lundi 12 septembre 2011

12 Sep

Haïti – Politique :

Grande confusion samedi autour du Dr. Conille

12/09/2011 11:54:18

Haïti - Politique : Grande confusion samedi autour du Dr. ConilleVenu à l’Hôtel Karibe rencontrer le Forum du secteur privé, le Premier Ministre désigné, le Dr Garry Conille aurait menacé, selon des témoignages, de faire retrait de sa candidature à la Primature après qu’une demande lui ait été formulée de signer une lettre de démission non datée, lettre qui aurait permis à la Présidence d’obtenir à n’importe quel moment le départ forcé de l’éventuel Premier ministre en cas de désaccord.
Le Dr Conille aurait opposé un refus catégorique [et vif] à cette demande et envisagé de se retirer du processus de ratification, avant d’annuler la rencontre prévu avec le Forum. Suite à cette altercation, diverses sources ont fait état d’intenses communications téléphoniques dans les missions diplomatiques.
Les rumeurs se sont multiplié tout au long de la journée, certaines expliquant cette supposée lettre de démission par la trop grande proximité du Dr Conille du groupe INITE et du Groupe des Parlementaires pour le Renouveau (GPR) qu’il aurait rencontré vendredi sans concertation avec le cabinet présidentiel. D’autres rumeurs, évoquent derrière cette lettre, les intentions occultes des conseillers Thierry-Mayard Paul et Patrick Rouzier qui ne partageraient pas, supposément, le choix du Chef de l’État… Des conseillers, qui seraient, suivant les rumeurs, à l’origine du rejet de Daniel Gérard Rouzier et Bernard Gousse…


Selon nos dernières informations, de sources généralement fiables, le Dr Garry Conille a pu s’entretenir samedi dans la soirée, avec le Président Martelly et la situation se serait normalisée après que le Président Martelly lui ait assuré que jamais la Présidence n’avait pris la décision de lui faire signer une telle lettre, ou un quelconque autre document, comme condition préalable à son accession à la Primature. Au cours de cette rencontre, le Dr Conille aurait également évoqué ses préoccupations suite aux nominations faites par le Chef de l’État avant l’installation du nouveau Gouvernement.
Ce lundi, le Premier Ministre désigné, a affirmé que la situation était tout a fait normale et qu’il entretenait d’excellentes relations avec l’équipe du Président et le Président Martelly, jugeant peu utile, ni constructif de commenter des rumeurs qui alimentent chaque jour, le processus de ratification.
Notons que depuis l’incident de samedi, aucun communiqué officiel n’est venu expliquer ce qui s’est réellement passé… ce qui en l’absence de communication, ne manquera pas de continuer d’alimenter les rumeurs les plus folles…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3750-haiti-politique-le-president-martelly-nomme-les-delegues-departementaux.html
http://www.haitilibre.com/article-3765-haiti-politique-le-president-martelly-nomme-3-nouveaux-directeurs-et-un-ambassadeur.html
HL/ HaïtiLibre

 

Les rumeurs sur les frictions entre M. Conille et la Présidence sont infondées selon des officiels

imageLe Premier Ministre désigné, Gary Conille, n’a pas voulu commenter les rumeurs faisant état de friction entre lui et les membres du cabinet particulier du chef d’Etat. Le week end écoulé des rumeurs faisaient croire que M. Conille avait envisagé d’abandonner le processus de ratification en raison de désaccords avec le chef de cabinet du président.
Ce lundi M. Conille a soutenu qu’il maintient de bons rapports avec l’équipe du président et le chef d’Etat lui même. Il a estimé peu utile de faire des commentaires sur les rumeurs. Selon le Premier Ministre désigné il serait contre productif de commenter tout les rumeurs circulant dans la capitale.
Accusé dans cette affaire le chef de cabinet, Thierry Mayard Paul, a formellement démenti les rumeurs faisant état d’une lettre non datée que devrait signer M. Conille. M. Mayard Paul assure que la Présidence collabore étroitement avec le Premier Ministre désigné dans le cadre du processus de ratification.
Il révèle qu’il s’était personnellement rendu à New York afin d’accompagner le Premier Ministre désigné en Haïti. Qualifiant de ragots les rumeurs du week end écoulé, M. Mayard Paul fait remarquer que des rumeurs circulent quotidiennement sur le chef d’Etat et les membres de son staff.
Dans le même temps, le sénateur Moise Jean Charles, opposant farouche au président Martelly, a donné l’assurance de la véracité des rumeurs. Il soutient que M. Conille qui avait annoncé sa démission s’était ravisé après d’intenses tractations diplomatiques et politiques.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Politique :

Les tentations de Martelly

lundi 12 septembre 2011

P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] — Plus de trois mois après son entrée en fonction, le président de la république, Michel Martelly, mène le pays en territoire inconnu mais possiblement dangereux, selon l’écrivain haïtien Lionel Trouillot.

Dans son texte « Quel compas jouera Martelly ? », paru dans l’ouvrage collectif « Les 100 premiers jours de Martelly », Trouillot analyse les premiers mois du mandat de Michel Matelly, et met en relief les opportunités possibles et le caractère de ce dernier.

Le président, en place depuis près de 4 mois, n’a pas réussi à former un gouvernement. Ses relations avec le Parlement s’affichent pour leur part en dent de scie.

« Du ton vindicatif et autoritaire aux concessions imposées par les institutions politiques, Michel Martelly, le président, risque fort de faire du sur-place tout en bougeant beaucoup, de crier très fort sans avoir les dents pour mordre », craint l’auteur de Yanvalou pour Charlie.

La première tentation de Martelly devant l’incapacité à obtenir des résultats pourrait être de violer les acquis démocratiques de 1986, et de durcir le ton. Le président risque de se « lasser de ce jeu », selon Trouillot alors que « la tentation autoritaire pointe sous le langage », analyse t-il.

« L’autre tentation serait de faire cap à droite, ignorer les discours revendicatifs et s’acharner dans l’imitation de modèles qui croient que le bonheur des entreprises fait le bonheur des sociétés », ajoute Lionel Trouillot soulignant que Martelly perdrait alors la confiance de ses électeurs issus des milieux défavorisés.

Pour la troisième fois depuis le début du mandat de Michel Martelly, un premier ministre, désigné attend le verdict du Parlement. Gary Conille, médecin de 45 ans et habitué du système des Nations Unies, a déposé son dossier la semaine écoulée.

