La création de cette structure universitaire permet d’apporter une réponse rapide et concrète au manque d’infrastructures documentaires suite au 12 janvier […] C’est une étape très importante pour les étudiants, les chercheurs et les professeurs de l’Université d’Haïti (UEH) », a déclaré Patrick Weil, le directeur de l’organisation BSF.
Pour Vernet Henry, recteur de l’UEH cette bibliothèque représente « une opportunité énorme » indiquant également qu’un système est à l’étude pour permettre aux professeurs et étudiants de d’autres facultés d’avoir accès à la bibliothèque numérique « à partir de leur propre faculté ».
« Avec la bibliothèque numérique, il s’agit pour nous tout à la fois d’innover et d’améliorer le service tout en fournissant un signe clair que, malgré les problèmes de budget, l’UEH est déterminée à offrir un service de qualité dans tous ses départements. Cette dernière option doit d’ores et déjà devenir notre mot d’ordre » a déclaré Fritz Deshommes, Vice-Recteur à la Recherche de l’Université d’Etat d’Haïti.
Ce projet fruit d’une collaboration de Bibliothèques Sans Frontières et l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) avec le soutien financier de la Fondation Louis D. / Institut de France constitue une réponse opérationnelle face au manque de ressources documentaires rencontrées par la communauté universitaire de l’UEH.
Ce nouveau bâtiment est construit en plein cœur du centre-ville, sur le site de la Faculté des Sciences, il proposera aux étudiants, chercheurs et professeurs 60 postes informatiques, tous équipés d’une connexion internet haut débit. De plus, grâce à l’implication de l’Université des Antilles et de la Guyane et à l’appui de plus de 20 éditeurs et portails partenaires qui ouvrent des accès gratuits à leurs bases de données, ce sont des millions de ressources en ligne (ouvrages virtuels, outils collaboratifs en ligne, revues et périodiques universitaires) qui sont mis à la disposition de la communauté universitaire de l’UEH.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3854-haiti-technologie-une-bibliotheque-numerique-pour-15000-etudiants-de-l-ueh.html
HL/ HaïtiLibre

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vendredi 30 septembre 2011

30 Sep

Le G-16 appuie Conille dans la division

Des négociations directes avec le Premier ministre désigné n’ont pas suffi à unifier le groupe majoritaire qui, selon le Sénateur Evalière Beauplan, entend propulser le candidat à la Primature moyennant l’attribution de ministères, directions générales et missions diplomatiques ; pour sa part, la commission spéciale aurait du mal à soumettre son rapport en raison de profonds désaccords sur les recommandations favorables à Garry Conille, affirme le Sénateur Moïse Jean-Charles qui fait partie des dissidents

Publié le jeudi 29 septembre 2011

Le Groupe des 16, majoritaire au Sénat, a eu jeudi une rencontre axée sur le « partage des responsabilités » avec le Premier ministre désigné, Garry Conille, question pour cette entité de conditionner à des concessions politiques importantes son vote à la veille de la séance de ratification.

« C’était une excellente rencontre », a dit Conille, après plusieurs heures de discussions au siège du parti Konba (membre de la plateforme INITE), ajoutant qu’il en est sorti pleinement satisfait. Très peu loquace, l’aspirant à la Primature s’est montré une fois de plus confiant en ses chances d’obtenir le feu vert des Sénateurs après avoir fait le plein à la Chambre des Députés.

Pour le reste, le Dr Conille a préféré laisser à ses interlocuteurs le soin de révéler le contenu de la conversation. Ce dont s’est chargé le Sénateur Evallière Beauplan qui affirme, sans donner davantage de précisions, que le Premier ministre désigné a parfaitement compris la nécessité du « partage des responsabilités ». Dans cette perspective, il a identifié le ministère de l’agriculture parmi les portefeuilles que le G-16 peut aisément décrocher au sein du prochain gouvernement. Conscient que les ambitions de pouvoir du groupe avaient aussi leurs limites, le parlementaire du nord-ouest a indiqué que les ministères régaliens sont pratiquement hors d’atteinte.

En revanche, Beauplan a clairement prévenu que les négociations ne s’arrêteraient pas au cabinet ministériel et engloberaient tout naturellement diverses directions générales et missions diplomatiques d’Haïti.

Il a estimé à 60% le niveau d’adhésion du Groupe des seize à la candidature de Garry Conille. Des efforts visant à convaincre les élus hostiles ou réticents étaient en cours afin d’éviter que la division ne gagne les rangs de la majorité lors du vote.

Mais, on devait apprendre jeudi soir que le groupe n’a pu parvenir à une position unitaire à l’issue d’une réunion spéciale consacrée à la séance de ratification.

Un des membres de la commission spéciale ayant examiné les pièces du potentiel futur Premier ministre, le Sénateur Moïse Jean-Charles, n’a pas caché son opposition à Conille dont le dossier présente, à son avis, des anomalies techniques. 75% des élus du G-16 se sont exprimés en sa faveur, affirme le parlementaire du nord en prédisant que le bloc majoritaire étalerait au grand jour ses contradictions.

Le désaccord ne s’est pas limité au G-16 et risque de marquer également la présentation du rapport de la commission sénatoriale. Selon Moïse Jean-Charles, tard jeudi après-midi, le document n’était toujours pas remis au bureau de l’assemblée en raison des contestations émises contre des recommandations favorables au Dr Conille. Certains membres de la commission refuseraient même de signer le rapport dans la version proposée.

Aucune date n’a encore été avancée officiellement pour la tenue de la séance au cours de laquelle, sauf surprise, l’ancien fonctionnaire onusien et proche collaborateur de Bill Clinton à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) devrait accéder à la Primature. spp/Radio Kiskeya

Garry Conille: Haut fonctionnaire public international

Par Kurdy Larèche et Jean Abner Charles

Depuis la désignation du docteur Garry Conille comme Premier ministre par le Président de la République, beaucoup se posent des questions ; à savoir, ce fonctionnaire des Nations unies est-il un haut fonctionnaire public international ? Jouit-il du statut diplomatique ou bénéficie-t-il du principe de l’extraterritorialité ? Autant de questions pour autant de réponses dans un contexte politique qui, à la lumière des analyses objectives, éclaireront la lanterne de toutes celles et tous ceux qui ont encore des doutes sur la situation de M. Conille, et sur son éligibilité au poste de Premier ministre.
La désignation du docteur Garry Conille au poste de Premier ministre aura favorisé dans l’opinion publique nationale la vulgarisation de concepts essentiels en matière de Droit international, à savoir : diplomatie multilatérale, fonction publique internationale, etc. En plus, elle aura suscité dans le milieu un vif débat à caractère intellectuel et académique digne du plus grand intérêt. Cependant, seul(e) saura se positionner avec justesse et objectivité celui (celle) qui aura choisi d’effectuer ne serait-ce qu’un court périple à travers les grands textes internationaux.
En fait, les expressions « diplomatie multilatérale et fonctionnaire public international » sont apparues dans l’histoire diplomatique avec la création de la première organisation internationale à vocation universelle, la Société des Nations. Éclatée en 1939 à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale, la SDN sera remplacée par l’Organisation des Nations unies aussitôt après le conflit, en vertu de la Charte de San Francisco adoptée en 1945 et révisée le 24 octobre 2005. Cette dernière est constituée d’organes principaux, subsidiaires et d’institutions spécialisées. Elle dispose naturellement des ressources humaines nécessaires, appelées à agir en son nom et pour son compte. Car, pour toutes les organisations internationales, il s’agit d’assurer la permanence de leur mission et de maintenir leur indépendance par rapport aux États. La fonction publique internationale est donc née.
Pour Philippe Blachèr, auteur du « Droit des Relations Internationales », citant la Cour Internationale de Justice (CIJ) : Un agent international est « quiconque, fonctionnaire ou non, employé à titre permanent ou non, a été chargé par un organe de l’Organisation d’exercer ou de l’aider à exercer l’une des fonctions de celle-ci, bref, toute personne par qui l’Organisation agit.
D’un autre côté, l’article 1.1, chapitre I du Statut du personnel des Nations unies stipule en son alinéa (e) : « Le statut du personnel s’applique à tous les fonctionnaires de toutes les classes, y compris les fonctionnaires des organismes dotés d’un budget distinct, qui sont titulaires d’engagements relevant du Règlement du personnel ».
En clair, bénéficient du statut de fonctionnaires internationaux toutes personnes travaillant pour le compte d’une organisation internationale ; quand même elles ne se retrouvent pas toutes au même niveau. On distingue, en effet, différentes catégories de fonctionnaires dont les P-1, P-2, P-3, P-4 et P-5 ; puis les D-1 et D-2 ; et enfin, au sommet de la hiérarchie, le SSG et le SGA. Cependant, selon l’article 101, paragraphe 1 de la Charte de l’Organisation, tous sont nommés par le Secrétaire général, qui lui-même est nommé par le Conseil de Sécurité sur recommandation de l’Assemblée générale.
Bien entendu, le statut de haut fonctionnaire international confère au bénéficiaire un ensemble de privilèges et d’immunités clairement définis par la doctrine du Droit international public et les Conventions de l’ONU. En effet, l’auteur du « Droit des relations internationales » précise : « Pour remplir ses missions, le personnel d’une Organisation internationale dispose des privilèges et immunités reconnus aux diplomates ». Selon lui, il ne fait aucun doute que le haut fonctionnaire international bénéficie du rang de diplomate. Il s’agit toutefois de diplomatie multilatérale ; c’est-a-dire, la représentation d’une organisation internationale auprès d’un État ou inversement. La convention de l’ONU sur les privilèges et immunités du13 février 1946 conforte d’ailleurs M. Blachèr dans sa prise de position.
Le manuel de Droit diplomatique de Jean Salmon explique : « outre les privilèges et immunités prévus aux sections 19 et 20 de la Convention sur les privilèges et immunités adoptée le 13 Février 1946 par l’Assemblée générale des Nations unies, le Directeur général de chaque institution spécialisée, ainsi que tout fonctionnaire agissant au nom du Secrétaire général en son absence, tant en ce qui le concerne qu’en ce qui concerne ses conjoints et ses enfants mineurs, jouira des privilèges, immunités, exemptions et facilités accordés, conformément au Droit international, aux envoyés diplomatiques ».
Les haut fonctionnaires des Nations unies jouissent donc pleinement du statut de diplomate. On en veut, entre autres, pour l’établir qu’il est de rigueur qu’ils soient munis d’une lettre de créance, à remettre à telle autorité légale dans le pays hôte avant de prendre charge. Exactement comme il en est en diplomatie bilatérale, le système de représentativité des États entre eux.
D’autre part, la même CONVENTION SUR LES PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS de février 1946 accorde aux hauts fonctionnaires des Nations unies le privilège de l’exemption d’impôts. Laquelle exemption n’est cependant pas complète. Ils ne sont pas exempts des impôts indirects, des droits de succession, des impôts et taxes sur les revenus privés et sur les biens meubles privés situés sur le territoire de l’Etat accréditaire, selon la convention de Vienne de 1961 sur les Relations Diplomatiques.
Tout compte fait, les privilèges et immunités reconnus en diplomatie bilatérale et multilatérale ne se diffèrent en rien. Les haut fonctionnaires internationaux sont donc fondés à se réclamer notamment de l’exemption d’impôts et du droit à l’extraterritorialité ; c’est-a-dire, le prolongement du territoire national dans n’importe quel pays hôte. Ce qui, dans le cas d’espèce en discussion ces derniers temps, tend à conférer au docteur Garry Conille la qualité qu’exige le poste politique où il est appelé actuellement. Compte tenu de son statut de haut fonctionnaire international de niveau D-1.
Kurdy Larèche
Professeur de Relations Internationales
Email : kurdy62000@yahoo.fr
Jean Abner Charles
Professeur de Relations Publiques et d’Histoire Moderne et Contemporaine
Email : jeanabnercharles@yahoo.fr

Haïti – Reconstruction :

On parle de performance et de corruption à la CIRH

29/09/2011 17:26:36

Haïti - Reconstruction : On parle de performance et de corruption à la CIRH

Le Bureau de performance et de lutte contre la corruption (BPLC) de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu une session d’information à la salle Edna de l’Hôtel Montana le 28 septembre 2011 pour discuter des questions de performance et de corruption dans les passations de marchés. Cette séance est la première d’une série qui se tiendront avec la communauté travaillant en Haïti sur le suivi et l’évaluation de projets, ainsi que tous les partenaires intéressés à la reconstruction d’Haïti.
Les participants à cette séance ont pu explorer comment la corruption peut avoir un impact sur les passations de marchés dans un contexte de développement. A partir des discussions, ils ont pu comprendre comment certains schémas de corruption fonctionnent dans la pratique et examiner les différents mécanismes juridiques et contractuels qui ont été établis, à travers le monde, pour combattre ce fléau. Cette session, qui s’est déroulée de façon interactive, a servi aussi à lancer un appel à l’action pour les parties intéressées au sein du gouvernement, du secteur privé et de la communauté internationale à travailler avec la CIRH et la BPLC pour garantir l’application des pratiques de pointe au regard des protocoles opérationnels de la CIRH.
La CIRH a été créée pour coordonner et gérer l’aide en Haïti après le séisme dévastateur de janvier 2010. Elle vise à éviter la duplication et le gaspillage des ressources consacrées au développement et à la reconstruction. Au sein de la CIRH, le BPLC joue un rôle de surveillance indépendante. Il favorise la transparence et la reddition de comptes à la population haïtienne. Dans le cadre de ses attributions, le BPLC a récemment publié un rapport exhaustif des projets, mis à jour afin de présenter des informations détaillées, opérationnelles et financières pour chaque projet approuvé par la CIRH avant avril 2011. En plus de démontrer la transparence et la responsabilisation du processus, ce rapport du BPLC aide à faciliter une intégration plus poussée de la CIRH dans la reconstruction d’Haïti.
Marilyn B. Allein, Présidente de la Fondation Héritage a participé à la session avec un groupe d’étudiants, membres de la Jeunesse haïtienne contre la corruption (JHACCO). « Nous apprécions l’effort de la CIRH à être responsable et accessible au public haïtien. Nous avons besoin d’exhorter la société civile, le public, et en particulier les jeunes en Haïti à lutter contre la corruption et prendre part à ce combat » a déclaré, en substance, Mme Allein.
Didier Lavion, conseiller principal au BPLC, au cours de son intervention, a souligné l’importance de cette session. « La rencontre d’aujourd’hui entre des représentants du gouvernement, des ONG et de la société civile est la première de toute une série d’ateliers qui seront animés par le BPLC. Le haut degré d’engagement de ce groupe diversifié de participants à cette première session indique que cette initiative arrive à un moment décisif dans le processus de reconstruction d’Haïti. »
En savoir plus sur la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) :
La CIRH a été créée par arrêté présidentiel le 21 avril 2010 dans le sillage du tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. La CIRH a pour mandat de procéder rapidement à la planification, la coordination et la facilitation des projets et des priorités du pays dans le domaine du développement, notamment l’examen et l’approbation des projets et programmes financés par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les ONG et le secteur privé. La CIRH est coprésidée par le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive et l’ex-Président Bill Clinton. Elle est placée sous la direction d’un Conseil d’administration, qui regroupe les parties prenantes haïtiennes et non-haïtiennes dans les efforts de reconstruction.
HL/ HaïtiLibre

Cinquième mission du Club de Madrid en Haïti

29 septembre 2011

La délégation du Club de Madrid a achevé, le 29 septembre, sa cinquième mission en Haïti au cours de laquelle ses membres ont eu des rencontres avec les plus hautes autorités du pays et avec les représentants des institutions internationales.

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Photo : Jesus Redondo Serrano – UN/MINUSTAH

« Conclure le processus de reconstruction et avancer vers le développement », tel était l’objectif de cette mission de quatre jours conduite par l’ancien Président de l’ile Maurice, Cassam Uteem, et l’ancien Premier ministre du Canada et Vice-président de la Global Leadership Foundation, Joe Clark.

Parmi les membres de la délégation figuraient aussi le Secrétaire général adjoint du Club, Maria Elena Agüero, et l’Expert international et ancien responsable onusien, Juan Gabriel Valdés.

Pour ce dernier,  « le but de la visite est d’appuyer le processus d’institutionnalisation politique, ainsi que le dialogue politique en Haïti».

Arrivés à Port-au-Prince le 26 septembre, les membres du Club de Madrid ont rencontré le président Michel Joseph Martelly avant d’avoir des séances de travail avec les sénateurs et les députés au cours desquelles l’accent a été mis sur « le travail parlementaire en situation de cohabitation ainsi que sur les relations entre le Parlement et la société civile ».

La délégation a aussi eu une réunion de travail avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSTAH, Mariano Fernández Amunátegui,
et avec le Directeur régional pour l’Amérique Latine et les Caraïbes du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Heraldo Muñoz, qui lui aussi était en mission en Haïti durant le même période.

Le Club de Madrid s’est également entretenu avec le Premier ministre sortant Jean Max Bellerive, le Premier ministre désigné, Gary Conille, le représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire, Nigel Fisher, et avec la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), dans le but « d’accompagner le début d’un processus de réflexion sur l’aide extérieure comme instrument pour la prestation de services nécessaires ».

Le 29 septembre, la délégation du Club de Madrid s’est rendue au Cap-Haïtien -département du Nord- en compagnie du chef de la MINUSTAH pour une importante rencontre avec les maires et autres élus locaux  afin de partager leurs expériences en matière de décentralisation, dans le cadre du renforcement des capacités institutionnelles du pays.

Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l’expérience unique de ses membres – 80 anciens Chefs d’Etat et Gouvernement de plus de 56 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d’anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expériences politiques. La mission du Club de Madrid en Haïti fait partie du projet « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti », une initiative du financièrement appuyée par l’Union européenne.

Haïti – Police :

Formation en dactyloscopie…

29/09/2011 13:23:56

Haïti - Police : Formation en dactyloscopie...La semaine dernière, la Police des Nations Unies (UNPol) a formé une quinzaine d’agents de la police judiciaire et de l’administration pénitentiaire à la dactyloscopie (technique d’identification par les empreintes digitales), à la gestion des scènes de crimes, les constats, la protection des traces et des indices. La signalisation des personnes, le classement et la documentation ont également été abordés lors de cette formation.
Selon David de Giles, le coordonnateur terrain du projet État de droit du PNUD « cette formation entre dans le cadre du projet justice, police et prison pour lequel le PNUD fournit son assistance technique à l’État haïtien ».
Parmi ses objectifs, faciliter le suivi des dossiers judiciaires des récidivistes, renforcer la capacité technique des officiers de police judiciaire dans l’identification judiciaire, établir un système de données d’identité judiciaire de toutes les personnes prévenues de crime ou délit, mettre en place un outil d’information et de renseignements judiciaires fiable qui sera à la disposition des autorités judiciaires, policières et pénitentiaires, notamment en ce qui concerne la délivrance des casiers judiciaires.
Le Commissaire François Dukene Rodnez, Directeur départemental du Sud-Est de la police, s’est dit « rassuré », estimant que « dorénavant, les policiers formés, s’acquitteront de leurs fonctions avec beaucoup plus de professionnalisme ». De son côté, Me Jean Antoine Féhaud, Commissaire du Gouvernement auprès le Tribunal de Première Instance de Jacmel, a indiqué que cette formation « très utile, facilitera beaucoup le travail et la coopération entre la police et la justice et nul ne sera arrêté à la place de l’autre. »  
Exécuté à titre expérimental, ce projet résulte d’une collaboration entre le PNUD, l’UNPOL, la Direction Départementale de la Police Nationale d’Haïti et le Parquet du Tribunal de Première Instance de Jacmel.
S/ HaïtiLibre

Le prix de la gratuité de l’éducation…

A partir du lundi 3 octobre, 142 000 enfants de 6 à 12 ans qui n’ont jamais été à l’école, issus de huit départements du pays, vont finalement débuter leur scolarisation, a rassuré ce jeudi au Nouvelliste Georges Gaston Mérisier, conseiller en éducation du président de la République. Pas de nouvelles constructions d’écoles, encore moins des ajouts de salles de classe. M. Mérisier a expliqué que 80% de ces enfants sont inscrits dans des écoles publiques qui vont fonctionner en double vacation. Par ailleurs, il a rappelé que l’Etat annule cette année les frais scolaires réclamés dans les écoles nationales à travers le pays…

Georges Gaston Mérisier, conseiller en éducation de Michel Martelly

A écouter le chef de l’Etat ou son conseiller en éducation, Georges Gaston Mérisier, à partir du lundi 3 octobre, date de la réouverture des classes, on ne verra plus d’enfants de 6 à 12 ans errer dans les rues des départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes, de la Grand’Anse, du Centre, du Nord, du Nord-est et du Nord-Ouest, sans aller à l’école. Car tous les enfants qui n’ont jamais été à l’école ou qui ont fait leur première ou deuxième année sans pouvoir terminer, ont été répertoriés et inscrits dans une école.
« Depuis environ deux mois, le ministère de l’Education nationale a mobilisé toutes ses structures, que ce soient les cadres au niveau central ou les directions départementales. Nous avons été chercher ces enfants partout, que ce soit dans les sections communales pour les inscrire à une école », a indiqué ce jeudi Georges Mérisier au Nouvelliste.
« Non seulement nous avons été chercher ces enfants sans distinction, mais aussi, nous prenons aujourd’hui le soin de n’oublier aucun d’entre eux », ajoute-t-il, soulignant que ces enfants ont été répertoriés à partir d’une méthode de porte à porte.
80% de ces enfants, poursuit le conseiller du chef de l’Etat, ont été inscrits dans les écoles publiques des départements concernés et les 20% restants dans des écoles communautaires, presbytérales et missionnaires.
« Un accord va être signé avec les responsables de ces écoles et l’Etat paiera pour les 20% de ces enfants », a expliqué le conseiller, soulignant que la subvention des matériels scolaires octroyée depuis quelques années aux parents continue.
Des écoles dans les sections communales !
En ce qui a trait aux enfants issus des sections communales reculées qui parcourent plusieurs kilomètres à pied pour se rendre à l’école, Georges Mérisier a aussi annoncé la couleur à travers le programme d’Education gratuite. « Dans les sections communales dépourvues d’écoles, les enfants vont suivre leurs cours dans des espaces temporaires en attendant la construction des bâtiments au cours de l’année scolaire. Nous avons déjà panifié la construction de ces écoles », a confié celui qui est pressenti par le président pour être ministre de l’Education.
« Nous voulons faire en sorte que l’enfant ne parcoure pas une longue distance pour aller à l’école. Nous privilégions la proximité », a ajouté Georges Gaston Mérisier.
Quelle pédagogie appliquée ?
On n’a pas encore d’informations sur le nombre d’enfants qui seront repartis par salle de classe, encore moins le niveau des enseignants recrutés pour ce programme; toutefois le conseiller du président a assuré que les enfants, selon leur âge, seront divisés en trois groupes, soit en trois classes.
« Nous avons un groupe de 6 à 7ans, c’est une première classe. Ce sont des enfants qui ont l’âge normal d’aller à l’école. Ils vont passer six ans avant de boucler leur fin d’études primaires », explique Georges Mérisier.
Il y a un groupe de 8 à 9 ans qui forme une deuxième classe, poursuit-il. « Nous avons élaboré un programme spécial pour ces enfants. Au lieu de passer six ans avant de boucler la sixième année, ils vont le faire en quatre ans », fait remarquer Mérisier.
Dans le dernier groupe se trouvent les enfants de 10 à 12 ans pour lesquels nous avons également développé un programme accéléré de trois ans. Ce groupe aura à subir les examens de certificat d’études primaires après trois ans. Reste à expérimenter l’efficacité d’un tel programme et le nombre d’heures qui sera consacré à cet effet. Faire en trois ans ce que l’on n’arrive pas souvent à faire en six ans est plus qu’un défi, et la qualité de l’éducation devrait être aussi remise en question.
L’Ouest et l’Artibonite pour l’année prochaine
Les départements de l’Ouest et de l’Artibonite ne sont pas concernés cette année par le programme d’éducation gratuite. L’Artibonite n’est pas concerné cette année, a souligné le conseiller du président, du fait que c’est le département ayant bénéficié beaucoup plus du programme baptisé « Education pour Tous » du ministère de l’Education nationale.
« Il y a une raison objective qui a fait renvoyer à l’année prochaine le programme d’éducation gratuite dans l’Ouest. Beaucoup de familles vivent encore dans les camps avec les enfants. Or, le gouvernement prévoit de les reloger. Il sera donc difficile de retracer ces enfants », a expliqué Georges Gaston Mérisier.
« Pour l’Ouest et l’Artibonite, l’Etat a pris des dispositions pour rendre gratuite la scolarisation de tous les enfants inscrits dans une école privée en première année fondamentale, toujours dans la logique de la gratuité de la scolarisation », a-t-il confié. 120 00 enfants, prévoit-il, vont en bénéficier.
Annulation des frais scolaires dans les écoles publiques
A en croire le conseiller en éducation du chef de l’Etat, les frais scolaires (100 à 200 gourdes) habituellement réclamés dans les écoles nationales, de la 1ere à la 6e année fondamentale, ont été annulées cette année à l’échelle du pays. Les parents n’ont pas à verser un sou à ces écoles.
« Le pouvoir central va octroyer une allocation budgétaire par enfant à ces écoles pour leur fonctionnement », a indiqué Georges Mérisier.
« Notre objectif, c’est de ne plus voir d’enfants en âge scolaire vagabonder dans les rues. Nous avons mis des structures en place à cet effet, maintenant il reste à vérifier si tout marche bien », a fait savoir le conseiller du président. Tout le monde est mobilisé, dit-il, pour s’assurer que tous les enfants de 6 à 12 ans – qui doivent être à l’école – sont à l’école.
Il suffira de confronter les discours avec les faits!
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

Le président Martelly déclare la guerre à l’insécurité alimentaire

La première dame, Sophia Martelly, offrant un sac de produits alimentaires à une jeune dame

Des femmes portant sur leur tête des sacs de nourriture offerts par la Fondation Rose et blanc

« Aba grangou » ! C’est l’appellation d’un programme national contre la faim initié par le président de la République, Michel Joseph Martelly. Il s’agit d’apporter, à court, à moyen et à long terme, des réponses concrètes à la situation d’insécurité alimentaire qui sévit dans le pays. Le rêve du chef de l’Etat, c’est de voir que chaque Haïtien arrive enfin à s’alimenter trois fois par jour.
Pas moins de 4,5 millions d’Haïtiens, soit 45,2% des ménages, vivent dans l’insécurité alimentaire modérée sur tout le territoire national. Selon certaines études, 800 000 d’entre eux sont en situation critique, tandis que 200 000 autres se trouvent dans une situation de famine de niveau très élevé. Les départements les plus frappés sont: l’Artibonite (60%), le Nord-Ouest (57,7%), le Sud-Est (51,4%), le Sud (45,8%) et le Centre (43,9%). Sont mis en cause, entre autres, dans cet état de fait, la hausse des prix des produits de première nécessité sur le marché international, l’aggravation de la situation des ménages après le séisme du 12 janvier 2010 et aussi le retard des pluies enregistré en 2011, particulièrement dans le Grand Nord, et le fait que 78% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Conscient de cet état de fait depuis bien avant son ascension au pouvoir, Michel Joseph Martelly s’est impliqué dans l’assistance sociale pendant 18 ans à titre de simple citoyen. Devenu président de la République – il y a seulement quatre mois -, il continue à accompagner les populations défavorisées en dépit de l’absence d’un nouveau Premier ministre. En effet, un plan d’actions, sur lequel il a travaillé avec son équipe, a été élaboré dès le début de la campagne et lui sert de guide dans la mise en branle du programme « Aba grangou ». L’un des objectifs de ce plan est d’apporter dans l’immédiat des réponses concrètes en faveur des personnes les plus affectées.
D’où la mise sur pied de ce programme national, dont le suivi est coordonné par le Bureau de la première dame et l’exécution sera assurée par les ministères concernés par la question et avec l’appui du Parlement.
A court, à moyen ou à long terme, ce programme de lutte contre la faim et de réduction de la pauvreté – qui s’étale sur cinq ans – comprend différents aspects :
– renforcement du Plan national de cantines scolaires (PNCS) afin d’atteindre plus d’enfants dès la réouverture des classes, le 3 octobre prochain. Selon le président Martelly, un élève qui n’arrive pas à manger à sa faim ne peut pas apprendre à l’école. En ce sens, des moyens de fonctionnement adéquats seront mis à la disposition de cette entité étatique ;
– distribution de kits alimentaires dans les communes et les quartiers où les personnes en situation d’insécurité alimentaire élevée seront identifiées pour être assistées. Cela doit débuter incessamment dans le souci du chef de l’Etat de gérer l’urgence ;
– transferts d’argent en faveur des gens les plus vulnérables, en commençant prioritairement par les mères de famille vivant seules avec leurs enfants. Chaque mois, elles bénéficieront d’une somme pour la nourriture. Cet aspect du programme sera effectif au début de l’année 2012 à travers le réseau national des banques mobiles. Cependant, le processus d’identification des bénéficiaires démarre très prochainement.
Le programme « Aba grangou » est basé sur quatre grands axes : accès à la nourriture (à travers les cantines populaires, la distribution de kits alimentaires et les transferts d’argent); gestion des risques contre la hausse des prix des produits alimentaires; développement de l’agriculture de subsistance; création de sources de revenus.
Ce programme d’assistance sociale sera couplé avec la valorisation de la production nationale. Dans cette perspective, le président Martelly, qui prône la relance effective de la production agricole, s’engage pour que les produits alimentaires à distribuer aux familles nécessiteuses soient des produits haïtiens. Des produits qui seront achetés surtout chez les petits producteurs locaux.
La lutte contre la faim a également rapport avec la problématique de l’accès à l’eau potable. A cet effet, le président de la République entend mobiliser tous les moyens nécessaires de l’Etat dans les zones où cette ressource se fait rare ou n’existe simplement pas du tout.
L’insécurité alimentaire est plus élevée dans les zones rurales. Toutefois, la situation de la région métropolitaine de Port-au-Prince (Ouest), avec 41% de personnes affectées, est préoccupante. A travers le programme « Aba grangou », la priorité est accordée d’abord aux 200 000 cas d’insécurité alimentaire élevée, ensuite aux 800 000 cas en situation critique. Le chef de l’Etat veut qu’à la fin de son quinquennat chaque famille haïtienne ait accès à une alimentation suffisante et nutritive.

