samedi 10 septembre 2011

10 Sep

Nouvelles déclarations autour de la candidature du Dr. Conille

10/09/2011 10:27:59

Haïti - Politique : Nouvelles déclarations autour de la candidature du Dr. ConilleLe Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille continu de susciter de multiples réactions. Mirlande Manigat, Me. Gervais Charles de l’ordre des avocats de Port-au-Prince et le Député Fritz Chéry, Président du bloc « Rassemblement des parlementaires pour le changement » (RPC), à la Chambre basse font part de leurs positions.
Pour Mirlande Hyppolite Manigat, l’ex candidate défaite à la Présidence, « Ce n’est pas la quantité de pièces qui vont prouver que le concerné répond à toutes les exigences de la Constitution » Mirlande Manigat [qui n’a pas eu connaissance des pièces déposées], reste malgré tout convaincue, que le Dr Garry Conille ne réunit pas les conditions constitutionnelles ayant rapport à la résidence, ni à ses obligations fiscales. Selon elle, « Il est clair que M. Garry Conille n’a pas résidé dans le pays durant ces cinq dernières années de façon consécutive », balayant d’un revers de la main, la thèse selon laquelle il serait un diplomate « Il n’est pas un agent diplomatique. On ne saurait brandir en sa faveur la convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui octroie certains privilèges et immunités à ces personnalités. Ceux qui font référence à cette convention ne savent pas de quoi ils parlent » Dénonçant la position de certains parlementaires qui se seraient montrés prêts à voter en faveur du choix du Chef de l’État, sous prétexte que le pays ne peut plus continuer à fonctionner sans un gouvernement, elle rappelle que « La Constitution haïtienne a beaucoup de failles, il faut l’avouer, mais il faut la respecter »
Me. Gervais Charles, bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince affiche une position favorable au Premier Ministre désigné, il ne croit pas que le choix du Dr Conille, soit un choix imposé, « …c’est un choix qui a peut être été suggéré, mais je ne crois pas que ce choix est été imposé […] Je trouve que le choix du Dr. Garry Conille est nettement mieux que les deux précédents et je pense que Garry Conille peut véritablement être un rassembleur, pour que tout le peuple haïtien comprenne, qu’il a un avenir et, qu’il doit travailler ensemble pour aboutir à ce que nous voulons […] Garry Conille s’est toujours comporté véritablement comme une personne de la majorité […] » Concernant l’article 157, en particulier l’aspect concernant la résidence du candidat désigné, Me Gervais pense que cela «… dépendra de l’interprétation que les parlementaires vont faire de l’article 157, parce que cela dépend quand même du Parlement. Mon interprétation, c’est que la Constitution ne prévoit pas toutes les choses, la Constitution ne prévoit pas le cas des Ambassadeurs qui travaillent pour Haïti à l’étranger, la Constitution ne prévoit pas d’autant plus, le cas des fonctionnaires internationaux.[…] Le Dr. Conille a un lien très solide avec Haïti […] et je pense qu’il a sa résidence au niveau d’Haïti et qu’il ne l’a jamais perdu. Selon mon interprétation personnelle, le domicile du Dr. Conille est en Haïti, toutefois, ce point devra être décidé par le Parlement car c’est l’une de ses attributions…»
Le Député Fritz Chéry, Président du bloc « Rassemblement des Parlementaires pour le Changement » (RPC), à la Chambre basse, se dit très confiant que le Premier Ministre désigné, soit ratifié par la majorité des Députés du RPC. Il reste toutefois convaincu, que derrière cette candidature se cache la main invisible de l’Internationale « Tenant compte des vagues de déclarations précipitées de certains de mes collègues en faveur du Dr Conille, il est évident que des décisions ont été déjà arrêtées. » Au sujet de la question de la résidence du Dr Conille, le Député Chéry dit ne pas avoir les compétences pour se prononcer, estimant qu’il semble exister un conflit entre la Charte des Nations unies et la Constitution haïtienne, il propose de consulter des spécialistes en droit international sur cet aspect . Nuançant pour conclure sa position, il souligne qu’« Il ne suffit pas d’avoir une tête bien pleine pour devenir Premier Ministre, il faut aussi des expériences politiques et une bonne connaissance de la réalité… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3770-haiti-politique-le-dossier-du-dr-conille-entre-les-mains-de-la-commission-speciale.html
http://www.haitilibre.com/article-3764-haiti-politique-garry-conille-confiant-depose-ses-pieces.html
http://www.haitilibre.com/article-3754-haiti-politique-debats-passionnes-autour-de-la-candidature-de-garry-conille.html
http://www.haitilibre.com/article-3756-haiti-politique-residence-ou-non-du-dr-conille-mirlande-manigat-explique.html
HL/ HaïtiLibre

 

Séance en assemblée nationale lundi prochain

09/09/2011

Députés et sénateurs se réuniront lundi prochain pour une séance en assemblée nationale qui fermera la deuxième session ordinaire de la 49e législature.
Les parlementaires pourraient être convoqués à l’extraordinaire, au cours de la même semaine, par le Chef de l’État en vue de statuer sur la ratification du Premier ministre désigné Gary Conille.

