mercredi 07 septembre 2011

7 Sep

Le processus de ratification lancé au Parlement divisé sur la désignation de Garry Conille

La question de la résidence divise Députés et Sénateurs sur le statut du Premier ministre désigné, au service de l’ONU depuis plusieurs années ; Si les Députés Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly et Jude Charles Faustin réagissent avec enthousiasme au choix du Président Michel Martelly, a contrario, le Sénateur Jean William Jeanty, rejoint par le leader du MPP, Chavannes Jean-Baptiste, y voit une volonté d’effacement total de ce qui reste de la souveraineté nationale

Publié le mardi 6 septembre 2011

La Chambre basse a lancé mardi le processus de ratification du nouveau Premier ministre désigné en formant une commission de neuf membres devant analyser les pièces de Garry Conille dont la candidature divise les parlementaires.

Le bureau de la Chambre, présidé par le Député Sorel Jacinthe, doit rapidement inviter l’intéressé à faire le dépôt de son dossier.

Bien avant cette première étape de la ratification, une polémique est engagée sur le pays de résidence du Dr Conille qui, de l’avis de certains élus, ne remplit pas les conditions fixées par l’article 157 de la constitution en raison de son statut de fonctionnaire de l’ONU récemment nommé coordonnateur résident du PNUD au Niger. La charte fondamentale exige de tout candidat à la Primature cinq années consécutives de résidence.

D’autres parlementaires contestent toutefois ce point de vue, préférant s’en tenir aux règlements des Nations Unies selon lesquels les fonctionnaires de l’organisation ne changeraient pas de résidence en s’expatriant.

Autre aspect apparemment problématique du profil et de l’itinéraire de Garry Conille, sa proximité avec la communauté internationale qui aurait exercé d’intenses pressions diplomatiques sur Michel Martelly en vue d’obtenir sa nomination, officielle depuis lundi soir.

Le Sénateur des Nippes (sud-ouest), Jean William Jeanty, farouchement opposé à ce choix, a estimé qu’il ne reflétait nullement la recherche du consensus auquel le chef de l’Etat et un groupe de Sénateurs s’étaient promis de parvenir pour être capables de doter le pays d’un nouveau gouvernement.

Estimant que M. Conille, absent du pays depuis sept ans, ne répond pas aux exigences constitutionnelles, le parlementaire le juge aussi incapable de cerner la réalité haïtienne dans ses multiples dimensions.

Jean William Jeanty s’interroge, par ailleurs, sur la motivation du Président de la république qui, souligne-t-il, a opté pour la continuité à travers la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) que symbolise son favori, ex-directeur de cabinet de l’ancien chef de la Maison Blanche, Bill Clinton, lui-même co-président de la très controversée CIRH.

Mais, le Parlement est loin de parler d’une seule voix. Les Députés Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly (Aquin, sud) et Jude Charles Faustin (Borgne/Port-Margot, nord), tous deux dissidents du groupe théoriquement majoritaire à la Chambre basse GPR, se sont félicité de la désignation du Dr Garry Conille.

Tenant des propos flatteurs sur sa compétence académique et sa capacité à gérer les grands dossiers, ces parlementaires affirment souhaiter ardemment la ratification du Premier ministre désigné dans la perspective du déblocage de la situation politique et d’une prise en compte des revendications de la population.

Dans la société civile, le leader du Mouvement des paysans de Papaye (centre), Chavannes Jean-Baptiste, s’est élevé contre l’implication des acteurs internationaux dans la nomination du fonctionnaire onusien dont la présence sur l’échiquier politique viserait à consacrer la mise sous tutelle d’Haïti.

Le dirigeant du MPP dénonce, de surcroît, la violation de l’article 157 de la constitution dont les dispositions relatives au nombre d’années de résidence seraient incompatibles avec la situation actuelle du prétendant.

On a appris que Garry Conille a bénéficié de l’ONU une mise en disponibilité afin de pouvoir prendre la tête du prochain gouvernement après les échecs successifs au Parlement des deux premiers candidats du chef de l’Etat, Daniel Rouzier et Bernard Gousse. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti/Désignation :

Michel Martelly défend son choix

mardi 06 septembre 2011 à 22:15

Le président de la République a, ce mardi, au cours d’une rencontre au Palais national, présenté des arguments justifiant le choix de Gary Conille comme son prochain chef de gouvernement. L’absence du pays, de l’ancien chef du Bureau de Bill Clinton, durant les 5 dernières années, revendique Michel Martelly, ne devra constituer aucun obstacle à la ratification du coordonnateur humanitaire du système des Nations Unies au Niger, en Afrique.

