mercredi 28 septembre 2011

28 Sep

Steven Benoît passe à l’opposition et alerte sur les dérives de Martelly

Passant d’un silence sonore à un divorce consommé en lâchant une « bombe », le premier Sénateur de l’ouest et ami personnel du chef de l’Etat le désavoue publiquement avec un lot de dénonciations portant sur des décisions illégales graves et une hyperprésidentialisation inquiétante

Publié le mardi 27 septembre 2011

imagesCAH34EXILe premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, considéré jusqu’ici comme l’ami de Michel Martelly, s’est érigé mardi en opposant au chef de l’Etat à qui il reproche de graves dérives dans la gestion du pouvoir susceptibles de précipiter le pays dans l’abîme, si aucun redressement n’est amorcé immédiatement.

« Oui, je suis dans l’opposition parce que le pays fonctionne très mal. La situation est trop grave, je me vois contraint de sortir de mon silence », a lâché lors d’une conférence de presse le parlementaire de l’Alternative en évoquant tout au moins une douzaine de violations flagrantes de la constitution ou de mesures qu’il n’appartenait pas au chef de l’Exécutif de prendre unilatéralement.

Il a tour à tour évoqué la non publication des amendements constitutionnels, quatre mois après leur adoption par les deux Chambres du Parlement, l’intention proclamée du Président Martelly de former un conseil électoral provisoire en vue de l’organisation des prochaines élections qui devraient être pourtant confiées à un CEP permanent, la nomination irrégulière de directeurs généraux et délégués départementaux, le dysfonctionnement de la Cour de cassation où des juges attendent toujours d’être nommés, la création sans cadre légal du Fonds national de l’éducation (FNE), la soumission exclusivement à la communauté internationale du plan de constitution d’une nouvelle force de défense nationale et le revirement du chef de l’Etat dans le dossier de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il s’apprête à renouveler le mandat.

« Je ne suis pas à la recherche de popularité », a assuré un Steven Benoît visiblement déçu de l’entame de la Présidence Martelly sur laquelle, rappelle-t-il, il n’entendait pas se prononcer jusqu’à la fin du sixième mois. Mais, la situation étant ce qu’elle est et les préoccupations ne cessant de s’accumuler, l’élu de l’ouest entendait lancer un halte-là et annoncer sa rupture politique avec l’ancien chanteur de Compas, un peu plus de quatre mois seulement après les débuts en rose de la nouvelle vie de « Sweet Micky ».

Parlant avec sa véhémence habituelle, M. Benoît a fait savoir que la dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la validation des résultats controversés des législatives d’avril dans deux des quatre dernières circonscriptions non encore représentées au Parlement. Ces élections auraient dû être annulées et reprises intégralement, s’est indigné le Sénateur de l’ouest en s’interrogeant sur les critères définis par le Palais National qui s’est transformé en organisme électorale.

Concernant le projet d’éducation gratuite si cher à Martelly, le nouvel opposant semble s’en moquer royalement à la veille de la rentrée des classes et annonce que les responsables du programme auront à rendre des comptes au Parlement, tout comme la Cour supérieure des comptes et la Banque centrale. cette dernière institution s’est directement impliquée dans le prélèvement de taxes sur les transferts d’argent qui, avec la taxation des appels téléphoniques internationaux, alimentent le FEN dont la gestion se fait dans l’opacité la plus totale.

La sortie fracassante de Steven Benoît risque d’être un coup dur pour le nouveau régime dont il semblait être un allié sûr, moyennant le respect des règles instutionnelles et du principe de la séparation des pouvoirs qui serait déjà mis à mal. spp/Radio Kiskeya

 

Steven I. Benoit, opposant déclaré de Martelly

Pour le sénateur Steven Y. Benoit, le round d’observation des actes du nouveau pouvoir est terminé. « Le pays marche mal », selon le parlementaire, décidé à ne pas se murer dans le silence.

