Archive | octobre, 2011

lundi 31 octobre 2011

31 Oct

Mouvement de grève à l’aéroport de Port-au-Prince contre le Ministre de l’Intérieur Thierry Mayard Paul pour avoir frappé des agents de sécurité de l’aéroport

Radio Kiskeya – 30/10/2011 13:19:00

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Des employés du service de sûreté de l’aéroport international Toussaint Louverture ont observé vendredi un arrêt de travail en protestation contre des brutalités dont ils auraient été l’objet de la part du ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, et de ses gardes du corps, en marge de l’arrestation la veille du Député Arnel Bélizaire.

Jusqu’à l’intervention de la direction de l’administration aéroportuaire, pendant plusieurs heures, les activités étaient paralysées au sein de ce service essentiel pour le fonctionnement des lignes aériennes.

Des employés, qui se sont confiés à Radio Kiskeya sous le couvert de l’anonymat, accusent Me Mayard Paul d’avoir personnellement frappé plusieurs agents de sécurité dont Fritz Dorcé. Le badge de ce dernier a d’ailleurs été confisqué.

Le ministre et ses gardes du corps se sont arrogés le droit de pénétrer lourdement armés dans la zone stérile de l’aéroport en violation des règlements en vigueur. Les employés du service de sûreté, qui tentaient de les en empêcher, ont été traités sans ménagement.

Qualifiant d’abus de pouvoir inacceptable le comportement du titulaire de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, les protestataires soutiennent avoir accepté de mettre fin à leur grève seulement après une rencontre avec Pierre André Laguerre, le directeur de l’autorité aéroportuaire nationale (AAN).

Informés de ce grave incident de plus enregistré jeudi, des parlementaires ont promis de se rendre sur place dans le cadre d’une enquête visant à fixer les responsabilités.

Sur la sellette, en compagnie du ministre de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, Thierry Mayard Paul n’avait pas encore réagi samedi aux accusations portées contre lui.

La police avait interdit l’accès du salon diplomatique de l’aéroport à une délégation parlementaire ayant à sa tête le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, qui allait accueillir le Député Arnel Bélizaire dont l’arrestation et la brève détention ont suscité des vagues d’indignation dans la classe politique et au Parlement contre les dérives autoritaires du Président Michel Martelly.

 

Les sénateurs dénoncent les dérives dictatoriales de l’exécutif

La majorité des sénateurs haïtiens sont en colère après la brève incarcération du député Arnel Bellizaire, jeudi dernier.
Les sénateurs membres du groupe majoritaire, supportant le gouvernement Conille ont dénoncé une tentative de résurgence des pratiques du régime dictatorial de Jean Claude Duvalier. Les 16 sénateurs, présents lors de la séance de vendredi dernier, ont décidé d’apporter leur appui à la chambre basse à leurs yeux humiliés par l’arrestation illégale de M. Bellizaire.
En représailles les sénateurs ont résolu de faire tomber au moins deux membres du gouvernement. Le sénateur Steven Benoît a révélé que le Sénat interpelle le ministre de la justice, Josué Pierre Louis et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, impliqués dans l’arrestation de M. Bellizaire qui jouissait de l’immunité parlementaire.
Les 16 sénateurs sont résolus de renvoyer ces deux personnalités lors de la séance d’interpellation du 3 novembre 2011.
Au cours de la séance les pères conscrits ont réitéré leur détermination à lutter contre toute tentative de restauration d’un régime liberticide comparable à celui des Duvalier. Les sénateurs Andrice Riché et Derex Lucien, anciens opposants au régime de Jean Claude Duvalier, ont rappelé l’horreur de ce régime.
D’autres élus dont Kelly Bastien et Steven Benoît ont fait valoir qu’il faut freiner les dérives du gouvernement Martelly- Conille. Les sénateurs Benoît et Moise Jean Charles ont dénoncé directement le chef d’Etat, Michel Martelly, selon eux auteur principal de l’arrestation illégale du député Bellizaire.
La colère du sénateur Evalière Beauplan, d’habitude d’un calme impérial, illustre bien les sentiments des sénateurs désireux de défendre le pouvoir législatif.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Les députés en colère veulent renvoyer trois ministres

Moins de trois semaines après avoir obtenu un vote massif de la chambre des députés, le gouvernement Martelly-Conille est confronté à une levée de bouclier de la quasi-totalité des députés. 69 députés ont approuvé, lors d’une séance informelle vendredi dernier, une résolution visant la destitution de trois ministres et d’un secrétaire d’Etat.
Les législateurs, qui sont en vacance, ne pourront tenir des séances qu’en janvier 2012 à l’occasion de la rentrée parlementaire. En attendant ils réclament le limogeage des ministres de la justice, Josué Pierre Louis, des affaires étrangères, Laurent Lamothe, de l’intérieur Thierry Mayard Paul et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache.
Les parlementaires menacent de renvoyer tout le gouvernement si au cours des deux prochains mois ces personnalités n’auront pas été exclues du gouvernement Conille.
Le député Levaillant Louis Jeune, opposant farouche au chef d’Etat, soutient qu’il faut stopper une dérive de la présidence. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Félix Leger, est également dans le collimateur des législateurs. La chambre basse ne reconnaît plus l’autorité des ministres incriminés, insiste le député Levaillant.
Une situation délicate pour le Premier Ministre qui devra dans les prochains jours solliciter une prorogation du mandat de la CIRH.
Offusqués, en raison du comportement des représentants de l’exécutif, les députés envisagent également d’engager des poursuites judiciaires contre les personnalités coupables de violation de la constitution.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti: Michel Martelly est attendu impatiemment

Lundi, 31 Octobre 2011 15:40

Le chef de l’Etat haïtien, Michel Martelly est attendu impatiemment à Port-au-Prince pour fixer sa position par rapport à la crise qui oppose l’Exécutif, dont il est le chef, et le parlement, toujours sous le choc après l’arrestation jeudi suivi de la libération le lendemain du député Arnel Bélisaire. En visite médicale en Amérique du Nord depuis près d’une semaine, M. Martelly devrait tenir un discours qui vise à désamorcer cette crise que plus d’uns estiment regrettable.  D’autant plus que le dirigeant haïtien est tenu pour responsable de l’arrestation du parlementaire en député de l’immunité de ce dernier et au mépris des prescrits constitutionnels.

Le parquet de Port-au-Prince qui avait ordonné la mise aux arrêts, le fit suite à un appel du premier citoyen haïtien demandant à la justice de sévir contre « des évadés de prison et repris de justice » qui se seraient refugiés au parlement. Appel que M. Martelly avait lancé au lendemain d’une altercation au Palais National avec le député Arnel Bélisaire.

En réaction à l’arrestation du député de Delmas / Tabarre, le parlement a adopté deux résolutions. La Chambre des Députés a décidé de ne plus reconnaitre les autorités des ministres de la justice et de l’intérieur, respectivement Josué Pierre-Louis et Thierry Mayard Paul. Les députés demandent que ces deux ministres, le secrétaire d’état aux Affaires Etrangères, Michel Brunache et le chef du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger démissionnent. Dans le cas contraire, ils se réservent le droit de les interpeller à la rentrée parlementaire prévue en Janvier prochain. La Chambre des Députés sollicite également du bureau la formation d’une commission devant poursuivre ceux qui sont responsables de « l’enlèvement suivi de séquestration » du député Bélisaire.

Le ministre Josué Pierre-Louis pourrait perdre son poste dès cette semaine s’il n’arrivait pas à convaincre les sénateurs. Le Grand Corps l’invite pour ce jeudi 3 Novembre à s’expliquer sur l’interpellation du député.

 

Haïti:le président Martelly face à sa première vraie crise

Dimanche, 30 Octobre 2011 21:05 HPN

La tête de ses principaux ministres mise à prix, l’expression est à attribuer aux parlementaires qui veulent « couper des têtes » à la nouvelle équipe gouvernementale, le président Michel Martelly va faire face dès son retour à sa première vraie crise politique.

L’arrestation du député Arnel Bélizaire, sans doute voulue par le président, il avait lui même annoncé que des repris de justice et autres évadés de prison réfugiés au Parlement seraient poursuivis, est venue embraser un climat politique déjà fragile.

Mais, la précipitation du commissaire du gouvernement à exécuter les voeux du chef de l’Etat, a été d’une maladresse notoire, un peu trop arbitraire, car l’interpellation du député a été faite en dehors des règles légales prévues et sans doute connues du Parquet.

Mais à trop vouloir entrer dans les bonnes grâces du président, le commissaire l’a mis aujourd’hui dans une situation bien gênante. Peut-être sera-t-il la seule victime de cette affaire.

Voilà donc quelqu’un dont le passé est clairement douteux et dont les démêlées avec la justice sont plus qu’une évidence, porté en héros et en tombeur de la « dictature naissante ».

Les Parlementaires ont fait jeudi et vendredi, une belle démonstration de solidarité en défendant leur collègue et peut-être même sont-ils allés un peu trop loin en exigeant le départ de ministres du gouvernement, mais l’arrogance du pouvoir exécutif et ses méthodes peu amènes ont offert une belle occasion au parlement de se poser en défenseur de la démocratie.

Que va-t-il se passer ? Le président revient dans 6 jours. Comment réagira-t-il à toute cette cabale ? Tentera-t-il de calmer le jeu ou au contraire sortira-t-il un de ces flèches empoisonnés?
Le parlement, la chambre des députés est en vacances et ne reprendra que l’année prochaine. Le temps d’oublier et de passer les éponges sur cet incident.

Le temps, peut-être que le temps finira par apaiser les esprits surchauffés et que les protagonistes épargneront à la République une crise qui pourrait coûter cher, très cher !

Ici est le vrai rôle du ministre chargé des relations entre le Parlement et l’Exécutif. Tout juste installé, le ministre Théano a une sacrée mission, celle d’inventer des relations qui n’ont jamais existé entre ces deux branches du pouvoir. Pour la bonne santé de la démocratie.

 

Le gouvernement fait montre de discrétion sur le dossier de l’interpellation

Le gouvernement haïtien n’a pas publié une réaction officielle après l’annonce de l’interpellation prochaine de trois ministres et d’un secrétaire d’Etat.
Le Premier Ministre, Gary Conille, a pu éviter les foudres des parlementaires, grâce à sa visite au député Arnel Bellizaire durant sa détention. C’est le président Martelly et trois de ses ministres les plus proches, Josué Pierre Louis, Thierry Mayard- Paul et Laurent Lamothe qui sont dans le collimateur des législateurs.
Le ministre de la justice, Josué Pierre Louis se retrouve dans une situation délicate puisque son renvoi est programmé par la chambre basse et le Sénat. L’intéressé qui s’était exprimé avant les séances au Parlement, nie toute implication dans l’arrestation du député Arnel Bellizaire. Le garde des sceaux a fait valoir qu’il ne pouvait intervenir dans le dossier puisqu’il ne s’agissait pas de flagrance.
Membre du staff du chef d’Etat depuis la campagne électorale, M. Pierre Louis est perçu par les députés comme celui qui a favorisé une instrumentalisation de la justice par le président Martelly. Le juriste s’en défend a révèle avoir eu l’assurance du chef du Parquet que le dossier serait traité dans le respect de la loi.
La loi m’interdit de passer des instructions individuelles pour un dossier traité par la justice, insiste M. Pierre Louis faisant remarquer que le chef du Parquet est le représentant du gouvernement dans le cadre de la politique pénale du gouvernement.
Le garde des sceaux n’avait pas vu venir la crise même s’il admet que ce dossier judicaire impliquant un parlementaire est très complexe.

LLM / radio Métropole Haïti

 

L’affaire Bélizaire est la conséquence d’un manque de maturité politique du gouvernement selon Rosny Desroches

Le secrétaire exécutif de l’Initiative de la Société Civile, le professeur Rosny Desroches, qualifie d’immaturité politique l’arrestation du député Arnel Belizaire qui, selon le président de la chambre basse, découle d’un ordre du président martelly.
Le professeur Rosny Desroches rappelle à l’équipe gouvernementale que les affaires de l’Etat ne se gèrent pas sous le coup de l’émotion.
Faisant référence à l’arrestation du parlementaire sans que son immunité n’ait été levée, le responsable de l’ISC indique que quelque longue que soient les procédures dans le cadre d’une affaire judiciaire il faut les respecter.
Par ailleurs, Monsieur Rosny Desroches critique l’entourage du président de la république qui a fait montre d’un manque de force et de courage dans l’affaire Belizaire.
En ce qui a trait à la décision prise par les sénateurs d’interpeller ce jeudi 3 novembre deux membres du gouvernement, Rosny Desroches croit qu’une telle démarche est conforme aux prérogatives constitutionnelles des pères conscrits.
« Les interpellés sont contraints de s’y soumettre », précise le professeur. Craignant un conflit entre le parlement et l’exécutif qui risque de plonger le pays dans l’abime, Rosny Desroches invite Michel Martelly à se défaire de son caractère impulsif en se montrant plus conciliant et plus consensuel.
« Le chef de l’Etat n’a aucun intérêt d’entrer en confrontation avec le parlement », martèle Monsieur Desroches.
Selon le responsable de l’ISC, le premier ministre et les ministres doivent reconnaitre qu’ils sont l’émanation non seulement de la présidence mais aussi du parlement.
Fort de cela, un dossier tel celui d’Arnel Belizaire ne se reproduirait plus.

GA/Radio Métropole Haïti

 

Laurent Lamothe a exposé les grandes priorités d’Haïti

31/10/2011 06:50:46

Haïti - Politique : Laurent Lamothe a exposé les grandes priorités d'HaïtiLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a participé les 28 et 29 octobre au 21ème Sommet Ibéro-Américain à Asunción au Paraguay, réunissant la plupart des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Amérique latine et de la péninsule Ibérique.
Un déjeuner de travail a été organisé, le vendredi 28 octobre, par le Secrétariat du Sommet en l’honneur des invités spéciaux. Cette réunion a permis aux organisateurs de faire l’inventaire des multiples thématiques connexes à celui du sommet intitulé : « Transformation de l’Etat et développement » La variété des thématiques témoigne des regards croisés de divers secteurs dans l’opinion publique.
Au cours du déroulement de cet important sommet, samedi 29 octobre, un Plan d’action pour la mise en œuvre de la coopération dans la région Ibéro-Américain a été élaboré. Il prend en compte, entre autres, la nécessité d’une nouvelle équation, Etat/société, dans laquelle l’Etat doit avoir un rôle prépondérant. A cette fin, les participants se sont mis d’accord sur la nécessité d’améliorer l’infrastructure de base nécessaire à la promotion de l’investissement et celle d’une administration publique, efficace et efficiente, centrée sur la citoyenneté. En ce sens, l’Espagne en a profité pour réaffirmer ses engagements vis-à-vis de la région Ibéro-Américaine.
Vers le renforcement de la coopération Sud/Sud au profit du peuple haïtien
Le Chancelier Lamothe a eu, par ailleurs, plusieurs rencontres bilatérales avec des Ministres des Affaires Etrangères de la région sur des questions fondamentales liant Haïti et ces peuples frères de la l’Amérique latine. Avec l’Argentine, les discussions se sont déroulées, entre autres, au sujet de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Le Ministre Lamothe a, par ailleurs, requis de son homologue, le Chancelier Héctor Timerman, une assistance technique en forme de bourse de formation au profit des étudiants haïtiens dans les domaines de l’agriculture et du sport. M. Laurent Lamothe en a profité pour lancer une invitation aux entrepreneurs Argentins à investir en Haïti.

Paraguay
Le Chancelier paraguayen, M. Jorge Lara Castro, dont le pays assure, à partir de dimanche, la présidence de l’UNASUR, envisage une visite d’exploration en Haïti pour renforcer la coopération avec Haïti dans les domaines de priorité du gouvernement haïtien et prévoit la signature d’un accord de base de coopération technique et de transfert de technologie dans plusieurs domaines, dont l’agriculture.
Brésil
Pour sa part, le Brésil, à travers son Vice-ministre pour l’Amérique Latine et Caraïbes, M. Antonio José Ferreira Simões, envisage une coopération avec Haïti dans les domaines de l’énergie (Construction de Central Electrique dans l’Artibonite et éventuellement dans le reste du pays) et de l’agriculture (Projet « Zéro hambre » « Non à la Faim », destiné à toucher 100 milles mères de famille leur permettant de pourvoir au besoin alimentaire de leurs enfants dans le cadre du programme d’éducation gratuite du Président Martelly.)
Mexique
Le Directeur Général de la Coopération du Mexique, M. Jose Octavio Tripp, prévoit des projets dans le domaine de la santé. La construction de trois cliniques à Port-au-Prince et de 14 marchés publics, font partie des promesses faites à Haïti par ce haut responsable mexicain. Tout en assurant de la continuité des programmes de bourse aux étudiants haïtiens, il promet de faire la promotion d’investissements en Haïti, notamment dans le secteur de l’énergie.
République Dominicaine
Avec son homologue de la République Dominicaine, Ing. Carlos Morales Troncoso, le Chancelier Lamothe a agité la question de la redynamisation de la commission mixte haïtiano-dominicaine à travers laquelle tous les sujets d’intérêts seront abordés. Des thèmes liés à la migration, à la sécurité, au commerce, à l’énergie, à l’éducation et à la promotion de l’investissement, ont été également au menu des échanges entre les deux Ministres des Affaires Etrangères partageant l’ile caribéenne.
Espagne
Le Chancelier espagnol, M. Trinidad Jimenez, en marge de sa rencontre avec le Ministre Lamothe, a promis de supporter Haïti comme membre permanent du Sommet Ibéro-Américain. Un nouvel accord de coopération sera paraphé, selon le Chancelier espagnol, dans les domaines de l’eau potable, de l’éducation, du transport scolaire et de l’assistance technique. Le Ministre espagnol qui a offert, en cette occasion, des bourses d’étude au profit des jeunes haïtiens, a invité son homologue haïtien à effectuer une visite en Espagne dans 60 jours.
Suriname
Le Président du Suriname, S.E. Désirée Delano Bouterse, et son Ministre des Affaires Etrangères, M. Winston Lackin, ont annoncé la signature, avec le Ministre Lamothe, d’une convention de coopération sur la construction. Des bourses d’étude seront offertes aux diplomates haïtiens au Suriname. Les autorités surinamiennes qui ont également octroyé 5,000 visas de travail dans les secteurs de l’agriculture et de la technologie aux ressortissants haïtiens, ont invité le Chancelier Laurent Lamothe à se rendre au Suriname.
Chili
Avec le Chancelier chilien, M. Alfredo Morales, il est prévu la signature d’un cadre de coopération bilatérale qui comprendra, d’une part, l’offre qu’une partie du contingent chilien au sein de la MINUSTAH soit réorientée vers des projets de développement (routes, ponts, entretien de routes…), et, d’autre part, une proposition d’accompagner Haïti au niveau de l’éducation et la formation professionnelle. Le Chili promet aussi de supporter l’adhésion d’Haïti dans le Sommet Ibéro-Américain.
Panama
Le Ministre panaméen des Affaires Etrangères, M. Roberto Henriquez, a plaidé, de son côté, en faveur du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays. La régularisation des activités commerciales des haïtiens au Panama a été aussi au cœur des pourparlers entre le Chancelier Lamothe et son homologue du Panama.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4137-haiti-politique-reunion-bilaterale-haiti-argentine.html
http://www.haitilibre.com/article-4134-haiti-politique-laurent-lamothe-au-paraguay-parle-d-investissements.html
http://www.haitilibre.com/article-4113-haiti-politique-laurent-lamothe-au-21eme-sommet-ibero-americain-au-paraguay.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

L’USDOL évaluera la conformité aux normes internationales du travail

31/10/2011 07:49:47

Haïti - Économie : L'USDOL évaluera la conformité aux normes internationales du travailL’Association des Industries d’Haïti (ADIH) informe qu’une délégation du Département du Travail américain (USDOL) séjournera bientôt au pays pour visiter des entreprises haïtiennes de l’industrie de confection, dans le cadre du programme d’évaluation de conformité aux normes internationales du travail, tel que prévu par la loi HOPE.
L’ADIH et la Commission Tripartite de Mise en Œuvre de la loi HOPE (CTMO-HOPE) souhaitent la bienvenue à la délégation du USDOL et les autres membres du gouvernement américain, et sont enthousiastes à l’idée de partager avec eux les meilleures pratiques et améliorer la conformité de l’industrie du vêtement tandis qu’Haïti développe cet important secteur de son économie.
« Par ces temps de difficultés économiques aiguës, et face à la rude concurrence au niveau global, Haïti est déterminée à s’assurer que les droits des travailleurs sont protégés et la responsabilité sociale grandit dans le milieu des affaires » indique l’ADIH.
« La conformité aux normes internationales du travail a fait beaucoup de progrès et les opportunités existent pour améliorer davantage la performance des entreprises dans ce domaine. L’industrie haïtienne du vêtement se réjouit de pouvoir accueillir l’équipe du USDOL » conclut l’Association des Industries d’Haïti.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

100 nouvelles écoles d’ici la rentrée 2012

31/10/2011 11:37:31

Haïti - Éducation : 100 nouvelles écoles d'ici la rentrée 2012Le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) a annoncé la construction d’ici la rentrée 2012 de 100 écoles « up to date ». Dernièrement le FAES a fait la présentation du projet en vu de trouver des partenaires pour la construction des écoles. Ducarmel François, directeur des projets sociaux du FAES explique «…ils doivent [les partenaires, entreprises] savoir ce que nous voulons faire, ils doivent savoir aussi notre budget, ils doivent savoir dans quel département du pays nous allons intervenir, là pratiquement nous allons intervenir sur les 10 départements du pays et nous devons livrer comme je l’ai dit tantôt plus de 100 écoles au gouvernement. »
« Nous au FAES, en tant qu’organisation qui finançons les projets, nous n’exécutons pas, ça veut dire que nous devons identifier les partenaires qui doivent nous aider à livrer la marchandise, nous allons analyser les différents dossiers qui vont nous être soumis […] à travers les données fournies nous allons voir comment répartir les entreprises par classe d’activités » précise M. François.
Concernant les écoles le directeur du FAES indique qu’elles seront complètes et « up to date » « les écoles que nous allons construire seront des écoles complètes, des écoles up to date, cela veut dire que c’est une école qui doit être complète selon les normes de l’éducation nationale, s’il y a un réfectoire il doit y avoir une cuisine équipée, nous allons mettre des laboratoires informatique, des bibliothèques, nous allons arranger les cours pour que les enfants puissent se sentir dans un environnement de qualité, pour une école de qualité et un enseignement de qualité… » affirme Ducarmel François, directeur des projets sociaux du FAES.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice :

Une justice, lente et inefficace

31/10/2011 10:05:10

Haïti - Justice : Une justice, lente et inefficaceL’ONG Action Citoyenne pour le Respect des Droits Humains (ACREDH) a dénoncé vendredi par-devant la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) que la « lenteur » et « l’inefficacité » de la justice haïtienne maintient en prison 4,217 personnes en détention préventive, sur un total de 5,600 prisonniers dans le pays, seulement 1324 ont été reconnus coupables d’avoir commis un crime.
M. Le Cruerre, l’un des directeurs de l’organisation, a déploré que, malgré le soutien financier et technique de la communauté internationale, reçu le gouvernement haïtien, les changements nécessaires pour améliorer le système judiciaire et pénitentiaire n’ont pas été faits.
« Le système judiciaire n’est pas efficace, est extrêmement lent et continue de souffrir de faiblesses fondamentales : la corruption, la mauvaise application des lois et des accords… »
Les cas d’abus de la part des organes et des membres des forces de sécurité, les détentions arbitraires avec un usage « excessive » de la force et les détention prolongée des « présumés accusés », « n’ont rien de nouveau en Haïti » déplore-t-il.
Concernant la situation dans les prisons et les commissariats de police, « l’ensemble du système est un échec ». L’ACREDH a constaté que les conditions sont « dégradantes », qu’il n’y a pas assez de nourriture ou d’eau potable, les installations d’assainissement et d’accès aux soins médicaux sont déficiente, et il y a des difficultés à accéder aux soins de santé…
« Les procureurs prennent plusieurs mois avant de présenter aux détenus les causes », il y a des cas en attente de procès depuis 2009.
M. Le Cruerre dénonce également « la complicité, la corruption et le manque d’effectif » pour mener une politique pénitentiaire approprié, car parmi les 4,217 personnes en attente de jugement, la plupart sont incarcérés pour des délits mineurs.
Il a également parlé de la situation des enfants qui selon la loi haïtienne ne devrait « en aucun cas » être emprisonnés, la loi prévoit des centres de réhabilitation.
Pour sa part, le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’OEA, Duly Brutus, a déclaré que le nouveau gouvernement vient de s’installer, et qu’il n’existe pas de directives, mais a dit qu’il était conscient de la « faiblesse » et des « besoins » de la justice haïtienne, ajoutant que « l’établissement de la primauté du droit est l’un des piliers de la politique du président Martelly. »
Hier à l’occasion de la journée mondiale des prisonniers, Yanick Mézil, la nouvelle Ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes accompagnée de la doyenne du tribunal civil, Jocelyne Casimir, du sénateur et Président de la commission justice et sécurité du sénat Youri Latortue et d’un représentant de la Minustah a effectué une visite à la prison pour femmes de Pétion-ville. La Ministre a promis d’intervenir pour que les détenues qui ont déjà purgé leur peine puissent retrouver la liberté.
HL/ HaïtiLibre

 

Journée mondiale des prisonniers

imageLa journée mondiale des prisonniers a été commémorée le dimanche 30 octobre en Haïti autour du thème : « prisonnier aujourd’hui agent de développement de demain ».
Pour marquer cette journée la ministre à la condition féminine Yanick Mezile accompagnée de la doyenne du tribunal civil, Jocelyne Casimir, du président de la commission justice du sénat Youri Latortue et d’un représentant de la Minustah a effectué une visite à la prison pour femmes de Pétion-ville.
Il s’agit pour la délégation de se renseigner sur les conditions de détention de ses prisonniers. Tous les membres de cette délégation ont critiqué les mauvaises conditions dans lesquelles vivent ces détenues.
La ministre à la condition féminine et aux droits des femmes Yanick Mezile a pour sa part a promis d’intervenir pour que les détenues qui ont déjà purgé leur peine de recouvrer la liberté.
Notons également que Plusieurs activités ont été organisées à travers tout le pays pour marquer la journée des détenus.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Affaire Bélizaire :

Evans Paul veut désamorcer la crise

30/10/2011 11:53:36

Haïti - Affaire Bélizaire : Evans Paul veut désamorcer la criseDans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Evans Paul leader du KID (Konvasyon Inite Demokratik) pense que c’est une bonne chose que le Député Bélizaire soit libéré, mais qu’il est nécessaire de trouver un moyen pour désamorcer la crise politique qui existe aujourd’hui dans le pays.
«… je pense que c’est une bonne chose que le Député Bélizaire soit libéré parce qu’il ne doit pas être arrêté. Une partie du problème est résolu, mais il y a un deuxième aspect fondamental du conflit […] entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, qui explique la réaction dans chaque Chambre, des députés et le Sénat.
Je souhaite que l’Exécutif joue avec beaucoup d’élégance, qu’il est le courage de présenter au parlement ses excuses, ce serait un bon moyen pour désamorcer la crise politique qui existe aujourd’hui dans le pays.
Une excuse ne règle pas toutes les choses, une excuse c’est une dimension de sagesse, surtout si elle est associé à un engagement pour qu’il n’y est plus ce type de dérive, à ce moment là, on ne sera pas obligé d’en arriver à l’interpellation […]
Je crois que les autorités qui sont là aujourd’hui, c’est pas pour ça que le peuple a voté, pour qu’ils fassent des conflits entre-eux. C’est vrai, qu’il y a une chose grave qui c’est produite et nous l’avons condamnée au niveau de l’Alternative, mais nous ne voulons pas qu’elle tourne en crise permanente, qui va créer un blocage et que la population paye les conséquences de ce blocage.
C’est ce qui me fait demander, en plus de la libération du député Arnel Bélizaire, que l’Exécutif, avec grandeur, présente au parlement des excuses  […] et que le parlement, avec la même grandeur, sursoit les démarches d’interpellations qu’ils ont faites pour que vraiment, les autorités prennent les priorités du pays en mains, pour faire face aux besoins du peuple haïtien. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4135-haiti-affaire-belizaire-l-opl-croit-qu-il-faut-interpeller-le-chef-du-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Affaire Bélizaire :

L’OPL croit qu’il faut interpeller le Chef du Gouvernement

30/10/2011 08:54:49

Haïti - Affaire Bélizaire : L’OPL croit qu’il faut interpeller le Chef du GouvernementDans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Sauveur Pierre Étienne, Coordonnateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) croit que les honorables sénateurs et députés se sont trompés, que c’est le Gouvernement qui est responsable et qu’il faut interpeller le Chef du Gouvernement… «… en fait, je ne crois pas que l’on devrait parler d’arrestation, mais plutôt d’enlèvement, parce que l’arrestation a plus ou moins un caractère légale, donc on a procédé à l’enlèvement du député. Naturellement, il ne faut pas défendre le député Arnel Bélizaire parce qu’on connait son passé, il faut défendre de préférence l’institution parlementaire.
À mon avis, le pouvoir Exécutif bicéphale, n’a aucun respect pour l’institution parlementaire, c’est un accroc à la Constitution de 1987, donc, si les députés et les sénateurs qui sont des autorités, si leurs droits ne sont pas respectés, si le gouvernement peut se permettre de procéder à l’enlèvement d’un député, à partir de ce moment, aucun citoyen n’est à l’abri dans l’avenir.
Je crois que les parlementaires, les honorables sénateurs et députés, se sont trompés parce que c’est le gouvernement qui est responsable. Ce n’est pas une question de Ministre de la justice ou de l’Intérieur, non, c’est le Chef du Gouvernement qui doit être interpellé.
Il faudrait que l’on mette sur pied une Commission parlementaire pour enquêter sur ce qui c’est passé à l’Aéroport de Port-au-Prince. C’est un évènement excessivement grave et à mon avis, si les députés et les sénateurs ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités et bien l’on doit s’attendre à toutes les dérives, parce que la tentation autoritaire existe au niveau de ce pouvoir et il faut freiner ces dérives le plus vite que possible.
La Constitution de 1987 existe, elle est encore en vigueur, donc les députés et les sénateurs, ne devraient pas hésiter à appliquer les prescrits de la Constitution en la matière. Cela veut dire tout simplement, que le parlement doit exercer son pouvoir de contrôle, c’est un droit constitutionnel que détient le parlement de contrôler l’action gouvernementale et là, nous parlons de dérive autoritaire, d’arbitraire, d’enlèvement d’un député… donc c’est inacceptable dans le cadre d’un État de droit démocratique. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité :

Un travailleur humanitaire canadien, blessé par balle à Port-au-Prince

30/10/2011 12:54:18

Haïti - Insécurité : Un travailleur humanitaire canadien, blessé par balle à Port-au-PrinceFrancklin Guerrier un avocat montréalais à la retraite et Directeur d’une organisation humanitaire Ayiti Dwa Moun, accompagné d’un ami, a été victime d’une agression par balles à Port-au-Prince. Francklin Guerrier a été blessé à la clavicule alors que son ami, dont l’identité n’a pas été révélée a succombé à ses blessures.
Beverley J. Oda, la ministre de la Coopération internationale du Canada, a fait savoir dans un communiqué, que le gouvernement canadien « offre un soutien à la famille de M. Guerrier […] Mes pensées et mes prières sont avec la famille Guerrier, qu’elle se remette de cet incident tragique […] Je suis heureuse d’entendre que M. Guerrier est dans un état stable et j’offre mes condoléances à la famille de son ami. Notre gouvernement travaille avec les responsables consulaires, afin d’assurer que la famille, reçoive un soutien dans ce moment de besoin. »
D’après des témoins, les deux hommes ont été attaqués par des individus en moto. Les raisons de cette agression demeurent, jusqu’à présent, inexpliquées.
HL/ HaïtiLibre

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samedi 29 octobre 2011 (2)

29 Oct

Haïti – Dossier Bélisaire :

Le Sénat interpelle le Ministre de la Justice et le Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères

Samedi, 29 Octobre 2011 19:35

Le Sénat Haïtien interpelle le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Josué Pierre-Louis, et le Secrétaire d’état aux Affaires Etrangères, Michel Brunache pour le jeudi 3 Novembre 2011. Ces deux responsables gouvernementaux doivent s’expliquer sur l’arrestation du député Arnel Bélisaire survenu le jeudi 27 Octobre dernier dans l’Aéroport de Port-au-Prince.

