mardi 06 septembre 2011

6 Sep

Garry Conille désigné officiellement

Après environ une semaine de tractations, le chef de l’Etat a finalement désigné le Dr Garry Conille comme son Premier ministre. Officiellement, les parlementaires ont reçu, lundi après-midi, la lettre de confirmation. Au Parlement justement, les réactions divergent et l’article 157 de la Constitution de 1987 est au centre des débats et constitue le passage obligé pour la ratification du Dr Conille. Vote technique ou politique ?

clip_image002« En consultation, on avait bien conseillé le président de la République. On lui avait dit plus il reste dans le cadre de la Constitution, plus il sera bon pour tout le monde, pour lui et pour le Parlement. Maintenant, il envoie son Premier ministre, seuls les résultats diront le travail qu’il a fait », a déclaré sur les ondes de Radio Vision 2000 le président de la Chambre basse. « Ce 5 septembre à 5 heures de l’après-midi nous avons reçu la lettre du président confirmant officiellement le choix de Garry Conille comme son Premier ministre », a confirmé le député Saurel Jacinthe.
Pour le parlementaire, la Constitution est très claire. Le président en consultation avec les présidents des deux branches du Parlement choisit son Premier ministre, a-t-il rappelé soulignant qu’il n’a pas à avoir leur aval ou pas. Cependant, avant de désigner officiellement le Dr Conille, les présidents des deux chambres au Parlement avaient clairement conseillé au chef de l’Etat de discuter avec tous les responsables et leaders des blocs au Parlement.
Le député Saurel Jacinthe n’est pas en mesure de dire si Michel Martelly a effectivement l’appui des présidents et des leaders des blocs au Parlement.
De son côté, pour le vice-président du Sénat, Garry Conille est le choix du « Blanc ». Selon le sénateur Jean-Hector Anacacis, si l’Assemblée des parlementaires donne la priorité à la politique, le Dr Conille passera la première étape, mais si elle met l’accent sur la Constitution, le choix de Martelly sera rejeté comme les deux précédents. Le parlementaire a fait savoir qu’il ne votera pas dans un sens qui ne respecte pas la loi. Il préfèrerait ne pas être là, dans le cas contraire, a-t-il dit.
Garry Conille est entré au pays ce lundi. Il avait été solliciter une mise en disponibilité aux Nations unies. Une fois sa désignation officialisée par le président Martelly, Garry Conille serait considéré comme démissionnaire et traité en tant que tel à l’ONU. C’est pourquoi le Dr Conille avait demandé au chef de l’Etat de retarder sa désignation, le temps pour lui de se mettre en accord avec les responsables de l’ONU.
Est-ce le troisième acte du scénario ?
Après son investiture le 14 mai dernier, le chef de l’Etat avait fait choix de l’homme d’affaires Daniel Gérard Rouzier, pour succéder à Jean-Max Bellerive à la Primature. L’Assemblée des députés en avait décidé autrement. Le, mardi 21 juin 2011, le premier choix Michel Martelly, avait été rejeté par 42 voix contre 19 et 3 abstentions à la Chambre basse. Vote technique. Ses pièces n’étaient pas convaincantes. En réalité, Michel Martelly n’a pas su dégager une majorité au Parlement.
Le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), majoritaire au Parlement, a été le principal bourreau du Premier ministre désigné. Les 42 voix contre le choix du Premier ministre désigné étaient exclusivement des députés membres du GPR.
Le 6 juillet 2011, le chef de l’Etat avait officiellement fait choix de l’ancien ministre de la Justice du gouvernement de transition, Me Bernard Gousse. Pour statuer sur son sort, le Sénat s’était prononcé par un vote tranchant : 16 contre, 0 pour, 0 abstention, le mardi 2 août 2011. Cette fois-ci, le vote était éminemment politique puisque toutes les pièces de Me Gousse étaient correctes. Le groupe des 16 ne voulait pas de lui tout simplement, selon le sénateur Joseph Lambert, principal leader du G-16
Aujourd’hui, Garry Conille est le troisième acte de ce scénario qui a trop duré. Désigné officiellement ce lundi, il doit faire face à la réalité de la Constitution en son article 157 que plusieurs parlementaires évoquent très souvent.
Selon l’article 157, « Pour être nommé Premier Ministre, il faut, entre autres, résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives, jouir de ses droits civils et politiques et n’avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante, être propriétaire en Haïti ou y exercer une profession… »
Michel Martelly doit mettre tout son poids dans la balance pour la ratification de son troisième chef de gouvernement désigné. Le chef de l’Etat a déjà rencontré en ce sens pratiquement tous les secteurs de la vie politique, sociale et économique du pays. La séance pour la ratification de Garry Conille au Sénat ou à la Chambre des députés dira les retombées de ces rencontres.
Robenson Geffrard
regffrard@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

