samedi 01 octobre (2)

1 Oct

Rapport favorable, vote encore indécis

01/10/2011 14:20:00 Auteur(e) La Redaction

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Un vote favorable à Garry Conille est recommandé par la commission spéciale des sénateurs, chargées d’analyser les pièces du Premier ministre désigné. Le rapport déposé au bureau du Grand Corps attendait, jusqu’à vendredi après-midi, les signatures de trois des huit membres de ladite commission. Reportage.

Crédité d’un rapport favorable de la commission spéciale qui a passé au crible ses pièces au Sénat, Garry Conille n’est toujours pas assuré de son ascension à la tête de la Primature, siège du gouvernement. « Dans le document rédigé en 14 pages, la commission a recommandé, sans langue de bois, un vote favorable à Garry Conille », a confié au journal, sous le couvert de l’anonymat, un sénateur qui a dirigé l’une des sous-commissions.
Interrogé sur la conclusion et les recommandations du rapport, le président de ladite commission, Simon Dieuseul Desras, entend garder le secret entier jusqu’à sa présentation en assemblée dans l’après-midi du lundi 3 octobre prochain. Trois tendances se sont dégagées au sein de la commission avant la conclusion du rapport, a indiqué le sénateur de l’Organisation Lavni, interrogé par moult journalistes. « Recommander recommander un vote favorable au Premier ministre désigné ; un vote défavorable à ce dernier ou demander à l’Assemblée de décider souverainement ont été les divers cas de figure envisagés par les membres de la commission », a expliqué le sénateur Desras. Finalement, a-t-il ajouté, la majorité des membres ont convenu de la nécessité de produire un rapport avec une conclusion et des recommandations.
Au lendemain de son dépôt au bureau du Sénat, le rapport attendait encore la signature de trois des huit membres de la commission. « Les sénateurs François Annick Joseph et Moïse Jean-charles n’ont pas encore signé parce qu’ils sont en province ; et Nènèl Cassy est au chevet de sa femme atteinte, jeudi soir, d’une balle », a précisé le président de la commission. La majorité des huit membres, a noté M. Desras, est d’accord sur le principe du rapport.
Le sénateur Steven Benoît, qui a récemment énuméré « les douze dérives » du président Michel Martelly, figure parmi les signataires du rapport. « J’ai signé le rapport en dépit de mes désaccords avec mes collègues sur certains points », a indiqué le parlementaire élu sous la bannière de la plateforme Alternative. Une mention des désaccords dans le rapport n’a pas été prise en compte par ses collègues qui ont préféré parler de controverses. « J’aurai à exprimer publiquement mes désaccords à l’issue de la présentation du rapport à l’Assemblée », a indiqué le sénateur de l’Ouest.