Les sénateurs estiment que c’est sur ordre de Michel Brunache que l’accès leur a été interdit au Salon Diplomatique. Josué Pierre-Louis et Michel Brunache risquent d’être destitués s’ils n’arrivent pas à convaincre les pères conscrits de la Nation.

La Chambre des Députés pourrait, elle aussi, renvoyer des ministres et secrétaires d’Etat à la rentrée parlementaire en Janvier prochain. Les députés visent principalement les ministres de l’Intérieur, Thierry Mayard Paul ; des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe et de la Justice, Josué Pierre-Louis. Ces ministres sont identifiés comme responsables de « l’enlèvement suivi de la séquestration du député Bélisaire ».

Dans sa résolution, la Chambre Basse affirme ne pas reconnaitre leur autorités et sollicitent leur démission. Elle demande également au Bureau de former une mission aux fins de poursuivre tous les contrevenants à la loi.

Pour le moment, le député Arnel Bélisaire est en liberté. Il a été conduit à la Chambre Basse vendredi à la mi-journée sur demande du Commissaire du Gouvernement, Félix Léger, lui qui avait ordonné l’arrestation du député la veille. Le parquet n’a pas précisé s’il s’agit d’une liberté conditionnelle.

 

Les relations sont harmonieuses entre l’exécutif et le législatif selon un ministre

Le nouveau ministre de la justice Josué Pierre Louis affirme qu’il n’y a pas de conflit entre l’exécutif et le parlement dans le cadre de l’affaire du député, Arnel Belizaire.
Soulignons qu’il a fait ses déclarations quelques heures avant son interpellation par un groupe de sénateurs.
« Au contraire l’exécutif s’est entretenu avec un groupe de parlementaires afin de trouver une issue dans le cadre de cette affaire », a fait remarquer le Garde des Sceaux de la République.
D’un autre coté Me Josué Pierre-Louis indique qu’il ne saurait interdire le commissaire du gouvernement de mettre l’action publique en mouvement contre un individu ayant des démêlées avec la justice.
Notons que le ministre de la justice pointé du doigt par les députés et les sénateurs dans l’arrestation du député Arnel Belizaire.
Les membres de la chambre basse réclament sa démission, alors qu’il a été interpellé par les membres du grand corps.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Laurent Lamothe au Paraguay, parle d’investissements

29/10/2011 15:07:44

Haïti - Politique : Laurent Lamothe au Paraguay, parle d’investissementsLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes (MAEC), a quitté le pays ce jeudi 27 Octobre à destination de Asunción au Paraguay pour participer les 28 et 29 Octobre, au 21ème Sommet Ibéro-Américain qui se déroule sous le thème « La transformation de l’État et le développement. »
Vendredi, le Ministre des Affaires étrangères, qui participe en tant qu’invité au 21ème Sommet Ibéro-Américain, a demandé formellement à la communauté des nations latino-américaine l’admission d’Haïti comme Nation participante « La langue française nous sépare un peu du reste de l’Amérique latine, mais nous sommes un pays avec beaucoup de points en communs avec le reste de la région. »
Le Ministre Lamothe a remercié du soutien qu’Haïti a reçu ces dernières années, surtout Cuba en matière de santé et notamment le Venezuela et le Brésil qui prévoient de construire une centrale électrique en Haïti. « Nous sommes venus ici pour regarder dans les yeux les représentants d’Amérique latine et vous dire merci pour cette aide précieuse. »
En marge du Sommet, Laurent Lamothe a déclaré en conférence de presse qu’Haïti était « ouvert aux affaires » en ces temps où la stabilité commence à se rétablir « Nous voulons plus de ressources grâce à des investissements privés directs, ce qui est le meilleur moyen de générer un développement durable […] pour remplacer l’aide humanitaire qui ne durera pas « éternellement. »
Le Chancelier a également annoncé que le 18 Novembre 2011, le nouveau gouvernement du Président Michel Martelly va activer une nouvelle force de sécurité nationale, qui aura « au moins deux ans » pour assumer pleinement ses activités de sécurité en Haïti.
Concernant la présence de la Minustah sur le sol d’Haïti, le Ministre à expliqué, qu’il n’était pas possible pour le moment, de fixer une date de départ de la Mission onusienne, rappelant qu’Haïti ne disposait, que d’une force de police de 10,000 hommes, dotée d’un budget annuel de 150 millions alors que l’ONU opère ses troupes avec 870 millions de dollars américains.
Laurent Lamothe a fait savoir qu’en attendant cette nouvelle force de sécurité en Haïti, le gouvernement reste en faveur de la poursuite du travail de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti car « son rôle a été et reste, très important » jusqu’à ce qu’Haïti soit prêt à prendre la relève.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4113-haiti-politique-laurent-lamothe-au-21eme-sommet-ibero-americain-au-paraguay.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-RD :

Rencontre des chanceliers Lamothe et Troncoso

Samedi, 29 Octobre 2011 14:39 AF/HPN

Le Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe, s’est réuni samedi au Paraguay avec son homologue dominicain Carlos Morales Tronconso en marge du 21ème Sommet Ibéro-Américain.

La question migratoire et l’impact de la nouvelle loi de nationalisation sur les communautés haïtiennes figuraient parmi les thèmes qui ont été abordés lors de cette rencontre à Asunción.

Le chancelier haïtien a profité de cette 21ème édition du Sommet Ibéro-Américain pour solliciter officiellement le Statut d’observateur pour Haïti qui permettra au pays de participer de plein droit aux rencontres des Ministres des Affaires Etrangères et aux réunions techniques et activités de coopération multilatérale de cette entité internationale.

Le Sommet Ibéro-Américain est une rencontre annuelle qui regroupe la plupart des Chefs d’Etat d’Amérique latine et du péninsule Ibérique qui ont un héritage culturel en commun, notamment linguistique, suite à la colonisation de l’Amérique latine par l’Espagne et le Portugal.

Frantz Alcéma (HPN)
salutano@yahoo.fr

 

Haïti – Élections :

Prochain scrutin, pas avant 2012

29/10/2011 11:50:19

Haïti - Élections : Prochain scrutin, pas avant 2012Si l’on s’en tient à la Constitution, il ne reste guère que deux semaines pour organiser les prochaines élections sénatoriales partielles [renouvellement du tiers du Sénat] et municipales.
Pierre Louis Opont, Directeur Général du Conseil Électoral provisoire (CEP) explique « Les élections ne sont pas possibles pour la fin de cette année compte tenu de la durée du processus de préparation. Les conditions politiques et techniques sont pas réunies » soulignant qu’aucun arrêté présidentiel convoquant le peuple aux urnes n’a été publié et que la mise en place de la machine électorale ne peut se faire en moins de 4 mois.
HL/ HaïtiLibre

samedi 29 octobre 2011

29 Oct

Le Parlement veut couper des têtes

Soixante-onze députés de diverses tendances politiques déclarent péremptoirement ne pas reconnaître l’autorité de deux ministres: Thierry Mayard-Paul et Josué Pierre-Louis, du secrétaire d’Etat Pierre-Michel Brunache et du chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger, « impliqués dans la séquestration du député Arnel Bélizaire ». Les fauteuils du ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, sont désormais branlants. Le ministre et le secrétaire d’État sont interpellés par le Sénat, outré par l’arrestation du député Arnel Bélizaire qui a passé une nuit au Pénitencier national.

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Le député Arnel Bélizaire (Photo: James Alexis)

Le député Arnel Bélizaire

Au premier plan, le président de la Chambre basse Sorel Jacynthe (Photo: James Alexis)

Au premier plan, le président de la Chambre basse Sorel Jacynthe

Les députés réunis en Assemblée (Photo: James Alexis)

Les députés réunis en Assemblée

(Photos: James Alexis)

Les sénateurs n’ont pas fait dans la dentelle en interpellant le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères; ces derniers auraient joué un rôle actif dans l’interdiction faite aux députés d’entrer jeudi au salon diplomatique de l’aéroport. Les deux membres du gouvernement de Garry Conille sont interpellés par quinze des seize sénateurs réunis au Grand Corps.
« Le ministre et le secrétaire d’Etat sont interpellés pour le 3 novembre prochain », a confirmé une résolution adoptée à l’unanimité par les sénateurs. Le ministre Pierre-Louis et le secrétaire d’État Brunache pourront être renvoyés par le Sénat, seulement deux semaines après leur installation, s’ils n’arrivent pas à prouver leur innocence dans l’incarcération du député de Delmas/Tabarre.
Les sénateurs ont, par ailleurs, créé une commission spéciale pour enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement de Conille ainsi que celle du président Michel Joseph Martelly. Une enquête interne sera également menée sur les sept membres de la commission spéciale avant d’analyser les pièces du chef de l’Etat et de tous les ministres en fonction. La commission a été déjà formée à la demande du sénateur Moïse Jean-Charles, installés, farouche opposant à Martelly.
Les députés ont également montré leur muscle en ne reconnaissant plus l’autorité de deux ministres, d’un secrétaire d’Etat et du chef a.i du parquet qui seraient impliqués dans l’arrestation de leur collègue Arnel Bélizaire.
Soixante-onze députés de diverses tendances politiques déclarent péremptoirement ne pas reconnaître l’autorité de deux ministres: Thierry Mayard-Paul et Josué Pierre-Louis, du secrétaire d’Etat Pierre-Michel Brunache et du chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger, « impliqués dans la séquestration du député Arnel Bélizaire ».
Dans une résolution adoptée lors d’une séance informelle par plus de deux-tiers de l’Assemblée, les collègues de Bélizaire ont sommé les deux ministres et le secrétaire d’Etat ainsi que le commissaire du gouvernement de démissionner. S’ils ne se retirent pas volontairement du gouvernement de Garry Conille, les officiels concernés seront interpellés à la prochaine session de la 49e législature – 9 janvier 2012, selon la résolution présentée à l’Assemblée par le député Lévaillant Louis-Jeune. L’ancien président de la Chambre basse menaçait, la veille, d’introduire une demande en accusation du chef de l’Etat, Michel Martelly, suspecté dans la « séquestration du député Bélizaire ».
Des députés considérés comme proches de Martelly, notamment Gracia Delva, Abel Descollines tous deux élus sous la bannière de Lavni, ont signé la résolution qui sera fignolée incessamment par Lévaillant Louis-Jeune pour quelle devienne officielle. Signataire lui aussi de la résolution, le député Jean-Acklush Louis-Jeune a prôné en vain le retrait des ministres désignés par la plateforme INITE et des Partis Ayiti Ann Aksyon (AAA) et PONT.
Arrivé en « libérateur » au Parlement, Arnel Bélizaire a lui aussi endossé la résolution couperet pour certains ministres, un secrétaire d’Etat et le chef du parquet. L’élu de Delmas/Tabarre a tenu à remercier ses collègues parlementaires qui maintenaient la pression pour forcer sa libération. « J’ai l’obligation de ne pas avoir peur pendant les quatre années de la législature », a déclaré Arnel Bélizaire, qui a passé la nuit de jeudi à vendredi au greffe de la prison civile de Port-au-Prince. Considéré comme « évadé de prison » depuis une cabale avec le chef de l’Etat, Arnel Bélizaire a été arrêté à l’aéroport international Toussaint Louverture à sa descente de l’avion.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard-Paul, dénoncent les députés, s’est présenté en personne à l’aéroport pour s’assurer de l’arrestation d’Arnel Bélizaire. Le ministre dont l’autorité est contestée, serait impliqué dans des actes de violences perpétrés, le même jour, contre un employé de l’aéroport international Toussaint Louverture. « Le ministre et ses agents de sécurité ont bousculé et arraché le badge de Dorcé Fritz, un employé du service de sécurité de l’aéroport. Ces derniers ont violé un espace inviolable de l’institution aéroportuaire », se lamentent des employés qui observaient un arrêt de travail dans la matinée.
Le ministre de la Justice en Ponce Pilate
La résolution n’a pas épargné le ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis, qui joue au Ponce Pilate. Je n’ai rien à voir avec l’arrestation du député Arnel Bélizaire, a plaidé le ministre Pierre-Louis. L’ordre d’arrestation n’arrive pas non plus de l’exécutif, a indiqué le ministre, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse. « La loi interdit de passer des instructions individuelles dans le cadre d’un dossier traité par la justice », a plaidé l’ancien chef du parquet devenu garde des sceaux. Le ministre Pierre-Louis dit avoir demandé rapport au chef a.i du parquet. Il a aussi demandé à Me Félix Léger d’appliquer l’article 115 de la Constitution de 1987, relative à l’immunité parlementaire.
Le sénateur Kély C. Bastien considère comme préméditée l’arrestation du député Arnel Bélizaire. « Elle est faite contre la Chambre des députés et non contre la personne d’Arnel Bélizaire. On avait le souci d’humilier l’institution parlementaire », a insisté le sénateur Bastien.
Considéré comme un colis encombrant, Arnel Bélizaire a été conduit dans l’après-midi de vendredi au Parlement par des agents de l’Administration pénitentiaire nationale (APENA). Même en disgrâce, le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger, est revenu à la charge en écrivant au bureau de la Chambre des députés pour lui demander de mettre M. Bélizaire à la disposition de la justice.

Arnel Bélizaire accueilli en héros

1h30 p.m. Le député Arnel Bélizaire est arrivé au Parlement. Il est accueilli comme un héros. Parlementaires, employés du Palais législatif, partisans et sympathisants du député prisonnier ont explosé de joie quand ils l’ont vu. Impossible pour les dizaines de journalistes accrédités au Parlement d’arracher un mot de la bouche du député Bélizaire. Des agents de l’APENA, qui ont conduit le député au Parlement, ont été chahutés.
On ignore pour l’instant si le parlementaire, arrêté, jeudi, à l’aéroport international Toussaint Louverture, est libéré définitivement ou provisoirement.

On sait cependant qu’une lettre annonçant sa libération et signée du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Félix Léger, a été envoyée au bureau de la Chambre basse. « L’Exécutif a libéré le député Bélizaire parce qu’il est devenu un détenu encombrant », a précisé le député Guy Gérard Georges.

Aucun juge n’a auditionné le député de Delmas/Tabarre jusqu’à sa libération. De quoi porter le député Levaillant Louis-Jeune à qualifier son arrestation de séquestration. « L’Exécutif a libéré le député Arnel Bélizaire clandestinement », a-t-il commenté.

Claude Gilles et Jean-Pharès Jérôme

 

Haïti-affaire Bélizaire :

Le sénat interpelle le ministre de la justice

Vendredi, 28 Octobre 2011 21:17 LJO/HPN

Le sénat de la république a pris la résolution d’interpeller le ministre de la justice, Me Josué Pierre Louis, ainsi que le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, M. Michel Brunache, lors  d’une séance tenue vendredi soir, en réaction à l’arrestation la veille du député Arnel Bélizaire.

Les 15 sénateurs ayant participé à la séance ont signé cette résolution interpellant le titulaire du ministère de la justice et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, le jeudi 3 novembre prochain, à 2 heures de l’après midi.
Me Josué Pierre Louis  est mis en cause pour l’arrestation d’un député en fonction suite à une demande judicaire, arrestation jugée illégale parles sénateurs.
M. Michel Brunache est quant à lui interpellé sur le fait que des parlementaire ont été interdits d’accès au salon diplomatique de l’aéroport Toussaint Louverture, lors de l’opération ayant conduit à l’arrestation du député.
Le ministre Pierre Louis avait “nié toute implication dans l’interpellation du député de Delmas Tabarre, et a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un ordre du ministère de la justice”, Lors d’un point de presse donné dans la journée de vendredi.
Dans la foulée, les sénateurs ont formé une commission devant enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement, ainsi que le président de la république.
Quelques heures avant la séance du sénat, les députés ont demandé la démission des ministres de la justice, de l’intérieur, du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et le commissaire du gouvernement.
ljosepholivier@gmail.com

 

Vérification de nationalité du Président Martelly et des membres du gouvernement

29/10/2011 06:10:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Sénat a approuvé vendredi soir la création d’une commission de neuf membres ayant pour mandat d’enquêter sur la nationalité du Président Michel Martelly et de tous les membres du gouvernement, dans un contexte de crise politique aiguë qui met face à face les deux premiers pouvoirs d’Etat en raison des développements dramatiques de l’affaire Bélizaire.

Formée à l’iniative de l’élu du nord, Moïse Jean-Charles, l’un des fers de lance de l’opposition au Grand Corps, la commission, qui intègre les représentants de toutes les sensibilités, est composée des Sénateurs John Joël Joseph, Joseph Lambert, Yvon Buissereth, Steven Benoît, Youri Latortue, Nènèl Cassy, Evallière Beauplan, Dieuseul Simon Deras et Moïse Jean-Charles.

Sur proposition d’Andrys Riché et de Youri Latortue, le bureau du Sénat a décidé, à l’occasion d’une séance spéciale consacrée à l’arrestation du Député de Delmas/Tabarre, de réaliser un vetting interne au cours duquel la nationalité de tous les commissaires sera passée au peigne fin avant de les autoriser à se pencher sur les dossiers des membres de l’Exécutif.

Dans ses considérations sur la nécessité de faire en sorte que ceux placés au timon des affaires soient au-dessus de tout soupçon, Moïse Jean-Charles a indiqué que le parcours des membres du nouveau cabinet ministériel n’avaient fait l’objet d’aucune étude sérieuse, lors du processus de ratification.

Il en a profité pour blâmer la passivité de l’assemblée sénatoriale face aux dérives du pouvoir.

« Si les Présidents Aristide ou Préval avaient commis les dérives qu’a déjà accumulées le Président Martelly, il y aurait déjà un lever de boucliers », a fait remarquer le Sénateur en énumérant les attaques du dirigeant haïtien contre la presse et le Parlement.

Pour sa part, son collègue Dieuseul Simon Deras a souligné à l’attention de tous les membres de la commission la lourde responsabilité qu’ils endossent en acceptant de participer au contrôle de la nationalité de ceux-là qui nous gouvernent. « Chacun sera sous la surveillance d’un satellite mondial », a averti le représentant du Plateau Central (centre), en présence d’Arnel Bélizaire qui assistait à la séance.

La constitution haïtienne, dans la version actuellement en vigueur, interdit la double nationalité et prévoit la destitution du Président de la république, du Premier ministre, des ministres, Sénateurs et Députés s’ils se retrouvent en pareille situation. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti: député arrêté puis libéré

AFP Publié le 29/10/2011 à 08:17 Figaro.fr

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Les parlementaires haïtiens ont réclamé hier la démission de trois membres du nouveau gouvernement après l’interpellation et la brève détention d’un député recherché par la justice pour évasion en 2005, a annoncé le président de la chambre des députés, Saurel Jacinthe. Dénonçant le « début de l’instauration d’une dictature en Haïti » par le nouveau président Michel Martelly, les députés ont voté une résolution exigeant la démission des ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères du gouvernement installé il y a une semaine.
« Nous ne reconnaissons pas l’autorité de ces ministres qui ont orchestré l’enlèvement et la détention illégale d’un parlementaire », a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l’aéroport de la capitale à sa descente d’avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d’être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation. « Nous sommes en présence d’une dictature qui prend forme dans le pays, nous appellons le peuple à nous aider à stopper cette tendance », a affirmé le président de la chambre.
Le parlementaire qui est longuement intervenu dans les radios de Port-au-Prince vendredi, a dénoncé un plan attribué au président Martelly de vouloir se débarrasser du Parlement dominé par l’opposition. Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux Etats-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l’épaule, a annoncé son bureau de presse.

 

Le gouvernement haïtien contesté par l’Assemblée

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Pour la majorité des députés haïtiens, le président Michel Martelly est un dictateur en devenir  Reuters

Une nouvelle crise politique débute en Haïti. En réaction à l’arrestation jeudi 27 octobre d’un député, alors qu’il était sous protection de son immunité, les parlementaires réclament désormais la démission de plusieurs ministres. La contestation des élus envers le pouvoir exécutif s’accroit, surtout contre le président Michel Martelly que beaucoup de députés accusent de dérives dictatoriales.

Par RFI Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

La libération, sans explications, du député Anel Bélizaire, moins de 24 heures après son arrestation, n’a pas apaisé la colère des parlementaires. En session extraordinaire, 71 des 90 députés ont voté une résolution contre les responsables de ce qu’ils appellent la « séquestration de leur collègue ». Les élus réclament donc la démission des ministres de la Justice et de l’Intérieur, de deux secrétaires d’Etat et du Commissaire du gouvernement.

Ce vote des députés est un coup dur porté à l’équipe gouvernementale qui n’a pris ses fonctions que depuis une semaine. Mais les parlementaires ne veulent pas rester inactifs devant le non-respect de la Constitution et, dans les rangs de l’Assemblée, députés et sénateurs ne mâchent pas leurs mots et accusent Michel Martelly de dictateur en devenir.

Le président de la République, qui avait mis cinq mois pour faire accepter un Premier ministre, fait désormais face à un pouvoir législatif ouvertement hostile, ce qui va lui compliquer la poursuite des affaires, à commencer par le remplacement des ministres dont l’autorité n’est plus reconnue par les députés.

 

Edito – Le Nouvelliste

Haïti: EDITO : Si nos chefs savaient…

Si nos chefs savaient que les portes qui s’ouvrent devant eux avec déférence se ferment aussi vite quand ils deviennent des pestiférés, ils feraient du vrai respect de l’Etat de droit un objectif primordial de leur mandat. Un dirigeant peut échouer dans tous les aspects de son mandat, mais pas sur le seul qui ne relève que de sa bonne foi : le respect des lois.
Si on leur avait expliqué que d’autres avant eux jouissaient des privilèges exorbitants de leur fonction et qu’un matin, comme un rat, un avion est venu les attendre au bout de la piste de Maïs Gâté, nos chefs seraient moins fiers de jouer aux gros bras. La gloire est éphémère. Le bruit et la fureur n’aident pas à construire une réputation qui dure.
Ah! si nos chefs savaient que les pays qui leur déroulent le tapis rouge, les dirigeants qui les invitent à leurs tables, seront les premiers à ne pas se souvenir de leur nom, ils resteraient bien tranquilles dans leur bureau à faire le travail qui leur revient: sortir ce pays de l’abîme.
Si nos chefs n’avaient pas la mémoire courte et ne se laissaient pas enivrer par les effluves du pouvoir, par le roulement de la grosse caisse à chaque fois que la fanfare entame l’hymne, ils sauraient que des dizaines d’exaltés sont prêts à devenir martyrs pour, en échange de quelques heures de gloire, voir le chef en eux devenir un monstre.
Les rires complices se transforment si vite en menaçants grincements de dents. Que c’est stupéfiant! Les photos de famille des équipes qui s’installent se métamorphosent en avis de recherches, quand on se met à ne pas respecter les droits de l’homme. Un simple juge, n’importe où dans le monde, peut mettre fin à la superbe d’une présidence.
René Préval, car en la matière il faut bien lui rendre hommage, fut le seul de nos présidents à résister à toutes les tentations d’autoritarisme. Bien lui en prit. Nous n’avons pas assez apprécié son apport à la cause de l’avancement de la démocratie et jeté, avec l’eau de son bain, bien de ses manières qui illumineraient l’action des autres.
Un président ne menace pas. N’injure pas. Ne fait ni ne recommande, ni ne laisse entreprendre des représailles. Un président est mesure et pondération. Force et sagesse. Un président se doit de voir plus loin que sa satisfaction immédiate. Un président doit savoir s’entourer. Un président mérite le respect et chaque jour se le procure. Un président a tant de pouvoirs et de responsabilités qu’il se doit d’en user à bon escient. Un président doit savoir éviter les pièges, les embuscades comme les petites provocations.
Le processus inauguré le 7 février 1986, mais enclenché depuis des lustres, a ses défauts. Mais que personne ne se méprenne! Le peuple, les amis d’Haïti et le monde entier ne laisseront pas s’installer, par mégarde ou pour complaire à l’élu du moment, une régression.
Tous ceux qui s’y sont essayés ces dernières années ont fini dans la fange. Il y a trop de responsables qui tiennent à leur visa et à leur petit voyage d’agrément pour que cela finisse autrement que par une capitulation sans condition.
Evitons le refrain des regrets, éloignons-nous des remords précoces, oeuvrons pour l’amélioration de la condition de tous et l’établissement de l’Etat de droit véritable. Ces objectifs sont si nobles et le fruit de l’effort si doux.
Monsieur le chef, qu’il serait dommage qu’un jour vous ayez à dire si je savais!

 

Le ministre de la Justice s’en lave les mains

L’arrestation du député Arnel Bélizaire – libéré moins de 24 heures après- n’a pas seulement fait des vagues en Haïti pour son caractère illégal, arbitraire et inconstitutionnel. Quelques heures avant la libération du député de Delmas/Tabarre, la France a condamné cette arrestation qui ne prenait pas en compte l’immunité parlementaire. Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, de son côté, se dédouane de toute responsabilité dans ce dossier.