Les premiers résultats du recensement agricole

Le Recensement général de l’agriculture (RGA) livre ses premiers résultats. Le département du Sud-Est dispose de ses chiffres avant les autres. Mais les responsables assurent que département après département, les statistiques relatives au secteur agricole haïtien seront bien disponibles. Stratégie ou contraintes techniques, le ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural doit publier la synthèse générale d’ici le mois de mai 2012.

Exploitation de choux dans les hauteurs de Marigot

(Photo: Dieudonné Joachim)

L’enquête exploitation du Recensement général de l’agriculture (RGA) révèle que seulement 2,5% des parcelles du département du Sud-Est sont irriguées dans 86 409 exploitations agricoles. En réalité, 1,8% de la totale est irriguée. Et s’il faut faire la part de la situation, 69,7% des parcelles qui sont irriguées le sont par l’eau des fleuves et des rivières. Pour le reste des parcelles irriguées, les eaux proviennent de forage de puits (16,7%), des lacs et étangs (13,4%) et autres sources d’eau (0,2%). La quasi-absence d’irrigation n’est pas le seul problème de l’agriculture dans ce département.
L’accès au crédit dans le secteur agricole haïtien demeure un voeu pieux. Les premiers chiffres du RGA le confirment en partie : 5% des exploitants, représentant 6% de la superficie agricole utile, ont cherché à contracter un crédit. Seulement 31,4% de ces derniers ont pu l’obtenir, soit 1,6% de l’ensemble des exploitants du Sud-Est où l’enquête a recensé 179 859 parcelles. Ce département compte des exploitants aussi bien dans la production végétale que dans la production animale.
Différentes activités agricoles et para-agricoles sont pratiquées dans Sud-Est. L’enquête exploitation montre que 99,5% des exploitations sont impliquées dans la production végétale, 85,5 % pratiquent l’élevage de bétail, 84,6 % s’adonnent à l’aviculture et 18,2 produisent du charbon de bois. Il faut comprendre qu’un exploitant investit dans plusieurs secteurs à la fois.
Les superficies des grands groupes d’occupation du sol montrent que les céréales occupent 39% des superficies totales cultivées, dont 77,3% en première saison. Ensuite viennent les légumineuses avec 31,8% des superficies totales, dont 75,1% en première saison, les légumes : 11,4% des superficies totales et les fruits et les noix : 7,9% des superficies.
En qui concerne le statut juridique des 179 859 parcelles recensées dans le Sud-Est, 44,1% des superficies proviennent d’achat. Les parcelles représentent 0,33% carreau de terre en moyenne. 33,6% sont des héritages. Le reste concerne le partage/mineurs, 12,9% des superficies, 4,5% appartiennent à l’Etat et collectif (entre mineurs) 3,2%.
Une autre bonne explication de la léthargie de l’agriculture : l’éducation et la formation agricole des exploitants. L’enquête fait remarquer dans ce département que 63,3 % des exploitants ne savent ni lire ni écrire, seulement 0,3 % sont des universitaires, 97,9% ont appris le métier d’agriculteur sur le tas, contre 0,1% qui ont fréquenté l’université.
La situation des statistiques agricoles avant le RGA a été marquée par le vide informationnel dans le secteur et dans le monde rural en particulier, expliqué par : l’absence de données de base sur le secteur ; l’absence d’un système de génération de statistiques agricoles. Les rares données existantes sont des estimations effectuées depuis plus de 20 ans.
Elle est aussi caractérisée par un manque de coordination des activités statistiques traduit par la diversité des méthodes utilisées, le problème de validation des données générées, la multiplicité d’opérateurs générant des données pour leurs propres besoins. Devant ce constat, le Ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) a décidé de réaliser le recensement général de l’agriculture dont les premiers résultats ont été présentés, le mardi 27 septembre, au ministre titulaire et aux partenaires par les agronomes Bruno Bolivar et Rideler Philius, respectivement coordonnateur national et coordonateur national adjoint du RGA.
« Le menu des statistiques agricoles de base du pays commence à être disponible. Les résultats des autres départements suivront progressivement. L’effort consenti pour générer aura sa raison d’être, lorsque, parallèlement au gouvernement, les autres catégories l’exploiteront », a affirmé le ministre démissionnaire de l’Agriculture, Joanas Gué, qui annonce que son ministère organisera vers la fin de l’année un atelier réunissant les générateurs et utilisateurs de statistiques agricoles.
Le RGA, lancé en septembre 2007, comprend deux opérations : l’enquête communautaire et l’enquête exploitation, cherche globalement à contribuer à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire grâce à des stratégies et politiques plus efficaces définies et mises en oeuvre sur la base d’informations statistiques structurelles fiables, pertinentes et actuelles, selon le ministère de l’Agriculture. Cette enquête exhaustive réalisée entre mars et novembre 2009 dans toutes les sections communales du pays a mobilisé pas moins de 1 210 personnes, dont 1 005 enquêteurs, 171 contrôleurs…
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

Edito

Haïti: 1991-2011 : l’Armée contre Lavalas

Que de mauvais souvenirs ! Que de cadavres !
Vingt ans après le «fameux» (au fond dévastateur) coup d’Etat du général Raoul Cédras contre le président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide en 1991 (29-30 septembre), le pays ne se trouve ni en bonne santé ni en meilleure position. Un face-à-face que la communauté internationale allait exacerber non pas dans l’intérêt du pays, mais à des fins qui ne correspondent en rien aux règles d’un arbitrage objectif et sincère. Nourris par une tradition guerrière, les problèmes de fond qui rongent la société civile, le secteur des affaires et la classe politique n’ont pas disparu. Au contraire, avec les nouveaux acteurs et les mêmes figures, ils se sont transformés tristement en « dossiers » à l’usage des experts internationaux.
Que de drames, souvent sanglants, n’avons-nous connus !
La démobilisation des Forces Armées d’Haïti en janvier 1995 et l’exil forcé du président Jean-Bertrand Aristide en février 2004 en sont les plus spectaculaires. Irréductibles, les partisans du coup d’État de 1991 et, concomitamment, les supporters de l’embargo ont tous connu, comme dans une sorte de descente aux enfers, l’exil et les affres de la mort, le dechoukaj et la solitude. Cette période d’extrême souffrance et de faillite pour le pays, notamment pour d’honnêtes et laborieux entrepreneurs, a symbolisé, s’il en était besoin, l’effervescence d’une crise de transition inaugurée le 7 février 1986 avec le départ précipité de Jean-Claude Duvalier dans des conditions chaotiques.
Aujourd’hui encore, les causes fondamentales de l’échec du coup d’Etat et du retour à l’ordre constitutionnel ou démocratique en octobre 1994 constituent de véritables obstacles à l’implantation d’un Etat de droit stable et inclusif en Haïti. Avons-nous tiré de façon positive les terribles mais salutaires leçons de ces années de plomb ?
L’affrontement macabre entre putschistes et lavalassiens a ruiné le pays et terni son image à tous les nivaux. Les principes et les bases institutionnelles de l’Etat de droit n’ont pas été défendus ni renforcés, quoi qu’on dise. Sur fond de corruption et d’insécurité, les expériences gouvernementales catastrophiques et les nombreuses élections contentieuses ultérieures ont montré que ni la démobilisation des FAD’H ni la présence des Casques bleus sur notre sol ne sont, à bien y regarder, des gages d’une démocratie représentative et libérale digne de ce nom.
Vingt ans après, nous sommes encore en train de faire face à tous nos vieux démons : celui de l’exclusion et celui du cannibalisme politique; celui de la passion effrenée pour le pouvoir et celui du clientélisme « ti koulout». Tant d’années de lutte et de terreur pour rien, en fin de compte !
Pierre-Raymond Dumas
Courriel : padreramondumas@yahoo.com
Cell : 3903-8505 / 3557-9628

jeudi 29 septembre 2011 (2)

29 Sep

Le Président Martelly annonce la gratuité du transport scolaire

29/09/2011 10:56:42

Haïti - Éducation : Le Président Martelly annonce la gratuité du transport scolaireLe Président Michel Martelly a annoncé hier mercredi, parmi les mesures d’accompagnement relatives à la rentrée scolaire, que tous les écoliers en uniforme pourront bientôt bénéficier du service de transport gratuit à travers les autobus de la compagnie « DIGNITE ».
Cette décision a été annoncée, en prélude à la rentrée des classes [prévue le 3 octobre prochain], au cours d’une réunion au Palais National, entre le Chef de l’Etat, des membres de son cabinet, les responsables de DIGNITE et également du Sénateur Youri Latortue et de l’ancien Maire de Port-au-Prince, Emmanuel Charlemagne. « Une nouvelle victoire pour le peuple » s’est félicité le Président Martelly.
Le Chef de l’État a souligné que la question de transport scolaire, a toujours constitué un problème majeur pour les parents et les écoliers. Pour cela, il croit important que la seule compagnie responsable du transport d’écoliers puisse se renforcer pour fournir un service plus efficace.
De leur coté, les responsables de la compagnie DIGNITE promettent de s’engager davantage dans l’amélioration des services de transport d’écoliers haïtiens et du trafic urbain en général. Le Commissaire divisionnaire Will Dimanche, Directeur du Service de la Circulation et de la Police routière, a, de son coté, annoncé des actions concrètes en vue de désobstruer les voies publiques à l’occasion de cette rentrée scolaire historique, où plus de 700,000 écoliers vont bénéficier de programmes de gratuité scolaire.
HL/ HaïtiLibre

 

Le sénateur Zenny regrette les déclarations du sénateur Benoit

Le Matin – 29/09/2011

Le sénateur du Sud-est, Edwin (Edo) Zenny regrette la prise de position du sénateur de l’Ouest, Steven Benoit qui passe à l’opposition contre le président Michel Martelly.
Le sénateur Zenny a déclaré que la prise de position du sénateur Benoit doit être liée aux faveurs demandées et non reçues du président Martelly
WPC/LM

 

Réunion spéciale entre le G16 et le Dr. Garry Conille

29/09/2011 10:33:00

Haïti - Politique : Réunion spéciale entre le G16 et le Dr. Garry ConilleLe Sénateur Francky Exius [membre du G16) à confirmé qu’une réunion spéciale, entre le docteur Garry Conille et tous les membres du G16 était prévue pour ce jeudi au siège de la plateforme INITE [au Canapé Vert]. Ce sera sans doute la dernière occasion pour le Dr Garry Conille, de tenter de convaincre les Sénateurs du G16 encore divisés, de voter en sa faveur. Au terme de cette réunion, le G16 devrait décider d’une position commune sur l’issue du vote. Le Sénateur Joseph Lambert a déclaré que le partage des responsabilités [du Pouvoir] sera au centre de cette réunion…
Le G16 majoritaire à la Chambre haute, semble « moins exigeant… » mais demeure toujours divisé. Les Sénateurs minoritaires posent maintenant des conditions pour voter en faveur du Premier Ministre désigné…
Une sous-commission a procédé à la vérification de l’authenticité des certificats d’identité et de résidence du Dr. Garry Conille [à l’Office Nationale d’Identification, à la Mairie et au Tribunal de Paix de Pétion-ville]. Dieuseul Simon Desras, Président de la Commission chargé de l’analyse des pièces du candidat à la Primature, a annoncé que le travail de la Commission devrait être remis au bureau du Sénat jeudi après-midi « Nous n’avons aucun intérêt à laisser passer le temps […] la Commission fait son travail comme cela se doit et non pour faire plaisir à certaines personnes. »
Qualifiant de « très difficile » le dossier du Dr. Conille, le Président de la Commission a laissé entendre, que les recommandations n’allaient pas dans le sens d’un vote favorable ou défavorable et qu’il s’en remet à la décision souveraine de l’Assemblée, précisant qu’en dépit des désaccords entre les membres de la commission, tous ont signé les conclusions et recommandations du rapport.
Les Sénateurs demandent que le rapport de la Commission soit mis à leur disposition 48 heures avant la séance de ratification et non plus 24 heures comme souhaité en début de semaine. Le Sénateur Jean Willy Jean-Baptiste, acquis à la candidature du Dr. Conille estime que la séance de ratification [vote] pourrait avoir lieu lundi prochain.
Les Sénateurs Andrice Riché et Jean William Jeanty désapprouvent le vote favorable des députés au Premier Ministre désigné. Andrice Riché a qualifié le vote « d’indécent » et le Sénateur Jeanty que « Ce vote, a renforcé la mise sous tutelle d’Haïti ». Le Dr Westner Polycarpe, un autre membre du G16, soulève plusieurs éléments problématiques dans le dossier et se dit peu disposé à donner son vote au candidat du Chef de l’État.
L’Ambassadeur Américain en Haïti, Kenneth Merten, souhaite que la ratification se fasse rapidement «… ce que je sais, c’est que le Sénat fait son travail, il faut qu’il délibère, mais honnêtement, comme tout le monde le croit, il est temps qu’il y ai un gouvernement. J’espère que toutes les choses se fasse correctement mais vite… »
De son côté, Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre basse, invite les Sénateurs à ratifier le choix du Dr Conille comme Premier Ministre, soulignant que le pays doit être finalement doté d’un gouvernement…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3904-haiti-politique-les-negociations-apres-la-ratification-d-apres-youri-latortue.html
http://www.haitilibre.com/article-3901-haiti-politique-residence-cin-impots-l-avocat-du-dr-conille-explique.html
http://www.haitilibre.com/article-3892-haiti-politique-la-commission-du-senat-reporte-le-depot-du-dossier-du-dr-conille.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le Sénateur Joseph Lambert souhaite occuper un poste de Ministre

29/09/2011 12:13:22

Haïti - Politique : Le Sénateur Joseph Lambert souhaite occuper un poste de MinistreLe Sénateur Joseph Lambert, dont le mandat s’achève en 2012, leader du groupe majoritaire au Sénat [G16], a déclaré hier sur les ondes d’une radio de la capitale qu’il souhaitait occuper un poste ministériel dans le prochain gouvernement. Rappelant que jeudi, une réunion est prévue entre le G16 et le Dr. Garry Conille, il a précisé que la question du partage des responsabilités serait au cœur de cette rencontre. Refusant de fournir plus de détails sur les postes ministériels qui pourraient être accordés à des membres du G16, il assure néanmoins, que des Sénateurs du G16 feront partie de la prochaine équipe gouvernementale…
En raison de son expérience dans le domaine des collectivités territoriales, son premier choix porte sur le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), toutefois en cas d’impossibilité, le Sénateur Lambert se dit prêt à assumer le Ministère de l’environnement, si ce ministère lui est offert et que son équipe lui donne son approbation. « Dans ce régime ou dans un autre, je pense, que je peux continuer à servir mon pays comme Ministre de l’une de ces deux institutions… La question de l’environnement m’interpelle sérieusement…»
Concernant les positions au Sénat sur la ratification du Dr, Garry Conille, le Sénateur prévoit un débat « houleux » lors de la séance de ratification, qui pourrait avoir lieu lundi prochain. Il a déclaré que le choix du Dr. Conille pose problème pour certains Sénateurs mais « on ne peut pas parler de dissidence. Les sénateurs opposés à toute politique néolibéral sont hostile à M. Conille […] Au niveau du G16, nous ne nous sommes pas encore mis d’accord sur le choix du nouveau Premier Ministre…» mais il assure, qu’il mettra tout en œuvre pour dégager un consenus au sein du G16, ajoutant que « Le bloc restera uni en dépit de tout… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3906-haiti-politique-reunion-speciale-entre-le-g16-et-le-dr-garry-conille.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le projet de rétablissement prochain de l’armée d’Haïti accueilli avec inquiétude

29/09/2011 11:49:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la commission anti-corruption du Sénat, Francois Lucas Sainvil a dit craindre mercredi que la nouvelle force armée que le president Michel Martelly veut créer ne soit pire que celle démantelée en 1995 après le retour d’exil du president Jean Bertrand Aristide.
Selon lui, l’idée de mettre sur pied une nouvelle force de sécurité en appui à la Police Nationale d’Haiti (PNH) n’est pas en soi une mauvaise chose car,  la constitution haitienne reconnait l’existence de deux forces de sécurité dans le pays: la police et de l’armée.
Cependant, le parlementaire estime que la façon dont la question est abordée par le président Martelly laisse augurer  de la mise en place d’une armée qui risque d’être pire que les ex-FAd’H (Forces Armées d’Haiti) dissoutes.
Il dit craindre que cette armée n’heberge des éléments à moralité douteuse, s’étant rendus coupables par le passé d’actes répréhensibles. En effet, selon des sources dignes de foi, des militaires ayant servi sous Duvalier et sous le Conseil national de gouvernement de Henri Namphy ont eté appelés par le président Martelly dans le cadre de ce projet.
Le senateur Lucas a fait savoir qu’il n’est pas normal que seuls les membres du clan du président Martelly soient impliqués dans le dossier du retour de l’Armée, alors que c’est une question qui devrait intéresser l’ensemble des forces vives du pays.
Il a egalement souligné que l’idée de créer une armée pour réduire le taux de chomage dans le pays n’est pas une option, estimant qu’être membre d’une telle institution, devrait etre une question de vocation.
Il a dit souhaiter que le chef de l’Etat fasse le nécessaire pour permettre aux différents secteurs de la société de reagir sur ce délicat projet.
« De plus, il faut une loi cadre pour cette eventuelle nouvelle armée et des balises pour permettre de prévenir les dérives », a  prévenu le parlementaire.
Pour ce qui est des sources de financement de la nouvelle armée, Francois Lucas Sainvil dit ne pas trop s’inquiéter, soulignant que la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti)  très budgétivoire, joue actuellement le rôle de l’armée.
Le sécrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations haïtiennes de Défense se Droit Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, estime lui aussi que l’élaboration du plan de sécurité incluant la mise sur pied d’une nouvelle armée devrait être le fruit d’un consensus entre les différentes forces vives du pays.
La question de la sécurité avec ses différentes dimensions sociales économiques et politiques ne doit pas être la seule affaire du chef de l’Etat et de son équipe, a fait savoir le responsable de la POHDH.
M Mortimé croit également qu’il n’y a en Haïti aucune situation qui justifie la présence d’une armée. Il a fait savoir que trouver des solutions aux graves problèmes économiques et sociaux confrontés par la population est plus susceptible de changer la face des choses en Haïti
Il a demandé que des débats publics soient organisés dans la presse, au Parlement et au sein des associations de la société avant l’éventuelle élaboration d’un quelconque plan de retour de l’Armée.
Dans un document qu’il affirme avoir obtenu mardi, l’Associated Press informe que le président Martelly a l’intention de rétablir l’armée démantelée en 1995 peu après le premier retour d’exil de l’ancien président Jean Bertrand Aristide suite a un sanglant coup d’Etat militaire.
La nouvelle armée, « forte dans un premier temps de 3500 hommes, aurait pour mission de surveiller les frontieres, maintenir l’ordre en temps de crise et fournir des possibiilités d’emplois aux jeunes, mais comprendraqit aussi, un «service national de renseignement», une unité spéciale qui s’occuperait « des menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafics illégaux ». Ce service surveillerait aussi les « organisations  extrémistes» et les «mouvements destinés à répandre l’anarchie».
La première cohorte de soldats serait recrutée entre les mois de novembre et janvier.
95 millions de dollars américains devraient etre consacrés à la formation et à l’équipement de cette force dans la perspective d’un départ des casques bleus du pays.
Bien que la présence de la MINUSTAH soit contestée par de nombreux secteurs de la population haïtienne pour les exactions de toutes sortes commises par ses membres, le projet de retour de l’Armée pour remplacer les 12.000 casques bleus rentrés en Haïti à la demande du president interimaire Boniface Alexandre après le départ forcé du president Aristide en fevrier 2004, donne des sueurs froides en raison du caractère anti-démocratique des FADH dissoutes
Selon des sources, le projet  de retour de l’Armée compterait des amis au Parlement.
Si les secteurs de la communasuté internationale qui avaient appuyé la dissolution de FADH, n’ont encore fait aucune réaction publique  au projet du president Martelly, toutefois, le New-York Times  dénonçait récemment dans un éditorial le fait que les plans post séisme visant à recruter et entrainer de nouveaux policiers tardent a entrer en application, en raison du fait que le nouveau président haïtien se montre plus intéressé à la création de forces armées ce dont Haïti n’a pas besoin.
Le quotidien de New-York ajoutait  que si « Martelly  veut voir plus d’Haïtiens sous les uniformes, il n’a qu’à travailler à mettre sur pied des institutions chargées de faire appliquer la loi, des unités de police communautaire,  une police des mœurs, une police frontalière et des garde-côtes ».
AHP

 

Haïti/Viol:

Johnny Jean réclame un dédommagement de 5 millions de dollars

jeudi 29 septembre 2011 à 08:52

Johnny Jean réclame un dédommagement de 5 millions de dollars aux casques bleus uruguayens l’ayant sodomisé à Port Salut.

Le juge chargé du dossier en Uruguay souhaite, cependant, se rendre en Haïti pour recueillir les témoignages de la victime.

Le  jeune Homme et sa famille qui ont abandonné leur domicile à Port Salut, seraient gardés dans un endroit secret à Port-au-Prince, s’alarme Erick Jean Baptiste, propriétaire de Père Eternel Borlette qui s’était proposé de les accompagner dans le cadre du suivi de l’Affaire.

Le commissaire du gouvernement des Cayes, pour sa part, affirme avoir transféré le dossier au bureau des Affaires juridiques du ministère de la Justice dirigé par Me. Avillon Saint Nogère.

jeudi 29 septembre 2011

29 Sep

L’armée de Martelly se dévoile

Le Nouvelliste / 28-09-11

Le président Michel Joseph Martelly veut une armée nationale de 3 500 hommes d’ici juillet 2013 et la redynamisation du Service d’intelligence nationale (SIN). Le coût de ce projet ayant diverses composantes est, selon des estimations à prendre avec des pincettes, de 95 millions de dollars américains. Les amis d’Haïti, dont les Etats-Unis, ont été mis au parfum.Entre-temps, sur la toile, certains disent que le chef de l’Etat dévoile un projet qui donne froid dans le dos…Comme quoi, il se dévoile en dévoilant son plan sécuritaire.
La création de la nouvelle force armée nationale coûtera 50 000 000 de dollars us. Quelque 15 000 000 sont prévus pour indemniser les militaires démobilisés. Et 30 000 000 seront alloués à un service civique mixte obligatoire portant l’ardoise à 95 millions de dollars us, selon un projet comportant les grands axes de la politique de défense et de sécurité nationales du président Michel Joseph Martelly dont le journal a obtenu une copie.
Le projet du chef de l’Etat comporte aussi le retour du Service d’intelligence nationale (SIN) dont les missions consistent à rechercher, regrouper, traiter, archiver l’ensemble des informations collectées par différentes entités afin de permettre aux hautes autorités de l’État d’avoir une idée exacte de la situation sécuritaire du pays et de prendre des mesures préventives contre des activités susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale.
« La fragilité de l’État haïtien aujourd’hui le rend vulnérable aux risques de troubles internes pouvant plonger le pays dans l’anarchie. Dans un tel contexte, l’État haïtien doit se doter d’outils adéquats pour prévenir ces menaces plutôt que de se mettre dans une posture défensive », d’après ce document, qui indique que les objectifs du SIN sont de prévenir et lutter contre le terrorisme ; prévenir et de lutter contre toute forme d’activités maffieuses et de réseaux de trafiquants illégaux de toutes sortes; surveiller les organisations et mouvements extrémistes qui veulent semer l’anarchie dans le pays; prévenir et lutter contre les menaces internes et externes; lutter contre la cybercriminalité et surveiller les installations et sites stratégiques ».
Le projet déjà dévoilé
Gardé dans une relative discrétion, ce projet comportant les grands axes de la « politique de défense et de sécurité nationales » a déjà été présenté à des représentants de pays amis d’Haïti dont les Etats-Unis, la France, le Canada, le Chili ainsi qu’à la Minustah et au PNUD, deux jours avant le périple du président Martelly à l’ONU, a confié sous le couvert de l’anonymat un des conseillers de ce dernier pour les questions militaires.
« Les chiffres et dates qui figurent dans le document doivent être relativisés », a-t-il confié au journal, soulignant au passage une « réception positive » du projet par les pays amis d’Haïti.
Les mots des Etats-Unis
« Nous avons assisté à un briefing avec des bailleurs de fonds dans lequel le gouvernement haïtien a présenté des informations pour la création d’une deuxième force », a confirmé pour le journal le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, Jon E. Piechowski.
« Actuellement, nous étudions cette proposition du gouvernement haïtien », a expliqué Jon E. Piechowski, qui a souligné qu’il ne pouvait pas dire pour le moment si son pays allait ou non financer la création de cette nouvelle force ou fournir de l’assistance technique.
Jon E. Piechowski a rappelé que son pays supporte la PNH. « Nous avons supporté la PNH pendant longtemps et nous continuons d’appuyer le développement de la police haïtienne ». « Les pays qui appuient Haïti ont parlé de la nécessité d’augmenter l’effectif et l’efficacité de la PNH », a-t-il ajouté.
Le RNDDH voit d’autres priorités
« La création d’une nouvelle armée n’est pas la plus importante des priorités pour Haïti après le séisme du 12 janvier », a estimé Pierre Espérance du RNDDH, soulignant la précarité de ceux qui vivent sous des tentes et le taux de chômage très élevé dans le pays.
« L’Etat haïtien ne peut même pas équiper la PNH », a signalé Pierre Espérance. « L’important, a poursuivi le militant des droits de l’homme, c’est de renforcer les unités spécialisées de la PNH pour qu’elles puissent faire leur travail ».
« Nous ne sommes pas contre l’armée, aujourd’hui, nous disons tout simplement que ce n’est pas la priorité », selon Pierre Espérance qui croit que c’est possible dans 10 à 15 ans, après la résolution de certains problèmes socio-économiques.
« Tout nouveau pouvoir en Haïti a tendance à constituer son propre groupe armé pour se consolider. L’Etat de droit ne peut fonctionner comme ça », a insisté Pierre Espérance, l’un des responsables du RNDDH qui, mi-juin, avait invité le chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, à se séparer d’ex-policiers à la moralité douteuse dans son entourage.
Selon des sources concordantes, certains responsables de la sécurité du pays dont des membres du CSPN, n’ont pas eu connaissance de ce plan. « C’est un diplomate étranger qui m’a donné une copie », a confié, laconiquement l’un d’eux au journal, mercredi 28 septembre, en début de soirée.
Ils vont créer un monstre
Sur la toile, ceux qui ont lu le document comportant les grands axes de la politique de défense et de sécurité nationales s’alarment. « Ce sont les prémices d’un Etat policier qui s’annoncent. On va surveiller les gens et assassiner au nom de la sécurité nationale », selon un observateur inquiet.
Un diagramme de différentes entités qui seront vraisemblablement surveillées par le SIN figure une catégorie qui fait le buzz dans lequel on retrouve : hôtels, casinos, bordels, médias, ect.
Comme balancier
Le président Michel Joseph Martelly avait confié sa crainte à la tribune des Nations unies à New York : Haïti, pays instable, risque de sombrer dans l’anarchie si la Minustah s’en va de manière désordonnée. Et, sans se voiler la face, il avait souligné que ceux qui réclament ce départ dans l’immédiat font de la politique pour déstabiliser le pays.
La mission onusienne, déployée mi- 2004, véritable balancier politique en Haïti, sert les desseins du chef de l’Etat qui – avec une commission composée d’experts militaires- a élaboré ce projet comportant les grands axes de la « politique de défense et de sécurité nationales ». Le président, selon ce document, « continue d’insister sur les négociations à mener avec les puissances amies d’Haïti, dont la contribution reste nécessaire pour la remobilisation de la composante militaire de la force publique tant dans sa formation technique, son entraînement que dans son équipement ».
Cette force, d’après le président Michel Joseph Martelly, doit être « une armée nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans ses opérations et qui compte dans ses rangs des professionnels (médecins, agronomes, ingénieurs, etc.), des techniciens environnementaux et des agents forestiers adéquatement entraînés. Ces cadres constitueront la base logistique du pays et les « réserves » de la force publique pour une meilleure réponse aux catastrophes naturelles ou tous autres dangers mettant en péril la vie et les biens des citoyens ».
Le plan de mise en oeuvre de cette nouvelle force, lit-on dans ce document, tient compte de l’apport éventuel de la Minustah quant à sa participation à la formation des recrues et à la disponibilité de ses bases pour les séances de formation et d’entraînement. Il comporte aussi la formation d’un effectif de 3 500 hommes sur une période de trois ans et demi, selon le chronogramme ayant par exemple, entre le 18 novembre 2011 et janvier 2012, des activités visant à finaliser le recrutement de la première promotion, l’implantation des bases militaires de l’armée de terre, des bases navales et pistes d’atterrissage jusqu’au mois de juillet 2013 où le désengagement progressif de la Minustah sera entamé.
Le président Michel Joseph Martelly, arrivé au pouvoir il y a quatre mois, avait promis de garantir la sécurité des vies et des biens et l’instauration d’un Etat de droit. L’un des quatre E…
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

Haïti/Ratification:

Rencontre ce jeudi entre Garry Conille et le G16 au complet

mercredi 28 septembre 2011 à 16:27

imagesCAAJNE1KUne rencontre entre le docteur Garry Conille et tous les membres du groupe des 16 est prévue pour ce jeudi.