Le rapport sur l’étude de ce dossier réalisée par une commission parlementaire de la Chambre des députés, doit être transmis au bureau de la chambre. [kft apr 12/09/2011 12 :30]

 

Haïti – Social :

Encore un drame de la mer…

12/09/2011 15:47:00

Haïti - Social : Encore un drame de la mer...Kendol Morgan, un Porte-parole gouvernemental a fait savoir que les corps de 10 Haïtiens (5 hommes et 5 femmes] ont été repêchés sans vie, dans l’océan, au large des îles Turks et Caïcos. Il semblerait que les migrants illégaux, aient tenté de rejoindre la côte bordée de récifs, sur une barque surchargée après avoir quitté un bateau de contrebande.
Morgan a dit que les survivants étaient interrogés par la police, mais il n’a pas été en mesure de dire exactement combien il y avait de survivants ni combien de migrants avaient voyagé sur le bateau des passeurs, ajoutant qu’un certain nombre d’arrestations avaient été faites et que la police enquêtait sur le territoire, avec les agents de l’immigration.
Larry Mills, le Directeur par intérim de l’immigration, a déclaré dans un communiqué dimanche, que tout serait fait pour que les migrants illégaux soient traité humainement, mais qu’ils seront rapatriés rapidement dans leur pays en conformité avec la loi.
Les Haïtiens viennent dans les îles Turks et Caïcos depuis des années, fuyant l’extrême pauvreté ou l’agitation sociale de leur pays, dans l’espoir de trouver des emplois comme concierges, paysagistes, grooms etc.. Environ 33,000 illégaux forment une main-d’œuvre essentiellement à faible revenu sur les îles, travaillant à construire les maisons de luxe en front de mer, à collecter les déchets ou comme porteurs de valises pour les touristes…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Insécurité :

Attaque armée contre le maire de Petite Rivière de l’Artibonite

P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] — Le maire de la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, Rollin Delva, a quitté le vendredi 9 septembre l’Hôpital Albert Schweitzer (Has) à Verrettes (Artibonite, Nord du pays) où il était admis pour blessures par balles, apprend AlterPresse.

Le maire a été atteint d’un projectile au niveau de la clavicule alors qu’il s’apprêtait à regagner sa circonscription (Petite Rivière de l’Artibonite). Des individus non identifiés ont ouvert le feu sur sa voiture dans la localité de Liancourt (commune limitrophe de Verrettes).

Jusqu’ici aucun cas d’arrestation n’a été signalé par la police, et aucune enquête n’a été ouverte pour connaitre les véritables agresseurs du premier citoyen de la commune de Petite Rivière.

En outre, des sources nous confirment que le magistrat atteint au niveau des yeux par des éclats de pare-brise au moment de l’incident, doit se rendre à l’étranger pour des soins supplémentaires.

L’attaque contre le maire Rollin Delva survient à moins de quelques jours des récents événements mettant aux prises la police nationale et la population de diverses communes dans le département géographique de l’Artibonite, notamment l’Estère et Saint Marc.

Ces populations continuent encore de réclamer une meilleure distribution de l’électricité dans la zone. [jep kft gp apr 12/09/11 9 :00]

 

Haïti – Politique :

Youri Latortue pour la levée de l’immunité des casques bleus

12/09/2011 09:36:18

imageLe Sénateur Youri Latortue, Président de la Commission sénatoriale « justice et sécurité publique » a fait savoir vendredi dernier que deux projets de résolution sur l’immunité des membres de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (Minustah) et le départ progressif des casques bleus de la Mission de l’ONU, sont prêt à être soumis à la prochaine Assemblée [demain mardi]. Le Sénateur a confirmé avoir demandé au Président de l’Assemblée d’inscrire ces deux projets de résolution à l’ordre du jour.
La première résolution propose que l’immunité et les privilèges accordés aux casques bleus soient revus et limités aux actes accomplis dans l’exercice de leur fonction. En ce qui concerne les actes constituant un délit, en dehors du cadre de leur fonction, le projet de résolution propose que cette immunité soit levée sur simple requête de la partie plaignante afin que les casques bleus accusés, puissent répondre de leurs actes devant la justice haïtienne. Il est mentionné que les Nations Unies devront assumer tous les frais des avocats chargés de défendre les intérêts de la partie plaignante. Enfin le projet précise qu’en cas de condamnation, l’ONU doit garantir une indemnisation aux victimes.
Le second projet de résolution propose le retrait progressif du pays des casques bleus sur une période de 3 ans a compter de la date du prochain renouvellement du mandat de la Minustah [15 octobre prochain]. Une résolution qui va dans le sens de la décision des ministres de la Défense et des Affaires étrangères des neuf nations sud-américaines (UNASUR), qui s’étaient réunis jeudi à Montevideo [Uruguay] pour proposer au Conseil de sécurité « une stratégie de retrait graduel de la composante militaire » sans toutefois préciser un calendrier de retrait.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3767-haiti-securite-reduction-de-15-des-effectifs-de-la-minustah.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

Une double rentrée scolaire illégale…

12/09/2011 09:08:35

Haïti - Éducation : Une double rentrée scolaire illégale...Paul Saint Preux, Secrétaire Général du Corps National des Enseignants d’Haïti (CONEH) déplore et condamne l’ouverture de certaines écoles avant la date officielle de la rentrée scolaire «… Nous n’avons pas le pouvoir et l’autorité pour empêcher un fait, mais nous le dénonçons, […] nous avons remarqué qu’il y a des écoles qui sont déjà ouvertes et qu’il y a un autre groupe qui va ouvrir au mois d’octobre, nous condamnons ça, parce que nous ne devons pas avoir une école à plusieurs vitesses… »
Jackson Pleteau, Directeur de l’enseignement secondaire du ministère de l’éducation nationale a fait savoir que les responsables du ministère vont vérifier les informations que certaines écoles ont décidé d’ouvrir leurs portes,  avant la date officielle du 3 octobre fixée par le gouvernement et décider des mesures à adopter.
De son côté, Josué Mérilien, Responsable de l’Union Nationale Des Normaliens Haïtiens (UNNOH), au cours d’un débat organisé vendredi dernier autour du thème « La rentrée des classes  en Haïti 2011-2012, sur fond de crise, problèmes majeurs, perspectives et solutions » a estimé que l’éducation gratuite promise par le Chef de l’État, ne pourra pas se réaliser [dans de bonnes conditions], sans prendre en compte l’amélioration des conditions de vie des enseignants et augmenter le nombre d’écoles publiques dans le pays. Il a également dénoncé la réouverture de certaines écoles avant la date officielle et réclamé la publication de la loi sur les frais scolaires avant la rentrée scolaire.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti-Télécommunications-Editorial

Arrivée de la NATCOM : une raison de plus pour la modernisation de l’Etat et l’affirmation du sens de responsabilité des dirigeants

Afflux de capitaux étrangers et responsabilités d’Etat

Publié le lundi 12 septembre 2011

Les défis qui se dressent devant l’appareil d’Etat haïtien deviennent chaque jour plus importants, au fur et à mesure que des investisseurs étrangers prennent le risque de s’installer chez nous.