Le sénateur Moïse Jean-Charles, selon une source proche de la commission, ne serait pas enclin à la signature du rapport. Le bruyant sénateur du Nord, qui a été faire des investigations à l’Office national d’identification (ONI) et à la mairie de Pétion-Ville, a revelé des irrégularités dans les pièces de Garry Conille au regard de l’article 157 de la Constitution de 1987. « Garry Conille n’est pas enregistré dans le système de l’Office national d’identification », a insisté le sénateur Jean-Charles, en marge d’une ultime rencontre entre le Premier ministre désigné et le groupe des 16 sénateurs, majoritaire, au Grand Corps.
La question de résidence du Dr Conille n’est toujours pas élucidée, selon le parlementaire. Le sénateur de la plateforme INITE prédit « un vote politique » au Sénat qui ouvrira davantage les portes de le Primature à Garry Conille qui n’a pas voté aux élections organisées dans le pays depuis l’instauration de la Carte d’identification nationale (CIN) sous la présidence provisoire de Bonniface Alexandre (2004-2006).
« Un marché aux puces »
Le vote favorable recommandé par la commission spéciale du Sénat n’a toutefois pas assuré que Garry Conille va sauter le second écueil dans le processus de la ratification de son choix. Le niveau d’adhésion du G16 au candidat à la Primature est évalué à 60% par le sénateur Evallière Beauplan. A l’approche du vote, le président Michel Martelly est d’accord sur le principe des « partages de responsabilités », a fait savoir M. Beauplan, qui s’exprimait à l’issue d’une ultime rencontre entre le Premier ministre désigné et le Groupe des 16.
Au moins un ministère sur une liste de trois ciblés (Agriculture, Santé ou Environnement) pourrait tomber dans l’escarcelle du G16. Le sénateur Joseph Lambert, en fin de mandat à l’instar de Kély C. Bastien et d’Evallière Beauplan, se voit déjà à la tête de l’Environnement si l’Exécutif et ses compagnons de lutte n’y sont pas opposés. « Nous exigeons des ministères selon nos profils », a déclaré Evallière Beauplan, médecin de profession. Identifiant le coordonnateur du G16, Joseph Lambert comme agronome et Kély C. Bastien comme médecin, il n’espère obtenir aucun ministère régalien pour ses collègues qui ont les yeux rivés sur les directions générales et les missions diplomatiques.
Le Parti Ayiti Ann Aksyon (AAA), composante du Groupe des 12, traversé lui aussi par des déchirures, est également intéressé à des postes nominatifs dans le prochain gouvernement. Le sénateur William Jeanty assimile à « un marché aux puces » les négociations de postes ministériels, de directions générales et des missions diplomatiques pour ratifier le choix de Garry Conille.
La plateforme Alternative n’a pas donné encore de consigne à ses neuf membres au Sénat de la République. Le directoire et les élus de la plateforme se réuniront au cours du week-end, a confié le sénateur Steven Benoît. « Nous allons faire de notre mieux pour que tous les sénateurs de la plateforme Alternative votent dans le même sens », a fait savoir le sénateur Benoît.

Claude Gilles / Le Nouvelliste

 

Séance de ratification du Dr. Conille, lundi prochain…

01/10/2011 08:44:37

Haïti - Politique : Séance de ratification du Dr. Conille, lundi prochain...Le Sénateur Dieuseul Simon Desras, Président de la Commission chargée de l’analyse des pièces du Premier Ministre désigné, le Dr. Garry Conille, a confirmé que la Commission avait remis son rapport au bureau du Sénat jeudi soir. Selon le Sénateur, l’Assemblée du Sénat se réunira en séance lundi 3 setembre 2011, pour procéder aux débats et au vote de ratification.
«… nous confirmons que depuis hier [jeudi] le rapport a été déposé officiellement devant le bureau du sénat. Le bureau du Sénat a pour mission de distribuer une copie de ce rapport à chaque Sénateur de l’Assemblée pour qu’ils puissent prendre connaissance du rapport 24 heures avant la séance de ratification. Les personnes qui sont habilitées à le rendre publique à l’heure d’aujourd’hui, ce n’est pas nous, c’est le bureau du Sénat […] Il y a 8 membres dans la Commission, il y en a 5 qui ont déjà signé, les 3 autres qui n’ont pas signé c’est parce qu’ils n’étaient pas à Port-au-Prince, mais nous croyons qu’au moment opportun, lorsqu’ils rentreront, ils vont signer… »
Le Sénateur Steven Benoit, qui n’accorde plus son soutien au Président Martelly,
http://www.haitilibre.com/article-3899-haiti-politique-rupture-politique-entre-steven-benoit-et-le-president-martelly.html a signé le rapport avec la mention « sous toutes réserve », affichant ainsi clairement sa dissidence sur des aspects de ce rapport comme il l’explique «… lorsque j’ai fini de lire le document, j’ai signé le rapport, sous réserves, parce qu’il y a un ensemble de choses que j’ai vu dans le rapport avec lesquelles je ne suis pas d’accord. Comme l’article 198 des règlements intérieur du sénat le précise, si un Sénateur dans une commission a une position dissidente, vous avez le droit de consigner votre position dans le procès verbal, j’ai donc consigner ma position dissidente et à coté de ma signature, j’ai mis sous toutes réserves, donc j’ai annoncé que je vais avoir une position dissidente et je vais écrire une page sur ma position dissidente, pour que tout le monde sache pourquoi je vais voter dans un sens ou un autre…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3912-haiti-politique-le-g16-toujours-divise-apres-la-rencontre-avec-le-dr-conille.html
HL/ HaïtiLibre

 