La ratification de Garry Conille risque d’être plus politique que technique…

06/09/2011 09:45:48

clip_image001[1]La lettre de désignation du Dr Garry Conille, comme candidat au poste de Premier Ministre, a été remise lundi aux Présidents des deux chambres du Parlement. Avant d’accéder au poste de Premier Ministre, Garry Conille devra affronter séparément le vote des deux chambres, pour sa ratification, s’il franchi cette étape il devra encore obtenir la majorité sur son énoncé de politique générale.
Un des obstacles que pourrait rencontrer le nouveau candidat à la Primature concerne sa résidence en Haïti en vertu du point 5 de l’article 157 de la Constitution qui précise, que pour être nommé un Premier Ministre doit « 5) résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives »
Les débats s’annoncent déjà très agités autour de la désignation comme Premier Ministre, de l’ancien Chef du bureau de Bill Clinton, Envoyé Spécial des Nations Unies pour Haïti et plusieurs voix s’élèvent déjà, pour manifester : opposition ou approbation au choix du Président Martelly.
Le Professeur Josué Déleon, n’est convaincu qu’il s’agit d’une décision qui va pas dans le sens des intérêts de la population haïtienne et s’oppose clairement à la nomination de Garry Conille.
Le Sénateur Jean Hector Anacacis, promet pour sa part, un vote défavorable au Dr. Conille, en raison du caractère inconstitutionnel de ce choix. Brandissant lui aussi l’article 157 de la Constitution de 1987, il souligne que le Dr. Conille n’a pas 5 années de résidence consécutives  au pays.
Le politologue Jean Baptiste Remarais, ne voit pas cette désignation d’un bon œil rejetant l’argument, infondé selon lui, du Dr Conille qui affirme que sa résidence permanente se trouve en Haïti.
Le Député Vikens Dérilus a déclaré que les 58 députés de la « majorité » à la Chambre basse, sont divisés sur le choix de Garry Conille, comme Premier Ministre…
Pour Édouard Paultre, Responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE) le Dr. Conille «… est relativement jeune et brillant […] je crois qu’il a fait ses preuves ici en Haïti, qu’il a travaillé dans divers milieux, je crois qu’il y a beaucoup de choses qui jouent en sa faveur aujourd’hui, non-seulement ses qualités personnels. […] il n’a pas véritablement touché à la politique en Haïti, ce qui veut dire que c’est une personne qui n’est pas avili par la politique […] une autre chose qui joue en sa faveur, c’est l’urgence qu’il y a de doter le pays d’un gouvernement, […] il est du devoir des hommes et des femmes d’État de doter ce pays d’un gouvernement. La troisième chose […] il bénéficie d’une grande confiance dans la communauté internationale, ce qui n’est pas une mauvaise chose […] il faut quelqu’un qui puisse dialoguer avec les divers secteurs internationaux, la communauté internationale. Aujourd’hui, il est cet homme et pour ma part, non seulement ses qualités personnelles, sa grande capacité de travail, son leadership mais aussi son expérience avec la communauté internationale, font de lui une personne qui est capable d’arriver à ce poste. »
Concernant l’éventuel obstacle Constitutionnel lié aux 5 ans de résidence en Haïti du Dr Conille, Édouard Paultre explique : «… Je crois que M. Conille détient un passeport diplomatique, c’est un haut cadre des Nations-Unis, cela veut dire qu’il aurait [avec ce passeport] un statut d’haïtien là où il est […] je ne sais pas la question d’extraterritorialité, ce sont des questions très pointues sur le plan juridique et il faut que les juristes se prononcent sur cette question, […] En tous cas, les parlementaires, les juristes doivent se prononcer sur cette question.
Il faut prendre le pays au sérieux, l’urgence c’est de doter le pays d’un gouvernement sinon on va vers l’anarchie, […] je ne dit pas qu’il faut prendre n’importe qui, je ne dit dit pas qu’il faut prendre des gens qui n’on aucune capacité, aucune expérience, ce que je sait, c’est que les profils des Premiers Ministres qui on été désignés par M. Martelly, avaient des profils de personnes responsables, qui ont montré leurs capacités dans ce le pays, qui ont travaillé dans ce pays comme technicien, homme d’affaire ou comme professionnel, je crois qu’il faut du respect par rapport à ces personnalités.
Je lance un appel aux parlementaires, pour que rapidement, ils prennent leurs responsabilités, sinon nous rentrons dans l’anarchie…»
Que dit l’article 157 de la Constitution de 1987 :
Pour être nommé Premier Ministre, il faut:
1) être haïtien d’origine et n’avoir pas renoncé à sa nationalité;
2) être âgé de trente (30) ans accomplis;
3) jouir de ses droits civils et politiques et n’avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante;
4) être propriétaire en Haïti ou y exercer une profession;
5) résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives;
6) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.
CV de Garry Conille, MD, MPH
http://www.haitilibre.com/article-3713-haiti-politique-cv-de-garry-conille-md-mph.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3743-haiti-politique-dr-garry-conille-3eme-premier-ministre-designe.html
http://www.haitilibre.com/article-3711-haiti-politique-premier-ministre-le-vote-sera-eminemment-politique.html
http://www.haitilibre.com/article-3710-haiti-politique-garry-conille-pourrait-etre-ratifie-selon-joseph-lambert-si.html
http://www.haitilibre.com/article-3699-haiti-politique-reactions-parlementaires-a-l-eventuelle-candidature-de-garry-conille.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Dr. Garry Conille, 3ème Premier Ministre désigné