Le dossier du partage des responsabilités sera au centre des pourparlers, a indiqué le sénateur du Sud-est d’est d’Haïti, Joseph Lambert.

Le portefeuille du ministère de l’environnement, sauf surprise, sera attribué au chef de file du groupe majoritaire qui avait pourtant jeté son dévolu sur  celui de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

Cette réunion sera aussi l’occasion pour Garry Conille de convaincre les parlementaires du G16 encore réticents de voter en sa faveur

Conille, il y a un peu d’eau dans le gaz

Voté à l’unanimité par la Chambre des députés, Garry Conille peine à renouveler l’exploit au Sénat qui détient désormais la clef de la Primature. Tant du côté du G-16 – majoritaire au Grand Corps – que chez le groupe minoritaire, il y a de l’eau dans le gaz. Reportage.

Jeudi 28 septembre, 10 heures a.m., Garry Connille va jouer son va-tout face au G-16, majoritaire au Sénat mais indécis sur le choix du Premier ministre désigné. Dans les locaux de la plateforme INITE, dans le quartier de Bois-Patate, M. Conille, plébiscité il y a deux semaines à la Chambre basse, sera face au bloc majoritaire pour discuter de son avenir, dans la longue marche vers le poste de chef de gouvernement. Cette ultime rencontre précédera de quelques heures le rapport de la commission spéciale chargée d’analyser les pièces du Premier ministre désigné. « Le rapport sera déposé dans l’après-midi de ce jeudi au bureau du Sénat », a annoncé Simon Dieuseul Desras, président de la commission de huit membres.
En attendant la présentation du rapport à l’Assemblée, annoncée pour le début de la semaine prochaine, les fissures sont visibles chez les tombeurs de Bernard Gousse, ex-Premier ministre désigné par le président Michel Martelly. « Il y a des voix discordantes au sein du groupe », a admis le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur du G-16. Mon devoir, dit-il, est d’évacuer le malaise et trouver la formule que le groupe des 16 sénateurs, majoritaire au Sénat, puisse réaffirmer sa cohésion habituelle.
La divergence sur le choix de Conille serait d’ordre idéologique, selon le sénateur du Sud-Est. Certains collègues hostiles à la politique néolibérale, a expliqué le sénateur Lambert, considèrent le Premier ministre désigné comme un transfuge de Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis, symbole du capitalisme. « Ça suffoque et a des répercussions sur le groupe », se désole Joseph Lambert, qui attend l’ultime rencontre qui se tiendra avec Garry Conille avant de fixer la position éventuellement commune de sa bande.
L’apôtre de la politique anti-néolibérale au sein du G-16 se nomme Moïse Jean-Charles, déjà en opposition au chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly. « Nous sommes divisés au sein du groupe et je ne suis pas prêt à violer l’article 157 de la Constitution », lance-t-il tout de go dans un entretien au journal. Le bruyant sénateur a ajouté, « j’ai été toujours contre l’application de la politique néolibérale dans le pays et je ne peux pas agir en dehors de mes convictions idéologieques. »
Membre de la commission spéciale chargée d’analyser les pièces du Premier ministre au Sénat, l’ex-maire de Milot dit avoir rélevé des anomalies dans certains des vingt-quatre documents déposés. Le parlementaire – qui traite avec son collègue Willy Jean-Baptiste la question de la résidence et de la Carte d’identification nationale du Dr Conille – s’est gardé de rélevées la nature des irrégularités révélées dans les pièces du prétendant à la Primature. Chose certaine, a assuré Moïse Jean-Charles, « le vote sera politique tout court ». L’aspect technique, a implicitement indiqué le sénateur, ne servira que de prétexte.
Interrogé sur les tendances du vote au sein du G-16, l’ancien conseiller de René Préval ne veut pas avancer de chiffres. « La voix minoritaire sera très importante », a fait savoir Jean-Charles à la veille de la rencontre de son groupe avec le Premier ministre désigné. Cette rencontre précédera l’acheminement avant la fin de la semaine du rapport de la commission spéciale au bureau du Sénat. La présentation du rapport à l’Assemblée des sénateurs pourrait avoir lieu le 3 octobre prochain.
Membre lui aussi du G-16, le sénateur Lucas St-Vil n’est pas hostile au choix de Garry Conille comme Premier ministre. « Il faut doter le pays d’un Premier ministre pour mettre fin aux nombreux cas d’irrégularités constatés dans les ministères et à la présidence », a mis en avant le sénateur du Nord-Ouest. Le chef de l’Etat, estime l’ancien coordonateur de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), utilise l’absence d’un gouvernement légitime pour multiplier ses irrégularités. Au-delà de sa sympathie pour le Premier ministre désigné, le sénateur St-Vil se dit prêt à voter selon les consignes du G-16. « La position du groupe sera la mienne », a fait savoir le parlementaire, qui évalue à 75% les voix du G-16 favorables à la ratification du choix de Garry Conille.
Déchirure chez les minoritaires aussi
Le choix du médecin qui a fait carrière dans le système des Nations unies ne fait pas non plus l’unanimité au sein du G-12, minoritaire au Sénat. « La déchirure est très grande en notre sein », a noté le sénateur Francisco De Lacruz. Ce groupe composé de sénateurs de diverses tendances politiques, a précisé l’élu du Plateau central, est une alliance circonstancielle. Le parlementaire se dit prêt à voter dans le sens de la plateforme Alternative dont il fait partie, « Sauf s’il y a de graves irrégularités dans le dossier de Garry Conille ». Jusque-là, la plateforme Alternative représentée par neuf membres au Sénat n’a pas encore donné de consignes à ses membres. Ses membres à la Chambre des députés avaient approuvé le choix de Conille, plébiscité d’ailleurs par tous ceux qui avaient répondu à l’appel nominal.
Tonitruant comme d’habitude, le sénateur Andris Riché s’est relativement calmé à l’approche de la présentation du rapport de la commission qui passe au crible les pièces du Premier ministre désigné. « J’attends un Premier ministre rassembleur, capable de sauver ce qui reste à sauver dans le pays », philosophe le pasteur devenu sénateur pour la deuxième fois consécutive. Anxieux après le vote massif obtenu par le Premier ministre désigné à la Chambre basse, le sénateur assimilait à « une honte » la décision des députés. Coordonnateur adjoint de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) l’une des composantes de la plateforme Alternative, le sénateur Riché attend le rapport de la commission spéciale pour « voir si les pièces de Garry Conille sont conformes aux prescrits de l’article 157 de la Constitution ».
Steven Benoît en mode silence
Dressé, la veille, en opposition au chef de l’Etat, le sénateur Steven Benoît s’est gardé de révéler le sens de son prochain vote. « En tant que membre de la commission chargée d’analyser les pièces du Premier ministre désigné, je ne peux pas émettre d’opinion sur le sens de mon vote ; mais je sais comment je vais voter », a déclaré le sénateur de l’Ouest sur les ondes de Magik 9. Le père de la loi sur le salaire minimum a énuméré, mardi, les douze dérives de son ami Michel Joseph Martelly dans la gestion du pouvoir, avant de passer à l’opposition. Le pays va mal, dit-il, je passe à l’opposition. Le sénateur Benoît n’a pas indiqué encore si son opposition ira jusqu’à bloquer un Premier ministre désigné par l’ancienne vedette du compas direct.
Électron libre au Sénat, Jean-Hector Anacacis, lui, n’attend les consignes d’aucun groupe pour faire son choix. Le parlementaire – qui ne s’est pas encore remis du vote massif accordé par les députés à Garry Conille – fera abstention le jour du vote. « Je suis étonné de voir l’Assemblée des députés ratifier le choix de Garry Conille sans débat et sans aucun souci pour les articles 52 et 52.1 de la Constitution, qui stipulent clairement qu’à la qualité du citoyen se rattache le devoir civique et qu’il faut voter aux élections sans contrainte », a tempêté Jean-Hector Anacacis.
Une abstention qui risque de ne pas valoir de pesant d’or dans la balance si la majorité approuve le rapport qui, selon le sénateur Nènèl Cassy, serait à 70% favorable au choix de Garry Conille.
Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr

Félix Léger : nouveau chef du parquet de Port-au-Prince

Le nouveau commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Félix Léger annonce qu’il va travailler d’arrache-pied, afin de traiter certains dossiers qui sont dans les tiroirs du parquet depuis quelques temps.
Dans une interview accordée à Radio Télé Métropole Me Félix Léger a fait remarquer qu’un protocole de travail des magistrats a été créé en vue de faire le suivi de certains dossiers.
Le magistrat promet par ailleurs de poursuivre le programme « pas un jour de plus » initié par la doyenne du tribunal civil de Port-au-Prince, Jocelyne Casimir, afin de lutter contre la détention préventive prolongée.
Le nouveau commissaire du gouvernement a critiqué la méthode de travail de ses prédécesseurs. Il affirme qu’il envisage de privilégier les procédures techniques en ce qui concerne certains dossiers pendants.
Il fait appelle à la compétence et à la bonne foi des magistrats en vue de faire avancer les dossiers en dépit de leur maigre moyen.
Rappelons que Me Félix Léger remplace à ce poste, Sonel Jean François qui a été limogé par le ministre .ai de la justice jean Max Bellerive qui n’était pas content de certaines décisions prises par l’ancien Chef du Parquet, notamment la convocation du ministre de l’intérieur Paul Antoine Bien-Aimé.

Le 27e bulletin de l’ISPAN dédié à la Citadelle Henry

L’Institut de sauvegarde du patrimoine national vient de publier le 27e numéro de son bulletin électronique sur les biens immobiliers à valeur culturelle et historique d’Haïti. L’équipe de l’ISPAN consacre cette nouvelle publication notamment à la Citadelle Henry, l’une des prodigieuses forteresses de notre temps, classée au patrimoine mondial de l’humanité, et à la cathédrale du Cap vandalisée.

La Citadelle Henry, précédée du Bastion Coidavid, son principal élément d’identification

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La Batterie Coidavid et son éperon

Le palais du gouverneur de la Citadelle et ses dépendances

La cathédrale Notre-Dame de l’Asomption du Cap-Haïtien

Ce nouveau numéro s’inscrit dans le contexte historique et social qui a conduit aux fortifications érigées un peu partout à travers le pays, d’où l’essence de la construction de ce que l’architecte en chef des monuments historiques de France, Georges Duval, appelle « une oeuvre cyclopéenne » dans le département du Nord, dépassant le cadre fonctionnel strict d’un ouvrage militaire de défense pour se transformer en un monument, dédié à la victoire de 1803.
« L’attente d’un retour en force vengeur français est à craindre et entrave tout effort de construction du nouvel Etat. Pour parer à toute éventualité, un train de mesures est immédiatement pris. […] Tirant leçon de toutes les expériences précédentes de défense de ce territoire, Haïti va produire, en ce début de siècle, une série de fortifications jusque-là inédite dans les Amériques, correspondant aux exigences de défense d’une nation. Pas moins d’une trentaine d’ouvrages de défense seront érigés […] », lit-on dans le bulletin de l’ISPAN récemment publié sur le web.
La Citadelle Henry, selon le bulletin, est une pièce hors norme, tant par ses surprenantes dimensions que par la force de son symbolisme, de ce prodigieux réseaux d’ouvrages militaires. Cette forteresse est une singularité, un laboratoire social, une expérience unique dans l’histoire des premières années qui suivirent l’Indépendance, alors qu’en France, les débats se poursuivent autour de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. L’appel à la liberté et à la révolution qui fait grandement écho à Saint-Domingue à la fin du XVIIIe siècle.
Ils ont érigé dans le Nord la Citadelle Henry, « Une montagne sur la montagne », dont la silhouette massive, haute de quarante-cinq mètres, renferme d’importants trésors. Mais le lecteur relèvera que c’est surtout de l’artillerie militaire, notamment d’anciens canons se trouvant au sein de cette forteresse, dont parle le périodique de l’ISPAN. Son plan s’étalant sur un hectare et ses batteries, ses magasins, ses casernements, ses poudrières, ses escaliers s’étageant sur cinq niveaux, forment des paysages réels qui évoquent les dessins imaginaires gravés par Piranèse.
Le Bulletin, qui a fait des recommandations au Centre historique de Port-au-Prince, s’est arrêté à la ville du Cap-Haïtien après les actes de vandalisme perpétrés contre le monument aux Héros de la Bataille de Vertières et la profanation de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption en août dernier.
Le 27e numéro, une publication de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) destinée à informer le public sur l’actualité de la protection et la mise en valeur des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d’Haïti, termine avec la chronique des monuments et sites historiques d’Haïti.
Angie Marie Beeline Joseph
jbeeline@gmail.com

Inauguration du programme FORMAT de Yélé Haïti à Jacmel

La fondation Yélé Haïti a inauguré officiellement son programme de Formation professionnelle aux Métiers de l’Accueil touristique (FORMAT) au cours d’une cérémonie organisée à Jacmel, ce mardi 27 septembre 2011. Financé par Yélé Haïti et soutenu par le ministère du Tourisme, ce programme de formation est un projet pilote destiné à former 120 étudiants aux compétences de base de l’accueil hôtelier et des services touristiques.

L’ensemble des bénéficiaires du programme FORMAT.

(Photo: John Smith Sanon)

Derek Johnson, président de Yélé Haiti.

(Photo: John Smith Sanon)

Parris E. Jordan, président de HVS pour la région Caraïbes.

(Photo: John Smith Sanon)

L’inauguration du programme FORMAT de Yélé Haïti, dont l’objectif est d’accélérer la préparation des ressources humaines et de stimuler la croissance de l’industrie touristique « ré-émergente » d’Haïti, a eu lieu à l’école ménagère Anne-Marie Devarieux, annexe de Jacmel. La cérémonie s’est poursuivie à l’hôtel Cap Lamandou où une conférence de presse a été donnée par les initiateurs de ce projet pour en expliquer les différents points.
Pour concrétiser ce projet, Yélé Haïti s’est tournée vers HVS, une compagnie internationale spécialisée dans le conseil et les services en accueil touristique, explique Mme Claire Marie Massé, qui dirige le centre de formation de FORMAT. Ensemble, les deux partenaires ont retenu des formateurs pouvant faire bénéficier de leur expérience internationale, des enseignants haïtiens recrutés localement pour travailler ensemble durant les 6 mois du programme. Le cursus se concentre à la fois sur la formation générale aux services à la clientèle et les compétences hôtelières spécifiques dans des services comme le ménage (housekeeping), la réception (front desk) et boisson-restauration (Food and beverage), selon les explications fournies par madame Claire Marie Massé, également directrice de la Maison ménagère Anne-Marie Desvarieux, où se déroulera cette formation durant les six mois.
Selon Mme Massé, qui a conduit l’évaluation des candidats, 205 étudiants ont postulé pour bénéficier de cette formation, et 120 ont été retenus à l’issue d’une évaluation du niveau et des capacités des postulants dans 3 langues: créole, français et anglais. Le niveau minimum requis était la 9e année fondamentale.
Faire d’Haïti la première destination touristique dans la Caraïbe, tel est l’objectif poursuivi par le président de Yélé Haïti, Derek Johnson, qui explique que son organisation se concentre aujourd’hui sur l’aide à la reconstruction des vies en imaginant et en mettant en oeuvre des programmes qui permettent de trouver un emploi et des formations.
« C’est ce que ce programme FORMAT se propose de concrétiser, en donnant formation et assistance professionnelles à des Haïtiens qui sont prêts, capables et désireux de travailler, mais à qui il manque les compétences ou les opportunités nécessaires », ajoute-t-il.
Apres avoir fait un survol sur tout le pays, Derek Johnson a fini par faire choix de Jacmel (étant déjà une destination touristique) pour entamer ce programme parce que, selon lui, là-bas, plus d’entreprises étaient prêtes à accueillir les nouveaux employés.
«Des discussions sont déjà en cours avec le ministère du Tourisme pour explorer les possibilités de programmes de formation dans d’autres villes du sud d’Haïti », informe-t-il.
M. Johnson révèle que ce programme, financé à hauteur de 300 000 dollars, a nécessité cinq mois de planification, afin d’avoir un impact concret et durable. « Il a fallu d’abord chercher des emplois tout en préparant la formation », affirme-t-il, indiquant qu’un quart de ces 120 étudiants, qui proviennent de Jacmel et de ses environs, ont déjà un emploi dans l’hôtellerie. « L’ambition et la volonté de Yélé Haïti de trouver des opportunités d’emploi pour les futurs diplômés avant même de lancer le programme FORMAT représentaient un point crucial dans les efforts de la fondation. Résultats: les placements dans des hôtels, restaurants et bars locaux ainsi que d’autres opportunités dans le secteur du tourisme ont déjà étés identifiés pour près de 75 % des étudiants inscrits », fait-il remarquer.
Le directeur exécutif du programme, Parris E. Jordan, président de HVS pour la région caraïbe, met l’accent sur le fait qu’Haïti est située au bas de l’échelle en ce qui a trait aux chambres d’hôtel dans la Caraïbe. Cependant, souligne-t-il, Haïti est classée numéro quatre dans l’ordre des pays en construction de chambres d’hôtel dans la Caraïbe. « Bientôt, il y aura beaucoup de chambres, il faudra donc des gens pour travailler », ajoute-t-il.
« Ce programme, concocté sur mesure pour Yélé Haïti, devrait donner les moyens d’améliorer de façon significative les services de base à Jacmel, de stimuler le retour des visiteurs et l’économie locale en maintenant les efforts sur le long terme », confie Parris Jordan.
Le maire de Jacmel et le délégué départemental de l’Ouest, Pierre Michel Lafontant, présents à la cérémonie, ont remercié les initiateurs du programme et tous les autres acteurs ayant participé à sa réalisation. Ils espèrent que les jeunes pourront tirer un grand avantage de cette initiative qui, selon eux, vient toucher deux problèmes majeurs du pays : l’éducation et le chômage.
Notons que le lancement de ce programme coïncide avec la journée internationale du tourisme, 27 septembre, célébrée cette année autour du thème « Le tourisme et le rapprochement des cultures ».
John Smith Sanon
jsmithsanon@gmail.com

mercredi 28 septembre 2011 (2)

28 Sep

Joseph Lambert convoite le porte feuille de l’environnement

imageLe chef de file du groupe majoritaire au Sénat, Joseph Lambert, souhaite occuper le porte feuille de l’environnement dans le prochain gouvernement. Si on m’offre le ministère de l’environnement et si mes collègues du groupe des 16 l’approuvent je suis disposé à apporter ma contribution pour relever les défis dans le secteur de l’environnement précise le sénateur Lambert.
Il a jeté son dévolu sur le ministère de l’environnement en raison de l’inaccessibilité du ministère de l’intérieur notamment. Dans le cadre des négociations visant un partage des responsabilités les sénateurs Joseph Lambert et Carlos Lebon ont eu une séance de travail hier avec le chef d’Etat, Michel Martelly.
Le sénateur Lambert n’a pas voulu fournir plus de détails sur les postes ministériels accordés au groupe majoritaire en vue de faciliter la ratification du Premier Ministre désigné, Gary Conille. Il assure que des représentants du groupe feront partie de la prochaine équipe gouvernementale.
La Première rencontre entre M. Conille et les membres du groupe des 16 aura lieu demain jeudi.
Le partage des responsabilités sera à l’ordre du jour de cette réunion cruciale avant la séance de ratification. M. Conille devra convaincre certains sénateurs dissidents du G 16 qui refusent d’envisager un vote favorable lors de la prochaine séance de ratification.
Joseph Lambert n’a pas voulu préciser le nombre de voix discordantes estimant qu’on ne peut parler à ce stade de dissidence. Les sénateurs opposés à toute politique néolibéral sont manifestement hostile à M. Conille, insiste le chef de file de l’Inité qui promet de tout mettre en œuvre en vue de trouver un consensus au sein du groupe.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Rupture politique entre Steven Benoit et le Président Martelly

28/09/2011 10:08:12

Haïti - Politique : Rupture politique entre Steven Benoit et le Président MartellyLe Sénateur Steven Benoit, considéré jusqu’à présent comme un ami personnel du Président Martelly, a désavoué et dénoncé publiquement hier, lors d’un point de presse « …des dérives [du Président] qui vont de la violation de la Constitution à des décisions unilatérales et suspectes » qui se sont produites ces 4 derniers mois.

Steven Benoit, a cité en exemple : la décision du Président de publier les résultats des élections partielles pour deux circonscriptions alors que le CEP n’avait pas donné les résultats pour ces circonscriptions, la non-publication de la constitution amendée depuis plus de trois mois, l’intention du Chef de l’État de former un Conseil électoral Provisoire pour une durée de 2 ans alors que la Constitution amendée prévoit un CEP permanent, le dysfonctionnement de la Cour de cassation où des juges attendent toujours d’être nommés, l’intention du Président de demander une reconduction de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) alors qu’il avait fait campagne contre la CIRH lors des élections, la nomination irrégulière de Directeurs généraux et délégués départementaux, la présentation exclusivement à la communauté internationale du plan de constitution d’une nouvelle force de défense nationale, la constitution du fonds pour l’éducation en dehors des normes légales….
« 
L’ami du Président », visiblement déçu passe avec véhémence dans l’opposition, et ses déclarations confirme la rupture politique avec le Chef de l’État « Oui, je suis dans l’opposition parce que le pays fonctionne très mal. La situation est trop grave, je me vois contraint de sortir de mon silence ».
«… dimanche à mon grand étonnement le Président a déclaré que c’est lui qui est le Conseil Électoral finalement, il y a trois mois lorsqu’ils ont publié les résultats des élections des députés il y avait quatre députés qui sont resté dehors, mais après trois mois au lieu que le Président prenne des dispositions pour faire de nouvelles élections pour ces quatre circonscriptions […] nous constatons qu’une entente qui a été trouvée… Pendant quatre mois, personne ne s’est occupé de ces quatre circonscriptions et subitement le Président connait qui a gagné, il décidé qu’il va publier les résultats pour deux, et qu’il va laisser les deux autres dehors […] je pense que c’est une faute grave. Ce n’est pas le Président de la République qui est membre du CEP, ce n’est pas le Président qui doit décider pour la population pour ces quatre circonscriptions qui est supposé être députés […]
le Président a fait campagne contre la CIRH, toute le monde, ou la plupart de nous, étaient d’accord que la CIRH est un véritable « gagòt ». Le Président a dit que 4 milliards de dollars avaient été gaspillés, maintenant le Président fait l’éloge de la CIRH et se prépare pour demander une reconduction tacite de cette Commission, alors que nous savons que la CIRH sort d’un loi d’urgence de 18 mois […] après 18 mois, on ne peut pas dire le le peuple est toujours dans l’urgence, et après après 18 mois et 4 milliards de dollars, le peuple est toujours sous les tentes! Donc aujourd’hui, il faut que quelqu’un me dise quelle est la raison de la reconduction de la CIRH […]
…le Sénat de la République a passé une résolution
http://www.haitilibre.com/article-3865-haiti-securite-retrait-de-la-minustah-resolution-au-senat.html qui demande le départ de la Minustah, un départ progressif […] le Président part pour parler à l’ONU […] et les Sénateurs et les Députés, qui sont co-détenteur de la souveraineté nationale ne savent même pas ce que le Président va dire au nom du peuple haïtien! Nous avons fait notre devoir, nous avons donné des messages clairs, le peuple à travers nous, a dit qu’il ne voulait plus de la Minustah […]  il est temps que ces personnes partent, pour que nous ayons nos propres militaires…»
http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html
Concernant le Fonds pour l’éducation, Steven Benoit déplore et se questionne «…Tout les pays l’a dit, tout les consulats et les experts l’on dit pour avoir une chose comme ça, il faut qu’il y est une loi, parce que la Constitution est claire : il y a deux entités qui ramassent l’argent pour le pays la Direction Générale des Impôts (DGI) et l’Administration Générale des Douanes (AGD).
Le Président ne veut pas entendre et voir, il a déclaré que c’est lui qui va gérer ce fonds avec un groupe de personnes […] aujourd’hui nous ne savons pas combien d’argent a été prélevé sur les transferts d’argent et les appels téléphoniques et nous avons entendu que ce fonds va payer l’école.. Là encore ce sont des anomalies, c’est une violation flagrante de la Constitution et la BRH doit venir donner des explications, la Cour des Comptes doit donner des explications, comment ces personnes ont permis au Président de faire ces dérives, alors que j’ai entendu que ces fonds sont dans un compte à la BRH […]
Je dis au Président, attention, les Sénateurs ont été élus de la même façon que vous, il y en a qui ont été élus avant, et lorsque que vous partirez il y en a qui seront toujours au pouvoir, donc il faut faire attention […] »

HL/ HaïtiLibre

 

Résidence, CIN, impôts, l’avocat du Dr Conille explique

28/09/2011 12:09:54

Haïti - Politique : Résidence, CIN, impôts, l’avocat du Dr Conille expliqueAlors que plusieurs Sénateurs mettent en doute l’authenticité de certaines pièces du Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille et veulent s’assurer en personne, que ce sont bien les institutions en questions, qui ont délivré certains documents, Me Kedler Augustin, avocat du Dr. Garry Conille s’est expliqué sur les pièces responsables de l’inquiétude de ces Sénateurs.
Question de résidence :
«…la question de résidence est à mon avis épuisée, il y a plus de doute que Garry Conille est un fonctionnaire public, d’ailleurs nous avons non-seulement prouvé cela par des textes, mais nous avons publié une photo où M. Garry Conille remettait ses lettres de créances au Chef de Gouvernement du Niger […] Les diplomates bénéficie du principe de l’extra-territorialité, ce principe dit clairement que la personne garde encore sa résidence en Haïti. »
Absence de la Carte d’identification Nationale :
«…Il faut quand même se référer à la Constitution, au niveau de l’article 11 qui fait obligation aux citoyens d’avoir leur Carte d’Identification Nationale. Je signale aussi, qu’il y a l’article 3 qui fait obligation à l’État de délivrer la Carte d’Identification Nationale. Il y a donc deux obligations : l’obligation faites aux citoyens de retirer leur carte, mais aussi une obligation faite à l’État de délivrer cette carte. Dans l’accomplissent de cette première obligation prévue par l’article 11, est-ce que Garry Conille avait fait la demande de sa carte d’identification nationale ? Je ne peux pas répondre, il y a un certificat délivré par l’ONI qui justifie que le citoyen avait fait la demande de sa carte d’identification nationale, la réalité, ce qu’elle est, c’est que jusqu’à présent nous ne constatons pas cette carte dans le dossier »
Déclaration définitive d’impôts :
«… Un fonctionnaire public, en droit international, bénéficie de ce qu’on appel de l’exonération d’impôt. M. Garry Conille, a versé dans le dossier des pièces, par prudence, car il ne voulait pas être pris à partie, pensant que les les gens n’allaient pas comprendre les règles de droit international, il l’a fait, mais il n’était pas obligé parce que je crois qu’il a déjà payé près de 992,000 gourdes. C’est une exonération prévue par les conventions […] un citoyen qui bénéficie du statut de fonctionnaire international ne doit pas payer [d’impôt dans son pays], il n’y a pas un risque de manque d’imposition, mais un risque de double imposition, le fonctionnaire risquant [sans cette loi] d’être imposé, à la fois dans le pays d’accueil et dans le pays où il vit…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3892-haiti-politique-la-commission-du-senat-reporte-le-depot-du-dossier-du-dr-conille.html
S/ HaïtiLibre

 

Vers la finalisation du rapport de la commission spéciale

mercredi 28 septembre 2011 à 07:18

imagesCACHZT05La commission sénatoriale spéciale pourrait présenter son rapport à l’Assemblée des Sénateurs avant la fin de cette semaine.