L’arrivée de la NATCOM sur l’échiquier technologique et économique haïtien rappelle en ce sens la nécessité d’une responsabilisation plus accrue des pouvoirs publics concernés, dans un contexte d’après-séisme vraiment inquiétant, le pays étant toujours exposé aux risques de catastrophes de toutes sortes et jouissant d’une stabilité précaire due à la non-résolution de la crise politique. Des signes et indices sont significatifs à ce sujet : absence d’un nouveau gouvernement plus de 3 mois après la prestation de serment du nouveau Président de la République ; remontée de l’insécurité et appréciation, quoique faible, du dollar par rapport à la gourde.

Les importants investissements effectués par Voilà et Digicel impliquaient déjà la nécessité de cette responsabilisation plus accrue des pouvoirs publics. Avec l’arrivée de la NATCOM, outre l’augmentation encore plus substantielle du capital étranger dans le secteur, le problème se pose désormais d’une nette intensification de la concurrence, avec toutes les conséquences possibles et imaginables si les pouvoirs publics ne peuvent s’élever désormais à la hauteur de leurs tâches et de leurs responsabilités.

D’abord, la nécessité de l’élaboration d’un cadre législatif et normatif plus approprié s’impose. Les instruments légaux disponibles ne sont certes pas adéquats et ne permettent pas de résoudre des problèmes tout à fait nouveaux qui surgissent dans le contexte haïtien avec le fulgurant développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Le droit haïtien ignore bien des aspects de ces impressionnants phénomènes technologiques, dont l’internet. Au lieu de se chamailler à longueur de journée sur le sexe des anges ou à défendre contre vents et marées leurs intérêts mesquins, nos législateurs auraient intérêt à se pencher sur les nouveaux instruments qu’il faut au régulateur haïtien des télécommunications pour qu’il puisse agir efficacement, au bénéfice de l’Etat et du public, tout en protégeant les intérêts des différents opérateurs.

Autant que des lois, il faut désormais la disponibilité en normes administratives et de gestion plus appropriées à la nouvelle configuration du secteur des télécommunications, où prévalent des manières spécifiques de faire et d’agir dont la maitrise s’avère nécessaire à la gestion d afin des éventuels conflits, à leur prévention, à l’aménagement progressif et constant d’un cadre général de compétition chaque jour plus dynamique et fonctionnel. A ce niveau, il faut incontestablement des compétences plus pointues aux TPTC et au Conseil National des Télécommunications (CONATEL).

Autant que des instruments légaux, administratifs et normatifs, il faut désormais beaucoup plus de moyens techniques au régulateur, le CONATEL. Il ne doit plus se limiter à « humer l’air », à « deviner les ondes », à « s’imaginer les signaux ». La connaissance doit être parfaite des paramètres d’évolution technique de chaque opérateur. Ceux-ci devront exactement correspondre aux normes techniques définies. Le monitoring devra être rigoureux afin que les intérêts des uns et des autres soient absolument respectés et que le secteur ne sombre dans l’anarchie.

Le système judiciaire et la police doivent également se mettre au pas. Il faut que le principe de l’équité préside absolument, au niveau du système judiciaire, à la résolution des conflits inévitables entre les opérateurs. Il importe aussi que leurs propriétés, leurs biens et leurs équipements soient protégés. A ce sujet, en dehors des cas isolés et sporadiques, le sabotage systématique des installations de l’un quelconque des opérateurs, dans un système de libre concurrence, est inacceptable. C’est le cas aujourd’hui pour la NATCOM, mais qui sait quel autre opérateur en sera affecté si l’Etat continue de faillir à ses responsabilités.

En un mot, ce qui vaut aujourd’hui pour le secteur des télécommunications en termes de responsabilités à assumer par l’Etat, vaut également pour tous les autres domaines d’investissements si l’on veut véritablement attirer des capitaux étrangers et non se livrer aux opérations prédatrices traditionnelles par lesquelles, le monopole aidant, des minorités « extrêmement zuit » (comme dirait l’autre) se sont enrichies à travers le temps.

Si l’on parle de développement et de modernisation, ou même de changement (pour être à la mode), cela implique un effort colossal en vue de mettre les pendules à l’heure. En cela, une gestion intelligente des ressources universitaires et techniques tant d’Haïti que de la diaspora pourrait aider à combler rapidement les lacunes. Le partenariat avec l’étranger pourrait aussi se développer, avec pragmatisme, sur cette base. Point n’est besoin en ce sens de tout réinventer : on peut faire des emprunts et procéder à des adaptations pour aller vite, car l’on devrait bien se situer dans un contexte quasi standard de développement par rapport à d’autres pays de la région. Alors, sans vouloir plagier à tous les coups, pourquoi ne pas étudier les expériences des autres et en tirer ce qui pourrait éventuellement nous être utile. On peut sauter dans des trains en marche, si l’on s’y met résolument.

Pour atteindre de tels objectifs, la compétence des gens au pouvoir, leur capacité de développer une vision et de définir des stratégies, sont d’une absolue nécessité. Ils doivent de ce fait faire preuve de leadership en parvenant à impliquer le plus de monde possible dans la dynamique du changement. La population doit être au courant des options arrêtées et du rôle qui est le sien par rapport à celles-ci.

En guise de conclusion, et pour en revenir de façon spécifique à la NATCOM, il faudra, en raison des 40% de l’Etat au sein de l’entreprise vietnamo-haïtienne, que les intérêts du peuple haïtien soient défendus avec rigueur et détermination. Ceci n’implique pas, pour autant, que les intérêts des autres opérateurs soient mis de côté. Il ne faudra pas que, dans cette concurrence qui s’annonce âpre, l’Etat soit contre l’Etat, c’est-à-dire que des gens placés pour défendre les intérêts de l’Etat se dressent contre ces intérêts. Encore une fois, ceci ne signifie point que l’Etat doive directement investir le champ de la concurrence pour prendre partie en faveur des entreprises dans lesquelles il détient des intérêts. Mais, le contraire ne doit point se produire, tout aussi bien. A ce niveau, la nation doit faire montre de vigilance et de discernement, car, comme le dit le vieil adage, « se mèt kò ki veye kò ».