05/09/2011 19:18:27

clip_image001Le Président du Sénat, Rodolphe Joazile, a révélé à l’AFP avoir reçu aujourd’hui une lettre du Président Martelly concernant la nomination du Dr. Garry Conille comme prochain Premier Ministre désigné.
« Je viens de recevoir la lettre du Président désignant M. Conille ». Le Chef de l’État dans cette lettre dit « Par application de l’article 137 de la Constitution; je vous informe que j’ai fait choix du docteur Garry Conille comme Premier Ministre. »
Autres informations à suivre…
En savoir plus sur le Dr. Garry Conille :
http://www.haitilibre.com/article-3713-haiti-politique-cv-de-garry-conille-md-mph.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Gouvernement :

Gary Conille désigné officiellement premier ministre

P-au-P, 05 sept. 2011 [AlterPresse] — Le président de la république, Michel Joseph Martelly, a officiellement désigné ce 5 septembre le médecin Gary Conille, conseiller de l’ex président américain William Clinton, au poste de premier ministre, apprend AlterPresse de source officielle.

L’information a été confirmée pour AlterPresse par le président du sénat, Rodolphe Joazile, qui indique avoir reçu la lettre du chef de l’État annonçant la désignation de Conille comme premier ministre.

Juste avant l’envoi de la lettre officielle aux présidents des deux chambres législatives, le président Martelly a reçu au palais présidentiel le docteur Conille qu’il a présenté au personnel de la présidence comme « l’élu », selon ce qu’une source de la présidence a confié à AlterPresse.

Âgé de 45 ans, le docteur Gary Conille est un habitué du système des Nations Unies, où il a occupé divers postes durant ces dernières années.

Il est, depuis juin 2011, coordonnateur humanitaire au Niger.

Il a également joué le rôle de chef du bureau de l’envoyé spécial de l’organisation des Nations Unies (Onu) pour Haïti, William Clinton.

Deux autres candidats au poste de chef de gouvernement, Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse, proposés par Martelly, n’avaient pas obtenu, respectivement en juin et août 2011, la bénédiction du parlement. [gp apr 05/09/2011 19:00]

 

Les débats s’annoncent très agités autour de la nomination de Gary Conille

lundi 05 septembre 2011 à 23:06

Le sénateur du Sud-est, Jean Hector Anacacis, à promis un vote défavorable au docteur Conille en raison du caractère inconstitutionnel de  son choix. Brandissant l’article 157 de la constitution de 1987, le parlementaire banalise tout choix de Michel Martelly portant sur le fonctionnaire onusien pour n’avoir pas résidé 5 années consécutives  au pays.

Avant même la désignation officielle du coordonnateur humanitaire de l’ONU au Niger, Afrique, des voix s’élevaient contre  toute décision du chef de l’Etat  de nommer le médecin comme son  premier ministre.

Il faut dire que les débats s’annoncent très agités autour de la nomination de l’ancien chef du bureau de Bill Clinton, envoyé spécial de l’organisation des Nations Unies  pour Haïti.