 

Mirlande Manigat défend le respect de l’article 157

Quelle est la nature des 26 pièces déposées par le Premier ministre désigné devant la Chambre des députés, se demande Mirlande Hyppolite Manigat, invitée ce vendredi à Radio Magik 9. Selon la constitutionnaliste, ces documents devraient être rendus publics. « Ce n’est pas la quantité de pièces qui vont prouver que le concerné répond à toutes les exigences de la Constitution », explique l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, qui, d’entrée de jeu, croit que Garry Conille ne réunit pas les conditions constitutionnelles ayant rapport à la résidence ni aux obligations fiscales.
« Il est clair. Garry Conille n’a pas résidé dans le pays durant ces cinq dernières années de façon consécutive », dit Mirlande Manigat, rappelant que le poulain de Michel Martelly travaille à l’extérieur depuis en 2004, date à laquelle il a intégré le système des Nations unies. La constitutionnaliste rejette la thèse selon laquelle il serait un agent diplomatique. Argument avancé par certains parlementaires et d’autres personnalités pour contourner la question de la résidence.
« Il n’est pas un agent diplomatique. On ne saurait brandir en sa faveur la convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui octroie certains privilèges et immunités à ces personnalités. Ceux qui font référence à cette convention ne savent pas de quoi ils parlent », dit la secrétaire générale du RDNP, avant de préciser que Garry Conille n’est qu’un fonctionnaire des Nations unies et par conséquent ne bénéficie pas du principe d’ « exterritorialité ». Selon ce principe, les représentants des Etats à l’étranger ont le droit de vivre selon le régime de lois du pays qu’ils représentent.
Même si Garry Conille avait l’habitude de venir passer ses vacances en Haïti, cela ne pourra pas justifier qu’il a résidé dans le pays durant tout le temps qu’il a travaillé dans le système des Nations unies, selon le professeur de droit qui croit qu’il est extrêmement difficile pour le Premier ministre désigné de prouver sa résidence.
L’ancienne candidate à l’élection présidentielle dénonce en ce sens l’attitude de certains parlementaires qui se seraient, d’après elle, montrés prêts à passer outre à la Constitution et voter en faveur du choix du président de la république sous prétexte que le pays ne peut plus continuer à fonctionner sans un gouvernement. La lassitude est mauvaise conseillère, argumente la constitutionnaliste, pour qui l’article 157 de la Constitution doit être à tout prix respecté.
L ‘ancienne première dame critique aussi la position de certains parlementaires qui auraient l’intention de voter pour Garry Conille en qualifiant de « politique » leur vote. « La décision politique ne s’oppose pas à celle qui est juridique. Quel que soit le cas de figure, la décision des parlementaires doit tenir compte des prescrits de la Constitution », indique Mirlande Manigat, reconnaissant au Parlement une structure qui est avant tout politique.
« La Constitution haïtienne a beaucoup de failles, il faut l’avouer. Mais il faut la respecter », recommande Mirlande Manigat pour qui Garry Conille ne serait pas la seule personne compétente du pays qui puisse remplir la fonction de Premier ministre.
Danio Darius

 

Le CNE, l’OFNAC et le CONATEL ont de nouveaux dirigeants

Wyclef Jean, Ambassadeur itinérant

imageLe président de la République a procédé à de nombreux changements au sein de l’administration publique, en nommant plusieurs nouveaux directeurs généraux à la tête de certaines institutions.
Dans un arrête présidentiel en date du 2 sept 2011 le chef de l’état a procédé à plusieurs nominations au sein de l’administration publique.
Ainsi, le citoyen Wyclef Jean a été nommé ambassadeur itinérant d’Haïti.
– Yves Germain est devenu directeur général du Centre National des Equipements (CNE) en remplacement de Jude Célestin, ancien candidat à la présidence de la plateforme présidentielle INITE.
– Jean Marc Flambert occupe a été désigné au poste de Directeur général de l’Office National de l’Avion Civile (OFNAC).
– Jean Marc Guillaume a été nommé directeur général du conseil National des Télécommunications (CONATEL). Il remplace Jean Jaunasse Elizée qui a été installé par le président René Préval alors que le Chef de L’état était déjà arrivé en fin de mandat.
Notons que le président Martelly avait procédé en début de semaine à la Nomination de nouveaux délégués départementaux, qui sont considérés comme le représentant de l exécutif dans les différents départements géographiques du pays.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti-Politique :

Martelly nomme 10 nouveaux délégués départementaux, avec le support du gouvernement sortant

P-au-P, 9 septembre 2011 [AlterPresse] — Sans attendre l’arrivée du prochain gouvernement, le président haïtien, Michel Joseph Martelly, a procédé, le 6 septembre 2011, à l’investiture de 10 nouveaux représentants du pouvoir exécutif dans les dix (10) départements géographiques de la république d’Haïti, à la suite d’une nomination officielle, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.

« Je déclare, solennellement, que je place ma confiance en vous en vue de mener à bien le noble combat contre les forces de l’inertie, de la misère et de l’insécurité pour qu’enfin notre chère Haïti puisse renaître (…) », a fait savoir Martelly au cours d’une cérémonie de circonstance tenue au palais national.

Cosigné par Joseph Jean-Max Bellerive et Paul Antoine Bien-Aime, respectivement premier ministre et ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales de l’administration sortante, l’arrêté de nomination, écrit en Créole et en Français, pris par Martelly « après délibération en conseil des ministres », cite des prescrits (articles 85, 86, 136 et 142) de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, actuellement en vigueur.

« Par arrêté pris en Conseil des ministres, le chef de l’État nomme les directeurs généraux de l’administration publique, les délégués et vice-délégués des départements et arrondissements », stipule l’article 142 de la loi mère.

Parmi les délégués nouvellement investis, le plus connu est l’ancien sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné, qui représente désormais l’Exécutif dans ce même département géographique.

Les dix délégués sont : Gonzague Day pour le département de l’Ouest ; Yvon Alteon dans le Nord ; Jean-Michel Auguste dans le département de l’Artibonite (Nord) ; Emmanuel Rémy pour le Nord-Ouest.

Hugo Charles a été nommé dans le Nord-Est ; Georges Garnier dans le Centre ; Alex Tropnas (ancien musicien du groupe « Sweet Micky » de Martelly) dans les Nippes (Sud-Ouest) ; Gabriel Fortuné dans le Sud ; Pierre-Michel Lafontant dans le Sud-Est et Norman Weiner dans la Grande Anse (Sud-Ouest).

