lundi 03 octobre 2011

3 Oct

Ultime hommage de l’eglise a Mgr Hubert Constant

Le clerge catholique et la congregation des oblats ont salue la memoire d’un grand pasteur et educateur, lors des funerailles samedi, a Port-au-Prince et a Camp Perrin, de l’ex-president de la conference episcopale

Publié le dimanche 2 octobre 2011

clip_image001Les funerailles de l’archeveque emerite du Cap-Haitien (nord) et ancien president de la conference episcopale d’Haiti, Mgr Hubert Constant, 80 ans, ont ete chantees samedi a Port-au-Prince et a Camp-Perrin (sud) en presence des differents membres de l’episcopat, de certaines autorites politiques et de representants de la societe civile.

Avec la disparition du prelat, "l’eglise catholique perd a la fois un evangeliste et un educateur de talent", a affirme dans son homelie le celebrant principal, Mgr Louis Kebreau, lors de la premiere partie de la ceremonie funebre qui s’est deroulee a l’eglise du sacre-coeur de Turgeau.

A l’instar de l’archeveque metropolitain du Cap-Haitien et actuel president de la conference episcopale, l’eveque de Port-de-Paix (nord-ouest), Mgr Pierre Antoine Paulo, a egalement salue la vocation sacerdotale d’Hubert Constant qui a consacre sa vie religieuse a l’evangelisation des chretiens et a la formation des jeunes.

Le pere Loudger Mazile, le principal responsable de la congregation des missionnaires oblats de Marie-Immaculee (OMI) a laquelle appartenait le disparu, a rappele qu’il fut notamment le fondateur et directeur, pendant de longues annees, du college St-Jean des Cayes.

Transporte a Camp-Perrin, sa localite natale, le corps du prelat a ete inhume au cimetiere des oblats a Mazenode a l’issue de la deuxieme etape des funerailles qu’accueillait l’eglise Sainte-Anne.

Souffrant depuis un certain temps d’insuffisances cardiaques, Hubert Constant est decede le 23 septembre dernier a l’hopital du Canape-Vert.

Fondateur en 1991 du diocese de Fort-Liberte (nord-est), il l’avait dirige durant une douzaine d’annees avant de prendre la tete de l’archeveche du Cap-Haitien, en 2003.

Ne le 13 septembre 1931 a Camp-Perrin, Mgr Constant, president de la conference episcopale de 1998 a 2005, avait fait valoir son droit a la retraite en 2008 apres avoir atteint l’age canonique de 75 ans.

Avant sa mort, deux autres figures de l’ancienne generation des autorites clericales avaient disparu ces dernieres annees, l’ex-eveque des Gonaives (Artibonite, nord), Mgr Emmanuel Constant, en 2009, et l’ancien archeveque du Cap-Haitien, Mgr Francois Gayot, en 2010. spp/Radio Kiskeya

Rentrée scolaire, nouvelles mesures pour améliorer la circulation

02/10/2011 10:58:14

Haïti - Social : Rentrée scolaire, nouvelles mesures pour améliorer la circulationWill Dimanche, Commissaire divisionnaire de la Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR), avise les usagés de Pétion ville en général et les conducteurs de véhicules en particulier, que de nouvelles mesures entreront en vigueurs à l’occasion de la rentrée scolaire pour décongestionner et améliorer la circulation dans le périmètre de la Place Saint-Pierre ainsi :
– la rue Grégoire en direction du pont Borno, sera en sens unique le matin de 6h00 à 9h00 et l’après midi de midi à compter de 18h00
– de 6h00 à 9h00 du matin le virage à gauche en direction de Laboule et Kenscoff pour les véhicules venant de la rue Moïse, zone Commissariat de Pétion-ville, est désormais interdit. En conséquence, il est recommandé aux usagers se rendant à Kenscoff, d’utiliser les Rues Lamarre ou Clerveaux pour rejoindre la route de Pélerin-Kenscoff.
D’un autre côté, Will Dimanche rappelle au grand public et aux conducteurs et propriétaires de poids lourd en particulier, qu’il leur est formellement interdit de circuler entre 6h00 et 9h00 du matin dans la zone métropolitaine de Port-au-prince et l’après midi entre 16h00 et 18h00 sur les routes de Laboule et de Frères.
Persuadé qu’elle trouvera la compréhension de tous les usagers des communes de Pétion ville et de Kenscoff, la Direction de la circulation et de la police routière, recommande la prudence aux parents et accompagnateurs et souhaite à tous les usagers de la route, une rentrée des classes fructueuse et sécuritaire en particulier pour les jeunes écoliers.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Éducation :