C’est le sénateur du Centre (Ouest d’Haïti), président de la Commission qui en a fait l’annonce, soulignant que le premier ministre désigné aurait fourni des explications sur les documents à l’origine de la controverse à savoir les certificats de résidence et la carte d’identification nationale.

“Nous n’avons aucun intérêt à laisser passer le temps, a déclaré Dieuseul Simon Desras, indiquant que la commission fait son travail comme cela se doit et non pour faire plaisir à certaines personnes”, conclut-il.

 

Le Président Martelly en réunion de travail avec le Club de Madrid

28/09/2011 13:12:07

Haïti - Politique : Le Président Martelly en réunion de travail avec le Club de MadridLe Président Michel Martelly accompagné de plusieurs Sénateurs a eu mardi 27 Septembre 2011, une réunion de travail avec une délégation du Club de Madrid composée de : Joe Clark, ex. Premier Ministre du Canada, Cassam Utem, ex. Président de la République de Maurice, Maria Elena Aguero, Secrétaire Général adjointe du Club, Juan Gabriel Valdés, Ancien Responsable Onusien, Nacho Espinosa, ex. Officier de Programme, Club de Madrid et Sandra Dorzin, Experte locale du Club de Madrid.
Le but essentiel de cette cinquième mission en Haïti, selon Juan Gabriel Valdès, est d’appuyer le Président et de partager avec lui leur expérience en tant qu’hommes d’Etat. M. Cassam Utem de l’Ile Maurice a ajouté que le Club de Madrid veut se mettre à la disposition du Président Martelly en lui apportant tout le soutien possible à partir de leur expérience personnelle.
Rodolphe Joazile qui participait à cette réunion à fait savoir
«…le Club de Madrid est un club qui est composé d’anciens Premier Ministres et Présidents […] nous avons une longue tradition de travail avec eux et aujourd’hui ils voulaient s’assoir avec nous, pour partager leur expérience avec nous et vice versa, tant sur le fonctionnement du Sénat que sur les rapports entre le Sénat et l’Exécutif, entre le Sénat et le judiciaire et les autres acteurs de la société civile.
Nous avons échanger nos idées […] nous avons parler de notre vécu, de nos frustrations et comment nous fonctionnons. […] le Sénateur Kély Bastien a présenté le cadre général du fonctionnement du Sénat […] la Sénatrice Edmonde Beauzile a présenté le vécu et le quotidien des parlementaires, Députés et Sénateurs, les Sénateurs François Anik Joseph et Jocelerme Privert ont fait également des interventions. C’était l’occasion pour tous ces sénateurs d’expliquer aux membres du Club de Madrid , à la délégation comment le sénat fonctionne, le rapport du sénat avec les autres branche du pouvoir, législatif, judiciaire, exécutif et la société civile… […]
…je leur ai rappelé que le Sénat avait voté une résolution
http://www.haitilibre.com/article-3865-haiti-securite-retrait-de-la-minustah-resolution-au-senat.html qui demande que les troupes de la Minustah quitte Haïti, au plus tard le 15 octobre 2012. Bien qu’ils ne soient pas la Communauté l’international proprement dit, […] nous leur avons demandé, qu’ils plaident pour nous [cette question] au sein de leur gouvernement. »

En savoir plus sur le Club de Madrid :
Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l’expérience unique de ses membres – 80 anciens Chefs d’Etat et Gouvernement de plus de 56 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d’anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politiques.
S/ HaïtiLibre

 

Le club de Madrid appelé à aider les Haitiens avec le retrait des casques bleus

28/09/2011 12:35:00 Auteur(e) La Redaction

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Le dossier du retrait  des casques bleus de l’ONU (Organisation des Nations Unies) d’Haiti était ce mardi au centre d’une rencontre entre le Sénat et des représentants du Club de Madrid arrivés la veille en Haiti pour une visite de 4 jours.
Le président du grand coprs, Jean Rodolphe Joazile, a fait savoir que ses collègues ont demandé aux membres de la délégation de les aider a obtenir le départ de la Minustah en octobre 2012 et cela a-t-dit, a travers des plaidoyers auprès de leurs gouvernements respectifs.
Il a redit que ce départ doit être préparé, progressif, ordonné et définitif. « Nous les avons infomés qu’une résolution a récemment été votée en ce sens au Sénat », a indiqué M Joazile.
Le president du grand corps a également indiqué que le dossier du choléra que les  casqus bleus sont accusés d’avoir introduit en haïti  suivant plusieurs études réalisées par des experts internationaux, ont été evoqués de même que la question des abus sexuels et des violences
Pour tout cela, a-t-il dit, il faut que le pays soit réparé. Cependant, cette réparation ne doit pas être forcément financière, a fait remarquer le parlementaire,  ajoutant que les Nations Unies ont pour devoir d’aider le pays a combattre l’épidémie.
Jean Rodolphe Joazile a souligné  que cette rencontre avait également pour objectif de faire le point autour du fonctionnement du grand corps et  ses rapports avec les autres pouvoirs et les institutions de la société civile.
L’un des membres de la délégation, Cassam Uteen, ex-président de l’Ile Maurice, a dit prendre note des demandes formulées par des parlementaire relatives à l’améliorations ds performances du Senat et affirme que le suivi sera fait.
M. Uteen a  affirmé que cette visite s’inscrit justement  dans le cadre des démarches visant à contribuer au renforcement de la démocratie en Haïti.

AHP

 

Haïti – Reconstruction :

Pour Rafael Correa «l’espoir s’appelle Haïti»

28/09/2011 10:45:39

Haïti - Reconstruction : Pour Rafael Correa «l’espoir s’appelle Haïti»Le Président de l’Équateur, Rafael Correa, est arrivée mardi midi à Port-au-Prince, accompagné du Chancelier Ricardo Patiño et du Ministre de la défense Javier Ponce. Lors d’une conférence de presse à l’aéroport Toussaint Louverture au côté de son homologue, le Président Michel Martelly, le Chef de l’État équatorien a déclaré que c’était un plaisir pour son pays de contribuer à la Reconstruction d’Haïti « Haïti fait parti de la grande patrie, c’est notre sœur, c’est un peuple durement frappé mais jamais vaincu voilà tout. Nous confirmons notre affection et notre entière solidarité. Nous ne pouvons pas faire tout ce que dont Haïti à besoin, mais le peu que nous pouvons collaborer, nous voulons le faire de manière efficace et sérieuse […] l’Amérique, le monde entier, doit beaucoup à Haïti et je crois que l’espoir s’appelle Haïti. »
Le Président Martelly a adressé ses remerciements au gouvernement équatorien pour sa contribution à la reconstruction d’Haïti. Il a particulièrement salué les travaux d’infrastructures réalisés par la Compagnie des Ingénieurs Militaires de l’Equateur dans la commune de Petite Rivière dans l’Artibonite [entretien des routes, construction de logements (camps Lambert) et d’écoles en béton armé, construction d’un pont de 30 mètres sur la rivière Ester, murs de gabions sur les canaux d’irrigation, drainage etc…] Ces travaux, coordonnés par l’Equateur dans le cadre de l’UNASUR, ont coûté plus de 13 millions de dollars, selon l’Acte de remise des œuvres et des biens approuvés par les deux Présidents [incluant des dons d’équipements : camions-bennes, camions citerne, niveleuses, excavatrices, chargeuses…
«… l’importance pour nous aujourd’hui, c’est de voir dans quel mesure l’on peut continuer à travailler avec ce contingent et avec l’Équateur au travers cette coopération […] Dans le cas de ces projets de solidarité, apportés par nos frères Équatorien, par le Président lui-même, on voit les résultats, et aujourd’hui, je vais demander au Président Correa, d’étudier la possibilité de continuer à nous accompagner. Nous sommes aujourd’hui à un carrefour important. On a la chance d’avoir au timon des affaires, un leadership qui priorise les intérêts d’Haïti, du peuple haïtien, donc, je crois qu’en le mettant côte à côte avec nos partenaires et amis, qui veulent aussi bien que nous, du bien pour notre population, le pays ne peut qu’aller de l’avant. Au nom du peuple haïtien, au nom du peuple de l’Artibonite, au nom de la République, Monsieur le Président Rafael Correa, je vous dis merci…»
A bord d’un hélicoptère, les deux hommes se sont ensuite rendus dans l’Artibonite afin d’inaugurer les travaux réalisés par les militaires équatoriens.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3902-haiti-reconstruction-martelly-et-correa-en-visite-dans-l-artibonite.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Martelly et Correa en visite dans l’Artibonite

28/09/2011 13:01:52

Haïti - Reconstruction : Martelly et Correa en visite dans l'ArtiboniteMichel Martelly, le Président de la République d’Haïti, a participé hier mardi à la cérémonie d’adieu du contingent d’Ingénieurs-militaires équatoriens, installé depuis le séisme du 12 janvier 2010 dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, dans le cadre de la mission d’Appui Equatorienne à la Reconstruction d’Haïti.
Après la signature des accords de dons constitués en des relevés géographiques de certaines régions, des interventions médicales, des matériels techniques utilisés dans les travaux d’infrastructures routières, des matériels médicaux et., le Chef de l’État, a en outre, inauguré un Pont sur l’Estère, une structure de 30 mètres de long, d’une valeur de plus 893,282 dollars américains. L’aide de cette unité équatorienne dans la région représente une assistance humanitaire considérable pour la population.
En présence de Rafael Correa Delgado, le Président équatorien, du Haut Commandement de la Police Nationale d’Haïti, de M. Rodolfo Mattarollo, l’Ambassadeur représentant du Secrétariat technique de l’UNASUR-Haïti et de quelques parlementaires, dont le Sénateur Youri Latortue, le Président Martelly a tenu à remercier la compagnie de génie militaire équatorienne pour ses différents travaux d’infrastructures routières et urbaines dont la réhabilitation de plus de 50kms de routes dans la région, la construction de ponts et de tronçons de route et le nettoyage de canaux d’écoulement de plus de 111,700 m3 d’eau. Un ensemble de travaux qui totalisent treize millions sept mille trois cent quarante-quatre (13,007,344) dollars américains.

Intervenant au Camp des militaires équatoriens, M. Martelly et M. Correa ont reconnu que les deux pays sont condamnés à s’entraider. Le Chef de l’État équatorien a rappelé les grands moments de l’histoire de l’Équateur dans sa lutte pour l’indépendance et la courtoisie des Haïtiens qui ont combattu à leurs côtés. « Notre pays est un petit pays comme le vôtre et a des problèmes similaires. Mais, les équatoriens ont beaucoup de fraternité et comprennent très bien la souffrance des Haïtiens. Ce que les militaires ingénieurs équatoriens ont accompli est peu, mais ils l’ont fait de tout cœur » a-t-il conclu.
En fin d’après-midi, le Président Martelly a offert un cocktail en l’honneur du Président Correa et ses collaborateurs. Le Président Correa est le premier Chef d’Etat en fonction à visiter Haïti depuis l’investiture du Président Martelly.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3900-haiti-reconstruction-pour-rafael-correa-l-espoir-s-appelle-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti : Sit-in de la SOFA contre la pénalisation de l’avortement

P-au-P, 28 sept. 2011 [AlterPresse] — L’organisation Solidarité des Femmes Haïtiennes (sigle créole SOFA) organise ce mercredi 28 septembre un sit-in pour réclamer la dépénalisation de l’avortement, apprend AlterPresse.

Le sit-in sera organisé devant les bureaux du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et coïncide avec la journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement.

La SOFA lutte depuis plusieurs années pour l’amendement de l’article 262 du Code pénal en vigueur qui considère l’avortement comme un crime.

En Haïti, il n’existe pas de données fiables sur la quantité d’avortements opérés. Cependant les chiffres sur la mortalité maternelle révèlent que sur chaque 100 000 naissances, 630 mères décèdent, dont 103 des suites d’un avortement clandestin. [kft gp apr 28/09/2011 9 :40]

 

Martelly veut effectivement créer une nouvelle force publique

imageLe porte-parole de la présidence Lucien Jura confirme que le président Martelly multiplie actuellement des consultations dans la perspective de la création d’une nouvelle force publique.
Intervenant à la rubrique le point de Radio Télé Métropole, Monsieur Jura a indiqué que la provenance des fonds en vue de la mise sur pied de cette force est également au centre de ces discussions.
Lucien Jura indique en outre que la question du retrait de la Minustah est fortement évoquée au niveau de la présidence ces derniers jours.
Il a tenu ses propos en réaction à une information relayée par Associeted Press selon laquelle le président de la république souhaiterait mettre sur pied une armée de 3.500 hommes.
Interrogé sur les récentes déclarations faites par le sénateur Steveen Benoit faisant croire que le président Martelly a déjà commis plusieurs dérives depuis son arrivée au Pouvoir, le porte-parole n’avait pas souhaité commenté les propos du parlementaire.
Il a tout simplement fait remarquer que la position du sénateur Benoit témoigne tout simplement de la bonne santé de la démocratie en Haïti.

EJ/Radio Métropole Haïti

mercredi 28 septembre 2011

28 Sep

Steven Benoît passe à l’opposition et alerte sur les dérives de Martelly

Passant d’un silence sonore à un divorce consommé en lâchant une « bombe », le premier Sénateur de l’ouest et ami personnel du chef de l’Etat le désavoue publiquement avec un lot de dénonciations portant sur des décisions illégales graves et une hyperprésidentialisation inquiétante

Publié le mardi 27 septembre 2011

imagesCAH34EXILe premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, considéré jusqu’ici comme l’ami de Michel Martelly, s’est érigé mardi en opposant au chef de l’Etat à qui il reproche de graves dérives dans la gestion du pouvoir susceptibles de précipiter le pays dans l’abîme, si aucun redressement n’est amorcé immédiatement.

« Oui, je suis dans l’opposition parce que le pays fonctionne très mal. La situation est trop grave, je me vois contraint de sortir de mon silence », a lâché lors d’une conférence de presse le parlementaire de l’Alternative en évoquant tout au moins une douzaine de violations flagrantes de la constitution ou de mesures qu’il n’appartenait pas au chef de l’Exécutif de prendre unilatéralement.

Il a tour à tour évoqué la non publication des amendements constitutionnels, quatre mois après leur adoption par les deux Chambres du Parlement, l’intention proclamée du Président Martelly de former un conseil électoral provisoire en vue de l’organisation des prochaines élections qui devraient être pourtant confiées à un CEP permanent, la nomination irrégulière de directeurs généraux et délégués départementaux, le dysfonctionnement de la Cour de cassation où des juges attendent toujours d’être nommés, la création sans cadre légal du Fonds national de l’éducation (FNE), la soumission exclusivement à la communauté internationale du plan de constitution d’une nouvelle force de défense nationale et le revirement du chef de l’Etat dans le dossier de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il s’apprête à renouveler le mandat.

« Je ne suis pas à la recherche de popularité », a assuré un Steven Benoît visiblement déçu de l’entame de la Présidence Martelly sur laquelle, rappelle-t-il, il n’entendait pas se prononcer jusqu’à la fin du sixième mois. Mais, la situation étant ce qu’elle est et les préoccupations ne cessant de s’accumuler, l’élu de l’ouest entendait lancer un halte-là et annoncer sa rupture politique avec l’ancien chanteur de Compas, un peu plus de quatre mois seulement après les débuts en rose de la nouvelle vie de « Sweet Micky ».

Parlant avec sa véhémence habituelle, M. Benoît a fait savoir que la dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la validation des résultats controversés des législatives d’avril dans deux des quatre dernières circonscriptions non encore représentées au Parlement. Ces élections auraient dû être annulées et reprises intégralement, s’est indigné le Sénateur de l’ouest en s’interrogeant sur les critères définis par le Palais National qui s’est transformé en organisme électorale.

Concernant le projet d’éducation gratuite si cher à Martelly, le nouvel opposant semble s’en moquer royalement à la veille de la rentrée des classes et annonce que les responsables du programme auront à rendre des comptes au Parlement, tout comme la Cour supérieure des comptes et la Banque centrale. cette dernière institution s’est directement impliquée dans le prélèvement de taxes sur les transferts d’argent qui, avec la taxation des appels téléphoniques internationaux, alimentent le FEN dont la gestion se fait dans l’opacité la plus totale.

La sortie fracassante de Steven Benoît risque d’être un coup dur pour le nouveau régime dont il semblait être un allié sûr, moyennant le respect des règles instutionnelles et du principe de la séparation des pouvoirs qui serait déjà mis à mal. spp/Radio Kiskeya

 

Steven I. Benoit, opposant déclaré de Martelly

Pour le sénateur Steven Y. Benoit, le round d’observation des actes du nouveau pouvoir est terminé. « Le pays marche mal », selon le parlementaire, décidé à ne pas se murer dans le silence.

imageLe sénateur Steven Y. Benoît passe à l’opposition. « Le pays marche mal », a-t-il dit, égrenant, d’un ton quelque peu survolté, les 12 charges de son acte d’accusation contre le président Michel Joseph Martelly, au pouvoir depuis quatre mois.
Contraint, selon lui, de sortir de son mutisme et d’écourter le round d’observation du nouveau pouvoir, le sénateur Benoît indique avoir noté la tentation du chef de l’Etat de vouloir « tout accaparer », en annonçant son intention de mettre sur pied un Conseil électoral provisoire (CEP), contrairement à ce que prescrit l’amendement de la Constitution. Martelly, sur ce dossier, affiche les mêmes tendances que René Préval et Jean-Bertrand Aristide qu’il critiquait jadis, a relevé Steven Benoît.
Nominations irrégulières
Comme un pitbull, le premier sénateur de l’Ouest s’en est pris au président, qui, d’après lui, a commis une « violation flagrante de la constitution » en nommant récemment des directeur généraux, sans tenir compte du décret sur le fonctionnement du conseil des ministres. Le Sénat attend toujours les minutes du Conseil des ministres et l’arrêté de ces nominations, a expliqué le sénateur Steven Benoît, surpris du silence du reste de la société sur cette affaire. « Le président peut nommer qui il veut, mais cela doit se faire selon les normes », a-t-il nuancé.
CIRH
« Le même président qui avait dénoncé le gaspillage de 4 milliards de dollars fait aujourd’hui des éloges en veux-tu en voilà pour la CIRH dont il s’apprête à demander une reconduction tacite », a indiqué Steven I. Benoît, qui, au passage, dénonce la situation difficile des sinistrés vivant sous des tentes, 18 mois après la création de la CIRH.
MINUSTAH
Le Sénat a adopté une résolution demandant un départ progressif de la MINUSTAH, a-t-il insisté, soulignant cependant que demander ce départ « demain matin aurait été irresponsable ». « Nous avons demandé que la MINUSTAH s’en aille au plus tard en octobre 2012 », a dit Steven Benoit, favorable au retour d’une armée nationale pour prendre le relais.
Cour de cassation
« Je trouve anormal que le président ait renvoyé au Sénat la liste. D’ailleurs, le sénat a revérifié et renvoyé la liste au président Martelly, a indiqué le sénateur Benoît. Si le président ne veut pas que la Cour de cassation et le CSPJ fonctionnent, qu’il le dise pour que l’on puisse savoir que l’on continue à nommer des juges des cours d’appel, de tribunaux de première instance, de la Cour de cassation comme on le faisait depuis 25 ans », s’est offusqué le parlementaire.
Sur les frais scolaires
« Au lieu de publier la loi sur les frais scolaires rapidement pour empêcher aux directeurs d’écoles peu scrupuleux de dépouiller les parents, le président est resté muet », s’est désolé Steven Y. Benoît, seul homme politique à avoir officiellement affirmé être passé à l’opposition du président Michel Joseph Martelly qu’il appelait son « ami ».
Roberson Alphonse / Le Nouvelliste

 

Haïti: le président Martelly veut rétablir l’armée

TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS / Publié: 27 septembre 2011 21:15

Haïti: le président Martelly veut rétablir l'armée

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le nouveau président d’Haïti a l’intention de rétablir l’armée du pays démantelée en 1995, avec une force initiale de 3500 hommes, selon un document obtenu mardi par l’Associated Press.
Le rôle de la nouvelle armée serait de surveiller les frontières d’Haïti, de maintenir l’ordre en temps de crise et de fournir des possibilités d’emploi aux jeunes, affirme le document.
Le gouvernement du président Michel Martelly propose de consacrer 95 millions $US pour former et équiper la nouvelle armée. L’objectif est qu’elle puisse éventuellement remplacer les 12 000 casques bleus de l’ONU déployés en Haïti.
«La fragilité actuelle de l’État haïtien le rend vulnérable aux risques de troubles internes qui pourraient plonger le pays dans l’anarchie», peut-on lire dans le document.
Le porte-parole du président Martelly, Lucien Jura, a affirmé mardi après-midi qu’il n’était pas au courant de l’existence de ce document. Il a référé les questions au consultant en sécurité Reginald Delva, qui a déclaré à l’Associated Press qu’il ferait des commentaires plus tard.
Haïti n’a plus d’armée depuis le démantèlement de la force militaire par le président Jean-Bertrand Aristide, après des années de coups d’État et de violations des droits de la personne.
Au cours des derniers mois, certains Haïtiens se sont dits favorables à la création d’une nouvelle armée, un signe de patriotisme, mais aussi un espoir de voir de nouveaux emplois se créer dans le pays.
Mais des organisations de défense des droits de la personne ont exprimé leur malaise face au rétablissement d’une armée connue pour ses abus.
La proposition du gouvernement Martelly circule parmi les responsables étrangers en Haïti. Pour être mise en application, elle devra toutefois recevoir l’approbation du Parlement, de même qu’un financement, qui viendra probablement de la communauté internationale.
L’Associated Press a obtenu le document d’un responsable, qui a réclamé l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à le diffuser.
Dans le rapport, le gouvernement souligne qu’Haïti ne fait face à aucune menace provenant d’autres pays, mais affirme qu’une nouvelle armée est nécessaire pour surveiller la frontière poreuse avec la République dominicaine, désormais utilisée fréquemment par les trafiquants de drogues et les contrebandiers.
Le budget du projet, baptisé Conseil national de défense et de sécurité, prévoit 15 millions $US pour dédommager les anciens militaires qui ont perdu leur salaire et leur pension quand le président Aristide a aboli l’armée. Cette mesure répondrait à une demande de longue date des militaires démobilisés.
Le document de 22 pages affirme que les responsables nommeront un état-major intérimaire et identifieront les emplacements des bases militaires à l’extérieur de la capitale. La première cohorte de soldats serait recrutée entre les mois de novembre et janvier.
Le projet appelle aussi à la création d’un «service national de renseignement», une unité spéciale qui s’occuperait des menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafics illégaux. Le service surveillerait aussi les «organisations extrémistes» et les «mouvements destinés à répandre l’anarchie».
Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, Jon Piechowski, a déclaré dans un courriel que des responsables du gouvernement haïtien avaient récemment rencontré des employés de l’ambassade pour discuter du projet.
«Nous analysons l’information qu’ils nous ont fournie pour appuyer leur projet», a dit M. Piechowski.
Un défenseur des droits de la personne a critiqué le projet, soulignant que l’armée haïtienne avait longtemps servi à écraser les mouvements démocratiques.
«Les problèmes soulevés dans la proposition sont réels, mais rien ne permet de croire qu’une nouvelle armée sera une solution efficace», a dit l’avocat Brian Concannon, directeur de l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti.
L’observateur politique haïtien Jocelyn McCalla pense quant à lui que le pays serait mieux servi par la création d’un programme pour l’emploi qui mettrait l’accent sur les jeunes.
«Une armée est la dernière chose dont Haïti a besoin en ce moment», a écrit M. McCalla dans un courriel.

 

Haïti et l’Equateur : l’unité dans la solidarité

Sous le signe de l’amitié et de la solidarité, le président équatorien, Rafaël Corréa, a effectué ce mardi une visite de quelques heures en Haïti. A sa descente d’avion à l’aéroport international Toussaint Louverture, il a été accueilli par son homologue, Michel Joseph Martelly, dans le cadre de cette brève visite marquée par l’inauguration des travaux d’infrastructures réalisés par la compagnie des ingénieurs militaires de l’Equateur dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.

