vendredi 23 septembre 2011 (2)

23 Sep

Allocution de Son Excellence Monsieur Michel Joseph MARTELLY, Président de la République d’Haïti

minustha.org / 23 septembre 2011

Cet après-midi, Michel Martelly est intervenu à la tribune des Nations Unies, dans le cadre de la 20e séance plénière de la Soixante-sixième session de l’Assemblée Générale des Nations Unis à New York. Nous vous présentons le texte intégral de son discours.

 

Haïti - Politique : Martelly à l'ONU - DiscoursMonsieur le Président de l’Assemblée générale,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

Mes premiers propos s’adressent à vous, Monsieur le Président, pour vous féliciter de votre élection à la présidence de cette 66″ session ordinaire de l’Assemblée générale.

Je profite de cette occasion pour exalter la qualité du leadership du Secrétaire Général, M. Ban Ki-moon, et louer son dynamisme et la sagesse profonde dont il fait montre à la direction des affaires du monde.

Du haut de cette tribune, j’adresse un salut fraternel à la République sœur du Soudan du Sud, qui vient de proclamer son indépendance le 9 juillet dernier. Nous partageons sa fierté et l’accueillons, avec la plus grande déférence, comme 193″ Etat membre de la grande famille des Nations Unies. Je lui transmets les chaleureuses félicitations et les vœux de paix, de bonheur et de prospérité de la République d’Haïti. Je me prosterne devant la mémoire de tous les combattants de cette cause, fauchés par le destin, à la veille de voir ce nouveau soleil luire sur cette partie du continent africain.

Monsieur le Président,

En prenant la parole devant vous aujourd’hui, au nom d’Haïti, je veux joindre ma voix à celle de tous les autres pays membres, qui, comme nous, connaissent la gestion du lourd fardeau des situations post-catastrophes ou post conflits, pour dire que les plus faibles et les plus vulnérables gardent l’espoir.

Ils gardent l’espoir de renaitre, parce qu’ils ont pris conscience que les situations d’avant- crises ne sont désormais plus possibles.

Ils savent que le changement, changement dans leur mentalité, dans leur gestion politique, économique et sociale, doit être leur seul credo.

Ils ne peuvent pas en faire l’économie.

Et dans le cas d’Haïti, c’est parce que, justement, tout un peuple en a eu l’intime conviction que j’ai été élu avec un mandat bien précis: celui de matérialiser ce changement.

Je reste convaincu que ces sursauts de conscience, dont la genèse est la souffrance, sont ceux qui, en général, prévalent à un nouvel ordre mondial.

Tel fut le cas au début du XIXème (19″) siècle quand St Domingue brisa ses chaines, faisant naitre Haïti.

Tel fut le cas en 1945, quand les nations de bonne volonté, dont Haïti, s’unirent pour forger cette instance qui nous réunit cette semaine autour d’idéaux nobles.

Tel semble le cas actuellement au vu d’une dynamique politique touchant l’Afrique du Nord.

Monsieur le Président,

Je peux vous dire que quand, hélas, dans un pays du Sud, dont l’indice de développement humain est déjà préoccupant, survient une catastrophe majeure, alors se reposent très brutalement toutes les questions de responsabilité: qu’elle soit locale en termes de gouvernance, ou qu’on la veuille quelque part imputable à l’ordre mondial.

Le monde d’aujourd’hui et les Nations Unies particulièrement, seront de plus en plus sollicités, car ces situations post catastrophes regroupent aussi bien celles consécutives aux désastres naturels, que celles d’ordre conjoncturel ou tout simplement induites par la folie des hommes.

Quand, de surcroit, dans certains cas, tous ces facteurs se conjuguent, les réponses se doivent d’être encore plus mûrement réfléchies, plus responsables, plus concertées, plus audacieuses et plus déterminées.

Je crois fermement qu’il appartient d’abord, aux pays concernés, de rechercher et de trouver des pistes de solutions; car toutes celles imposées, généreuses ou non, ne produiront à moyen terme que des effets adverses.

Il appartient aux peuples du Sud de décider de leurs richesses, de leurs matières premières et de leur destin.

Dans le cas d’Haïti, je dois dire que la communauté internationale, par le biais des Nations Unies, en accompagnant 6 mois après le séisme, des élections présidentielles à risques, en a compris l’urgence. Qu’elle en soit remerciée.

Mais tout aussi fermement, je pense qu’il serait irresponsable, pour un pays victime de catastrophes, de se priver de l’aide, de l’expertise, de la coopération des nations sœurs, qu’elles soient du Sud émergent ou du Nord supposé nanti.