Le Gouvernement de Slovénie aux côtés d’Haïti

02/10/2011 13:56:36

Haïti - Éducation : Le Gouvernement de Slovénie aux côtés d’HaïtiMercredi 5 Octobre, Roman Kirn, l’Ambassadeur de Slovénie aux États-Unis et Arthur Keys, président et PDG de « International Relief and Development (IRD) », procèderont à l’ouverture (Phase I) de nouveaux centres éducatifs pour la jeunesse de Carrefour.
Cette première phase consistait pour l’IRD et la Slovenian Global Action (SLOGA), à assembler 24 structures préfabriquées, fournis par la société slovène TIMRO. Près de 300 garçons et filles de Carrefour vont initialement utiliser ces nouvelles installations pour jouer et recevoir les nécessités de base.
Dans la Phase II du projet, qui devrait être achevée d’ici la fin 2011, des résidents locaux seront recrutés et formés pour faire fonctionner les établissements éducatifs et les centres de jeunesse. Ces responsables vont ensuite travailler avec des partenaires gouvernementaux et de développement, pour planifier et mettre en œuvre des activités éducatives. En plus de ce qui est inclus dans le programme d’éducation régulier haïtien, des activités allant de l’alphabétisation à l’entrepreneuriat et l’engagement civique sont prévues. Toutes les parties impliquées, voient ce projet comme un modèle potentiel d’éducation qui aidera à stimuler et favoriser le développement économique et social.
L’objectif est de donner aux jeunes une occasion d’élargir leurs connaissances et d’acquérir les compétences et la motivation nécessaire pour aider à développer leur propre communauté. Ce type de développement communautaire contribuera au développement durable et à la croissance à long terme de Carrefour.
Ce projet est financé par le ministère slovène des Affaires étrangères et mis en œuvre en partenariat avec « Adventist Development and Relief Agency (ADRA) » et le gouvernement haïtien. L’IRD, SLOGA et le gouvernement de la Slovénie, sont déjà en discussion pour de prochaines étapes et trouver la meilleure façon de continuer de soutenir la reconstruction et le développement d’Haïti.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Politique :

20ème anniversaire du renversement d’Aristide peu mobilisateur…

02/10/2011 09:56:58

Haïti - Politique : 20ème anniversaire du renversement d’Aristide peu mobilisateur...Les partisans de l’ex Président haïtien Jean-Bertrand Aristide ont organisé vendredi dernier à Bélair, un rassemblement pour souligner le 20e anniversaire du coup d’État militaire de 1991 qui a renversé l’ex Chef de l’État lors de son premier mandat.
Alors qu’ils étaient des milliers de sympathisants, à accueillir le retour après 7 ans d’exil en Afrique du Sud, de leur leader politique en mars dernier, le rassemblement de vendredi a été peu mobilisateur, réunissant à peine plus de 200 personnes.
Ansyto Félix, le Porte-parole de la Commission de Mobilisation de Fanmi Lavalas, a déclaré à cette occasion, que le coup d’État de 1991 avait marqué « une rupture dans la longue lutte des Haïtiens pour une société plus démocratique »