imageLe sénateur Steven Y. Benoît passe à l’opposition. « Le pays marche mal », a-t-il dit, égrenant, d’un ton quelque peu survolté, les 12 charges de son acte d’accusation contre le président Michel Joseph Martelly, au pouvoir depuis quatre mois.
Contraint, selon lui, de sortir de son mutisme et d’écourter le round d’observation du nouveau pouvoir, le sénateur Benoît indique avoir noté la tentation du chef de l’Etat de vouloir « tout accaparer », en annonçant son intention de mettre sur pied un Conseil électoral provisoire (CEP), contrairement à ce que prescrit l’amendement de la Constitution. Martelly, sur ce dossier, affiche les mêmes tendances que René Préval et Jean-Bertrand Aristide qu’il critiquait jadis, a relevé Steven Benoît.
Nominations irrégulières
Comme un pitbull, le premier sénateur de l’Ouest s’en est pris au président, qui, d’après lui, a commis une « violation flagrante de la constitution » en nommant récemment des directeur généraux, sans tenir compte du décret sur le fonctionnement du conseil des ministres. Le Sénat attend toujours les minutes du Conseil des ministres et l’arrêté de ces nominations, a expliqué le sénateur Steven Benoît, surpris du silence du reste de la société sur cette affaire. « Le président peut nommer qui il veut, mais cela doit se faire selon les normes », a-t-il nuancé.
CIRH
« Le même président qui avait dénoncé le gaspillage de 4 milliards de dollars fait aujourd’hui des éloges en veux-tu en voilà pour la CIRH dont il s’apprête à demander une reconduction tacite », a indiqué Steven I. Benoît, qui, au passage, dénonce la situation difficile des sinistrés vivant sous des tentes, 18 mois après la création de la CIRH.
MINUSTAH
Le Sénat a adopté une résolution demandant un départ progressif de la MINUSTAH, a-t-il insisté, soulignant cependant que demander ce départ « demain matin aurait été irresponsable ». « Nous avons demandé que la MINUSTAH s’en aille au plus tard en octobre 2012 », a dit Steven Benoit, favorable au retour d’une armée nationale pour prendre le relais.
Cour de cassation
« Je trouve anormal que le président ait renvoyé au Sénat la liste. D’ailleurs, le sénat a revérifié et renvoyé la liste au président Martelly, a indiqué le sénateur Benoît. Si le président ne veut pas que la Cour de cassation et le CSPJ fonctionnent, qu’il le dise pour que l’on puisse savoir que l’on continue à nommer des juges des cours d’appel, de tribunaux de première instance, de la Cour de cassation comme on le faisait depuis 25 ans », s’est offusqué le parlementaire.
Sur les frais scolaires
« Au lieu de publier la loi sur les frais scolaires rapidement pour empêcher aux directeurs d’écoles peu scrupuleux de dépouiller les parents, le président est resté muet », s’est désolé Steven Y. Benoît, seul homme politique à avoir officiellement affirmé être passé à l’opposition du président Michel Joseph Martelly qu’il appelait son « ami ».
Roberson Alphonse / Le Nouvelliste

 

Haïti: le président Martelly veut rétablir l’armée

TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS / Publié: 27 septembre 2011 21:15

Haïti: le président Martelly veut rétablir l'armée

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le nouveau président d’Haïti a l’intention de rétablir l’armée du pays démantelée en 1995, avec une force initiale de 3500 hommes, selon un document obtenu mardi par l’Associated Press.
Le rôle de la nouvelle armée serait de surveiller les frontières d’Haïti, de maintenir l’ordre en temps de crise et de fournir des possibilités d’emploi aux jeunes, affirme le document.
Le gouvernement du président Michel Martelly propose de consacrer 95 millions $US pour former et équiper la nouvelle armée. L’objectif est qu’elle puisse éventuellement remplacer les 12 000 casques bleus de l’ONU déployés en Haïti.
«La fragilité actuelle de l’État haïtien le rend vulnérable aux risques de troubles internes qui pourraient plonger le pays dans l’anarchie», peut-on lire dans le document.
Le porte-parole du président Martelly, Lucien Jura, a affirmé mardi après-midi qu’il n’était pas au courant de l’existence de ce document. Il a référé les questions au consultant en sécurité Reginald Delva, qui a déclaré à l’Associated Press qu’il ferait des commentaires plus tard.
Haïti n’a plus d’armée depuis le démantèlement de la force militaire par le président Jean-Bertrand Aristide, après des années de coups d’État et de violations des droits de la personne.
Au cours des derniers mois, certains Haïtiens se sont dits favorables à la création d’une nouvelle armée, un signe de patriotisme, mais aussi un espoir de voir de nouveaux emplois se créer dans le pays.
Mais des organisations de défense des droits de la personne ont exprimé leur malaise face au rétablissement d’une armée connue pour ses abus.
La proposition du gouvernement Martelly circule parmi les responsables étrangers en Haïti. Pour être mise en application, elle devra toutefois recevoir l’approbation du Parlement, de même qu’un financement, qui viendra probablement de la communauté internationale.
L’Associated Press a obtenu le document d’un responsable, qui a réclamé l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à le diffuser.
Dans le rapport, le gouvernement souligne qu’Haïti ne fait face à aucune menace provenant d’autres pays, mais affirme qu’une nouvelle armée est nécessaire pour surveiller la frontière poreuse avec la République dominicaine, désormais utilisée fréquemment par les trafiquants de drogues et les contrebandiers.
Le budget du projet, baptisé Conseil national de défense et de sécurité, prévoit 15 millions $US pour dédommager les anciens militaires qui ont perdu leur salaire et leur pension quand le président Aristide a aboli l’armée. Cette mesure répondrait à une demande de longue date des militaires démobilisés.
Le document de 22 pages affirme que les responsables nommeront un état-major intérimaire et identifieront les emplacements des bases militaires à l’extérieur de la capitale. La première cohorte de soldats serait recrutée entre les mois de novembre et janvier.
Le projet appelle aussi à la création d’un «service national de renseignement», une unité spéciale qui s’occuperait des menaces terroristes, des organisations criminelles et des réseaux de trafics illégaux. Le service surveillerait aussi les «organisations extrémistes» et les «mouvements destinés à répandre l’anarchie».
Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, Jon Piechowski, a déclaré dans un courriel que des responsables du gouvernement haïtien avaient récemment rencontré des employés de l’ambassade pour discuter du projet.
«Nous analysons l’information qu’ils nous ont fournie pour appuyer leur projet», a dit M. Piechowski.
Un défenseur des droits de la personne a critiqué le projet, soulignant que l’armée haïtienne avait longtemps servi à écraser les mouvements démocratiques.
«Les problèmes soulevés dans la proposition sont réels, mais rien ne permet de croire qu’une nouvelle armée sera une solution efficace», a dit l’avocat Brian Concannon, directeur de l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti.
L’observateur politique haïtien Jocelyn McCalla pense quant à lui que le pays serait mieux servi par la création d’un programme pour l’emploi qui mettrait l’accent sur les jeunes.
«Une armée est la dernière chose dont Haïti a besoin en ce moment», a écrit M. McCalla dans un courriel.