Et c’est ce juste équilibre, disais-je, entre une gouvernance adulte et une assistance internationale bien pensée, qu’il convient de rechercher, de codifier, sans fard et en toute vérité.

Qu’il me soit permis ici, de citer, à titre d’exemple, les nombreuses Missions de Paix et de Stabilisation des Nations Unies, en de multiples points de la planète, dont Haïti.

Une constante se dégage : accueillies avec soulagement aux premiers jours, ces Missions à moyen terme s’essoufflent. Pourquoi? Parce qu’entr’autres les attentes des pays hôte d’une part, sont surdimensionnées, d’autre part, parce que ces Missions ne peuvent évoluer, figées qu’elles sont dans des termes de références peu souples.

Et c’est dommage, car rien n’est plus irresponsable et dangereux que de laisser partir ces Missions, sans alternative nationale efficace.

Dans le cas d’Haïti, à quoi aurait servi cette Mission, si aujourd’hui, sans coup férir, sans préavis, elle se retirerait. Certes, je suis conscient que des bavures inacceptables ont entaché le prestige de la Mission, mais les arbres ne devraient pas cacher la forêt.

Et je crois justement, que la stabilisation politique passe par plusieurs étapes. Elle ne saurait se réduire à une simple force d’interposition ou en un rôle d’observateurs plus ou moins neutre.

C’eut été une vision bien réductrice du rôle premier des Nations Unies.

Stabiliser, c’est justement bien plus que cela. Et, c’est la politique de Gouvernement que je préconise, ce sont mes 4 axes majeurs à savoir: l’Education, l’Emploi, l’Environnement, l’Etat de droit.

Comment consolider la paix sans l’éducation de base universelle et gratuite, dans un pays ou l’analphabétisme prime. Comment promouvoir le développement durable, sans une éducation de qualité, qui magnifie les vertus citoyennes, assure l’égalité entre les sexes, valorise l’identité culturelle, qui ouvre sur le monde et emmène à la tolérance.

L’emploi: je veux le dire, on aura beau parler de dignité humaine, de droits de l’homme, destabilisation et de paix: Ventre affamé n’a point d’oreille. C’est par la création d’emplois décents, justement rémunérés, qui respectent les droits des catégories vulnérables que commence la justice.

C’est par une juste rétribution du prix des matières premières, que cessent l’étranglement des pays du Sud et les spéculations déstabilisantes pour la démocratie.

Sur ces thèmes majeurs il faut que les nations s’unissent et s’unissent bien plus encore…..

Qu’elles s’engagent franchement:

  • dans la lutte contre la déforestation,
  • contre le réchauffement climatique.

Que soit prise en compte sérieusement la problématique de l’eau.

Il n’y aura pas de paix dans le monde, tant que le cadre de vie des pays comme le mien, Haïti, sera aussi dégradé, rendant les catastrophes encore plus dramatiques, les inondations encore plus sévères, les sécheresses encore plus meurtrières, l’exode rural encore plus massif.

Stabiliser aujourd’hui, c’est aussi et surtout la construction d’un Etat de droit, mais l’état de droit suppose entr’autres une justice forte, indépendante et responsable.

Elle s’entend également comme une construction inlassable, difficile mais inévitable, d’institutions fortes qui priment sur les privilèges et groupes d’intérêts.

Monsieur le Président,

Le monde ne sera que plus beau, quand se tairont les « je condamne » d’un côté et les « j’accuse » de l’autre. Haïti peut en témoigner.

Mais Haïti peut aussi dire, que dans l’aide post catastrophes, les décaissements de fonds qui échappent aux procédures immuables, complexes et lourdes, restent les plus adaptés. Il faudrait que ces procédures, quand bien même accompagnées, permettent aux pays concernés de s’approprier l’initiative stratégique sur leur destin.

Justement, parlant de fonds mis à disposition des populations victimes, il serait souhaitable que les promesses ne restent pas lettre morte, que les projets de reconstruction voient le jour!

ln fine, je le dis, il serait fort triste que la main gauche reprenne ce que la main droite a donné!

Et cette tentation existe, elle est le fruit d’une conjoncture économique mondiale difficile. Mais là encore, seule la vérité devrait prévaloir, car quand la reconstruction attend, l’attente peut devenir impatiente et dommageable.