 

Sauf vote politique, Conille ne devra pas être ratifié ?

lundi 05 septembre 2011 à 06:29

Le politologue Jean Baptiste Remarais ne voit pas d’un bon œil la désignation du docteur Gary Conille comme le futur chef de gouvernement du pays.

L’article 157 de la constitution de 1987 représente le principal obstacle à la nomination du Représentant Résident du Système des Nations Unies au Niger (Afrique), défend monsieur Remarais.

La logique selon laquelle sa résidence permanente se trouve en Haïti est infondée, objecte-t-il, en rejetant les arguments émis par l’intéressé en ce sens.

Le politologue  pense que le fonctionnaire onusien ne possède pas le profil du  premier ministre dont Haïti a besoin aujourd’hui.

 

Haïti-Minustah :

Mobilisations pour un retrait effectif

P-au-P, 6 sept. 2011 [AlterPresse] — A environ un mois d’une nouvelle décision des Nations Unies pour le prolongement ou non du mandat de la force onusienne en Haïti, le « collectif pour un dédommagement en faveur des victimes du choléra » entend organiser un ensemble d’activités pour pousser au retrait de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), selon des informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse.

Le collectif, qui regroupe notamment Batay Ouvriye et le mouvement démocratique populaire (Modep), dénonce les actes criminels reprochés à la Minustah, entre autres le viol d’un jeune garçon de 18 ans par des casques bleus uruguayens en juillet 2011 dans le Sud du pays, et l’introduction du choléra en octobre 2010 sur le territoire caribéen.

L’épidémie du choléra a déjà causé le décès de plus de 6 mille haïtiens.

Le collectif pour un dédommagement en faveur des victimes du choléra envisage de « trainer la Minustah et l’Organisation des Nations Unies (Onu) devant les tribunaux pour réparer toutes les victimes du choléra ».

Un tribunal populaire est également prévu pour être érigé en vue de juger et condamner la mission et « tous ceux qui la supportent dans le pays », indique le collectif.

La mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, qui a débuté ses opérations en juin 2004, compte actuellement un peu plus de 9 mille soldats et policiers répartis en divers points du pays.

La présence de la Minustah est de plus en plus décriée sur le territoire national en Haïti.

Suite à la dénonciation du viol d’un jeune homme par des casques bleus uruguayens à Port-Salut (Sud), la commission justice au sénat de la république envisage de soumettre à l’assemblée des sénateurs une proposition de résolution pour encourager un calendrier de retrait de la force onusienne du pays.

Hier, lundi 5 septembre 2011, une manifestation a eu lieu dans le Sud à Port-Salut pour exiger le départ de la Minustah. [kft rc apr 06/09/2011 10:40]

 

Haïti – Politique :