Le Quai d’Orsay, le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Mariano Fernández, des organismes de défense des droits humains, des partis et des groupements politiques, entre autres, ont tous dénoncé l’arrestation du député Arnel Bélizaire qui est devenu en un laps de temps, le député le plus populaire à la Chambre. Arnel Bélizaire, qui revenait d’une mission parlementaire en France, a été arrêté le jeudi 27 octobre à l’aéroport Toussaint Louverture, sur ordre du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger.
« Le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire. La France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution d’Haïti en matière de séparation des pouvoirs et d’immunité parlementaire », a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro, ce vendredi dans un communiqué.
En effet, quelques heures plus tard, le député – qui a dormi au greffe du Pénitencier national- a été conduit au Parlement par des agents pénitentiaires. Auparavant, des dirigeants de partis politiques, des organismes de droits humains, le conseil de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, ont tous dénoncé le caractère illégal et inconstitutionnel de l’arrestation du député en fonction sans que son immunité soit levée.
« Le conseil de l’Ordre est inquiet pour l’avenir de la démocratie en Haïti (…) L’établissement de l’Etat de droit que préconise le président Michel Martelly a ses exigences, en particulier le respect des institutions étatiques », a déclaré le conseil, appelant les autorités à agir en conformité aux règles de droit établies.
Le bâtonnier de l’Ordre, Me Carlos Hercule, juge l’acte posé avec l’arrestation du député, d’ « attentatoire à l’honorabilité de la fonction parlementaire et à la dignité humaine ». Par conséquent, il s’agit selon le conseil, d’une violation de la Constitution haïtienne de 1987 qui stipule dans son article 115 que « nul membre du corps législatif ne peut, durant son mandat, être arrêté (…).
C’est aussi l’avis des leaders politiques, le président de la Convention des partis politiques haïtiens, le professeur Victor Benoît, Evans Paul de l’Alternative, entre autres. « C’est un scandale ! C’est un acte inacceptable et anti-démocratique, un brigandage qui viole l’immunité parlementaire. Nous condamnons cet acte vivement; c’est une honte nationale qui affecte davantage l’image du pays », a réagi Evans Paul.
Le Premier ministre préoccupé
Dans un communiqué, le Premier ministre Garry Conille, – qui, en voiture privée, a rendu visite à Arnel Bélizaire jeudi soir au Pénitencier national – a également exprimé ses préoccupations quant à l’arrestation du député. « Une fois informé de la détention du député, le Premier ministre s’est rendu au Pénitencier national pour évaluer les conditions de son incarcération et s’assurer de l’intégrité de sa personne », lit-on dans le communiqué.
« Fortement préoccupé par l’emprisonnement d’un député en fonction (…) le Premier ministre continue, en l’espèce, d’explorer toutes les voies et procédures pouvant faciliter une issue conforme aux prescrits constitutionnels à cette crise. Il plaide pour le respect absolu des prérogatives et privilèges constitutionnels des responsables de l’Etat, en invitant, par ailleurs, tous les acteurs sociaux et politiques à la sérénité et au dialogue », a ajouté le PM, réaffirmant sa volonté de veiller, en toutes circonstances, à la protection des libertés individuelles et collectives ainsi qu’au respect des droits inaliénables du citoyen dans un Etat de droit.
Face à une telle situation, le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Mariano Fernández Amunátegui, s’est dit inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation du député Arnel Bélizaire.
« Cette tension, nuisible aux intérêts supérieurs de la nation, risque de freiner la mise en oeuvre du programme du gouvernement, au détriment de la population haïtienne qui est impatiente de voir se concrétiser les promesses de ses élus », a déclaré M. Fernandez.
Dans le souci de préserver le climat propice à la stabilisation démocratique du pays et de renforcer l’Etat de droit, le diplomate encourage le dialogue et invite les autorités à « clarifier la procédure légale, conforme à la Constitution, qui a mené à l’arrestation du député Bélizaire, et ce, afin de restaurer la bonne coopération entre l’exécutif et le Législatif ».
Pas de conflit entre l’exécutif et le Législatif »
« Il n’y a pas de conflit entre l’exécutif et le Parlement. Il y a un gouvernement qui vient d’être constitué grâce à ce Parlement », a déclaré de son côté, le ministre de la Justice, Me Josué Pierre-Louis, qui se lave les mains dans ce dossier dont personne n’est responsable.
« Hier (jeudi), vers 8 heures, j’ai reçu une lettre de la Chambre des députés (…) J’ai appelé le commissaire du gouvernement pour lui demander de respecter la loi; pour lui demander si les procédures sont respectées, si les faits sont fondés, est-ce que la procédure répond aux prescriptions légales. Il m’a assuré que tout se fait conformément », s’est défendu le ministre ce vendredi, au cours d’un point de presse.
« Dès mon installation au ministère, je me suis donné comme mission de respecter la loi (…) Naturellement, on dit que le commissaire du gouvernement est le représentant de l’exécutif au sein de l’appareil judiciaire. C’est dans le cadre de la mise en application de la politique pénale du gouvernement, mais pas dans l’exercice de l’action publique », a-t-il poursuivi, soulignant qu’il n’aurait jamais demandé au chef du parquet d’arrêter le député.
« En tant que ministre de la Justice, je suis là pour définir la politique pénale du gouvernement, mais pas pour interférer dans l’action publique (…) sauf s’il y a flagrance; je peux demander au commissaire du gouvernement de mettre l’action publique en mouvement », a expliqué le ministre, qui promet, malgré tout, de travailler pour le renforcement d’un « Etat de droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire ».
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

 

La première nuit du parlementaire Arnel Bélizaire au pénitencier national

Sur les ondes de Radio Caraïbes ce matin, le parlementaire Arnel Bélizaire a expliqué au confrère Henry Guerrier comment il a passé sa première nuit au pénitencier national: «Je ne suis pas dans une cellule. Je m’assieds sur une chaise au greffe du pénitencier national sous les regards vigilants des agents de cette institution. Ils se sont montrés très coopératifs. Ils ont reçu des membres de ma famille qui m’ont apporté l’essentiel, me facilitant la première nuit au pénitencier. Jusqu’à présent, je n’ai rien à reprocher aux agents pénitentiaires. Ils m’ont bien traité ».
« Le Premier ministre haïtien, le Dr Garry Conille, était venu à la prison. Il n’a pas parlé. Son plus grand étonnement était d’apprendre qu’il n’y a pas de dossier pour m’envoyer en prison. La lettre du commissaire du gouvernement, Félix Léger, à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ne peut en aucune façon servir à mettre en prison le député Arnel Bélizaire qui a déjà purgé sa peine. Le Premier ministre Conille a demandé aux agents de l’APENA (Administration pénitentiaire nationale) de bien prendre soin du parlementaire ».
« Il était accompagné des membres de son cabinet, dont le Dr Rony Gillot. Parlant de Mario Andrésol, directeur de la police nationale, ce qu’il a fait est très mauvais en exécutant cette décision. Sa mission est de faire respecter la loi. Car dans le manuel de justice militaire (MJM), Mario Andrésol sait que lorsqu’on exécute un ordre qu’on n’est pas supposé exécuter, on est sanctionné. Aujourd’hui, ce n’est pas tellement Mario Andrésol qui me donne des problèmes, mais le Premier ministre comme chef du gouvernement. Car depuis 9 jours, on m’assassine devant la population, devant mes mandants, on me fait passer pour un moins que rien. Qui pis est, le ministre de la Justice n’a jamais pris position. Le chef du gouvernement non plus n’a jamais dit mot. Cela montre que le PM n’a pas encore fait preuve de la confiance que nous avons placée en lui ».
« Après ce qui s’est passé au palais national, je pensais que mes collègues parlementaires allaient donner une réponse. S’ils veulent donner une sanction au président du pays pour ce qu’il a fait au palais national, la meilleure façon était de doter le pays d’un gouvernement. Je pensais que lorsqu’on l’avait fait, le premier ministre Conille allait prendre ses responsabilités, mais il ne peut pas. Il n’a pas demandé où est-ce que le président Martelly mène le pays. Il est vrai que le pouvoir a deux têtes, mais le pays n’a qu’un seul et unique chef : le président Martelly, qui s’érige en chef suprême, prend toutes les décisions ».
« Aujourd’hui, c’est le président Martelly qui m’a mis en prison et non le commissaire du gouvernement, Félix Léger. Et ce n’est pas Arnel Bélizaire qu’il a mis en prison, mais bien le Parlement haïtien. Je ne m’appelle plus Arnel Bélizaire. Les mandants de Delmas/Tabarre ont fait de moi un autre personnage : le député Arnel Bélizaire. Aujourd’hui, le chef de l’Etat a prouvé qu’il est seul et unique dans le pays à pouvoir décider. Il a le pouvoir et l’argent, comme il a eu à le répéter au palais national. Donc, il n’y a plus d’institution qui existe dans le pays. Le Parlement va prendre en main le destin du peuple haïtien ».
« La nation a beaucoup lutté pour la démocratie. Beaucoup de gens ont perdu leur vie, d’autres ont été estropiés : bras coupés, pieds cassés, yeux crevés…, tout cela pour la bataille démocratique. Aujourd’hui, je suis prêt à retourner comme dans les années 1980. Ce n’est pas le duvaliérisme qui est un danger pour le pays, mais bien le macoutisme. Car, on ne peut ne pas être d’accord avec le président Martelly (il veut toujours avoir raison). Le Parlement doit montrer qu’il a du caractère. C’est un jeune Parlement. Le peuple doit l’accompagner dans toutes les décisions qu’il aura à prendre au nom de la nation.»
Nous publions pour l’édification des lecteurs, la décision rendue le 21 juin 2006 relative à la condamnation du prévenu Arnel Bélizaire:
Par ces motifs, le tribunal après en avoir délibéré au voeu de la loi, sur les conclusions conformes du MP, statuant contradictoirement à charge d’appel, déclare le nommé Arnel Belizaire coupable des faits de détention illégale d’arme à feu, le condamne à 18 mois d’emprisonnement et à une amende de 5 000 gourdes, en conséquence, conformément aux dispositions de l’article 16 du décret du 23 mai 1989, ainsi libellé : «les contrevenants aux dispositions du présent décret sont passibles des peines suivantes :
a) Un emprisonnement allant jusqu’à trois ans et une amende de 5 000 gourdes pour les armes de poing, les fusils et les revolvers à air comprimé ;
b un emprisonnement allant jusqu’à 5 ans, une amende de 10 000 gourdes pour les armes d’épaule ou fusil de calibre 12, 16, 20,410 GA, à 18 mois d’emprisonnement et à une amende de 5 000 gourdes ; dit que le prévenu Arnel Bélizaire bénéficie des avantages à lui accordés par la loi du 4 décembre 1893 sur la détention préventive dite loi de Lespinasse ; le condamne enfin aux frais et dépens de la procédure.
Ainsi jugé par nous Marie Jocelyne Cazimir, juge, en audience publique ordinaire correctionnelle du mercredi 21 juin 2006, en présence de Me Smith Lafontant, ministère public, avec l’assistance du citoyen Monal Dor, greffier.

 

Une arrestation révoltante, choquante et qui fait peur

Des religieux, des politiciens, des hommes de droit, de simples citoyens sont choqués et indignés par l’arrestation du député Arnel Bélizaire. Pour eux, c’est un mauvais présage. Une fois de plus, le pays envoie un signal négatif à l’international. Ils estiment que le président Martelly aurait pu gérer autrement ses contentieux avec le parlementaire. Malgré la libération du député, le doute et l’incertitude planent dans les esprits.

Lamentable, mauvais présage, mauvaise foi, volonté de ne pas respecter les lois, tels sont les termes utilisés par Mirlande Manigat pour qualifier l’arrestation d’Arnel Belizaire à l’aéroport international Toussaint Louverture, jeudi soir. La constitutionnaliste, qui intervenait sur les ondes de Radio Magik 9 vendredi, a critiqué le fait que le parlementaire ait été appréhendé, alors qu’il n’y a pas flagrance. « S’il n’y a pas flagrance, aucun député ni sénateur ne peut être arrêté, sans que soit levée son immunité qui le protège », a indiqué le professeur de droit constitutionnel.
L’ancienne candidate à la présidence a dénoncé aussi l’incompétence dont a fait preuve le commissaire du gouvernement, Félix Léger, dans la conduite de cette affaire. Le commissaire du gouvernement avait écrit au bureau de la Chambre basse pour lui demander de lever l’immunité du député Arnel Bélizaire qui aurait des démêlés avec la justice. Alors que l’Assemblée des députés n’a même pas eu le temps de statuer sur cette requête, le commissaire a ordonné l’arrestation du parlementaire, a-t-elle regretté. Cela traduit une incohérence et une incompétence sur le plan juridique, a souligné Mirlande Manigat. De plus, a-t-elle fait remarquer, il ne revient pas au commissaire du gouvernement d’écrire au bureau de la Chambre, mais plutôt au ministre de la Justice.
Mme Manigat se dit très inquiète par rapport à ce fait qui, selon elle, dépasse la personne d’Arnel Bélizaire. « Cet incident ne concerne pas uniquement le député de Delmas-Tabarre ni le Parlement haïtien. Il s’agit désormais d’un problème lié au respect des droits des citoyens en Haïti », a déclaré Mme Manigat, qui croit qu’il faut prendre très au sérieux le président de la République qui a manifesté son intention de devenir plus « cynique ».
La secrétaire générale du RDNP a également dénoncé la tendance qui veut faire croire que le président Martelly n’agit pas de plein gré et qu’il soit sous l’influence de son entourage qui tente de le piéger. « Il ne faut pas croire cela. Le chef de l’Etat agit de plein gré. Il n’est pas non plus sous l’influence du personnage Micky », a indiqué l’ancienne première dame.
Suite à l’arrestation du député de Delmas-Tabarre, certains avaient annoncé une mise en accusation du chef de l’Etat. Il ne faut pas agir sous le coup de l’émotion, a conseillé Miralnde Manigat. Selon la professeure, une telle initiative serait un début d’escalade qui aurait de graves conséquences sur la gouvernance du pays.
La plateforme politique Alternative a, de son côté, vivement critiqué l’arrestation du député Arnel Bélizaire. « C’est un acte de brigandage qui viole l’immunité du parlementaire. L’Alternative dénonce le comportement du pouvoir qui cherche à utiliser le pouvoir judiciaire pour humilier celui du législatif. Ce scandale politique provoqué par le président Martelly est une honte nationale qui affecte d’avantage l’image du pays », a déclaré Evans Paul.
Selon le leader politique, l’Alternative ne considère pas comme un saint le citoyen Bélizaire, mais les procédures tracées par la Constitution doivent être respectées.
Le représentant du secteur vaudou en Haïti se veut plus nuancé et plus prudent dans ce dossier. Ce qui s’est passé ne concerne pas seulement le président Martelly ni le député Arnel Bélizaire, selon Max Bauvoir. C’est l’affaire de toute la population haïtienne, a-t-il dit.De l’avis de l’Ati national, le conflit entre le Parlement et l’exécutif ne saurait plaire au peuple haïtien.
Pour le président de la Fédération protestante, le pasteur Sylvain Exantus, l’arrestation du député Arnel Bélizaire en dépit de son immunité de parlementaire remet en question tous les projets de société que la nation a jusqu’ici conçus. Cet acte, que le révérend pasteur assimile à un mauvais rêve, est en contradiction avec les récentes démarches entreprises par le président Martelly sous le signe de la réconciliation. Arrêter un député pour ses problèmes avec la justice et fermer l’oeil sur les dossiers judiciaires non moins louches de certains anciens présidents rencontrés récemment par le chef de l’Etat relève tout bonnement de l’incohérence, de l’avis du pasteur Exantus.
Selon le pasteur Exantus, si le Parlement, en tant que corps prestigieux et honorable, a été humilié dans cette affaire, l’autorité morale et politique du pouvoir exécutif, pour sa part, en sortira affaiblie. « Arnel Bélizaire sortira grand gagnant de ce dossier, étant donné que les autorités judiciaires n’ont pas emprunté la voie légale pour le poursuivre », a déclaré le pasteur Sylvain Exantus sur les ondes de Magik 9. Ce dernier s’est attristé que les procédures clairement définies par la loi à ce sujet n’aient pas été respectées.
Le gouvernement aurait dû, d’après le pasteur Exantus, pressurer les pères conscrits à adopter une position claire aux yeux de la nation sur le cas du député de Delmas-Tabarre. « Ils (les pouvoirs législatif et exécutif) auraient dû prendre le temps nécessaire pour collaborer afin de savoir comment enlever l’immunité du député avant de le traduire en justice », a regretté l’homme de foi, qui a aussi constaté une absence d’harmonisation entre les différents pouvoirs étatiques. « Cette démarche risque de précipiter le pays vers une crise insoluble », a prévenu le pasteur dans ses commentaires sur ce sujet brûlant d’actualité.
Le révérend Sylvain Exantus a reconnu que le député Bélizaire comme tout citoyen, n’est pas au-dessus de la loi. Cependant, le leader religieux n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’illégalité de l’arrestation du parlementaire menée sans l’enlèvement de son immunité par la Chambre basse.
Comme un véritable Ponce Pilate, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique se décharge de toute responsabilité dans cette affaire. Selon Me Josué Pierre Louis, la Constitution lui interdit d’interférer dans le travail d’un commissaire du gouvernement. Félix Léger, le chef du parquet de Port-au-Prince qui a demandé à la police d’arrêter le parlementaire, est mis face à ses responsabilités dans ce dossier.
L’équipe de Panel Magik
Robenson Geffrard
Roberson Alphonse
Danio Darius
Carl-Henry Cadet

 

Affaire Bélizaire:

La Chambre basse réclame la tête d’importants membres de l’Exécutif

Vision 2000 / vendredi 28 octobre 2011 à 16:37

L2hlcm1lcy9ib3N3ZWIvd2ViMjM0L2IyMzQ1L2lwdy5ocG5oYWl0aS9wdWJsaWNfaHRtbC9zaXRlL2ltYWdlcy9zdG9yaWVzL2Zvb2QvcGFybGVtZW50IGhhaXRpMi5qcGc=La Chambre des députés a, ce vendredi, dans une résolution commune, réclamé la démission de plusieurs ministres, directeurs généraux, du commissaire du gouvernement et des secrétaires d’Etat formant le  gouvernement Martelly-Conille.

Cette position  a été adoptée suite à l’enlèvement suivi de séquestration du député de Delmas/Tabarre (Est de Port-au-Prince) au Pénitencier National avant d’être remis au Parlement, selon les parlementaires.

Notons que parmi les membres du pouvoir exécutif indexés figurent  le ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, ceux des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe et  de la Justice et de la sécurité publique, Me. Josué Pierre Pierre Louis.

Les concernés doivent rendre leur tablier au plus vite, sinon dès la prochaine rentrée parlementaire, ils seront renvoyés, a annoncé le député Levaillant Jeune.

 

Le commissaire du gouvernement écrit au président de la Chambre des députés

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Félix Léger a écrit au président de la chambre des députés Sorel Jacinthe pour lui transférer officiellement « le Député Arnel Bélizaire » poursuivi entre autres pour délit d’évasion.

28/10/2011

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Félix Léger a écrit au président de la chambre des députés Sorel Jacinthe pour lui transférer officiellement « le Député Arnel Bélizaire » poursuivi entre autres pour délit d’évasion.
« Le commissaire du gouvernement saisit l’occasion pour transférer le Député Arnel Bélizaire conformément à la loi pour les suites nécessaires y afférentes vu qu’il est poursuivi pour le délit d’évasion ; infraction continue et sous-jacente aux infractions de meurtre et détention, prévus et réprimés par la loi », lit-on dans cette lettre datée du 28 octobre 2011.
Le député Arnel Bélizaire s’est présenté devant la Chambre des députés ce vendredi et a été libéré après une nuit au Pénitencier national.
EL/LM

 

Haïti-Arrestation Bélizaire :

L’ordre des avocats de Port-au-Prince inquiet pour la démocratie

P-au-P, 28 oct.2011 [AlterPresse] — L’ordre des avocats de Port-au-Prince a exprimé son inquiétude pour les acquis démocratiques en Haïti et il appelle le gouvernement à agir selon la loi.

« Le conseil de l’ordre est inquiet pour l’avenir de la démocratie en Haïti », a déclaré le bâtonnier de l’ordre, Me Carlos Hercule, qui intervenait lors d’un point de presse ce 28 octobre.

Le bâtonnat s’exprimait sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire ce 27 octobre, opérée sans que son immunité n’ait été levée.

Le député a été reconduit a la mi-journée a la Chambre basse.

Selon l’ordre, l’établissement de l’État de droit que préconise le président Michel Martelly, a ses exigences, en particulier « le respect des institutions étatiques ».

Arnel Bélizaire est accusé d’évasion.

Le conseil de l’ordre des avocats appelle les « autorités gouvernementales (…) à agir en conformité aux règles de droit établies ».

Le conseil invite à la correction incessante de l’acte posé avec l’arrestation du député, qu’il juge attentatoire à l’honorabilité de la fonction parlementaire et à la dignité humaine.

Il s’agit selon le conseil d’une violation de la constitution haïtienne de 1987 qui stipule dans son article 115 que « nul membre du corps législatif ne peut durant son mandat, être arrêté (…) ». [ rh kft gp apr 28/10/ 2011 16 :55]

 

André Georges Lemercier : refaire la santé économique du pays

Le nouveau gouvernement Martelly-Conille a procédé, mercredi dernier, à l’installation d’André Lemercier Georges à la tête du ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Le nouveau ministre est plein de projets et il entend les réaliser.

28/10/2011

Ils sont au nombre de 18 personnes à être nommées à la tête des 18 ministères du nouveau gouvernement de Joseph Martelly et de Garry Conille. Ces nouveaux ministres ont pour principale mission d’apporter un nouveau décor dans la gestion des affaires de l’État et de combattre la corruption administrative, conformément au vœu du président de la République.
Parmi ces ministres figure l’ancien secrétaire d’État aux Finances, André Lemercier Georges, comme nouveau titulaire de l’Économie et des Finances. Un choix qui n’a rien de politique, a fait savoir le président Martelly. « André Lemercier n’a jamais été mon ami personnel. J’ai fait choix de lui sur la base de sa compétence. » La tâche s’annonce déjà ardue, vu les différents défis que le gouvernement aura à relever, que ce soit dans le financement du programme de logement pour tous, énoncé dans la politique générale du Premier ministre, que ce soit dans l’acheminement du budget alloué à la création de la nouvelle force armée, projet cher au chef de l’État.
Le ministère et ses attributions
Le ministère de l’Économie et des Finances est une des entités de l’État qui a pour mission fondamentale de formuler et de mettre en application la politique économique et financière de l’État. À cet effet, le ministère s’attarde sur ses attributions lui permettant, dans un premier temps, de déterminer la politique fiscale de l’État pour assurer la perception des impôts et taxes, gérer les biens de l’État. En outre, il se donne pour tâche de coordonner les travaux d’élaboration du budget général de la République et d’en assurer l’exécution. Le ministère assure, dans un second temps, la gestion de la Trésorerie.
Vu son importance et son intérêt dans la croissance économique du pays, le ministère de l’Économie et des Finances juge de l’opportunité des dépenses de l’État et établit, avec le concours de la Banque centrale, la politique monétaire du pays tout en supervisant son exécution. Il veille aussi à l’application des lois sur l’établissement, l’organisation, le fonctionnement et le contrôle des banques, bureaux de change, institutions de crédit et compagnies d’assurances. Il encourage les investissements nationaux et étrangers et stimule la création de nouveaux emplois.
Entre autres, ce ministère est composé de deux grandes entités sur lesquelles il exerce un contrôle hiérarchique. D’où les services déconcentrés chargés d’appliquer les décisions ministérielles dans les domaines de leurs compétences respectives, soit à l’échelle nationale, soit au niveau régional. Parmi ces services figurent la Direction générale des impôts, l’Administration générale des douanes, la Direction générale du budget et l’Institut haïtien de statistique et d’informatique.
En second lieu, il y a les institutions autonomes : l’Autorité portuaire nationale (APN), la Loterie de l’État haïtien (LEH), l’Office d’assurance véhicule contre tiers (OAVCT), l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), la Société nationale des parcs industriels (Sonapi) et le Fonds d’assistance économique et sociale (Faes).
Perspectives et enjeux
Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances se dit motivé à affronter les nombreux défis et enjeux, de même que les responsabilités qui pèsent sur le ministère. Pour ce faire, il entend matérialiser les promesses du président de la République. Il s’engage à améliorer les conditions de fonctionnement du ministère, afin de sortir le pays du PMA (pays moins avancé) et d’améliorer le score d’Haïti au niveau des indicateurs de développement humain. Par ailleurs, le ministre sollicite l’expérience et le professionnalisme des ses collaborateurs pour arriver à mettre en place des réformes et une réflexion de stratégie de politique économique.
Selon André Lemercier Georges, la politique financière va être au service de l’économie, au même titre que le ministère de l’Économie, pour une amélioration des conditions de vie de la population et une mise en place d’une stratégie de politique économique qui permettra, dans un premier temps, d’augmenter le revenu per capita des Haïtiens et aussi de réduire le niveau de pauvreté du pays.
De surcroît, le ministre invite tous les entrepreneurs et tous ceux qui œuvrent dans le secteur purement économique de travailler assidûment de manière à mettre en corrélation une politique qui permettra de créer des emplois afin d’atteindre en moyenne une croissance de 9 % l’an sur les cinq prochaines années.
Aujourd’hui, on perçoit environ 40 milliards de gourdes (moins d’un milliard de dollars américains), nous avons une population de 10 millions d’Haïtiens. « Avec 4 000 gourdes par habitant, il est évident que nous ne pouvons pas envoyer nos enfants à l’école, améliorer les soins de santé de la population et assurer la sécurité du pays », analyse le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, qui projette déjà d’augmenter de manière substantielle au cours des cinq prochaines années le niveau des recettes de façon à atteindre une pression fiscale de 15 %. Un objectif qui permettra à l’État de faire face à ses besoins.
Une semaine après son installation à la tête du ministère et de la tenue de la première réunion du conseil des ministres, aucune carte n’est encore tirée de la part d’André Lemercier Georges. Plus d’un attend que l’État haïtien assure ses fonctions régaliennes, mais aussi qu’il ait des ressources afin de les investir dans des domaines qui vont stimuler la croissance tant souhaitée.

Joubert Rochefort.
joubertrochefort@yahoo.fr

 

Installation du nouveau Secrétaire d’État à l’intégration des personnes handicapées

Vendredi, 28 Octobre 2011 18:38 AL/HPN

Le nouveau Secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées (SIPH), Gérald Oriol, a été installé ce vendredi à son poste. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Affaires sociales et du Travail, François Richel Lafaille ; et du Secrétaire d’État sortant, Michel Péan.

Lors de la cérémonie déroulée dans une ambiance solennelle dans les locaux de la Secrétairerie d’État, le Secrétaire d’État sortant, Michel Péan, a fait l’éloge du nouveau secrétaire d’État, Gérald Oriol à qui, il a travaillé durant son passage à la tête de l’institution.
Il a souligné que le principal travail du nouveau Secrétaire d’État est de renforcer les structures de la SIPH et de mettre sous ses responsabilités, le suivi du projet de loi relatif à l’intégration des personnes handicapées, en souffrance depuis quelque temps dans les tiroirs du Sénat de la République.
« Au cours de mes 4 ans 5 mois et 10 jours passés à la tête de la Secrétairerie, je ne fais que poser des actions concrètes. Ce qui est évident, c’est qu’au cours de cette période, nous avons pu marquer l’histoire, en collaboration avec une équipe sérieuse, dynamique et dévouée à la cause des personnes handicapées », a déclaré Michel Péan, qui s’est dit satisfait de son bilan.
Pour sa part, le nouveau Secrétaire d’État, Gérald Oriol, a, dans son allocution de circonstance, remercié le président de la République, Michel Joseph Martelly pour la confiance placée en lui. Il a également remercié le Premier ministre Garry Conille de l’avoir accueilli dans son équipe.
Tout en promettant de travailler pour le respect des droits des personnes souffrant d’handicaps physiques, il a indiqué que la situation des personnes handicapées, est une problématique transversale qui demande une réponse de tous les secteurs.
En ce sens, a-t-il dit, la Secrétairerie d’État à l’Intégration des personnes handicapées, collaborera étroitement avec tous les ministères, notamment ceux de l’Éducation, de la Santé et des Travaux publics.

« Je dirai que cette charge que je reçois est une nouveauté dont je n’ai pas fini de peser le poids. C’est bien sûr un changement qui va m’affecter aussi bien que les miens. Pourtant, cette charge s’inscrit dans la ligne d’un engagement ferme et continue auprès des personnes handicapées. Mais aussi auprès de la société civile pour qu’elles y aient leur place », a indiqué Gérald Oriol.   
« Vivre avec un handicap, ce n’est pas ne plus avoir de capacités, c’est vivre avec une potentialité différente des autres », a-t-il conclu.
Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr

vendredi 28 octobre 2011

28 Oct

Arnel Belizaire libéré

imageLe député Arnel Belizaire, arrêté hier jeudi par des agents de la PNH a été relâché ce vendredi. L’élu de Delmas Tabarre a été conduit à la chambre basse par des agents Pénitentiaires.
L’information a été confirmée par le président du groupe de parlementaires du renouveau (GPR) Jean Tolbert Alexis, qui a fait remarquer que ses collègues vont organiser une séance dans les heures qui viennent, afin de donner une réponse à tout ceux qui de prêt ou de loin étaient impliqués dans l’arrestation du député Belizaire.
Rappelons que la Police Nationale avait procédé à l’arrestation du député Arnel Bélisaire de retour au pays ce jeudi. Il a été conduit directement au Pénitencier National, sur ordre du Chef du Parquet de Port-au-Prince, Felix Leger.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti-justice :

Le Premier Ministre se prononce sur l’arrestation du Député Arnel BELIZAIRE

Vendredi, 28 Octobre 2011 14:21 HPN

 Dans un communiqué, le Premier ministre Garry Conille s’est dit préoccupé par l’emprisonnement du député Bélizaire, une note rendue public juste avant la libération du parlementaire.

Voici le texte du communiqué.

Le Premier Ministre, S.E Garry CONILLE, a pris note des circonstances entourant l’arrestation du Député Anel Bélizaire, le jeudi 27 octobre 2011, à l’aéroport international de Port-au-Prince.

Une fois informé de sa détention, le Premier Ministre s’est rendu au Pénitencier National pour évaluer les conditions de son incarcération et s’assurer de l’intégrité de sa personne.

Fortement préoccupé par l’emprisonnement d’un Député en fonction, le Premier Ministre, responsable de l’exécution des lois de la  République, a convoqué en urgence le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN)  en vue de  recueillir toutes les informations utiles au traitement de ce cas.  Il a également eu des entretiens avec les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés.

Le premier Ministre continue, en l’espèce,  à explorer toutes les voies et procédures en vue de faciliter une issue conforme aux prescrits constitutionnels dans le respect absolu des prérogatives et privilèges dévolus à chacun des grands pouvoirs de l’Etat. Il invite, par ailleurs, tous les acteurs à la sérénité et à l’esprit de dépassement.

Le Premier Ministre réaffirme sa volonté de veiller, en toutes circonstances, à la protection des libertés individuelles et collectives ainsi qu’au respect des droits inaliénables du Citoyen dans le cadre de l’Etat de droit.

Garry CONILLE
Premier Ministre

 

Le Député Arnel Bélizaire remis au Parlement

Publié le vendredi 28 octobre 2011

Le Député Arnel Bélizaire, dont l’arrestation défrayait la chronique en Haïti depuis 24 heures, a été remis vendredi en début d’après-midi par des agents de l’administration pénitentiaire à la Chambre basse dans une situation confuse qui ne permettait pas dans l’immédiat s’il s’agissait d’une libération ou d’une procédure enclenchée en vue d’obtenir la levée de son immunité parlementaire.

Le Député Bélizaire, qui s’entretenait avec le président de l’assemblée, Sorel Jacinthe avant de s’exprimer dans la presse sur sa situation, devait par la suite prendre part à une réunion spéciale de la Chambre des Députés actuellement en vacance. spp/Radio Kiskeya

 

Arnel Bélizaire conduit actuellement au Parlement

Vendredi, 28 Octobre 2011 13:59 HPN  

Le député Arnel Bélizaire arrêté jeudi soir et gardé au pénitencier national a été conduit par des agents de l’administration pénitentiaire au siège du Parlement où le député se trouve au  bureau du président de la chambre, a indiqué à Haïti Press Netwok un employé du Parlement.

« Le député est arrivé d’une importante foule de partisans et il a fait le V de la victoire », a constaté un fonctionnaire du Parlement contacté par HPN.

On ignore si le parlementaire a été libéré après avoir passé une nuit au pénitencier national.

 

Communiqué de presse 462

minustha.org / 28 octobre 2011

Port-au-Prince, 28 octobre 2011 – Le Représentant spécial du Secrétaire général  et Chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Mariano Fernández Amunátegui est inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation, hier soir, à Port au Prince, du Député Arnel Bélizaire.

Cette tension, nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation, risque de freiner la mise en œuvre du programme du Gouvernement, au détriment de la population haïtienne qui est impatiente de voir se concrétiser les promesses de ses élus.

Dans le souci de préserver le climat propice à la stabilisation démocratique du pays et de renforcer l’État de Droit, le Représentant spécial encourage le dialogue et invite les autorités à clarifier la procédure légale, conforme à la Constitution, qui a mené à l’arrestation du Député Bélizaire, et ce afin de restaurer la bonne coopération entre l’Exécutif et le Législatif.

 

Le député Bélizaire, arrêté, a dormi au greffe du Pénitencier national

Comme annoncé, la police nationale, sur ordre du parquet de Port-au-Prince, a procédé à l’arrestation du député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire – qui revenait d’une mission officielle en France-, jeudi soir, à l’aéroport international Toussaint Louverture. Des centaines de sympathisants du député qui manifestaient devant l’aéroport et des parlementaires venus apporter leur soutien à leur collègue n’ont pas empêché à ce dernier de passer sa première nuit au pénitencier national.