Dans le cas d’Haïti, tout comme dans tous les post-conflits, il s’agira pour les nations amies, pour les nations unies, de nous aider à reconstruire, à reconstruire plus qu’un espace physique, mais des Hommes et des Femmes.

Des Hommes et des Femmes auxquels il faut rendre l’Espoir, car par delà des concepts, des abstractions, il ne s’agit de rien d’autre que d’une Histoire Humaine.

Et remettre l’Homme au cœur des grands débats, c’est de ce nouvel ordre qu’il s’agit aujourd’hui, c’est cette mouvance qui est la nôtre, celle que partagent aussi le milliard d’êtres humains en proie aux catastrophes, aux déplacements, aux conflits, aux pandémies.

Monsieur le Président,

A ces populations victimes, le peuple haïtien, solidaire, adresse de cette tribune des Nations Unies un message très clair.

Tant qu’il y aura des Hommes, des Hommes de bonne volonté, l’Espoir existe.

Tant qu’il y aura des Nations, unies et solidaires, l’Espoir existe.

Car, nous en Haïti, nous avons tout connu, toutes les catastrophes, toutes celles que l’Homme peut imposer à l’Homme, toutes celles de la Nature que nous les Hommes, nous aggravons par notre destruction systématique et irresponsable. Nous avons connu les pandémies, la faim, l’exclusion, mais Haïti est désormais DEBOUT, prête à se reconstruire, prête pour un nouveau départ, Haïti kampe tèt kale.

Il n’y a pas de Fatalité!

Et c’est cette Haïti nouvelle qui s’ouvre

  • au monde
  • aux investissements
  • à la coopération
  • à la reconstruction
  • au dialogue et à la Paix

C’est cette Haïti Nouvelle qui vous dit à tous, Merci.

 

Martelly a rencontré la communauté haïtienne de NY

23/09/2011 10:18:15


Michel Martelly, le Président de la République, a eu une chaleureuse rencontre, jeudi soir, avec la communauté haïtienne de New York où des milliers de concitoyens, dont des représentants d’associations et d’organisations, s’étaient massés à l’auditorium du York College pour applaudir et participer à des échanges avec le Président Martelly.
L’événement, qui était d’une importance capitale pour le Président et la délégation, a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de s’adresser en toute sincérité à la Diaspora haïtienne de New York, de les informer de l’état d’avancement des efforts de changement en Haïti et de s’informer de leur attente. L’ambiance était amicale, et ils ont eu le temps d’explorer ensemble tous les sujets d’intérêt du peuple haïtien et de la communauté haïtienne de l’étranger.

Les membres de l’Association des Leaders Evangéliques haïtiens de l’Etat de New York avaient, eux aussi, fait le déplacement pour venir prier pour le Président et lui renouveler le support des chrétiens haïtiens. Des élus locaux, des étudiants, des familles entières, des entrepreneurs et associations d’entrepreneurs qui veulent investir en Haïti ont renforcé cette assistance en liesse. Des artistes, dont Wyclef Jean, qui était dans son fief à New York, Coubano, Shoubou, Alan Cavé et tant d’autres, étaient parmi les invités de marque qui chantaient Haïti et l’espoir pendant des heures.
Des conseillers du Président de la République et son Responsable de liaison avec la diaspora, Mme Bernice Fidélia, le Consul Général haïtien à New York, Honorable Felix Augustin, ont défilé avant et après lui sur le podium pour s’adresser au public et répondre aux différentes questions de ces compatriotes.
La Présidente du York College, Dr Marcia Keizs,  se dit honorée de la présence du Président haïtien en son établissement et souhaite le revoir l’année prochaine. Le Chef de l’Etat leur a fait un bilan des activités de son administration, présenté à nouveau sa vision d’une nouvelle Haïti qui veut divorcer d’avec son image antérieure pour devenir une terre d’opportunités ouverte à l’investissement étranger en vue de la création d’emplois et de la relance de l’économie.