 

Haïti et l’Equateur : l’unité dans la solidarité

Sous le signe de l’amitié et de la solidarité, le président équatorien, Rafaël Corréa, a effectué ce mardi une visite de quelques heures en Haïti. A sa descente d’avion à l’aéroport international Toussaint Louverture, il a été accueilli par son homologue, Michel Joseph Martelly, dans le cadre de cette brève visite marquée par l’inauguration des travaux d’infrastructures réalisés par la compagnie des ingénieurs militaires de l’Equateur dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.

Séance de signature entre le président équatorien, Rafaël Corréa, et le président haïtien, Michel Joseph Martelly

Il était aux environs 12 heures 30 ce mardi quand le président de la République de l’Equateur, Raphaël Corréa, a foulé le sol haïtien où il a effectué une visite d’amitié et de solidarité visant à renforcer les relations bilatérales entre les deux États. A son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture, le chef de l’État équatorien a été accueilli par son homologue, Michel Joseph Martelly. Par la suite, il a été salué par l’équipe présidentielle, par le sénateur Youri Latortue, par le président de la Chambre basse, M. Sorel Jacynthe, ainsi que par les membres du corps diplomatique.
Tout de suite après, le chef de l’État haïtien a, lors d’une conférence de presse conjointe donnée au salon diplomatique de l’aéroport, adressé ses remerciements au gouvernement équatorien pour sa contribution à la reconstruction d’Haïti. Le premier citoyen de la nation haïtienne a particulièrement salué les travaux d’infrastructures réalisés par la compagnie des ingénieurs militaires de l’Equateur dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite.
Parlant de la vision qu’il partage avec le président équatorien, le chef de l’État haïtien a renouvelé sa foi dans le renforcement des liens avec les nations soeurs de la région dans le cadre d’une coopération Sud-Sud basée sur la solidarité et l’entraide.
Inauguration des travaux à Petite-Rivière
Après cet entretien avec la presse, le président de la République et la délégation qui l’accompagnait se sont rendus en hélicoptère à L’Estère, dans le département de l’Artibonite pour procéder à l’inauguration de certains travaux d’infrastructures réalisés par la mission militaire équatorienne dans cette commune avec le financement de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) estimé à plus de 13 millions de dollars américains, selon l’acte de remise des oeuvres et des biens approuvés par les deux chefs d’Etat.
Selon le colonel Victor Hugo Vega, ces travaux d’infrastructures ont été réalisés avec la participation de 75 hommes affectés à la compagnie militaire de l’Équateur. Ces travaux, qui se sont échelonnés sur une durée d’une année, ont permis aux soldats du contingent équatorien de réhabiliter 52 km de route reliant Carfufey/ Petite-Rivière de l’Artibonite et Jean-Denis. Durant les travaux, ils ont procédé à la construction du pont de la rivière de L’Estère avec une longueur de 30 mètres et une largeur de 20 mètres. « Nous avons aussi contribué à l’extraction, à la purification et à la distribution de l’eau potable au profit de la population de l’Artibonite, sans oublier les assistances médicales et sanitaires apportées à la population de cette région », précise le colonel Vega.
Dans ses propos, le président équatorien, qui a débuté son discours par des phrases en créole – la langue maternelle des Haïtiens -, a rappelé le rôle qu’Haïti avait joué dans l’indépendance de son pays. « Haïti est le premier pays nègre qui a eu son indépendance et qui a aidé beaucoup de nations de l’Amérique latine, particulièrement l’Equateur. L’Amérique, le monde entier, doivent beaucoup à Haïti. Je crois que l’espoir s’appelle Haïti, puisque ce pays, par le biais de Toussaint Louverture, puis d’Alexandre Pétion, a apporté son soutien à notre libérateur Simon Bolivar, pour sortir ces pays de l’esclavage, et ceci sans aucun intérêt », atteste le président équatorien.
Dans la même veine, M. Correa affirme que son pays apporte son aide à Haïti du plus profond de son coeur. « Nous sommes fiers d’apporter notre soutien au peuple haïtien, bien que nous sommes un petit pays, il y a toujours une place pour la solidarité entre les deux États. Sachez que Haïti fait partie de la grande famille des pays de l’Amérique latine », soutient-il.
D’un autre côté, le président Martelly a salué les travaux réalisés par le gouvernement équatorien à travers sa troupe au sein de la mission onusienne en Haïti. « Au nom du peuple haïtien, je vous remercie de votre support via ces travaux qui représentent le signal du développement apporté à Haïti, mais aussi le don des matériels que vous avez laissés au pays. Je vous assure que ces matériels seront utilisés à bon escient pour le bien de la population haïtienne », a martelé le chef de l’État, qui a réitéré aux habitants de Petite-Rivière son engagement en faveur de son programme d’éducation gratuite, en promettant la mise en place d’un centre de formation professionnelle au profit des jeunes de cette communauté.
A l’issue de cet échange entre les deux chefs d’Etat, le président Martelly a raccompagné son hôte à l’aéroport international Toussaint Louverture pour le retour à Quito. Notons que la dernière visite en Haïti du président équatorien date du 31 août dernier, lors de la mise en place d’un secrétariat technique et politique de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) à Port-au-Prince et du lancement d’un plan d’action en faveur d’Haïti dont le montant s’estime à environ 100 millions de dollars.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com