(Photo: Homère Cardichon)

(Photo: Homère Cardichon)

Conduit effectivement au Pénitencier national, jeudi après midi, Arnel Bélizaire n’a pas été mis en cellule. Le député a passé la nuit au greffe de la prison. Il n’y a aucun motif pour le mettre en cellule confirme les autorités policières. « Je suis au greffe du Pénitencier national. Les responsables de la prison ont dit qu’ils m’ont déjà libéré en exécutant une décision de justice. Avec la seule lettre envoyée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), disant que je suis un évadé de prison, ils ne peuvent pas faire de dossier pour m’envoyer en prison », a expliqué au Nouvelliste le parlementaire joint au téléphone, jeudi soir peu après minuit.
« Ils ont dit au Premier ministre qui était venu me voir que j’avais un exéquatur ordonnant ma libération et ils l’ont déjà exécuté. Les responsables de la prison m’ont laissé dans le greffe en attendant que les autorités judiciaires disent pourquoi elles m’ont fait arrêter », a poursuivi le député dans cette interview accordée au journal.
« Je me sens en pleine forme », a-t-il martelé avec une voix confiante. A la question le savoir comment les policiers l’ont traité au moment de l’arrestation et au Pénitencier national, Arnel Bélizaire a fait savoir que les agents n’oseraient pas le toucher. « Ils savent que je suis rancunier et que je suis un ancien militaire qui a leur estime », a-t-il affirmé ajoutant : « ils m’ont donné un matelas. Mes parents m’ont apporté le nécessaire pour bien passer la nuit au greffe. »
Selon le député, il a rapidement reçu la visite du Premier ministre Garry Conille et de son équipe. Le directeur général de la police nationale, Mario Andrésol- qui est également un ancien militaire- et le sénateur Desra Simon Dieuseul sont aussi passés le voir. S’agissant de ses collègues députés, ils étaient trop nombreux, une soixantaine, les agents de la prison n’ont pas voulu les laisser entrer.
Le parlementaire qui n’est pas libre de ses mouvements pour le moment a indiqué que cette situation va bien au-delà de sa personne. C’est le Parlement qui est en question. « Je n’ai aucun problème moi-même. En 2004, oui, j’avais des problèmes. Maintenant, c’est du Parlement qu’il s’agit… », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, sa situation est un manque de respect pour les institutions du pays de la part du président Martelly. « Si le président est le garant des institutions, nous au Parlement, nous sommes là pour contrôler les actions de l’exécutif, donc les actions du chef de l’Etat. Nous sommes les défenseurs directs de la population. Aujourd’hui, le Président veut jouer à lui seul tous les rôles », a-t-il dénoncé.
L’ancien président de la 48e législature, le député Levaillant Louis-Jeune, sidéré on ne peut plus de l’arrestation qualifiée d’arbitraire de son collègue a annoncé qu’il va introduire, dès le mois de janvier, au retour de la Chambre basse de ses vacances, une mise en accusation du chef de l’Etat. Une idée partagée par le député Arnel Bélizaire qui dit ne pas voir d’autres moyens pour stopper Michel Martelly dans son entêtement à instaurer une dictature dans le pays.
Son message au peuple haïtien : « J’aimerais que la population comprenne que trop de gens dans le pays ont laissé leur vie pour l’instauration de la démocratie. Quand bien même vous l’avez élu président, mais Michel Martelly ne peut pas se permettre de piétiner toutes les institutions de la République. »
Le film de l’arrestation
Jeudi 27 octobre 2011. A 4h50 p.m., Air Caraïbes était attendu sur le tarmac de l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince. A bord de ce vol en provenance de Paris: le député Arnel Bélizaire qui fait l’objet d’un mandat d’arrestation émis par le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger. Ce mandat a été émis quelques jours après une altercation entre le parlementaire et le président de la République au cours d’une réunion avec le groupe majoritaire de la Chambre basse au palais national. Mais le député, selon le parquet, figure sur une liste d’évadés de prison recherchés par la justice.
5h02 p.m. Des unités de la police nationale, des chars blindés de la Minustah sont sur place. Devant l’entrée qui conduit au salon diplomatique de l’aéroport, des centaines de partisans du député manifestent en lançant des propos acerbes contre le chef de l’Etat qu’ils qualifient de dictateur. « Arnel Bélizaire ou la mort ! Non au vagabondage politique », tempête un groupe de sympathisants, exhibant la photo du député de Delmas/Tabarre.
« Nous disons non à la dictature et à l’armée rose de Martelly ! », enchaîne un autre groupe, estimant que le chef de l’Etat ne doit pas se servir de la justice pour régler ses conflits personnels. « Où est passée l’immunité du député ? Pourquoi était-on obligé d’écrire au Parlement pour demander la levée de l’immunité? », s’est demandé un homme dans la quarantaine, qui critique fermement cette décision du parquet qu’il juge illégale et arbitraire.
5h05. Une délégation de parlementaires arrive à l’aéroport. Solidarité oblige. Après avoir sillonné les parages pendant quelques minutes, les députés tentent de se présenter au salon diplomatique, mais, ils ont été refoulés par des unités de la police nationale. Les disputes pleuvent. Entre-temps, la manifestation s’amplifie. Les propos grivois contre le chef de l’Etat ne s’arrêtent pas. Les minutes s’égrènent. Le député ne viendra plus, car il a été retenu à Pointe-à-Pitre par les autorités françaises ; non il viendra. Toutes les rumeurs circulent.
5h22. L’avion atterrit. Les agents de la Minustah sont renforcés. Personne ne sait si le député est bien à bord, car, selon le député Levaillant Louis-Jeune, les ministres de la Justice et de l’Intérieur, embarrassés, dit-il, par ce qui se passe, ainsi que certaines ambassades, dont l’ambassade de France, tentaient d’empêcher le député de rentrer au pays ce jeudi. « Par cette tentative, ils allaient encore violer la Constitution. Car l’Etat ne peut empêcher un citoyen de rentrer dans son pays quand il le veut », indique le député.
« Nous insistons pour que Arnel Bélizaire rentre au pays et qu’il soit arrêté en notre présence », fulmine l’ancien président de la Chambre des députés qui était venu, lui aussi, apporter son soutien à son collègue.
5h40. La police nationale exécute les ordres du commissaire du gouvernement, Me Félix Léger. Le député, quelques minutes après être descendu de l’avion, trouve son arrestation. La nouvelle est confirmée par le président de l’Assemblée nationale, Jean Rodolphe Joazile, qui était au salon diplomatique.
Déception, colère, angoisse… « C’est une gifle pour le Parlement. Qui est le suivant ? », lance un protestataire, estimant que le chef de l’Etat « fait peur ».
5h45. Les députés, impuissants, multiplient les contacts pour savoir où leur collègue a été exactement conduit. Il est bruit qu’il a été emmené à la Direction centrale de la police judiciaire.
« Nous étions là pour constater et dire à la nation qu’on a arrêté un député sans que son immunité soit levée. Nous avons affaire à un dictateur. Ce qui se passait en 1957 quand le président François Duvalier commençait à arrêter des parlementaires risque de se produire à nouveau », a déclaré le président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe.
« Le président ne respecte personne. Rappelez-vous, la presse, comment le président vous a traité. Il dit qu’il est le chef suprême (…) Nous allons discuter avec des parlementaires et agir selon la loi », a conclu le député.
Roberson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

 

Haïti – Justice :

Pour Me Félix Léger «la police a fait son boulot et la justice apprécie»

28/10/2011 08:46:44

Haïti - Justice : Pour Me Félix Léger «la police a fait son boulot et la justice apprécie»Dans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Me Félix Léger le Commissaire du Gouvernement estime que « la police a fait son boulot et la justice apprécie le travail de la police ». Après cette arrestation qui soulève de vives réactions chez les parlementaires et divise la population, le Commissaire a expliqué pourquoi le Député a été conduit en prison « … l’ordre formel de la justice était de le conduire là, je n’ai pas à l’entendre, parce que l’ordre ne dit pas de venir le porter au Parquet de Port-au-Prince, l’ordre est de le rechercher et de le déposer au Pénitencier Nationale. Un magistrat va faire le suivi. […] il est certain que la police a fait son boulot et la justice apprécie le travail de la police […] lorsqu’un magistrat traite un dossier il assume les responsabilités. Nous avons des documents, nous avons un dossier à traiter, nous traitons le dossier. […] Nous n’avons pas à faire de débat sur ce dossier… »

Concernant la libération d’Arnel Bélizaire le 23 juin 2006 où le juge instructeur Napela Saintil avait jugé M. Bélizaire pour détention illégale d’arme à feu automatique, condamné puis libéré sous le bénéfice de la loi Lespinasse, en raison des 18 mois de prison préventive [quantum de sa condamnation selon les dires de son avocat, Me Camille Leblanc] le Commissaire du Gouvernement à fait savoir que « C’est à M. Bélizaire de prouver comment il s’est fait libérer ou pas, nous n’allons pas rentrer là dedans, une chose est certaine, la police a exécuté un ordre du Parquet de Port-au-Prince et le dossier est en cours, maintenant nous allons traiter le dossier avec célérité. […] »
Questionné sur l’impunité parlementaire du Député Bélizaire, Me Félix Léger précise « J’ai lu la Constitution, je vais la relire, j’apprécie mot par mot l’esprit des constituants, je n’ai pas vu qu’il est marqué « immunité » nulle part […] tout simplement nous traitons un dossier, le dossier va faire son chemin et c’est tout. Je n’ai pas vu le mot « immunité » dans la Constitution, sauf si ma Constitution est différente des autres […] »
Quant à savoir si cette arrestation relève d’actes arbitraires, le Commissaire précise «… le dossier va dire, si ce sont des actes arbitraires ou pas, maintenant, en ce qui à trait à « ces bras armée de l’Exécutif », jusqu’à présent, le Ministre de la Justice n’est pas intervenu […] La justice n’est pas en affaire avec un député, la justice est en affaire avec un citoyen […] il y a un citoyen qui a des démêlés avec la justice, la justice a fait son travail, c’est ça qui est important […] »

NDLR: Que dit la Constitution:

Article 114:
Les membres du Corps législatif sont inviolables du jour de leur prestation de serment jusqu’à l’expiration de leur mandat, sous réserve des dispositions de l’
article 115 ci-après.

Article 114.1:
Ils ne peuvent être en aucun temps poursuivis et attaqués pour les opinions et votes émis par eux dans l’exercice de leur fonction.

Article 114.2:
Aucune contrainte par corps ne peut être exécutée contre un membre du Corps législatif pendant la durée de son mandat.

Article 115:
Nul membre du Corps législatif ne peut, durant son mandat, être arrêté en matière criminelle, correctionnelle ou de police pour délit de droit commun, si ce n’est avec l’autorisation de la Chambre à laquelle il appartient, sauf le cas de flagrant délit pour faits emportant une peine afflictive et infamante. Il en est alors référé à la Chambre des députés ou au Sénat sans délai si le Corps législatif est en session, dans le cas contraire, à l’ouverture de la prochaine session ordinaire ou extraordinaire.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4119-haiti-flash-arnel-belizaire-a-ete-arrete-a-l-aeroport.html
http://www.haitilibre.com/article-4108-haiti-justice-joazile-estime-prematuree-la-demande-d-arrestation-d-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4096-haiti-justice-je-ne-suis-pas-un-repris-de-justice-declare-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
http://www.haitilibre.com/article-4081-haiti-affaire-arnel-belizaire-lettre-du-commissaire-du-gouvernement-a-sorel-jacinthe.html
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html

S/ HaïtiLibre

 

Haiti – Situation d’Arnel Belizaire :

Déclaration du Porte-parole du Quai d’Orsay

imageLe gouvernement français estime que le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire.
Selon le Porte-parole du Quai d’Orsay Bernard Valéro , la France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution haïtienne en matière de séparation des pouvoirs et d’immunité parlementaire.
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d’avion, le député Arnel Bellizaire s’attend à une réponse de la chambre basse. C’est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d’un ordre d’incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l’unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l’accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n’étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu’il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu’il n’avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

EDITO

Notre président va-t-il bien ?

« Où est passée l’immunité du député ?
Pourquoi était-on obligé d’écrire au Parlement pour solliciter la levée de son immunité et l’arrêter sans attendre la première réunion de la Chambre des députés sur la question ? »
Ces interrogations ont alimenté des et des discussions depuis que la police, sur ordre de la justice, a minutieusement préparé puis procédé à l’arrestation du député Arnel Belizaire à sa descente d’avion, ce jeudi, à son retour d’une mission parlementaire à Paris.
« Voilà un homme traité d’évadé de prison qui ne veut plus être un fugitif. »
« Il dormira ce soir là où il aurait dû dormir depuis des mois. »
Le cas du député n’est plus une affaire de justice; la passion, des deux côtés, celui des pour comme celui des contre, s’est mise de la partie.
Si certains craignent pour l’avenir de l’Etat de droit, l’un des quatre E du programme du président Martelly, d’autres sont, avant tout, pour le respect de l’autorité.
Dans le mélimélo de ce retour attendu, c’est le président de la Chambre des députés Sorel Jacinthe, qui a eu les mots les plus forts : « Nous étions là pour constater et dire à la nation qu’on a arrêté un député sans que son immunité ne soit levée. Nous avons affaire à un dictateur. Ce qui se passait en 1957 quand le président François Duvalier commençait à arrêter des parlementaires risque de se produire à nouveau. »
Cependant, ce jeudi, à l’aéroport, pendant qu’un élu arrivait, un autre prenait l’avion. Le président Martelly est parti se faire ausculter et/ou soigner à Miami. C’est son deuxième voyage qui a à voir avec sa santé.
Aucun bilan n’a été rendu public depuis la première visite. Va-t-il bien, notre président ? Personne ne s’en inquiète, nous sommes tous branchés sur le cas Bélizaire.
Après René Préval, qui avait ses habitudes médicales à Cuba, Martelly est le deuxième président qui a une confiance limitée dans les capacités de la médecine en Haïti.
Pas assez de bons médecins ? Pas de bons hôpitaux ? Pas d’avenir clair pour l’HUEH, le plus grand centre hospitalier du pays ? Pas de solution pour remettre en service le CDTI, le centre hospitalier le plus moderne du pays ?
Qui s’en préoccupe ?
Nous ne nous penchons pas sur les questions sérieuses sans réponse. Nous sommes immunisés.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Arnel Bellizaire appelle les législateurs à défendre sa cause

imageEcroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d’avion, le député Arnel Bellizaire s’attend à une réponse de la chambre basse. C’est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d’un ordre d’incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l’unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l’accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n’étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu’il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu’il n’avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
Tout en remerciant ses partisans rassemblés devant l’aéroport M. Bellizaire a lancé un appel au calme afin de ne donner aucun prétexte aux ennemis de la démocratie.
Il dénonce les tractations des courtisans du nouveau pouvoir qui veulent rétablir les pratiques du régime des Duvaliers. En dépit de son incarcération M. Bellizaire s’est dit confiant dans le système judiciaire haïtien. Il rappelle que la doyenne du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Jocelyne Casimir, avait confirmé sa condamnation au correctionnel en 2006 a 18 mois d’incarcération.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Affaire Bélizaire:

# d’écrou PN 11 10- 175

Jeudi, 27 Octobre 2011 21:48 HPN

Le député Arnel Bélizaire contre qui un avis de recherche a été lancé, est incarcéré depuis jeudi soir au pénitencier national quelques heures après avoir été arrêté à sa sortie d’un avion en provenance de Paris faisant escale à Pointe-à-Pitre.

Le parlementaire a été écroué aux environs de 7H00 hier soir, après avoir été enregistré au greffe de la prison avec le numéro d’écrou PN- 11 10 -175, a appris Haiti Press Network.

Le Premier ministre Garry Conille a pu s’entretenir brièvement avec le député Bélizaire juste avant qu’il soit placé dans sa nouvelle cellule, tandis que 60 députés étaient rassemblés devant le pénitentier sans pouvoir le rencontrer.

Le président de la chambre, le député Saurel Jacinthe a tenté en vain de prendre contact avec le député de Tabarre-Delmas. Refoulé à l’aéroport par les forces de sécurité de la police et de la Minustah, les parlementaires ont dénoncé « une dérive politique grave ».

« Nous allons nous réunir vendredi au Parlement pour prendre une décision », a déclaré un parlementaire qui accuse le pouvoir éxécutif de contrôler la justice.

« Notre collègue a été arrêté en violation des procédures, il jouit de l’immunité parlementaire », a rappelé un autre député en colère.

 

Première nuit en prison pour Bélizaire, des élus dénoncent une « dictature naissante » de Martelly

Au terme d’une journée noire pour le pouvoir législatif marquée par des scènes d’humiliation ahurissantes, des parlementaires, en colère devant l’arrestation jugée illégale et scandaleuse de leur collègue, ont agité la menace d’une éventuelle destitution du chef de l’Etat confronté à la première crise de son régime et évoqué le renvoi de plusieurs membres importants du gouvernement ; séance extraordinaire du Sénat ce vendredi

Publié le vendredi 28 octobre 2011

Le Député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi après-midi à l’aéroport international Toussaint Louverture, a passé sa première nuit au greffe du Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, sans la levée de son immunité, une situation à l’origine d’une grave crise entre le régime du Président Michel Martelly et le Parlement qui a ouvertement évoqué les risques d’un retour à la dictature et devait tenir vendredi une séance à l’extraordinaire.

Plusieurs élus, parmi eux l’ancien président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, ont menacé d’engager, dès la rentrée parlementaire en janvier prochain, une procédure de destitution contre le chef de l’Etat qui effectue un séjour d’une dizaine de jours aux Etats-Unis au cours duquel il doit notamment se faire opérer à l’épaule.

« Nous sommes en présence d’une dictature. La constitution et la loi n’existent plus, les trois pouvoirs n’existent plus, il n’y a qu’un chef suprême c’est le Président Martelly », a rageusement dénoncé le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, qui a lancé un appel à la mobilisation citoyenne en vue de la sauvegarde des acquis démocratiques de 1986 aujourd’hui en péril.

Craignant un retour au statu quo ante, M. Jacinthe croit que l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier est le modèle politique de l’actuel dirigeant haïtien qui, estime-t-il, affiche le plus grand mépris pour la liberté de la presse et le pouvoir législatif.

En conflit ouvert avec le chef de l’Etat et poursuivi par le parquet de la capitale pour s’être évadé de prison en 2005, le Député de la circonscription de Delmas/Tabarre (banlieues est-nord de Port-au-Prince) a été appréhendé, en présence du président du Sénat, Rodolphe Joazile, sur le tarmac même de l’aéroport peu après son retour d’une mission parlementaire en France à bord d’un vol d’Air Caraïbes.

Il a été dépossédé de son passeport et de sa valise diplomatiques qui ont été remis à M. Joazile.

Le Sénateur Dieuseul Simon Deras a indiqué qu’au moment de l’arrestation aucun mandat n’a été présenté à M. Bélizaire qui avait seulement en sa possession une circulaire du commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Félix Léger, ordonnant au chef de la police judiciaire, Godson Aurélus, de rechercher et capturer une dizaine d’évadés de prison dont le parlementaire.

Indignés et courroucés, des membres de la 49e législature solidaires de leur collègue ont exprimé leur ras-le-bol en criant « A bas Martelly » devant le Pénitencier National où le Premier ministre Garry Conille, visiblement embarrassé, et le directeur général de la Police Nationale ont rendu visite jeudi soir à Arnel Bélizaire afin de s’assurer du respect de ses droits fondamentaux.

Après avoir tenu une réunion d’urgence au Parlement, une vingtaine de Députés toutes tendances confondues, ayant à leur tête leur président, Sorel Jacinthe, n’ont pas été autorisés à rencontrer leur collègue placé en garde à vue.

Auparavant, ils s’étaient vus interdire l’accès au salon diplomatique de l’aéroport au moment où des dizaines de manifestants pro-Lavalas arborant des photos de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide et d’Arnel Bélizaire lançaient des slogans hostiles à Michel Martelly. De hautes autorités venues superviser le déroulement de l’opération auraient brutalisé plusieurs employés dans l’enceinte même de l’aéroport Toussaint Louverture.

Les ministres de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, ont été indexés et leur renvoi envisagé.

Présent devant la prison civile lorsque le fourgon transportant le prévenu franchissait la barrière principale, le Sénateur Rodolphe Joazile a décidé de convoquer le grand corps à l’extraordinaire devant l’extrême gravité de la situation. Il a déploré le fait qu’une entente trouvée avec le ministre de la justice, Me Josué Pierre-Louis, pour faciliter la comparution au parquet du Député sans un séjour en prison, n’ait pas été respectée.

Interrogé depuis le Pénitencier National, Arnel Bélizaire, ancien militaire et militant du secteur Lavalas, a dénoncé les prémices d’une dictature et déclaré attendre la « réponse » du Parlement.

Le premier Sénateur de l’Artibonite (nord), François Anick Joseph, en voyage au Sri-Lanka, a fait savoir jeudi soir sur les ondes de Radio Kiskeya que le pays faisait face à un régime autoritaire en gestation et condamné la détention de son collègue. L’ancien prêtre catholique a sévèrement critiqué la « lâcheté » de ceux qui, jusque là, se sont tus devant les dérives en cascade du Président Martelly.

L’ancien chanteur de Compas Direct surnommé « Sweet Micky », dont le gouvernement vient tout juste de prendre ses fonctions cinq mois après son arrivée au pouvoir, est confronté à une situation politique extrêmement délicate dans laquelle il joue gros et pourrait s’aliéner des soutiens importants au Parlement. spp/Radio Kiskeya

 

Indignation et colère après l’arrestation « inconstitutionnelle et illégale » du député Arnel Belizaire

députés et sénateurs promettent une réponse proportionnelle: le sénateur Latortue estime que le commissaire Félix Léger n’est pas à sa place; le premier ministre « pris de court », rend visite au parlementaire

Port-au-Prince, le 27 octobre 2011 – (AHP) – Les parlemenaires (deputes et senateurs) sont en colère après l’arrestation « illegale et inconstitutionnelle du député Arnel Belizaire, jeudi à l’Aéroport international de Port-au-Prince alors qu’il rentrait de Paris où il etait en mission.
Le député a été intercepté au pied de l’avion sur ordre du commissaire du gouvernement Felix Léger qui l’accuse de detention illégale d’arme, d’évasion de prison, alors qu’il a été jugé et blanchi et libéré par la justice depuis 2005.
Les parlementaires ont promis de donner à ceux  qui sont impliqués dans cette grave violation de la constitution une réponse proportionnele à leur forfait, alors que le premier ministre, apparemment très affecté a rendu visite au deputé et demandé aux agents dele traiter avec avec beucoup d’egards, leur rappelant qu’ils ont affaire à un député du peuple.
Le president de la chambre basse, Sorel jacinthe qui a été avec un groupe ‘autrds colègues interdit d’accès  à l’Aeroport oùl ils devaient accueillir le deputé Bélizaire, a fait savoir que la constitution et la loi n’existent plus.  » Nous avons affaire à un chef suprême qui plonge droit dans la dictature et qui a aujourd’hui dans le pays de qui s’inspirer », a lancé furieux M. Jacinthe, peu avant de rendre visite au députe Belizaire.
 » Nous allons voir Arnel pour lui dire qu’on est, pour la democratie, pour la separation des pouvoirs, pour le respect de la constitution, a encore indiqué le prtedident de la chambre basse, prévenant qu’on ne sortira pas de 195
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et de 1986 pour y replonger. mais là encore les deputés ont ete intedits d’accès.
Le député et ancien president de la chambre Levaillant Louis Jeune a fait savoir que le pays a vecu jeudi le jour 1 de la dictature. Il a promis pour  la rentrée parlementaire de janvier 2012, une proposition de mise en accusation du président de la République.
Et comme la chambre est en vacance, M.
Louis Jeune a demandé au Sénat de commencer à prendre des mesures pour les premières interpellations.
Une séance spéciale est prévue ce vendredi à la chambre basse pour définir les nouvelles stratégies, alors que les sénateurs sont convoqués pour 11 heures.
Le sénateur Simon Dieuseul Desras promet une séance tempête, à l’issue de laquelle des décisons devraient êre prises pour faire tomber des têtes.
Il a fait savoir que c’est toute l’institution parlementaire qui est attaquée et giflée, à travers le dérapage de l’executif, alors qu’il n’y a pas, selon lui, matière à arrestation.
Le sénateur Kély Bastien s’est déclaré inquiet d’une dégringolade en ce qui a trait au rôle des différents pouvoirs. Il a dit  voir à travers l’action du nouveau gouvernement, une forte tendance à mettre le parlement en coupe réglée.
Selon le sénateur Bastien, chacun des individus  impliqués dans ce dossier devra assumer des responsabilites proportionnelles à l’acte commis.Il a souligné, citant l’argumentation de jusrises, que le commissaire du gouvernement n’a pas pu agir seul dans ce dossier

Le sénateur Youri Latortue qui est également un juriste a fait savoir qu’en raison des graves impairs commis, le commissaire du gouvernement n’est pas digne de rester où il est.
Felix Léger n’a pas suivi les procédures dictées par la constitution. Il a préferé verser dans la derive, en demandant l’arrestation du deputé, alors qu’il n’y a pas de flagrant delit.
C’est la chambre des députés qui doit d’abord intervenir sur le dossier. Et même quand il y aurait flagrant délit, si la police procèdait à l’arrestation du député, c’est devant les deputés qu’elle devrait le conduire.
Plusieurs autres parlementaires ont dénoncé ceux qu’ils appellent « des idéologues en quête de faveurs qui ont préparé l’arrestation du député Bélizaire » en questionnant jusqu’à son immunité, à travers des écrits ».

Le député Arnel Bélizaire qui  intervenait jeudi soir à la radio , a fait savoir que tout le monde se rend compte aujourd’hui qu’on est face à une dictature
Le deputé qui apparaissait détendu,  a indiqué qu’il se devait de rentrer au pays pour donner ds explicarations à la population et à ses électeurs et aussi, parce que le dossier doit trouver un dénouement après plus d’une semaine de palabres et de désinformation de toutes sortes. Il a indiqué avoir refusé les conseils de certaines personnalités qui lui demanaient de rester quelque temps à l’etranger.
« Je ne suis pas en contravention avec la loi »
Il a fait savoir que le premier ministre a été surpris par le fait que les agents de l’APENA éprouvaient des difficultés à preparer un dossier pour le placer dans une cellule, vu que les chefs d’accusation pour lesquels il a été jugé, blanchi et liberé, sont les mêmes qui sont brandis par le commissaire Felix Léger pour le jeter de nouveau en prison.
Jusqu’à fort tard dans la soirée, le député attendait  au greffe du penitencier national.
Le chef du gouvernement aurait ete pris de court.
Selon des sources dignes de foi, au départ, il aurait été question que les députés qui devaient recevoir Arnel Belizaire, le conduise au Parquet pour repondre à certaines questions avant
de l’accompagner à la chambre, tel que le veut la loi, mais un contre-ordre transmis par on ne sait qui, a decidé que le deputé devait être conduit droit au Pénitencier national.
Des rumeurs ont circulé toute la nuit. L’une d’entre elles voulait que le president de la République actuellement en voyage santé aux Etas-Unis aurait été furieux de la façon dont ses hommes ont conduit le dossier.
Des responsables parlementaires auraient eté contactés avec la promesse de libération du député Bélizaire et la mise à pied du chef du Parquet, proposition qui aurait ete refusée. Plusieurs deputés ont confirmé l’information

 

Haïti-affaire Bélizaire:

Que dit la Constitution, que pense la diaspora

Vendredi, 28 Octobre 2011 09:09 HPN New-York

L’arrestation du député Arnel Bélizaire, a également suscité des réactions dans la diaspora haïtienne. Cet incident donne lieu de questionner certaines institutions haïtiennes et leurs gestionnaires.

Pour nombreux de nos compatriotes vivant aux Etats-Unis, c’est scandaleux et avilissant qu’il soit parlementaire dans la mesure où il ne peut pas prouver sa libération à partir du jugement émis en sa faveur.

L’immunité parlementaire prévue à l’article 115 de la Constitution offre une double immunité de juridiction : l’irresponsabilité et l’inviolabilité. L’irresponsabilité (ou immunité de fond /ou fonctionnelle) protège un parlementaire de toute poursuites pour des actions accomplies dans l’exercice de son mandat (non détachables de ses fonctions). Alors que l’inviolabilité (ou immunité de procédure) vise les activités extra-parlementaires (détachables de ses fonctions) : un parlementaire peut être poursuivi, mais toute mesure coercitive à son encontre nécessite la mainlevée de son immunité par ses pairs.

« Arnel Bélizaire ne devrait jamais être candidat à la députation. C’est vraiment dommage pour Mr Bélizaire et sa famille, quand même il est un évadé, un repris de justice. » a commenté Ronald, résidant dans le New-Jersey.

« Haïti connait beaucoup de scandales, de stupidité, de honte, de déceptions, de faiblesses administratives, de laideurs, je ne crois pas qu’on aurait intérêt à continuer à offrir au monde entier ce spectacle gratuit. » a dit Judith, étudiante à Bunker Hill Community College.

« Avant d’être arrêté, son immunité devrait être levée. Nous devons cesser d’être la risée du monde entier. » a-t-elle ajouté.

Arnel Bélizaire contre qui un avis de recherche a été lancé, a été écroué le jeudi 27 octobre 2011 au pénitencier national après avoir été arrêté à sa sortie d’un avion en provenance de Paris après avoir fait escale en Guadeloupe à l’Aéroport de Pointe à Pitre.