Le CEP se prépare aux nouvelles élections

06/09/2011 11:13:59

clip_image001[3]Pierre-Louis Opont Directeur Général du Conseil Électoral Provisoire (CEP) assure que son institution poursuit les préparatifs pour les prochaines élections.
«… il y a deux moments dans le fonctionnement du CEP : lorsqu’il y a des élections, le CEP gére et fait les opérations électorales et lorsqu’il n’y a pas d’élections, le CEP se prépare pour les nouvelles élections à venir.
Aujourd’hui, nous sommes en pleine période de renouvellement du mandat du personnel. Avant le 13 septembre, nous devons renouveler la majorité des contrats du personnel vacataire […] nous sommes en train de voir la formation du personnel, surtout le personnel des Bureaux Électoraux Départementaux (BED) qui sont le moteur du CEP en région.
Nous venons de terminer avec la rédaction d’un manuel d’application de la loi électorale, qui donnait beaucoup de problème, car la loi électorale, c’est le CEP qui l’applique directement après publication, il y a des choses qui ont été ajustées […] nous sommes en train de faire le nécessaire pour nous préparer dans la perspective électorale : combien de temps ça va prendre, combien cela va coûter, quels sont nos rapports avec nos partenaires institutionnels et avec nos fournisseurs, afin d’être prêt en cas d’élections […]
Généralement, c’est l’Exécutif qui convoque le peuple en ses comices, à partir de ce moment, le CEP met en branle le processus électoral. Pour déterminer la date où l’élection se fera, le CEP et l’Exécutif doivent étudier l’opportunité de choisir telle ou telle date par rapport à la disponibilité du financement, à l’échéance électorale, à la nécessité de remplacer des élus. Ce n’est pas le CEP qui décide lui-même que les élections se feront à telle ou telle date. Le CEP n’attend pas […] il se mobilisera aussitôt que la date des élections sera retenu pour renouveler le mandat des élus […]
…Du point de vue administratif, oui Gaillot Dorsinvil est absent du CEP et comme vous le savez, il y a un mandat d’amener émit par le Commissaire du Gouvernement, c’est la situation qui prévaut.
Aujourd’hui, le conseiller Jean Thélève Pierre Toussaint [Vice Président du CEP] et la conseillère Laurette Croyance, gèrent les décisions qui doivent être prises au jour le jour. Je n’ai pas de contact avec le Président du CEP […] mais l’institution continue de fonctionner. On s’est arrangé, comme le prévoit les règlements généraux, pour qu’il y est une substitution d’autorité entre le Président du CEP et le Vice-Président en cas d’empêchement, tel est le cas . Maintenant, c’est M. Jean Thélève Pierre Toussaint qui assure la Présidence [par intérim], en attendant le retour du Président…[Gaillot Dorsinvil] »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3608-haiti-elections-le-cep-au-dela-du-reel.html
http://www.haitilibre.com/article-3454-haiti-politique-un-cep-quasi-deserte-prepare-les-prochaines-elections.html
http://www.haitilibre.com/article-3342-haiti-elections-elections-senatoriales-partielles-a-l-automne.html
http://www.haitilibre.com/article-3258-haiti-politique-dorsinvil-affirme-etre-une-personne-de-parole.html
http://www.haitilibre.com/article-3426-haiti-justice-operation-de-police-au-cep-ils-n-etaient-pas-la.html
http://www.haitilibre.com/article-3388-haiti-justice-mandats-d-amener-contre-dorsinvil-et-2-conseillers-du-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-3382-haiti-justice-cep-parquet-de-port-au-prince-5-0.html
http://www.haitilibre.com/article-3369-haiti-justice-le-commissaire-du-gouvernement-convoque-5-membres-du-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-3115-haiti-elections-la-saga-de-la-commission-senatoriale-d-enquete-se-poursuit.html
S/ HaïtiLibre

 

Le porte-parole du président officiellement présenté

06/09/2011

L’ancien directeur de l’information de Signal FM, Joseph Lucien Jura, a été officiellement présenté à la presse, ce lundi 5 septembre 2011 comme le nouveau porte-parole du président dans une cérémonie au Palais National. Dans une salle exigüe de 40 M2, équipée d’une quinzaine de chaises, la présentation qui aurait du commencer à 13 heures n’a, en fait débutée que 45 minutes plus tard, la liste des journalistes autorisés à couvrir l’évènement n’étant pas prête à l’heure prévue. Anomalies.
Dans sa présentation du porte-parole, le directeur des communications du Palais National, Hérold Israël a indiqué que le choix de Joseph Lucien Jura répondait au vœu formulé par Michel Joseph Martelly durant sa campagne à savoir la nécessité de créer un état transparent. C’est ainsi que président a fait appel à des journalistes pour compléter son équipe de communication. Chacun d’entre eux aura son domaine de référence. A entendre le directeur de communication. ”Joseph Lucien Jura aura à continuer le travail commencé par l’équipe en place, c’est-a-dire, à informer non-stop” a conclut Hérold Israël.
Pour Joseph Lucien Jura le travail est le même que ce qu’il faisait à Signal FM et à Télémax même s’il est, cette fois-ci, de l’autre coté de la barre. Monsieur Jura dit se tenir à l’entière disposition de ses ex-confrères afin de diminuer les spéculations. ”Je compte m’acquitter de ma tâche avec professionnalisme” a-t-il fait savoir.
Carl Labossière, Dishler Marcelin et Mario Dupuis sont les derniers ajouts du président de la République à son équipe de communication. Ils ont le rôle de conseillers en communication tandis que Joseph Lucien Jura est le porte-parole du président Martelly.

James Dufresne
gerdjineclaire@yahoo.fr

 

Haïti 11ème pays analphabète dans le monde

06/09/2011

Haïti est classé par l’UNESCO, 11ème pays analphabète dans le monde. Selon ce rapport, ces 11 pays comptent plus de 50% d’adultes analphabètes.
Les 10 pays qui précèdent Haïti sont le Bénin, le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Gambie, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone et le Tchad. WPC/LM

 

Haïti-Corruption :

Un promoteur culturel en passe d’être poursuivi pour détournement de fonds publics
Il aurait beneficié de complicité en haut lieu

Correspondance- Joseph Serisier

Cayes, 5 sept. 2011 [AlterPresse] — Le coordonnateur de l’Association des opérateurs culturels du Sud (ASSOCUS) Marinho Jeune, accusé d’avoir détourné 3.5 millions de gourdes décaissées par la Présidence et le Ministère de la planification pour le festival de Gelée, sera attaqué en justice pour faux en écriture et corruption, a fait savoir le maire des Cayes Pierre Yvon Chéry.