La démarche de nomination de 10 nouveaux délégués départementaux s’inscrit dans le cadre d’un « relèvement des villes de province » lesquelles méritent « une attention spéciale », selon la présidence en Haïti. [rh kft rc apr 09/09/2011 14:29]

 

Clinton, locomotive d’un immense projet à la sortie Nord de Port-au-Prince

Sous les auspices du Clinton Global initiative, de gros investisseurs sont proches d’un accord en vue de démarer le projet de construction d’un parc industriel de 1 milliard 300 millions de dollars américains au nord de la capitale, selon un article de la journaliste Sarah Ryley du journal « The Daily » daté du 8 septembre 2011.
« Ce projet permettra à Haïti d’avoir de nouvelles opportunités pour redevenir compétitive sur le plan international », a indiqué Jim Stuckey, doyen de l’Institut Schack, spécialisé dans l’immobilier, division de l’Université de New York, l’un des trois associés américains à ce projet. L’Institut Schack et deux autres ONG américaines, Architecture pour l’humanité et Habitat pour l’humanité, devront signer cet accord avec deux grands consortiums la semaine prochaine, a ajouté le journal.
Si tout se concrétise, ce projet de parc industriel sur un site de plus 15 000 hectares serait parmi les plus importants projets dans l’histoire d’Haïti, a ajouté The Daily, soulignant qu’il s’agira d’une victoire importante pour Bill Clinton qui a toujours indiqué qu’Haïti a besoin d’investissements générateurs d’emplois et non de la charité.
Beaucoup de compagnies essaient de laisser l’Asie où le coût d’exploitation de leurs usines devient cher, a confié au journal The Daily M.Patrick Blanchet de NABATEC, une entreprise immobilière. Ces compagnies cherchent à être plus proche du marché américain, a ajouté Patrick Blanchet de NABATEC, propriétaire des terrains où le nouveau parc devra probablement être construit.
Gregory Mevs, président du conseil d’administration du « Win Group », associé à ce projet, aide à recruter des membres intéressés à investir en Haïti.
Ce projet de construction du parc industriel comporte un ambitieux projet de 55 millions de dollars pour transformer une vieille usine de sucre (supercifie : 45 000 m2) en un centre commercial international avec des salles d’exposition, des espaces de bureau et un café. Jim Stuckey, qui souhaite travailler à la mise sur pied de ce centre commercial, a confié au journal The Daily que les travaux devraient demarrer dans les 60 prochains jours.
Trois autres projets majeurs figurent dans les plans de contruction du parc industriel au nord de la capitale dont l’investissement de 200 millions de dollars pour l’expansion du port du Terminal de Varreux en vue de faciliter l’exportation de produits agricoles et manufacturiers, 50 millions de dollars pour réaliser une expansion du Parc Industriel et un hôtel d’aéroport avec salle de conférence.
Plus au nord de Port-au-Prince, la construction de 2 000 maisons, connectées aux nouvelles usines à travers une route figure dans les plans.
Selon cet article, Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américain, supervise l’USAID qui dispose de plus d’un milliard de dollars américains pour effectuer des dépenses publiques dans le cadre de la reconstruction d’Haïti. Ce montant devra être dépensé avant la fin de l’exercice fiscal 2012, a ajouté The Daily.
L’ex-président des Etats-Unis, selon ce journal, avait récemment convaincu des fabriquants de vêtements dont Timberland, Donna Karan et GAP à visiter le Nord d’Haïti où l’un des plus grands manufacturiers coréens est en passe de s’installer.
Bill Clinton, coprésident de la CIRH, a été nommé, cette semaine, président d’un conseil consultatif en matière d’investissements pour Haïti par le président Michel Joseph Martelly. Il est aussi le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Haïti.
Il y a quelques mois, les actionnaires de NABATEC avait tiré la sonnette d’alarme sur des spoliateurs qui ont envahi leurs propriétés. Des ONG, des organisations humanitaires et l’Etat haïtien avaient autorisé la construction d’un camp d’hébergement à Corail Cessless. Depuis, des maisonnettes pullulent dans ce secteur appelé Canaan, à la sortie nord de Port-au-Prince dans les parages duquel des investisseurs entendent construire ce parc industriel.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

Lancement du Conseil Consultatif Présidentiel

09/09/2011 09:59:40

Haïti - Économie : Lancement du Conseil Consultatif PrésidentielLe Président Michel Martelly, de plus en plus déterminé à poser des actions concrètes en vue d’améliorer les conditions de vie du peuple haïtien, a procédé officiellement, hier Jeudi 8 Septembre 2011, au Palais National, à la présentation du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l’Investissement.
La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de l’ancien Président américain William J. Clinton, de l’Ambassadeur français Didier Lebret, de l’Ambassadeur Itinérant d’Haïti Wyclef Jean, du Président de l’Assemblée Nationale Jean Rodolphe Joazile et de différentes personnalités du monde des affaires et du Corps diplomatique.
Dans son intervention, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur l’importance de cette nouvelle structure présidentielle composée d’anciens chefs d’Etat de pays amis, d’importants hommes d’affaires, d’éminentes personnalités et de techniciens. Le Conseil Consultatif, co-présidé par l’ex-Président Clinton et le Conseiller spécial du Chef de l’Etat Laurent Lamothe, est appelé à développer des stratégies pour attirer des investissements directs en Haïti, accompagner l’Administration publique et collecter des fonds pour soutenir la croissance économique. D’autres grandes figures du monde sont appelées à rejoindre cette structure dynamique [entre autres : l’ex-Président de la Colombie Alvaro Uribe, la star haïtienne Wyclef Jean, Michaelle Jean l’Envoyée Spéciale de l’UNESCO pour Haïti, des anciens Premiers Ministres Jose Maria Aznar [Espagne] et Percival Patterson [Jamaïque], Dennis O’Brien l’actionnaire principal de la compagnie Digicel…]
Lors de son allocution, le Chef de l’État a déclaré «… Le Conseil Consultatif Présidentielle pour le développement économique et l’investissement, est l’une de mes promesses de campagne. Cette instance est appelée à développer des stratégies novatrices pour attirer des investissements directs et étrangers en Haïti. Des textes légaux et réglementaires seront adoptés afin de garantir et d’accorder toutes les facilités aux investisseurs.
L’État et les collectivités territoriales entreprendront tous les travaux susceptibles d’améliorer l’attractivité d’Haïti, comme centre d’investissement. Nous sommes conscients des retards que le pays a accumulé par rapport à ses amis, sur le chemin de l’investissement. C’est pourquoi, j’ai voulu mettre tout en œuvre pour bâtir une économie haïtienne dynamique, génératrice de croissance et créatrice d’emplois.
Le Conseil consultatif avec les personnalités qui le compose, est un excellent outil devant contribuer à améliorer l’image du pays à l’étranger et faire d’Haïti le haut-lieu de l’investissement direct étranger, de la Caraïbes. J’ai beaucoup apprécié cette phrase Si quelqu’un aujourd’hui est assis à l’ombre d’un arbre c’est parce que dans le passé quelqu’un d’autre a eu la juste idée de planter cette arbre, aujourd’hui, nous pensons à planter un arbre […] Aujourd’hui, nous avons mit ensemble des gens qui savent travailler pour nous aider à trouver la bonne route et les bons moyens pour arriver à mettre Haïti à l’échelle mondiale. Je demande au peuple haïtien d’être patient car cela va prendre du temps […] »
« Les chantiers de la reconstruction sont ouverts en vue de faciliter et d’assurer l’investissement dans les diverses filières de l’activité du développement économique », a affirmé Président Martelly qui projette de créer 500,000 emplois dans les trois prochaines années, en accélérant les moteurs de la croissance économique haïtienne.
La création du Conseil Consultatif [dont la durée du mandat est la même que celle du Président] consiste également à faire d’Haïti un pays où l’on pourra mener des affaires et investir. « Il y a beaucoup de capacités de développement et de nombreuses opportunités pour des investissements qui stimuleront le secteur de la production afin de créer des emplois…»,  a expliqué M. Lamothe.