HL/ HaïtiLibre

Enlèvement d’une dominicaine en Haiti

02/10/2011 11:17:00 Auteur(e) Jean Monard Metellus

imageDes individus armés se sont présentés au domicile de Mme Gloria Guzman connue sous le nom de Josephina jeudi soir à Laboule et sont repartis avec celle-ci vers une destination inconnue, a appris Infohaiti auprès de la famille de la victime. Josefina qui est une ressortissante dominicaine âgée d’une cinquantaine d’années vit dans le pays depuis près de 25 ans et possède un studio de beauté à Pétion Ville et une école primaire à Peredo, Jacmel où elle reçoit des enfants des familles déshéritées sans frais aucun.
Mariée à un haïtien, Gloria Guzman dit Josefina a deux filles qui ont toutes les deux fait leurs études en Haiti. La victime savait donner des cours d’Espagnol et elle avait aussi travaillé, dans le temps, pour l’ONU en Haiti. Les ravisseurs auraient exigé 150.000 dollars américains de rançon en échange de sa libération, a-t-on appris de même source. 
A noter aussi au Cap-haïtien, des bandits avaient kidnappé dans la nuit de jeudi à vendredi (2hres du matin) le pasteur Emmanuel Pierre, secrétaire général de la Convention Baptiste d’Haiti en sa résidence en plein milieu de la ville avant qu’une opération conjointe PNH-MINUSTAH ne permette à la victime de recouvrer sa liberté sans qu’aucun centime ne soit versé. Près d’une vingtaine de bandits dont le nommé Antoine Etienne, dit Doudou (identifié par la femme du pasteur Manno) ont été arrêtés au cours de cette opération menée dans la localité de Fort St Michel, non loin de l’aéroport de la 2e ville du pays. Les malfrats auraient abandonné la victime dans leur vaine tentative de fuite. Le pasteur Emmanuel Pierre en est sorti indemne, a annoncé la police du Cap.

Haïti – Reconstruction :

La Cité de l’Indépendance en chantier

02/10/2011 09:15:35

Haïti - Reconstruction : La Cité de l’Indépendance en chantierDébutés à la mi-août, trois projets d’infrastructures d’un montant total de 460,000 dollars américains, transforment progressivement la Cité de l’Indépendance [Gonaïves]. Il s’agit de 600 mètres linéaires de canalisation (157,800 dollars américains), de la construction de 15 ponceaux (181,000 dollars) et d’un projet de conservation du sol (120,700 dollars). À terme ces travaux généreront 2,500 emplois directs. Ces trois projets devraient être achevés d’ici la fin de l’année 2011.
« Ces projets visent la réduction des risques d’inondations et la diminution de la violence communautaire par la création d’emplois, l’amélioration des conditions sanitaires de la communauté et le renforcement du réseau de drainage interne de la ville », a précisé Ibrahima Sylla, Responsable régional de la section Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la Minustah qui finance ce projet, dans l’Artibonite.
Pour sa part, Pierrelus Saint-Justin, le maire des Gonaïves, a salué  les efforts de la Minustah pour sa commune, précisant «… la mairie et les autres institutions étatiques participent non seulement à la supervision des travaux mais également à la conception des projets. »
L’exécution des travaux de canalisation en maçonnerie de roches par la Société d’Action en Développement et en Architecture (SADA) a débuté le 15 août des deux côtés de la rue Lozamar, une rue très fréquentée du centre-ville des Gonaïves. Ces travaux s’accompagnent d’un programme d’enlèvement de 12,000 mètres cubes d’ordures. Concernant les 15 ponceaux qui doivent décongestionner la ville, leur construction a débuté le 20 septembre 2011. Pour ce qui est du programme de conservation du sol, il s’agit d’aménager des bassins versants avec des murets en pierres dans la région de Bayonnais [troisième section communale des Gonaïves].

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Environnement :