 

Haïti-Politique :

Nouvelle pomme de discorde entre le Parlement et Martelly ?

P-au-P, 27 sept. 2011 [AlterPresse] — A la veille de la séance de ratification du premier ministre désigné Garry Conille, le Senat et la Présidence de Michel Martelly sont à couteaux tirés sur le choix des juges de la Cour de Cassation.

Le Senat conformément à ses prérogatives avait établi une liste de 18 personnalités parmi lesquelles, le chef de l’Etat devait designer six pour occuper les postes vacant à la plus haute cour du pays. Mais Martelly a renvoyé la liste au Senat arguant que certaines personnes ne devraient pas y figurer, selon les informations disponibles.

Le Senat a de son côté renvoyé la même liste au président sans y apporter la moindre modification.

« Le bureau [du Senat] a analysé les dossiers et le bureau a jugé bon de retourner [la liste] parce que ces dossiers répondent aux critères », a déclaré le sénateur Youri Latortue à la station privée Radio Métropole, évoquant « une certaine incompréhension au niveau de la présidence ».

34 personnalités se sont portées candidates pour faire partie de la Cour de Cassation suite à un appel à candidature lancé par le Senat au mois de juillet dernier, fait savoir le parlementaire. Par vote, l’Assemblée du Sénat en a retenu 18, parmi lesquels près de 10 juges à la cour d’appel et un ancien ministre de la justice.

Pourtant, « ce n’est pas une question de sièges » indique le juriste Carlos Hercule et aucune des parties ne peut designer une personnalité pour un siège précis, souligne t-il.

Un jeu de ping-pong inquiétant ?

Le refus de Michel Martelly de considérer la liste du Senat n’est pas sans rappeler un fait apparemment similaire survenu récemment au niveau du Conseil supérieur de la Banque de la République d’Haïti (BRH). Des remaniements étaient prévus depuis la fin de l’année 2010 au niveau de ce conseil et Martelly les avait approuvés à son arrivée, avant de les rejeter et de remplacer trois des cinq membres de ce conseil.

La décision du chef de l’Etat avait soulevé la foudre de plusieurs sénateurs qui l’ont notamment signalée anticonstitutionnelle.

Le président compte t-il une fois de plus agir dans les limites de la Constitution, ou se passer du feu vert du Parlement, pour nommer les juges de la Cour de Cassation ? Ce nouveau bras de fer va-t-il influencer le vote du premier ministre désigné Garry Conille ?

Carlos Hercule croit pour sa part que Michel Martelly et les sénateurs trouveront « un modus operandi » pour ce qui concerne les juges de la Cour de Cassation.

« De toute façon le président et le Senat doivent pouvoir s’entendre… d’autant que la structure prévue par la Constitution en cas de litiges ouverts entre deux branches du pouvoir (Conseil de conciliation) étant inexistante, il va falloir que les pouvoirs trouvent un terrain pour pouvoir s’entendre », souligne t-il.

Pour Carlos Hercule, très optimiste, les choses vont rentrer dans l’ordre d’ici le début de la semaine prochaine et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, pourra être formé. Ce conseil, présenté comme le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, doit en effet commencer à fonctionner d’ici ce 3 octobre.

Par ailleurs, le Senat doit se pencher cette semaine sur la désignation de Garry Conille comme premier ministre. Le médecin qui a travaillé aux cotés de l’ancien président américain Bill Clinton a obtenu un vote unanime à la Chambre des députés.

Au Senat, le terrain semble beaucoup plus glissant alors que la commission mise sur pied depuis près huit jours pour étudier ses pièces n’a jusqu’ici pas rendu son rapport.

Toutefois, le sénateur Youri Latortue rassure et renouvelle son intention d’accorder un vote favorable à Conille. Au Senat, selon lui, la tendance serait plutôt de « 50-50 ». [kft gp apr 27/09/2011 13 :00]

 

Les sinistrés quitteront les places Saint-Pierre et Boyer

Après plus d’un an et demi passé sur les places Saint- Pierre et Boyer, les sinistrés du tremblement de terre de janvier 2010 vont enfin pouvoir quitter les places pour aller se loger dans une maison qu’ils choisiront eux mêmes.