L’ex Président Clinton s’est exprimé au cours de ce lancement «… Quand je suis venu en Haïti pour les Nations Unis, avant le séisme, c’est cela que je voulais faire pour aider l’économie à grandir et à se diversifier. Je félicite le Président pour la création de ce groupe et les personnalités importantes et impressionnantes qui en sont membre. Le travail du comité est très important, parce qu’il met ensemble les membres du gouvernement, les membres des secteurs internationaux et à la fin, ce sera au gouvernement de prendre ce travail.
Ce conseil a pour mission de faire quelque chose qui va durer très très longtemps, donner l’opportunité aux haïtiens de participer dans une communauté internationale et permettre aux talents haïtiens d’être au service de l’économie mondiale et de pouvoir, non-seulement être compétitif mais également pouvoir être former selon leurs compétences.
Il y a deux missions pour cette commission, d’abord on doit conseiller le Président de la République et les Président des 2 Chambres de ce que nous pensons important comme différence et comme changements à apporter, pour qu’Haïti participe au monde des affaires et deuxièmement, pouvoir attirer les investisseurs ici, pouvoir attirer les capitaux et créer des emplois durables et véritables. […] bientôt nous allons nous rencontrer à New-York avec la Banque Interaméricaine de Développement et nous allons avoir encore d’autres réunions pour attirer d’avantage d’investissement en Haïti…»
HL/ HaïtiLibre

 

Le chef de la police dénonce l’insubordination de l’inspecteur général, Fritz Jean

image48 heures après le départ de l’inspecteur général en chef de la Police, Fritz Jean, des questions persistent sur l’épilogue de con conflit interne étalé au grand public. Chacun des protagonistes présente une version différente des faits. M. Jean assure qu’il avait présenté sa démission aux responsables du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), tandis que le directeur général Mario Andrésol annonce l’avoir limogé.
Le chef de la police soutient que la lettre de révocation était antérieure à la lettre de démission. Il révèle avoir depuis le 2 septembre pris des dispositions pour démettre M. Jean de ses fonctions pour insubordination et rébellion.
Les responsables du CSPN ont été informés de ma décision explique M. Andrésol pour qui M. Jean a eu un comportement déloyal.
Le conflit entre les deux hommes a pris naissance après la publication des conclusions de l’enquête sur le commissaire de police Varnel Lacroix. M. Andrésol condamne la décision de l’inspection générale d’acheminer le rapport d’enquête au Parquet sans attendre l’avis de la direction générale. Selon M. Andrésol l’enquête administrative de l’Inspection générale devrait déboucher sur des recommandations à la direction générale.
Le chef de la Police déplore le traitement infligé au commissaire Lacroix. Ce dernier a été écroué à l’issue de sa première audition.
Le chef de la police estime que le transfert de l’officier de police au Parquet pourrait intervenir sur requête des autorités judiciaires. L’enquête administrative n’est qu’un rapport a titre informatif soumis au chef du Parquet fait remarquer M. Andrésol arguant que le rapport n’est pas le résultat d’une enquête pénale.
En réaction le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, déplore que le conflit n’ait pas été géré dans la sérénité et de manière interne à l’institution. Il dit craindre que ce conflit ne fragilise d’avantage l’institution policière.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

95 millions pour la construction de logements et de quartiers

09/09/2011 11:30:09

Haïti - Reconstruction : 95 millions pour la construction de logements et de quartiersLe Président Michel Martelly, via une équipe de Conseillers, a lancé officiellement, hier Jeudi, à la Mairie de Delmas, le projet « Reconstruction et logements des quartiers Port-au-Prince », un programme d’appui à la construction de logements et de quartiers, à travers les Projets de Développement Participatif en Milieu Urbain du PRODEPURT et du PRECARD, qui s’appuient sur l’expérience pilote effectuée à Delmas 32.
D’un montant total de 95 millions de dollars, ce projet de construction de logements, cible plus de 15,000 familles et s’insère dans la stratégie de l’Administration du Chef de l’État visant à relocaliser progressivement, les sinistrés de janvier 2010, tout en créant des conditions appropriées dans les quartiers avec la réhabilitation des écoles, l’installation de centres de santé et d’autres infrastructures nécessaires.
Le Président Martelly précise que les constructions seront effectuées selon un plan d’urbanisme et d’utilisation du sol qui répondra véritablement aux exigences des populations concernées. Déterminé à s’attaquer rapidement et efficacement aux problèmes du logements en Haïti, le Président invite toutes les couches de la vie nationale, particulièrement le secteur économique, à y apporter leur support.
Le projet «Reconstruction et logements des quartiers Port-au-Prince » est financé par une subvention de 30 millions de dollars américains engagés par l’Association Internationale de Développement (IDA), ainsi qu’une subvention de 65 millions du Fonds pour la Reconstruction d’Haïti (FRH) et mis en vigueur par la Banque Mondiale.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3763-haiti-reconstruction-le-president-martelly-rencontre-la-banque-mondiale.html
S/ HaïtiLibre