Réponse «polie» de Mirlande Manigat au Président Michel Martelly

01/10/2011 13:02:24

Haïti - Politique : Réponse «polie» de Mirlande Manigat au Président Michel MartellySuite à l’annonce jeudi, de l’intention du Président Michel Martelly de rencontrer les anciens Présidents d’Haïti, dont Leslie Manigat, dans le cadre d’un dialogue et de réconciliation nationale, Mirlande Manigat, épouse de l’ancien Chef d’État, banalise la démarche du Président Martelly et se dit prête à le recevoir si celui-ci lui demande.
«… je l’ai appris ce matin, nous n’avons pas encore reçu d’invitation, nous attendons… Nous n’avons jamais eu de problème pour parler avec lui [le Président Martelly] et de toute façon, c’est une tradition qu’il y a dans la vie politique haïtienne que les nouveaux Chefs d’État rencontrent les anciens Chef d’État vivant qui vivent dans le pays. C’est peut être dans cette optique, dans cette idée là qu’il le fait…
C’est dans ma maison qu’il viendra. Personnellement, quelque soit la personne qui vient chez moi, je sais recevoir […] je n’ai pas d’opinion [sur l’appel à la réconciliation], cette appel à la réconciliation signifie qu’il y a des personnes qui sont fâchées, il connait la situation, il connait dans quel condition il est arrivé au pouvoir, l’appel à la réconciliation… oui… c’est une bonne formule. Le problème c’est la réconciliation avec qui, pourquoi faire et dans quel but ? […]
Je suis prête à recevoir n’importe qui chez-moi, je suis une personne qui est polie et bien élevée, si une personne annonce sa visite et qu’elle vienne chez moi, c’est normal que je la reçoive…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3917-haiti-politique-martelly-prone-le-dialogue-et-la-reconciliation-nationale.html
BF/ HaïtiLibre

 

Mirlande Manigat se dit favorable à une force armée spécialisée

01/10/2011 09:39:01

Haïti - Sécurité : Mirlande Manigat se dit favorable à une force armée spécialiséeMirlande Manigat du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) et ex-candidate défaite au dernière élection, a ajouté ses commentaires, aux nombreuses réactions suscitées par le projet de la nouvelle Force Nationale proposée par le Président Michel Martelly.
… C’est un vieux dossier réchauffé de temps en temps, il est réchauffé pour des raisons politiques, parfois il se réchauffe mal… Quelle est la situation, sur le plan juridique? L’armée d’Haïti existe toujours, mais c’est vrai, il y a pas de caserne, il y a pas de soldats, il y a pas d’officiers, d’armes, d’uniformes… il n’y a rien.
Maintenant […] il faut se poser la question fondamentale : est-ce que pour la sécurité de l’État, la sécurité du territoire, la sécurité des citoyens, nous avons besoin d’une force militaire qui est différente de celle de la police? Ce sont deux corps différents, les militaires on leur apprend à faire la guerre, c’est pour ça qu’on entraine les militaires, les policiers on leur apprend à maintenir l’ordre public, à porter secours, à avoir des contacts avec la population civile. Les militaires n’ont pas de contact avec la population civile.

Ce qui c’est passé dans notre armée, c’est que les militaires remplissaient également des fonctions de police, donc tous ce qu’il leur a été reproché, parce qu’ils étaient policier également, tous les mauvais actes, se sont retournés sur l’armée en générale.
La force armée, forces militaires dont nous avons besoin, c’est une force qui doit être spécialisée, pour la défense du territoire, pour la défense de l’État, et lorsque je dis l’État, je ne veux pas dire un gouvernement. La défense de l’État, cela veux dire les trois institutions de l’État, le pouvoir Législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir Exécutif, dans les cas où il y aurait des troubles et que la police ne serait pas en mesure de rétablir l’ordre.
À ce moment là, comme dans tous les pays du monde, c’est l’armée qui intervient. Si vous prenez les États-Unis pour le maintien de l’ordre c’est la police, chaque État à son propre corps de police, mais dès qu’il y a une manifestation violente, que des difficultés surviennent, le gouvernement fédéral envoi l’armée pour remettre de l’ordre, et une fois que l’ordre est rétabli, l’armée se retire.
C’est une chose que personnellement dans le RDNP nous avons toujours défendu, avant même qu’il [le Gouvernement] ait dissout virtuellement l’armée. Nous avons pris position et avons dit que l’armée qui existait, n’était pas bonne. Vous ne pouvez pas avoir une armée contre la population, il faut avoir une armée qui soit là pour donner à la population la confiance, la sécurité. Il faut des militaires professionnalisés et les mettre au service du développement, au service de la sécurité, sécurité qui n’est pas seulement la sécurité politique. Si nous avions eu une armée, au moment du tremblement de terre, je crois que l’État aurait pu faire face de manière plus efficace… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-3909-haiti-securite-projet-d-arrete-remobilisant-la-composante-militaire-de-la-force-publique.html
S/ HaïtiLibre