Une vue du camp de la place Boyer de PV

Grâce à un projet financé par les gouvernements haïtien et américain, et géré par l’Organisation internationale de la Migration (OIM) et la mairie de Pétion-Ville, ces sans-abri provenant pour la plupart, de Nerrettes, morne Hercule et du morne Lazarre qui avaient trouvé refuge sur les places publiques de Pétion-Ville après le violent séisme du 12 janvier recevront vingt mille (20 000) gourdes pour affermer la maison de leur choix. Selon le responsable du programme, Luc Andua, ce sont les bénéficiaires qui auront à négocier avec les propriétaires des maisons désirées, ceci, pour faciliter la tâche.
D’après les explications de James Adolph , un bénéficiaire de ce programme, qui habite sur la place Saint-Pierre depuis l’événement malheureux de 2010, l’OIM était venue enregistrer les occupants en vue de leur procurer une carte leur permettant d’aller inscrire leur nom sur un registre ouvert par la mairie.
Selon M. Andua, ce programme découle du projet 16/6, d’un coût total de 70 millions de dollar us, ratifié par la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH); il vise à prendre en charge les occupants de 6 camps dans 16 quartiers prioritaires de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville. Le projet, qui s’étalera sur une durée de 5 mois, s’il n’y a pas d’imprévus, permettra de relocaliser 490 familles. Selon le responsable, ils sont actuellement à la phase opérationnelle qui consiste à enregistrer les sans-abri et à leur trouver de nouveaux abris. Suivant les révélations de M. Andua, ils paieront seulement une année de loyer. Des plateformes seront organisées dans l’objectif de faciliter des discussions entre les gens. Des petits projets permettront aux deplacés de continuer à payer leur loyer. L’organisation accompagnera les déplacés après leur déplacement, c’est ce qui différencie ce projet des autres, a affirmé M. Andua. L’objectif est donc de donner aux gens la possibilité de vivre dans des conditions acceptables, de vider les places afin qu’on puisse, par des travaux de réaménagement, leur redonner leur beauté d’antan, et enfin leur permettre de remplir le rôle réel qui a été à l’origine de leur construction, souligne-t-il.
Par ailleurs, plus d’une dizaine de gens se plaignent du fait que leurs noms ne figurent pas sur la liste affichée à la mairie de Pétion-Ville. Ce problème est en partie dû au fait que des personnes qui ont déjà bénéficié d’un autre programme soient venues postuler, précise un responsable. Toutefois, les responsables semblent avoir la situation en main.
Il faut noter qu’une petite visite sur la place Saint-Pierre nous a permis de voir que l’espace, qui jadis était réservé pour des instants de repos et de détente, reflète déjà une autre image ce mardi grâce au nettoyage qui lui manquait tant.
Gladimy Ibraïme
gla2000x@yahoo.fr

 

Martelly ne peut ne pas plaire à l’internationale

Vision 2000 / mardi 27 septembre 2011 à 18:28

Le discours présenté par Michel Martelly vendredi dernier sur l’estrade des Nations Unies visait à plaire à la communauté internationale.C’est ce qu’estime Alain Gilles, professeur à l’université, pour qui le président haïtien n’a pas réclamé le départ de la Mission de Stabilisation en Haïti, MINUSTAH, afin de s’assurer de pouvoir boucler son mandat quinquennal.

“Michel Martelly, pouvait-il tenir un discours musclé aux Nations-Unies? Pas du tout, répond l’ancien vice-recteur aux Affaires académiques à l’Université Quisqueya, se basant sur le manque de légitimité du chef de l’Etat.

Le président Martelly qui est rentré au pays dimanche, après sa  participation à la 66e  session de l’Assemblée générale  des Nations Unies, s’est déclaré, par contre, très satisfait des  rencontres effectuées dans le cadre de ces assises.

 