 

La Banque mondiale engage 500 millions en Haïti

Pamela Cox, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Amérique latine et les Caraïbes

(Photo: James Alexis)

Axel van Trotsenburg, vice-président chargé des finances concessionnaires et des associations globales de la Banque mondiale

(Photo: James Alexis)

Une maquette de la firme Sodade présentant le centre communautaire de Delmas 32

La Banque mondiale engagera 500 millions de dollars américains durant les trois prochaines années dans la réponse aux désastres, l’éducation, la relance de la production agricole, dans la distribution d’énergie électrique dans les zones difficiles d’accès, et l’appui budgétaire au gouvernement haïtien. C’est l’annonce faite par les responsables de cette institution a la fin de la visite de deux jours de Pamela Cox, Vice-présidente pour la région Amérique latine et les Caraïbes et de Axel van Trotsenburg, Vice-président chargé des finances concessionnaires et des associations globales.
Le chef de la délégation, Pamela Cox s’est entretenue avec le chef de l’Etat haïtien, Michel Joseph Martelly, sur des sujets divers dont l’éducation en faveur des enfants et le développement du secteur privé. Pamela Cox a réitéré la volonté de la Banque à travailler avec Haïti. « Nous sommes venus voir les progrès accomplis durant les dix dernières années et renforcer notre coopération avec le pays », a déclaré Pamela Cox.
De son coté le président Michel Joseph Martelly a vanté l’importance que revêtira l’éducation durant son quinquennat qui a débuté le 14 mai dernier. Le projet d’éducation financée par la Banque mondiale est cohérente à sa vision de scolariser pas moins de 500 000 enfants.
La vice-présidente pour la région Amérique latine et les Caraïbes a eu des échanges avec le ministre haïtien des Travaux publics, Transports et Communications qui a présenté au bailleur les réalisations du Bureau Technique d’évaluation de bâtiments (BTEB). Cette institution du ministère des TPTC née des dégâts du séisme du 12 janvier 2010 a déjà évalué à ce jour plus de 410 000 bâtiments de toutes sortes dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. A l’instar de l’envoyé spécial de la banque mondiale en poste en Haïti, les responsables s’en réjouissent
Pamela Cox a rencontré, le maire de Delmas Wilson Jeudy, pour lancer le Programme Reconstruction et logement de Delmas 32. Ce programme a reçu une subvention de 30 millions de dollars engagés par l’Association internationale de développement (IDA)- institution du groupe de la Banque mondiale et 65 millions de dollars offerts par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH). Le Bureau de monétisation de l’aide et des programmes de développement (BMPAD) est la principale agence d’exécution de projet qui cherche à reloger les victimes du 12 janvier dans leurs quartiers.
Selon la Banque mondiale, le programme de relogement est une manifestation de son soutien aux efforts déployés par le gouvernement dans la reconstruction et a pour but de créer des conditions favorables pour le retour des habitants des quartiers les plus sévèrement touchés dans la capitale de Port-au-Prince. Ce programme les aidera également à lancer les réparations et/ou la reconstruction de leurs foyers et ainsi relancer leurs activités économiques.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

 

Haïti-ONU-Scandale

Le commandant de la MINUSTAH s’adresse aux haïtiens après le viol de Port-Salut

Le général brésilien Luiz Ramos promet que les casques bleus ayant commis ce crime ou d’autres actes répréhensibles seront sévèrement punis

Vendredi 9 septembre 2011

Message du Maj. Gen. Luiz Ramos, Commandant de la Force de la MINUSTAH au peuple haitien

En tant que Commandant de la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, je veux exprimer mes plus sincères regrets pour les événements malheureux causés par un petit nombre de soldats de la MINUSTAH à Port Salut.

Par ailleurs, je tiens à vous assurer que si les allégations portées contre les personnes impliquées sont justifiées, elles seront traitées de la manière la plus sévère.

Vous avez mon assurance que nous continuerons à enquêter sur toute allégation de mauvaise conduite, et que nous prendrons des mesures immédiates lorsque nécessaire, et que tout acte répréhensible sera puni.

En tant que Commandant de la composante militaire de la MINUSTAH, j’attends de tous les militaires sous mon commandement qu’ils se conforment strictement aux principes éthiques de l’ONU, à notre Code de conduite, et que ces principes soient leur guide moral.

Il est très regrettable que les mauvais actes commis par quelques-uns ternissent les nombreuses bonnes oeuvres de tant d’autres. Chaque jour, la grande majorité du personnel de la MINUSTAH s’efforce d’afficher un niveau élevé de professionnalisme et de discipline, et de consolider de bonnes relations avec la population haïtienne.

Nous sommes des invités dans votre pays. Vous avez ma parole, en tant que Commandant de la Force, que je n’épargnerai aucun effort pour continuer d’exiger le plein respect et la considération, par ses paroles et par ses actes, de la part de notre personnel militaire envers lepeuple haïtien.