 

Education gratuite, mesures pour la rentrée scolaire

01/10/2011 10:53:33

Haïti - Éducation : Education gratuite, mesures pour la rentrée scolaireGaston George Mérisier, Conseiller en éducation de la présidence à annoncé que le Fonds National pour l’Éducation (FNE) avait déjà accumulé près de 30 millions de dollars, précisant que ce fonds sera encadré par une loi dans le prochain gouvernement, la Banque de la République d’Haïti s’occupera de la gestion et la compagnie Price Waterhouse Cooper, une firme étrangère de réputation internationale, réalisera les audits afin d’assurer la transparence de la gestion de ce fonds.
«… on parle déjà de près 30 millions […] il y a toute une équipe au niveau de la Présidence qui se charge particulièrement de ce dossier […] et du processus de recherche de fonds additionnels pour financer l’éducation des enfants […] il y aura un texte de loi qui viendra cadrer tout ça, c’est en préparation, mais comprenez qu’un gouvernement sortant, qui exécute les affaires courantes, n’a pas la qualité de proposer ce texte de loi au Parlement. Donc, on attend l’arrivé du prochain gouvernement pour que cela puisse être fait mais c’est clair qu’il y aura un texte qui viendra cadrer cette décision de l’État…»
Gaston George Mérisier a ensuite donner quelques précisions sur les mesures décidées par le Président Martelly en faveur de l’école gratuite, mesures qui entreront en vigueur dès la rentrée scolaire, le lundi 3 octobre.
«… La première mesure annoncée […] porte sur les écoles nationales. Généralement il y a un petit frais de 100 gourdes que les parents paient pour ces […] cette année, le Président a décidé d’éliminer ces frais scolaires.
La deuxième mesure est extrêmement importante pour le Président de la République, elle est en faveur des enfants âgés de 6 à 12 ans, qui sont en dehors du système d’éducation [jamais scolarisés] qui seront admis à l’école dès lundi prochain, 142,000 enfants vont bénéficier de cette mesure.
Troisième mesure importante en faveur des familles, la prise en charge des enfants admis en première année fondamentale, dans le département de l’Ouest et de l’Artibonite. Le Président a décidé de payer la scolarité de tout ces enfants, je précise bien, qu’il s’agit des enfants de première année de l’école fondamentale dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Cette mesure concerne environ 120,000 enfants.
La quatrième mesure prise par l’État pour cette année scolaire, est d’une part, le maintien de la prise en charge par l’État des manuels scolaire à hauteur de 70%. […] d’autre part, pour les familles les plus pauvres qui n’arrivent même pas à payer les 30% restant, elles vont bénéficier de dotations. Cela signifie que l’État donnera gratuitement les livres à ces enfants. Enfin il faut ajouter, que dans certains quartiers très déshérités, le Président […] s’est engagé à rendre les écoles gratuites […] de la première année à la sixième année. Cette mesure concerne environ 200 écoles à travers le pays, notamment à Cité Soleil et va bénéficier à environ 20,000 enfants…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3907-haiti-education-le-president-martelly-annonce-la-gratuite-du-transport-scolaire.html
http://www.haitilibre.com/article-3742-haiti-education-ecoles-gratuites-derniers-details-officiels.html
http://www.haitilibre.com/article-3672-haiti-education-scolarite-gratuite-pour-pres-de-250-000-enfants.html
http://www.haitilibre.com/article-3611-haiti-education-ecoles-gratuites-le-president-affiche-son-optimisme.html
http://www.haitilibre.com/article-3331-haiti-education-une-ecole-gratuite-oui-mais-comment.html
http://www.haitilibre.com/article-3560-haiti-education-une-rentree-scolaire-qui-s-annonce-difficile.html
http://www.haitilibre.com/article-3588-haiti-education-100-000-enfants-a-l-ecole-le-president-martelly-reste-confiant.html
http://www.haitilibre.com/article-3410-haiti-education-la-promesse-d-education-gratuite-devient-une-realite.html
http://www.haitilibre.com/article-3034-haiti-education-lancement-du-fonds-national-pour-l-education-fne-par-martelly-maj-13h03.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Agriculture :