Frantz Alcéma (USA)
salutano@yahoo.fr

 

Une quarantaine de députés solidaires d’Arnel Bellizaire

imageLe président de la chambre basse, Sorel Jacinthe et une trentaine de ses collègues ont été bernés par les responsables du dispositif sécuritaire mis en place aux abords de l’aéroport international Toussaint Louverture. Les législateurs ont été pris dans l’engrenage destiné à faire diversion pendant l’interpellation du député Arnel Bellizaire.
Les députés ont pendant plus d’une heure tenté d’atteindre le salon diplomatique de l’aéroport où ils espéraient accueillir leur collègue sous le coup d’un mandat d’amener. Cependant les agents de la Swatt postés sur le tarmac de l’aéroport ont interpellé le parlementaire à sa descente d’avion sans passer par le salon diplomatique.
Sorel Jacinthe, Guy Gérard Georges, Jacques Thimoleon et plusieurs autres législateurs ont abandonné l’honneur de leur fonction pour échanger des propos avec de simples agents de l’ordre. Les honorables députés du peuple, qui ont comme interlocuteur le ministre de la justice et de la sécurité publique, ont été éconduits par les forces de l’ordre.
le président de la chambre basse s’est dit scandalisé de ne pas avoir accès au salon diplomatique. Offusqué par la décision du chef de la police, le député Jacinthe a dénoncé une dérive vers l’instauration d’une dictature.
Un imposant dispositif sécuritaire composé d’agents de la CIMO, Swatt, BIM, police administrative, DCPJ ainsi que des casques bleus de la Minustah étaient remarqués à l’aéroport.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti:

Cher ego

« Le cas Bélizaire embarrasse tout le monde. Le président de la République n’a jamais passé instruction pour qu’il soit arrêté », a assuré au Nouvelliste un membre de son cercle le plus proche.
« La justice marche toute seule dans cette affaire, nous n’allons pas interférer dans les décisions du commissaire du gouvernement », insiste un responsable du ministère de la Justice.
« Le commissaire du gouvernement conduit l’affaire. Si quelqu’un estime qu’il a outrepassé les prescriptions de la loi, il faut attaquer sa décision en justice », conseille cette même source.
Rien ne semble simple dans cette affaire juridico-politique. Le Premier ministre et le chef de la police nationale ont rendu visite au prévenu le plus célèbre de notre système carcéral. Le député, colis embarrassant, est resté depuis son arrestation au greffe du pénitencier national.
Il n’y avait pas de provisions légales pour le mettre en cellule jeudi soir, selon une source haut placée de la PNH.
Entre-temps, le débat sur les ondes des médias électroniques va bon train. La population commente les images des échauffourées devant l’aéroport diffusées par la télévision. Députés et sénateurs sont sur le pied de guerre. On parle d’interpellation, de destitution, de séance dès ce vendredi pour rendre à l’Exécutif la monnaie de sa pièce.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Une affaire d’ego de part et d’autres, si l’on en croit des sources diverses interrogées par Le Nouvelliste.
Il y a une semaine, une réunion de réconciliation était à deux doigts de se tenir entre le président Martelly et le député Arnel Bélizaire. Cette réunion a avorté après l’intervention d’un des pairs de ce dernier à la radio, avons-nous appris.
Ce jeudi, le commissaire du gouvernement ne voulait qu’entendre le député au parquet. Une haute autorité a changé le cours des choses, révèle un ami du commissaire.
« Dans le premier cercle de la présidence, on veut faire plaisir au président Martelly en allant au devant de ses désirs. Cela risque de faire du tort à son image. Cependant, les autres acteurs, s’ils désirent le bien et l’avancement du pays, ne doivent pas chercher à provoquer le président », opine un fin observateur de nos moeurs politiques.
« Nous aimons créer des monstres, des dictateurs », regrette cet analyste qui a vu défiler depuis vingt ans des présidents intronisés saints, partis diables.
« Cette arrestation n’était pas nécessaire », a concédé un ministre de premier ordre du gouvernement interrogé peu avant minuit par le Nouvelliste, jeudi soir.
« Le gouvernement va introduire devant le Parlement le nouveau mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Nous allons déposer le budget rectificatif, et nous venons à peine de trouver un terrain d’entente avec le Parlement; ce n’est nullement le moment d’entrer dans un quelconque conflit avec les députés », argumente-il.
Le ministre assure que « le président de la République n’a rien à voir avec cette arrestation. Personne dans son entourage n’est intervenu dans ce dossier », jure-t-il.
Pour finir, le ministre, poids lourd du gouvernement, a glissé cette petite phrase : « Le député a défié l’autorité, il a été arrêté; il faut le libérer au plus vite. »
Sauf si une question d’ego ne vienne tout envenimer.
F.D

 

MHAVE :

Nouveau ministre, nouvelle appellation, nouveau local

Arrivé à la tête du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, devenu ministère de la Présidence, le nouveau titulaire de ce portefeuille, Daniel Supplice, a déménagé le MHAVE dans l’ancien bureau de campagne du président Martelly à Musseau. Dans son discours d’investiture, la semaine dernière, le sociologue n’avait pas caché ses frustrations pour avoir été nommé à ce ministère de petite bourse alors qu’il se voyait déjà chancelier.

Il a été pendant longtemps pressenti comme ministre des Affaires étrangères. Il avait même commencé à travailler et donné des conseils au président Martelly dans le domaine. Au moment des nominations officielles, grande fut la surprise de Daniel Supplice d’entendre son nom cité au poste de ministre de la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger. Un ministère de petite bourse et de faibles moyens. Dans son discours responsif à celui du chef de l’Etat, le mercredi 19 octobre, le sociologue a vivement exprimé ses frustrations, tout en promettant de donner des résultats.
« (…) M. le Président, je sais me battre. J’ai perdu, mais j’ai gagné aussi. Quand vous me donnez un ministère avec un budget de 54 millions de gourdes et 11 véhicules dont un seul marche, il n’y a pas de loi organique, quatre directions mitigées, des services éparpillés contenant des sections qui ne peuvent pas être justifiées, il est évident qu’on a l’impression qu’on me jette quelque part dans un gaguère…. », s’est-il plaint.
« Quand j’ai rejoint la campagne de Martelly, à l’époque où vous n’étiez pas, permettez-moi l’expression, fréquentable, si j’avais peur de perdre, je ne me serais pas engagé. Je n’ai pas peur de perdre, je n’ai pas peur de me battre. On s’est battu et on a gagné M. le Président », a poursuivi Daniel Supplice dans son speech.
Toutefois, M. Supplice a promis de relever le défi et de donner des résultats s’il a les moyens qu’il faut. « Je vous donnerai des résultats, si vous me donnez les moyens, M. le Président », a-t-il dit, tout en reconnaissant que le choix d’un ministre est d’ordre politique. « C’est un honneur pour moi d’avoir été choisi comme ministre pendant deux fois en 25 ans », a-t-il ajouté en remerciant le président.
Le chef de l’État, dans ses propos de circonstance, a salué le travail hautement appréciable de l’ancien titulaire du MHAVE, M. Edwin Paraison, au profit des compatriotes de l’extérieur, non seulement en sa qualité de ministre, mais également comme citoyen haïtien. « Même quand il n’est pas là aujourd’hui, je veux dire merci à M. Paraison pour les services rendus aux fils du pays », a déclaré M. Martelly.
M. Supplice a rassuré les communautés haïtiennes de la diaspora que leurs revendications essentielles, à savoir : l’acceptation de la double nationalité, le cas échéant, de la multiple nationalité, l’obtention du droit de vote, la jouissance des droits civils et politiques, seront prises en compte au cours de son administration. « La diaspora, dans tous ses aspects multiples et pluriels, va avoir la place qui lui convient au cours de notre administration », a assuré le nouveau titulaire du MHAVE.
Il a soutenu, par ailleurs, que les Haïtiens veulent aider leur pays et qu’ils méritent d’être intégrés dans le processus de reconstruction et de développement du pays. Un discours partagé par le Premier ministre Garry Conille qui envisage d’établir des passerelles pour que la diaspora puisse participer convenablement au progrès d’Haïti.
Le ministère de la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, anciennement dénommé ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), est actuellement logé au numéro 8, rue Prosper, Musseau, à côté de l’ancien siège de la Primature, le bureau de campagne électorale de Michel Martelly. Le Nouvelliste a appris que le matériel de l’ancien local a été transporté à l’adresse susmentionnée.
Robenson Geffrard

 

Haïti-insécurité:

1 mort et 1 blessé par balles

Vendredi, 28 Octobre 2011 07:56 HPN

Une personne a été tuée par balles et un autre grièvement blessée vendredi matin à Port-au-Prince lors d’une attaque perpétrée par des bandits armés, a appris haiti Press Network.

L’incident est survenu dans le quartier de Mayotte, Pétion-ville, alors que les inconnus ont ouvert le feu sur un véhicule qui transportait des écoliers.

Les victimes de cette attaque, un passager tué et le chauffeur blessé à l’épaule, ont été conduites dans un hôpital dans le centre de la capitale.

 

Haïti-Justice :

Une douzaine de policiers sont jugés pour leur implication présumée dans une tuerie de prisonniers

Correspondance Joseph Serizier

Cayes, 27 oct. 2011 [AlterPresse] — Les audiences des assises criminelles sans assistance de jury impliquant plus d’une trentaine de policiers et civils, dont 22 en fuite et 13 sous les verrous, ont été interrompues le mercredi 26 octobre à la mi-journée.

Selon les informations recueillies sur place par l’agence en ligne AlterPresse, l’audition des temoins pourrait reprendre au cours de l’après-midi de ce jeudi 27 octobre.

Mercredi, le conseil de la défense a abandonné la salle d’audience en signe de protestation contre la décision du doyen du tribunal criminel, Me Ézéchiel Vaval, qui a accordé aux avocats de la partie civile le droit d’intervenir, avec un retard de plus d’une semaine dans le procès.

La partie civile intervient ainsi sans qualité et mandat, souligne le conseil.

Les avocats des policiers ont souligné l’absence des actes donnant droit aux avocats de se constituer partie civile. Cette réaction, balayée d’un revers de main par le doyen du tribunal criminel, a soulevé la colère du conseil de la défense, qui, par la suite a quitté la salle d’audience.

Le conseil de la défense, présidé par Me Pierre Thomas St-Fort (Bâtonnier de l’ordre des avocats des Cayes), dénonce ce qu’il appelle la partialité du doyen du tribunal dans ce procès. Selon les défenseurs des policiers, il s’agit d’un procès préfabriqué et d’une comédie judiciaire.

Les hommes de loi parlent d’ingérence externe dans le procès.

Le doyen n’a pour sa part pas encore réagi sur l’incident ni sur les reproches qui lui sont adressés.

Le conseil de la défense sollicite l’intervention des plus hautes autorités judiciaires du pays afin de garantir la poursuite du procès dans le strict respect des lois de la République.

Les organisations de défense des droits humains se montrent très préoccupées quant au bon déroulement de ce procès marqué par une grande faiblesse organisationnelle et procédurale.

Le procès se déroule dans un climat de théâtre à la salle culturelle Saint Louis des Cayes sous bonne garde des agents des forces de l’ordre. [js kft gp apr 27/10/2011 12:00]

jeudi 27 octobre 2011

27 Oct

Arnel Bélzaire a été arrêté à l’aéroport

27/10/2011 18:23:54

imageSorel Jacinthe, Président de la Chambre basse, contrôlant difficilement sa nervosité suite a l’arrestation du Député Bélizaire a expliqué à la presse «… nous allons aller à la Chambre, nous allons discuter […] pour voir suivant la loi, ce que nous allons faire […] je ne vais pas parler avec émotions, je suis le Président de la Chambre, donc nous allons regarder exactement comment la question est et suivant la loi ce que nous devons faire et ne pas faire […] l’interpellation et l’arrestation [du Député Bélizaire] est claire.
Nous sommes en présence d’un dictateur [en parlant du Président Martelly] […] rappelez vous la presse, comment le Président vous a traité, il ne respecte personne, il ne respecte pas la loi de personne, il fait ce qu’il veut des gens […] il est le chef suprême il a un dossier sur chaque personne donc il peut faire ce qu’il veut […] jusqu’à présent, je suit la Constitution… »
Dernière infos : Me Félix Léger le Commissaire du Gouvernement a déclaré «… il est confirmé que le parquet de Port-au-Prince à donné l’instruction à la DCPJ d’appréhender, de saisir et déposer M. Arnel Bélizaire au Pénitencier Nationale […] l’ordre est de le rechercher et de déposer au Pénitencier Nationale […] il est certain que la police a fait son boulot et la justice apprécie le travail de la police […] »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4108-haiti-justice-joazile-estime-prematuree-la-demande-d-arrestation-d-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4096-haiti-justice-je-ne-suis-pas-un-repris-de-justice-declare-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
http://www.haitilibre.com/article-4081-haiti-affaire-arnel-belizaire-lettre-du-commissaire-du-gouvernement-a-sorel-jacinthe.html
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’aéroport de Port-au-Prince bouclé avant l’arrivée du Député Arnel Bélizaire

Situation tendue dans certains quartiers sensibles de la capitale où des unités de la Police Nationale et de la Mission onusienne (MINUSTAH) étaient mobilisées en vue, vraisemblablement, de procéder à l’arrestation du parlementaire considéré comme par le parquet comme un évadé de prison

Publié le jeudi 27 octobre 2011

Le Député Arnel Bélizaire, visé par un ordre d’arrestation, était attendu incessamment jeudi après-midi à Port-au-Prince où la police a annoncé qu’elle était prête à « exécuter sans état d’âme » toute décision judiciaire prise à l’encontre d’évadés de prison, un dossier devenu vite une affaire d’Etat dans laquelle la Présidence et le Parlement semblaient déterminés à s’affronter au prix de risques incalculables.

Un dispositif de sécurité exceptionnel était déployé autour de l’aéroport international Toussaint Louverture et dans les quartiers populaires de Delmas (est de la capitale), circonscription du parlementaire également représentant de la banlieue de Tabarre (nord).

Une fourgonnette destinée au transport de détenus était remarquée sur place.

Des agents de la police administrative, mais aussi d’unités spécialisées comme la Compagnie d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO), la Brigade d’intervention motorisée (BIM) lourdement armés patrouillaient notamment à Delmas 2 et Sans-Fil en compagnie des casques bleus.

Ancien membre des Forces Armées d’Haïti et employé pendant plusieurs années de l’institution parlementaire, M. Bélizaire, 41 ans, arrêté pour détention illégale d’armes automatiques le 14 octobre 2004, s’était évadé de prison le 19 février 2005 avant d’être repris, jugé, condamné à 18 mois d’emprisonnement, puis libéré en 2006.

Evitant de citer le nom du parlementaire lors d’une conférence de presse, le porte-parole adjoint de la Police Nationale, Gary Desrosier, a affirmé que l’institution devait, conformément aux exigences du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Félix Léger, arrêter une dizaine d’individus recherchés dont les noms figurent sur une première liste remise à la police judiciaire.

Cette décision du parquet jugée précipitée par le président du Sénat, Rodolphe Joazile, et plusieurs juristes dont l’ex-bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Gervais Charles, a été prise alors qu’une demande de levée de l’immunité parlementaire d’Arnel Bélizaire a été soumise au bureau de la Chambre basse.

Le Député d’Anse-à-Pitre (sud-est), Patrick Robasson, qui a qualifié le Président Michel Martelly d’apprenti-dictateur, a annoncé que lui et plusieurs de ses collègues se rendraient à l’aéroport en vue d’accueillir Bélizaire qui devait arriver vers 16h50 (heure locale, 21h50 GMT).

En mission depuis plusieurs jours en France, l’élu de l’organisation pro-Lavalas Veye Yo, a eu récemment maille à partir avec le chef de l’Etat qui, dans la foulée, avait annoncé une offensive contre les « repris de justice et évadés de prison » qui se seraient réfugiés au Parlement. spp/Radio Kiskeya

 

Le Président Martelly aux États Unis pour raison de santé…

27/10/2011 13:06:08

imageLe bureau des communications de la présidence nous informe que Le Président Michel Martelly a laissé le pays, ce Jeudi 27 Octobre 2011, à destination des Etats-Unis pour des raisons de santé. Il y sera pris en charge par des médecins haïtiens.
Le Chef de l’Etat profitera de son voyage pour participer à une levée de fonds qui sera organisée à New York par l’Ambassadeur de bonne volonté, Wyclef Jean. Les fonds recueillis seront destinés au programme d’éducation gratuite du Chef de l’État.
Le Président de la République sera de retour en Haïti le 6 novembre prochain.

HL/ HaïtiLibre

 

Rendez-vous reporté au sénat pour le PM

Jeudi, 27 Octobre 2011 08:03 HPN

Le Premier ministre Garry Conille et le ministre de l’intérieur et de la défense nationale Thierry Mayard-Paul convoqués au Sénat ne seront pas présents au Parlement ce vendredi, a appris Haiti Press Network.

Un groupe de sénateurs dont le médiatique sénateur Moïse Jean Charles (Nord) avaient convoqué le chef du gouvernement et son ministre pour répondre aux questions du sénat concernant la réhabilitation annoncée de l’armée.

« Non je n’irai pas au Parlement, j’ai demandé un report à huitaine de la rencontre avec les sénateurs parce que nous avons reçu l’invitation très tard », a déclaré à Haiti Press Network le Premier ministre Garry Conille.

Des parlementaires ont dénoncé le fonctionnement de camps d’entrainement dans certaines régions du pays et d’inscriptions dans le cadre du rétablissement éventuel de l’armée.

Mercredi, le président Martelly avait organisé une importante rencontre avec des diplomates, des membres du gouvernement et des parlementaires sur la question de la sécurité nationale, a annoncé le palais national.

 

Daniel Supplice, insatisfait du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger?

Mercredi, 26 Octobre 2011 13:09 JJ/HPN

Le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger échoit à Daniel Supplice. Le sociologue, qui semble insatisfait d’être le représentant de la Diaspora haïtienne au sein du nouveau gouvernement, a rappelé au président Martelly qu’il l’a rejoint «lorsqu’il n’était pas fréquentable ».


« Quand j’ai rejoint la campagne Martelly, à l’époque où vous n’étiez pas, si je puis dire, fréquentable, si j’avais peur de perdre, je ne me serais pas engagé. Je n’ai jamais peur de perdre, je n’ai pas peur de me battre, on s’est battu et on a gagné M. le président », a déclaré Daniel Supplice lors de son installation mercredi dernier au ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE).

« Quand vous m’attribuez un ministère pareil avec 54 millions de gourdes de budget, 11 véhicules dont un seul qui marche, pas de loi organique, quatre directions mitigées, des services éparpillés et autant de sections qui ne peuvent être justifiées, j’ai l’impression d’être un coq de combat qu’on jette sans défense dans un arène, M. le président », s’est plaint le sociologue et ancien ministre haïtien.

Le remplaçant d’Edwin Paraison a en outre avancé que le choix d’un ministre ne se base pas uniquement sur ses compétences, sa morale, son savoir-faire, « le choix est aussi politique ».

L’intellectuel a semblé déçu du ministère qui lui est attribué. Il a déclaré au président qu’il a l’habitude de se battre, qu’il a déjà gagné et qu’il a aussi perdu.

« Je suis sociologue de formation. Les sociologues ont l’habitude de rester calme, d’entendre, d’observer, parfois de ne rien dire et même passer pour ce qu’ils ne sont pas », a poursuivi l’actuel titulaire du MHAVE.

Il a enfin indiqué qu’il donnera au président les résultats qu’il réclame si celui-ci lui en donne les moyens.

 

Une armée, mais sans précipitation

Le président Michel Joseph Martelly a révélé avoir discuté de « sécurité nationale » avec des ambassadeurs, des chargés d’affaires et des parlementaires. Pas plus pour le moment. Mais, des sources concordantes révèlent qu’il a fait part de son intention de monter une nouvelle armée, sans se « précipiter » afin de ne pas prendre des
« mesures anxiogènes pour le pays  » , selon des sources fiables.

Haïti - Sécurité : Martelly s’entretient avec des diplomates sur la sécurité nationaleMembres du gouvernement et diplomates ont pris part à une réunion au sujet de la sécurité nationale, ce mercredi au palais national, à l’invitation du président de la république, Michel Martelly

 

 

Le président Martelly et le chef de la Minustah, Mariano Fernandez Amunategui

« Nous avons discuté des sujets d’intérêt public en matière de sécurité. Sous peu, les détails seront fournis à la population à ce sujet », a annoncé le président Michel Joseph Martelly, cité dans un communiqué rendu public par ses services à l’issue d’une rencontre au palais national avec des parlementaires ,des ambassadeurs et des chargés d’affaires accrédités à Port-au-Prince, le mercredi 26 octobre 2011. Rien de plus de la présidence si ce n’est que le Premier ministre Garry Conille et des membres du gouvernement ont assisté à cette rencontre autour de la « sécurité nationale ».
Cependant, des sources concordantes ont révélé que le chef de l’Etat haïtien a fait part de son intention de mettre sur pied une nouvelle armée. « Le président a souligné à l’attention des partenaires et pays amis d’Haïti qu’il souhaite travailler avec eux sur ce dossier », a indiqué une source.
Le président s’est « engagé à ne pas se précipiter et à ne pas prendre de mesures anxiogènes pour le pays », révèle une autre source, soulignant que le retour de l’armée est « un sujet polémique » dans la société haïtienne.»
« Haïti est un Etat souverain et la décision de monter une nouvelle armée appartient à ses dirigeants », a nuancé cette source.
La rencontre entre le président, son chef du gouvernement, des parlementaires et les ambassadeurs Didier Lebret de la France, Henri Paul Normandin du Canada, Mauricio Leone Bravo du Chili, des chargés d’affaires Dan Foot des Etats-Unis d’Amérique, Claudio Campos du Brésil, Benoit Bazin de l’Union européenne et du chef de la Minustah, Mariano Fernandez Amunategui, intervient sur fond de remous suite à la déclaration des autorités de remettre l’armée sur pied le 18 novembre.
Et, aussi, après des démentis formels de la Minustah des rumeurs qui laissaient croire que la force onusienne devait donner son autorisation au retour de l’armée. « C’est faux. Il faut que l’on arrête de prêter des intentions à la Minustah», a indiqué Silvie Van Den Wildenberg, porte-parole de la Minustah sur les ondes de Radio Magik 9, mercredi 26 octobre 2011.
La Minustah n’a pas reçu de demande officielle d’assistance technique et logistique pour monter une nouvelle armée, avait révélé en substance Mariano Fernandez Amunategui, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti lors d’une conférence de presse le mercredi 12 octobre 2011.
Le plan de mise en oeuvre de cette nouvelle force, selon un document (draft) de la présidence, tient compte de l’apport éventuel de la Minustah quant à sa participation à la formation des recrues et à la disponibilité de ses bases pour les séances de formation et d’entraînement. Il comporte aussi la formation d’un effectif de 3 500 hommes sur une période de trois ans et demi, selon le chronogramme ayant par exemple, entre le 18 novembre 2011 et janvier 2012, des activités visant à finaliser le recrutement de la première promotion, l’implantation des bases militaires de l’armée de terre, des bases navales et pistes d’atterrissage jusqu’au mois de juillet 2013 date à laquelle le désengagement progressif de la Minustah sera entamé.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

L’aéroport International de Port-au-Prince bouclé ce jeudi

L'aéroport  International de Port-au-Prince  bouclé ce jeudi Un important déploiement des agents de la Police Nationale est visible aux abords de l’aéroport International Toussaint Louverture, dont tous les accès sont bloqués.
Un fourgon noir, un blindé et plusieurs unités spécialisées de la police nationale ont pris position en face de l’aéroport.
Vraisemblablement, ces nouvelles dispositions ont été prises en prévision du retour annoncé, du député Arnel Belizaire, considéré par la justice haïtienne comme un fugitif.
Nullement effrayé par la détermination affichée par le chef du Parquet, le député Arnel Belizaire avait annoncé son retour à Port-au-Prince ce jeudi. Dans des interviews accordées à des medias locaux, M. Belizaire s’est réjoui de la solidarité de plusieurs députés qui ont fait part de leur intention de l’accueillir à l’aéroport Toussaint Louverture.
M. Belizaire avait affirmé ne pas être intimidé par les menaces de la Présidence et du commissaire du gouvernement. Il inscrit sa démarche dans le cadre de la lutte pour l’instauration de la démocratie en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

L’engrenage

Arnel Bélizaire, s’il ne décide pas de devenir le premier exilé politique de la présidence Martelly, rentre ce jeudi au pays après une mission parlementaire en France. Le député est attendu par la police. Un mandat d’amener émis par le parquet l’attend.
Les faits qui sont reprochés au député ne sont pas clairs. Sa défense le présente comme un homme blanchi par la justice, ses détracteurs comme un repris de justice.
Un fait reste, ses problèmes ont commencé après une altercation avec le président de la République au palais national. Le député Bélizaire aurait manqué d’égard au chef de l’Etat dans la maison du peuple au cours d’une rencontre politique. Des mots malheureux ont été échangés entre les deux élus, rapportent des témoins.
L’immunité parlementaire couvre justement et pleinement un telle situation. Un incident politique ne doit pas avoir de suite judiciaire.
Pour ce qui est des impairs que le député aurait commis avant d’entrer en fonction et même les infractions ou crimes perpétrés pendant son mandat, il y a toute une procédure à suivre pour l’amener devant ses juges.
Hors du respect des normes, nous entrons dans le monde de l’arbitraire. Aucune des institutions de ce pays, au regard de notre passé, ne doit impunément, pour surfer sur les envies de l’opinion, se laisser tenter à outrepasser ses prérogatives.
Cela prendra le temps qu’il faut, laissons la procédure suivre sereinement son cours.
Tout le monde en sortira grandi.
Frantz Duval

 

Arnel Bélizaire rentre en Haïti aujourd’hui

27/10/2011 09:47:02

Haïti - Politique : Arnel Bélizaire rentre en Haïti aujourd’huiAlors qu’il fait l’objet, d’un mandat d’arrestation émis par le Commissaire du Gouvernement du Parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger, le Député Arnel Bélizaire [qui était en visite officielle en France pour le Parlement et non en fuite…] a confirmé qu’il sera de retour au pays ce jeudi vers 17h00, sur le dernier vol d’Air Caraïbes, à l’aéroport Toussaint Louverture. Réputé pour ses critiques contre le Président de la République, le Député à dit « n’avoir aucune crainte de retourner dans son pays »
Gary Desrosiers, le Porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haiti (PNH), a déclaré mercredi que les agents de l’ordre exécuteront l’instruction reçue du Parquet de Port-au-Prince, en vue d’appréhender tous les évadés de prison dont les noms figurent sur une liste où figure celui du Député Bélizaire «… la police est l’auxiliaire de toutes les institutions publique, notamment la justice. La police est là pour exécuter toutes les décisions judiciaires, automatiquement, c’est le Parquet de Port-au-Prince qui passe une instruction pour arrêter un évadé ou n’importe quelle personne. La mission de la police, c’est d’arrêter la personne et de la conduire devant la justice […] » concernant l’immunité du Député, le Porte-parole a précisé « … généralement la police n’entre pas dans ces détails, parce que la police est là tout simplement pour obtempérer aux ordre de la justice…»
Plusieurs collègues du Député Bélizaire ont promis de se rendre a l’Aéroport pour l’accueillir.
Le Député Patrick Robasson, confirme qu’il sera présent en signe de solidarité, selon-lui, tous les secteurs de la vie nationale doivent faire  bloc contre ce qu’il appelle la « dictature martellienne » qui se profile.
Le Député Ocinjac Benjamin, Président de la Commission justice et sécurité, de la Chambre basse, qui sera également à l’aéroport, plaide en faveur du respect des procédures de levée de l’immunité d’un parlementaire. « C’est l’Assemblée des députés qui peut décider de mettre un collègue à la disposition de la justice […] l’arrestation du Député Bélizaire serait un grand coup porté contre le Parlement et la démocratie […] ils peuvent toujours l’arrêter, mais ma position, c’est qu’aujourd’hui cette arrestation est illégale, arbitraire et injuste. Nous-mêmes parlementaires, nous avons prêté serment sur la constitution de 1987, nous sommes obligés de respecter la loi, c’est pour cela que nous bataillons également de l’autre côté de la barricade, pour qu’ils respectent la loi. Si je commets une infraction comme député, cela ne veut pas dire, que je n’irai pas en prison, mais il y a une façon pour y aller… »
Le Député Sinal Bertrand, informe que la Chambre des députés a pour devoir d’accompagner leur collègue en vue de consolider son poste. Le Député Bertrand a fait savoir qu’Arnel Bélizaire ne peut pas aller en prison pour la raison qu’il n’est pas favorable au Chef de l’État et qu’il l’a fait savoir publiquement. «… nous en profitons pour dénoncer ce projet de dictature de la présidence, parce qu’Arnel Bélizaire est allé aux élections; il a déposé ses pièces; la DCPJ lui a donné ses papiers. Lors des contestations, il n’a pas été contesté. Durant la période de validation rien n’a été dit » ajoutant que si tout tourne mal aujourd’hui, pour le Député Bélizaire, c’est parce qu’il a répondu au Président Martelly sur des bêtises…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4108-haiti-justice-joazile-estime-prematuree-la-demande-d-arrestation-d-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4096-haiti-justice-je-ne-suis-pas-un-repris-de-justice-declare-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
http://www.haitilibre.com/article-4081-haiti-affaire-arnel-belizaire-lettre-du-commissaire-du-gouvernement-a-sorel-jacinthe.html
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html
HL/ HaïtiLibre

 

Camille Leblanc critique la démarche du chef du Parquet

imageLe juriste Camille Leblanc salue la décision du député Arnel Bellizaire de regagner son domicile en dépit du mandat décerné par le chef du Parquet de Port-au-Prince. M. Leblanc qui avait, en sa qualité de militant des droits humains, assurer la défense de M. Bellizaire, critique la démarche du commissaire du gouvernement, Félix Leger.
Condamné pour détention illégale d’arme à feu, M. Bellizaire avait purgé sa peine de 18 mois d’incarcération, explique M. Leblanc qui détient des copies des actes juridiques de l’époque.
Interrogé sur la poursuite pour évasion en février 2005, le juriste juge qu’une poursuite pour ce délit est impossible puisque frappée de prescription. Il rappelle que le Parquet n’avait pas en 2006 engagé de poursuite pour évasion contre M. Bellizaire.
Camille Leblanc se dit surpris des autres charges avancées contre M. Bellizaire arguant que les autres chefs d’accusation avaient été écartés par le juge instructeur Napela Saintil.
A l’instar du député de Delmas – Tabarre, M. Leblanc assure qu’il s’agissait de persécution politiques orchestrées par le garde des sceaux Bernard Gousse.
En ce qui a trait à la qualification de M. Bellizaire pour briguer un poste électif, le juriste a fait valoir que les dossiers traités au correctionnel ne sont pas des crimes. L’interdiction de la constitution concerne uniquement les individus condamnés à une peine afflictive ou infamante lors de procès criminels.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-justice:

Le président de la Cour de Cassation prête serment

HPN

Le nouveau président de la Cour de Cassation le juge Arnel Joseph a prêté serment mercredi lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Palais national en présence du président Michel Martelly, du Premier ministre Gary Conille et des membres du gouvernements.

Des membres du pouvoir judicaire et des parlementaires ont égalemnt pris part à la cérémonie

 

Conille et Mayard Paul vont s’expliquer auprès des sénateurs

Le Premier ministre Garry Conille et le ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, sont attendus aujourd’hui au Sénat de la République. Ils vont, en séance plénière, exposer le projet de la remobilisation des Forces Armées d’Haïti aux sénateurs.