Marvel DANDIN

 

Jacmel : 335 familles bénéficiaires de logements permanents à Mayard

12 septembre 2011

Quelque 1.500 déplacés vivant dans des conditions très difficiles depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010 ont pu bénéficier, grâce à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), d’un projet de relogement dans la commune de Jacmel -département du Sud-Est.

Jacmel : 335 familles bénéficiaires de logements permanents à Mayar

Photo : Jean Patrick Mackintosh – UN/MINUSTAH

En finir à Jacmel avec les trois plus importants camps que sont Toussaint Louverture, Wolf et Pinchinat où se dressent des abris de fortune -parfois des tentes, sinon des taudis qui tiennent debout grâce à des planches en bois, de la tôle usée, des bâches et même des morceaux de carton-, était le principal objectif de ce projet qui consistait à construire dans la localité de Mayard, entre août 2010 et août 2011, 335 logements permanents devant abriter quelque 1.500 personnes.

Conçues pour accueillir chacune une famille de cinq membres, ces maisonnettes avec des toits en tôle sont supportées par une charpente métallique reposant sur une base en béton.

Fraîchement installés, les nouveaux locataires de Mayard s’organisent pour ramener la vie dans la cité, ils disposent pour cela d’une salle de cinéma, d’une boutique  d’approvisionnement pour les petites bourses, d’ateliers d’art ou encore d’un espace destiné à leurs loisirs. Et après chaque relocalisation, les abris vides sont démantelés afin de prévenir l’installation de nouvelles familles.

Le 6 septembre dernier, le maire adjoint de Jacmel, Viergela François, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire, Nigel Fisher, le Chef de mission de l’OIM en Haïti, Luca Dall’Oglio, et le Chef du bureau régional de la MINUSTAH, Jean Marie Ntayomba, se sont rendus sur nouveau site à la fin des travaux.

« Les difficultés auxquelles je faisais face m’ont obligée à abandonner mes études et aujourd’hui je me retrouve avec un bébé de quatre mois.  Je ne regrette pas du tout ma cahute du camp Wolf, j’y ai vécu de très mauvais moments», a indiqué Francette Gédéon, 19 ans, l’une des bénéficiaires.

C’est ce genre de situation alarmante qui a poussé le conseil communal de Jacmel à mettre à la disposition des partenaires humanitaires travaillant dans la région, notamment l’OIM, un terrain public situé à Mayard afin de faciliter le relogement de ces déplacés.

« Je suis très satisfait des travaux réalisés pour améliorer les conditions de vie des gens, mais je le serai davantage lorsque toute la population des tentes seront relogées », a déclaré M. Fisher.

« L’OIM continuera à apporter son soutien aux autorités locales et surtout à la population sinistrée », a promis quant à lui M. Dall’Oglio. D’ailleurs, il annonce vouloir rechercher des fonds supplémentaires afin de construire davantage de logements décents pour satisfaire d’autres demandes en attente.

Pour sa part, le maire adjoint de Jacmel envisage de déclarer d’utilité publique « tous les terrains inoccupés » afin de permettre plus de constructions.

Jean-Bosco Mofiling, chargé des Affaires humanitaires au Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), qui a évoqué l’objectif « zéro camp à Jacmel au 31 décembre 2011 », a souligné qu’il était important de construire des « logements décents avec toutes les infrastructures nécessaires ».

L’OIM dispose, dans son programme de construction d’abris en Haïti, d’une enveloppe globale de 13 millions de dollars américains et, à ce jour, plus de 12.000 logements ont été construits.

Le séisme a affecté 3 millions de personnes et coûté la vie à plus de 200.000. Au départ, il y avait quelque 2,1 millions de déplacés. Les chiffres de juillet 2011 de l’OIM font désormais état de 594.000 personnes vivant dans le millier de camps répertoriés sur tout le territoire haïtien.

Rédaction: Jean Patrick Mackintosh
Edition: Pierre Jérôme Richard

 

Haïti / Presse et droits humains :

L’Unicef revient sur les principes d’éthique journalistique, relatifs aux droits de l’enfant

P-au-P, 12 sept. 2011 [AlterPresse] —- Le respect de la vie privée et de la dignité des enfants est un principe fondamental que les médias doivent particulièrement prendre en considération, signale la branche en Haïti du fonds des nations Unies pour l’enfance (Unicef-Haïti), dans un communiqué, en date du 7 septembre 2011, transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

« Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée (…) ni d’attentes illégales à son honneur et à sa réputation », rappelle l’agence onusienne œuvrant en faveur de la protection des droits de l’enfant et citant l’article 16 de la convention internationale des droits de l’enfant (1989), ratifiée par la république d’Haïti en 1994.

Parce qu’ils sont plus vulnérables, les enfants doivent faire l’objet d’un traitement particulier de la part des médias.

« Les médias ont une importance en Haïti, car ils sont la principale source d’information pour la population .C’est pourquoi, de concert avec la fédération internationale des journalistes (Fij), l’Unicef a élaboré des « guides de presse » à l’intention des journalistes, qui présentent et expliquent les principes éthiques de couverture médiatique impliquant les enfants ».

Ces principes ordonnent notamment de respecter la vie privée et la confidentialité de chaque enfant, dans le cadre d’une interview ou d’un article sur les enfants.

En ce sens, les médias ont un rôle impérieux de veiller à la liberté d’expression des enfants et leur participation aux décisions qui les concernent.

« Le non respect de ces principes, par exemple la publication d’un article ou d’une image permettant d’identifier un enfant, pourrait faire courir des risques importants à l’enfant, comme le risque de vengeance ou de stigmatisation », signale Unicef-Haïti.

Dans ce contexte, en guise de prévention, les médias sont conviés à taire les noms et à ne pas publier les images d’enfants (mineures et mineurs) ayant souffert de viols ou d’autres cas de violences répréhensibles.