« Il n’y a pas de malaise mais de petits inconforts » selon Pierre Marie Boisson

« Il n’y a pas de malaise entre le président de la République et le secteur privé des affaires haïtien, contrairement à ce que soulignent certaines personnalités de ce secteur », a indiqué Pierre Marie Boisson, intervenant le vendredi 23 septembre 2011 sur les ondes de Radio Magik 9. Selon le secrétaire exécutif du Forum économique du secteur privé, les relations entre le chef de l’Etat et les représentants de ce secteur sont plutôt bonnes.
« On a déjà rencontré le président de la République à plusieurs reprises dans le cadre du forum. Il y a des perspectives de dialogue pour analyser et asseoir un ensemble de mesures qui doivent être prises pour encourager l’investissement en Haïti. Par rapport aux propos tenus par le chef de l’Etat, on ne peut qu’être optimiste », a indiqué l’économiste, qui ne nie pas la possibilité qu’il y ait de petits inconforts entre certains conseillers du président et des hommes d’affaires dans le pays. Mais pas de malaises qui puissent entraver les perspectives d’investissements, a-t-il rassuré.
Pierre Marie Boisson a toutefois exprimé ses réserves par rapport aux discours sur l’émergence d’une autre classe d’investisseurs en Haïti sous prétexte que celle qui a toujours existé a failli à sa mission. « De nouveaux investisseurs étrangers ne viendront pas faire affaires en Haïti parce qu’ils sont tout simplement des amis de Bill Clinton. Il faut créer les conditions pour les attirer, selon Boisson. « Si les investisseurs étrangers viennent, ils devront à tout prix s’allier aux hommes d’affaires nationaux qui connaissent plus que quiconque la réalité du pays et qui ne sont pas tous véreux comme on tend à le faire croire », a-t-il expliqué.
Selon Pierre Marie Boisson, le décollage d’Haïti ne dépend pas uniquement de la notoriété de Bill Clinton. « Il dépend également de la détermination du premier mandataire de la nation et de toute son équipe à s’entretenir avec les investisseurs étrangers aussi bien qu’avec les hommes d’affaires haïtiens ». Le secrétaire exécutif du Forum économique du secteur privé souhaite qu’il y ait des actions concrètes en vue de rendre Haïti plus compétitive en matière d’investissement en vue de créer plus d’emplois dans le pays. L’actionnaire de E-Power a cité par exemple le coût élevé de l’électricité qui, malgré les prix avantageux de sa compagnie, représente un handicap majeur pour l’investissement en Haïti.
Le professeur attire l’attention sur les conclusions du rapport de la commission sur la compétitivité mise sur pied par l’ancien président René Préval. « La commission avait identifié les secteurs porteurs dans lesquels on peut investir. Elle avait aussi fait des propositions en vue de créer un climat favorable à l’investissement dans le pays », a rappelé Pierre Marie Boisson, confiant quant à l’utilisation de ces conclusions dans l’élaboration du Premier ministre Gary Conille.
Le temps est au compromis
« L’absence d’un gouvernement et d’un budget empêchent les prises de décision de la part des autorités. Elle affecte aussi la volonté des investisseurs étrangers à venir s’installer en Haïti », a fait remarquer Pierre Marie Boisson appelant les différents acteurs à mettre au premier plan les intérêts de la nation.
S’agissant des rencontres effectuées cette semaine à New York par la délégation dirigée par le président de la République Michel Joseph Martelly, Pierre Marie Boisson pense que le pays ne peut pas s’attendre à de grandes choses. « Les promesses faites dans le cadre de ces rencontres ne sont pour la plupart du temps pas respectées. Quand elles le sont, elles viennent en général sous forme d’aide », a dit le secrétaire exécutif du Forum du secteur privé, avant d’ajouter que l’aide ne conduit pas au développement.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

 

Tourisme : l’ATH rend hommage aux pionniers

L’Association touristique d’Haïti (ATH) a célébré ce mardi 27 septembre ses 60 ans d’existence dans la promotion du tourisme dans le pays. A l’occasion de cette date qui marque la Journée mondiale du tourisme, l’ATH a profité pour honorer des personnalités de l’âge d’or du tourisme haïtien (les années 50) qui, d’une manière ou d’une autre, ont aidé au développement touristique en Haïti. Devoir de mémoire et de reconnaissance oblige !

(Photo: Frederick Alexis)