« Avant de désigner Monsieur Conille, a-t-il laissé entendre, j’ai consulté mon équipe  juridique ».

« Entant que fonctionnaire, Dr. Conille paie régulièrement ses taxes aux Nations Unies, dit le chef de l’exécutif, ajoutant que ces contributions devront être  données par Haïti».

Le chef de l’Etat invite les parlementaires à faire preuve de dépassement de soi en vue de libérer le pays, a-t-il conclu.

 

Nomination gênante, Constitution en veilleuse, est-il trop tard pour bien faire ?

mardi 06 septembre 2011 à 20:06

Le professeur Mozart Desroneth juge également la désignation de Gary Conille au poste de premier ministre embarrassante non seulement pour le Parlement mais aussi pour la Communauté Internationale. Il croit que les parlementaires se trouvent dans une situation délicate, car, ils seront obligés de faire fi des prescrits constitutionnels s’ils doivent ratifier le choix du fonctionnaire onusien. Ce, en raison du fait que le Dr. Conille n’a pas résidé durant  les 5 dernières années dans le pays, soutient le politologue.

Monsieur Desroneth explique que cette nomination est également gênante pour l’internationale qui, fait-il remarquer, sera doublement représentée à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) si elle est approuvée par le Corps législatif.

 

La désignation de Conille divise les parlementaires

mardi 06 septembre 2011 à 16:56

Le deuxième sénateur des Nippes, Jean William Jeanty, s’est déclaré hostile à la désignation du Docteur Gary Conille au poste de premier ministre.Le choix de l’officiel onusien n’est pas conforme à la constitution du fait qu’il n’a pas résidé dans le pays au cours des 5 dernières années, fait remarquer le président de la Commission Transports et Télécommunications au Sénat.

De plus, dit le parlementaire, Gary Conille symbolise la continuité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il a exigé le non renouvellement du  mandat.

 

Jean Tholbert Alexis tente de justifier son vote

mardi 06 septembre 2011 à 12:53

Le président du bloc majoritaire à la chambre basse, Jean Tholbert Alexis, dit être prêt à accorder un vote favorable au premier ministre désigné.Se référant aux principes du Droit international public, le parlementaire a précisé que Monsieur Conille peut demeurer au Niger, (Afrique), tout en résidant en Haiti en sa qualité de haut fonctionnaire des Nations Unies, explique-t-il.

L’élu de la Croix –des-Bouquets qui croit que cette nomination apportera de nombreux avantages pour le pays sur le plan international, dit miser sur l’expertise et la grande connaissance des dossiers internationaux du docteur Conille.

Me. Alexis a énuméré un ensemble de conventions et de résolutions des Nations Unies justifiant la désignation du médecin Conille, a-t-il prétexté.

 

Présentation ce mardi des dix délégués départementaux

mardi 06 septembre 2011

Le président de la république a procédé ce mardi au Palais national à la présentation des dix délégués départementaux.Gonzalez DAY, Jean Michel AUGUSTE, Georges Garnier, Yvon ALTEON, Hugo CHARLES et Emmanuel REMY devront respectivement représenter l’exécutif dans les départements de l’Ouest, l’Artibonite,  le Centre, le Nord,  le Nord-est et le Nord-Ouest.

Pour le Grand Sud : Jean Gabriel FORTUNE, Pierre Michel LAFONTANT, Normand ROLAIN et Alix TROPNAS sont nommés à la tête des départements du Sud, Sud-est, Grand’Anse et Nippes

Dans son discours de circonstance, le chef de l’Etat dit compter sur ces dix nouveaux membres de l’administration publique en vue de l’aider dans la lutte visant à changer les conditions de vie de la population, à commencer dans les villes de provinces.

 