Depuis les années 1990, la branche en Haïti du fonds des Nations Unies pour l’enfance organise, de temps à autre, avec plusieurs organisations partenaires (y compris des institutions et associations appuyant les médias) des séries de formation, à l’intention des journalistes de divers médias dans les 10 départements géographiques en Haïti, en vue de sensibiliser sur l’obligation de garantir le respect et la dignité des enfants dans les informations diffusées. [emb rc apr 12/09/2011 0:00]

 

Haïti – Reconstruction :

Israël et la France signent un accord d’aide pour Haïti

12/09/2011 12:45:56

Haïti - Reconstruction : Israël et la France signent un accord d’aide pour HaïtiIsraël, représenté par Danny Carmon de l’Agence d’Israël pour la coopération au développement international, au ministère des Affaires étrangères (MASHAV) et la France représenté par son Ambassadeur Christophe Bigot ont signé la semaine dernière une déclaration d’intention pour la coopération et l’extension de l’aide à Haïti et aux pays émergents en Afrique. L’accord comprend des actions conjointes dans les domaines de l’agriculture et l’irrigation et la santé publique.
Le développement est un sujet important sur l’agenda international, en particulier dans le contexte des récentes crises mondiales (alimentaire, changement climatique, énergie, etc), qui ont principalement fait mal aux pays en développement, dont beaucoup souffrent d’extrême pauvreté… Tant Israël que la France ont vue cette activité commune comme l’ajout d’une nouvelle phase de leur relation.
La coopération israélo-française, qui sera mise en œuvre par l’Agence Israélienne, mettra l’accent sur l’envoi d’experts, le conseil, la formation professionnelle et autres, appropriées aux besoins et aux souhaits du pays bénéficiaire de l’aide. Dans la première phase, les pays désignés pour recevoir de l’aide sont le Cameroun, le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso et Haïti.
Un comité de pilotage composé de représentants d’Israël et de la France, chargé du suivi de la mise en œuvre de l’accord et l’approbation des plans de travail, se réuniront une fois par an. Notez qu’Israël est l’un des seuls pays au monde à ne pas offrir d’argent à un pays tiers mais uniquement de l’aide matérielle et des experts.
S/ HaïtiLibre

 

La Minustah a bel et bien introduit le Choléra en Haïti

Le ministre haïtien de la santé Alex Larsen, confirme que les casques bleus de la Minustah, ont bel et bien introduit le choléra en Haïti.
Monsieur Larsen précise que la propagation de cette maladie est due à la contamination du fleuve Artibonite par un contingent de soldats de la Minustah basé dans le Plateau central.
« Il est important que la mission onusienne apporte son aide à l’éradication de cette maladie qui coute beaucoup d’argent à l’état haïtien notamment à chaque saison pluvieuse », a déclaré le ministre Larsen.
Il a fait ces déclarations, en marge de la cérémonie de pose de première pierre d’un centre materno-infantile dans la ville des Cayes dans le sud du pays, le week-end écoulé.
Notons que la Minustah qui avait toujours nié sa responsabilité dans cette affaire, n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce du ministre Larsen.
Rappelons que depuis son apparition a la mi-octobre 2010, le Choléra a déjà fait plus de 5 mille morts, le département de l’Artibonite reste celui le plus touché, on y a recensé la moitié des victimes de l’épidémie.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Pour démontrer qu’Haïtien ne signifie pas haïr les siens

Par Leslie Péan * / lundi 12 septembre 2011

Une chose est d’encourager le discours critique en luttant pour faire de la politique l’affaire de tous et pas seulement celle des experts. Une autre est de juger les choses et d’évaluer les hommes et les femmes à partir de la rancœur. Dans la première démarche, on pratique le discours critique en attaquant l’ancrage populacier d’une politique de pagaille qui vise à faire prendre des vessies pour des lanternes. En prenant l’habitude de discuter du duvaliérisme, cette idéologie caverneuse et cette dissolution du politique, en absolvant au passage les insensés qui s’accrochent encore à ce fascisme. En revanche, la seconde démarche oblige à discuter ouvertement de ce comportement maladif qui semble devenir la norme. La haine qui gouverne l’esprit social coupe Haïti de ses sources, la désagrège à petit feu et sème la mort. Cette dimension inconsciente du mal haïtien interpelle. Dans la crise qui paralyse le pays depuis le début de l’année, il importe de braquer les projecteurs sur ceux qui tirent les ficelles des marionnettes de cette tragicomédie.

Avant même l’annonce officielle du choix de Garry Conille comme premier ministre désigné, la fabrique tropicale des ambassadeurs du vide monte au créneau contre ce dernier. Après les rejets de Daniel Rouzier et de Bernard Gousse sur la base d’arguments on ne peut plus farfelus, c’est maintenant le tour à Garry Conille d’être voué aux gémonies. Anticipant qu’elle aura la peau du prochain candidat à la primature, la fabrique tropicale du vide prépare ses arguments contre d’autres éventuels nouveaux venus dans le sérail politique et qu’il faudra à tout prix écarter également. Qu’est-ce qu’on n’entend pas comme cruautés dans cette litanie destructrice et sans fin ? Chaque fois, la pathologie est la même : le jeu de massacres. Sous tous les prétextes. Les arguments sont tirés par les cheveux. Comme si le mot Haïtien voulait vraiment dire haïr les siens. Le purisme inquisitorial qui, tout en pactisant avec l’occupant, écarte les enfants du pays sera toujours suspect. Insoutenable. Quel genre de messages envoyons-nous à la diaspora avec la politique d’exclusion appliquée par le refus systématique d’accueillir les fils et filles du pays qui ont le malheur d’étudier et de travailler un certain temps à l’étranger ?

Comme l’avait fait François Duvalier en 1959

En effet, le discours inquisitorial qui se cache derrière la Constitution pour refuser la ratification d’un Haïtien comme premier ministre accepte sans broncher des troupes étrangères sur notre territoire et se met à genoux devant le plus petit caporal étranger. Les soldats de la MINUSTAH violent les femmes, les hommes, les garçons sans soulever la moindre protestation des ambassadeurs du vide. Pour prendre le pouvoir et le garder, la classe politique est prête à tout. Comme l’avait fait François Duvalier de 1959 à 1963 en invitant les marines américains en Haïti les obsédés du pouvoir ont maintenant systématiquement recours aux forces armées étrangères pour assouvir leurs instincts de domination. En foulant à nouveau le sol haïtien sous Duvalier, après leur départ en 1934, les marines n’ont pas fait qu’entraîner le bataillon tactique des Casernes Dessalines. Ils ont joué un rôle déterminant dans l’appui stratégique et logistique du gouvernement américain aux tontons macoutes. Cet appui permettra l’éclosion des fortunes basées sur la corruption, le détournement des recettes de la Régie du Tabac et des Allumettes, la vente des braceros haïtiens en République dominicaine et le développement de toutes sortes de trafics illicites.