Le Président Martelly poursuit sa croisade New-Yorquaise en faveur de la création d’emplois et de la relance économique du pays et prononcera son discours, ce vendredi, devant l’Assemblée Générale.
HL/ HaïtiLibre

 

Le rapport du Sénat sur Garry Conille bientôt prêt

23/09/2011 08:03:56

Haïti - Politique : Le rapport du Sénat sur Garry Conille bientôt prêtLe Sénateur Simon Dieuseul Desras (Centre / Lavni), président de la commission en charge d’examiner les pièces du Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille informe que le rapport sera prêt d’ici le début de la semaine prochaine «…nous nous laissons jusqu’à ce weekend pour en finir avec le dossier [vérification des pièces], nous croyons qu’au commencement de la semaine prochaine nous en aurons fini avec le rapport et nous le soumettrons d’ici mardi ou mercredi à l’appréciation de l’assemblé. »
Le sénateur Desras indique également que 4 sous-commissions ont été créées pour vérifier directement dans les institutions la véracité des documents soumis par le Dr. Conille ce mercredi, rappelons que lors de la vérification des pièces du Dr. Conille au niveau de la commission de la chambre des députés, ces derniers avaient décidé de demander par écrit aux responsables des institutions concernées, de confirmer leurs signatures, aucunes vérifications sur place n’avaient été faites.
Le Sénateur Steven Irvenson Benoît, un des membres de la commission, en charge de faire vérifier l’authenticité des 4 passeports du Dr. Conille au niveau de l’immigration déclare avoir un « document complet qu’il va soumettre à la commission, les passeports sont authentiques, donc il y a aucun problème au niveau de l’immigration et de l’émigration, je suis édifié…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3855-haiti-politique-les-pieces-du-dr-conille-entre-les-mains-de-la-commission-senatoriale.html
HL/ HaïtiLibre

 

Garry Conille : «on a le sentiment que c’est le bon» dixit Didier Le Bret

23/09/2011 14:44:27

Haïti - Garry Conille : «on a le sentiment que c'est le bon» dixit Didier Le BretHier jeudi, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre du parc d’équipements d’engins lourds à Léogâne, l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret s’est exprimé sur la ratification du Dr. Garry Conille « écoutez nous on se réjouit comme tous les partenaires et amis d’Haïti de voir que la crise ou encore à ce qui s’apparenter à un bras de fer entre deux institutions légitimes [semble se résoudre], puisque le peuple a élu d’un côté le parlement et de l’autre son Président donc voilà il y a une obligation de composer, le Président a choisi 2 candidats avant celui-là ça n’est pas passé, le troisième on a le sentiment que c’est le bon, nous ça nous encourage.
Je ne dirais pas qu’il y a une fatigue des donateurs mais il y a un sentiment […] d’un peu de frustration au moment où on a vraiment envie, après un long processus électoral qui a pris pratiquement neuf mois, on a une impatience légitime de pouvoir travailler avec le nouvel exécutif, donc c’est vrai que ces atermoiements ont quelque chose d’un peu navrant mais d’un autre côté c’est aussi le fonctionnement normal d’institution qui se cherche…
Voilà j’espère que le pays va pouvoir se mettre au travail, nous, nous aurons des interlocuteurs et on va pouvoir enfin justifier notre présence dans ce pays, donc on attend ce moment avec impatience même si le pays ne s’est pas arrêté de travailler, comme vous le savez les affaires courantes sont exécutées par le gouvernement sortant et le Président Martelly n’a pas attendu d’avoir un gouvernement pour être actif et lancer un certain nombre de chantiers, la scolarisation universelle, la question des camps qui est une question qui est une question extrêmement aigüe et douloureuse mais c’est vrai qu’il a besoin d’appareil administratif, il a besoin de ministres, il a besoin de fonctionnaire qui se mobilise et nous on a besoin d’interlocuteurs pour pouvoir travailler avec le gouvernement. Je crois très honnêtement que ce n’est pas aux pays amis d’Haïti de donner des consignes de vote, la seule consigne que l’on peut donner c’est de permettre au pays de se remettre au travail le plus vite possible.
Maintenant chacun travaille, agit en conscience, je crois que le fait que le Président se soit rendu à New-York pour l’Assemblé Générale de Nations Unis avec les présidents des deux assemblées est un signal très fort, il montre que le pays aujourd’hui essaie d’unir toutes ses composantes dans le respect de chacun […] quelque part c’est un message qui je pense a rassuré la communauté internationale de voir que le Président respecte le parlement, travaille avec eux […] tout ça est encourageant et je pense qu’à la fin cela donnera le sentiment que les choses sont en train de bouger en Haïti… »
HL/ HaïtiLibre

 