Incarcéré dans la prison civile des Cayes depuis fin août, Marinho Jeune a utilisé le papier à en-tête de l’administration communale pour faciliter le décaissement de la somme par le pouvoir central, a souligné le maire.

Pierre Yvon Chéry annonce l’ouverture d’une enquête pour déterminer tous les auteurs et complices dans cette affaire tant au niveau des Cayes qu’à Port-au-Prince.

Cette affaire ravive des inquiétudes par rapport au phénomène de la corruption qui gangrène les institutions de l’État au niveau du pouvoir central.

Selon les informations disponibles, les 3.5 millions de gourdes ont été débloquées et déposées sur le compte privé de Jeune. Cette opération aurait été réalisée au profit d’un proche du pouvoir en place (dans le Sud), avec une étonnante rapidité, moins d’une semaine.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains(RNDDH) a pointé le premier ministre sortant, Jean Max Bellerive, pour avoir accordé cet argent à Marinho Jeune.

Marinho Jeune a été arrêté sur ordre du Parquet des Cayes le 29 août 2011 après une plainte de l’ancien Sénateur Jean Gabriel Fortuné pour diffamation. Son dossier a été transféré par la suite au cabinet d’instruction pour suite que de droit.

Peu de jours avant son arrestation, Marinho Jeune au cours d’une conférence de presse avait cité toute une liste de personnalités et institutions dont l’ancien Sénateur Fortuné, la paroisse de la Cathédrale, qui auraient reçu de l’argent pour la patronale et le festival.

Ces allégations ont été formellement par la suite par tous ces secteurs, tandis que la voiture de Jeune a été incendiée dans des circonstances douteuses.

Marinho Jeune est sévèrement critiqué par différents secteurs de la communauté pour avoir supposément subtilisé ces fonds destinés à la réalisation du festival. Ces secteurs accusent aussi le pouvoir central d’avoir décaissé le montant au profit d’un particulier à l’insu des institutions étatiques locales.

Entre-temps, la réalisation des assises criminelles dans la juridiction des Cayes, se retrouve dans l’impasse depuis plusieurs mois faute de moyens.

Au cours de ces assises le tribunal devait entendre le cas des 13 policiers en détention préventive prolongée à Port-au-Prince depuis plus d’un an. Ces policiers sont accusés d’avoir participé à l’assassinat de près d’une vingtaine de détenus dans la prison civile des Cayes en janvier 2010.

Le tribunal de première instance des Cayes, incendié par des partisans du président Michel Martely (alors candidat) dans la nuit du 7 au 8 décembre 2010 lors de la publication des résultats préliminaires des élections présidentielles, fonctionne dans le couloir de la Cour d’Appel.

Les moyens financiers nécessaires n’ont pas été débloqués pour réparer le local du tribunal, critiquent les justiciables. [js kft gp apr 6/09/2011 07 :00]

 

Décès aux Cayes (Sud) de l’ex-Directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Jean Denis Fortin (41 ans), blessé par balle à Torbeck (Sud)

Pas encore de précisions sur les circonstances exactes dans lesquelles l’ex-responsable de police a été blessé

Publié le lundi 5 septembre 2011

L’ex-Directeur central de la police judiciaire (DCPJ ) Jean Denis Fortin, 41 ans, est décédé samedi dernier aux Cayes (Sud) où il avait été transporté d’urgence après avoir été atteint d’au moins une balle à Torbeck, dans des circonstances non encore élucidées.

L’actuel Directeur central de la police judiciaire, le Commissaire divisionnaire Godson Orélus s’était rendu sur les lieux en vue de s’enquérir des circonstances exactes dans lesquelles l’incident s’est produit.

Selon Orélus, aucun impact de balle n’a été relevé sur le vévicule que pilotait M. Fortin. La victime était en possession de son arme personnelle, a-t-il ajouté.