L’occupation tonton macoute a été combattue, mais elle a duré trois décennies. Le temps d’implanter dans les esprits la culture du pouvoir à n’importe quel prix. Aujourd’hui, c’est ce que préconisent tous les partisans de la présence de la MINUSTAH. Notre vénération pour des artisans de nos malheurs ne date pas d’aujourd’hui. En 1923, Fernand Hibbert en avait fait la critique dans Les simulacres. La misère aurait balayé les bornes de notre capacité de génuflexion devant l’inacceptable. L’infantilisation régnante nous fait considérer les soldats de la MINUSTAH comme des bienvenus même s’ils amènent avec eux tout un cortège de malheurs, en commençant par le choléra. La politique dictatoriale des générations passées a fait subir une mutation profonde à notre culture de résistance en nous privant de notre autonomie et notre libre arbitre. Nous versons de temps en temps des larmes de crocodile pour nous donner bonne conscience, comme nous le faisons depuis juillet 2011 après le viol scandaleux de ce garçon mineur de Port-Salut par quatre soldats de la MINUSTAH. Mais dans le même temps, nous refusons de remettre en question les fondements de la domination politique et économique qui détruit notre pays, nos valeurs et notre capacité de juger.

Les ondes du délire

Pourtant le mot Haïtien ne signifie pas haïr les siens. Si c’était le cas, la diaspora n’enverrait pas bon an mal an 2 milliards de dollars aux parents et autres proches restés au pays. Ces transferts de fonds sont sans aucun doute bien reçus des bénéficiaires et ils allègent considérablement les obligations de l’État haïtien envers la population. Au fil des décennies, ils sont une sorte d’obligation pour la diaspora et une source de revenus prévisible jusque dans les comptes publics. De plus, nous payons depuis l’installation du nouveau gouvernement un impôt de 1,50 dollar pour chaque transfert de fonds effectué vers Haïti et nous payons 5 centimes par minute sur nos appels téléphoniques pour donner le pain de l’instruction à nos enfants. Les Haïtiens qui jouent depuis des années dans les équipes de football à l’étranger sont pourtant bien accueillis dans la sélection nationale. Leur performance dans les matchs internationaux donne chaud au cœur aux Haïtiens de toutes les classes sociales. Le commun des mortels réclame l’haïtianité de certains expatriés même après des générations, démontrant dans le pire des cas une apparente capacité d’inclusion et de tolérance. Il va jusqu’à considérer comme Haïtiens des vedettes comme Harry Belafonte, Celia Cruz, etc. C’est précisément cette culture qu’il faut faire triompher aujourd’hui malgré la violence verbale exercée dans certains milieux contre la diaspora.

La toxicité qui, selon toutes les apparences, affecte de nombreuses têtes soi-disant pensantes semble se propager à nouveau avec l’offensive menée par certains secteurs contre la troisième candidature au poste de premier ministre présentée par le président Martelly. La Constitution est évoquée envers et contre tout. Des comédiens d’un genre nouveau qui n’ont pas assez de courage pour mener une campagne contre les troupes de la MINUSTAH ne se gênent pas pour brandir tout et le contraire de tout contre des Haïtiens qui ont commis le crime d’aller travailler à l’extérieur. Les motivations morbides qui se cachent derrière cette politique de mutilation semblent relever de ce que l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia nomme le délire.

Que signifie cette manière de faire ? Pensons-nous que les étrangers qui observent ce comportement schizophrénique vont nous prendre au sérieux et nous venir en aide, alors que nous rejetons nos propres enfants ?

Les politiques sont les jeunes qu’on voulait infantiliser

Le temps est venu pour nous de faire marche arrière et de nous demander où sont passés non seulement l’amour mais aussi l’intelligence dans notre pays. Amour et intelligence disons-nous. Amour de ceux et celles vivant dans des lieux d’abondance par rapport à Haïti, mais qui veulent malgré tout y retourner pour ajouter leur pierre à la construction d’un véritable État national. À un moment où les institutions mondiales de la globalisation n’ont pour objectif central que la marginalisation et l’effacement de l’État à travers les politiques de privatisation systématique, tout en faisant appel à l’État pour sauver les grande entreprises privées quand elles tombent en faillite. Intelligence de la connaissance de ces Manuel qui viennent du dehors pour apporter de l’eau à Fonds-Rouge. Intelligence du dialogue et de la diversité, du regard intérieur et extérieur porteur d’objectivation. Intelligence qui défend la nécessité d’une rupture avec des façons de faire qui ont produit la sclérose et le désastre dans notre relation avec la terre et avec nous-mêmes. La déconfiture progresse au niveau de l’environnement, de la production de nourriture, d’eau potable, de logement, d’énergie, des services de santé, au même rythme que notre refus du partage. Les productions de l’esprit ne font pas exception à cette déréliction qui vocifère.

Les politiques ne sont pas seulement les professionnels de la politique. Ce sont tous ceux et celles que la dictature avait contraints à l’exil intérieur ou extérieur. Ce sont les jeunes qu’on avait dépolitisés en masse en les poussant dans le divertissement. Les politiques sont les jeunes qu’on voulait infantiliser et qui sont revenus sur le terrain politique avec des rêves grandioses pour une autre Haïti. Ce n’est pas le moment de la politique du pire. Ceux et celles qui s’engagent dans cette voie de malheur se trompent grandement en pensant pouvoir trouver un jour des miettes à ramasser.

Etre pondéré et constructif

Pour qu’Haïti se relève, pour que notre phœnix renaisse de ses cendres, il est crucial de mettre fin, sinon de mettre un frein, à la vengeance contre les fils des bourreaux tontons macoutes. Les démocrates haïtiens se doivent de traiter les enfants des tortionnaires avec altruisme et humanisme. La lourdeur de la dette d’existence qui les accable est déjà assez lourde sur leurs épaules. La société haïtienne ne doit pas faire comme Goebbels qui avait tué ses six enfants avant de prendre sa propre vie. Ce n’est pas de cette manière que les démocrates empêcheront au mal du passé d’avoir un avenir. Si la critique du duvaliérisme doit continuer sans concessions, il n’est pas question de barrer la route à des fils de duvaliéristes qui ne se réclament pas de ce courant politique de malheur. Qui refusent d’assumer le fardeau du lourd héritage de leurs pères, et qui, par surcroit, ont réussi dans leur vie professionnelle. Ce qui, en soi, constitue une démarcation par rapport à la médiocrité propagée et entretenue par le populisme duvaliériste.

En ce sens, l’esprit d’étroite comptabilité de la Constitution qui nous fait dévorer nos propres entrailles avec acharnement doit être combattu. Dans cette impasse difficile dans laquelle la société haïtienne se débat, il importe d’être constructif comme les exemples sud-africains et rwandais nous l’ont appris. Une certaine pondération est importante. Pondération d’autant plus nécessaire pour tenir compte des bottes de tontons macoutes étrangers qui continuent depuis 1993 à piétiner, avec une fréquence permanente, nos sensibilités les plus intimes. C’est que nous ne cessons d’improviser sans pouvoir hiérarchiser nos besoins. Nous nous complaisons dans une singularité maladive qui refuse toute comparaison avec des pays qui ont connu les mêmes situations que nous et qui s’en sont sortis brillamment. Il existe pourtant des sociétés qui ont connu la dictature pendant trois décennies et qui ont pu construire ensuite une société démocratique. Ces sociétés peuvent donc être des repères par rapport auxquels nous devrons mesurer nos écarts.