Séance de signature entre le président équatorien, Rafaël Corréa, et le président haïtien, Michel Joseph Martelly

Il était aux environs 12 heures 30 ce mardi quand le président de la République de l’Equateur, Raphaël Corréa, a foulé le sol haïtien où il a effectué une visite d’amitié et de solidarité visant à renforcer les relations bilatérales entre les deux États. A son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture, le chef de l’État équatorien a été accueilli par son homologue, Michel Joseph Martelly. Par la suite, il a été salué par l’équipe présidentielle, par le sénateur Youri Latortue, par le président de la Chambre basse, M. Sorel Jacynthe, ainsi que par les membres du corps diplomatique.
Tout de suite après, le chef de l’État haïtien a, lors d’une conférence de presse conjointe donnée au salon diplomatique de l’aéroport, adressé ses remerciements au gouvernement équatorien pour sa contribution à la reconstruction d’Haïti. Le premier citoyen de la nation haïtienne a particulièrement salué les travaux d’infrastructures réalisés par la compagnie des ingénieurs militaires de l’Equateur dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.
Parlant de la vision qu’il partage avec le président équatorien, le chef de l’État haïtien a renouvelé sa foi dans le renforcement des liens avec les nations soeurs de la région dans le cadre d’une coopération Sud-Sud basée sur la solidarité et l’entraide.
Inauguration des travaux à Petite-Rivière
Après cet entretien avec la presse, le président de la République et la délégation qui l’accompagnait se sont rendus en hélicoptère à L’Estère, dans le département de l’Artibonite pour procéder à l’inauguration de certains travaux d’infrastructures réalisés par la mission militaire équatorienne dans cette commune avec le financement de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) estimé à plus de 13 millions de dollars américains, selon l’acte de remise des oeuvres et des biens approuvés par les deux chefs d’Etat.
Selon le colonel Victor Hugo Vega, ces travaux d’infrastructures ont été réalisés avec la participation de 75 hommes affectés à la compagnie militaire de l’Équateur. Ces travaux, qui se sont échelonnés sur une durée d’une année, ont permis aux soldats du contingent équatorien de réhabiliter 52 km de route reliant Carfufey/ Petite-Rivière de l’Artibonite et Jean-Denis. Durant les travaux, ils ont procédé à la construction du pont de la rivière de L’Estère avec une longueur de 30 mètres et une largeur de 20 mètres. « Nous avons aussi contribué à l’extraction, à la purification et à la distribution de l’eau potable au profit de la population de l’Artibonite, sans oublier les assistances médicales et sanitaires apportées à la population de cette région », précise le colonel Vega.
Dans ses propos, le président équatorien, qui a débuté son discours par des phrases en créole – la langue maternelle des Haïtiens -, a rappelé le rôle qu’Haïti avait joué dans l’indépendance de son pays. « Haïti est le premier pays nègre qui a eu son indépendance et qui a aidé beaucoup de nations de l’Amérique latine, particulièrement l’Equateur. L’Amérique, le monde entier, doivent beaucoup à Haïti. Je crois que l’espoir s’appelle Haïti, puisque ce pays, par le biais de Toussaint Louverture, puis d’Alexandre Pétion, a apporté son soutien à notre libérateur Simon Bolivar, pour sortir ces pays de l’esclavage, et ceci sans aucun intérêt », atteste le président équatorien.
Dans la même veine, M. Correa affirme que son pays apporte son aide à Haïti du plus profond de son coeur. « Nous sommes fiers d’apporter notre soutien au peuple haïtien, bien que nous sommes un petit pays, il y a toujours une place pour la solidarité entre les deux États. Sachez que Haïti fait partie de la grande famille des pays de l’Amérique latine », soutient-il.
D’un autre côté, le président Martelly a salué les travaux réalisés par le gouvernement équatorien à travers sa troupe au sein de la mission onusienne en Haïti. « Au nom du peuple haïtien, je vous remercie de votre support via ces travaux qui représentent le signal du développement apporté à Haïti, mais aussi le don des matériels que vous avez laissés au pays. Je vous assure que ces matériels seront utilisés à bon escient pour le bien de la population haïtienne », a martelé le chef de l’État, qui a réitéré aux habitants de Petite-Rivière son engagement en faveur de son programme d’éducation gratuite, en promettant la mise en place d’un centre de formation professionnelle au profit des jeunes de cette communauté.
A l’issue de cet échange entre les deux chefs d’Etat, le président Martelly a raccompagné son hôte à l’aéroport international Toussaint Louverture pour le retour à Quito. Notons que la dernière visite en Haïti du président équatorien date du 31 août dernier, lors de la mise en place d’un secrétariat technique et politique de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) à Port-au-Prince et du lancement d’un plan d’action en faveur d’Haïti dont le montant s’estime à environ 100 millions de dollars.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com

 

Haïti-Politique :

Nouvelle pomme de discorde entre le Parlement et Martelly ?

P-au-P, 27 sept. 2011 [AlterPresse] — A la veille de la séance de ratification du premier ministre désigné Garry Conille, le Senat et la Présidence de Michel Martelly sont à couteaux tirés sur le choix des juges de la Cour de Cassation.

Le Senat conformément à ses prérogatives avait établi une liste de 18 personnalités parmi lesquelles, le chef de l’Etat devait designer six pour occuper les postes vacant à la plus haute cour du pays. Mais Martelly a renvoyé la liste au Senat arguant que certaines personnes ne devraient pas y figurer, selon les informations disponibles.

Le Senat a de son côté renvoyé la même liste au président sans y apporter la moindre modification.

« Le bureau [du Senat] a analysé les dossiers et le bureau a jugé bon de retourner [la liste] parce que ces dossiers répondent aux critères », a déclaré le sénateur Youri Latortue à la station privée Radio Métropole, évoquant « une certaine incompréhension au niveau de la présidence ».

34 personnalités se sont portées candidates pour faire partie de la Cour de Cassation suite à un appel à candidature lancé par le Senat au mois de juillet dernier, fait savoir le parlementaire. Par vote, l’Assemblée du Sénat en a retenu 18, parmi lesquels près de 10 juges à la cour d’appel et un ancien ministre de la justice.

Pourtant, « ce n’est pas une question de sièges » indique le juriste Carlos Hercule et aucune des parties ne peut designer une personnalité pour un siège précis, souligne t-il.

Un jeu de ping-pong inquiétant ?

Le refus de Michel Martelly de considérer la liste du Senat n’est pas sans rappeler un fait apparemment similaire survenu récemment au niveau du Conseil supérieur de la Banque de la République d’Haïti (BRH). Des remaniements étaient prévus depuis la fin de l’année 2010 au niveau de ce conseil et Martelly les avait approuvés à son arrivée, avant de les rejeter et de remplacer trois des cinq membres de ce conseil.

La décision du chef de l’Etat avait soulevé la foudre de plusieurs sénateurs qui l’ont notamment signalée anticonstitutionnelle.

Le président compte t-il une fois de plus agir dans les limites de la Constitution, ou se passer du feu vert du Parlement, pour nommer les juges de la Cour de Cassation ? Ce nouveau bras de fer va-t-il influencer le vote du premier ministre désigné Garry Conille ?

Carlos Hercule croit pour sa part que Michel Martelly et les sénateurs trouveront « un modus operandi » pour ce qui concerne les juges de la Cour de Cassation.

« De toute façon le président et le Senat doivent pouvoir s’entendre… d’autant que la structure prévue par la Constitution en cas de litiges ouverts entre deux branches du pouvoir (Conseil de conciliation) étant inexistante, il va falloir que les pouvoirs trouvent un terrain pour pouvoir s’entendre », souligne t-il.

Pour Carlos Hercule, très optimiste, les choses vont rentrer dans l’ordre d’ici le début de la semaine prochaine et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, pourra être formé. Ce conseil, présenté comme le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, doit en effet commencer à fonctionner d’ici ce 3 octobre.

Par ailleurs, le Senat doit se pencher cette semaine sur la désignation de Garry Conille comme premier ministre. Le médecin qui a travaillé aux cotés de l’ancien président américain Bill Clinton a obtenu un vote unanime à la Chambre des députés.

Au Senat, le terrain semble beaucoup plus glissant alors que la commission mise sur pied depuis près huit jours pour étudier ses pièces n’a jusqu’ici pas rendu son rapport.

Toutefois, le sénateur Youri Latortue rassure et renouvelle son intention d’accorder un vote favorable à Conille. Au Senat, selon lui, la tendance serait plutôt de « 50-50 ». [kft gp apr 27/09/2011 13 :00]

 

Les sinistrés quitteront les places Saint-Pierre et Boyer

Après plus d’un an et demi passé sur les places Saint- Pierre et Boyer, les sinistrés du tremblement de terre de janvier 2010 vont enfin pouvoir quitter les places pour aller se loger dans une maison qu’ils choisiront eux mêmes.

Une vue du camp de la place Boyer de PV

Grâce à un projet financé par les gouvernements haïtien et américain, et géré par l’Organisation internationale de la Migration (OIM) et la mairie de Pétion-Ville, ces sans-abri provenant pour la plupart, de Nerrettes, morne Hercule et du morne Lazarre qui avaient trouvé refuge sur les places publiques de Pétion-Ville après le violent séisme du 12 janvier recevront vingt mille (20 000) gourdes pour affermer la maison de leur choix. Selon le responsable du programme, Luc Andua, ce sont les bénéficiaires qui auront à négocier avec les propriétaires des maisons désirées, ceci, pour faciliter la tâche.
D’après les explications de James Adolph , un bénéficiaire de ce programme, qui habite sur la place Saint-Pierre depuis l’événement malheureux de 2010, l’OIM était venue enregistrer les occupants en vue de leur procurer une carte leur permettant d’aller inscrire leur nom sur un registre ouvert par la mairie.
Selon M. Andua, ce programme découle du projet 16/6, d’un coût total de 70 millions de dollar us, ratifié par la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH); il vise à prendre en charge les occupants de 6 camps dans 16 quartiers prioritaires de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville. Le projet, qui s’étalera sur une durée de 5 mois, s’il n’y a pas d’imprévus, permettra de relocaliser 490 familles. Selon le responsable, ils sont actuellement à la phase opérationnelle qui consiste à enregistrer les sans-abri et à leur trouver de nouveaux abris. Suivant les révélations de M. Andua, ils paieront seulement une année de loyer. Des plateformes seront organisées dans l’objectif de faciliter des discussions entre les gens. Des petits projets permettront aux deplacés de continuer à payer leur loyer. L’organisation accompagnera les déplacés après leur déplacement, c’est ce qui différencie ce projet des autres, a affirmé M. Andua. L’objectif est donc de donner aux gens la possibilité de vivre dans des conditions acceptables, de vider les places afin qu’on puisse, par des travaux de réaménagement, leur redonner leur beauté d’antan, et enfin leur permettre de remplir le rôle réel qui a été à l’origine de leur construction, souligne-t-il.
Par ailleurs, plus d’une dizaine de gens se plaignent du fait que leurs noms ne figurent pas sur la liste affichée à la mairie de Pétion-Ville. Ce problème est en partie dû au fait que des personnes qui ont déjà bénéficié d’un autre programme soient venues postuler, précise un responsable. Toutefois, les responsables semblent avoir la situation en main.
Il faut noter qu’une petite visite sur la place Saint-Pierre nous a permis de voir que l’espace, qui jadis était réservé pour des instants de repos et de détente, reflète déjà une autre image ce mardi grâce au nettoyage qui lui manquait tant.
Gladimy Ibraïme
gla2000x@yahoo.fr

 

Martelly ne peut ne pas plaire à l’internationale

Vision 2000 / mardi 27 septembre 2011 à 18:28

Le discours présenté par Michel Martelly vendredi dernier sur l’estrade des Nations Unies visait à plaire à la communauté internationale.C’est ce qu’estime Alain Gilles, professeur à l’université, pour qui le président haïtien n’a pas réclamé le départ de la Mission de Stabilisation en Haïti, MINUSTAH, afin de s’assurer de pouvoir boucler son mandat quinquennal.

“Michel Martelly, pouvait-il tenir un discours musclé aux Nations-Unies? Pas du tout, répond l’ancien vice-recteur aux Affaires académiques à l’Université Quisqueya, se basant sur le manque de légitimité du chef de l’Etat.

Le président Martelly qui est rentré au pays dimanche, après sa  participation à la 66e  session de l’Assemblée générale  des Nations Unies, s’est déclaré, par contre, très satisfait des  rencontres effectuées dans le cadre de ces assises.

 

« Il n’y a pas de malaise mais de petits inconforts » selon Pierre Marie Boisson

« Il n’y a pas de malaise entre le président de la République et le secteur privé des affaires haïtien, contrairement à ce que soulignent certaines personnalités de ce secteur », a indiqué Pierre Marie Boisson, intervenant le vendredi 23 septembre 2011 sur les ondes de Radio Magik 9. Selon le secrétaire exécutif du Forum économique du secteur privé, les relations entre le chef de l’Etat et les représentants de ce secteur sont plutôt bonnes.
« On a déjà rencontré le président de la République à plusieurs reprises dans le cadre du forum. Il y a des perspectives de dialogue pour analyser et asseoir un ensemble de mesures qui doivent être prises pour encourager l’investissement en Haïti. Par rapport aux propos tenus par le chef de l’Etat, on ne peut qu’être optimiste », a indiqué l’économiste, qui ne nie pas la possibilité qu’il y ait de petits inconforts entre certains conseillers du président et des hommes d’affaires dans le pays. Mais pas de malaises qui puissent entraver les perspectives d’investissements, a-t-il rassuré.
Pierre Marie Boisson a toutefois exprimé ses réserves par rapport aux discours sur l’émergence d’une autre classe d’investisseurs en Haïti sous prétexte que celle qui a toujours existé a failli à sa mission. « De nouveaux investisseurs étrangers ne viendront pas faire affaires en Haïti parce qu’ils sont tout simplement des amis de Bill Clinton. Il faut créer les conditions pour les attirer, selon Boisson. « Si les investisseurs étrangers viennent, ils devront à tout prix s’allier aux hommes d’affaires nationaux qui connaissent plus que quiconque la réalité du pays et qui ne sont pas tous véreux comme on tend à le faire croire », a-t-il expliqué.
Selon Pierre Marie Boisson, le décollage d’Haïti ne dépend pas uniquement de la notoriété de Bill Clinton. « Il dépend également de la détermination du premier mandataire de la nation et de toute son équipe à s’entretenir avec les investisseurs étrangers aussi bien qu’avec les hommes d’affaires haïtiens ». Le secrétaire exécutif du Forum économique du secteur privé souhaite qu’il y ait des actions concrètes en vue de rendre Haïti plus compétitive en matière d’investissement en vue de créer plus d’emplois dans le pays. L’actionnaire de E-Power a cité par exemple le coût élevé de l’électricité qui, malgré les prix avantageux de sa compagnie, représente un handicap majeur pour l’investissement en Haïti.
Le professeur attire l’attention sur les conclusions du rapport de la commission sur la compétitivité mise sur pied par l’ancien président René Préval. « La commission avait identifié les secteurs porteurs dans lesquels on peut investir. Elle avait aussi fait des propositions en vue de créer un climat favorable à l’investissement dans le pays », a rappelé Pierre Marie Boisson, confiant quant à l’utilisation de ces conclusions dans l’élaboration du Premier ministre Gary Conille.
Le temps est au compromis
« L’absence d’un gouvernement et d’un budget empêchent les prises de décision de la part des autorités. Elle affecte aussi la volonté des investisseurs étrangers à venir s’installer en Haïti », a fait remarquer Pierre Marie Boisson appelant les différents acteurs à mettre au premier plan les intérêts de la nation.
S’agissant des rencontres effectuées cette semaine à New York par la délégation dirigée par le président de la République Michel Joseph Martelly, Pierre Marie Boisson pense que le pays ne peut pas s’attendre à de grandes choses. « Les promesses faites dans le cadre de ces rencontres ne sont pour la plupart du temps pas respectées. Quand elles le sont, elles viennent en général sous forme d’aide », a dit le secrétaire exécutif du Forum du secteur privé, avant d’ajouter que l’aide ne conduit pas au développement.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

 

Tourisme : l’ATH rend hommage aux pionniers

L’Association touristique d’Haïti (ATH) a célébré ce mardi 27 septembre ses 60 ans d’existence dans la promotion du tourisme dans le pays. A l’occasion de cette date qui marque la Journée mondiale du tourisme, l’ATH a profité pour honorer des personnalités de l’âge d’or du tourisme haïtien (les années 50) qui, d’une manière ou d’une autre, ont aidé au développement touristique en Haïti. Devoir de mémoire et de reconnaissance oblige !

(Photo: Frederick Alexis)

La fête a été à l’hôtel Montana mardi soir. Des acteurs du secteur du tourisme, des ambassadeurs et des invités s’étaient réunis pour célébrer la Journée mondiale du tourisme et du même coup les 60 d’existence de l’Association touristique d’Haïti (ATH). L’on discutait, mangeait et certains, dont le ministre du Tourisme, Patrick Delatour, le président de l’ATH, Pierre Chauvet, la danseuse nonagénaire Viviane Gauthier – pour ne citer que ceux-là – dansaient au rythme d’un excellent troubadour signé Ti-Coca, invité en la circonstance.
En 2011, les intervenants ont reconnu l’importance du tourisme dans le monde et particulièrement en Haïti, où il pourrait contribuer à la reconstruction du pays. Ils ont également reconnu qu’il est temps de redémarrer cette industrie pour faire quelque chose de « sérieux » dans le pays.
Etant donné que la journée mondiale cette année a été célébrée autour du thème : « Tourisme et rapprochement des cultures », Mme Josette Darguste du ministère du Tourisme, a invité les acteurs du secteur à une « clarification de certains concepts en vue de comprendre notre patrimoine culturel, ses composantes et ses pratiques vers un retour aux sources ».
Mme Darguste a laissé entendre que l’on ne peut pas parler de tourisme sans une réelle identité culturelle axée sur les traditions, les coutumes, les rituels, les chants, les proverbes, les contes, la gastronomie traditionnelle, les traditions artisanales, etc. « Ces éléments doivent constituer la toile de fond sur laquelle se tisse notre personnalité, notre identité », a soutenu Josette Darguste, soulignant que le tourisme et la paix sont inséparables.
« Opter pour un développement durable du tourisme, c’est non seulement assurer l’avenir d’une branche majeure d’activité, mais aussi choisir le genre de société et de culture dont chacun de nous veut faire partie », a-t-elle soutenu.
Ce n’est pas le président du comité exécutif de l’ATH, Pierre Chauvet, qui ne sera pas confiant dans le développement de ce secteur dans le pays. « Le tourisme renaît de ses cendres, 60 ans après », s’est réjoui M. Chauvet.
10 personnalités honorées
Au cours de la célébration de la  » renaissance » du secteur, l’ATH, dans un esprit de reconnaissance, a jugé important d’honorer des personnalités des années 50 qui ont aidé au développement du tourisme dans le pays, que ce soit par la danse, la musique, l’artisanat ou dans des services d’hôtellerie.
Considérée comme une représentante authentique de l’âge d’or du tourisme dans le pays, Anne-Marie Armand de « Magic Island Tour » a été la première à être honorée au cours de la cérémonie pour sa contribution dans le développement du tourisme.
Qui ne connaît pas Viviane Gauthier ? A 93 ans, elle danse encore. Pour avoir porté le folklore à travers le monde, Mme Gauthier qui a commencé à danser à 30 ans, a également reçu les honneurs et hommages de l’ATH.
Emérante De Pradines Morse, chanteuse et danseuse qui a exporté la culture haïtienne à travers le monde a été parmi les personnages honorés par l’Association touristique d’Haïti.
Il n’y a pas que la danse et la chanson ! Considérée comme l’une des pionnières de l’école hôtelière en Haïti, Fernande Jean-Pierre a également reçu des honneurs et des hommages de l’ATH. Un geste d’une grande importance pour l’intéressée dans un pays comme le nôtre.
« Dans un pays où il n’y a pas de mémoire, penser à nous, c’est beaucoup », a déclaré l’enseignante pour remercier les organisateurs de l’activité.
Wolgang Wagner, allemand ayant pris la nationalité haïtienne en 1958, animateur de l’industrie touristique haïtienne dans les années 50 ; Raymond Menaged, chauffeur guide de renom ; Gaston Baussan, qui fait aimer la vie sous-marine ; Max Fombrun, qui a abandonné ses études à la faculté des Sciences appliquées pour s’adonner au développement de l’artisanat en Haïti ; Georges Gonzalez, qui a pensé à construire des hôtels dans le pays après avoir travaillé assez longtemps dans le milieu, et Raoul Guillaume, chanteur qui a animé beaucoup de soirées dans les années 50 pour le tourisme et connu pour sa chanson sur le football – qu’il décrit comme un jeu d’association – ont tous été honorés.
Et la liste pouvait être longue ! Au nom du tourisme !
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

 

edito

Haïti: 60 ans, 50 membres, l’avenir est gros d’espérances

Emerante de Pradines, à qui hommage a été rendu ce mardi dans le cadre des 60 ans de l’Association touristique d’Haïti (ATH), a rappelé ses débuts dans un témoignage émouvant qui a retenu l’attention de l’assistance sélecte du cocktail de célébration au Montana.
La chanteuse, fille de Candio- l’un des tout premiers chanteurs à être passé à la radio- et mère de Richard Morse- band leader de Ram-, a été poussée à la chanson par Pierre Chauvet, réceptif de la glorieuse période des pionniers du secteur touristique, au début des années 50.
Connaissant son talent et son répertoire de chansons folkloriques, Pierre Chauvet -père de l’actuel président de l’ATH qui porte son nom- mit Emerante dans le circuit de ses touristes. Madame chanta nuit après nuit, jusqu’au jour où une bourse d’études lui permit de laisser le pays. Elle empochait par soirée deux cent cinquante gourdes, une fortune à l’époque.
Ainsi naissait une carrière, un secteur du divertissement et ce qui aurait pu devenir les prémisses d’un Las Vegas haïtien. C’est-à-dire l’alliance du monde du spectacle, de l’hôtellerie, des jeux et du tourisme. Dans les années 50, après la Seconde Guerre mondiale, toute une industrie prenait naissance, et à l’époque, Haïti était sur la route du jet-set et des premiers vols charters.
La suite, vous la connaissez. Une succession de mauvaises décisions et des bégaiements de l’histoire politique nous écartent depuis cinquante ans d’une industrie florissante. Nous sommes encore sur la carte des points forts qui ont un potentiel énorme… mais qui réalisent un petit chiffre d’affaires.
Ce mardi, au Montana, devant l’assemblée des membres de l’ATH qui célébraient des années de luttes plus que des saisons de récoltes, la misère du secteur s’étalait en deux chiffres : 60 et 50.
Soixante ans depuis que le secteur touristique est organisé. Une cinquantaine de membres en tout et pour tout pour l’Association.
Cette faiblesse cache le courage de ceux qui ont résisté et les efforts de ceux qui n’ont jamais lâché prise. En cette journée mondiale du tourisme, il est heureux que le gouvernement du président Martelly redonne espoir au secteur et qu’hommage soit rendu aux devanciers.
Cependant, plus que tous les plans et projets, c’est aux hommes et femmes du milieu touristique de se donner des rêves et de se doter des bonnes armes pour conquérir l’avenir.
Dans la salle, ce mardi, il y avait les fils et filles de ceux nés de pères et de mères qui ont connu les beaux jours et la déchéance du secteur; ils devront éviter les pièges du passé. S’ouvrir vers des investisseurs étrangers, décloisonner l’Association, qui doit vraiment devenir nationale.
Dans le tourisme de nos jours, c’est le nombre qui permet de faire des chiffres d’affaires, le nombre de membres est le seul indice de la force du secteur.
Comme pour les hôtels, l’association doit peut-être inventer des membres cinq ou sept étoiles et une catégorie pour les petits établissements borgnes.
Ah, il faut aussi renforcer la formation, atout maître qui permet au secteur des services de tirer son épingle du jeu. Un bon cuisinier, un bon barman, un remarquable serveur établissent la réputation d’une table, d’une enseigne.
L’année prochaine, il y aura donc des jeunes à récompenser et des employés méritants. L’avenir du secteur touristique passe aussi par ces révolutions. Non. Par ces ajustements nécessaires.
Il faut ensemencer les rêves d’avenir pour « ré-enfourcher » les chevaux de la grandeur perdue.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile nouvelle Présidente de Fusion

27/09/2011 15:44:15

Haïti - Politique : La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile nouvelle Présidente de Fusion

Au cours du deuxième congrès de la Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens, tenu à Mirebalais dans le Plateau Central, les 24 et 25 septembre 2011, les 350 délégués de la Fusion, ont élu la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile [département du Centre] à la tête du parti, ce dimanche 25 septembre. Fusion fait partie, avec L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et l’Alyans Demokratik, du regroupement politique « Alternative » deuxième force politique au Parlement après INITE.
Edmonde Supplice Beauzile succède ainsi à Victor Benoît qui occupe désormais la fonction de conseiller. Dans le même temps Ghislene Monpremier devient la nouvelle vice-présidente et Rosemond Pradel le nouveau Secrétaire Général du parti.
Dans son discours d’investiture, devant 700 délégués et invités, la nouvelle présidente s’est engagé à œuvrer en faveur des masses appauvries, à combattre l’impunité, lutter en faveur de la justice sociale et pour un développement durable. Elle a lancé un vibrant appel à tous les militants à travailler sans relâche afin de porter le parti au pouvoir en 2016.
Selon Victor Benoît et Serge Gilles [deux anciens dirigeants du parti], ce congrès marque un tournant dans l’évolution et la modernisation de la Fusion, avec l’émergence d’un nouveau leadership reposant sur les femmes et les jeunes. Après Mirlande Manigat (RDNP) Mme Beauzile, devient la deuxième femme à prendre la direction d’un parti politique en Haïti.
HL/ HaïtiLibre

 

Une première à Jacmel : Un système d’identification par les empreintes digitales

27 septembre 2011

Du 22 au 24 septembre 2011, la Police des Nations Unies (UNPol) a formé une quinzaine d’agents de la police judiciaire et de l’administration pénitentiaire sur les techniques de lecture manuelle des empreintes digitales grâce à un projet financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Une première à Jacmel : Un système d’identification par les empreintes digitales

Photo : UN/MINUSTAH

Portant essentiellement sur la dactyloscopie – technique d’identification par les empreintes digitales-, des thèmes comme la gestion des scènes de crimes, les constatations, la protection des traces et indices, la signalisation des personnes, le classement et la documentation ont également été abordés lors de cette formation.

Exécuté à titre expérimental, ce projet, fruit d’une collaboration entre le PNUD, l’UNPOL, la Direction départementale de la Police Nationale d’Haïti et le Parquet du Tribunal de Première Instance de Jacmel, concerne le département du Sud-Est.

Selon le coordonnateur terrain du projet Etat de droit du PNUD, David de Giles, « cette formation entre dans le cadre du projet justice, police et prison pour lequel le PNUD fournit son assistance technique à l’Etat haïtien ».

Parmi ses objectifs, faciliter le suivi des dossiers judiciaires des récidivistes, renforcer la capacité technique des officiers de police judiciaire dans l’identification judiciaire, établir un système de données d’identité judiciaire de toutes les personnes prévenues de crime ou délit, mettre en place un outil d’information et de renseignements judiciaires fiable qui sera à la disposition des autorités judiciaires, policières et pénitentiaires, notamment en ce qui concerne la délivrance des casiers judiciaires.
Le directeur départemental du Sud-Est de la police, le commissaire François Dukene Rodnez, s’est dit « rassuré », estimant que « dorénavant, les policiers formés s’acquitteront de leurs fonctions avec beaucoup plus de professionnalisme ».

De son côté, le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Jacmel, Me Jean Antoine Féhaud, a indiqué que cette formation « très utile facilitera beaucoup le travail et la coopération entre la police et la justice et nul ne sera arrêté à la place de l’autre ». 

Il s’agit d’un « procédé fiable » a affirmé de son côté, un des formateurs, l’officier principal de Police Oumar A. Néné, qui a notamment enseigné la dactyloscopie, car « la chance d’avoir deux empreintes identiques est très, très minime ».

«En enregistrant la population carcérale, on constitue des archives pour toute personne ayant un passé pénal », a expliqué un autre formateur, le chef du département Sud-est des UNPol, le commandant Malick Sow. 