Garry Conille

Thierry Mayard Paul

En attendant la tenue de la séance, les avis sont partagés au Sénat sur la nécessité de la réhabilitation ou non des Forces Armées d’Haïti. Un projet cher au président de la République, Michel Martelly, qui a déjà annoncé la date du 18 novembre prochain pour remettre sur pied des militaires démobilisés en 1994. Les inscriptions, d’après le sénateur Moïse Jean-Charles, ont déjà débuté dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine.
Si le président du Sénat, Rodolphe Joazile, ne voit pas d’inconvénient à la décision de la présidence de remobiliser les Forces Armées d’Haïti, l’ancien capitaine des FAD’H estime cependant qu’il est important que la présidence fasse la lumière sur le fonctionnement et la mission des Forces Armées d’Haïti. La provenance des fonds nécessaires à la mise sur pied de cette force publique doit être aussi précisée. Il n’est pas un secret que les pays qui financent le budget de la République n’appuient pas ce projet du président Michel Martelly.
Contrairement au président du Sénat, d’autres sénateurs s’opposent catégoriquement à la création d’une nouvelle force publique. « La création d’une force militaire ne devrait pas être la priorité dans un pays confronté à des besoins criants à tous les niveaux », a indiqué le sénateur Kély C. Bastien. C’est aussi l’avis du sénateur Andris Riché qui croit que l’administration Martelly/Conille devrait chercher à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne avant de penser à la remise sur pied de l’Armée d’Haïti. Le sénateur Nènèl Cassis, de son côté, dit vouloir attendre la rencontre de demain avant de fixer sa position.
Les Forces Armées d’Haïti ont été démobilisées en 1994 par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, suite au coup d’Etat sanglant de 1991. La police nationale, créée à la même année, dépend en grande partie de l’aide internationale pour sa survie. Si certaines couches de la population se prononcent en faveur du retour de l’armée, d’autres estiment que les nouvelles autorités devraient de préférence se concentrer sur le renforcement de l’institution policière.
En attendant que l’administration Martelly/Conille prouve qu’elle dispose des moyens nécessaires pour remettre sur pied les Forces Armées d’Haïti, certains sénateurs croient que ce projet va déboucher sur un fiasco.
Jean Pharès Jérôme

 

Investiture des Secrétaires d’État et Directeurs Généraux

27/10/2011 11:14:44

Haïti - Politique : Investiture des Secrétaires d’État et Directeurs GénérauxHier, mercredi au cours d’une cérémonie au Palais National, le Président Michel Martelly, en compagnie du Premier Ministre, le Dr. Garry Conille a procédé à l’investiture de 19 Secrétaires d’État, 10 Directeurs Généraux et 5 Directeurs adjoints. Ces investitures s’ajoutent aux 9 Directeurs Généraux et 1 Ambassadeur, déjà nommés par le Président Martelly en Septembre dernier.
4 femmes sont secrétaires d’État (21%), il s’agit de Mme. Milaine Alexandre à l’Alphabétisation, Mme. Marina Gourgue à la Formation Professionnelle, Mme. Carline Montas à la Jeunesse et à l’Action Civique et Mme. Elsa Baussan Noel au Patrimoine.
3 femmes (25%) figurent comme Directeurs ou Directeurs adjoint, il s’agit de Mme. Arielle Jenty Villedrouin, à l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches, Mme. Gesly Leveque à la Banque Populaire Haïtienne et Mme. Myriam Jean, Directeur Général Adjoint de cette même institution.
Peu avant ces investitures, Me Anel Alexis Joseph, Président de la Cour de cassation à prêté serment

Liste des Secrétaires d’État :

- Georges Racine, secrétaire d’Etat à l’intérieur

- Richard Maurasse, secrétaire d’Etat à la défense nationale

- Jean Fritz Jean-Louis, secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales

- Réginald Delva, secrétaire d’Etat à la sécurité publique (prédécesseur, Aramick Louis)

- Philippe Cinéas, secrétaire d’Etat au transport

- René Jean Jumeau, secrétaire d’Etat à l’énergie

- Jean-Claude François, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur

- Mylène Alexandre, secrétaire d’Etat à l’alphabétisation (prédécesseur, Carol Joseph)

- Marina Gourgue, secrétaire d’Etat à la formation professionnelle

- Paul Antoine Adrien, secrétaire d’Etat aux sports

- Carline Montas, secrétaire d’Etat à la jeunesse et à l’action civique

- Gérald Oriol Junior, secrétaire d’Etat à l’intégration des personnes handicapées (prédécesseur, Dr Michel Péan)

- Fritzner Dorcin, secrétaire d’Etat à la production végétale (prédécesseur, Jean-Claude Délicé)

- Michel Chancy maintenu au poste de secrétaire d’Etat à la production animale qu’il occupait déjà au ministère de l’agriculture sous la présidence de René Préval.

- Carl Murat Cantave, secrétaire d’Etat à la population

- Mathias Laurent, secrétaire d’Etat au commerce

- Jean Gérald Brutus, secrétaire d’Etat à l’industrie

- Michel Brunache, gendre de l’ex-Président de transition Boniface Alexandre (2004-2006) et secrétaire général de la présidence durant cette même période, est nommé secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

- Elsa Baussan Noël, secrétaire d’Etat au patrimoine

Liste des Directeurs Généraux :

- Ronsard St-Cyr, directeur général du ministère des affaires sociales et du travail

- Arielle Jeanty Villedrouin, directrice de l’Institut du bien-être social (IBESR) (prédécesseure, Jeanne Bernard Pierre)

- Jesly Lévêque, directrice générale de la Banque populaire haïtienne (BPH)

- Myriam Jean, directrice générale adjointe de la Banque populaire haïtienne (BPH)

- Bernard Degraff, directeur général de l’Office nationale d’assurance vieillesse (ONA) (prédécesseur, Jean Alix Boyer)

- Pierre Robert Auguste (PRA), directeur général des Presses Nationales (prédécesseur, Willems Edouard)

- Bernier Sylvain, un animateur de Compas Direct couramment appelé BS, directeur général de la Radio nationale d’Haïti (prédécesseur, Pradel Henriquez qui reste toutefois à la direction de la Télévision nationale)

- Frantz Michel Carli, directeur général de la Direction nationale du livre (DNL) (prédécesseure, Emmelie Prophète)

- Emmanuel Ménard, directeur général de la Bibliothèque nationale (prédécesseure, Françoise Beaulieu Thybulle)

- Jean Ernst Paul, directeur général de l’Office des postes d’Haïti (prédécesseur, Edvar Despeigne)

- Oriol Michel, directeur général de l’Office assurance véhicules contre-tiers (OAVCT) (prédécesseur, Edrick Léandre, actuellement en prison)

- Philippe Charchoute, directeur général adjoint de l’Office assurance véhicules contre-tiers (OAVCT)

- Victor Saint-Louis, directeur général adjoint de l’Administration générale des douanes (AGD)

- Tony Archille, directeur général adjoint de l’Administration générale des douanes (AGD)

- Favard C. Duperval, directeur général adjoint du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES)

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3826-haiti-politique-le-president-martelly-nomme-6-nouveaux-directeurs-generaux.html
http://www.haitilibre.com/article-3765-haiti-politique-le-president-martelly-nomme-3-nouveaux-directeurs-et-un-ambassadeur.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti/Diplomatie:

Participation du Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes au 21ème Sommet Ibéro-Américain au Paraguay

mercredi 26 octobre 2011 à 21:24

images (21)Port-au-Prince, mercredi 26 0ctobre 2011.- Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes (MAEC), Laurent LAMOTHE, laissera le pays ce jeudi 27 Octobre à destination de Asunción au Paraguay où il participera, les 28 et 29 Octobre, au 21ème Sommet Ibéro-Américain qui se déroulera sous le thème « La transformation de l’Etat et le développement ». Il s’agit d’une rencontre annuelle qui regroupe la plupart des chefs d’Etat d’Amérique latine et du péninsule Ibérique qui ont un héritage culturel en commun, notamment linguistique, suite à la colonisation de l’Amérique latine par l’Espagne et le Portugal.

Le Chancelier sera accompagné d’une délégation composée, entre autres, du Directeur adjoint de la Direction des Affaires Internationales dudit Ministère, M. Pierre Myrtil, et de son Directeur adjoint de Cabinet, M. Lesly Benoit Jr.

Le Ministre LAMOTHE profitera de cette 21ème édition  pour solliciter officiellement  le Statut d’observateur à ce Sommet qui permettra à Haïti de participer de plein droit aux rencontres des Ministres des Affaires Etrangères et aux réunions techniques et activités de coopération multilatérale de cette entité internationale.

 

Haïti – Justice :

Joazile estime prématurée la demande d’arrestation d’Arnel Bélizaire

26/10/2011 15:01:10

Haïti - Justice : Joazile estime prématurée la demande d’arrestation d'Arnel BélizaireLe Sénateur Jean Rodolphe Joazile, Président du Sénat, a déclaré hier mardi, que la demande faite par Me Félix Léger, le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour qu’elle procède à l’arrestation du Député Arnel Bélizaire était mal venue et  prématurée.
Le Sénateur Joazile rappelle qu’Arnel Bélizaire bénéficie de l’immunité parlementaire et que la loi fixe clairement la procédure a suivre pour lever cette immunité. De plus, le Président du Sénat, rappelle que le Député Bélizaire a récemment informé avoir été blanchi par la justice pour des faits qui lui sont reprochés.
«… Je ne suis pas au courant comment le dossier a été soumit au niveau de la Chambre des députés […] mais si c’est le Commissaire du Gouvernement qui reproche quelque chose au parlementaire, il doit demander au Garde des Sceaux d’écrire au Président de l’Assemblée pour lever l’immunité. A ce moment là, le Président présente le dossier à l’Assemblée et le remet à une Commission spéciale qui l’étudiera et décidera.
Il y a une notion en droit, que peut être le Commissaire du gouvernement est tenté d’utiliser, pour être en mesure de justifier sa position, mais que beaucoup de grands juristes ont rejeté, c’est ce que nous appelons en droit, la flagrance continue […] en droit parlementaire ce terme a été écarté […] Hors, même s’ils disent que c’est sur la flagrance continue […] il y a eu une interruption, parce qu’a un certain moment […] le député a bénéficié d’un certificat de la DCPJ, d’un certificat d’un tribunal, donc, le député dont nous parlons, c’est quelqu’un qui est réputé de bonne vie et mœurs [au yeux de la loi]. J’ai entendu quelqu’un qui m’a dit que le Député avait un jugement qui a été rendu en sa faveur […] si le Commissaire du Gouvernement agit sans même donner une chance au député de lui soumettre le document qu’il a en mains, je pense que c’est beaucoup trop prématuré…»

Le Député Bélizaire, qui séjourne actuellement à Paris a démenti formellement au début de la semaine, les accusations portées contre lui, accusations soutenues par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) en Haïti. Le député entend revenir au pays pour faire éclater la vérité.
De son côté, Me Camille Leblanc, ancien avocat du Député Bélizaire estime qu’on est en plein délire et en présence d’un cas flagrant de violation de la loi au service du Chef de l’État. Il dénonce vigoureusement la décision du Parquet, rappelant que le Commissaire n’a pas l’autorité pour demander la levée de l’immunité du Député. De plus, il dit avoir constaté que depuis la mise en place du nouveau Gouvernement, le Parquet de Port-au-Prince s’octroie des pouvoirs que la loi ne lui reconnait pas. Il rappelle qu’Arnel Bélizaire, avait été jugé et condamné pour détention illégale d’armes et avait été par la suite libéré, après avoir passé 18 mois en détention préventive. Aussi pour l’avocat, cette affaire est close.
Sorel Jacinthe et plusieurs autres parlementaires dénoncent une tentative de prise de contrôle du système judiciaire par le Pouvoir en place et écartent l’idée de donner suite à la procédure engagée en vue de faire lever l’immunité de leur collègue.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4096-haiti-justice-je-ne-suis-pas-un-repris-de-justice-declare-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
http://www.haitilibre.com/article-4081-haiti-affaire-arnel-belizaire-lettre-du-commissaire-du-gouvernement-a-sorel-jacinthe.html
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-ALBA/Logements :

Actes de vandalisme, la Mairie de Cité-Soleil s’en lave les mains

P-au-P, 26 oct. 2011 [AlterPresse] — La municipalité de Cité Soleil nie toute responsabilité dans les actes de vandalisme perpétrés dans le projet de logement de l’’Alternative Bolivarienne pour les peuples des Amériques (ALBA), situé à Zoranje (périphérie nord), et accuse l’Ambassade du Venezuela, apprend Alterpresse.

« La municipalité n’est pour rien dans les actes de vandalisme commis actuellement dans le projet de logement de ALBA. C’est l’Ambassade de Venezuela en Haïti qui est responsable » soutient le Maire Jean Robert Charles qui qualifie ‘’d’inacceptable’’ le comportement de la représentation diplomatique vénézuélienne dans le cadre de ce projet.

Le maire avance que des gens sont entrés dans les maisons et les ont vandalisées. Des toilettes sont emportées », ajoute-t-il en faisant aussi état de falsifications de documents et de l’implication de certains policiers dans ce « désordre ».

Il reproche au Venezuela d’avoir livré des logements à des particuliers sans concertation avec les autorités locales.

Contacté à ce sujet par Alterpresse, les responsables de l’Ambassade du Venezuela ont refusé à plusieurs reprises d’accorder une interview à nos journalistes. Ils ont demandé d’attendre le retour de l’ambassadeur, qui était hors du pays. Revenu depuis la semaine dernière, sa présence n’a rien changé.

Par ailleurs, le maire dénonce les informations faisant croire que la municipalité ait menacé d’expulser des centaines de familles occupant ‘’sans consentement légal’’ plus de quatre vingt des 128 logements sociaux.

« Ce n’est pas la mairie qui venait pour les déloger (…) C’est une voiture du parquet qui est arrivée, accompagnée de juge de paix », précise-t-il.

Pour lui, « la décision a été prise au plus haut niveau, c’est-à-dire au sein du gouvernement », ajoute-il.

Au début du mois d’octobre, plus d’une centaine de gens ont envahi certaines de ces maisons et ont accusé la municipalité de vouloir les déguerpir de force et de vendre au prix fort les logements sociaux.

Les occupants des logements racontent, entre autres, qu’ils ne vont pas lâcher prise et disent préférer mourir plutôt que de se courber aux menaces des autorités et des agents de la Police Nationale Haïti (PNH) qui les accompagnent souvent.

Délogés à plusieurs reprises, les déplacés sont retournés dans les maisons et y habitent encore.

Les 128 logements sociaux construits par ALBA depuis mi 2010, se trouvent au cœur d’un conflit entre le gouvernement haïtien, la mairie de Cité Soleil et l’Ambassade du Venezuela en Haïti.

Ces 128 maisons font partie d’un projet de 500 promis par le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Rafael Chavez Frias, lors de sa visite en mars 2007 en Haïti.[mm gp 26/10/2011 10:00]

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

mercredi 26 octobre 2011 à 20:00

Le président de la République, Michel Martelly à procédé ce mercredi (soir) à la nomination des nouveaux directeurs généraux et secrétaires d’Etat au Palais national en vue de compléter le gouvernement. Le grand absent à son poste est le ministre de la culture et de la communication, Choiseul Henriquez en raison des problèmes de santé.

La Police nationale prête à exécuter le mandat d’arrêt lancé contre le député de Delma/Tabarre par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. « La PNH est sans Etat d’âme », a martelé son porte parole, Garry Desrosiers.

Le conseil  de l’Université d’Etat d’Haïti déplore les conditions matérielles de fonctionnement de l’UEH. Un budget largement insuffisant, la dégradation ahurissante des structures existantes, le désengagement du pouvoir exécutif  vis-à-vis de l’enseignement supérieur au profit d’intérêts politiciens mesquins, autant de facteurs expliquant l’échec de l’Université, dénonce le conseil.

Le nouveau ministre de l’éducation nationale prendra part  à la 36e conférence générale de l’UNESCO qui se tient du 25 octobre au 10 novembre 2011 à Paris. Réginald Paul, présidant la  délégation haïtienne, devait laisser Port-au-Prince ce mercredi.

 

Discours de la Ministre de la Santé, le Dr. Florence Duperval Guillaume

27/10/2011 08:23:44

Haïti - Politique : Discours de la Ministre de la Santé, le Dr. Florence Duperval GuillaumeLe Dr. Florence Duperval Guillaume, la nouvelle Ministre de la Santé Publique et de la Population a déclaré lors de son allocution d’installation, que nous devrions « avoir le courage de faire chacun d’entre nous, notre examen de conscience en nous disant en toute honnêteté, que notre première arme de destruction réside en nous, oui nous autres haïtiens ! » Son discours plein d’empathie, repose sur une trame où la motivation, les défis et la foi sont indissociable.
Discours d’installation de la Ministre de la Santé Publique et de la Population, le Dr. Florence Duperval Guillaume :
« […]
Je commencerai par remercier le Président de la République, Son Excellence Michel Joseph Martelly, ainsi que Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Docteur Garry Conille d’avoir fait choix de moi pour les accompagner dans l’accomplissement de leur patriotique mission.
Aujourd’hui devrait vouloir traduire un grand jour où à la lecture d’une telle page du livre de ma carrière, je devrais éprouver un sentiment de satisfaction – Et pourtant… il n’en est rien… loin de là!
J’avoue de préférence avoir le sentiment de consentir un énorme sacrifice, où laissant ma ZONE DE CONFORT, comme disent les Américains, je prends plutôt, un RISQUE : Celui de me mettre officiellement au service de mon pays.
Je prends le risque d’étendre ma vision, d’élargir ma sphère d’action, et de tenter ainsi, d’apporter ma contribution, de manière beaucoup plus large, pour donner tout au moins le signal à travers l’accomplissement de ma mission, d’un changement d’image de nos communautés, de notre système de santé et ainsi de notre pays à nous tous. Provenant, je dirais « d’en face », et, sachant la perception que nous donnons, il m’a fallu beaucoup de réflexions, beaucoup de courage pour faire abstraction de tractations de toutes sortes, et accepter en toute bonne foi, de franchir cette étape.
Ma motivation, je l’ai puisée d’abord en Dieu qui me guide dans toutes mes actions !
Ma motivation, je l’ai puisée dans le 12 Janvier 2010 car ce tremblement de terre n’a fait que nous imposer une prise de conscience en mettant en exergue, à notre face, des problèmes de toutes sortes qui pour la plupart méritaient longtemps d’être adressés.
Ma motivation, je l’ai puisée dans les regards d’enfants en détresse, pas plus grands que trois pommes comme on dit, qui haussent sur la pointe de leurs petits pieds pour frapper à la portière de ma voiture et me demander l’aumône.
Ma motivation, je l’ai puisée dans les 85% de données de vaccination que nous avons accompli en tant qu’équipe au niveau des zones appuyées par les projets antérieurs supportés par l’USAID à travers MSH et qui ont permis de sauver ces innocentes vies alors que le taux au niveau national n’arrive toujours pas à atteindre 50%.
Ma motivation, je l’ai aussi puisée auprès d’innombrables femmes enceintes qui n’ont pas, fort heureusement, été comptées parmi les 630 pour 100,000 à cause du suivi sérieux de leur grossesse.
Finalement, Ma motivation, je l’ai puisée dans les relations professionnelles et personnelles, que j’ai eues avec nombreux d’entre vous cadres du Ministère, tant au niveau central que départemental car dans certains cas, je vous ai vu faire beaucoup avec très peu de moyens grâce à votre engagement et votre détermination.
Cette motivation a permis que j’élargisse ma vision de Santé Publique pour qu’elle épouse celle du groupe de la Commission Santé et Sécurité avec laquelle j’ai eu le privilège de travailler, pour qu’elle épouse également ces innombrables besoins exprimés par les communautés que j’ai eues à côtoyer de très près, tout au cours des années passées.
Le défi n’est toutefois pas des moindres car il s’agit avant tout de puiser dans tant de déboires, de frustrations et d’aspects négatifs, la force, la volonté et le courage d’adopter une commune vision, celle de transcender nos intérêts individuels et mesquins, celle de mettre en place des stratégies efficaces et efficientes en coordonnant nos actions et en nous focalisant sur des résultats pour une meilleure réponse aux besoins désormais tangibles des communautés dans la vie desquelles nous voulons faire et prouver une différence.
Comment arriver à cette empathie ultime, cette sublématie, et nous faire la voix des sans-voix pour que des enfants, comme nous l’avions été un jour, soient en parfaite santé, bien éduqués, représentant ainsi un avenir prometteur, une force de travail équilibrée et stable pouvant subvenir aux besoins plus tard de leur famille et finalement nous assurer d’être sur la voie du développement ?
Comment arriver à transformer la mentalité et les conditions de nos femmes représentant 52% de notre population pour que finalement elles cessent de croire que la clé du succès est dans la procréation car la réussite probable d’un de leur progéniture sera leur planche de salut et la fin de la misère de toute une famille ?
Comment arriver à cette symphonie unique chez nos amis les bailleurs même lorsque chacun joue sa partition, nous ramenant ainsi aux expressions comme coordination, rationalisation et intégration ?
Je pourrais en ajouter d’autres mais ce sont là autant de questions auxquelles nous devrions ensemble trouver des réponses articulées en tant que privilégiés afin d’avoir un jour le sentiment intérieur d’une mission accomplie.
La vision dont je fais mention se veut d’un système de santé publique unique et inclusif Public-Privé, lucratif ou non, Bailleurs et Receveurs, Nantis ou Vulnérables, Elus et Communautés, Patrons et Ouvriers, Prestataires et Patients.
Mon Objectif : l’Amélioration de l’Etat de Santé de nos communautés même les plus reculées.
Ma boussole pour tous ceux qui me connaissent demeurera inchangée: Je parlerai Résultats, Résultats, Résultats.
Mes Principes Directeurs, non plus ne changeront : Respect d’Autrui, Esprit d’Equipe, Participation, Respect des Normes et Procédures et finalement Performance.
Je ne m’attarderai pas à vous rappeler les objectifs chiffrés découlant des engagements pris par l’Etat Haïtien. Combien de fois les avons-nous relatés dans nos documents ? Ils n’ont pas changé…
Cependant, ce qu’il faudra changer, c’est notre mode de pensée, nos comportements, nos attitudes et nos actions. Nous devrions comprendre le poids de ces dernières sur la vie des autres et avoir le courage de faire chacun d’entre nous notre examen de conscience en nous disant en toute honnêteté que notre première arme de destruction réside en nous, oui nous autres haïtiens !
Il faudra donc que nous, employés du Ministère de la Santé, que nous nous remettions au travail et que nous nous prenions plus au sérieux pour que les autres aussi qui nous assistent nous prennent au sérieux. Nous devrions ensemble comme une seule équipe, parlant d’une seule voix, représenter désormais le modèle du travailleur exemplaire en matière de santé. Je n’ai aucun doute qu’ensemble qu’il s’agisse du niveau central, du niveau départemental, du niveau communal jusqu’aux sections rurales les plus reculées, je n’ai aucun doute dis-je que nous allions prouver que nous pouvons ensemble faire une différence.
Redoublons donc de détermination et d’engagement et en toute humilité faisons ensemble l’expérience d’Aller vers les autres, de Vivre avec Eux, d’apprendre de ceux qu’ils savent, de bâtir sur ceux qu’ils ont et la tâche une fois accomplie, nous pourrons avec fierté dire « Nous l’avons fait ENSEMBLE ». C’est cela le Tao du Leadership.
Mon plus grand défi sera d’obtenir mes Résultats à travers les Vôtres.
Parlant de ceux qui nous assistent, je leur demanderais de continuer à croire en ce partenariat sincère car notre succès sera aussi le leur.
Je demeure convaincue qu’ensemble nous ferons la différence car notre seul et unique Objectif est de Sauver des Vies.
Je terminerai par un acte de foi personnel que j’ai eu à faire parlant au nom des citoyens de mon pays par devant le congrès américain:

  • Je crois en l’adoption d’une vision commune. J’en appelle à la planification intégrée !
  • Je crois en la notion d’aller vers les gens pour comprendre ce qu’ils vivent et bâtir sur ce qu’ils ont de positif. J’en appelle à la décentralisation !
  • Je crois en l’esprit de partenariat et de coordination. J’en appelle à la mise en commun des ressources pour un meilleur impact !
  • Je crois en la notion d’équité et d’accès universel aux services sociaux de base. J’en appelle à la sécurité sociale !
  • Je crois fortement dans les actions beaucoup plus que dans des mouvements. J’en appelle aux résultats.
  • Je crois en la participation de tous ! J’en appelle à votre support et à l’unité.
  • Je crois en chacun d’entre vous et j’en appelle à votre confiance.

Finalement je crois en Dieu. J’en appelle à sa bénédiction et qu’il nous protège tous.
Avec tous mes respects et en toute modestie. »
Dr.Florence Duperval Guillaume
Ministre de la Santé Publique et de la Population

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4098-haiti-politique-discours-du-ministre-des-affaires-sociales-francois-richel-lafaille.html
http://www.haitilibre.com/article-4017-haiti-politique-composition-du-cabinet-ministeriel-du-gouvernement-martelly-conille.html
http://www.haitilibre.com/article-4095-haiti-politique-installation-du-ministre-des-affaires-etrangeres-laurent-lamothe-discours.html
http://www.haitilibre.com/article-4092-haiti-politique-daniel-supplice-pret-a-relever-tous-les-defis.html
http://www.haitilibre.com/article-4090-haiti-tourisme-allocution-de-la-ministre-du-tourisme-stephanie-balmir-villedrouin.html
http://www.haitilibre.com/article-4086-haiti-politique-discours-du-nouveau-ministre-de-l-agriculture-hebert-docteur.html
http://www.haitilibre.com/en/news-4062-haiti-justice-installation-of-me-josue-pierre-louis-to-the-mjsp-the-president-said-he-s-a-victim.html
HL/ HaïtiLibre

mercredi 26 octobre 2011

26 Oct

Arnel Bélizaire attendu à Port-au-Prince ce jeudi

26/10/2011

Le député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire

En visite officielle en France pour le Parlement depuis plus d’une semaine, le député de la circonscription de Delmas/Tabarre a annoncé hier mardi sur les ondes de Radio Caraïbe qu’il sera de retour ce jeudi 27 octobre à compter de 4h50 à bord du dernier vol de la Air Caraïbe. Une délégation de parlementaires sera présente sur le tarnac de l’aéroport Toussaint Louverture pour accueillir le collègue.
Alors qu’il fait l’objet de recherche par le parquet de Port-au-Prince, Arnel Bélizaire a fiat savoir qu’il n’a aucune crainte de retourner dans le pays ce jeudi 27 octobre. Le commissaire du gouvernement a. i Félix Léger a demandé formellement à la Direction centrale de la police judiciaire de mettre la main aux collets du députés en dépit de son immunité.
Le député est devenu la cible de la justice depuis sa prise de bec avec le président de la République dans la nuit du 13 au 14 octobre au Palais national où des jurons avaient le décor d’une importante réunion en présence du Premier ministre Garry Conille.

 

EDITO

Conille, fin ou début du calvaire ?

Gary Pierre-Paul Charles, l’animateur qui accélère le rythme des après-midis sans fin avec son émission de débats politiques où il tient la vedette avec ses scoops en rafale, en a parlé ce mardi : Garry Conille a des difficultés pour trouver ses marques à la primature.
Conille brasse de l’air, si on soustrait les contrats des anciens employés qui sont déjà sur son bureau pour renouvellement. La présidence ne lui a pas fait de cadeau. Son prédécesseur non plus. Pas de traces des dossiers importants de l’Etat en dépit de la mise en marche des radars et détecteurs de fumée de sa nouvelle équipe.
En parlant d’équipe, qui forme celle du Premier ministre ?
Pas grand monde. Pas un ministre, selon ce qui se dit. Pas de directeurs généraux importants non plus ne se profilent à l’horizon. Il se constitue son cabinet particulier, se réjouit-on dans son entourage.
Les prochaines nominations importantes sont du ressort de la présidence. Quelques secrétaireries d’Etat sans lustre et des administrations qui ne tentent personne de sensée, finiront pas tomber dans l’escarcelle des rares amis et alliés du jeune PM, prévoit-on. Pas plus.
Heureusement que Conille n’avait pas fait campagne : il n’a pas grand monde à récompenser. Et comme il n’était pas de la campagne électorale, dans le camp de Martelly, on ne lui doit rien. On ne lui reconnaît pas de droit non plus, rapporte un observateur.
D’ici à ce que son rôle soit clair dans la conduite de la machine de l’Etat, le Premier ministre se morfond et traîne son ennui de réunions en installations. Son langage corporel sur les photos qui sont publiées le montre figé, en retrait, absent, visiteur non désiré de son propre gouvernement.
Et dire que les jours difficiles arrivent. Maintenant qu’il y a un gouvernement et que le Premier ministre en visite à la Télévision nationale a pris l’engagement de communiquer, il devra expliquer et défendre des actions qui ne sont nécessairement pas de son initiative.
Qu’a-t-il à dire sur les actions de son commissaire de gouvernement qui poursuit un parlementaire et des membres du Conseil électoral provisoire qui a fait l’élection de son président ? Comment, lui, Conille l’onusien, voit-il le retour de l’armée ? Où est-ce que le bon gestionnaire en lui cherche-t-il tous les milliards qu’il lui faudra trouver pour donner vie aux promesses du président Michel Martelly ? Comment Conille vit-il la transition de son rôle de fonctionnaire international qui n’avait que des responsabilités administratives à celui de Premier ministre d’un pays foudroyé et perclus de problèmes ? Que va-t-il promettre au parlement et au pays pour que nous reprenions confiance dans la CIRH ?
Il est trop tôt pour conclure que Garry Conille, le diaspora sorti des manches de l’Onu et de Bill Clinton, s’est fait avoir ou que nous n’avons pas tiré le bon lot avec lui à la tête du gouvernement. Cependant, il est évident que le Premier ministre devra dans les jours qui viennent se tailler un costume, se créer un personnage, trouver un place dans le jeu.
Bon pour le service, le premier des candidats de Martelly à avoir réussi l’examen d’entrée devant les deux Chambres, Conille, doit bien disposer d’atouts. Il ne peut pas s’être engagé que pour parfaire son curriculum vitae ou pour être le spectateur consenti de son destin.
La présidence Martelly a besoin de renfort pour passer les prochains examens qui sont sur sa route. Elle aurait tort de laisser sur le bord de la route son Premier ministre. Si vite, si loin du but.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Le Ministre des Affaires Etrangères félicite la Présidente de l’Argentine

26/10/2011 09:52:53

Haïti - Politique : Le Ministre des Affaires Etrangères félicite la Présidente de l’ArgentineLe Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes (MAEC), Laurent Lamothe, adresse, au nom du Gouvernement d’Haïti, ses plus vives félicitations à la Présidente de l’Argentine, Madame Cristina Fernández Kirchner, à l’occasion de sa réélection au premier tour du scrutin du dimanche 23 Octobre 2011.
La Chancellerie de la République d’Haïti en profite pour renouveler aux autorités argentines la ferme volonté de l’Administration Martelly-Conille, de renforcer les liens diplomatiques entre les deux pays et d’inscrire la coopération bilatérale de ces États dans la nouvelle vision prônée par le Ministre des Affaires Etrangères.
Le Chancelier Lamothe, déterminé à transformer la diplomatie traditionnelle en une diplomatie économique et d’investissement durable pour Haïti, s’engage à redynamiser et à moderniser ce secteur au profit des intérêts supérieurs du pays.
HL/ HaïtiLibre

 

Martelly souhaite renforcer la coopération entre Haïti et Cuba

imageLe président Michel Martelly affirme vouloir renforcer la coopération entre Haïti et Cuba, lors d’une rencontre avec l’ambassadeur cubain en Haïti, Ricardo Garcia.
Le président haïtien se dit satisfait de la relation entre les deux pays, et souhaite consolider la coopération haïtiano-cubaine notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.
L’éducation constitue l’une des priorités de Michel Martelly, alors que Cuba apporte depuis plusieurs années un appui aux soins de santé en Haïti.
La brigade de médecins cubains présente dans le pays bien avant le séisme de 2010, est, entre autres, à la ligne de front de la réponse à l’épidémie de choléra. Depuis son apparition à la mi-octobre, cette maladie a déjà tué plus de 6600 personnes à travers le pays.
Notons que de jeunes haïtiens étudient actuellement la médecine à Cuba. Alors que plusieurs centaines d’autres sont déjà diplômés.  /radio Métropole Haïti

 

Mario Andrésol serait sous forte pression de la présidence qui lui réclame sa démission

26/10/2011 01:54:00 Auteur(e) La Redaction

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Le directeur général de la police nationale d’Haïti (PNH) Mario Andrésol serait sous forte pression de la présidence qui lui réclame sa démission, avons-nous appris de source parlementaire. L’équipe de Michel Martelly qui promet pour le 18 novembre la mise en place d’une nouvelle forcée armée, voudrait entre temps réorganiser le Haut-Etat major de la PNH.