ONU/viol: excuses de l’Uruguay

AFP Publié le 07/09/2011

Le président uruguayen, José Mujica, a présenté hier ses excuses à son homologue haïtien, Michel Martelly, pour « l’outrage » commis par cinq soldats uruguayens de la mission des Nations unies en Haïti (Minustah), accusés d’avoir violé un jeune Haïtien.
Je vous présente « à vous et au cher et héroïque peuple d’Haïti les excuses pour l’outrage que certains soldats de mon pays ont fait subir à Monsieur Jhony Biulisseteth et, comme vous l’avez dit, +à la conscience nationale du peuple haïtien+ », déclare Mujica dans une lettre adressée au président Martelly.
Affirmant parlé également au nom des forces armées uruguayennes, qui « ont honte de la conduite criminelle et scandaleuse d’une poignée » de ses éléments, Mujica promet de mener une enquête exhaustive et « d’appliquer les sanctions les plus sévères aux responsables ».
Des images filmées sur un téléphone portable et divulguées sur internet au cours du week-end dernier ont montré des Casques bleus uruguayens en train de violer un jeune Haïtien de 18 ans.
Manifestations
Lundi, des centaines d’Haïtiens, dont des élus locaux, ont manifesté devant une base de soldats uruguayens à Port-Salut (sud) pour demander le retrait des forces onusiennes.
« Nous allons déposer une résolution au parlement pour demander le retrait progressif des soldats de la Minustah », a déclaré le sénateur Youri Latortue, présent à la manifestation, tandis que d’autres responsables exigeaient que les soldats soupçonnés du viol soient jugés sur place.
Le chef du bataillon uruguayen en Haïti a été rappelé à Montevideo par le ministère de la Défense.
Le président Martelly a condamné « cet acte qui révolte la conscience nationale » et demandé un « rapport détaillé » sur les faits.
La Minustah, qui compte 12.000 hommes sous l’uniforme, a annoncé l’ouverture d’une enquête et son chef, Mariano Fernandez, a présenté des excuses au gouvernement haïtien et promis de renforcer la discipline au sein de la mission onusienne.

 

Haïti – Insécurité :

Le 113 et 114 pour signaler discrètement les présences suspectes

06/09/2011 14:09:55

Haïti - Insécurité : Le 113 et 114 pour signaler discrètement les présences suspectesLa semaine dernière une importante réunion a regroupé Mario Andresol, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et le chef des composantes militaires, le Commandant de la Force, le Général Luiz Ramos et le Commissaire de la Police des Nations Unies, Marc Tardif en vue de revoir le dispositif sécuritaire sur le terrain afin d’optimiser les stratégies mises en place pour endiguer le phénomène de la criminalité.
Lors du dernier point de Presse de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), vendredi dernier, René Kentsa, le Porte-parole adjoint de la Police des Nations Unies a fait le point sur la question.
«… En ce moment précis, nous appuyons la PNH dans le cadre des opérations par le renforcement de la visibilité, notamment au niveau des points de contrôle, des patrouilles pédestres et motorisées.
Parlant du renforcement, un effectif supplémentaire de 6 pelotons a été déployé pour la seule région métropolitaine. Concernant les points de contrôle, ils ont été augmentés à 10 pour la ville de Port-au-Prince.
Cette visibilité a été accentuées sur des sites réputés criminogènes en vue de prévenir les délits et rechercher efficacement les malfaiteurs.
Grâce à ce dispositif, plusieurs opérations ont été menées ces derniers temps en appui à la PNH, notamment à Port-au-Prince dans la zone du Champ de Mars qui a permis la découverte de 6,5 kg de stupéfiants. Une opération similaire a eu lieu à Arcahaie (Levèque/Cabaret) où quatre individus ont été interpellés dont deux étaient en possession de pistolets automatiques.
Le succès de ces opérations dépend non seulement de la Police, mais aussi du rôle important que les populations doivent jouer pour renseigner la Police et augmenter ainsi son efficacité. Vous savez autant que moi que les malfaiteurs ne vivent pas dans des nuages. Ils sont parmi nous et nous côtoient en longueur de journée.
C’est pour cette raison que le Commissaire de la Police des Nations Unies m’a demandé de faire un rappel en direction de la population pour qu’elle collabore toujours et davantage avec la Police afin de d’optimiser son rendement. Il suffit de signaler discrètement toute présence suspecte autour de vous en appelant gratuitement le Centre des opérations de la Police des Nations Unies au 113, ou celui de la Police Nationale au 114. ce geste citoyen améliorera la sécurité de tous… »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-MINUSTAH :

Un viol « bien planifié » selon le RNDDH

Possible libération des soldats par l’ONU

P-au-P, 6 sept. 2011 [AlterPresse] — Johnny Jean, 18 ans a été enlevé et introduit de force à l’intérieur de la base uruguayenne à Port-Salut (sud) où il a été violé par des militaires des Nations Unies, confirme une enquête du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

Le rapport d’enquête paru hier lundi, retrace les faits à partir de plusieurs rencontres avec la victime, sa famille ainsi que des autorités en rapport avec le dossier.

Le jeune garçon a été « violemment agrippé » par un agent de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) du nom de Kolke, alors qu’il rentrait chez lui après un match de football, indique le rapport.

