jeudi 06 octobre 2011

6 Oct

Le président de l’Assemblée nationale invite Mr. Conille à présenter son énoncé de politique générale

06/10/2011 11:08:00 Auteur(e) La Redaction

 

Haïti - Politique : Le partage des responsabilités vu par Garry ConilleLe président du Sénat Rodolphe Joazile, a informé mecredi avoir adressé deux lettres, l’une  au président Michel Martelly pour l’informer officiellement de la ratification par le senat du docteur Garry Conille comme premier ministre et l’autre à M. Conille pour l’inviter à présenter son enoncé de politique générale.
Le président du Grand Corps a exprimé le souhait que ce soit la chambre basse qui reçoive la première, le premier ministre ratifié.

Entre temps , les réactions vont bon train. Le politologue Mozart Déronett estime que M. Conille pourrait ne pas accéder à la primature, en raison des zones d’ombre qui entourerait son dossier, notamment au niveau de sa nationalité. Il a fait savoir que le vote de mardi soir n’a été que conditionnel

« S’il s’avère que le premier ministre ratifié est de nationalité   canadienne, il ne devrait pas avoir accès a la Primature », a indiqué le politologue Déronett.

Pour sa part, l’économiste Kesner Pharel, a fait savoir que le vote de mardi soir est un bon signal pour les investisseurs mais qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de les attirer réellement.
Le PDG du Group Croissance SA a rappelé qu’Haiti se trouve  au rang 141 sur 142 pays considérés dans le classement 2011 du Forum Economique Mondial (FEM) sur la compétitivité.
« Avant de placer leur argent  dans un pays, les investisseurs passent au peigne fin l’indice de compétitivité, et Haiti  est loin d’être leur premier choix », a-t-il dit.

M Pharel fait également remarquer que le processus qui a abouti a la ratification du premier ministre dans les deux chambres a été long, soulignant qu’en plus d’avoir râté la premiere année de sa reconstruction, Haiti a démarré sa nouvelle année fiscale sans un nouveau budget voté au parlement.

Mais, la communauté internationale salue la ratification de Garry Conille.
L’Oganisation des Nations Unies (ONU) se félicite de la ratification du docteur Conille. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haiti, Mariano Fernandez Amunategui a salué les efforts du chef de l’Etat est des présidents des deux chambres du Parlement pour trouver un accord en vue d’installer le nouveau premier ministre.
Dans une note de presse, le diplomate, a exprimé le souhait que l’énoncé de la politique générale de Garry Conille soit sanctionné par un vote favorable. Il appelle tous les secteurs de la vie nationale a intensifier le dialogue en vue de l’établissement d’un pacte de gouvernabilitépour fortifier les institutions de la démocratie et assurer la paix et la sécurité, de meme qu’un développement social et économique durable.
Les Etats Unis ont aussi salué le vote favorable dont a bénéficié le docteur Conille au Sénat et se disent prêts à travailler en partenariat avec le nouveau premier ministre et son gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction.
Les Etats Unis disent souhaiter des actions rapides du chef de l’Etat et de son premier ministtre afin de rattraper le temps perdu.
Apres avoir bénéficié d’un vote unamine et presque sans débat à la Chambre des Député le 16 septembre dernier, Garry Conille a obtenu mardi soir le feu vert du Sénat avec 17 voix pour, 3 contre et 9 abstentions au Sénat.
Les deux premiers choix du présiident Martelly, Daniel Rouzier et Bernard Gousse, ont été respectivement rejetés par la chambre des députés et le Sénat.
Dans un communiqué émanant du bureau de communication de la Présidence, Michel Martelly s’est réjooui du fait que le Sénat ait amboité le pas a la Chambre Basse.

Michel Martelly également a également ,complimenté le premier ministre ratifié affirmant que ce dernier va l’aider a accomplir ses promesses envers la population dans la perspective du rétablissement d’un Etat de droit.
Il estime que l’étape de la ratification du docteur Conille constitue un tournant dans le processus de changement tant souhaité et envoie un signal clair aux partenaires clés d’Haiti et aux potentiels investisseurs.