La pollution de l’environnement haïtien, très préoccupante

02/10/2011 08:54:45

Haïti - Environnement : La pollution de l’environnement haïtien, très préoccupanteLa pollution de l’environnement haïtien exige une réponse immédiate, la mauvaise gestion des immondices, le déversement des déchets à travers les rues et dans les rivières sont un danger pour la santé de la population.
Un décret-loi portant sur la gestion et la protection de l’environnement a été adopté en conseil des Ministres le 12 octobre 2005. Les responsabilités des citoyens, des collectivités territoriales, des entreprises et des institutions gouvernementales dont le ministère de l’Environnement sont fixées dans ce décret qui permet d’introduire dans la législation haïtienne les principes consacrés dans les accords internationaux, en particulier le principe pollueur-payeur dans la gestion de l’environnement. Selon ce décret-loi, les pollueurs pourraient répondre devant la justice, voire être emprisonnés pour les dommages causés à l’environnement. Pourtant aujourd’hui, ce décret n’est toujours pas mis en application. Chaque année la pollution de l’environnement cause des milliers de victimes.
La Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) croit que la situation environnementale dégradante du pays appelle à une prise de conscience de tous les acteurs agissant dans ce domaine plus précisément l’engagement de l’Etat dans la mise en œuvre d’une stratégie qui viserait selon Antonal Mortimé, Secrétaire exécutif de la POHDH, les points suivants :

Encadrer les paysans agissant sur les bassins versants;
Freiner le phénomène de l’exode rural;
Appliquer et faire appliquer la loi contre tout agent pollueur de l’environnement;
Mettre en œuvre des programmes de formation dans les écoles, les universités, dans les stations de radio afin de sensibiliser le public en particulier les jeunes et les enfants sur la gestion et la protection de l’environnement;
Développer d’autres sources d’énergies alternatives pour la cuisine.

Antonal Mortimé, croit que le niveau de dégradation de l’environnement du pays aujourd’hui est très préoccupant et menace la survie de la population. Cela exige la responsabilité de l’État et la conscience citoyenne, « on doit profiter de la reconstruction d’Haïti pour redonner une nouvelle image à l’environnement physique du pays » Il est également question pour les autorités étatiques de prendre des mesures afin de protéger l’environnement et aussi de sensibiliser les gens sur la nécessité de s’engager dans la lutte visant à empêcher la pollution.
HL/ HaïtiLibre

Partis politiques : le grand retour ?

Depuis quelques mois, on assiste à une remontée fulgurante de certains partis politiques. Des partis ayant eu dans le temps une présence assez remarquable sur la scène politique semblent vouloir reprendre du service. Qu’il s’agisse de la Fusion des sociaux-démocrates, de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), de Fanmi lavalas ou d’autres partis qui ont marqué les vingt dernières années de la vie politique, ils semblent tous vouloir se refaire une santé, quatre mois après le revers de Mirlande Manigat (RDNP) à la présidentielle de 2010.