Les démocrates ne peuvent se permettre d’entretenir le germe semé contre les Haïtiens de l’extérieur par la dictature duvaliériste qui en faisait des pestiférés. Cette politique haineuse et destructrice a commencé dès 1958. Un demi-siècle plus tard, il faut absolument mettre fin à la ritournelle du « kamoken » qui continue de hanter l’inconscient haïtien. Une ritournelle malheureusement intériorisée jusque dans notre subconscient. Une ritournelle du malheur qui ne cesse de pousser le pays et ses enfants dans l’abîme.

* Economiste, écrivain

 

Haïti-Choléra :

Une cinquantaine de nouveaux cas d’infection dans le Sud

Correspondance – Joseph Serisier

Cayes (Haïti), 11 sept. 2011 [AlterPresse] — En moins de 2 jours, en ce début de septembre 2011, environ 50 nouveaux cas d’infection à la maladie de choléra on été enregistrés dans plusieurs communes du département géographique du Sud, apprend AlterPresse d’une source proche du centre de traitement du choléra (Ctc) des Cayes.

Heureusement, aucune personne n’est décédée.

« Depuis environ deux semaines, le nombre de cas d’infection au choléra est effectivement en augmentation dans le Sud », confirme pour AlterPresse le directeur départemental de la santé publique, Dr Serge Louissaint.

Le Ctc, établi à l’hôpital général (public) des Cayes (troisième ville la plus importante économiquement en Haïti), continue d’assurer une prise en charge des malades.

Aquin, Saint-Louis du Sud (notamment la localité de Solon), Torbeck, Chantal et Port-à-Piment (sur la côte Sud) sont les communes les plus affectées.

« L’épidémie du choléra reparaît à un moment, où les programmes d’accompagnement des organisations internationales vont arriver à terme », fait remarquer Renel Jean, coordonnateur technique de la protection civile dans le Sud.

Jean plaide en faveur d’une assistance, à plus long terme, de ces organisations internationales, en vue d’aider à pallier à cette situation, compte de la faiblesse des institutions étatiques nationales.

Le jeudi 8 septembre 2011, s’est déroulée, sous les auspices de la protection civile départementale, une rencontre au centre d’opération d’urgence (Cou) avec les organisations non gouvernementales (Ong) partenaires d’appui.

La protection civile départementale entend intensifier son programme de sensibilisation, à travers les communautés, en vue de porter la population à respecter les règles d’hygiène.

Les mauvaises conditions sanitaires, surtout dans les quartiers pauvres, le manque d’eau potable, les conditions socio-économiques précaires de la majorité de la population, constituent les principales sources de la propagation de la maladie à travers le Sud d’Haïti, malgré les campagnes de sensibilisation sur l’application des mesures d’hygiène.

Sur un total de plus de 6,000 décès sur tout le territoire de la république (entre mi-octobre 2010 et début septembre 2011), plus d’une centaine de morts ont été recensées dans le Sud d’Haïti, depuis l’apparition de l’épidémie de choléra, en novembre 2010, dans ce département géographique en Haïti. [js rc apr 11/09/2011 1:00]

 

Haïti-Corruption :

Procédures judiciaires en cours dans le Sud sur un détournement de fonds publics en août 2011

L’unité de lutte contre la corruption (Ulcc) bientôt saisie

Correspondance – Joseph Serisier / dimanche 11 septembre 2011

Cayes (Haïti), 11 sept. 2011 [AlterPresse] — Au mins 3 personnes, dont le maire principal de la ville des Cayes (Sud), Pierre Yvon Chéry, ont été entendus par le cabinet d’instruction autour d’un dossier de détournement de fonds publics, à l’occasion du festival de Gelée (plage publique très fréquentée dans la troisième ville du pays) le 15 août 2011.

Incarcéré depuis le 29 août 2011, Marinho Jeune, coordonnateur de l’association des opérateurs culturels du Sud (Assocus), est accusé d’avoir utilisé le papier à en-tête de la municipalité des Cayes et contrefait la signature du maire principal afin de faciliter le décaissement d’un montant de 3,5 millions de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) avec la complicité de responsables en haut-lieu du pouvoir central à Port-au-Prince.

En plus du maire principal Chéry, le juge instructeur Paul Jérôme Faugasse a interrogé, le mercredi 7 septembre, le nommé Hervé Fourcand, accusé par la clameur publique d’avoir bénéficié du détournement de fonds et qui serait un bras droit du président Michel Joseph Martelly. Fourcand s’est gardé de faire des déclarations à la presse après son audition.

Le cabinet d’instruction a également obtenu des informations de l’ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné, investi le 6 septembre 2011 comme nouveau délégué (représentant de l’Exécutif) dans le Sud.

Fortuné avait porté plainte, pour diffamation, contre Marinho Jeune.

« La plainte de Fortuné pour diffamation ne devrait pas faire l’objet de contrainte par corps », souligne l’avocat du coordonnateur de l’Assocus, Me. Annibal Coffy, qui dénonce ce qu’il appelle « le caractère illégal et arbitraire » de la détention de son client.

Pour sa part, Yvon Chéry annonce, pour bientôt, la transmission du dossier à l’unité de lutte contre la corruption (Ulcc), dans des déclarations faites au correspondant de l’agence en ligne AlterPresse.

« Des leçons doivent être tirées et des sanctions adoptées, afin de mettre un terme au gaspillage des fonds de l’Etat », souhaitent plusieurs personnes dans l’opinion publique, à la troisième ville d’Haïti, qui suit avec attention l’évolution de ce dossier de détournement de fonds publics.

Selon les informations disponibles, les 3,5 millions de gourdes ont été débloquées et déposées sur le compte privé de Jeune. Cette opération aurait été réalisée au profit d’un proche du pouvoir en place (dans le Sud), avec une étonnante rapidité, en moins d’une semaine.

Le réseau national de défense des droits humains (Rnddh) a pointé le premier ministre sortant, Joseph, Jean Max Bellerive, pour avoir accordé cet argent à Marinho Jeune.