Mario Andrésol se trouve donc sur la sellette quelques semaines seulement après l’investiture suivie de l’installation d’un ministre de la défense nationale qui, aux cotés du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, sera concerné par le sort et le fonctionnement de la police nationale. Ces deux ministres feront d’ailleurs parti du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS), prévu dans le plan présidentiel de refondation de l’armée. Cette structure placée au sommet de l’Etat et présidé par le Chef de l’Etat, réunira au moins cinq ministres et aura un regard sur le fonctionnement du service d’intelligence, de la nouvelle armée et de la police nationale.
Dans ce nouveau plan de sécurité nationale, Mario Andrésol ne semble pas trouver sa place, lui qui pourtant a été plébiscité par le Sénat de la République en août 2009 après que sa reconduction ait été sollicitée par le président René Préval. Plusieurs observateurs et même des parlementaires, présentaient M. Andrésol comme un choix exclusif de l’international, notamment des Etats-Unis. Et pour preuve, le commandant en chef de la PNH rentré en Haïti en 2005 sur le gouvernement de transition est depuis à la tête de cette institution où il achève pour l’instant un second mandat de trois ans.
Au moment où ses collègues se montrent encore réservés sur la question, le sénateur Kelly Bastien prend les devants et dénonce les tractations de la présidence en vue d’obtenir la démission de M. Andrésol. « Le directeur général de la PNH a reçu un mandat du Parlement, la présidence doit respecter ce mandat et donner le temps à son titulaire de l’accomplir sans interruption ». Le sénateur dit craindre que les détracteurs de M. Andrésol n’aillent créer eux-mêmes l’insécurité pour seulement remettre en question la performance du directeur général de la PNH.
Récemment un conflit ouvert a opposé le directeur général de la PNH à l’inspecteur Fritz Jean qui a dû démissionner. L’arrestation suivie de l’emprisonnement de l’ancien commissaire de police de Pétion-ville Varnel Lacroix était à la base de cette mésentente au sein même du haut commandement de la PNH. Plusieurs autres policiers cantonnés à Pétion-ville sont jusqu’ici placés au pénitencier national, tout comme le commissaire Lacroix.
Plusieurs noms sont déjà cités parmi les potentiels remplaçants de Mario Andrésol. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a récemment dénoncé la présence de plusieurs anciens policiers à réputation douteuse, dans les couloirs du palais national.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

Source: Le Matin

 

Des sénateurs sont opposés à la remobilisation des forces armées

imageLes membres de la majorité parlementaire supportant le gouvernement expriment des points de vue divergents sur le processus de remobilisation des forces armées d’Haïti (FAD’H). Plusieurs sénateurs du groupe des 16 souhaitent que le gouvernement mette une sourdine aux dispositions visant la réhabilitation des forces armées d’Haïti.
Le sénateur Kelly Bastien expriment les mêmes réserves que son collègue Jean Baptiste Bien Aimé sur les sources d’approvisionnement en armes et munitions. Ces parlementaires rappellent que le pays est sous embargo depuis plusieurs années.
De plus l’ex président du Sénat s’interroge sur la mobilisation des ressources financières nécessaires pour le fonctionnement de ce corps. Rappelant que plusieurs pays donateurs rechignent à financer cette force de défense, M. Bastien souligne que le budget est supporté à 60 % par la coopération internationale.
Visiblement opposés à une remobilisation des forces armées les sénateurs du G 16, pourtant représentés au gouvernement, tentent de repousser l’échéance.
Toutefois le sénateur Youri Latortue (AAA) également membre de la majorité supportant le gouvernement, qualifie de prématurée la convocation de ses pairs.
Les sénateurs Kelly Bastien et Moise Jean Charles rejettent cet argumentaire d’un revers de main. Ils font valoir que le ministre de la défense lors de son installation avait annoncé que l’arrêté de remobilisation des forces armées est prêt. Notre intervention est même tardive, insiste le sénateur Jean Charles très critique envers le chef d’Etat.
Le processus de remobilisation des forces armées prouve que la majorité parlementaire supportant le gouvernement Conille est fragile. Le président Martelly avait la semaine dernière initié le dialogue avec le président et les membres de la commission défense du Sénat autour de ce processus. Visiblement ce dialogue n’a pas encore porté les fruits escomptés, le chef d’Etat devra trouver un accord avec le groupe majoritaire au Sénat.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Parlement-Armée

Le gouvernement au Sénat jeudi sur la réhabilitation de l’armée

A peine entrés en fonction, le Premier ministre Garry Conille et le ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, sont déjà invités à présenter le projet de reconstitution rapide de l’institution militaire annoncé en grande pompe par le chef de l’Etat alors que ce dossier inquiète au plus haut point plusieurs Sénateurs qui y sont opposés

Publié le mardi 25 octobre 2011

imageLe président du Sénat, Rodolphe Joazile, a décidé, de concert avec le président de la commission justice et sécurité, Youri Latortue, d’inviter le Premier ministre, Garry Conille, et le ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, à s’expliquer sur le rétablissement imminent de l’armée, lors d’une séance plénière jeudi.

Cette invitation fait suite à une démarche de six Sénateurs inquiets de la volonté imperturbable du Président Michel Martelly de remobiliser, d’ici le 18 novembre, l’institution militaire dissoute en 1994 après un cycle infernal d’impunité, de violations des droits humains et de rébellion.

M. Joazile estime qu’un réajustement était nécessaire pour rendre possible l’audition, car, ses six collègues n’avaient pas respecté la procédure prévue en la matière en évitant d’associer à leur initiative la commission justice et sécurité.

Ancien capitaine des Forces Armées d’Haïti, le Sénateur du nord-est soutient ne pas avoir d’objection au principe de la reconstitution de l’armée. Cependant, il croit qu’il est nécessaire que l’Exécutif apporte des précisions sur le fonctionnement et la mission de la nouvelle institution de même que la provenance des ressources financières qui lui seront allouées.

Le Sénateur Kély Bastien du groupe des 16, majoritaire au Sénat et représenté au sein de l’équipe gouvernementale, estime nécessaire que MM. Conille et Mayard Paul exposent à l’assemblée le plan opérationnel et les motivations du pouvoir quant au retour d’une force à vocation militaire sur la scène nationale.

Balayant d’un revers de main les critiques de certains de ses collègues pour qui il est prématuré d’interroger le chef du gouvernement et le ministre de la défense, une semaine seulement après leur prise de fonction, l’ex-président du Grand Corps juge au contraire urgent de clarifier le projet de réhabilitation de l’armée à l’origine d’une grande confusion dans l’opinion publique.

Kély Bastien se montre défavorable à la création d’une force militaire qui, à son avis, ne devrait pas être la priorité des priorités dans un pays confronté à des besoins criants à différents niveaux.

Le parlementaire ajoute que le régime Martelly ne serait pas seulement enclin à remettre en selle l’armée, mais aussi à étendre rapidement ses tentacules sur toutes les structures de sécurité. Il évoque à ce propos des pressions indues qui seraient exercées sur le directeur de la Police Nationale, Mario Andrésol, pour le porter à partir avant même la fin de son mandat.

Andrys Riché croit lui aussi inopportune la remobilisation de l’armée d’Haïti, une institution budgétivore que le pays, très dépendant actuellement de l’aide internationale, n’aura pas les moyens de financer. Le premier Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), qui affirme qu’il n’est pas un anti-militariste, souligne à l’attention du chef de l’Etat la gravité de la situation environnementale qui nécessiterait d’importants investissement et pourrait largement participer à la création d’emplois.

Mais, le changement que prétendait pouvoir incarner Martelly semble déjà très loin lorsqu’on assiste au retour en force des anciennes figures du duvaliérisme, se désole le social-démocrate Andrys Riché.

Parmi les six signataires de la lettre d’invitation acheminée au Dr Garry Conille et à Me Thierry Mayard Paul, se trouvent les Sénateurs Moïse Jean-Charles et Jean-Baptiste Bien-Aimé, issus du secteur Lavalas et qui ont tous deux dénoncé l’apparition d’une « milice rose ». Cette structure paramilitaire disposerait, selon eux, de camps d’entraînement et se livrerait à une intense campagne de recrutement dans plusieurs régions où des cartes d’adhérent seraient distribuées.

La reconstitution de l’armée –une institution maintenue dans la constitution 17 ans après sa dissolution par Jean-Bertrand Aristide- divise la société haïtienne et fait craindre à certains la réhabilitation d’un corps ayant grandement contribué à l’anéantissement des institutions et à la mise en veilleuse de la souveraineté nationale. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Sécurité :

Position actuelle de la Minustah sur la nouvelle force de sécurité nationale

26/10/2011 09:41:38

Haïti - Sécurité : Position actuelle de la Minustah sur la nouvelle force de sécurité nationaleLors d’une interview accordée à l’Agence Associated Press le 24 octobre, le Représentant spécial de la Minustah, M. Mariano Fernández, interrogé sur la question de savoir, si, dans le cas où Haïti rétablissait une force de sécurité, la Minustah pourrait appuyer cette dernière, a expliqué que le mandat actuel de la Minustah ne prévoyait pas de collaboration entre la Minustah et une armée.
M. Fernández a par ailleurs à plusieurs reprises, insisté sur le fait, que la création d’une force de sécurité ou du rétablissement de l’armée en Haïti relevait de la décision souveraine d’Haïti.
Suite à cette interview, Sylvie Van Den Wildenberg, Porte-parole de la Minustah a tenu à préciser
«… Haïti est un État souverain et a absolument et pleinement le droit de restaurer une force de sécurité, c’est une décision de l’État Haïtien, d’ailleurs le Représentant Spécial, Monsieur Fernández l’a clairement dit à plusieurs reprises, nous n’avons pas à nous prononcer sur cette question et il n’en a pas encore discuter avec le Président. Il a bien expliqué aux médias, à plusieurs reprises, qu’il commenterait cette question d’appui de la Minustah à l’armée, une fois qu’il en aura parlé avec les autorités haïtienne et avec le Président en particulier […]
Le Représentant Spécial a dit que si le Gouvernement haïtien demandait un soutien à la Minustah, en ce qui concerne l’appui à la formation de l’armée, l’appui à l’établissement d’une force de sécurité, là, il faudrait très probablement que le Conseil de Sécurité intervienne et adapte le mandat de la Mission, parce que pour le moment, […] si vous lisez la résolution qui établi le mandat de la Mission, celui-ci ne comporte pas d’appui à une force armée, puisqu’il n’y a pas de force armée pour le moment dans le pays.
Le mandat parle de l’appui de la Minustah à la police, aux institutions de l’État, au renforcement des capacités dans le domaine de l’État de droit et un tas d’autres choses, mais ne parle pas de l’appui à une formation d’une force de sécurité […] la question ne se pose pas pour le moment, parce que cette force de sécurité n’existe pas encore.
Le Gouvernement haïtien n’a pas formellement fait de requête à l’ONU dans ce sens, donc, comme le dit le Représentant Spécial, ne soyons pas hypothétique, la question sera examinée lorsque la demande sera faite officiellement par les autorités haïtienne à l’ONU. Pour le moment, on est au niveau de réflexions, de discussions qui se font tout d’abord au niveau interne. Pour le moment, nous n’avons absolument pas à nous prononcer sur cette question qui est une question souveraine. »

L’arrêté présidentiel prévoyant la remobilisation des forces armées d’Haïti, pourrait être publié avant le 18 novembre 2011, selon les déclarations faites Me Thierry Mayard Paul, le Ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, lors de la cérémonie de son installation.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4079-haiti-securite-le-president-martelly-pret-pour-lancer-la-nouvelle-force-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-4031-haiti-securite-martelly-determine-a-aller-de-l-avant-avec-son-projet-d-armee.html
http://www.haitilibre.com/article-3973-haiti-securite-c-est-leur-opinion-declare-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-3965-haiti-politique-le-gouvernement-americain-ne-semble-pas-en-faveur-d-une-armee.html
http://www.haitilibre.com/article-3905-haiti-politique-le-projet-d-une-force-de-securite-divise-les-acteurs-politiques.html
HL/ HaïtiLibre

 

Des sénateurs appellent au respect des procédures dans l’affaire Bélizaire

Le président de l’assemblée nationale, le sénateur Rodolphe Joazile qualifie de prématurées les démarches entreprises par le commissaire du gouvernement a. i, maitre Félix Leger, visant à procéder à l’arrestation du député Arnel Belizaire.
Dans une lettre en date du lundi 24 octobre, le chef a. i du parquet fait injonction à la direction centrale de la police judiciaire(DCPJ), d’arrêter n’importe où et conduire en prison Arnel Bélizaire qui, selon maitre Leger, est un évadé de prison.
Le président du sénat qui réaffirme que nul n’est au-dessus de la loi et que l’élu de Delmas/Tabarre peut s’il l’entend, répondre de bon gré aux questions du parquet, pense toutefois que le commissaire du gouvernement n’a pas respecté la procédure prévue dans le cadre de ce dossier.
« Etant que député, Arnel Bélizaire n’appartient plus à lui-même. Ce dernier dépend de l’assemblée des parlementaires », martèle monsieur Joazile qui rappelle que l’élu de la circonscription de Delmas/Tabarre jouit d’une immunité.
Brandissant la constitution, le sénateur Youri Latortue précise que même si on surprend un parlementaire en flagrant délit en train de perpétrer un acte quelconque, le juge ou le magistrat doit s’adresser d’abord au parlement qui de son coté aura à statuer sur la levée d’immunité de ce parlementaire.
« Ce n’est pas à partir d’une simple lettre qu’on va procéder à la levée de l’immunité d’Arnel Bélizaire. Me Félix Leger doit se faire le devoir de soumettre les dossiers de l’accusé à l’appréciation du président de la chambre basse qui aura à juger de la pertinence de ces documents dossiers», a indiqué le troisième sénateur de l’Artibonite.
Rappelons que pour certains parlementaires ainsi que des membres de la société civile, l’affaire Bélizaire n’est autre qu’une persécution politique.
GA/Métropole Haïti

 

Haïti – Justice :

Le Commissaire du Gouvernement refuse d’appliquer la loi ?

26/10/2011 08:57:39

imageDes agents de la PNH se sont rendus au domicile de M. Gaillot Dorsainvil ce week-end dernier à Delmas afin d’exécuter un mandat d’amener émis par l’ancien Commissaire du gouvernement [!] Me Reynold Georges, l’avocat de Gaillot, a dénoncé hier cette action, qu’il assimile à un acte arbitraire, affirmant que son client, bénéficie d’une décision de justice rendue par le tribunal des référés, suivant laquelle le mandat d’amener et l’interdiction de départ avaient été annulés. « C’est vraiment dommage qu’une décision de justice, légalement rendue et signifiée, ne produise pas les effets que lui accorde la loi » a déploré Me Reynold Georges, qui informe que toutes les dispositions, que la loi l’autorise à prendre dans ces genres de circonstance, seront prises.
« …la décision a été signifiée au parquet et nous avons l’avis de réception, la décision a été signifiée à Mario Andrésol [Chef de la police Nationale d’Haïti], à la DCPJ, à la direction de l’immigration et de émigration, tout le monde est au courant.
Ce que je ne comprends pas, c’est que le Commissaire du Gouvernement est placé par la loi, non-seulement pour respecter les décisions de justice mais également pour les faire exécuter et voilà que maintenant, j’ai un Commissaire qui a une décision de justice et qui ne veut pas l’exécuter.
La loi donne un privilège, lorsqu’une décision est donnée, vous avez le droit de relevé l’appel, le délai d’appel est épuisé, c’est 8 jours francs qui sont égaux a 10 jours courants. Cette décision est dans nos mains depuis plus de trois semaines […]
C’est autre chose que le Commissaire veut régler avec les conseillers électoraux, cette autre chose, nous ne savons pas ce que c’est, parce que nous avons déjà fait ce que la loi demande. […] La justice est détruite dans le pays, lorsqu’un pays n’a pas de justice et bien c’est l’anarchie qui l’a remplace. Nous allons continuer à nous battre pour que la force reste à la loi…»
a déclaré Me Reynold Georges.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4097-haiti-justice-me-reynold-georges-confirme-que-gaillot-dorsainvil-est-libre.html
http://www.haitilibre.com/article-4078-haiti-politique-gaillot-dorsainvil-l-intouchable.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti/Violence :

5069 personnes tuées durant les 9 dernières années

vision 2000 / mardi 25 octobre 2011 à 20:38

5069 personnes ont été tuées par balle au cours des 9 dernières années dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

C’est ce qu’a rendu public dans un rapport, ce mardi, la commission Justice et Paix.

Cette dernière exhorte aux autorités établies de prendre des mesures appropriées pour mettre fin au phénomène de violence qui sévit dans la capitale haïtienne.

 

Vers le 2e forum des affaires Québec-Haïti

Incas Productions Inc. en partenariat avec le Consulat général d’Haïti à Montréal et la Chambre de Commerce haïtiano-canadienne (CCIHC), dans le cadre de la reconstruction d’Haïti, lance le 2e Forum des Affaires Québec-Haïti, prévu pour les 17 et 18 novembre 2011 à l’hôtel Le Plaza Holiday Inn- 420, Rue Sherbooke Ouest, à Montréal.
Depuis son élection, le président Michel J. Martelly n’a eu de cesse de répéter, à travers ses nombreux voyages à l’étranger, qu’Haïti « est ouverte au business ». Il s’attèle avec son gouvernement, à mettre en place les structures nécessaires aux investissements étrangers. En témoigne la création inédite du Conseil consultatif présidentiel sur le Développement économique et l’Investissement (CCPI), lancé officiellement à New York le 20 septembre dernier.
Pour le président Martelly, « le Conseil consultatif est appelé à accompagner mon administration à lever les freins à l’investissement pour libérer la croissance haïtienne.»
Cette démarche visionnaire du président Martelly, qui consiste à mettre sur un même plancher des personnalités de haut profil du monde entier autour d’un intérêt commun, la prospérité d’Haïti, marque un tournant historique dans l’effort de développement du pays.
L’objectif principal du 2e Forum des Affaires Québec-Haïti sera de consolider les acquis réalisés lors du 1er Forum des Affaires Québec-Haïti en octobre 2010, soit d’accorder les différents participants autour des voies et moyens pour renforcer les structures d’accueil pour les investissements québécois et canadiens en Haïti; et, d’autre part, de créer des liens privilégiés entre les entreprises québécoises, canadiennes et le Conseil consultatif présidentiel sur le Développement économique et l’Investissement (CCPI) http://www.ccpihaiti.org. Son coprésident, M. Laurent Lamothe, également ministre des Affaires étrangères, sera présent lors du forum.
Les autres objectifs de ce forum visent principalement à :
– créer des opportunités d’affaires entre le Québec et Haïti dans le cadre du processus de reconstruction de la République d’Haïti;
– créer et/ou raffermir les liens entre des entreprises haïtiennes et des entreprises québécoises;
– démontrer que le partenariat secteur public-secteur privé est possible;
– apporter une contribution concrète de la diaspora haïtienne à la reconstruction d’Haïti, en étroite collaboration avec les autorités et des entreprises haïtiennes autant que québécoises;
– créer des opportunités d’emplois en Haïti et au Québec.
Ce forum fait suite au 1er Forum d’Affaires Québec-Haïti qui avait rassemblé 300 investisseurs les 7 et 8 octobre 2010 et constitué un événement inédit tant au Québec qu’au Canada.
Les inscriptions sont officiellement lancées sur le site http://www.incasproductions.com. Elles se font uniquement en ligne et les places sont limitées à 200 personnes.

 

La place Saint-Pierre libérée, en voie de restauration

 

Vue de la place St Pierre de P.V. (Photo: Moranvil Mercidieu)

Vue de la place St Pierre de P.V.

Un rond en construction  (Photo: Moranvil Mercidieu)

Un rond en construction  (Photos: Moranvil Mercidieu)

N’importe quel passant qui avait l’habitude de fréquenter les rues bornant la place Saint-Pierre de Pétion-Ville durant les mois précédant le violent séisme du 12 janvier 2010 remarquerait, à première vue, que la place est sur le point de redevenir ce qu’elle était dans le passé, grâce à un effort louable de la mairie de Pétion-Ville et de l’Organisation internationale de la migration (OIM).
La relocalisation des sinistrés et la restauration de la place s’inscrivent dans le cadre du programme 16/6 visant à prendre en charge les déplacés de seize camps dans six quartiers de la zone métropolitaine. Plus de quatre cent quatre-vingts familles ont été relocalisées. D’après Mme Lambert Fabiola Lee, la plupart de ces familles habitent maintenant dans la zone de Jalousie après avoir reçu une somme de vingt et un mille gourdes. Toutefois, un nombre restreint d’abris de fortune sont encore dans les parages du commissariat de Pétion-Ville. Selon une dame, d’une cinquantaine d’années environ, les gens qui s’y trouvent ont eu des petits problèmes avec la mairie. Une partie de ces gens devrait quitter les lieux le 3 novembre prochain, poursuit cette dame. Des travaux de réaménagement et de nettoyage sont déjà entrepris en vue de refaire l’image de la place.
Bien avant la tombée de la nuit, ce mardi, des enfants, des jeunes et des moins jeunes, des deux sexes, ont paisiblement profité de l’atmosphère agréable que la place Saint-Pierre et ses quelques arbres commencent déjà à offrir.
Gladimy Ibraïme
gla2000@yahoo.fr

 

Le gouvernement veut augmenter la couverture forestière

La reforestation est l’une des priorités du nouveau ministre de l’environnement, Ronald Toussaint. Cet expert en reforestation formé à Montpellier (France) se propose de faire passer la couverture forestière d’Haïti de 1,5 à 5 % d’ici 2016.
Pour atteindre cet objectif ambitieux il faudra mettre en terre plus de 100 millions d’arbres indiquent des experts.
La consommation nationale est de 4 millions d’arbres par an, déplore M. Toussaint qui cite les PME comme les principaux consommateurs. Les blanchisseries et les boulangeries fonctionnant avec des matériels archaïques consomment 70 % des arbres déboisés.
Le ministère de l’environnement entend adopter des dispositions pour d’une part aider les PME à moderniser leurs matériels et d’autre part encourager les marchandes à utiliser le GPL.
M. Toussaint compte sur l’apport des acteurs du secteur pour la concrétisation des différentes priorités en matière environnementale. Œuvrant depuis 20 ans dans ce secteur, M. Toussaint a été le principal artisan du plan national de l’Environnement et du décret sur l’environnement. Ces deux documents définissent clairement la politique de l’Etat haïtien en matière environnementale.
Interrogé sur les voies et moyens identifiés pour atteindre les principaux résultats, M. Toussaint envisage un nouveau fonds et une nouvelle taxe. La taxe verte perçue dans les aéroports pourrait s’ajouter à la redevance de non objection environnementale appliquée aux compagnies impliquées dans l’exploitation minière. La coopération internationale et l’aide des multinationales par le biais du crédit carbone viendrait s’ajouter à l’effort national, insiste le ministre Toussaint.

LLM / radio Métropole Haïti

mardi 25 octobre 2011

25 Oct

Installation du Ministre des Affaires Étrangères, Laurent Lamothe

25/10/2011 07:18:35

Haïti - Politique : Installation du Ministre des Affaires Étrangères, Laurent Lamothe (Discours)Le Président Michel Martelly, accompagné du Premier Ministre Garry Conille, a participé, hier 24 Octobre, à la cérémonie officielle d’installation du nouveau Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Laurent Lamothe qui succède à Mme Marie Michèle Rey. La cérémonie s’est déroulée au local du MAE à Bois-Verna en présence de plusieurs Ministres du Gouvernement, des parlementaires et des représentants du Corps diplomatique.


Le Chef de l’Etat a invité le Chancelier, qu’il considère comme un combattant éprouvé, à se mettre au travail pour faire la promotion d’Haïti à travers le monde. Il lui a rappelé la nécessité de poser des actions concrètes en vue d’inciter les pays amis d’Haïti à se constituer en véritables investisseurs dans le pays.
L’ex-Ministre Marie Michèle Rey a souhaité « le plus grand bien », selon ses mots, pour la Chancellerie et promet de rester disponible pour Mr. Lamothe.

 De son côté, le nouveau titulaire du Ministère, Laurent Lamothe, a donné dans son discours, la garantie quant aux efforts qu’il multipliera pour redynamiser et moderniser cette institution prestigieuse qui a pour mission de valoriser le pays sur le plan diplomatique.

Discours du Ministre des Affaires Étrangères, Laurent Lamothe :
« Excellence Monsieur le Président de la République Michel Joseph Martelly
Monsieur le Premier Ministre, Dr Gary Conille
Madame la Ministre Rey
Chers collègues du Gouvernement,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
J’éprouve un vif plaisir à me retrouver, enfin, parmi vous. Comme vous le savez, le Président de la République m’avait demandé de partir en mission en Corée du Sud, au Korea Lac Business Forum 2011, avant même d’être investi dans mes fonctions de Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes.
Cette mission en Corée a été très utile. J’ai pu raffermir les liens d’amitié entre le peuple coréen et le nôtre. Les fruits de la visite et de ma participation à la réunion organisée par la Banque Interaméricaine de Développement seront au bénéfice d’Haïti. Haiti était à l’honneur en Corée du Sud et 6 millions de dollars seront remis au gouvernement pour l’éducation.
Mes premiers mots sont pour remercier le Président de la République de la confiance qu’il me renouvelle en me demandant de conduire la diplomatie haïtienne. Qu’il reçoive ici mon sentiment et mon engagement à être à la hauteur de la tâche qu’il ma confiée. Je sais qu’il s’agit là, Monsieur le Président, d’un grand défi. Il convient de remodeler le visage d’Haïti et d’en projeter, à l’extérieur une image différente de celle véhiculée habituellement. Dans cette tâche herculéenne et de longue haleine, J’agirai Monsieur le Président, pour le bien de la patrie commune, selon votre vision.
Mes remerciements s’étendent également au Premier ministre. Je me réjouis de servir mon pays sous son leadership et l’assure de ma disponibilité. Je vais mettre toutes mes qualités au service de la politique étrangère et des cultes qu’il déterminera. Monsieur le Premier Ministre, je voudrais vous assurer en cette occasion, de ma solidarité pleine et entière à l’action que vous comptez mettre en œuvre en vue de la refondation et la renaissance de notre chère Haïti.
Madame la ministre, je suis heureux que vous ayez pris le temps d’organiser cette cérémonie de passation de charges. J’ai toujours su que vous êtes une femme de devoir et je sais qu’en vous succédant au ministère des Affaires étrangères je suis assuré de trouver une maison en ordre. Permettez que je m’inspire de vos réalisations et sachez que je n’hésiterai pas à solliciter vos précieux conseils. Vous avez accumulé une somme d’expériences d’une richesse inestimable.
Madame Rey, vous avez bien servi votre pays, au nom de tous et en mon nom propre, je vous en remercie.
Ce n’est pas sans émotion que je prends charge aujourd’hui à ce vénérable ministère. La diplomatie, je l’ai découverte à travers le travail de mon feu père, fondateur de l’Institut Lope de Vega de 1957 à 1999, mais aussi Consul Honoraire de la Bolivie en Haïti. A son ombre, je me suis familiarisé avec certains instruments juridiques internationaux dont les Conventions de Vienne de 1961 et de 1963 régissant le fonctionnement des missions diplomatiques et consulaires. J’ai une pensée spéciale pour lui aujourd’hui. Et je sais, que là où il est, il est fier de me voir accéder à cette fonction de prestige et de haute responsabilité pour notre pays.
Chers cadres et employés du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, c’est avec impatience que je m’apprête à découvrir vos potentialités et je peux déjà vous assurer que j’ai eu les échos de votre prédisposition à m’aider et à m’assister dans la mission qui m’a été confiée.
Soyez rassurés qu’il n’y aura, de mon côté, que de bonnes dispositions envers vous. Il y a trop à faire au niveau de la Chancellerie et dans nos Ambassades et missions à l’étranger pour que nous ne nous mettions pas immédiatement au travail.
Mesdames, Messieurs les fonctionnaires, j’attends de vous un dévouement sans faille pour que le ministère des Affaires Etrangères et des Cultes fasse honneur au nom d’Haïti, partout à travers le monde.
Comme vous le savez sans doute, j’ai commencé ma vie publique comme joueur de tennis à l’âge de huit ans. J’ai eu à faire flotter le drapeau d’Haïti dans des compétitions internationales, de la Jamaïque à la Finlande, où j’ai eu le privilège de représenter mon pays. J’ai toujours ressenti une grande fierté  à chaque fois que la responsabilité de représenter Haïti me revenait.
J’étais à chaque fois traversé par ce sentiment d’honneur mais aussi par un peu d’angoisse. Ce mélange, certains l’appellent « trac ».
Messieurs, Mesdames, je veux que vous aussi vous ayez le trac à chaque fois que vous aurez à représenter notre pays. De ce trac qui donne l’envie de gagner, l’envie de bien faire son travail, l’envie d’aller au bout de ses capacités pour obtenir un résultat supérieur à chaque fois. Chaque match doit être une finale que vous voulez gagner, pas pour moi ou, pour me faire plaisir, mais pour vous, pour votre fierté personnelle et pour l’avancement de notre pays.
Sportif j’ai été, sportif je serai. Haïti dans sa diplomatie doit être animée par l’envie de réussir de gagner, de remporter victoire après victoire. Il nous faudra aussi apprendre à nous relever, plus déterminé, après chaque faux pas.
Sous mon leadership et avec mon soutien garanti, vous allez avoir, Mesdames et Messieurs du Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, que vous soyez Ambassadeur ou simple employé, la responsabilité de faire gagner Haïti et de le représenter dignement. Je veux que vous ayez l’envie de faire l’effort jusqu’au dernier souffle pour mener Haïti vers la victoire.
Je suis aussi un homme d’affaires qui a monté des entreprises et travaillé dans plus de 41 pays. C’est avec le sentiment que la diplomatie ne peut plus être une affaire de beaux discours et de belles manières que je prends fonction aujourd’hui. Non pas qu’il faille mettre de côté tout ce qui fait le charme des diplomates, au contraire, il faut être encore plus courtois et policé. Toutefois, les bonnes manières doivent se mettre au service des intérêts de notre pays. Des intérêts politiques, commerciaux, agricoles, touristiques, culturels et économiques pour le plus grand bien de notre peuple.
A la tête de la Chancellerie, je travaillerai à raffermir les liens d’Haïti avec les partenaires traditionnels du Nord et du Sud tout en m’évertuant à explorer toutes les opportunités de coopération économique, commerciale, culturelle, scientifique et technique en faveur de mon pays.
« Haiti is open for business! » Le Président l’a dit, le Premier Ministre l’a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l’afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d’emplois et de croissance économique. Il faudra trouver aussi des marchés et des débouchés pour les produits haïtiens.
A cet effet, je mettrai tout en œuvre aux fins d’élargir et de diversifier les rapports d’Haïti avec l’extérieur. Cependant, entretenir des Ambassades et des missions à l’étranger nous coûte chers. Nous avons trop peu de ressources. Il faut que chaque gourde, que chaque dollar, que chaque euro dépensé, valle son pesant d’or. Les services centraux et extérieurs du Ministère doivent disposer d’un corps de fonctionnaires intègres, sérieux, compétents et dynamiques, à la hauteur des nouveaux défis et des exigences de la modernité et du progrès.
Plus concrètement, en ma qualité de Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Je compte ajouter un nouvel ordre d’actions :
Dès aujourd’hui, nous allons changer la vision de la diplomatie Haïtienne qui transitera, d’une diplomatie traditionnelle à une diplomatie économique et d’investissement durable pour Haïti. Nos Ambassades et Consulats deviendront non pas des centres passifs réservés uniquement à des émissions de passeports mais des lieux de promotion de l’investissement durable pour notre pays. Chaque poste Ambassade et chaque consulat seront dotés d’un bureau d’Attaché Commercial qui sera en contact direct avec le CFI en Haïti afin d’attirer des investissements réels.
Le Ministère des Affaires Etrangères dans le cadre de la nouvelle Gouvernance entend aider Haïti à se relever des pertes causées depuis le séisme du 12 janvier et estimées à 7,9 milliards de dollars, ce qui équivaut à un peu plus de 120 % de notre produit intérieur brut.
C’est la première fois que le coût d’un désastre est aussi élevé par rapport à l’économie d’un pays.
La part de la dette publique par rapport au PIB, est remontée cette année à 22%. Le taux d’inflation a augmenté à 8,5 % en raison des pressions engendrées surtout par un accroissement de la demande liée à la croissance. Nous devons le faire chuter progressivement en 2012, à condition de créer du travail et de nouveaux marchés.
C’est la raison pour laquelle en Mai 2012, grâce aux efforts de notre Ministère et aux engagements pris par la Corée du Sud par exemple, 41,500 nouveaux emplois seront créés dans notre pays, une grande victoire pour Haïti.
Nous allons ouvrir de nouvelles représentations à travers notamment des Consulats Honoraires, en commençant par la Corée du Sud, des pays d’Afrique, du Moyen Orient et de l’Asie, de manière à ce que Haïti soit représentée dans tous les pays du monde, membres de la grande famille des Nations Unies.
Nous allons redynamiser la diplomatie Haïtienne en la rajeunissant, et la moderniser de manière à ce que tout haïtien soit fier de ses représentants. Nous allons travailler avec le Sénat pour la nomination rapide de nos Ambassadeurs et Consuls Généraux afin qu’Haïti soit dotée d’Ambassadeurs accrédités dans toutes nos missions à l’étranger.
Conscient de la situation financière difficile dans laquelle se débat notre pays, nous allons mettre à profit la Direction des Affaires Administratives du Ministère pour maximiser les rentrées et rationaliser les coûts devant nous permettre de construire une diplomatie forte en vue de gérer efficacement des missions digne de ce nom.
Nous allons mettre en place un Protocole d’Etat, en lui donnant les moyens de se mettre à la hauteur des services de protocole des pays les plus avancés. Nous allons aussi créer un Service de Sécurité moderne de nos Ambassades et Consulats afin de faire face à toute éventuelle agression de quelque direction qu’elle vienne.
Nous allons cesser de nous plaindre mais plutôt nous allons agir. Notre rôle est de contribuer à la Reconstruction rapide d’Haïti avec une vision neuve en nous employant à établir des partenariats pour la science et la technologie.
Nous allons aussi multiplier les bourses d’études à nos jeunes compatriotes, promouvoir les investissements internationaux et la création d’emplois pour la production de richesses. Nous allons encourager la compétitivité sur les marchés internationaux et obtenir de nos alliés la construction de nouvelles infrastructures en Haïti.
Pour terminer, l’inconfort de ce local qui loge le Ministère saute aux yeux. Il nous faudra disposer d’un cadre plus convivial pour accueillir et pour recevoir les dignitaires des gouvernements étrangers. A ce titre, avec l’appui du Président de la République et du Premier Ministre, il faudra rapidement lancer les travaux de construction du Ministère, tout en ayant à l’esprit le plan de réaménagement du centre-ville.
Mesdames, Messieurs, je ne serai pas plus long, nous devons nous mettre au travail. Soyez assuré de ma disponibilité et permettez moi de compter sur votre support pour la bonne marche du Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes.
Merci.»