01/10/2011

Depuis quelques mois, on assiste à une remontée fulgurante de certains partis politiques. Des partis ayant eu dans le temps une présence assez remarquable sur la scène politique semblent vouloir reprendre du service. Qu’il s’agisse de la Fusion des sociaux-démocrates, de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), de Fanmi lavalas ou d’autres partis qui ont marqué les vingt dernières années de la vie politique, ils semblent tous vouloir se refaire une santé, quatre mois après le revers de Mirlande Manigat (RDNP) à la présidentielle de 2010.
Après la débâcle électorale des partis à la dernière présidentielle, une remise en question paraît nécessaire. Que valent les partis politiques en Haïti ? Que représentent-ils sur l’échiquier ? Des questions pertinentes qui doivent retenir l’attention de plus d’un. Souvent l’objet de critiques acerbes de la part de l’opinion publique, les partis politiques sont souvent mal vus dans une société où les responsables n’accordent presque pas d’importance aux institutions.
Depuis l’accession au pouvoir du professeur Leslie François Manigat en 1988, le Palais national n’a accueilli que des outsiders. « Je ne fais pas de politique » est une phrase qui tombe toujours des lèvres de ceux qui occupent le devant de la scène et les plus hautes fonctions étatiques. À partir des années quatre-vingt-dix, avec les « ti pas kout » entre René Préval et Jean-Bertrand Aristide, on a assisté à presque deux décennies de disette pour les partis politiques au plus haut niveau de l’État.
La question des partis politiques reste encore un leurre pour une grande partie de la population haïtienne. Le clan semble primer sur l’idéologie. Partis de classe, partis de masse : la frontière entre les multiples partis haïtiens est parfois si ténue qu’on les met souvent dans le même panier.
Le coup de massue de Préval
Le second mandat du président René Préval a été pour plusieurs institutions, dont les partis politiques, une période de grande difficulté. L’ex-président Préval paraissait avoir la formule pour trouver les apories des partis politiques. Les ayant invités à participer à la première mi-temps de son pouvoir, il les a tous broyés.
Appelé par certains « le boulanger de Port-au-Prince », à cause de son habileté à manipuler les partis comme il le ferait de la farine, René Préval a démantibulé presque tous les partis à la fin de son mandat. Sa plateforme Inite est en fait la combinaison de plusieurs fragments de partis politiques et un rassemblement d’individus ayant déserté leurs partis. Ils entendaient, pour répéter l’un d’eux, mettre sur pied une vraie « dream team ».
L’on peut, dans un tel contexte, comprendre la défaite des partis politiques aux dernières élections. Pas de financement. Absence de structures. Problème de leadership. Les difficultés sont donc énormes pour des partis dans un pays où la démocratie fait à peine ses premières armes. Pour la plupart des leaders politiques interrogés, le natif de Marmelade a une grande part de responsabilité dans l’émiettement des partis.
Se refaire une santé…
Certains partis politiques entament ces derniers jours une grande réforme. La victoire de Michel Martelly semble les avoir motivés à se remettre en question. Au niveau des structures de base et des directoires, c’est l’heure des grands remaniements. La Fusion et l’OPL donnent le ton et changent de leadership. Le parti de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide annonce son grand retour pour le mois prochain. Le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) pense à se restructurer.
D’autres défis et enjeux majeurs attendent également ces partis. Les élections pour le tiers du Sénat et les collectivités territoriales devraient se tenir dans moins d’un an. La chasse aux postes sera donc lancée bientôt. Ce qui pourrait changer la donne politique et la configuration du Grand Corps, constitué en majorité d’opposants à Michel Martelly.
La préparation de l’élection présidentielle de 2015 doit commencer aujourd’hui. Des jalons doivent être posés en conséquence et les directives clairement définies. La nouvelle dynamique politique devrait également couper court aux pratiques anciennes. Cette « renaissance » des partis politiques aura-t-elle les résultats escomptés ?

cjchanoine@yahoo.fr

Joseph Chanoine Charles

L’armée de Martelly bientôt opérationnelle

D’ici le mois de juillet 2013, une armée nationale sera opérationnelle si l’on en croit le document publié par l’agence en ligne Associated Press (AP) intitulé « Politique de sécurité et de défense nationale ». Une bagatelle de 95 millions de dollars devra être mobilisée pour cette armée, dont le premier effectif sera de 3 500 hommes. La communauté internationale est déjà imbue de ce plan de sécurité. La bonne exécution de ce projet passera par la redynamisation du Service d’intelligence nationale (SIN).