Peu de jours avant son arrestation, le 29 août 2011, Marinho Jeune a cité, au cours d’une conférence de presse, toute une liste de personnalités et d’institutions, dont l’ancien sénateur Fortuné, la paroisse de la cathédrale catholique romaine, qui auraient reçu de l’argent pour la fête patronale du 15 août 2011 et le festival culturel de Gelée à l’occasion.

Ces allégations ont été formellement démenties, par la suite, par tous ces secteurs, tandis que la voiture de Jeune a été incendiée dans des circonstances douteuses.

Marinho Jeune est sévèrement critiqué, par différents secteurs de la communauté des Cayes, pour avoir supposément subtilisé ces fonds destinés à la réalisation du festival. Ces secteurs accusent aussi le pouvoir central d’avoir décaissé le montant au profit d’un particulier, à l’insu des institutions étatiques locales. [js rc apr 11/09/2011 1:00]

 

Haïti – Justice :

Fin de cavale pour «Ti Blanc Pelé»

11/09/2011 10:04:22

Haïti - Justice : Fin de cavale pour «Ti Blanc Pelé»Samedi dernier, peu de temps avant une visite du Président Martelly à Dame Marie, des agents spécialisés de la Police Nationale d’Haïti [l’UDMO et le SWAT] ont réussi à capturer, après 2 ans de cavale, le dangereux Chef de gang William Baptiste surnommé « Ti Blanc Pelé » [lorsqu’il sévissait dans le passé, à Simon-Pelé, un quartier de Cité Soleil].
Évadé du pénitencier, lors du séisme de janvier 2010, ce puissant Chef de gang, avait trouvé refuge, semble-t-il depuis novembre dernier, dans le Département du Sud ou il poursuivait ses activités criminelles.
Le Commissaire Frantz Lerebours Porte-parole de la PNH, réitérant la détermination de la PNH à garantir la sécurité et la tranquillité des citoyens, a précisé que William Baptiste, figurait sur la liste des 25 criminels les plus recherchés d’Haïti et estime que d’autres caïds activement recherchés, pourraient se trouver dans la région.
Le Sénateur Andris Riché (Grand Anse – Alternative) qui confirme la nouvelle, estime qu’il est reprochés à cet individu de nombreuses exactions sur des militants politiques de la région et sur des citoyens. «… cela fait plusieurs mois que nous dénonçons sa présence […] c’est un type qui peut fait n’importe quels actes dans la zone […] c’est une bonne chose qu’il soit mis sous les verrous. Ce n’est pas un petit cas, c’est un type qui est lié avec un paquet d’affaires d’enlèvements, d’assassinats, de vols à mains armées etc… […] il représentait un danger pour la ville…
J’avais demandé à plusieurs reprise qu’on l’arrête, mais ils [la police] ne l’ont pas fait. Tout à l’heure j’ai appris qu’ils ont fait un coup de filet et qu’ils l’ont capturé, j’ai dit tant mieux et j’espère cette fois-ci, qu’ils le mettront dans un lieu sûr, pour l’empêcher de recommencer à faire du désordre dans le pays. Cet individu fait parti des bandits, qui sont venu tirer sur ma maison, lors des dernières élections […] c’est vrai que ce sont des professionnels et la police de la zone n’est pas suffisante pour leur tomber dessus, parce que tout le monde avait peur d’eux. Aujourd’hui, c’est grâce à l’UDMO et au SWAT qu’on a finalement mit la main sur cet individu… »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Le Choix d’un Premier Ministre est une affaire haïtienne affirme l’OEA

11/09/2011 08:56:10

Haïti - Politique : Le Choix d’un Premier Ministre est une affaire haïtienne affirme l’OEAL’Ambassadeur Albert R. Ramdin Secrétaire général adjoint de l’Organisation des États américains (OEA) a mis fin samedi à une visite de 2 jours en Haïti. Durant son séjour, Le Sécrétaire Général de l’OEA a rencontré le Président Martelly, quelques membres de la communauté internationale, en plus de représentants de la Société Civile « en fait, cette visite est une visite régulière, pour évaluer la situation après le processus électoral. Je pense qu’un point central des discussions c’est la formation d’un gouvernement en Haïti, nous sommes très heureux de voir que le Président Martelly a désigné son 3ème candidat pour le poste de Premier Ministre » a fait savoir l’Ambassadeur Ramdin, ajoutant que « La décision d’entériner la nomination du Premier Ministre est une décision qui revient au Parlement et la communauté internationale doit respecter cela […] bien sûr la Communauté internationale voudrait qu’il y ai un Premier Ministre et un gouvernement en place le plus rapidement possible, pour pouvoir apporter son soutient à Haïti, mais la Communauté Internationale n’a absolument rien à dire sur le choix et la ratification d’un Premier Ministre. »
Concernant le nouveau candidat à la Primature, Albert R. Ramdin a précisé « Je ne connais pas M. Conille personnellement, mais nous travaillerons avec n’importe quel Premier Ministre qui aura été désigné par les autorités haïtienne. »
La veille de son départ, l’Ambassadeur Ramdin, a réitéré devant la presse, la volonté de l’OEA et de la Communauté Internationale de continuer à apporter leur soutien technique et financier au peuple et aux institutions de l’État haïtien. Il a également évoqué les projets financés par l’OEA : le Registre d’État civil, le cadastre et le programme de bourse d’études initié en juin dernier.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2980-haiti-education-60-bourses-pour-des-etudes-universitaires-a-distance.html
http://www.haitilibre.com/article-3528-haiti-technologie-modernisation-du-systeme-de-registre-civil.html
http://www.haitilibre.com/article-1502-haiti-reconstruction-investissements-prives-pour-moderniser-le-cadastre.html
http://www.haitilibre.com/article-397-haiti-reconstruction-modernisation-du-cadastre-ca-bouge.html
http://www.haitilibre.com/article-1065-haiti-oea-elections-et-cadastre-au-coeur-des-discussions.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Insécurité :

Libération ce mercredi d’une fillette à Pétion-Ville

samedi 10 septembre 2011 à 21:18

images (11)Dahalina Bien-Aimé est le nom d’une fillette de 4 ans ayant été libérée  ce mercredi par des agents de la Police Nationale d’Haïti.

Le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours qui a annoncé  la nouvelle a précisé que l’enfant a été enlevée dans les hauteurs de Laboule 15, le jeudi 1er septembre, par des inconnus armés sous les regards  impuissants de ses parents, a réaffirmé la détermination de l’institution policière de protéger et de servir.

« Séquestrée à Bois-Moquette, Dahalina a été abandonnée par ses ravisseurs tan disqu’ aucune rançon n’a été versée », a indiqué  le commissaire Lerebours.

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