La formation a été accompagnée par la mise en place et l’équipement d’un centre d’identification judiciaire, fonctionnel dès le 26 septembre, au sein de la Section Départementale de la Police Judiciaire(SDPJ) de Jacmel.

Rédaction: Jean Patrick  Mackintosh
Edition: Habibatou Gologo

mardi 27 septembre 2011 (2)

27 Sep

La Commission du Sénat reporte le dépôt du dossier du Dr. Conille

27/09/2011 09:31:38

 

clip_image002Le Président de la Commission spéciale chargée de l’analyse des pièces du Premier Ministre désigné, le Sénateur Simon Dieuseul Desras a annoncé hier, que le rapport sur la ratification du Dr. Garry Conille, qui devait être prêt au début de cette semaine est reporté. La Commission Sénatoriale, contrairement à celle de la Chambre basse, qui s’est contenté d’une confirmation de signature des institutions ayant délivré les pièces au Dr Conille [sans se déplacer], la Commission du Sénat veut s’assurer en personne, que ce sont bien les institutions en questions, qui les ont délivré, plusieurs Sénateurs mettant en doute l’authenticité de certaines pièces…

Le Sénateur Simon Dieuseul Desras s’est expliqué sur les causes de ce retard «… il y a deux pièces que nous ne sommes pas encore arrivé à vérifier. Tant que nous ne les aurons pas vérifiées, le rapport de sera pas prêt. Le rapport était supposé être prêt en début de cette semaine comme je l’avais dit, mais je suis sûr qu’il sera prêt avant la fin de la semaine… mais nous tenons à vérifier ces pièces, nous voulons nous assurer que c’est bien les institutions en questions qui lui ont fourni ces pièces : un certificat de l’ONI et deux autres certificats émis par la mairie de Pétion-ville et un autre par le Greffe du tribunal civil.

[…] Nous ne pouvons pas dire si notre rapport va être favorable ou défavorable. Toutefois, si l’article 157 de la Constitution est respecté, si l’article 11 du décret de 2005 est respecté, si 52.1 est respecté, le rapport a des chances d’être favorable. Mais s’il y a un point, pour une raison ou une autre, qui n’est pas respecté, le rapport sera défavorable.

D’autre part, nous avions besoin d’explications, sur des points qui étaient un peu obscures pour nous, samedi nous avons pu parler avec un des avocats de M. Garry Conille, qui nous a donné des explications. Un autre problème concernait la déclaration définitive d’impôt, nous avions constaté qu’il y avait deux adresses différentes, ils ont mis l’adresse de la personne qui a payé pour lui [Dr. Conille] en haut, et l’adresse du concerné en bas […] nous avons parlé avec un spécialise de la DGI, qui nous a dit que cela arrive tout le temps, il nous a montré 4 ou 5 autres cas où c’est arrivé… »

De son côté, le Sénateur Steven Benoît, prévoit un débat houleux et contradictoire en Assemblée lors de la séance de ratification pour lui, il ne fait aucun doute que lors du vote de ratification, il y aura des pour, des contres et probablement des abstentions.

Le Président du Sénat, le Sénateur Jean Rodolphe Joazile explique pour sa part «… il y a pas de contact avec la Commission […] nous avons seulement des contacts par écrit quand la Commission a besoin d’un expert […] Je ne suis pas allé dans la Commission pour savoir ce qui ce passe. J’attends juste qu’elle m’envoie son rapport […] L’Assemblée sera convoquée 24 heures au plus tard, après que la Commission m’aura envoyé son rapport, parce que je veux que chaque Sénateur dispose du rapport, un jour à l’avance… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3879-haiti-politique-des-senateurs-veulent-des-explications-du-dr-garry-conille.html

S/ HaïtiLibre

 

 

 

Rafael Correa est arrivé en Haïti ce mardi pour une visite de quelques heures

clip_image006Le président de l’Equateur et de L’Union des Nations Sud Américaines (UNASUR), Rafael Correa, est arrivé ce mardi en Haïti dans le cadre d’une visite officielle de quelques heures.

Le chef de l’état équatorien a été accueilli à l’aéroport international Toussaint Louverture par son homologue haïtien Michel Martelly. Les deux hommes ont donné une conférence de presse commune au cours de laquelle ils ont présenté l’objectif de cette visite.

Lors de son intervention, le président haïtien a fait remarquer que monsieur Correa profitera également de sa visite pour remettre un lot de matériels au gouvernement haïtien.

La visite du président de l’équateur en Haïti s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays, avait informé la présidence haïtienne dans un communiqué. Avant de laisser le pays Monsieur Coorea doit se rendre dans le département de l’Artibonite notamment dans la commune de l’Estère en compagnie de Michel Martelly.

Les deux hommes doivent participer à l’inauguration des travaux d’infrastructures réalisées par le contingent équatorien de la Minustah dans la zone. Notamment la construction du tronçon, de route reliant Petite Rivière de l’Artibonite à Marchand Dessalines.

Notons que c’est la deuxième visite du président de l’Equateur en Haïti.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

 

Haïti – Justice :

Désaccord sur la liste des postulants à la cours de cassation
27/09/2011 11:01:29

 

clip_image008Le Sénateur Youri Latortue, Président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat a fait savoir, que la liste des postulants aux postes de juges de la cours de cassation avait été retournée par la Présidence pour non conformité. Bien que le Sénateur Latortue dit n’avoir aucun doute sur la volonté du Chef de l’État de procéder à à la mise en place du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), il constate qu’à une dizaine de jour de la rentrée judiciaire, le vide persiste et que le dossier traîne…. Toutefois, le Sénateur reste confiant que même si la date du 3 octobre n’est pas respectée, le Président procèdera à la mise en place du CSPJ

«… Je me suis informé auprès de la présidence, ils m’ont dit que la présidence avait retourné la liste [des 18 postulants], et que les critères n’ont pas été respectés, à savoir que la personne doit avoir été juge à la cour d’appel pendant sept ans ou bien qu’elle ait milité comme avocat pendant dix ans […] aussitôt que le bureau du Sénat a reçu la liste, il a revérifié les critères en fonction des dossiers et constaté que les noms que nous avons donnés répondent à ces deux critères […]

Toutefois, s’il [le Chef de l’État] découvre qu’une personne a fait usage de faux, ou bien quelque chose d’autre, vu qu’il a le choix et qu’il doit en choisir 6 sur 18, il ne retiendra pas cette personne et mettra l’action publique en mouvement, le Président étant le garant des institutions.

[…] nous pensons que le bureau du Sénat n’a pas d’autre choix, que de rappeler à la présidence que les critères on été respectés. […] non seulement nous lui avons soumis une liste de 18 personnalités, mais nous lui avons soumis à raison de trois noms par sièges : nom, prénom, date d’entrée, temps passé à la cour d’appel, sa fonction actuelle et en général, le nombre d’années qu’il a fait dans la magistrature. […] ce sont des informations qu’ils [les postulants] nous ont remis lorsque nous avons fait l’appel à candidature…»

De son côté, le Président Martelly a déclaré dimanche à son retour de New-York, concernant le dossier des juges «…il y a longtemps que nous avons envoyé une liste de propositions au Parlement qui nous a renvoyé une contre-proposition. Nous avons fait l’analyse de toute la liste et il était de bon ton de la revoir avec eux, car nous pensons qu’il y a des noms qui ne doivent pas figurer sur cette liste. On en est là, nous travaillons, j’avais même fait une annonce pour dire que d’ici le 3 octobre il faut en finir avec ce dossier, c’est parce que nous avançons sur celui-ci, que je vous dit ça…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3705-haiti-justice-plus-que-18-postulants-aux-postes-de-juges-de-la-cour-de-cassation.html

HL/ HaïtiLibre

 

 

 

 

Haïti – Reconstruction :

 

Port-au-Prince est le pire endroit où reconstruire

27/09/2011 12:04:40

 

imagePressenti pour diriger la mission onusienne en Haïti puis rejeté au profit du Chilien Mariano Fernández, l’ex-Ministre des Affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, en tournée de conférences à déclaré à Montréal « Vous ne pouvez pas reconstruire à Port-au-Prince, c’est un cul-de-sac ! ».

Pour Mr. Kouchner, co-fondateur de Médecin sans Frontière et fondateur de Médecin du Monde, la communauté internationale commet une erreur en concentrant la reconstruction d’Haïti dans la capitale détruite par le séisme 2010. « On reconstruit toujours au même endroit, celui qui a été touché, et c’est ça, l’erreur » a déploré M Kouchner qui est convaincu que la communauté internationale devrait concentrer ses efforts à l’extérieur de la capitale, dans les villes de taille moyenne.

Il reconnaît que c’est une proposition très difficile à réaliser, que la présence importante des ONG, qui ont crées « un État dans l’État », complique la situation, mais que c’est aux Haïtiens de prendre les décisions qui s’imposent. Restant ferme sur sa position, Port-au-Prince reste pour lui « le pire endroit où reconstruire ».

HL/ HaïtiLibre

 

 

 

Jean-Marie Théodat: « La classe politique haïtienne semble n’avoir rien compris

Analyse des 120 jours de présidence de Sweet Micky avec le professeur de l’ENS Port-au-Prince

 

Interview Sur StreetPress Jean-Marie Théodat, professeur à l’ENS Port-au-Prince, ne croit pas beaucoup aux promesses du président Martelly. Heureusement il y a la société civile: «90 % des écoles sont privées, c’est la société qui fait son travail».

Vanessa Vertus / street press / 27-09-2011

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Michel Martelly en bonne compagnie

 

Le 14 mai 2011 Haïti accueillait son nouveau président quel premier bilan pouvons-nous tirer ?

 

Le bilan est mitigé. Il y a un bilan économique, un bilan intellectuel, un bilan financier. Bien sur il ne s’agit pas de tout mettre ensemble, de faire un jugement à l’emporte pièce et de dire il a réussi ou il a échoué. Par contre ce que je peux dire, c’est que pratiquement quatre mois après son élection, il n’y a toujours pas de gouvernement, pas de véritable budget de l’état. Nous assistons à une sorte de guérilla politique entre le président et le parlement ce qui n’aboutit pas véritablement à faire avancer le pays. Un an et demi après le tremblement de terre, la classe politique haïtienne semble n’avoir rien compris, n’a pas réussi à tirer des leçons de la catastrophe et continue de faire comme si ce pays avait toute l’éternité devant lui, comme si nous avions la garantie que l’aide internationale volerait toujours à notre secours. Haiti subvient pour à peine 30% de ses besoins, et avec tout ça, on continue d’avoir un discours d’une arrogance et d’une futilité par rapport aux urgences du pays qui me laisse pantois. Mon jugement sur la classe politique haïtienne est sévère. 

 

Aujourd’hui encore dans les rues de la capitale, tout le monde a son bracelet «Martelly président», est-il encore en état de grâce ?

 

On dit généralement que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Il a fait des promesses le peuple l’a cru et je pense que c’était de bonne guerre parce qu’il a touché à un problème de fond. Il a raison de dire que la scolarité doit être gratuite et obligatoire ( plus de 90% des écoles haïtiennes sont privées ndlr). Je pense que ce n’est pas à Martelly qu’il faut jeter la pierre mais à ceux qui l’ont précédé. À 200 ans de gestion complètement irrationnelle de la chose publique en Haiti. Maintenant si il ne fait rien pour se distinguer du lot le reproche que nous adressons à notre société, s’adressera aussi à son gouvernement.

 

Le président Martelly a repoussé la rentrée scolaire d’un mois pour mener à bien son projet de scolariser gratuitement 145.000 enfants défavorisés, doit-on y croire?

 

Comme je l’ai dit, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, j’attends de voir avant de dire que c’est fait. Ce que je vois c’est que 145.000 enfants à scolariser en l’espace d’un mois, c’est complètement irréalisable. Ce qui m’importe ce n’est pas le délai mais plutôt le fond du discours, si 145.000 enfants entrent à l’école en janvier prochain, j’estimerais que le président a tenu sa promesse. Le plus important c’est qu’ils rentrent à l’école, peu importe le jour, peu importe l’heure. Si nous avons véritablement la volonté politique de l’aider à concrétiser ses promesses, le défi il l’aura levé pour tout le monde.

 

Dix-huit mois après le séisme, les sinistrés sont toujours sous des tentes, que se passe t-il?

 

Les camps de réfugiés qui étaient au départ une solution provisoire sont devenus dans l’esprit des gens la solution par rapport au problème de logement. Comme souvent dans ce pays, on improvise. On a pris deux problèmes à la fois, celui des sinistrés et celui des sans abris. Aujourd’hui celui qui habite dans un bidonville à Cité Soleil ( le plus grand bidonville du pays ndlr), s’il a envie, il peut aller s’installer dans un camp de réfugiés. Il aura l’eau, l’électricité et en plus la sécurité parce qu’il est à côté d’un commissariat de police. Le fléau qui nous touche est sans nom, il y a une incompétence manifeste des gens qui sont amenés à prendre les décisions.

 

Wargny, un historien français a écrit, «Haiti n’existe pas» pour souligner le fait qu’il n’y avait pas d’état dans ce pays, qu’en pensez-vous?

 

Si Haiti n’existait pas, le problème serai résolu. L’état ne tient pas ses promesses, l’état ne fait pas son travail mais malheureusement, l’état existe en Haiti et il fait pire que ne pas remplir sa mission. Si l’état n’existait pas en Haiti, cela voudrait dire que la société serai là pour prendre la relève. L’équation est simple, la nation c’est l’état et la société. L’état ne fait pas son travail mais la société elle, elle est debout.  90 % des écoles sont privées, c’est la société qui fait son travail. En Haiti avec seulement 9.000 policiers pour 10 millions d’habitants, normalement on devrait avoir un assassinat toutes les heures mais ce n’est pas le cas… Quand j’entends dire que Haiti est un pays violent, instable, je dis regardez ailleurs, faites le rapport entre le nombre de policiers et le nombre d’homicides par jour, vous verrez que nous avons un pays relativement calme.

 

Les ONG et les églises évangéliques semblent d’ailleurs prendre la place de l’état

 

Ce sont les deux versants d’une même montagne. L’état s’est effondré et il reste la société qui ne peut pas remplir les fonctions de l’état. Elle sont donc remplies par ces structures qui se substituent à l’état mais qui ne pourront jamais le remplacer durablement. Si vous faites appel à un pompier, aussitôt qu’il a éteint le feu il doit s’en aller. S’il s’installe durablement chez vous, ce n’est plus une maison mais une caserne de pompiers. Les ONG qui ne devraient opérer ici en urgence et seulement en cas d’urgence sont installées durablement et on fait de ce pays un état sans droits, sans lois, une sorte de terrain vague où chacun vient avec ses petites solutions. On dit que un médecin soigne, deux médecins doutent, trois tuent et bien en Haiti c’est le cas. Haiti est un malade entouré de médecins qui sont en train de se perdre en conciliabules pour savoir comment soigner la fièvre, en attendant il n’y a pas de solution au problème.

 

Le tableau brossé est très sombre, avez vous cependant une note d’espoir ?

 

Lorsque vous avez une rage de dents, vous n’êtes pas devant le miroir à faire des éloges sur votre costume, cependant il n’y a pas des petites notes mais de grosses notes d’optimisme dans ce pays. Par exemple que des parents se saignent aux quatre veines pour envoyer leurs enfants à l’école, cela veut dire que nous sommes dans un pays où le peuple croit encore en l’éducation. L’état ne fait pas son travail en matière de sécurité et qu’il n’y ait pas plus de morts, pas plus d’assassinés, je dis bravo au peuple haïtien. Si l’état faisait correctement son travail, la société n’aurai pas besoin d’improviser et ça irai mieux. Je vois Haiti comme une voiture de course à l’arrêt. Haiti est dans la caraïbe comme une pépite, un véritable joyau mais nous n’avons pas les dirigeants que nous méritons. Si celui qui vient d’être élu prend le bon chemin nous serons 10 millions à le suivre mais si il part de travers nous serons 10 millions à lui aboyer derrière, moi le premier.

 

Jean-Marie Théodat est professeur à l’école normale supérieure de Port au Prince. Géographe et Maître de conférences à l’Université Paris I – La Sorbonne, il est retourné vivre à Haïti pour travailler à la reconstruction du pays. Il écrit des chroniques pour la radio et a participé à la revue XXI .

 

 

Martelly mains vides mais satisfait

De retour au bercail dimanche, après sa participation à la 66e Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat se dit satisfait de ses nombreuses rencontres à New York. Aucune promesse concrète n’a été faite à Haïti au cours de cette grande réunion internationale. Cependant, Michel Martelly se veut rassurant quant aux retombées positives et au renforcement de la coopération multinationale.

L’objectif principal de Michel Martelly à cette Assemblée générale de l’ONU- sa première participation- était avant tout de renforcer la coopération multilatérale et définir clairement la politique d’Haïti auprès des pays donateurs. Le président de la République a clairement fait comprendre à ces bailleurs qu’il n’est pas normal que la main gauche reprenne ce que la main droite donne dans le cadre de l’aide à Haïti.
« Sur chaque 100 dollars dépensés au nom d’Haiti, l’Etat haïtien ne reçoit que 1, 40 dollars, a révélé le président. Dans le cadre de la coopération bilatérale, nous pensons que des changements doivent être opérés en ce sens… » M. Martelly a plaidé pour une réorientation de l’aide en fonction des priorités du pays qui ne sont pas forcement connues des donateurs et tenant compte également de la nécessité de renforcer les institutions.
« J’ai invité les pays qui ont fait des promesses de financement après le séisme à respecter leurs promesses en contribuant au Fonds de reconstruction. Nous avons également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dans son rôle de coordination de l’aide que nous recevons », a expliqué le président.
Encore une fois, Michel Martelly n’a pas raté l’occasion à la tribune de l’ONU pour parler de son programme de gouvernement basé sur quatre points. « Nous avons également parlé des quatre axes prioritaires du gouvernement qui sont : l’éducation, l’emploi, l’État de droit et l’environnement. Nous avons demandé un support additionnel pour ces 4 axes. C’est-à-dire que tout l’argent qui va être investi en Haïti doit rester dans le cadre de la vision du président afin de lui permettre d’atterrir avec sa politique », a-t-il précisé.
Pour créer des opportunités, notamment dans le domaine du tourisme, l’équipe de la Présidence est en train de renforcer ses relations avec la Banque interaméricaine de Développement (BID), a avancé M. Martelly. « Nous avons demandé l’augmentation de l’enveloppe budgétaire attribuée à Haïti, et la Banque interaméricaine de Développement (BID) nous a répondu positivement; donc, c’est encore une bonne nouvelle », s’est-il félicité sans toutefois être en mesure de préciser si la BID lui a fait des promesses concrètes en ce sens.
« Par ailleurs, dans le cadre du dossier ponctuel de la reconstruction, j’ai sollicité un appui immédiat de 48 millions de dollars qui manquent au dossier 16-6. Un dossier où nous allons reloger près de 30 000 personnes vivant dans 6 camps dans 16 quartiers que nous allons réaménager. La CIRH nous a déjà accordé 30 millions de dollars, avec lesquels nous travaillons actuellement, mais le projet en lui-même coûte 98 millions de dollars; donc nous avons fait une demande pour le reste de l’argent », a déclaré le président.
Volet santé
« Avec les Nations unies, nous avons abordé plusieurs dossiers, notamment ceux du choléra, du Sida, des femmes, de l’éducation, de l’accès au crédit, des désastres naturels et de l’assistance technique, a poursuivi le chef de l’Etat dans ce point de presse bilan. « Nous savons que le choléra va coûter 1.5 milliard de dollars si nous voulons nous en débarrasser. Nous travaillons afin de trouver les supports nécessaires pour mener la lutte contre l’épidémie.
Dans le même registre, le chef de l’Etat a eu également des discussions avec la CARICOM sur le volet santé.
La Minustah reste en place
A cette 66e Assemblée générale des Nations unies, le dossier de la Minustah a aussi été abordé. «J’ai demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de faire suivre l’enquête sur les militaires accusés dans l’acte barbare sur un jeune Haïtien. Je lui ai fait savoir également que le résultat de cette enquête peut rassurer la population… », a indiqué M. Martelly
Il a aussi fait savoir à Ban Ki-moon que le succès de la Mission de l’ONU en Haïti dépend essentiellement du départ de la Minustah. « Un départ qui ne peut être que progressif et calculé dans la mesure où nous avons déjà notre plan pour mettre sur pied notre propre force de défense, un plan que nous avons présenté aux pays amis d’Haïti, vendredi dernier, avant de laisser le pays », a-t-il expliqué.
S’agissant de la résolution des sénateurs demandant le retrait des Casques bleus, les grandes lignes de la diplomatie sont une prérogative du président de la République, a rappelé le chef de l’Etat à ceux qui pensent le contraire.
Beaucoup de rencontres pour le chef de l’Etat à cette 66e Assemblée générale des Nations unies. Mais aussi, beaucoup de promesses ajoutées à celles jusqu’ici non tenues. Dans l’ensemble, le président Martelly, satisfait, veut rassurer la population sur les retombées de cette réunion internationale. Maintenant, de retour au pays, le chef de l’Etat doit faire face au dossier de ratification de son Premier ministre qui a déjà gagné une manche à la Chambre des députés. Tout se joue à présent au Sénat.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Rien n’est sûr pour Garry Conille au Sénat

Il n’existe pas encore de date pour la remise du rapport de travail de la commission devant analyser les pièces du Premier ministre désigné, Garry Conille, a fait savoir Moïse Jean-Charles, ce lundi, sur les ondes de Radio Magik 9. Les membres de la commission prennent le temps nécessaire pour bien analyser le dossier de l’ancien fonctionnaire du système des Nations unies, selon le membre de la sous-commission enquêtant sur la nationalité et la résidence du concerné.
« Rien n’est encore sûr pour Garry Conille. Les premiers indices obtenus dans le cadre de nos enquêtes révèlent des éléments qui pourraient empêcher sa ratification », a confié Moïse Jean-Charles, sans trop de précisions. Le sénateur a d’un autre côté insisté sur le respect de l’article 157 de la Constitution lors du vote du Sénat qui, selon lui, sera différent de celui de la Chambre basse, qu’il a qualifié de « goudou goudou », terme utilisé pour désigner le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le groupe des 16 dans une situation difficile
La position du groupe des 16 sénateurs, dans le cadre du processus devant aboutir à la ratification du Premier ministre désigné, Garry Conille, qui a obtenu un vote favorable à la Chambre des députés, se fait encore attendre. A quelques heures du dépôt du rapport de la commission analysant le dossier du fonctionnaire du système des Nation unies, les sénateurs n’ont jamais encore pris position officiellement pour ou contre le choix du président comme ils l’ont fait dans le cas de Me Bernard Gousse. « Nous n’avons pas encore une position arrêtée », indique le sénateur Moïse Jean-Charles.
Selon le parlementaire, le groupe serait pour l’instant divisé en trois grandes tendances. « Certains sont pour, d’autres contre et d’autres encore sont indécis », a confié le parlementaire, qui annonce plusieurs rencontres en vue d’harmoniser leur position. Celle-ci devra être rendue publique avant le jour du vote, a aussi fait savoir le sénateur, avant de confirmer certains éléments qui auraient révélé un certain malaise au sein du groupe.
De nombreux sénateurs expriment leurs réserves par rapport à une bonne relation qui, constate Moïse Jean-Charles, se développe ces derniers temps entre le chef de l’Etat, Michel Martelly, et le chef de fil du groupe, Joseph Lambert. Les deux hommes se rencontrent assez souvent et participent ensemble à des réunions, selon le parlementaire, qui, contrairement à ses collègues, n’y voit aucun inconvénient dans la mesure où les points de vue discutés dans ces rencontres respectent la position du groupe.
Des déclarations étonnantes
Moïse Jean-Charles qualifie d’étonnants les propos tenus par le président à New York la semaine dernière. Le parlementaire critique la déclaration du chef de l’Etat, estimant qu’il serait irresponsable de renvoyer la Minustah dans le contexte actuel. « Le président n’est pas cohérent. Il peut dire une chose aujourd’hui, et son contraire demain », dit Moïse Jean-Charles, avant de rappeler que le chef de l’Etat avait promis de renvoyer la Minustah lors de sa campagne électorale.
Moïse Jean-Charles critique aussi Michel Martelly qui, selon lui, aurait payé 13 000 dollars par jour pour une suite présidentielle pendant son voyage d’une semaine à New York. « Le chef de l’Etat aurait pu descendre dans un hôtel moins cher comme l’ont fait les représentants de Cuba et du Venezuela », a soutenu le sénateur, qui croit que les maigres recettes fiscales du pays ne permettent pas ce luxe à un président haïtien.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

 

Conille remplit-il les conditions requises pour accéder à la Primature ?

lundi 26 septembre 2011 à 17:27

La Commission spéciale de ratification soumettra son rapport plus tard que prévu à l’Assemblée des sénateurs.

C’est ce qu’a annoncé, ce lundi, le  sénateur Dieuseul Simon Desras, président de ladite commission, indiquant que deux des  pièces  soumises  par  le premier ministre désigné ne seraient pas correctes.

Il s’agit d’un certificat délivré par  l’Office National d’Identification, (ONI), et d’une attestation de paiement d’impôt signée de la mairie  et  du tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Notons que la Commission  avait projeté de présenter son rapport dès le début de cette semaine.

En attendant le verdict du Sénat de la République, la fédération nationale des maires haïtiens déclare, par ailleurs, appuyer le choix du docteur Garry Conille comme futur chef de gouvernement.

Ce dernier remplit toutes les conditions  pour accéder à la primature, estiment les membres de la FENAMH.