La fête a été à l’hôtel Montana mardi soir. Des acteurs du secteur du tourisme, des ambassadeurs et des invités s’étaient réunis pour célébrer la Journée mondiale du tourisme et du même coup les 60 d’existence de l’Association touristique d’Haïti (ATH). L’on discutait, mangeait et certains, dont le ministre du Tourisme, Patrick Delatour, le président de l’ATH, Pierre Chauvet, la danseuse nonagénaire Viviane Gauthier – pour ne citer que ceux-là – dansaient au rythme d’un excellent troubadour signé Ti-Coca, invité en la circonstance.
En 2011, les intervenants ont reconnu l’importance du tourisme dans le monde et particulièrement en Haïti, où il pourrait contribuer à la reconstruction du pays. Ils ont également reconnu qu’il est temps de redémarrer cette industrie pour faire quelque chose de « sérieux » dans le pays.
Etant donné que la journée mondiale cette année a été célébrée autour du thème : « Tourisme et rapprochement des cultures », Mme Josette Darguste du ministère du Tourisme, a invité les acteurs du secteur à une « clarification de certains concepts en vue de comprendre notre patrimoine culturel, ses composantes et ses pratiques vers un retour aux sources ».
Mme Darguste a laissé entendre que l’on ne peut pas parler de tourisme sans une réelle identité culturelle axée sur les traditions, les coutumes, les rituels, les chants, les proverbes, les contes, la gastronomie traditionnelle, les traditions artisanales, etc. « Ces éléments doivent constituer la toile de fond sur laquelle se tisse notre personnalité, notre identité », a soutenu Josette Darguste, soulignant que le tourisme et la paix sont inséparables.
« Opter pour un développement durable du tourisme, c’est non seulement assurer l’avenir d’une branche majeure d’activité, mais aussi choisir le genre de société et de culture dont chacun de nous veut faire partie », a-t-elle soutenu.
Ce n’est pas le président du comité exécutif de l’ATH, Pierre Chauvet, qui ne sera pas confiant dans le développement de ce secteur dans le pays. « Le tourisme renaît de ses cendres, 60 ans après », s’est réjoui M. Chauvet.
10 personnalités honorées
Au cours de la célébration de la  » renaissance » du secteur, l’ATH, dans un esprit de reconnaissance, a jugé important d’honorer des personnalités des années 50 qui ont aidé au développement du tourisme dans le pays, que ce soit par la danse, la musique, l’artisanat ou dans des services d’hôtellerie.
Considérée comme une représentante authentique de l’âge d’or du tourisme dans le pays, Anne-Marie Armand de « Magic Island Tour » a été la première à être honorée au cours de la cérémonie pour sa contribution dans le développement du tourisme.
Qui ne connaît pas Viviane Gauthier ? A 93 ans, elle danse encore. Pour avoir porté le folklore à travers le monde, Mme Gauthier qui a commencé à danser à 30 ans, a également reçu les honneurs et hommages de l’ATH.
Emérante De Pradines Morse, chanteuse et danseuse qui a exporté la culture haïtienne à travers le monde a été parmi les personnages honorés par l’Association touristique d’Haïti.
Il n’y a pas que la danse et la chanson ! Considérée comme l’une des pionnières de l’école hôtelière en Haïti, Fernande Jean-Pierre a également reçu des honneurs et des hommages de l’ATH. Un geste d’une grande importance pour l’intéressée dans un pays comme le nôtre.
« Dans un pays où il n’y a pas de mémoire, penser à nous, c’est beaucoup », a déclaré l’enseignante pour remercier les organisateurs de l’activité.
Wolgang Wagner, allemand ayant pris la nationalité haïtienne en 1958, animateur de l’industrie touristique haïtienne dans les années 50 ; Raymond Menaged, chauffeur guide de renom ; Gaston Baussan, qui fait aimer la vie sous-marine ; Max Fombrun, qui a abandonné ses études à la faculté des Sciences appliquées pour s’adonner au développement de l’artisanat en Haïti ; Georges Gonzalez, qui a pensé à construire des hôtels dans le pays après avoir travaillé assez longtemps dans le milieu, et Raoul Guillaume, chanteur qui a animé beaucoup de soirées dans les années 50 pour le tourisme et connu pour sa chanson sur le football – qu’il décrit comme un jeu d’association – ont tous été honorés.
Et la liste pouvait être longue ! Au nom du tourisme !
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

 

edito

Haïti: 60 ans, 50 membres, l’avenir est gros d’espérances

Emerante de Pradines, à qui hommage a été rendu ce mardi dans le cadre des 60 ans de l’Association touristique d’Haïti (ATH), a rappelé ses débuts dans un témoignage émouvant qui a retenu l’attention de l’assistance sélecte du cocktail de célébration au Montana.
La chanteuse, fille de Candio- l’un des tout premiers chanteurs à être passé à la radio- et mère de Richard Morse- band leader de Ram-, a été poussée à la chanson par Pierre Chauvet, réceptif de la glorieuse période des pionniers du secteur touristique, au début des années 50.
Connaissant son talent et son répertoire de chansons folkloriques, Pierre Chauvet -père de l’actuel président de l’ATH qui porte son nom- mit Emerante dans le circuit de ses touristes. Madame chanta nuit après nuit, jusqu’au jour où une bourse d’études lui permit de laisser le pays. Elle empochait par soirée deux cent cinquante gourdes, une fortune à l’époque.
Ainsi naissait une carrière, un secteur du divertissement et ce qui aurait pu devenir les prémisses d’un Las Vegas haïtien. C’est-à-dire l’alliance du monde du spectacle, de l’hôtellerie, des jeux et du tourisme. Dans les années 50, après la Seconde Guerre mondiale, toute une industrie prenait naissance, et à l’époque, Haïti était sur la route du jet-set et des premiers vols charters.
La suite, vous la connaissez. Une succession de mauvaises décisions et des bégaiements de l’histoire politique nous écartent depuis cinquante ans d’une industrie florissante. Nous sommes encore sur la carte des points forts qui ont un potentiel énorme… mais qui réalisent un petit chiffre d’affaires.
Ce mardi, au Montana, devant l’assemblée des membres de l’ATH qui célébraient des années de luttes plus que des saisons de récoltes, la misère du secteur s’étalait en deux chiffres : 60 et 50.
Soixante ans depuis que le secteur touristique est organisé. Une cinquantaine de membres en tout et pour tout pour l’Association.
Cette faiblesse cache le courage de ceux qui ont résisté et les efforts de ceux qui n’ont jamais lâché prise. En cette journée mondiale du tourisme, il est heureux que le gouvernement du président Martelly redonne espoir au secteur et qu’hommage soit rendu aux devanciers.
Cependant, plus que tous les plans et projets, c’est aux hommes et femmes du milieu touristique de se donner des rêves et de se doter des bonnes armes pour conquérir l’avenir.
Dans la salle, ce mardi, il y avait les fils et filles de ceux nés de pères et de mères qui ont connu les beaux jours et la déchéance du secteur; ils devront éviter les pièges du passé. S’ouvrir vers des investisseurs étrangers, décloisonner l’Association, qui doit vraiment devenir nationale.
Dans le tourisme de nos jours, c’est le nombre qui permet de faire des chiffres d’affaires, le nombre de membres est le seul indice de la force du secteur.
Comme pour les hôtels, l’association doit peut-être inventer des membres cinq ou sept étoiles et une catégorie pour les petits établissements borgnes.
Ah, il faut aussi renforcer la formation, atout maître qui permet au secteur des services de tirer son épingle du jeu. Un bon cuisinier, un bon barman, un remarquable serveur établissent la réputation d’une table, d’une enseigne.
L’année prochaine, il y aura donc des jeunes à récompenser et des employés méritants. L’avenir du secteur touristique passe aussi par ces révolutions. Non. Par ces ajustements nécessaires.
Il faut ensemencer les rêves d’avenir pour « ré-enfourcher » les chevaux de la grandeur perdue.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile nouvelle Présidente de Fusion