Jean Denis Fortin qui ne faisait plus partie de la Police Nationale d’Haïti (PNH), vaquait à ses activités personnelles au volant d’un poids lourd dont il était le propriétaire, précise le Commissionnaire divisionnaire Orélus. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Haïti-Police nationale :

Des sanctions prescrites contre Vanel Lacroix et 6 autres policiers

P-au-P, 5 sept. 2011 [AlterPresse] — Un commissaire de la police nationale d’Haïti, Vanel Lacroix, et 6 autres de ses collègues ont été sanctionnés dans le cadre de l’affaire Serge Demosthène, un civil arrêté puis décédé en juin 2011, suite à des sévices durant son interrogatoire, suivant des informations dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Serge Demosthène et Plaisimond Fekel ont été arrêtés le 15 juin 2011. Emmenés au commissariat de Pétionville (banlieue est de la capitale), ils ont été bastonnés et torturés au cours de leur interrogatoire.

« Les victimes Plaisimond Fekel et Serge Demosthène ont été frappés au moment de leur interrogatoire au commissariat de Pétionville, plus précisément au bureau du commissaire de police Vanel Lacroix , dans les instants qui suivirent leur interpellation », suivant des conclusions du rapport d’enquête de l’inspection générale de la police nationale d’Haïti (Ig-Pnh),

« Ils ont été sauvagement bastonnés par le nommé Milot, ainsi connu, proche du commissaire Vanel Lacroix, et ceci en présence de ce dernier », poursuit le rapport.

Les signataires du rapport souhaitent qu’un avis de recherche soit lancé contre le dénommé Milot, dont l’identité exacte n’a pas pu être établie.

Vanel Lacroix, qui a violé le code de déontologie de la police nationale, est reconnu coupable par plusieurs articles du règlement de discipline générale, indique l’inspection générale de la police nationale d’Haïti.

L’Ig-Pnh recommande son retrait de l’institution policière nationale.

Jean Wesly , agent II, doit lui aussi être mis à la porte, selon le rapport.

L’agent de police Bien Aimé a bastonné une femme présentée comme l’employée de ménage de Demosthène, au moment d’une perquisition au domicile de celui-ci, opérée sans juge de paix.

Quant aux 5 autres policiers, Nery Nerismond, Estiverne Duquentz, Hilaire Laguerre, Simon Marc Karl et Mackenson Théodore, ils doivent être condamnés à 40 jours de suspension sans solde.

Des agents de sécurité de l’ex-commissaire du gouvernement, près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Harricydas Auguste, auraient battu Serge Demosthène à l’aide d’un fusil de combat, rapporte Vanel Lacroix

Ces propos de Lacroix on été réfutés par certains policiers impliqués dans l’affaire, au moment de l’enquête de l’Ig-Pnh. [kft rc apr 5/09/2011 11 :19]

 

Haïti – Éducation :

Écoles gratuites, derniers détails officiels

05/09/2011 14:57:42

clip_image006Michel Martelly, le Président de la République, a procédé, vendredi dernier, au lancement officiel du Programme d’Education Gratuite au local du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).
Ce programme, qui répond aux vœux de la Constitution et à la détermination du Chef de l’Etat, assurera, au cours de cette première année de sa mise en application, la scolarisation gratuite de 142,000 enfants âgés de 6 à 12 ans qui n’avaient pas accès à l’éducation dans 8 des 10 départements du pays.
Sans interférer avec les autres programmes de subvention de milliers de jeunes écoliers, ce projet auquel le Président Martelly dédie tout son mandat vise à rendre la scolarisation gratuite et obligatoire pour tous les enfants haïtiens. Ainsi le 3 octobre prochain, en plus des 142,000 nouveaux scolarisés qui prendront le chemin de l’école, 200,000 écoliers de la première à la sixième année fondamentale, vivant dans des quartiers pauvres, bénéficieront d’une subvention leur assurant, à eux aussi, une scolarisation gratuite [soit 100,000 de plus que les 242,000 annoncés le 25 août dernier].
Le Chef de l’État a aussi annoncé la gratuité de la scolarisation pour tous les nouveaux inscrits en première année dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite, où le programme de scolarisation gratuite n’est pas encore en application. De plus, il a aussi informé que les frais scolaires étaient supprimés dans toutes les écoles publiques de la République.
Des points importants ont été abordés, entre autres :

  • la poursuite du programme de subvention des manuels scolaires à 70% du prix d’achat. Les contrats ont été signés avec les principaux éditeurs et la livraison des stocks est attendue dans les différents points de vente ;
  • la poursuite du programme de dotation de manuels scolaires dans les écoles publiques et certaines écoles non publiques (presbytérales, communautaires, etc.) ;
  • la poursuite du programme de cantine scolaire. 350,000 enfants sont déjà touchés mais le programme sera élargi à 600,000;
  • la poursuite du projet de distribution d’uniformes ;
  • la poursuite du programme d’intervention en matière d’infrastructures scolaires.