 

 La ratification de Garry Conille est un accroc à la constitution

imageLa ratification de Garry Conille à la chambre basse est une violation flagrante de la loi mère .C’est ce qu’affirme le professeur de droit international Fritz Robert Saint Paul.
Intervenant à la rubrique le point de ce lundi l’ancien parlementaire indique le dossier du premier ministre désigné ne répond pas aux prescrits de l’article 157 de la constitution notamment en ce qui concerne ses obligations envers le fisc.
L’ancien parlementaire affirme que le premier ministre désigné ne peut pas jouir de l’extraterritorialité puisqu’il ne représente pas Haïti au Niger. Il a fait remarquer qu’il est tout simplement un haut fonctionnaire des Nations Unies.
Monsieur Saint Paul estime en outre que Dr Conille ne détient pas une carte d’identification nationale, c’est la preuve selon lui que il ne s’intéresse pas au pays.
Rappelons que le professeur de droit international Larèreche Kurdy, avait affirmé la semaine dernière que le premier ministre désigné Garry Conille en tant que haut fonctionnaire des Nations-Unies bénéficie du statut de diplomate.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Martelly renvoie le Sénat à ses dossiers

Le crible du Sénat n’a pas bien fonctionné. Sa liste de 18 candidats pour 6 postes vacants à la Cour de cassation lui a été retrournée par le président Martelly, qui s’est contenté de dire qu’il y a des gens dont les noms ne devraient pas figurer sur cette liste, sans expliquer pourquoi. Le Sénat, selon Youri Latortue, va renvoyer la liste telle quelle au chef de l’Etat.
La liste des 18 candidats pour 6 postes vacants à la Cour de cassation a été renvoyée au Sénat, a révélé le président Michel Joseph Martelly, le dimanche 26 septembre 2011.« Il y a des gens qui ne devraient pas figurer sur cette liste », a-t-il expliqué, sans donner des détails sur ce qui est reproché aux concernés.
Le président Martelly a réitéré son attachement au respect du calendrier établi en vue de doter la Cour de tous ses membres avant le 3 octobre, en présence d’un parterre de journalistes invités à une conférence de presse, – bilan du périple du chef de l’Etat à New York où il a participé à la 66 Assemblée générale de l’ONU.
La liste sera renvoyée telle quelle
« Le président du Sénat, Rodolphe Joasile, a reçu une correspondance de la présidence prétextant que différentes personnalités ne correspondent pas aux critères pour devenir juge à la Cour de cassation », a confirmé le sénateur Youri Latortue, président de la commission chargée de passer au crible les dossiers des différents candidats à cette Cour desquels sera issu le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
« Le président du Sénat a vérifié par rapport aux dossiers que les choix sont conformes au décret d’août 1995. Nous allons réacheminer les choix à la présidence », a confié le sénateur Latortue, qui a souligné que le Sénat n’a pas l’intention d’entamer un quelconque bras de fer avec la présidence sur ce dossier.
« Ce n’est pas un début de bras de fer », a insisté Youri Latortue, non moins accroché aux prérogatives du Sénat. « C’est le droit de l’Assemblée des sénateurs de choisir», a-t-il indiqué, sans faire l’économie d’une nuance importante : « C’est le droit du président de choisir sur cette liste ».
« Le président Michel Joseph Martelly a la latitude de choisir 6 des 18 personnalités », a indiqué le sénateur Latortue, répétant à qui veut l’entendre que sa commission a fait un travail sérieux, équitable, sans parti pris. Cette commission a reçu 34 candidatures et en a choisi 18, a argumenté le sénateur.
La liste de ces 18 personnalités, votée par le Sénat le 31 août dernier, a suscité des remous dans la magistrature et dans les barreaux du pays. Certains ont dénoncé des choix faits sur la base de clientélisme politique. Le crible du Sénat n’aurait pas, poursuit-on dans ces milieux, tenu à l’écart certains candidats non qualifiés.
Les juges qui seront nommés à la Cour de cassation auront un mandat de 10 ans. 34 candidats, dont 16 venants de cours d’appels, 6 de tribunaux de première instance et 13 avocats de différents bâtonnats du pays avaient déposé leurs candidatures. Pour être éligibles, les juges à la cour d’appel doivent avoir au moins sept ans de carrière et 10 ans et les avocats militants doivent en avoir 10.
La liste votée aujourd’hui comporte le nom d’un ancien ministre de la Justice, ceux de deux anciens sénateurs et de deux femmes. En mars 2008, le Sénat avait désigné, conformément à l’article 175 de la Constitution de 1987, six personnalités pour combler deux sièges vacants à la plus haute cour du pays. Mais aucun suivi n’a été fait par le président René Préval.
Le refus du chef de l’Etat de choisir les six futurs juges de la Cour de cassation sur une liste qui serait erronée a fait écho aux complaintes exprimées par des hommes de loi qui fustigent « le comportement du Sénat qui n’a pas respecté les critères de compétence, d’expérience et de moralité dans le choix des candidats ».
«Nul ne peut être juge à la Cour de cassation s’il ne remplit s’il n’a pas occupé, pendant sept ans au moins, les fonctions de juge ou d’officier du Parquet dans une Cour d’appel ou avoir exercé la profession d’avocat pendant dix ans au moins. Les officiers du parquet près la Cour de cassation sont soumis aux mêmes conditions de nomination ou de promotion », stipule l’article 15 du décret du 22 août 1995 sur l’organisation judiciaire modifiant celui du 18 septembre 1985 stipule. Cet article a été évoqué par des juristes cités dans les colonnes de Le Nouvelliste par Jean-Robert Fleury, auteur de la rubrique « Au Palais de justice ».
De plus, l’article 13 du décret du 29 mars 1979 réglementant la profession d’avocat définit le titre d’avocat militant en ces termes : «Est avocat militant régulièrement inscrit, celui qui, dans l’année de la confection de la liste, aura établi un cabinet et ou aura établi son domicile professionnel au cabinet d’un confrère dans le ressort de l’ordre et aura postulé, dans deux causes au moins, devant l’une des juridictions de Première Instance, d’Appel ou de Cassation.
Sur la liste contestée par le chef de l’Etat, se lamentent les juristes, figurent des juges des tribunaux de première instance dont la plupart ne sont pas qualifiés au regard de la loi pour postuler à la Cour de cassation de la République. Il y figure également un ancien juge d’un tribunal de première instance qui a été renvoyé du système judiciaire pour cause de corruption, ont souligné des hommes de loi. Dans la liste proposée par le Sénat, se trouvent également des licenciés en droit qui n’ont jamais plaidé ou qui n’ont pas accompli les dix ans d’exercice de la profession d’avocat.
Une lutte d’influence
« La gestion de ce dossier porte préjudice à des personnalités irréprochables de cette liste », a noté un avocat, sous le couvert de l’anonymat. La présidence devrait expliquer et présenter des preuves pour justifier la mise à l’écart des « mauvaises graines » de cette liste, a ajouté cet homme de loi, qui souligne aussi que ce dossier est éminemment politique.
« C’est une lutte d’influence qui se dessine », a-t-il expliqué. Les opérateurs politiques, au Parlement ou à l’éxécutif, sont naturellement tentés de contrôler ou d’avoir des personnalités redevables à cette Cour, et plus tard, au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire », a-t-il ajouté.
La plus haute instance judiciaire fonctionne depuis plus de 7 ans sans président. Le président René Préval a bouclé son second quinquennat sans combler le vide à cette Cour.
Est-ce que Michel Joseph Martelly a hérité d’une patate chaude ? L’avenir le dira.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

L’énergie devient le 5e axe de Martelly

Le président Michel Joseph Martelly a un gout particulier pour la cinquième lettre de l’alphabet français. Après, l’éducation, l’emploi, l’environnement et l’état de droit, l’énergie devient son cinquième axe prioritaire. Durant son quinquennat il s’engage a faire des efforts notables pour marquer les dits secteurs.

Le président haïtien, Michel Joseph Martelly

Jacques Gabriel, ministre des Travaux publics, Transport et Communications

Daniel Gerard Rouzier, ex-Premier ministre désigné, P.D.G de E-Power

René Jean-Jumeau, coordonateur de l’Unité de gestion du secteur de l’Energie

Brefs échanges entre le président Martelly et son ex-Premier ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier

(Photos: Francis Concite)

« Des 4 E- Education, Emploi, Environnement, Etat de Droit- dont j’ai fait les priorités de ma présidence, je pourrais sans sourciller y ajouter un cinquième : l’Energie. Ces propos tenus par le président haïtien, Michel Joseph Martelly ont attiré l’attention des différents acteurs du secteur réunis durant deux jours (26 et 27 septembre), à Pétion-Ville, pour dégager la meilleure stratégie énergétique pour Haïti. Michel Martelly dit attendre des réflexions de ces assisses pour débroussailler des pistes d’action à partir desquels sera élaborée et mise sur pied une politique rationnelle et pragmatique de l’énergie en Haïti.
Le président Martelly qui revient de son Périple à New-York a crée la surprise en assistant à la cérémonie inaugurale de cet « atelier sur le secteur de l’Energie en Haïti ». Le chef de l’Etat tout en reconnaissant que sur le plan énergétique Haïti est encore à l’époque du Moyen-Age s’est exprimé en ces termes : « Nous avons l’obligation immédiate et impérieuse de travailler à réduire, à circonscrire les causes de nos malheurs. Et ceci passe d’abord et avant tout par le rétablissement de notre couverture végétale, par l’arrêt du déboisement, par des mesures urgentes et importantes. Lequel ne s’obtiendra que si des énergies alternatives viennent amoindrir la dépendance vis-à-vis du charbon de bois. »
Le président Michel J. Martelly juge inconcevable que l’Electricité d’Haïti, cette compagnie d’Etat chargée de la production et de la distribution de l’électricité sur le territoire national, ne compte que 200.000 abonnés pour une population de plus de 8 millions d’habitants. Le président haïtien croit que le pays a besoin de plus d’électricité et partout à travers le pays pour que plus d’usines s’y implantent, pour que plus de bras soient employés. « Pour qu’il y ait plus d’éclairage dans les maisons et dans les rues afin que s’estompent les ténèbres des soirs sans lune, incitant aux crimes et autres actes délictueux, pour que mes visées d’éducation à distance destinées à palier les déficits de notre cadre d’enseignement s’inscrivent dans le quotidien des jeunes en quête de savoir », affirmé le chef de l’Etat qui fait référence à l’énergie électrique.
Michel Martelly estime qu’il est réconfortant de constater que certains de nos paysages se prêtent à l’implantation de structures de production hydro-électriques. Nous devons cesser de gaspiller le potentiel à rentabiliser qui git inutilisé dans les déchets. « Il semblerait que certains de nos sites sont des plus exploitables pour l’éolienne », selon le premier mandataire de la nation.
Pour le ministre démissionnaire des Travaux publics, Transports et Communications, l’ing. Jacques Gabriel la question énergétique est une pierre d’achoppement pour Haïti. Notre développement, dit-il, ne peut se faire sans l’adoption d’un plan stratégique clair, rationnel et compris par tous et respectueux de l’environnement en satisfaisant les besoins des divers secteurs de l’Economie. Le ministre en charge de l’Energie dans le pays constate qu’au fil des ans nous avons fait des choix qui ne s’inscrivent dans une démarche globale. Jacques Gabriel fait remarquer que l’initiative du ministère des Travaux publics, Transports et Communications d’organiser cet atelier vise a fédérer tous les efforts vers ce secteur et poser du même coup la problématique énergétique en Haïti.
« La prochaine équipe gouvernementale trouvera des documents bien ficelés qui montreront les voies pour comprendre les problèmes du secteur, pour jeter un regard sur les différentes options », a pour sa part déclaré René Jean-Jumeau, coordonateur de l’Unité de gestion du secteur de l’Energie (UGSE), une entité du ministre des travaux publics. René Jean-Jumeau confie que les investisseurs existants et potentiels, les secteurs public et privés de l’Energie, les compagnies internationales ont été invités à placer leur mot dans ces assises sur l’énergie en Haïti. Différents sous-ateliers traiteront des sujets aussi variés comme l’intérêt de l’expansion du marché du propane en Haïti, ou le financement des projets en énergie.
Pour souligner les faiblesses dans l’énergie, notamment dans la disponibilité de l’électricité en Haïti, Gérard Daniel Rouzier, P.D.G de E-Power- usine privée qui vend d’électricité à la compagnie étatique (EDH) n’est pas allé par quatre chemin pour inviter tous les acteurs du secteur à bien poser les problèmes et trouver le plus vite les solutions appropriées. Le constat est accablant : sur les 500 megawatts de la demande en électricité l’Electricité d’Haïti ne produit que 130, avec des pertes techniques estimées à plus de 50% et seulement 22 % de sa clientèle paie sa facture.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

 

Haïti – Reconstruction :

47 familles passent du rêve à la réalité

26/09/2011 14:15:58

Haïti - Reconstruction : 47 familles passent du rêve à la réalitéLe Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) a inauguré à Lacolline et à Décauville, 47 unités d’habitations pour des familles déplacées. Chaque unité comporte deux chambres à coucher, une salle à manger, une cuisine et une petite galerie. Selon l’ingénieur en chef Benoit Bernardin, le coût de ces maisons construites avec un financement de l’ONG Christian-Aid, est évalué à 11,000 dollars américains l’unité, en tenant compte de la participation en main d’œuvre des bénéficiaires évaluée à 2,000 dollars américains,.
Au cours d’une visite de suivi et d’évaluation, mi-septembr, le Conseil d’Administration du GARR, a procédé à la remise des premières clefs à 25 bénéficiaires du « Village Solidarité » de Décauville.
En recevant la clef de sa nouvelle résidence des mains d’un membre du Conseil, Josseline Pierre, l’une des bénéficiaires, a déclaré avec une vive émotion mêlée de joie  « Est-ce un rêve ou une réalité ? […] Je ne peux pas y croire ! Je m’empresse d’aller ouvrir la porte pour vérifier si je ne suis pas en plein sommeil ».
Dans ses échanges avec les bénéficiaires, Chavannes Charles, le Président du Conseil d’Administration du GARR, a affirmé que le droit de posséder une maison était loin d’être une faveur mais plutôt un droit humain fondamental à l’instar d’un ensemble de droits.
Concluant ses échanges, le représentant du GARR a déclaré qu’il était important que les autorités de l’État expliquent leurs politiques en matière de logement et de protection sociale pour les centaines de milliers de déplacés qui vivent toujours dans les camps.
HL/ HaïtiLibre

 

Valérie Amos, Chef de l’humanitaire de l’ONU, en Haïti mercredi prochain

26/09/2011 15:28:21

Haïti - Humanitaire : Valérie Amos en Haïti mercredi prochainValérie Amos, la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnatrice des secours d’urgence, sera en Haïti du 28 au 30 Septembre 2011 pour évaluer la situation humanitaire et l’assistance fournie aux personnes affectées par le séisme de janvier 2010 et l’épidémie de choléra.


À Port-au-Prince, Mme Amos rencontrera des membres des communautés déplacées, le Président de la République Michel Martelly, et les principaux responsables humanitaires, dont le Coordonnateur de l’action humanitaire des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher.



HL/ HaïtiLibre

 

La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, numéro un de la Fusion

Les représentants de la vieille garde du parti, Victor Benoît et Serge Gilles, évoquent l’émergence d’un « leadership féminin et jeune » et qualifient d’historique l’élection de la nouvelle présidente dont l’ambition est de porter les sociaux-démocrates au pouvoir en 2016

Publié le lundi 26 septembre 2011

La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile est devenue la nouvelle présidente de la Fusion des sociaux-démocrates, lors du deuxième congrès national du parti qui s’est achevé dimanche à Mirebalais (Centre), en présence de 700 délégués et invités venus des dix départements.

Selon les deux anciens principaux dirigeants de la formation social-démocrate et vétérans de la lutte pour la démocratie en Haïti, Victor Benoît et Serge Gilles, ce congrès marque un tournant dans l’évolution et la modernisation de la Fusion avec l’émergence d’un nouveau leadership reposant sur les femmes et les jeunes.

Dans son discours d’investiture prononcé en français et en créole, Edmonde Supplice Beauzile a appelé tous les militants à travailler inlassablement afin de porter le parti au pouvoir en 2016, ceci à tous les niveaux.

Outre la troisième Sénatrice du Centre, qui dispose d’un mandat de quatre ans,, le nouveau directoire de la Fusion compte plusieurs autres élus dont le secrétaire général Rosemond Pradel, ancien membre du Conseil électoral.

Après Mirlande Hyppolite Manigat, secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) et candidate malheureuse aux dernières présidentielles, Mme Beauzile, est la deuxième femme à prendre la direction d’un parti politique en Haïti.

Parmi les personnalités ayant assisté au congrès de la Fusion des sociaux-démocrates figuraient l’ancien Premier ministre Rosny Smarth de l’OPL, le Sénateur Youri Latortue et les ex-Sénateurs Edgard Leblancs Fils et Rudolph Boulos.

La Fusion fait partie avec l’OPL et l’Alyans Demokratik du regroupement politique baptisé l’Alternative, deuxième force politique au Parlement après l’ex-plateforme présidentielle INITE. spp/Radio Kiskeya

 

Brève visite mardi à Port-au-Prince de Rafael Correa

Le Président Equatorien doit inaugurer à l’Estère, avec son homologue haïtien, Michel Martelly, des réalisations de casques bleus équatoriens dans le domaine des infrastructures

Publié le lundi 26 septembre 2011

Le Président équatorien, Rafael Correa, arrive ce mardi à Port-au-Prince pour une visite officielle de quelques heures s’inscrivant dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et qui culminera avec l’inauguration de travaux dans l’Artibonite (nord).

Selon un communiqué de la présidence, à son arrivée, le dirigeant socialiste sera accueilli par son homologue haïtien, Michel Martelly, sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture où une conférence de presse conjointe sera donnée.

Par la suite, les deux hommes se rendront en hélicoptère à l’Estère pour procéder à l’inauguration de travaux d’infrastructure que la mission militaire équatorienne a réalisés avec le soutien financier de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR).

Le communiqué souligne que le Président Martelly renouvelle son attachement au renforcement des relations entre Haïti et les « nations sœurs de la région » à travers une « coopération sud-sud basée sur la solidarité et l’entraide ».

Premier chef d’Etat étranger en visite officielle à Port-au-Prince depuis la prise de pouvoir, en mai dernier, de Michel Martelly, Rafael Correa en est à son troisième séjour parmi nous.

L’Equateur, qui se situe dans la mouvance de la gauche latinoaméricaine, fait partie avec notamment le Venezuela et Cuba, de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). spp/Radio Kiskeya

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

lundi 26 septembre 2011 à 18:03

Certains des 8 candidats à la dernière députation attendant d’être fixés sur leur sort s’opposent à la décision du président Michel Martelly de publier les résultats pour seulement deux des quatre circonscriptions en question. Ils proposent de préférence que les procès-verbaux de vote soient revérifiés.

 

Haïti – Reconstruction :

Réhabilitation du Palais de Justice de Jacmel

26/09/2011 12:58:33

Haïti - Reconstruction : Réhabilitation du Palais de Justice de JacmelLa bâtisse de deux étages, érigée en 1908, qui s’étend sur une surface de 160 m2 en plein quartier historique et abritant le Palais de Justice de Jacmel, avait été, malgré sa résistance, gravement endommagée par le séisme du 12 janvier 2010, le rendant inopérationnel pour le personnel judiciaire et administratif.
Me Jean S. Avillon, Directeur des affaires judiciaires du Ministère de la Justice, en présence des autorités judiciaires de la ville, des représentants de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a inauguré le lancement des travaux financé par le PNUD à hauteur de 350,000 dollars américains. Le Ministère de la Justice a confié la mise en œuvre du projet et sa mise aux normes parasismiques, à l’ISPAN sur une durée de 4 mois. « Le Palais de Justice de Jacmel est un héritage historique qui caractérise l’architecture vieille de plus de cent ans. Notre devoir est de préserver ce bien. […] Si ce bâtiment est toujours en vie, c’est grâce à la toiture en dalles qui lui a permis de résister », explique Elsoit Colas, directeur technique de l’ISPAN. « Les travaux que nous allons mener vont permettre à ce bâtiment de retrouver sa stabilité grâce à l’utilisation des normes parasismiques. »
« La justice est le garant des droits des citoyens. Sans justice, il ne peut avoir ni Paix, ni sécurité, ni développement et, lorsque les structures judiciaires sont détruites, elles doivent être réhabilitées de façon rapide et durable » a déclaré Paolo Delmistro, gestionnaire du projet État de Droit du PNUD.
«… Après le 12 janvier, nous avons été obligés de trouver une alternative le plus vite possible. C’est ainsi que depuis février 2010, les audiences se déroulent sous une tente remise par le Comité International de la Croix-Rouge, installée dans la Cour du Manoir Alexandra, et nous utilisons le bâtiment annexe du Palais comme bureaux. Notre priorité était de relancer la machine judiciaire » explique Me Adeline Dougé François, doyenne du tribunal de première instance de Jacmel.
Ce sont là les conditions de travail des avocats, greffiers et commis greffiers qui travaillent dans ces conditions depuis près de deux ans « Ce ne sont pas des conditions idéales, on est plus de 50 personnes tassées dans l’annexe mais on n’a pas d’autres choix » explique Me Luc Francois, avocat au barreau de Jacmel, ajoutant que « Les dossiers, les suivis des procès ne pouvaient pas rester en suspens. Des vies en dépendent. Les gens attendent et nous devons leur rendre justice. »
HL/ HaïtiLibre

 

Le RNDDH condamne le « comportement scandaleux » des partisans et défenseurs de Duvalier

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) est profondément consterné par le comportement scandaleux des partisans et défenseurs de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier qui ont brutalement interrompu une conférence de presse que donnait l’organisation Amnesty International à l’occasion de la présentation de son dernier rapport sur la dictature de Jean-Claude Duvalier.
En effet, le 22 septembre 2011, à la salle Toussaint Louverture II de l’hôtel Le Plaza, sis à la rue Capois, au Champ de Mars, Amnesty International s’apprêtait à présenter aux communautés nationale et internationale son dernier rapport intitulé: « On ne peut pas tuer la vérité. Le dossier de Jean-Claude Duvalier » quand plusieurs individus, sous l’instigation des défenseurs de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, se sont brutalement introduits dans la salle. Ils ont scandé des propos hostiles à Amnesty International et ont proféré des menaces à l’encontre des représentants de l’organisation, perturbant ainsi une activité réalisée dans un lieu que les organisateurs avaient le droit d’utiliser.
Le RNDDH tient à souligner à l’attention de tous que Amnesty International a élaboré un rapport de 34 pages, bien documenté, décrivant le contexte dans lequel l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier a pris le pouvoir, relatant la mise en place des appareils étatiques de répression contre les opposants au pouvoir, dont Les Volontaires de la Sécurité nationale (VSN), communément appelés Tontons Macoutes, racontant les conditions de détention et les exécutions extrajudiciaires, les tortures et autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant dont étaient victimes les opposants au pouvoir. Les faits relatés dans le rapport sont illustrés par des cas emblématiques et des témoignages poignants d’anciens prisonniers.
Ce rapport présente aussi une analyse sur les crimes contre l’humanité commis par le régime de Jean Claude Duvalier et sur leur imprescriptibilité au regard du droit international. En effet, en écho à une étude récemment présentée par le RNDDH et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), ce rapport démontre que les crimes commis sous le gouvernement de Jean-Claude Duvalier constituent des crimes contre l’humanité qui, conséquemment, sont imprescriptibles. Il demeure donc une obligation pour l’Etat haïtien de procéder au jugement de Jean Claude Duvalier car, tel que mentionné dans le dernier rapport d’Amnesty International, « les différentes exactions commises sous le régime de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier ont été perpétrées par des hommes de mains placés sous ses ordres et non par des entités abstraites ».
L’interruption forcée de la présentation du rapport d’Amnesty International par les partisans et défenseurs de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier constitue une atteinte aux libertés d’expression et d’association consacrées par la Déclaration universelle des droits de l’homme, en ses articles 19 et 20-1 qui stipulent respectivement :
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
« Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
Le RNDDH présente ses sympathies à Amnesty International tout en lui assurant son indéfectible support dans sa lutte pour porter les autorités haïtiennes à combattre l’impunité en général et à juger l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier en particulier.
Tout en condamnant avec véhémence les actes d’intimidation dont sont victimes les représentants d’Amnesty International, le RNDDH enjoint les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions en vue de punir les auteurs de ces actes et d’en éviter la répétition à l’avenir. »

 

Protestation du Carli

Le Comité des avocats pour le Respect des Libertés individuelles (Carli) dans une note portant la signature de son secrétaire général, Renand Hédouville condamne les actes d’intimidation ponctués de violence morale et physique perpétrés sur des membres d’Amnesty International par des partisans de l’ancien Président Jean-Claude Duvalier lors de la présentation d’un rapport sur Haïti par cette Organisation internationale à l’hôtel le Plaza le jeudi 22 septembre à Port-au-Prince.
Toujours selon la note, cette pratique traduit une forme d’intolérance inacceptable et rappelle les méthodes anti-démocratiques utilisées au cours de la période dictatoriale des Duvalier.
Par ailleurs, le Carli reconnaît que la situation des Droits de l’homme aujourd’hui est préoccupante si l’on se réfère particulièrement à la présence des agents de la Mission des Nations unies et Stabilisation en Haïti (Minustah) impliqués dans de nombreuses violations des Droits de l’homme (entre autres importation de l’épidémie de Choléra en Haïti et agressions sexuelles sur des mineurs et des femmes). Cependant, cette situation ne peut en aucun cas fermer nos yeux sur les atrocités commises sous le régime des Duvalier et d’autres gouvernements qui se sont succédé au pouvoir après le 07 février 1986.
Le Carli recommande aux autorités politiques haïtiennes de prendre les dispositions juridiques nécessaires pour que justice soit rendue à toutes les victimes des violations des Droits de l’Homme enregistrées dans le pays dans la perspective de la lutte contre l’impunité. Les violations des Droits de l’Homme caractérisées par des exécutions sommaires, des cas de disparition, de viols, de tortures, de privation de liberté dans des conditions inhumaines sont imprescriptibles et leurs auteurs et complices doivent être jugés conformément aux prescrits internationaux des Droits de l’homme si nous voulons construire un Etat de droit en Haïti.