Dernières prévisions sur la sécurité alimentaire

01/10/2011 12:07:20

Haïti - Agriculture : Dernières prévisions sur la sécurité alimentaireAprès avoir subi une période de sécheresse qui s’est prolongée jusqu’en mai, la plupart des régions du pays ont reçu en juin des précipitations qui ont favorisé le démarrage de la campagne de printemps. Des récoltes sont en cours depuis juillet dans les régions du Sud où la campagne a commencé à temps. Cependant, ces récoltes devront se prolonger jusqu’à la fin du mois d’octobre et au‐delà dans le reste du pays à cause du décalage de la campagne. Actuellement, les pluies sont très favorables aux cultures des haricots semés en août dans les montagnes humides. Ces récoltes en cours, ainsi que celles prévues pour octobre et novembre, augmenteront la disponibilité alimentaire à travers le pays et contribueront à améliorer la consommation alimentaire des ménages entre octobre et décembre.
Toutefois, il faut souligner que la production sera légèrement inférieure en équivalent‐céréales par rapport à une année normale selon une évaluation des récoltes conduite par la CNSA. La mauvaise répartition des pluies entrainant un excédent ou un déficit hydrique à des moments critiques du développement des cultures en est la cause. Par exemple, dans de nombreuses communes dans les départements du Nord, du Plateau Central, du Sud ou de l’Artibonite, un excès d’humidité a provoqué la baisse de production des haricots. Il y a aussi le fait que de nombreux agriculteurs ont réduit la surface emblavée à cause de l’arrivée tardive de la saison pluvieuse ou du manque d’intrants agricoles. Avec la transition politique, les engrais sont très peu disponibles sur le marché provoquant une augmentation du prix de plus de 100 %.
Les riziculteurs dans l’Artibonite, le Sud, le Nord et le Nord‐est n’ont pas pu adéquatement fertiliser leurs parcelles de riz. Si cette baisse n’est pas compensée par l’importation, elle contribuera à maintenir le nombre de personnes en insécurité alimentaire à un niveau plus élevé que les années antérieures. L’évaluation de la production agricole effectuée par la CNSA estime les besoins d’importations à 910 000 tonnes en équivalent‐céréales entre juillet 2011 et juin 2012.
Avec le début des récoltes, les prix des produits alimentaires locaux tendent à baisser. Cependant, ils demeurent pour la plupart supérieurs à leur niveau de 2010 à la même époque. Au début de septembre, le riz importé amorce une certaine tendance à la baisse. Toutefois, les routes sont susceptibles d’être détériorées par les pluies de septembre et d’octobre diminuant le volume des échanges et entrainant une augmentation sensible des prix comme c’est souvent le cas en cette période.
HAÏTI Mise à jour des perspectives de la sécurité alimentaire Septembre 2011 :
Zone métropolitaine de Port‐au‐Prince (bidonvilles et campements) :
Le nombre de personnes vivant sous les tentes après le séisme du 12 janvier 2010 se situe aux environs de 600,000 selon les données de l’Organisation Mondiale pour la Migration. La majorité d’entre elles semblent devoir y rester même au delà du deuxième anniversaire du séisme. Avec l’incertitude dans la mise en place d’un nouveau gouvernement, la zone métropolitaine est le théâtre de manifestations de différents groupes revendiquant leur droit. Ces manifestations bien souvent dégénèrent et entrainent la perte de jours de travail et la baisse du revenu des pauvres.
Nord‐Ouest :
La région du Nord Ouest, particulièrement les communes de Baie de Henne, Bombardopolis et Mole Saint Nicolas, caractérisée par une forte dégradation de l’environnement, était frappée par la sécheresse au cours des deux dernières années provoquant une faible production agricole. Les pluies de juin ont favorisé la mise sous culture des terres. La récolte quoique en retard sera assez bonne. Entre octobre et décembre, la situation s’améliorera.
Nord :
La sécheresse a retardé les semis du printemps. Les récoltes de la campagne de printemps se feront entre septembre et octobre. La Victoire, Ranquitte et Pignon sont les plus affectées. La production du charbon et la migration vers la République Dominicaine constituent les principales stratégies utilisées par les plus démunis. Une amélioration de la situation alimentaire est à espérer entre octobre et décembre, période pendant laquelle les pauvres passeront de l’état de crise à la précarité.
Sud‐Est :
La situation s’est améliorée à Côtes de Fer avec l’achat du maïs en provenance d’Aquin dont le prix est plus bas, soit environ 20 gourdes la marmite de 6 livres. Le maïs semé dans les plaines de Côtes de Fer sera récolté en octobre. L’exécution de quelques activités de Cash for Works facilitent l’accès des plus démunis aux aliments. Par contre, à Belle‐Anse, les haricots sont perdus et la production du maïs dans la plaine de Mapou restera faible. Entre octobre et décembre, dû aux fruits, aux céréales et autres cultures qui seront récoltés, la situation des ménages pauvres pourrait s’améliorer dans la plupart des communes Cependant Belle‐Anse et Grand‐Gosier resteront en crise.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3683-haiti-agriculture-le-point-sur-la-securite-alimentaire-jusqu-en-decembre-2011.html
HL/ HaïtiLibre