Le Président Martelly a affirmé, ainsi qu’il l’avait promis, que tous les enfants d’Haïti seraient scolarisés au cours des cinq prochaines années. Dans cette optique, il a annonce la mise sur pied de programmes de formation pour les éducateurs visant à renforcer le corps professoral et à améliorer la qualité de l’enseignement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3672-haiti-education-scolarite-gratuite-pour-pres-de-250-000-enfants.html
http://www.haitilibre.com/article-3611-haiti-education-ecoles-gratuites-le-president-affiche-son-optimisme.html
http://www.haitilibre.com/article-3331-haiti-education-une-ecole-gratuite-oui-mais-comment.html
http://www.haitilibre.com/article-3560-haiti-education-une-rentree-scolaire-qui-s-annonce-difficile.html
http://www.haitilibre.com/article-3588-haiti-education-100-000-enfants-a-l-ecole-le-president-martelly-reste-confiant.html
http://www.haitilibre.com/article-3410-haiti-education-la-promesse-d-education-gratuite-devient-une-realite.html
http://www.haitilibre.com/article-3034-haiti-education-lancement-du-fonds-national-pour-l-education-fne-par-martelly-maj-13h03.html
HL/ HaïtiLibre

 

Documents >

Et si l’impunité était une des causes majeures de paralysie du changement en Haïti ?
On ne construit pas un pays sans respect de la justice

mardi 6 septembre 2011

Communiqué de presse de la Plate-Forme Haïti de Suisse (PFHS)

Depuis sa création en 1992, la Plate-Forme Haïti de Suisse (PFHS) qui regroupe plus de 20 organisations de solidarité avec Haïti soutient le travail des organisations haïtiennes qui œuvrent à défendre les droits de la personne en Haïti. La PFHS est membre de la Coalition des ONG suisses pour la restitution des fonds Duvalier à Haïti et de la Coordination Europe-Haïti.

Elle souhaite aujourd’hui donner son appui aux organisations de défense des droits humains et à la société civile haïtienne dans son ensemble qui ont encore récemment dénoncé la corruption et en appellent à la fin de l’impunité.

La liste est longue … mais entre autres prises de position voici : (Voir aussi les documents postés sur le site www.pfhs.ch)

clip_image008  La Plate-Forme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH) invite le Président Martelly à passer au concret :  » … il ne saurait donner une amnistie à Jean-Claude Duvalier car un gouvernement qui gracie des criminels commet l’impunité … » (26 août 2011),

clip_image008[1]  La Commission épiscopale Justice et paix (JILAP) s’élève contre l’impunité :  » … 17 ans après, les assassins du Père Jean-Maris Vincent courent toujours ! » (26 août 2011),

clip_image008[2]  Le Collectif des citoyens pour juger Duvalier en appelle à rendre justice aux victimes de l’ancien dictateur et à mettre fin à l’impunité (31 août 011),

clip_image008[3]  L’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) est préoccupée par la corruption dans l’administration publique (22 août 2011),

clip_image008[4]  Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) appelle à la fin du gaspillage et du copinage au sein de l’administration publique … (28 juillet 2011)

clip_image008[5]  « … Si le peuple d’Haïti n’est pas concerné par les crimes contre l’humanité. faut-il croire qu’il n’a pas d’humanité, ou qu’Haïti est hors de l’humanité ? … » (Danièle Magloire dans son hommage à Jean-Claude Bajeux, 10 août 2011).

Enfin, à l’occasion du décès de Jean-Claude Bajeux, la PFHS réitère son hommage à ce grand défenseur des droits humains et salue son courage et sa détermination à s’indigner pacifiquement contre l’injustice et l’impunité.

L’Expert indépendant des Nations Unies, Michel Forst a « reçu avec une grande satisfaction une assurance au plus haut niveau que la justice suivrait son cours et que la séparation des pouvoirs interdirait toute interférence de l’exécutif dans le traitement judiciaire des procédures engagées » (4 septembre 2011).

En réaffirmant sa solidarité avec la population haïtienne et avec les victimes des violations des droits humains, la Plate-Forme Haïti de Suisse (PFHS) en appelle à l’éthique des autorités haïtiennes et à leur responsabilité envers le peuple haïtien pour appliquer le droit.

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