01/10/2011

D’ici le mois de juillet 2013, une armée nationale sera opérationnelle si l’on en croit le document publié par l’agence en ligne Associated Press (AP) intitulé « Politique de sécurité et de défense nationale ». Une bagatelle de 95 millions de dollars devra être mobilisée pour cette armée, dont le premier effectif sera de 3 500 hommes. La communauté internationale est déjà imbue de ce plan de sécurité. La bonne exécution de ce projet passera par la redynamisation du Service d’intelligence nationale (SIN).
Comme une trainée de poudre, la nouvelle a fait un tabac dans la presse haïtienne. Une armée nationale bientôt mise sur pied par le nouveau chef d’Etat. Ce plan sécuritaire a été dévoilé par l’agence en ligne ”Associated Press”. Ce document baptisé ”Politique de sécurité et de défense nationale”, contenant l’essence de la politique de défense et de sécurité, prévoit la remise en branle des Forces armées d’Haiti afin de surveiller la frontière et de maintenir l’ordre en temps de crise. Cette nouvelle force compterait, initialement, 3500 hommes.
L’Associated Press a obtenu le document d’un responsable, réclamant l’anonymat, parce qu’il n’était pas autorisé à le diffuser. Selon l’AP, le président Martelly aurait soumis ledit document aux pays dits amis d’Haïti pour consultation. D’ailleurs, il en a parlé avec Jon Piechowski, porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, qui a déclaré dans un courriel que des responsables du gouvernement haïtien avaient récemment rencontré des employés de l’ambassade pour discuter du projet.
Monsieur Piechowski confirme effectivement avoir eu un briefing à ce sujet avec le président de la République. Il affirme toutefois qu’outre les Etats-Unis, d’autres ambassades ont été également touchées. Cependant, la communauté internationale ne s’est pas encore prononcée clairement sur ce sujet. Rien n’est encore dit sur l’aide que peuvent donner les pays dits amis d’Haïti.
Le document a révélé que le président Michel Martelly proposerait de consacrer 95 millions de dollars américains pour former et équiper la nouvelle force armée. 15 millions de dollars doivent être consacrés au dédommagement des anciens militaires réclamant leur salaire et fonds de pension suite au démantèlement de l’armée en 1995. 30 millions dollars seraient alloués à un service civique mixte obligatoire.
Ce document révèle également le projet du premier mandataire de la nation de mettre sur pied un Service d’intelligence nationale (SIN) dont la mission consisterait à rechercher, regrouper, traiter, archiver l’ensemble des informations collectées par différentes entités afin de permettre aux hautes autorités de l’État d’avoir une idée exacte de la situation sécuritaire du pays et de prendre des mesures préventives contre des activités susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale.
La mise en branle d’un Service d’intelligence nationale inquiète bon nombre de gens. Le document précise que l’«haïtien doit se doter d’outils adéquats pour prévenir ces menaces plutôt que de se mettre dans une posture défensive ». L’objectif du SIN est pour le moins controversé de l’avis des spécialistes en sécurité publique. Lutter, prévenir et surveiller seraient les trois grandes missions de cette nouvelle structure qui doit également lutter contre la cybercriminalité.
Un début à partir d’octobre
L’agence France Presse (AFP) a quand à elle fait savoir que le recrutement des 500 premiers soldats devrait commencer aux mois d’octobre et novembre. Ce document sera rendu public par la présidence le 17 octobre prochain et le recrutement des premiers postulants commencera le 18 novembre, jour de la bataille de Vertières.
De plus, dans les prochains mois, un état major intérimaire devrait être constitué, toujours d’après l’AFP citant le document. Des discussions seraient en train d’être menées afin de déterminer des bases militaires pour l’entrainement et la formation des postulants en dehors de Port-au-Prince. Le sénateur Youri Latortue suggère que des pourparlers soient entrepris avec la Minustah qui utilise déjà des bases au niveau de l’arrière cour du pays.
Le Porte-parole de la présidence, Joseph Lucien Jura, qui, dans un premier temps, avait nié l’existence d’un tel document semble aujourd’hui en avoir pris connaissance. L’ex-présentateur de Signal FM affirme que le retour de l’armée est plus qu’une nécessité, c’est une obligation. Même son de cloche du coté du conseiller en sécurité du président Martelly, Réginald Delva.
”Politique de sécurité et de défense nationale”, rélève qu’une unité spéciale s’occuperait des menaces terroristes, des organisations criminelles, des réseaux de trafic illégal, mais aussi, des organisations extrémistes et des mouvements destinés à répandre l’anarchie. A en croire le président Martelly une armée nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans ses opérations et qui compte dans ses rangs des professionnels (médecins, agronomes, ingénieurs, etc.), des techniciens environnementaux et des agents forestiers adéquatement entraînés.
Des organisations des droits de l’homme crient déjà au scandale par rapport à ce plan. Elles doutent fort que cette armée ne soit rien d’autre qu’une milice au service des dirigeants. Le Service d’intelligence nationale (SIN) fait encore peur et il y a beaucoup d’interrogations face á ce projet ambitieux. Le président Martelly avait promis le rétablissement de l’armée au cours de sa campagne. Il compte, peut-être, respecter cet engagement.

et James Dufresne

Joseph Chanoine Charles

"Ecole gratuite pour Octobre, un leurre de Martelly"