 

Haïti- Viol / Minustah :

Stratégie de prise en charge du ressortissant haïtien abusé par des militaires uruguayens

 

Le viol ‘inexcusable” a terni l’image de la force onusienne en Haïti

P-au-P, 09 sept 2011 [AlterPresse] — La mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) a mis en oeuvre une stratégie d’accompagnement et de prise en charge d’un ressortissant haïtien de 18 ans, abusé sexuellement par 4 militaires du contingent de l’Uruguay en juillet 2011 à Port-Salut (Sud).

« Acte inexcusable » : c’est la qualification donnée par la cheffe de communication et de l’information publique de la Minustah, Eliane Nabaa, dans la conférence hebdomadaire de la force onusienne le jeudi 8 septembre 2011 à Port-au-Prince.

En plus d’un suivi judiciaire (depuis l’instruction, en passant par le jugement jusqu’à l’application des peines qui seront prononcées) contre les militaires impliqués dans le viol, des dispositions sont adoptées pour prendre en charge tous les besoins, en termes d’« appui médical, légal, matériel, financier … psychosocial », résultant des abus sexuels sur le ressortissant haïtien.

Dans de tels cas de non respect du code d’engagement des missions de paix onusiennes, la “tolérance zéro” est prescrite par les mécanismes existants à l’organisation des Nations Unies (Onu), rappelle Nabaa.

De tels abus tendent à ternir l’image de la force onusienne en Haïti, reconnaît Nabaa.

Depuis le 4 septembre 2011, une équipe d’experts, envoyée par les autorités de l’Uruguay, conduisent une investigation sur le viol, perpétré par 4 militaires du bataillon de ce pays.

Les 4 militaires sont présentement “confinés” en Haïti, en attendant la conclusion de l’enquête menée par les experts uruguayens. Parallèlement, le commandant du bataillon militaire de l’Uruguay est relevé de ses fonctions “à titre conservatoire, parce qu’il a failli à sa responsabilité”.

La cheffe de communication et de l’information publique à la Minustah a refusé d ;indiquer les noms de ces 5 militaires de l’Uruguay, aujourd’hui en situation d’ “isolement” après la révélation des abus sexuels sur le ressortissant haïtien de 18 ans.

Par l’intermédiaire du représentant spécial, le chilien Mariano Fernandez, la Minustah a exprimé ses profonds regrets à la ministre sortante des affaires étrangères Marie Michèle Rey. La présidence et le ministère uruguayens de la défense ont également présenté des excuses au peuple et au gouvernement d’Haïti, relativement aux conséquences du viol.

Déplorant le viol enregistré, Eliane Nabaa insiste sur les mécanismes de prévention, généralement pris, pour une formation appropriée sur le respect absolu de la culture du pays hôte et des entraînements sur les obligations de comportement, dans la perspective d’engagement des troupes militaires onusiennes pour des “missions de paix”.

Par ailleurs, un autre militaire de l’Uruguay, qui faisait partie de la Minustah, est l’objet de mesures disciplinaires après avoir mis enceinte une mineure haïtienne de 16 ans, toujours à Port-Salut (Sud d’Haïti), suite à une enquête interne du contingent uruguayen de la Minustah.

Banni de toutes possibilités de servir dans d’autres “missions de paix’ dans le futur, ce militaire uruguayen a déjà été rapatrié dans son pays d’origine.

Il devra assumer sa responsabilité de père de l’enfant (qui naîtra) et continuer à soutenir financièrement la jeune fille et son enfant, précise la cheffe de communication et de l’information publique de la Minustah.

La force onusienne refuse de révéler les noms des militaires impliqués dans ces forfaits et de signaler d’autres cas répréhensibles enregistrés, en raison des “souffrances et atteintes à la dignité humaine” des personnes ayant été victimes d’abus, ainsi que de la stigmatisation possible à l’encontre de ces personnes. [rh rc apr 09/09/2011 0:00]

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

vendredi 09 septembre 2011 à 19:37

imagesLe bureau de la chambre des députés a transmis ce vendredi à la commission spéciale de la ratification le dossier du premier ministre désigné,  Gary Conille. Le dossier sera traité  avec célérité assure le député Stevenson Jacques Timoléon, le vice-président du bureau.Les sénateurs et les députés de la 49e législature sont convoqués ce lundi 12 septembre en assemblée nationale. Il s’agira de clôturer la 2e session ordinaire de l’année législative  2011.

L’économiste Camille Chalmers se prononce contre la création du conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement. Cette structure constitue une charge de plus pour le trésor public estime le dirigeant de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif, PAPDA, pour qui la présence des personnalités choisies par le président Martelly ne garantit en rien l’implantation d’entreprises et la création massive d’emplois dans le pays.

La commission éducative de la Chambre des députés invite le président Michel Joseph Martelly à publier la loi portant régularisation des frais scolaires. Dans une lettre ouverte au chef de l’Etat, elle recommande également à ce dernier  d’adopter un ensemble de meures d’accompagnement en faveur des parents  et des autres acteurs du système éducatif.

Le bilan provisoire des dégâts enregistrés suite aux fortes averses qui se sont abattues jeudi soir sur la capitale : 5 personnes blessées, 8 maisons détruites, plusieurs véhicules emportés  et 60 familles sinistrées. Les zones les plus touchées : Bois-Morquette (Pétion-Ville), le Centre-ville de Port-au-Prince, Martissant, Frères  et Tabarre. Ces informations ont été communiquées par la direction de la protection civile ce vendredi.

 

La route de la primature : une pente glissante

Jusqu’ici, quinze hommes et femmes haïtiens ont à tour de rôle occupé le poste de Premier ministre institué par la Constitution de 1987. Au total, une vingtaine de personnalités se sont déjà lancées, avec ou sans succès, à la conquête de la Villa d’Accueil.