27/09/2011 15:44:15

Haïti - Politique : La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile nouvelle Présidente de Fusion

Au cours du deuxième congrès de la Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens, tenu à Mirebalais dans le Plateau Central, les 24 et 25 septembre 2011, les 350 délégués de la Fusion, ont élu la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile [département du Centre] à la tête du parti, ce dimanche 25 septembre. Fusion fait partie, avec L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et l’Alyans Demokratik, du regroupement politique « Alternative » deuxième force politique au Parlement après INITE.
Edmonde Supplice Beauzile succède ainsi à Victor Benoît qui occupe désormais la fonction de conseiller. Dans le même temps Ghislene Monpremier devient la nouvelle vice-présidente et Rosemond Pradel le nouveau Secrétaire Général du parti.
Dans son discours d’investiture, devant 700 délégués et invités, la nouvelle présidente s’est engagé à œuvrer en faveur des masses appauvries, à combattre l’impunité, lutter en faveur de la justice sociale et pour un développement durable. Elle a lancé un vibrant appel à tous les militants à travailler sans relâche afin de porter le parti au pouvoir en 2016.
Selon Victor Benoît et Serge Gilles [deux anciens dirigeants du parti], ce congrès marque un tournant dans l’évolution et la modernisation de la Fusion, avec l’émergence d’un nouveau leadership reposant sur les femmes et les jeunes. Après Mirlande Manigat (RDNP) Mme Beauzile, devient la deuxième femme à prendre la direction d’un parti politique en Haïti.
HL/ HaïtiLibre

 

Une première à Jacmel : Un système d’identification par les empreintes digitales

27 septembre 2011

Du 22 au 24 septembre 2011, la Police des Nations Unies (UNPol) a formé une quinzaine d’agents de la police judiciaire et de l’administration pénitentiaire sur les techniques de lecture manuelle des empreintes digitales grâce à un projet financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Une première à Jacmel : Un système d’identification par les empreintes digitales

Photo : UN/MINUSTAH

Portant essentiellement sur la dactyloscopie – technique d’identification par les empreintes digitales-, des thèmes comme la gestion des scènes de crimes, les constatations, la protection des traces et indices, la signalisation des personnes, le classement et la documentation ont également été abordés lors de cette formation.

Exécuté à titre expérimental, ce projet, fruit d’une collaboration entre le PNUD, l’UNPOL, la Direction départementale de la Police Nationale d’Haïti et le Parquet du Tribunal de Première Instance de Jacmel, concerne le département du Sud-Est.

Selon le coordonnateur terrain du projet Etat de droit du PNUD, David de Giles, « cette formation entre dans le cadre du projet justice, police et prison pour lequel le PNUD fournit son assistance technique à l’Etat haïtien ».

Parmi ses objectifs, faciliter le suivi des dossiers judiciaires des récidivistes, renforcer la capacité technique des officiers de police judiciaire dans l’identification judiciaire, établir un système de données d’identité judiciaire de toutes les personnes prévenues de crime ou délit, mettre en place un outil d’information et de renseignements judiciaires fiable qui sera à la disposition des autorités judiciaires, policières et pénitentiaires, notamment en ce qui concerne la délivrance des casiers judiciaires.
Le directeur départemental du Sud-Est de la police, le commissaire François Dukene Rodnez, s’est dit « rassuré », estimant que « dorénavant, les policiers formés s’acquitteront de leurs fonctions avec beaucoup plus de professionnalisme ».

De son côté, le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Jacmel, Me Jean Antoine Féhaud, a indiqué que cette formation « très utile facilitera beaucoup le travail et la coopération entre la police et la justice et nul ne sera arrêté à la place de l’autre ». 

Il s’agit d’un « procédé fiable » a affirmé de son côté, un des formateurs, l’officier principal de Police Oumar A. Néné, qui a notamment enseigné la dactyloscopie, car « la chance d’avoir deux empreintes identiques est très, très minime ».

«En enregistrant la population carcérale, on constitue des archives pour toute personne ayant un passé pénal », a expliqué un autre formateur, le chef du département Sud-est des UNPol, le commandant Malick Sow. 

La formation a été accompagnée par la mise en place et l’équipement d’un centre d’identification judiciaire, fonctionnel dès le 26 septembre, au sein de la Section Départementale de la Police Judiciaire(SDPJ) de Jacmel.

Rédaction: Jean Patrick  Mackintosh
Edition: Habibatou Gologo

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