02/10/2011 20:18:00 Auteur(e) Jean Monard Metellus

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Pas un seul des invités de Ranmase hier samedi sur Radio Caraibes n’a pris au sérieux le projet  présidentiel de garantir la gratuité de l’enseignement primaire comme il s’était engagé à le faire depuis la campagne électorale; toutefois, ils sont aussi  unanimes à reconnaître un certain mérite à Martelly qui a eu le courage et  l’audace de provoquer le débat dans le milieu et de mettre en relief une exigence constitutionnelle toujours ignorée par ses devanciers.  
Antonal Mortimé de la POHDH déplore que le chef de l’Etat ait cherché de prendre sur lui-même toute cette responsabilité alors qu’il y a dans le pays des experts qui auraient pu servir. " Ce slogan politique s’apparente à de la pure démagogie au lieu d’être un plan sérieux d’éducation", déclare le militant des droits humains.

"C’est une folie de croire qu’avec un budget dépendant pres qu’aux 3/4 de l’assistance externe, on peut envoyer tous les enfants d’Haiti à l’école", a insinué pour sa part  Garry Denis de l’Initiative citoyenne. L’ancien sénateur Roody Hériveaux qui a voulu accorder des circonstances atténuantes au président Martelly pour ses bonnes intentions dans ce projet a nuancé les propos de M. Denis.
"Non, le mot folie est trop fort, parlons plutôt de leurre car, la réalité objective du terrain va sans doute rattraper le président qui ne pourra certainement réaliser cet ambitieux projet dans un temps aussi record". Anthony Barbier et l’ancien député Frantz Robert Mondé sont sur la même longueur d’onde déplorant le fait que nombre d’enfants ne pourront malheureusement pas fréquenter l’école ce lundi en dépit de la propagande faite à grand renfort de publicité dans les médias.
Dans un autre registre, les invités se sont affrontés sur le passé controversé de deux courants politiques représentés dans ce panel par Roody Heriveaux (lavalas) et Bob Mondé (duvalierisme). Ces derniers ont contesté les propos du député Acluche Louis-Jeune et Anthony Barbier voulant faire croire que ces deux régimes qui ont dominé la scène ces 50 dernières années ont fait beaucoup de torts au pays. Très amer, l’ancien député Mondé croit que le temps des flèches assassines est révolu et que nous devons vider les contentieux et regarder l’avenir avec sérénité et confiance. Roody Heriveaux s’en défend aussi. Il juge scandaleux qu’on puisse imputer à lavalas les difficultés actuelles du pays.
"Vous Anthony, Anthonal, Garry et Acluche, avec votre mouvement GNB, vous avez provoqué le chambardement qui nous vaut le retard que nous observons aujourd’hui; je pars toujours du principe que les pouvoirs doivent accomplir les mandats pour lesquels ils ont été élus", a ajouté le Dr Hériveaux qui s’est opposé au retour de l’Armée d’Haiti.  Acluche Louis-Jeune croit que ceci doit faire l’objet d’un débat, Anthonal pense que nous devons analyser objectivement la situation pour voir s’il y a l’opportunité que l’armée revienne. Bob Mondé veut son retour de même que Anthony Barbier et Garry Denis mais, le premier souhaite que l’on se pose la question de savoir "Quelle armée ? Dans quel pays et pour quel peuple?". Question de ne pas revenir avec la même armée décriée et criminelle que nous

Haïti

La première bibliothèque numérique universitaire ouverte

Agence France-Presse  / 01/10/2011 17h35

Haïti - La première bibliothèque numérique universitaire ouverte

Une bibliothèque numérique a été ouverte vendredi à Port-au-Prince. 

©Gérard Plénacoste

PORT-AU-PRINCE – L’organisation Bibliothèque sans frontières (BSF) ouvre vendredi à Port-au-Prince une bibliothèque numérique, la première du genre en Haïti, a annoncé le directeur de l’organisation, Patrick Weil.

La bibliothèque, située à la Faculté des sciences de l’université publique de la capitale, est dotée de soixante postes informatiques et permet d’accéder à des millions d’articles scientifiques et des milliers de périodiques en ligne via des bases de données universitaires, a indiqué M. Weil.