Les autorités haïtiennes annoncent la reprise du processus de certification des policiers

imageLe chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, confirme que ce processus avait été interrompu en raison des lourdes pertes enregistrées par la PNH et la Minustah lors du violent séisme du 12 janvier 2010. Le processus de certification des policiers, lancé en 2006, représente une étape dans le processus de réforme de la PNH.
Pour revigorer le processus dénommé  » vetting » les autorités ont intégré de nouveaux inspecteurs dans l’effectif de l’unité de vetting. Les 18 officiers de police haïtiens et leurs collègues de l’UNpol ont pris part cette semaine à un séminaire de formation avant la reprise des investigations.
Cependant les autorités policières n’avaient pas publié les résultats d’enquête pour 7 177 membres de la PNH. Seulement 3 584 dossiers avaient pu être récupérés dans les bases de données de la Minustah et de la PNH après le séisme, révèle M. Andrésol. Les membres de l’unité de vetting devront réaliser des investigations sur environ 7 000 membres de la PNH.
Interrogé sur les dispositions adoptées à l’encontre des agents jugés non fiable, le chef de la Police a révélé que 137 agents figurent dans cette catégorie. Il indique toutefois certains d’entre eux seront exclus alors que d’autres sont récupérables selon la gravité des faits qui leur sont reprochés.
Les policiers coupables de violation des droits humains, de trafic de drogue ou d’implication dans des actes d’enlèvement ou autre activités illégales n’obtiendront pas la certification des autorités.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Une nouvelle mission du Club de Madrid bientôt en Haïti

imageLe Club de Madrid, annonce dans un communiqué qu’elle s’apprête à dépêcher une nouvelle mission en Haïti dans le cadre du projet Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti .
L’ancien Président de Maurice Uteem et l’ancien Premier Ministre du Canada Clark conduisent cette mission à laquelle participent également la Secrétaire Général-adjoint du Club de Madrid Agüero et l’expert international Valdés. La délégation tiendra des réunions avec le Président Martelly, le Premier Ministre sortant Bellerive et le candidat Conille, et partagera avec eux ses expériences de gouvernement.
Cette mission doit également rencontrer le parlement en vue d’échanger des idées sur le travail parlementaire en situation de cohabitation ainsi que sur les relations entre le Parlement et la société civile. La délégation rencontrera les maires ainsi que d’autres leaders locaux dans le but de partager avec eux ses expériences en matière de décentralisation. Elle rencontrera également les doyens d’une Université haïtienne, la communauté Internationale, la Commission Intérimaire de Reconstruction Haïtienne et le secteur privé à qui elle présentera des exemples de développement économique et entrepreneurial.
Rappelons que le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l’expérience unique de ses membres anciens Chefs d’Etat ou de Gouvernement de plus de 56 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d’anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politique.
EJ /Radio Métropole

 

Eddy Labossière, peu optimiste sur les perspectives économique

23/09/2011 12:56:52

Haïti - Économie : Eddy Labossière, peu optimiste sur les perspectives économiqueCette semaine, les économistes du Fonds Monétaire Internationale (FMI) ont fait savoir que la croissance mondiale pourrait se limiter à 4%. Ils expliquent, que si les États-Unis et l’Europe ne parviennent pas à respecter leurs engagements, il y a un risque de récession, qui pourrait produire un effet domino sur les autres économies.
L’économiste Eddy Labossière, Président de l’Association des Économistes Haïtiens (AEH), se montre peu optimiste devant la situation économique mondiale, affirmant qu’il s’agit d’une situation défavorable pour Haïti qui dispose de très peu d’alternatives, que le financement en provenance de l’international, pour son développement.
Il juge anormal, que plus de 60% du budget de l’État provienne de l’étranger et invite les acteurs économiques du pays a un dialogue National pour poser les problèmes du pays et trouver des solutions pour sortir le pays de la situation difficile dans laquelle il se trouve.
L’économiste haïtien dit ne pas s’attendre à des retombées économiques significatives de la participation du Chef de l’État à la 66ème Assemblée Générale de l’ONU, qui se tient présentement à New-York « compte tenu de la situation économique mondiale, il n’est pas évident pour le chef de l’Etat d’obtenir une augmentation de l’aide ou plus d’investissements de l’étrangers. »
S/ HaïtiLibre

 

Après dix ans d’interdiction, Gracia Delva retourne aux USA

23/09/2011 01:22:00 Auteur(e) La Redaction

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Le chanteur et député Gracia Delva se rend ce 22 septembre aux USA (Miami), a appris HPN auprès d’un fonctionnaire du parlement. Il a obtenu récemment un visa américain en bonne et due forme, et reviendra jeudi prochain, poursuit notre source.

Le député et Gracia Delva est attendu aux Etats-Unis ce jeudi 22 septembre 2011, a confirmé Wadner Joseph, le manager de l’artiste parlementaire.
Le musicien a pris jeudi après-midi un vol American Airlines pour se rendre aux USA, ont indiqué à HPN des témoins à l’aéroport international de Port-au-Prince.