Les agresseurs au nombre de quatre « ont maltraité à coup de poing le jeune Johny Jean » et « n’ont pas utilisé de préservatif pour commettre le viol qui, selon toute vraisemblance, a été bien planifié », poursuit le RNDDH.

Dans son rapport, l’organisme de défense de droits humains présente Jean comme un habitué de la base au sein de laquelle il s’est lié d’amitié avec un soldat uruguayen du nom de Pocho.

« Tout au cours du viol, Johny JEAN appelait son ami Pocho au secours. Ses agresseurs, ne voulant pas que Pocho vienne en aide à leur victime, ont délibérément fermé la porte à clé », explique t-on dans le rapport.

En réalité, les militaires de la base de la MINUSTAH à Port Salut ont instauré une activité de troc utilisant des mineurs pauvres pour se procurer notamment de la drogue. Ce type de troc a été introduit dans la ville par les soldats et est connu sous le nom de « cambiar ».

Johnny Jean était lui aussi utilisé dans cette activité de troc, ajoute l’organisme.

« … pour se pourvoir en alcool, en cigarettes, en cartes de recharge et en produits illicites comme la Marijuana, ces agents donnent aux mineurs des produits alimentaires qu’ils reçoivent pour leur consommation, à charge par ces derniers de les échanger pour eux », souligne le RNDDH.

De plus les militaires entretiennent des relations sexuelles avec des femmes et des filles en échange de nourriture.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) recommande des enquêtes supplémentaires autour des actes de prostitutions de mineures, de viol, de trafic de produits illicites entre autres, reprochés aux casques bleus.

Par ailleurs, listant plus d’une dizaine de cas de meurtres, de viols collectifs, de brutalités à l’encontre de civils et policiers haïtiens, commis par les membres de la MINUSTAH, le RNDDH souligne à l’intention des autorités que le viol de Johnny Jean ne doit pas rester impuni.

Cependant contrairement à la mesure de rapatriement suivi de jugement avancée par Montevideo la semaine écoulée, les militaires uruguayens impliqués dans l’agression, pourraient bientôt être libérés sans suite. [kft gp apr 6/09/2011 12 :10]

 

Haïti-MINUSTAH/Viol :

Il n’y a pas eu d’agression selon l’ONU

P-au-P, 6 sept. 2011 [AlterPresse] — Alors que les autorités uruguayennes annonçaient des sanctions de la dernière rigueur, les soldats uruguayens accusés de viol sur un jeune haïtien pourraient être libérés, apprend AlterPresse.

Les soldats, mis en isolement dans leur base à Port Salut, ville située au Sud du pays où les faits ont été enregistrés, pourraient avoir été transféré à Port-au-Prince.

Selon un site d’information latino-américain, les enquêtes préliminaires de l’armée uruguayenne et des Nations Unies ont révélé qu’il n’y a pas eu d’agression.

L’ONU attend de terminer une seconde enquête avant de libérer les 4 soldats mis en cause dans l’affaire et les autoriser à rentrer chez eux, affirme le même site.

Cependant une enquête conduite par le Réseau National de Défense des Droits Humains(RNDDH), un organisme indépendant haïtien, confirme les allégations de viol.

Le RNDDH réclame vivement que justice soit rendue au jeune garçon de 18 ans, alors que l’émoi est encore très grand au sein de la population haïtienne, notamment après la circulation sur internet d’une vidéo montrant une scène laissant peu de doute sur l’agression qui a pu être commise.

Hier lundi, une manifestation de protestation a eu lieu à Port Salut. Des organisations annoncent pour leur part une série d’activités pour réclamer le départ de la MINUSTAH.

La mission onusienne est sous le feu d’ardentes critiques pour avoir entre autres été à l’origine de l’apparition du cholera en Haïti. La maladie a déjà tué plus de 6 mille haïtiens. [kft gp apr 6/09/2011 13 :20]

 