«C’est une étape très importante pour les étudiants, les chercheurs et les professeurs de l’Université d’Haïti (UEH)», déclaré le responsable de BSF.

La bibliothèque numérique, installé en collaboration avec l’Université française Antilles-Guyane, «est une ouverture sur le XXIe siècle pour les étudiants d’Haïti, c’est tout ce qu’il y a de meilleur en Europe ou aux États-unis», a de son côté indiqué Vincent Jumeaux, chargé de projets universitaires pour BSF.

Patrick Weil a également annoncé que l’organisation allait faire don de 400 à 500 ouvrages à différentes facultés et construire une réserve centrale pouvant accueillir des centaines de milliers d’ouvrages pour l’UEH.

Depuis le violent séisme de janvier 2010, BSF a intensifié ses activités dans le pays, sauvant des collections historiques et reconstruisant la bibliothèque nationale d’Haïti et celle du ministère des Affaires étrangères, qui s’étaient effondrées lors de la catastrophe.

L’organisation a également ouvert de nombreuses bibliothèques communales dans le pays, distribué des milliers d’ouvrages dans les camps de déplacés et permis la formation en Haïti et en France de personnel pour gérer les bibliothèques.

Caroline Via raconte l’adoption de Chello à Haïti en janvier 2010

samedi 01 octobre 2011

 Caroline et Chello, 4 ans.

Au terme d’une longue procédure d’adoption, Caroline et Stéphane Brouard s’envolent pour Haïti pour rendre visite à Chello, petit garçon du bout du monde. Ce voyage, entrepris en janvier 2010, va les précipiter vers le pire moment de leur existence et bouleverser toutes leurs certitudes. C’est ce témoignage qu’elle partage aujourd’hui, dans son livre Haïti 12 janvier 2010 – Chello, mon timoun, ma bonne étoile.

Déjà parents de deux enfants biologiques, Youna 14 ans aujourd’hui et Jules 9 ans, Caroline et Stéphane souhaitaient en adopter un troisième. Ils entament une procédure en 2006. « On ne savait pas d’où il viendrait, nous étions très ouverts. » Il leur faudra attendre 2009 pour un premier contact et une réponse positive d’une crèche d’Haïti. « Le 7 mai 2009, à 11 h et demie du soir, on nous a annoncés par téléphone que nous étions parents d’un petit Chello, presque 2 ans, se souvient Caroline. La procédure à Haïti est très longue. Au cours de l’été 2009, nous décidons d’aller le voir. »

« On a vu l’enfer »

Ils s’envolent le 9 janvier 2010 et le 12 à 16 h 52, une secousse terrifiante fait trembler Haïti. « Je venais de sortir, j’ai vu l’hôtel devenir liquide », se souvient Stéphane. « Nous étions logés dans un petit bâtiment sur l’arrière, les murs ont commencé à tomber », raconte Caroline, qui n’a qu’une idée : protéger Chello. Il faut survivre, rejoindre l’ambassade puis l’aéroport en pick-up de l’Onu. « On a cru mourir, la terre a tremblé pendant 24 heures, sur la route on a vu l’enfer. Chello était blessé. »

Un préfet leur délivrera un laisser-passer : retour immédiat vers Paris, via Fort-de-France… Chello dans les bras, une incroyable victoire. « Nous n’avions qu’un désir rejoindre Erquy, retrouver notre famille. »

Aujourd’hui Caroline et Stéphane n’ont pas encore écrit le mot « fin » sur cette histoire. Ils n’ont obtenu que l’adoption simple, Chello reste Haïtien, ils devront se battre à nouveau pour l’adoption plénière. C’est ce parcours du combattant que Caroline a voulu raconter. « J’avais besoin d’écrire ce livre, pour nous, pour Chello aussi qui, plus tard, voudra savoir. »

Son livre, publié sous son nom de jeune fille Caroline Via, sortira le 20 octobre, on peut le commander par courrier aux éditions « Les 2 Encres » BP 80 554 – 49 305 Cholet ou sur le site http://les2encre net/ficheiers/reservations/resahaiti.pdf (12 €).

 

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