09/09/2011

Jusqu’ici, quinze hommes et femmes haïtiens ont à tour de rôle occupé le poste de Premier ministre institué par la Constitution de 1987. Au total, une vingtaine de personnalités se sont déjà lancées, avec ou sans succès, à la conquête de la Villa d’Accueil. Ainsi, face à un parlement souvent multicolore des parlementaires mus par des intérêts individuels ou claniques et un pays où la discipline de parti n’est qu’un rêve, les Premiers ministres désignés connaissent chaque fois un difficile chemin de croix.
Maître Martial Célestin fut le premier à prendre, en 1988, les rênes de la deuxième branche de notre exécutif désormais bicéphale. Son aventure aura été courte, tout comme celle du président qui l’avait nommé, Leslie François Manigat, chassé après seulement quatre mois au pouvoir. Et depuis, de René Préval en 1991 jusqu’à Jean Max Bellerive, le 15e et dernier en date, les Premiers ministres ont subi pour diverses raisons les caprices et les fantaisies des parlementaires. Un nom mal écrit ou un simple soupçon sur la nationalité peuvent servir de prétexte à ces grands tombeurs du pouvoir législatif.
Ericq Pierre, le charmant prétexte
Les émeutes de la faim d’avril 2008 se sont soldées par le renvoi du gouvernement de Jacques Edouard Alexis par un vote de censure du Sénat, le 12 avril de la même année. Environ deux semaines plus tard, le président René Préval désigna Ericq Pierre, agroéconomiste et fonctionnaire de la Banque interaméricaine de développement (BID).
Ce n’est pas la première fois qu’un cadre des grandes instances internationales est désigné à la tête de la primature. Avant Garry Conille Ericq Pierre a connu la foudre de 51 députés, le 12 avril2008, alors qu’il venait d’obtenir cinq jours plus tôt un vote favorable du Sénat. Entre « Eric Pierre » et « Ericq Pierre », les députés relevaient deux personnes différentes. Et, paradoxalement, ce sont des députés proches du président René Préval et regroupés au sein de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) qui ont infligé ce second camouflet à M. Pierre en l’espace de onze ans. Sa désignation a en effet déjà été refusée par le Parlement en 1997, au premier mandat du président Préval.
« C’est un complot. Il est clair que le président Préval ne voulait pas d’Ericq Pierre », s’était alors exclamé le député Accluche Louis-Jeune, en manière de justification du rejet de l’agroéconomiste. Mais aujourd‘hui on n’ose pas trop imaginer que M. Conille sera une carte en plus, la troisième, entre les mains de Michel Martelly. La différence c’est que si les parlementaires de l’ancien CPP ne juraient que par le rejet d’Ericq Pierre, ceux du groupe parlementaire pour le renouveau (GPR) issu de la même mouvance sont plutôt favorables à M. Conille.
On ne semblait même pas comprendre le rejet de M. Pierre par un Parlement si proche de la présidence. Un sénateur de la minorité, Rudy Hériveaux, disait : « Le choix des députés est incompréhensible et traduit un manque de cohésion ou de la cacophonie au sein de Lespwa. » Ericq Pierre lui-même avait mal digéré cette sanction et a craché son dédain sur les parlementaires qui ont ruiné ses rêves de devenir le 12e Premier ministre haïtien. « Je me suis heurté aux forces de la corruption. Mon refus de pactiser avec ces forces me vaut aujourd’hui d’être écarté par la Chambre des députés (…). J’ai sous- estimé les forces de la corruption », avait fulminé M. Pierre après le fameux vote du 12 avril 2008.
Robert Manuel, un autre cadre onusien
Après avoir travaillé pour l’ONU au Guatemala et en Afghanistan, ce proche ami du président René Préval est rentré d’exil en 2005 pour ensuite devenir conseiller proche de ce président pour qui il avait fait campagne. Il a pris sur lui la lourde tâche d’affronter un Parlement où Ericq Pierre venait de connaître un sort peu enviable.
La question que l’on pose chaque fois dans le cas de ces fonctionnaires qui nous viennent de loin a été soulevée pour M. Manuel : A-t-il vécu cinq années consécutives dans le pays avant sa désignation ? L’ancien exilé politique espérait jouir d’une considération spéciale de la part des parlementaires auxquels il avait d’ailleurs adressé une requête. Son absence du pays entre 1999 et 2005 ne dépendait pas de lui, il ne pouvait donc en subir les effets.
Mais les parlementaires ne l’ont pas entendu de cette oreille. Même le rapport de la commission chargée d’analyser les pièces de François Marie Joseph Philippe Louis Robert Manuel recommandait un vote défavorable. 57 députés sur 85 avaient voté en faveur de ce rapport, 22 avaient voté contre et 9 avaient fait abstention. À l’issue de cette séance du 12 juin, des députés comme Steven Benoit (Pétionville) estimaient que « ce vote est une victoire pour la démocratie ».
Gérard Latortue béni par les sages
Il nous est venu de l’Organisation des Nations unies et y est retourné après avoir accompli la mission pour laquelle il semble avoir été appelé. Gérard Latortue fait partie de nos rares Premiers ministres qui n’ont pas eu à se risquer dans le labyrinthe des négociations parlementaires. Un « Conseil des sages » l’a nommé le 9 mars 2004, dix jours seulement après le départ du président Jean-Bertrand Aristide. Il a été choisi contre toute attente sur une liste où se figuraient aussi Hérard Abraham et Smarck Michel.
Latortue était, comme plusieurs de ceux qui lui ont succédé, l’un des choix stratégiques des forces supranationales et surtout de ces pays dits amis d’Haïti.
Laissant le pays presque immédiatement après l’élection d’un nouveau président, le fonctionnaire onusien a dit retourner « chez lui », à Boca Raton. Il a été par la suite envoyé en Côte d’ivoire, en mission pour l’ONU.
Garry Conille, le chanceux inconnu ?
Il est à date le dernier de ceux qui ont obtenu la désignation d’un président de la République en Haïti. À 45 ans, ce fonctionnaire de l’ONU vient de prendre une décision qui marquera sa carrière. Il a demandé et obtenu une mise en disponibilité tandis qu’il devait représenter les Nations unies au Niger.
Le destin de ce nouvel « expatrié » est entre les mains des parlementaires. Garry Conille est sur la pente ou avant lui plusieurs ont chuté. Rien n’est encore gagné pour lui.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