Michaëlle Jean attire l’attention sur le vodou à Léogane

imageL’envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti, Michaëlle Jean s’était rendue le week end écoulé à Léogane (Ouest) afin d’annoncer un appui dans le secteur de la culture. Mme Jean s’est rendu dans plusieurs Hounforts, temple de culte vodou haïtien, afin d’attirer l’attention sur l’importance de ce culte.
Accueillie par plusieurs hougans, mambos accompagnés de leurs adeptes vêtus de blancs et munis de certains attirails, Mme Jean a assuré que cet héritage est un trésor pour Haïti. Des cérémonies ont eu lieu et des bandes de rara ont réalisé des prestations afin de souhaiter la bienvenue à l’ex gouverneure du Canada. S’adressant aux prêtres vodou Mme Jean a précisé que cet important secteur doit contribuer au développement durable.
Mme Jean, originaire de Jacmel, a voulu ainsi rendre hommage au culte vodou qui dit elle est « la preuve de notre identité ». Il faut reconnaître chaque élément qui représente notre substance, notre esprit et notre culture a martelé Mme Jean.
Après avoir visité plusieurs hounforts, l’envoyée spéciale de l’Unesco a promis d’accompagner les vodouisants dans le cadre de la promotion de la culture de leurs ancêtres. Outre les prêtres vodou, le Maire adjoint Wilson St Juste et le député Danton Leger ont eu des échanges avec l’ex gouverneure du Canada.
Léogane a été l’une des villes les plus touchées par le violent séisme du 12 janvier. Près d’un an après les autorités locales et les élites peinent à relancer l’économie dans cette région.
Les populations vulnérables de Léogane, bénéficient de l’aide des ONG et des organisations de la diaspora dans le cadre des efforts humanitaires. Récemment la radio Vérité de New Jersey et la Fondation Julienne Fleury avaient organisé des distributions de vêtements et nourriture dans la deuxième section rurale de Dessources.
LLM / radio Métropole Haïti

 

WEF/Compétitivité: la Suisse toujours championne du monde

Genève (awp/ats) – La Suisse reste la championne de la compétitivité sur le plan mondial, selon le rapport annuel du Forum économique mondial (WEF) publié mercredi à Genève. Les Etats-Unis reculent, alors que les pays émergents progressent.

La Suisse se maintient en tête du classement du WEF depuis 2009. Elle précède cette année Singapour, la Suède, la Finlande et les Etats-Unis. Suivent l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, le Japon et la Grande-Bretagne.

La première place de la Suisse s’explique par ses bons résultats dans la plupart des domaines. Elle est en pointe pour l’innovation, les capacités technologiques, l’efficacité du marché du travail. Ses instituts de recherche scientifique sont parmi les meilleurs du monde, selon le WEF.

Leur étroite collaboration avec le secteur privé, le niveau élevé des dépenses de recherche et développement des entreprises, une solide propriété intellectuelle garantissent que la recherche se traduit dans de nouveaux produits. La Suisse est au 7e rang mondial pour le dépôt de brevets, souligne le WEF.

La productivité est en outre stimulée par un secteur privé et une population qui s’adaptent activement aux technologies les plus récentes. Les institutions publiques suisses sont parmi les plus efficaces et transparentes au monde (7e rang).

La compétitivité de la Suisse est renforcée par d’excellentes infrastructures (5e rang) et des marchés financiers très développés (7e) qui bénéficient de structures bancaires plus saines que l’an dernier, affirme le WEF.

L’environnement macroéconomique est parmi les plus stables dans le monde (11e). Le WEF prévient toutefois que si la Suisse veut maintenir sa capacité d’innovation, elle doit augmenter son taux d’inscription aux universités, inférieur à d’autres pays.

Les Etats-Unis, à la 5e position après avoir été au 1er rang en 2005, perdent des places depuis trois ans dans le classement du Forum en raison de faiblesses persistantes. Outre les vulnérabilités macroéconomiques, comme les déficits, le manque de confiance dans les dirigeants politiques et le gaspillage des ressources publiques sont en cause.

Parmi les pays européens, la Belgique est 15e, la Norvège 16e, la France 18e, l’Autriche 19e, l’Espagne 36e, l’Italie 43e et la Grèce tombe au 90e rang. De manière générale, la compétitivité dans les pays industrialisés a stagné au cours des sept dernières années, alors que celle de plusieurs pays émergents s’est améliorée, signale le WEF.

La Chine monte d’un rang à la 26e place, l’Afrique du Sud est 50e, le Brésil 53e, l’Inde 56e, la Russie 66e. Haïti et le Tchad sont les derniers du classement fondé sur 12 critères principaux et une enquête auprès de 14’000 dirigeants économiques dans 142 pays.

Le WEF insiste sur la nécessité de renforcer les fondamentaux de l’économie même en temps de crise. Des améliorations de la productivité sont indispensables pour replacer la croissance sur des bases stables.

En particulier, les économies avancées, confrontées à une croissance anémique, doivent mettre l’accent sur des mesures renforçant leur compétitivité pour assurer une reprise économique solide.

« La complexité de l’environnement actuel rend encore plus important d’encourager les aspects qualitatifs et quantitatifs de la croissance », souligne le président du WEF Klaus Schwab dans l’introduction au rapport.

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