Gracia Delva sera à Miami International Airport a 6h45, a précisé Wadner Joseph sur sa page Facebook.

Le départ de Gracia Delva pour les Etats-Unis prend en Haïti une tournure événementielle car le chanteur n’avait pas pu se rendre chez le Grand voisin pendant les dix dernières années après qu’il y ait mené carrière avec Zenglen, groupe compas très populaire tant en Haïti que dans la diaspora.

En avril 2011, Gracia Delva  a été élu député de la commune de Marchand Dessalines (Nord d’Haïti) aux dernières élections. Malgré tout, il poursuit sa carrière en tant que musicien de compas. Il est président de la commission culture et communication de la chambre basse.

hpn

 

Jean Hector Anacacis entend s’abstenir

imageLe sénateur Jean Hector Anacacis déplore les conditions dans lesquelles 89 députés ont accordé un vote favorable et sans débat au premier ministre désigné, Garry Conille.
« Je suis étonné de voir l’assemblée des députés ratifier le choix de Garry Conille sans débat et sans aucun souci pour l’article 52 et 52.1de la constitution qui stipulent clairement qu’à la qualité du citoyen se rattache le devoir civique et qu’il faut voter aux élections sans contrainte », a précisé le sénateur Anacacis en mettant en doute la compétence des experts engagés par la commission spéciale de députés dans l’étude du dossier de monsieur Conille.
Reconnaissant que l’absence de gouvernement est un handicap majeur pour le pays, le troisième sénateur de l’Ouest estime toutefois que la ratification d’un chef de gouvernement doit être effectuée à la lumière des prescrits constitutionnels.
« Le vote favorable dont Garry Conille a bénéficié à la chambre basse est un vote conditionné par la communauté internationale », a déclaré Jean Hector Anacacis de son ton humoristique habituel.
Par ailleurs, le parlementaire invite ses collègues au sénat à voter différemment des députés en menant de grands débats en vue d’éclairer la population sur la position qu’ils auront à prendre.
Déjà le sénateur Jean Hector Anacacis annonce qu’il fera abstention le jour du vote de ratification du premier ministre désigné, Garry Conille, au sénat de La république.

GA/Radio Métropole Haïti

 

Editorial

Building a Safer Haiti

The New York Times / September 20, 2011

Post-quake Haiti is a dangerous place, as a new report from the International Crisis Group makes clear. Hundreds of thousands of displaced people still live in poorly policed camps where they fall prey to rapes, robberies and other violent crimes. Prison escapees have regrouped in urban slums; drug traffickers and armed gangs are back in business.

Before the January 2010 earthquake, Haiti’s National Police force was weak, frequently abusive and plagued by widespread corruption. The quake destroyed police stations and prisons and stalled efforts to clean up and professionalize the force.

Much of the security gap has been filled by the United Nations force, Minustah, whose latest one-year mandate expires next month. The Security Council should renew Minustah’s mandate, and the U.N. and the Haitian government should continue working together to build a competent, nonpolitical police force that can take over when Minustah leaves.

Many Haitians are eager to see the 12,000 U.N. troops gone immediately. Minustah became the target of public anger after poor hygiene at one of its camps was blamed for setting off a cholera epidemic. Five of its troops from Uruguay were recently sent home and jailed after being accused of sexually assaulting a teenage boy. But for all Minustah’s problems, it cannot leave now. The Haitian police force is not ready to replace it. Post-quake plans to hire and train thousands of new officers are behind schedule, and the new president, Michel Martelly, appears more interested in building up an army — something Haiti does not need.

If he wants to see more Haitians in uniform, he should be working to build up civil law enforcement, including crime-investigation teams, community-policing units, customs officers, border guards and coastal patrols.

He must also resist the temptation to pack the upper ranks of the police with cronies — a longtime Haitian practice. He should allow the police commander, Mario Andrésol, to stay at least until the end of his term in 2012 to complete a reform plan that includes vetting officers to remove those linked to corruption and human-rights abuses.

The Crisis Group estimates that Haiti needs 20,000 police officers for its population of 10 million. It now has about 10,000, about half of whom are new to the job. A goal of 14,000 by 2012 will probably not be met, but international donors and the U.N. should see to it that progress continues. The priorities should include hiring more women and expanding policing outside the capital. A police force that can protect the Haitian people — within a functioning judicial system — is essential for a new Haiti.

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