 

La POHDH condamne

Depuis son retour en Haïti le 16 janvier 2011, l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier fait l’objet de plusieurs plaintes que les victimes ont déposées contre lui par devant la justice haïtienne, estime la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH), dans un communiqué rendu public. Depuis, des organisations nationales et internationales ont déclenché une série de mobilisations incluant conférences, expositions, production et publication de rapport en vue de faire la lumière sur les crimes de droits humains : disparitions, homicides, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, exils forcés , détournements de fonds et les actes de tortures, de mauvais traitements et de viols qui ont caractérisé la dictature des Duvalier.
C’est dans cette perspective qu’Amnesty International devait présenter, le Jeudi 22 Septembre 2011 à l’Hôtel Le Plaza, un nouveau rapport sur les crimes commis durant la gouvernance de Jean-Claude Duvalier entre 1971 et 1986 dans lequel l’organisation recommande, une fois de plus, à ce que l’ex dictateur soit jugé pour crimes contre l’humanité.
A la surprise des participants et participantes, les partisans de Duvalier ont fait irruption dans la salle et ont perturbé le déroulement de la présentation du rapport. En effet, des avocats de l’ex dictateur dont Reynold Georges et Osner Fevry, très connus dans le milieu politique haïtien, ont sérieusement paralysé l’activité en lançant des propos hostiles. Ces derniers ont traité les membres de l’organisme international de droits humains d’imposteurs.
La POHDH tient à dénoncer énergiquement l’acte malhonnête orchestré par les partisans de Duvalier lors de la présentation du rapport. La POHDH croit que l’intervention agressive des partisans de Duvalier constitue une menace inquiétante pour la liberté de la parole, qui est le résultat de sacrifices de plusieurs années de lutte pour la démocratie en Haïti. De plus, cet acte rappelle en quelque sorte la pratique d’intimidation du régime de 1957 à l’égard des citoyens et citoyennes qui exprimèrent leurs opinions.
Par ailleurs, la POHDH veut réaffirmer, à l’intention des partisans de l’ex dictateur en particulier et de la population en générale, que les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. En ce sens, la POHDH maintient sa position tendant à demander à la justice haïtienne de donner suite aux plaintes des victimes de Jean Claude Duvalier.
Marc-Arthur Fils-Aimé
Coordonnateur général
Antonal Mortimé
Secrétaire exécutif

 

Haïti: 24 septembre 1994 – 24 septembre 2011

Funérailles nationales des soldats assassinés

Funérailles nationales des soldats assassinés

Dix sept ans depuis que dix soldats des Forces Armées Haïtiennes, en service dans la Police militaire du Cap-Haitien, ont été exécutés, les poignets et les pieds liés, par une patrouille de Marines Américains. Ces Marines faisaient partie de la force militaire américaine commandée par le Lieutenant Général Hugues Shelton USA. Cette force était sensée être une force de « Paix », envoyée en mission en Haïti par le Président Américain, Bill Jefferson Clinton. Pourtant l’acte odieux commis n’était autre qu’une exécution sommaire, un assassinat !
Dix Sept ans, depuis que nous demandons justice pour ces soldats de la patrie tombés, dans l’indifférence des organisations de droits humains tant nationales qu’internationales. Elles ont choisi de garder le silence au lieu de demander « JUSTICE» pour ces soldats martyrs, nos frères.
La photo attachée à cette note, témoigne de la présence de la presse étrangère et haïtienne lors des funérailles nationales des victimes, le 5 Octobre 1994. La Presse peut-elle prétendre ignorer la perpétration de ce crime odieux et barbare par les Marines?
Que les âmes de ces soldats reposent en paix et que les enfants de ce pays se souviennent de ce 24 Septembre 1994.
PEUPLE QUI A CONTRIBUE AVEZ LA LIBERATION DE NOMBREUSES NATIONS DE L’AMERIQUE LATINE, PEUPLE HERITIER D’UN PASSE GLORIEUX, ETES VOUS AUJOURD’HUI INCAPABLE DE SORTIR DE VOTRE LONGUE LETHARGIE POUR RETROUVER VOTRE DIGNITE ET VOTRE FIERTE DE PEUPLE LIBRE ?
Colonel Carl Dorélien ..
Desktop/24 Septembre 1994

 

Au Palais de justice

Ordre des avocats de Port-au-Prince: Elections reportées à huitaine

Les avocats n’ont pas pu voter, comme prévu, le vendredi 23 septembre. La liste des membres du barreau de Port-au-Prince n’était pas à jour. On n’avait rien préparé pour faciliter le bon déroulement des élections reportées à huitaine. Elles se dérouleront à la deuxième convocation, le vendrdi 30 septembre 2011, dans un autre local.
C’est devenu presque une pratique au niveau de l’organisation des élections au barreau de Port-au-Prince. Lorsque le quorum n’est pas atteint à la première convocation, conformément à la loi réglementant la profession d’avocat, on obtient une deuxième réunion au cours de laquelle les élections doivent avoir lieu quel que soit le quorum. C’est une expérience qui n’est pas nouvelle; au contraire, elle se situe dans le cadre d’une certaine pratique que les élections se tiennent à la deuxième convocation. On était supposé voter le vendredi 23 septembre 2011 pour l’élection du bâtonnier et des membres du conseil. En lice : trois candidats avec trois cartels. Il s’agit de Carlos Hercule, Patrick Laurent et Edwin Coq. Trois avocats militants bien connus, jeunes membres actifs du barreau du Port-au-Prince.
Mis à part le problème de liste des membres soulevé, des avocats condamnent l’incommodité de la salle où devrait se dérouler les élections. C’est une salle aménagée pour les bureaux, à la faveur d’une circonstance-le séisme du 12 janvier 2010- les autorités judiciaires s’en sont servies pour permettre à la cour d’appel de Port-au-Prince de fonctionner. Mais cette salle est très inconfortable et pour la tenue d’audiences quotidiennes et pour l’organisation d’opérations électorales. Donc des élections de si grande importance doivent se dérouler dans des conditions absolument idéales et descentes.
En ce sens, les organisateurs ont la balle dans leur camp. Ils doivent se réunir avec les trois cartels pour épurer la liste. Car il y a des noms d’avocats qui sont décédés, partis, promus soit au tribunal de première instance depuis plus de quinze ans soit à la cour d’appel de Port-au-Prince ou dans une autre juridiction, soit à la Cour de cassation de la République qui figurent encore sur cette liste. Cela démontre une fois de plus que les organisateurs n’étaient pas prêts pour les élections programmées le vendredi 23 septembre 2011.
La soif de voter
Venus en grand nombre pour soutenir leurs candidats, des avocats membres du barreau de Port-au-Prince avaient manifesté une soif de voter, question d’avoir une nouvelle équipe, une nouvelle vision, une autre manière de faire les choses. Mais, il n’y a qu’un outsider parmi ces trois candidats qui s’appelle Edwin Coq. Carlos Hercule et Patrick Laurent sont membres du conseil sortant. Le premier ancien secrétaire général, est devenu par la suite conseiller du conseil; le second, est trésorier démissionaire depuis des mois. Il n’empêche qu’ils ont l’un et l’autre une nouvelle manière de voir les choses s’ils parviennent à briguer le poste de bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince. Mais le secret du troisième candidat (Edwin Coq), on le saura le jour des élections.
On ne saurait imaginer comment beaucoup d’avocats se trouvent dans un véritable dilemme pour voter en faveur de tel ou tel candidat, tellement les relations sont bonnes. Me Osner Févry est lui aussi dans l’embarras du choix. Il dit que quel que soit le vainqueur sa position ne changera pas. Au contraire, il propose un conseil d’anciens qui réuniraient des avocats comme Mes Gérard Gourgue, Jean Vandal, Pierre Labissière et beaucoup d’autres qui ont milité pendant les trente dernières années au barreau de Port-au-Prince et ont laissé leur nom comme une référence pour les jeunes avocats, comme des modèles, des conseillers, consultants bénévoles, volontaires… Ces derniers vont continuer à encadrer les membres de la nouvelle équipe pendant leur mandat de deux ans.
S’estimant concernés dans l’organisation de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, des confrères s’étaient massivement présentés en vue d’exprimer leur position. Ils s’étaient montrés tolérants. Habitués à la contradiction, les défenseurs de la veuve et de l’orphelin ont accepté le jour de l’élection avortée de faire des débats autour des candidats engagés dans la course au fauteuil de bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince. Ces débats étaient pour arriver à convaincre que tel candidat ferait un meilleur bâtonnier que tel autre. Vu les problèmes de tous ordres auxquels sont confrontés les organisateurs, aucun discours ne passait. On était plutôt préoccupés à la tenue prochaine des élections que l’on souhaite crédibles, transparentes et démocratiques. Bonne chance aux trois candidats.
Que le meilleur gagne !

 

Nord-Est : Présentation du « Cahier des charges départemental selon une Approche Fondée sur les Droits de l’Homme »

minustha.org / 26 septembre 2011

Le Forum départemental du Nord-Est sur les politiques publiques s’est tenu le vendredi 23 septembre à Fort-Liberté. A cette occasion, les priorités de la population de ce département en matière d’éducation, de santé, d’alimentation, d’environnement, de justice et de sécurité ont été soumises aux plus hautes autorités haïtiennes sous la forme d’un cahier de charges, avec l’espoir de les intégrer dans les politiques publiques sectorielles et le budget de la République.

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Photo : Victoria Hazou – UN/MINUSTAH

Le « Cahier des charges départemental selon une Approche fondée sur les droits de l’Homme (AFDH) » est une première du genre en Haïti parce que ce document tient compte des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens haïtiens. Il s’agit de la synthèse d’une série d’évaluations communautaires par le biais de fora organisés dans les circonscriptions et communes du département du Nord-Est sur les politiques publiques à partir des plans communaux de développement.

Les doléances enregistrées dans ce document portent, notamment, sur le nombre insuffisant d’écoles, les carences dans les installations sanitaires et en personnel de santé, l’absence de systèmes d’irrigation dans les zones agricoles, le déboisement accru, l’absence de centres de loisirs et le nombre insuffisant de policiers. C’est pour y remédier que l’accent est mis sur les actions prioritaires à engager dans les droits à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, à un environnement sain, à un niveau de vie décent, à la justice et à la sécurité.

« Cette initiative s’inscrit dans la vision du président Martelly, notamment à travers son projet de gratuité de l’école pour tous les enfants d’Haïti », a déclaré le représentant du Chef de l’Etat haïtien à ce Forum, Benoit Lesly.

Pour le président du Sénat, Rodolphe Joazile, « à travers cette initiative pilote, le Nord-Est montre que dans le dialogue et le respect de l’un envers l’autre, nous pouvons trouver des solutions aux problèmes qui se posent à nous ».
« Notre constitution reconnaît tous ces droits. Ce Cahier des charges départemental est une feuille de route pour chaque sénateur, pour chaque élu, pour chaque ministre », a-t-il poursuivi.

A court terme, le Cahier recommande entre autres aux autorités de favoriser un enseignement de qualité lié à l’accessibilité à l’éducation ou encore l’amélioration des avantages sociaux des enseignants.

A moyen terme, le Cahier se penche sur la justice et la sécurité et recommande la mise en place d’une force de police frontalière.

Les priorités du long terme, portent, elles, par exemple, sur l’assouplissement des conditions de commercialisation des denrées agricoles des communes frontalières.

Tous ces besoins ont été identifiés par les organisations de la société civile dont la Coordination Départementale des Comités d’Initiative du Nord-Est (CODCINE), le Rassemblement Paysan de Mont-Organisé (RPM) et le Sant pou la Kilti ak Devlopman Karis (SKDK), à la suite d’un état des lieux effectué tant par elles que par d’autres acteurs intervenant dans la région. Cela a été rendu possible avec l’appui de la Direction Départementale du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) du Nord-est, le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES), la Section des droits de l’Homme de la MINUSTAH/ Bureau du Haut Commissariat aux droits de l’Homme et les municipalités du Nord-Est.

C’est pour cela que le coordonnateur de la CODCINE, Francique Pierre, estime que le Cahier a été compilé suivant « une démarche démocratique et participative dans l’intérêt de garantir l’expression des revendications de la population ».

Quant à la MINUSTAH, représentée par Nuzhat Ahmad de la Section des Affaires civiles, elle « continuera à encourager tout processus engageant la population dans le développement ». Car, a souligné Mme Ahmad, « la reconstruction passe par la décentralisation des services dans les villes de région ».

Les Forums départementaux sur les politiques publiques constituent la troisième phase du Programme de Monitoring des Politiques Publiques (PPMP) lancé en 2009 par la Section des droits de l’Homme de la MINUSTAH/Bureau du Haut Commissariat aux droits de l’Homme. Le PPMP vise à nourrir ou à créer un dialogue entre la société civile et les autorités publiques en vue de la réalisation progressive des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens haïtiens.

Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition : Habibatou Gologo

 

Sauveur Pierre Étienne : Un concept moderne de l’État !

Vient de paraître cette année chez L’Harmattan, le nouveau livre du professeur Sauveur Pierre Etienne, « Haïti, la République dominicaine et Cuba ». Un long travail de 440 pages sur la création de ces trois pays. L’auteur nous offre une comparaison de ces Etats dans le temps et dans l’espace tout en dégageant les points de convergence et de divergence entre eux

25/09/2011

Le professeur Sauveur Pierre Etienne

Vient de paraître cette année chez L’Harmattan, le nouveau livre du professeur Sauveur Pierre Etienne, « Haïti, la République dominicaine et Cuba ». Un long travail de 440 pages sur la création de ces trois pays. L’auteur nous offre une comparaison de ces Etats dans le temps et dans l’espace tout en dégageant les points de convergence et de divergence entre eux.
Le travail de Sauveur Pierre Etienne comporte trois parties. D’abord, il articule sa pensée sur l’expansionnisme européen, la conquête du Nouveau Monde, la construction et la formation de l’Etat dans la Caraïbe. Ensuite, il analyse le processus de désintégration de l’Etat colonial, de même que la construction et la formation d’un Etat postcolonial en Haïti, en République dominicaine et à Cuba. En dernier lieu il analyse la possibilité de la création d’un Etat moderne dans la Caraïbe dans le cadre de l’hégémonie américaine.
Le regard de Jonathan Friedman, son préfacier
De ces trois Etats étudiés, Jonathan Friedman croit que pour Sauveur Pierre Etienne Haïti symbolise l’« échec ». A vrai dire, le document tient compte de plusieurs éléments déterminants tels que la révolution et l‘indépendance d’Haïti, les vagues d’émigrations successives et de crises politiques au 19e siècle, la dissolution progressive de l’Etat au cours des nombreuses guerres civiles, l’incapacité de générer une élite politique en mesure d’orienter le pays, …
Le professeur Friedman voit dans cet ouvrage dont le contenu est historique et politique, un outil visant à établir rigoureusement le niveau de réussite de ces pays, dans l’accumulation de capital. « Haïti, la République dominicaine et Cuba » est pour lui, une oeuvre de la science politique et de la sociologie historique qui étudie – tout en les comparant – trois trajectoires historiques « avec leurs différences dans l’ordre mondial auquel ils sont intégrés ».
L’Etat : la préoccupation majeure
L’Etat étudié par Sauveur Pierre Etienne doit être vu comme une structure de pouvoir et de contrôle, non comme « une simple fonction gouvernementale ». L’auteur effectue une analyse palpitante des projets de l’Etat. Pour lui, ce dernier doit réfléchir à une stratégie de socialisation, de formation de sa main-d’oeuvre, de rejet de projets sans valeur globale.
Ces Etats sont comparés à partir de la capacité qu’ils ont « à s’adapter aux grandes politiques et aux forces économiques internationales ». C’est là aussi que la dette d’Haïti constitue un lourd silence, la surcharge majeure à l’ « échec » de cet Etat.
Etat moderne, économie et société
Sauveur Pierre Etienne tient un discours moderne sur le concept de l’Etat. Pour lui, tous ces Etats ne sauraient exister en dehors de leurs contextes d’édification. Il soutient en effet qu’un même processus de colonisation et de décolonisation caractérise ces trois modèles d’Etat. La capacité des peuples à prendre des décisions ou non-décisions, éclaire véritablement sur leurs histoires. Pourquoi sont-elles « ce qu’elles sont, alors qu’elles eurent pu être différentes » ?
Dans cette étude comparative sur la construction et la formation de l’Etat en Haïti, en République dominicaine et à Cuba, Sauveur Pierre Etienne propose aussi des réflexions sur les moments de rupture et leurs facteurs explicatifs dans leurs systèmes de gouvernement. Les travaux de Pierre Etienne s’orientent fondamentalement – et comme il le mentionne dans son préambule – vers les « macroprocessus historiques, l’analyse des structures et de leur agencement ». Sa vision de l’Etat et du capitalisme modernes le porte à réfléchir sur un modèle de société prêt à la transformation, un modèle de société qui puisse s’implanter sur une longue période.
Synchronismes et comportements éphémères
« Haïti, la République dominicaine et Cuba » nous présente une trilogie persuasive. Ces Etats ont toujours intéressé les chercheurs. Les recherches de Sauveur Pierre-Etienne sont d’actualité. Elles examinent les ressemblances entre ces trois Etats. Loin de nous plonger dans des facilités théoriques, elles prolongent nos spéculations sur la situation délicate à laquelle sont confrontés ces Etats : « une contradiction originelle entre l’Etat de droit (formel) et les pouvoirs privés (informels) ».
« Haïti, la République dominicaine et Cuba » est un outil intéressant qui peut servir aux étudiants en sciences politiques et en sociologie des pays caribéens. C’est une oeuvre percutante qui pourrait aussi servir de base idéologique à l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et à toute autre plateforme politique dans la mise en œuvre de stratégies globales en faveur des populations autochtones et afro-caribéennes.

Jean Emmanuel Jacquet
Jacquetvre@yahoo.fr

 

Départ de la Minustah: pour éclairer les intervenants

La Minustah n’est pas une force d’occupation. Il s’agit d’une opération « pluridimensionnelle » (Di Razza 2010). Une opération militaire est construite dans un but politique. Je ne vois pas de buts communs qui pourraient être poursuivis par le président de la Bolivie, celui de la Jordanie, du Népal et du Sri Lanka, tous contributeurs en troupes en 2009. La mauvaise image de la Minustah vient du fait que le gouvernement haïtien prend des engagements sans jamais expliquer au peuple les tenants et les aboutissants de ceux-ci. De plus, la Minustah a fini par développer une représentation qui l’associe à la sécurisation du pouvoir. Le peuple ne sent nullement utile cette force quand il est victime au quotidien d’une violence de nature criminelle. Ainsi les efforts de la Minustah en faveur de la paix par la déstructuration des bandes armées qui sévissaient dans les « zones grises », dites « zones de non-droit », le renforcement de la PNH et des programmes d’appui au développement, etc., sont mal compris ou oubliés dans la mesure où la violence a changé de nature ici en Haïti (de la violence politique à la violence criminelle) et les préoccupations du peuple dans le registre de revendications sociales sont devenues un facteur de frustration qui peut fortement déboucher sur l’amalgame. Les ravages du choléra ont aussi leur part de responsabilité. Ignorer la responsabilité de l’ONU dans cette tragédie peut décrédibiliser l’organisation en Haïti.
Si le gouvernement haïtien avait pratiqué une politique plus transparente vis-à-vis des textes internationaux, le peuple haïtien saurait que le Conseil de Sécurité de l’ONU a réaffirmé dans toutes ses résolutions le caractère souverain d’Haïti. Bien entendu, nous avons pu constater que plusieurs interventions faites dans des domaines relevant de la politique haïtienne par des chefs de la Minustah dans le passé peuvent prêter à équivoque. Nous croyons même qu’il y a eu viol des résolutions du Conseil de Sécurité par des gens qui croyaient que les « résultats » recherchés étaient plus importants, quelques fois, que l’observance des textes officiels. C’est dommage, car cela a influencé la perception du peuple, des élites, sur le rôle de la Minustah en Haïti.
Dois-je rappeler, sans esprit de polémique, que nous sortons d’une triste et longue nuit sous la dictature (1). Des atrocités sans nom, oubliées aujourd’hui, furent commises. Nous devrions plus que tout autre peuple nous féliciter de voir que la Communauté internationale par le biais des résolutions du Conseil de Sécurité, nous prémunit contre les «tentations autoritaires» ici. Il est vrai que les dirigeants haïtiens ont largement bénéficié de la protection de la Communauté internationale, notamment pour l’achèvement de leurs mandats. La Minustah semble avoir voulu éviter les erreurs commises par la Mission internationale en 1994 qui s’était montrée totalement partisane. Si on se rappelle les mauvais traitements qu’elle fait subir aux militaires haïtiens de l’époque. La Minustah a voulu être neutre (Di Razza 2010) dans un pays où il est difficile de garder une certaine indépendance. La culture haïtienne n’est point tendre envers les perdants de l’heure, ils n’ont pas droit à la compassion et même à la survie. Cela a compliqué la tâche de la Minustah qui a opté pour une utilisation modérée de la force en misant énormément sur un programme DDR. Il est dommage qu’une approche aussi instructive n’ait pas été suffisamment expliquée et qu’au lieu de tirer partie de cette manière respectueuse des droits de l’Homme de la résolution des conflits, la force onusienne ne s’est vue accusée de collusion avec les bandits. Il n’existe pas de preuves formelles pour étayer cette accusation, à ma connaissance. Mais ce qui est certain, la Minustah n’a pas combattu la guerre (de basse intensité) par la guerre. Nous devons nous inspirer de tels procédés si nous voulons réussir notre démocratie. On ne peut concevoir une démocratie viable qui fait la «guerre» à ses citoyens. Les méthodes de la dictature ne peuvent être convoquées même si elles étaient efficaces (sur le plan sécuritaire) par une démocratie qui a l’exigence de protéger les droits de tous les citoyens, même eux des violents. Il revient aux tribunaux de trancher, et nos porteurs d’armes doivent être formés dans cet esprit.
Les conditions d’un éventuel départ
Quand les forces qui composaient la Mission de l’ONU en 1994 avaient permis au président Aristide de démanteler les Forces Armées d’Haïti (2) il s’agissait d’une opération à caractère politique qui ne prenait nullement en compte les besoins futurs du pays en matière de sécurité. Avant même l’intervention, nous avions de sérieux déficits à combler en matière de sécurité. Même si certains sont enclins à penser que la situation sécuritaire était meilleure avec les Forces Armées d’Haïti, il faut quand même reconnaître que la «peur» constituait un puissant facteur d’ordre. Dans une démocratie, la peur n’a point sa place. Ce sont la crainte et le respect des lois qui doivent être au fond de chaque citoyen. C’est la fiabilité de la justice qui doit constituer la pierre d’angle de la Sécurité Publique.
Certains intervenants insistent dans leurs révendications pour un départ immédiat de la Minustah. C’est leur droit. Mais il faudrait que ces «nationalistes» prennent le temps de comprendre que notre PNH ne peut nullement répondre aux standards internationaux au regard de la sécurité. Nous sommes un pays sans armée. Regardons les chiffres relatifs à la présence policière dans des Etats qui, eux, ont une armée. En Afrique, la moyenne de policiers qui existait en 2006 pour 100 000 citoyens était de 180. En Asie, 363, et en Amérique latine, 285. (Source: Banque mondiale 2006, Di Razza 2010). Chez nous en 2006 nous avions 63 policiers pour 100 000 citoyens. Je crois que ces chiffres doivent nous inviter à la réflexion et surtout à la prudence. En outre, il y a lieu de noter que dans le cadre de la résolution 1892 du 13 octobre 2009, le Conseil de Sécurité des Nations unies avait décidé «que la Minustah comportera une composante militaire dont les effectifs pourront atteindre 6940 soldats de tous rangs, et une composante policière de 2 211 membres». Dans la résolution 1944 votée le 14 octobre 2010, le Conseil de Sécurité ayant constaté: «que la situation en Haïti demeure dangereuse pour la paix et la sécurité internationales dans la région, malgré les progrès accomplis jusqu’ici», avait décidé que la composante militaire de la Minustah pourrait atteindre 8 940 soldats et la comoposante policière 4391 membres. Il faut comprendre que la Communauté internationale n’a pas pris ses couteuses décisions à la légère ni selon les caprices de personnes qui souhaitent tirer profit de la détresse d’Haïti. Il s’agit de décisions réfléchies à la lumière d’évaluations faites par des spécialistes sérieux et des élections à venir.
Il est certain que la situation ne peut continuer ainsi éternellement. Il est légitime que des patriotes protestent. Il est recommandé que les décideurs relaient avec un sens aigu des responsabilités les cris d’une portion non négligeable de la population. Cependant il faut garder à l’esprit que la fragilité de la situation haïtienne ne relève pas uniquement des faiblesses de la PNH ou d’un manque de professionnalisme de la Minustah, car le Conseil de Sécurité des Nations unies lui-même n’a-t-il pas «réaffirmé» dans sa résolution 1892, adoptée le 13 octobre 2009 «que la sécurité doit aller de pair avec le développement économique et social pour permettre à Haïti d’instaurer durablement la stabilité».
Je crois qu’ici le Conseil a montré une claire compréhension du phénomène de la criminalité en Haïti tout en ménageant la susceptibilité de certains acteurs financiers internationaux qui imposent à Haïti une politique économique qui détruit notre pays. Les dirigeants qui demandent la mue de la Minustah en force de développement sont sur la voie mais ne veulent nullement provoquer une forme de rupture avec la politique économique en vigueur. On ne peut pas continuer à sacrifier un pays au nom de la lutte contre l’inflation. C’est presque de la paresse intellectuelle. Et la clef de nos problèmes de sécurité se situe quelque part dans ce débat.
Si nous nous référons à la réalité de nos besoins sécuritaires, il est évident qu’un départ de la Minustah tout de suite peut s’avérer dangereux. Il est impératif de créer un cadre «de départ» qui renferme un volet économique et un pan sécuritaire, concomitamment. Le niveau de la pauvreté et des inégalités en Haïti (le pays où il y a les plus grandes inégalités en Amérique latine, reconnue comme le la région championne en matière d’inégalités dans le monde) doit attirer sérieusement l’attention des décideurs intéressés à l’avènement d’un environnement stable en Haïti. Malgré l’augmentation des troupes, certains spécialistes croient que la situation actuelle, surtout après le 12 janvier, ne peut en aucun cas être associée à la paix. Il s’agit d’un équilibre sécuritaire qui demeure précaire. C’est ce qui a poussé Namie Di Razza, dans sa recherche intitulée: «L’ONU en Haïti depuis 2004» (l’Harmattan), à écrire: «l’équilibre sécuritaire demeure précaire et la Minustah permet davantage le maintien d’un statu quo, poussant les entrepreneurs de violence à la retenue et à la prudence, du fait de ses actions énergiques. Sans sa présence, la violence resurgirait certainement, et la crise serait renouvelée». Je crois qu’on ne peut mettre en doute cette assertion de manière sérieuse.
Il est important pour nous de nous mettre à la tâche, d’accomplir un certain nombre de progrès avant de décider. La présence d’une armée ne peut tenir lieu d’unique réponse à un problème de criminalité dans une démocratie.
Notre histoire nous commanderait de voter des lois aux fins de conditionner l’intervention de l’Armée (le port d’armes hors des enceintes militaires, par exemple) dans les affaires civiles par l’aval des autorités élues dans des situations prévues par la loi. Nous devons réaliser de nombreuses réflexions sur le domaine sécuritaire et la préservation de la démocratie. Ce qui est de la compétence des autorités et de leurs partenaires étrangers. Parmi ces activités réflexives, il faudrait compter, à mon avis, la réalisation d’atelier sur les thèmes ci-dessous notamment en Haïti dans les meilleurs délais:
– Sur le développement national (bilan et perspectives)
– Sur la construction de la paix (en vue de l’élaboration d’une vigoureuse politique en la matière)
– Sur un processus de rattrapage dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en Haïti (3)
Il ne s’agira pas d’ateliers réalisés dans le dessein d’enrichir notre collection de documents. Il faudrait mettre en présence, spécialistes, dirigeants (parlements et exécutif), partis politiques, société civile spécialisée et partenaires internationaux dans un cadre propice à la réalisation de compromis sérieux qui tiendront lieu de recommandations publiques au gouvernement.
Conclusion
Pour des gens qui ignorent ce que c’est qu’une résolution du Conseil de Sécurité, cette courte explication tirée du manuel de «Droit public international» de Nguyen Quoc Dinh est assez éloquente: «A la différence des mesures provisoires, les décisions (du Conseil de Sécurité) constituent de véritables actes de contrainte».
Je crois qu’il faut que nos dirigeants prennent l’habitude de faire traduire en créole ces textes (du Conseil de Sécurité sur Haïti) et d’en faire la promotion et de fournir des commentaires là-dessus. Il s’agit de documents qui ont de sérieuses incidences sur la vie de tous les jours des Haïtiens. Ils auraient su ainsi que le Conseil de Sécurité, dans sa résolution 1892 (13 octobre 2009), a «prié » le secrétaire général de continuer à prendre les mesures nécessaires pour que tout le personnel de la Minustah observe scrupuleusement la politique de tolérance zéro adoptée par l’Organisation des Nations unies à l’égard de l’exploitation et des violences sexuelles et de le tenir informé et exhorte les pays qui fournissent des effectifs militaires ou des forces de police à faire en sorte que les actes mettant en cause leur personnel fassent l’objet d’enquêtes en bonne et due forme et que leurs acteurs soient punis».
Le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, sous lequel Haïti se trouve, ne peut nullement être considéré comme un facteur de croissance, d’instabilité non plus. Les incidences de ce chapitre sur notre économie méritent des études.
Je ne prétends pas proposer ici des réponses définitives aux préoccupations des uns et des autres. J’ai mis en lumière quelques chiffres, quelques faits passés afin que les démocrates n’oublient guère les excès de l’autoritarisme haïtien. Le débat demeure ouvert. J’espère avoir offert des repères pouvant favoriser une meilleure compréhension des nouvelles relations internationales.
PS : Il convient de souligner avec intérêt les dernières recommandations du secrétaire général des Nations Unies au Conseil de Sécurité relatives a une réduction de 20% du personnel armé de la Minustah. Le gouvernement devrait, à mon avis, mettre sur pied un groupe de travail ou un ministère pour accompagner la tendance au départ.
1) De 1986 à 2005, il y eut en Haïti des cas de torture (Evans Paul…), d’exil politique (Sauveur Pierre Etienne, Israël Jacky Cantave, Daly Valet, Nancy Roc…), des assassinats politiques maquillés en actes de banditisme (les frères Isméry, Guy Malary, Mireille Durocher Bertin, Jacques Roche…), des corps armés extra légaux, FRAPH, chimères, l’Armée de Ravix, etc. Les pouvoirs haïtiens sont animés, comme on l’a vu dans notre histoire récente, de la tentation à faire du mal à leurs opposants. La Minustah n’est-elle pas là pour «encourager» les pouvoirs aussi au regard du respect des droits de l’homme?
2) Face aux assaillants mal équipés en 2004, les policiers haïtiens ont pris la fuite. Le président Aristide, fossoyeur de l’armée en 1994, a peut-être regretté son geste puisqu’il recrutait d’anciens militaires de manière désordonnée pour protéger son pouvoir en 2004.
3) Ceux qui doutent de notre situation de pauvre devaient savoir que le PIB par habitant en Haïti est de 660 dollars tandis que celui de l’Europe est de 32 900 dollars. (dernières statistiques disponibles)
Bibliographie:
– Namie Di Razza, l’ONU en Haïti depuis 2004, Paris, l’Harmattan, 2010, 251p.
– Nguyen Quoc Dinh, Droit international public, Paris, 1999, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, 1455 p.)
-Site des Nations unies
– Site de la Banque mondiale
– Site de l’Union européenne
Jean-Robert SIMONISE