HL/ HaïtiLibre


 

La remobilisation de l’armée doit se faire en accord avec l’ONU

imageLe Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui , aurait affirmé que le projet du gouvernement de remobiliser les forces armées d’Haïti nécessitera d’abord et avant tout une nouvelle entente avec les Nations Unies.
Selon The Associated Press, le chef de la mission de l’ONU à Haïti (MINUSTAH), Mariano Fernandez, a déclaré que l’accord actuel ne contenait pas de clauses permettant aux casques bleus de collaborer avec une éventuelle armée haïtienne.
Il précise que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait alors modifier le mandat.
Par ailleurs, le chef de la MINUSTAH a reconnu lundi que le pays avait progressé en matière de réduction des conflits politiques, et a félicité le président Michel Martelly pour ses récentes rencontres avec d’anciens dirigeants haïtiens.
Rappelons que le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul avait annoncé lors de son installation que l’arrêté portant sur la remobilisation des forces armées d’Haïti sortira avant le 18 novembre.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Armée :

Le premier ministre s’explique ce mercredi devant le parlement

Lundi, 24 Octobre 2011 15:21

GaryConille07102011C’est la première  convocation du premier ministre Gary Conille au Sénat de la République depuis sa prise de fonction il y a un peu plus d’une semaine. A l’initiative de 6 sénateurs, le Grand Corps invite le chef du gouvernement, accompagné de son ministre de l’intérieur, à s’expliquer sur le projet de remobilisation des forces armées d’Haïti.

La rencontre est prévue ce 26 Octobre 2011 et le débat portera sur la provenance des fonds, des uniformes, entre autres. La faisabilité du projet sera abordée. L’accent sera mis sur la provenance des fonds, car les parlementaires ne veulent que ce soit les fonds étrangers qui financent la mise sur pied d’une force publique haïtienne.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre du débat suscité par la volonté du président de la République de remobiliser les Forces Armées d’Haïti. Michel Martelly a annoncé l’arrêté y relatif avant le 18 Novembre. Le recrutement de la première promotion devrait être en cours, selon le plan que le nouveau gouvernement a déjà soumis aux partenaires étrangers.

On attribue à la communauté internationale une position défavorable à ce projet. Mais c’est surtout dans la société haïtienne que l’annonce du chef de l’Etat suscite des réactions. Des réactions qui ne sont pas forcément défavorable. Des leaders politiques, tout comme des parlementaires, dénoncent une démarche unilatérale du président Martelly.

Ils admettent que l’armée existe légalement, mais ils croient qu’une force armée est une question nationale qui nécessite le point de vue des acteurs de la société.

 

L’invitation du premier ministre et son ministre de l’intérieur au Senat ne respecte pas les étapes selon Youri Latortue

imageLe sénateur Youri Latortue estime que les procédures employées par un groupe de sénateurs pour inviter le premier ministre et son ministre de l’intérieur ne sont pas conformes suivant les règlements intérieurs du Senat.
Intervenant sur les ondes de radio Métropole l’élu de L’artibonite a indiqué que l’invitation adressée par ses collègues au premier ministre, n’a pas été faite en collaboration avec la commission « Justice et Sécurité » du sénat de la République, dont il est le président.
Tout en invitant ses collègues à se ressaisir, le sénateur Youri Latortue a fait remarquer qu’il a déjà adressé une correspondance au président du Grand Corps pour lui faire part du caractère illégal de cette invitation.
Monsieur Latortue précise, qu’il a déjà rappelé ses collègues à l’ordre.
Notons que le chef du gouvernement, Garry Conille, ainsi que son ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, sont invités ce mercredi au sénat de la république.
Une correspondance a été acheminée en ce sens au président du grand corps par six sénateurs dont Moise Jean Charles et Jean Baptiste Bien-aimé.
Selon le parlementaire du Nord, le premier ministre et le ministre de l’intérieur doivent répondre des questions relatives à la remobilisation des forces armées d’Haïti.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

L’Armée de Martelly déjà sur pied de guerre

Le Matin – 24/10/2011

imageQuelques semaines seulement après que le président de la République, Michel Joseph Martelly, ait émis le vœu de remettre sur pied l’armée d’Haïti, des milliers de jeunes sont déjà en formation dans plusieurs camps du pays. Dans la Capitale haïtienne deux camps sont connus. L’un dans la commune de la Croix-des Bouquets, près du marché Seradòt à Bon Repos et l’autre à Le Lambi, du coté de Mariani dans la commune de Gressier. Dans le département du Centre, des anciens militaires ont repris les entrainements.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé dit que tout est confus. Il se demande si ces enrôlés s’entrainent dans le cadre d’un retour de Fraph, de la constitution d’une milice rose, ou pour la mise en place d’une nouvelle force armée.
Si le député Johnson Dieujuste croit qu’il est de bon ton de mettre sur pied un corps ayant la capacité de contrôler les ports et la frontière d’Haïti, il exprime quand-même des réserves sur la façon dont le recrutement s’effectue. ”Jusqu’à date, l’information relative à l’entrainement des personnes devant faire partie de la nouvelle force armée, n’est que rumeur puisqu’aucun dialogue n’a été entrepris avec le parlement”, déplore le député de Jean Rabel.
En tout cas, le 17 Octobre dernier, ces recrus ont défilés au Pont Rouge devant le grand public. Malheureusement cette partie s’est terminée par une séance de jet de pierres et de bouteilles de verre.
L’armée vue par le parlement
Pour le président du Senat, Jean Rodolph Joazile, l’armée est un corps constitutionnel, par conséquent, pas besoin de consulter le sénat pour la remettre en branle.
Pourtant, six sénateurs ont adressé une lettre au président du grand corps qui devrait l’acheminer aux ministres Conille et Mayard-Paul en vue d’éclairer les pairs conscrits sur la remise sur pied de l’armée d’Haïti. Selon le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, Le premier ministre et le ministre de l’intérieur sont les mieux placés pour nous fournir des informations sur l’identité de ce corps. Ils sont attendus ce mercredi.
Si le haut état major doit être constitué avant le jour de la bataille de Vertières, le sénat doit, préalablement, approuver le choix de son commandant en chef, selon l’article 163 de la Constitution.
Trop tôt pour demander des comptes
Comme le sénateur Youri Latortue, le député de Mirebalais/Boucan Carré, Abel Descollines, croit qu’il est prématuré pour inviter les ministres à fournir des informations autour de la constitution de la nouvelle force. ”Les ministres sont entrain de prendre connaissance des différents dossiers, je pense qu’il est prématuré de les inviter”, fait remarquer le député.
Soulignons que le secteur lavalas avait levé la voix contre la constitution d’une nouvelle force armée d’Haïti, tandis que d’autres secteurs avaient fait mention du caractère illégal de la remise en branle de l’armée nationale. Aujourd’hui encore, le flou persiste. Qui est responsable des recrutements ? La question reste pendante.

James Dufresne

 

«Je ne suis pas un repris de justice» déclare Arnel Bélizaire

25/10/2011 09:18:41

arnel belizaire deputeDepuis hier, lundi 24 octobre 2011, Arnel Bélizaire fait l’objet d’un avis de recherche émis par le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Félix Léger. Ce mandat vise plusieurs individus qui se sont évadés du pénitencier de Port-au-Prince entre 2004 et 2010 [Arnel Bélizaire s’est évadé du pénitencier le 19 février 2005].
Le mandat, adressé au Directeur de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) fait injonction de rechercher, d’appréhender et de replacer ces fugitifs en prison.
De son côté, le Député Arnel Bélizaire a déclaré de Paris, où il se trouve actuellement, « Je ne suis pas un repris de justice, parce que je n’ai pas été condamné devant un tribunal criminel » en référence à un jugement prononcé en sa faveur par le tribunal de première instance. « Mon dossier est clos et je n’ai pas peur du Président…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
S/ HaïtiLibre

 

Perquisition chez Gaillot Dorsinvil

Manifestement, le président du CEP est toujours recherché par la justice. Le week-end écoulé, la police nationale a procédé à une opération chez Gaillot Dorsinvil dans l’intention de l’arrêter. Ce dernier, qui fait l’objet d’un mandat, a fait un retour, la semaine dernière, à l’institution électorale de façon spectaculaire.
Au cours d’une opération le week-end écoulé dans la résidence privée de Gaillot Dorsinvil à Delmas, la police a procédé à l’arrestation d’un agent de sécurité, selon les confirmations du directeur des Affaires juridiques du Conseil électoral provisoire (CEP), Me Anthony Chérubin. Visiblement, le président du CEP est toujours considéré comme en fuite, malgré un retour spectaculaire, la semaine dernière, à l’institution électorale.
Me Anthony Chérubin n’a été informé de la descente des lieux chez M. Dorsinvil que ce lundi matin. C’est pourquoi il ne dispose pas encore d’assez d’éléments. « Je ne suis pas trop sûr, mais je crois que c’est vendredi soir que l’opération policière a été menée. A ma connaissance, un agent de sécurité a été arrêté chez M. Dorsinvil à Delmas », a-t-il expliqué en exclusivité au Nouvelliste, joint au téléphone lundi après-midi.
Interrogé sur les suites que va donner le Conseil juridique du CEP sur le dossier, Me Chérubin a indiqué qu’il doit d’abord rencontrer les autres avocats de l’institution électorale pour savoir comment réagir. « Je pense que la première chose qu’on va faire c’est de prendre un juge de paix pour faire le constat. D’après ce qu’on m’a dit, les policiers sont intervenus sur ordre du parquet », a-t-il précisé.
Gaillot Dorsinvil a fait la semaine dernière un retour à son bureau avec beaucoup d’arrogance, selon un membre du CEP ayant requis l’anonymat. « Il avait un comportement provocateur », a indiqué notre source. Selon elle, M. Dorsinvil a voulu boycotter tous les efforts effectués par le vice-président du CEP pour mettre en ordre les choses en son absence. « Il n’est pas revenu de façon à redorer son image; au contraire. Vendredi dernier, il a été à son bureau, mais ce lundi nous ne l’avons pas vu. »
Le retour de Gaillot Dorsinvil a été très mal perçu par les partenaires internationaux du CEP. Il y avait comme une sorte de malaise avec l’institution électorale. Plus d’un s’est demandé s’il avait eu la bénédiction du palais national pour ce retour fracassant.
Avant sa révocation, l’ancien chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, avait décerné des mandats d’arrêt contre Gaillot Dorsinvil et deux autres conseillers électoraux. « La police nationale – étant l’auxiliaire de la justice – compte bien exécuter les mandats », avait déclaré le chef de la PNH, Mario Andrésol.
Trois chefs d’accusation sont retenus contre ces conseillers électoraux : corruption de fonctionnaires, concussion et association de malfaiteurs. « Nous attendons que la DCPJ les arrête et nous les amène au parquet. Nous sommes en concertation avec la Direction centrale de la police judiciaire, et la police est déterminée à arrêter ces messieurs », avait indiqué Sonel Jean-François.
« Nous avons voulu qu’ils viennent au parquet afin de les auditionner; mais malheureusement, ils ont refusé. Nous nous sommes trouvés dans l’obligation de les forcer à venir… », avait-il dit, pour expliquer sa décision de décerner des mandats d’arrêt contre ces hauts fonctionnaires de l’Etat.
Une enquête avait été ouverte sur le dossier par l’ex-commissaire du gouvernement Harrycidas Auguste. Certains membres du Conseil électoral provisoire avaient comparu par-devant le parquet et ont été auditionnés. Cependant, Gaillot Dorsinvil et deux autres conseillers ne se sont pas présentés au parquet. « J’estime qu’ils ont défié l’autorité de la justice alors qu’il y a présomption de corruption de fonctionnaires. Il y a une information qui est ouverte; il faut que nous les entendions sur les faits dénoncés par la clameur publique : il y a eu un scandale lors des dernières élections », avait reproché Me Jean-François.
Le Nouvelliste a tenté en vain d’entrer en contact avec le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Felix Léger.
Robenson Geffrard

 

Me Reynold Georges confirme que Gaillot Dorsainvil est libre…

25/10/2011 09:54:55

Haïti - Justice : Me Reynold Georges confirme que Gaillot Dorsainvil est libre...Me Reynold Georges, l’avocat du Président du Conseil électoral Provisoire (CEP), Gaillot Dorsainvil, a confirmé que son client était libre de ses mouvements « L’interdiction de départ contre le Président du Conseil Électoral Provisoire, Gaillot Dorsinvil, a été levée et le mandat d’amener annulé par le juge des référés. »
Me Reynold Georges et Me Osner Févry [défenseur du Conseiller Ribel Pierre], ont affirmé détenir un jugement qui rend les conseillers libres de leurs mouvements, ce qui explique le retour de Gaillot à la tête du CEP depuis 2 semaines « Une décision de justice a été rendue en faveur des conseillers contre lesquels on avait émis le mandat. Elle a été exécutée. Les mandats ont été annulés », a expliqué Me Reynold Georges [qui est aussi l’un des avocats de J.C. Duvalier]…
Le Commissaire du Gouvernement, Me Félix Léger s’est refusé à tout commentaire sur cette affaire, expliquant que le Parquet était impatient d’en finir avec la question d’impunité dans le pays…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4078-haiti-politique-gaillot-dorsainvil-l-intouchable.html
TB/ HaïtiLibre

 

Discours du Ministre des Affaires Sociales, François Richel Lafaille

25/10/2011 11:07:04

Haïti - Politique : Discours du Ministre des Affaires Sociales, François Richel LafailleFrançois Richel Lafaille, le nouveau Ministre des Affaires Sociales et du Travail, qui remplace Gérald Germain [Ministre sortant] a déclaré lors de son allocution d’installation, qu’il « n’existe pratiquement pas de contingences qui puissent empêcher l’État d’assumer ses responsabilités sociales » affirmant vouloir veiller à la revitalisation de l’Entreprise Publique de Promotion des Logements Sociaux (EPPLS) il a assuré que son Ministère « ne manquera pas d’assurer une prise en charge effective des groupes vulnérables de la société » et que le dialogue social, constituera la pierre angulaire de l’action de son Ministère.
Discours d’installation du Ministère des Affaires Sociales et du Travail, François Richel Lafaille :
« Nous voici aujourd’hui appelé à la haute Direction du Ministère des Affaires Sociales et du Travail à une étape importante de la vie nationale où tout un chacun doit se sentir concerné dans l’œuvre de l’édification d’une société prospère, plus humaine, plus juste et plus solidaire pour assurer des lendemains meilleurs au peuple haïtien.
Je me réjouis de cette opportunité qui m’est offerte par le Président de la République, son Excellence, Monsieur Michel Joseph Martelly et le Premier Ministre, Son Excellence, Monsieur Garry Conille qui ont bien voulu m’investir de leur haute confiance en m’associant à l’équipe gouvernementale en vue d’apporter ma modeste contribution à l’amélioration nécessaire des conditions de vie des Haïtiens et Haïtiennes, mes Frères et Sœurs. Qu’ils daignent au nom du très haut, accepter l’expression de notre gratitude et de notre profonde reconnaissance.
En ma qualité d’ex-Parlementaire, je salue la clairvoyance des parlementaires qui ont fait montre de toute leur lucidité en accordant leur confiance au Premier Ministre, Son Excellence, Monsieur Garry Conille, pour sa déclaration de Politique Générale.
Mesdames/Messieurs,
Le Premier Ministre a beaucoup insisté sur le défi à relever en matière de sécurité et de protection sociale. Je me sens donc interpellé par la mission dévolue au Ministère des Affaires Sociales qui consiste à mettre en œuvre les priorités retenues dans ces deux domaines. Il est vrai que l’action de ce ministère participe de la vision globale gouvernementale à travers les quatre grands axes prioritaires que sont l’Éducation, l’État de Droit, l’Emploi et l’Environnement dont la mise en œuvre contribuera grandement à apporter des réponses concrètes aux nombreuses attentes de la population haïtienne assoiffée de justice sociale.
Il n’existe pratiquement pas de contingences qui puissent empêcher l’Etat d’assumer ses responsabilités sociales. L’indigence dans laquelle nous laissons grandir et mourir un pourcentage non négligeable de la population est inexcusable, il est donc triste et navrant de savoir et de constater que tous les enfants d’Haïti ne bénéficient pas du droit à l’éducation. Le rêve et l’action du Président de la République demeure un postulat révolutionnaire infiniment renouvelé dans les constitutions haïtiennes.
Dans le domaine du logement, le constat est également alarmant et appelle à des actions urgentes pour améliorer les conditions de logement de la population haïtienne, notamment la classe ouvrière et les couches défavorisées. Il est donc clair que ces conditions déjà précaires ont été entièrement détériorées par le séisme du 12 janvier 2010.
Pour y remédier, je veillerai particulièrement à la revitalisation de l’Entreprise Publique de Promotion des Logements Sociaux (EPPLS).

Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, sous ma haute direction, ne manquera pas d’assurer une prise en charge effective des groupes vulnérables de la société par la création des conditions d’accès à un logement décent, la scolarisation des enfants en situation difficile, leur prise en charge médicale, leur incorporation professionnelle, l’intégration des personnes handicapées et la consolidation des familles en difficultés par l’accès au crédit qui leur offre l’opportunité de mettre en place des activités génératrices de revenu. La mise en œuvre effective de l’assistance aux personnes vulnérables, notamment celle du troisième âge sera encouragée.
Le changement que le Président de la République et le Premier Ministre attendent du Ministère des Affaires Sociales en matière de protection sociale, passe par une refonte dans le cadre légal. Il est en effet grand temps que les anciens textes de la loi soient mis à jour et épousent notre réalité d’aujourd’hui.
Dans ce contexte de renouveau social prôné par le Gouvernement Martelly-Conille, le moment est venu de restituer au peuple haïtien toute sa dignité sociale en mettant en place le cadre institutionnel, opérationnel et juridique propice à la mise en œuvre d’actions propres à assurer son épanouissement et son bien-être économique et social.
Mesdames/Messieurs,
Le contexte de la reconstruction nationale exige entre autres, toute actions de l’Etat susceptible de générer des utilités, relever le défi de la protection sociale, l’extension de la couverture de sécurité sociale et d’assistance sociale par l’harmonisation du travail, de la sécurité et de l’abondance.

Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail ne faillira pas à sa mission de régulation, toutes les fois qu’il importe de renforcer les mesures de nature à assurer un meilleur traitement à tous les salariés par l’amélioration des conditions de travail, une meilleur prise en charge des travailleurs tant dans le domaine de l’assurance accident et maternité que dans l’assurance invalidité et l’assurance vieillesse.
Mesdames/Messieurs,
Est-il nécessaire de vous rappeler que la République respire par le travail commun et harmonieux de tout et que le combat pour le relèvement social du peuple, porté aujourd’hui devant la conscience nationale est une responsabilité de chacun et de tous : capital et force de travail, patrons et ouvriers, secteur privé et secteur public, société civile organisée et citoyen labourant dans le confins les plus reculés de la République, intellectuels, techniciens et artisans.
Dans ce contexte, la mise sur pied du CAOSS (Conseil d’Administration des Organes de Sécurité Sociale) de révèle plus que nécessaire pour assurer une gestion transparente, efficace et efficiente des organismes œuvrant dans les domaines de sécurité et de la protection sociale tels : l’ONA, l’OFATMA. Je salue jusqu’ici le travail exceptionnel réalisé par l’Office d’Assurance Travail Maladie et Maternité (OFATMA).
Dans cette dynamique institutionnelle, ainsi que le Premier Ministre, l’a exprimé dans sa déclaration de Politique Générale, le dialogue social constituera la pierre angulaire de l’action du Ministère des Affaires Sociales et du Travail. Je resterai donc ouvert aux associations patronales, aux associations socioprofessionnelles, aux associations syndicales et à toutes les organisations de la société civile.

La vision sociale du Gouvernement Martelly-Conille que je suis chargé de mettre en œuvre, autorise d’espérer. Mais un espoir fait des vertus du travail, récupéré par des syndicats responsables et entreprenants, galvanisé par un capital sans cesse renouvelé et entretenu par un patronat fier des protections sociales retrouvées.
Chers fonctionnaires et collaborateurs,
C’est à vous que je m’adresse avant de terminer cette allocution. Je sais que vous êtes tous prêts à œuvrer sous mon administration, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs fixés par le Président de la République et développé par le Premier Ministre. Ainsi, je vous invite à redoubler d’efforts dans vos tâches, à vous mettre efficacement au service de la population. Nous avons désormais plus droit au laxisme. Nous n’aurons droit à une juste pause que quand nos concitoyens et concitoyennes les plus affectés par le sous-développement auront droit à des conditions de vie meilleures. »

François Richel Lafaille
Ministre des Affaires Sociales et du Travail
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HL/ HaïtiLibre

 

Les grands axes d’intervention du ministre de l’environnement

Vision 2000 / mardi 25 octobre 2011 à 10:53

Reforestation et  reboisement, gestion intégrée des bassins versants, lutte contre la pollution et réduction de la vulnérabilité environnementale : tels sont les principaux axes d’intervention du nouveau ministre de l’environnement.

Durant le quinquennat du président de la République, le gouvernement prévoit de faire passer la couverture forestière haïtienne de 1.5% actuellement à 5%, fait savoir l’Agronome Joseph Ronald Toussaint.

Il annonce toute une série de mesures en vue de décourager la coupe des arbres.

 

Ouverture officielle en mars 2012 du Parc industriel du Nord

Lundi, 24 Octobre 2011 20:46 FA/HPN

Le parc industriel du Nord ouvre officiellement en mars 2012 du Parc du Nord. Ce projet qui prend rapidement forme offrira les meilleures opportunités pour favoriser la croissance et la compétitivité industrielle avons-nous appris.

Situé à Caracol, dans le Département du Nord-Est, le Parc Industriel de la Région Nord est un projet parrainé par le Gouvernement Haïtien, les États-Unis et la Banque Interaméricaine de Développement, dans le but de stimuler les investissements et de créer des milliers d’emplois dans la région Nord d’Haïti.

Ce parc industriel offre 250 hectares d’espace industriel doté de services complets, destiné à l’industrie de fabrication légère et ce à proximité du marché américain.

Le locataire-clé est Sae-A, une grande entreprise coréenne d’articles vestimentaires qui investit plus de 70 millions de dollars dans l’habillement et la fabrication textile aux fins de créer 20.000 emplois dans l’une des régions économiquement défavorisées d’Haïti.

Ce parc industriel sera le premier du genre en Haïti. Il offrira un environnement compétitif à l’échelle mondiale avec des installations de pointe pour le traitement des eaux usées, des hangars industriels modernes parasismiques et para cycloniques, une alimentation électrique dédiée et continue, ainsi que des dortoirs et des installations de loisirs pour les employés.

Ce projet de parc industriel a été méticuleusement préparé en partenariat avec les communautés de la région Nord, une attention diligente ayant été portée aux travaux de génie civil et l’environnement.

Un plan de compensation pour les exploitants agricoles est en cours d’élaboration ainsi que des opérations immobilières, d’aménagement en vue d’éviter le développement de bidonvilles aux alentours du site.

 

Haïti – Littérature :

L’écrivain poète, Lyonel Trouillot finaliste au Goncourt 2011

25/10/2011 12:02:24

Haïti - Littérature : L’écrivain poète, Lyonel Trouillot finaliste au Goncourt 2011L’Académie Goncourt a publié ce mardi 25 octobre 2011, pour sa 3ème Sélection, la liste des 4 finalistes du prestigieux prix littéraire français, qui sera décerné le 2 novembre 2011, dans laquelle figure l’écrivain et poète haïtien Lyonel Trouillot.
Lyonel Trouillot (55 ans) « La belle amour humaine » (Actes Sud)
Lyonel Trouillot, met en scène dans « La belle amour humaine » un Haïtien et une étrangère dont les deux voix, décalées, fusionnent à la fin du roman. « Ce monde produit du mal-être, c’est de cela dont je parle dans ce livre fait de fragments de réalité, en particulier sur les prédateurs qui dirigent Haïti et ne laissent rien aux autres » déclare l’auteur.
Alexis Jenni (48 ans) « L’Art français de la guerre » (Gallimard)
Alexis Jenni, brosse une ambitieuse fresque. Il remonte le fil d’une histoire pleine de sang et de combats entre l’Indochine et l’Algérie. Une réflexion sur l’héritage des conflits coloniaux, la transmission entre générations et la notion d’identité nationale.
Sorj Chalandon (59 ans) « Retour à Killybegs » (Grasset)
C’est le conflit qui a déchiré l’Irlande du Nord, qui est au coeur du roman « Retour à Killybegs » de Sorj Chalandon, journaliste au quotidien Libération pendant 34 ans. L’écrivain s’est replongé dans ce pays qu’il aime et connaît si bien.
Carole Martinez (45 ans) « Du Domaine des Murmures » (Gallimard)
Les fantômes, les saints et les légendes du Moyen-Age hantent le roman de Carole Martinez « Du Domaine des Murmures », confessions d’outre-tombe d’une jouvencelle qui a choisi de s’emmurer pour échapper à un mari méprisé.
Les jurés du Goncourt se réuniront une dernière fois Mercredi 2 novembre 2011, pour annoncer le grand gagnant du prestigieux prix Goncourt.
En savoir Plus sur Lyonel Trouillot :
Né à Port-au-Prince en 1956, où il vit toujours, Lyonel Trouillot a tourné le dos un temps à son île, pour se réfugier aux États-Unis afin de fuir la répression sous Jean-Claude Duvalier au début des années 1980… mais il n’a jamais pu se résoudre à quitter Haïti pour de bon. Lyonel Trouillot, fasciné par la littérature depuis son plus jeune âge, a collaboré à différents journaux et revues d’Haïti et de la diaspora dans lesquels il a publié de nombreux poèmes et textes critiques; il a également écrit des textes de chansons interprétées par Tambou Libète, Manno Charlemagne, Toto Bissainthe, Jean Coulanges et Atis Endepandan.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3954-haiti-litterature-lyonel-trouillot-en-demi-finale-pour-le-goncourt.html
http://www.haitilibre.com/article-3759-haiti-culture-l-ecrivain-haitien-lyonel-trouillot-en-premiere-selection-pour-le-goncourt.html
S/ HaïtiLibre