 

Retour sur les activités de Sophia Martelly à l’ONU

01/10/2011 11:21:23

Haïti - Social : Retour sur les activités de Sophia Martelly à l’ONULa Première Dame de la République, Mme Sophia Martelly a participé activement aux différentes activités qui ont marqué la 66ème session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), tenue à New York du 21 au 30 septembre 2011.
En dehors des rencontres officielles, liées à ces assises et auxquelles elle a accompagné le Président de la République, Mme Martelly a pris part aux réunions des Premières Dames des pays membres de cette organisation hémisphérique, lesquelles rencontres ont donné lieu à des débats et échanges sur des thèmes se rapportant à l’Education, à la Santé, à la question de Genre, à l’Économie et au Social.
La réunion des Premières dames a porté sur les mécanismes à développer en vue de mettre les nouvelles technologies de communication au service de la santé et de l’économie en milieu rural. Elles ont débattu, par ailleurs, des multiples problèmes qui affectent les populations à travers le monde. Elles ont exploré des pistes de solution visant la réduction de la vulnérabilité globale des femmes, des enfants et ont soulevé le problème de leur implication dans l’orientation de la politique sociale des Chefs d’État.
Avec Mme Michelle Bachelet de ONU-Femmes, Mme Martelly a parlé du rôle important joué par la femme dans les sociétés modernes et de la nécessité de poursuivre la lutte pour son indépendance et pour sa pleine intégration  au niveau des sphères étatiques et du pouvoir.
D’autre part, Mme Martelly a eu une rencontre particulière avec la Directrice Exécutive du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), Mme Josette Sheeran, au cours de laquelle elle a présenté le projet « ABA GRANGOU », initié par la présidence et géré par le bureau de la Première Dame, qui consiste à offrir une assistance alimentaire aux personnes nécessiteuses du pays. A cet effet, Mme Martelly doit se rendre, sous peu, au Brésil pour explorer ce modèle d’assistance qui est déjà en application dans ce pays.
Étant à sa première participation au cercle des Premières Dames, Mme Martelly a bénéficié d’une attention soutenue de ses homologues qu’elle n’a pas manqué de remercier pour leur support à sa personne et au peuple haïtien.
« Être mère d’une famille de quatre enfants et se réveiller un jour, mère de dix millions de personnes, demande de la force et du courage » a déclaré Mme Sophia Martelly, qui était déjà engagée dans le social en Haïti, avant d’occuper cette fonction. Selon la Première Dame, sa participation à cette 66ème Assemblée générale des Nations-Unies, lui a donné encore plus de motivation à continuer sa noble tâche, celle d’accompagner le Chef de l’État dans sa mission d’améliorer les conditions de vie de la population.
HL/ HaïtiLibre

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