 

Jean-Claude Duvalier, l’imposture du devoir d’oubli

Rony Gilot

Les avis paraissent unanimes : Rony Gilot serait le plus grand historiographe des Duvalier. Le génial auteur de « Jean-Claude Duvalier ou la chance galvaudée » (Imprimeur II, 2011), ancien collaborateur du régime politique qui a marqué tristement l’histoire nationale récente, écrit droit avec des lignes courbes.
Au gré de sa mémoire et fort de la théorie non subjectiviste de la subjectivité, il peint le fonctionnement de cette immense et redoutable machinerie que constitua le Jeanclaudisme. Il conçoit que les thuriféraires du régime et les événements qui se sont succédé ont connu leurs contraintes et leurs lois, furent-elles contraires à la morale universelle et aux droits de l’homme.
« Au début de l’an 2011, Jean-Claude Duvalier est revenu au pays, tombé comme d’un parachute dans un concert de louanges des uns et un océan de persécution de la part des autres. Les plaintes de particuliers pleuvent comme grêle, défiant les délais de la prescription. Avec une superbe brochette d’avocats et de juristes, il se démène contre des accusations de vol, de concussions, de corruption et de crimes contre l’humanité. Et nul ne sait comment il s’en tirera », lit-on dans l’introduction du docteur Rony Gilot qui prend fait et cause pour celui qu’il estime avoir raté sa chance de participer à la construction progressive de l’avenir national.
Et pour aider le lecteur à comprendre la conjoncture dans laquelle a eu lieu le retour de l’ancien président de la République (1971 – 1986), le Dr Gilot indique que pendant ce temps, Jean-Bertrand Aristide, piqué au vif dans son orgueil d’avoir été supplanté et devancé, obtient un passeport diplomatique et rentre au pays, accueilli par des milliers de fanatiques. « Entre les deux tours d’une compétition électorale aux rebondissement onculents, la conjoncture est superbe : la marelle sera belle : ». Et comme de fait, elle l’a été.
En effet, ce deuxième tome de l’ouvrage sur le règne développe la quatrième partie intitulée « Le commencement de la fin ». il couvre six années (1980 – 1986) et est subdivise en deux sections : « les ingrédients du malaise » (1980-1984) et « l’escalade vers la chute » (1984-1986). Rony Gilot évoque tour à tour les causes profondes et cachées des faits, (événements, mesures et fautes) aboutissant à la remise en question du régime. Le mariage de Jean-Claude Duvalier avec Michèle Bennett Pasquet, la rafle de chefs de partis et des journalistes du 28 novembre 1980, la visite du Pape Jean-Paul II en 1983, la révision constitutionnelle de juin 1983 font aussi partie du menu de la première partie du livre qui n’est le produit ni de la routine ni de la révolte, mais un centre de jaillissement par lequel se précise toute une charge de mémoire non moins instrumentalisée.
La deuxième partie du livre ouvre le rideau sur la levée de boucliers de Raboteau, aux Gonaïves, en mai 1984. Toutes les fluctuations et facettes du jeu politique entrainant les premières démonstrations du dechoukaj et du supplice du collier (Pè Lebrun) jusqu’au départ de Jean-Claude Duvalier. Sans oublier le destin funeste des tontons macoutes et de l’armée y sont décrites. Rony Gilot est de ces hommes qui savent designer le jour où ils cessent d’être aveugles et amnésiques pour devenir voyeuristes et se doter d’une mémoire d’éléphant. Aucun événement jugé nécessaire à souligner n’est négligé. Les malheurs intimes de « Baby doc », la maladie du chef de l’Etat, le paradoxe des turpitudes en 1983, les élections législatives de 1984, la Constitution de 1985, la levée de boucliers contre le régime dictatorial, le Conseil National de Gouvernement (CNG) de Namphy, etc. recueil d’ histoire stylisée du Jeanclaudisme ou ses avatars, le livre permet au lecteur de visiter avec ou sans heurts les décors naturels du régime : la pauvreté de ses richesse, les atrocités de ses fictions, les détresses de ses obsessions, les désenchantements de ses passions et la décadence de sa grandeur mythique. « Le 7 octobre 1980, on arrête bêtement – puis on relâche tout aussi bêtement – deux membres du personnel de Radio Haïti-Inter : Anthony Pascal (Konpè Filo) et Renaud Masséna. De retour à la station, ces journalistes déambulaient calmement pour rentrer chez eux (…) ils furent appréhendés par des miliciens … le 12 octobre, c’est le tour de Sylvio Claude (…) accusé de délit de presse : sur ce dossier, le commissaire du gouvernement Rodrigue Casimir croise le fer avec un trio de défense composé de Lafontant Joseph, Joseph Maxi et Dupleix Jean-Baptiste. (…) le PDCH projette une manifestation pour protester contre l’arrestation de son président fondateur (p.59).
Vaste champ de souvenirs et de nostalgies, repères d’excès de zèle cristallisés pratiques de pouvoir, éventail d’abdication, de jaillissements, de tiraillements politiciens, «Jean-Claude Duvalier ou la chance galvaudée » illumine le passé récent sans défataliser l’avenir. Le pays est au coeur d’une trajectoire hideuse et tourmentée dont il lui faudra coûte que coûte se défaire dans la perspective du choix des fins nouvelles à faire émerger. La tâche collective parait immense.
D’aucuns verront dans ce livre, écrit dans un style souple et arrondi, une tentative du docteur Rony Gilot de préparer des recettes de cuisine pour les gargottes de l’après-Duvalier. Cela se peut. Car ces dernières étaient comme en train de naitre en adhérant au catalogue des vérités du système sociopolitique national. Les révélations du Dr Gilot sont d’importance et ne changent pas la nature des problèmes lorsque la démonstration que les structures sociales et politiques établies mènent après la chute du régime de Duvalier devient un frein à l’invention du futur et à l’émancipation des messes qui font désespérément le jeu de la fracture de l’histoire nationale.

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