AHP

 

Le partage des responsabilités vu par Garry Conille

06/10/2011 07:11:52

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Après sa ratification, mardi au Sénat, le Dr. Garry Conille prépare son cabinet ministériel en consultation avec le Président Martelly. Conscient de la nécessité d’obtenir un vote rassembleur et majoritaire des deux Chambres sur ce cabinet et son énoncé de politique générale de gouvernement, le Premier Ministre ratifié explique ce que lui et le Président entendent par le partage des responsabilités.
«…je vais rencontrer le Président de la République sur la question. Comme vous le savez, la Constitution prévoit que le Premier Ministre monte le cabinet ministériel en consultation avec le président de la République, mais nous n’approchons pas le sujet de cette manière. Nous pensons, qu’il est très important d’avoir un partage des responsabilités.
La tâche qui nous attend, les défis qui nous attendent sont énormes. Ils faudra que chaque personnes, chaque groupes, chaque entités contribuent d’abord à la définition de la vision et ensuite, à la définition des instruments et que nous voyons vraiment un système où chaque individu, chaque parti peut apporter sa contribution. Donc, nous parlons vraiment de partage des responsabilités.
Nous allons voir avec tous les partenaires, comment ils peuvent contribuer à l’effort national. Dans la conviction, que le Président à d’ailleurs exprimée à plusieurs reprises, il a dit très souvent, que nous devons gouverner ensemble. Nous sommes déjà en consultation avec les partenaires, j’ai rencontré les partis politiques, j’ai rencontré les Députés et les Sénateurs pour voir d’abord comment on peut s’entendre sur ce que nous voulons réaliser, s’entendre sur où l’on veut emmener le pays sur la base des mandats que c’est différents élus ont reçu. Ensuite, on va s’entendre évidement sur les instruments et aussi sur la contribution des uns et des autres, donc c’est plutôt comme cela qu’on l’approche [le cabinet ministériel].
Nous n’avons jamais approché ça sous la forme de négociations pour un poste, cette démarche va s’inscrire dans un cadre de réflexions sur là, où le pays doit aller et sur ce que doit être la contribution de chaque groupe, pour pouvoir faire avancer les choses…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3950-haiti-politique-garry-conille-ratifie-au-senat-17-pour-3-contres-et-9-abstentions.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le G 16 sur des béquilles veut supporter Conille

Les sénateurs Moise Jean Charles, Wesner Polycarpe et Francky Exius qui constituent des voix dissidentes du G 16 réitèrent leur appartenance au groupe majoritaire. Au lendemain de la ratification du Premier Ministre Gary Conille, ces parlementaires assurent qu’ils avaient obtenu le feu vert de leurs collègues pour voter comme bon leur semble.
Les 3 sénateurs avaient convenu d’éviter d’intervenir à la tribune pour critiquer le rapport de la commission spéciale. Seul Moise Jean Charles avait pris la parole mais n’avait pas critiquer le dossier de M. Conille.
24 heures après le vote le sénateur Francky Exius laisse parler son cœur. La constitution a été violé dit-il précisant que le dossier de M. Conille ne répond pas aux critères de l’article 157 de la constitution. Il explique avoir fait abstention parce qu’il n’avait pas concerté avant le vote avec se deux collègues dissidents.
Moise Jean Charles est du même avis. Il soutient qu’il ne pouvait cautionner un viol de l’article 157. L’élu du Nord soutient que les membres du G 16 avaient pris la décision de voter en faveur de M. Conille avec ou sans partage de responsabilité.
Moise Jean Charles et Francky Exius font valoir également qu’en fonction de leur idéologie politique ils ne sauraient supporter M. Conille. Les 13 sénateurs n’ont pas pu en dépit des multiples réunions convaincre les 3 dissident de rallier la cause de M. Conille.
C’est un G 16 affaibli qui se porte garant de la ratification de la politique générale du Premier Ministre Conille. Privé de 3 votes, le G 16 compte sur l’apport de 4 votes des sénateurs Edwin Zeny, Michel Clerié, Youri Latortue et Jean Willy Jean Baptiste.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Éducation :

Tournée du Président Martelly à Hinche

06/10/2011 07:49:58

Haïti - Éducation : Tournée du Président Martelly à HincheMichel Martelly, le Président de la République, a effectué, ce mercredi 5 octobre 2011, une tournée dans la commune de Hinche, dans le Plateau central, où il a visité quelques écoles et procédé à la distribution de kits scolaires. Il était accompagné, entre autres, du Directeur Général du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), M. Pierre Michel Laguerre, du Délégué Départemental, M. Georges Garnier, et de la Conseillère en Education, Mme Geneviève Douyon.
Le Chef de l’Etat s’est rendu à l’Ecole Notre Dame du Saint-Esprit de Hinche où il s’est entretenu avec la directrice de l’établissement, Sr Roselore Accilus, et le Coordonnateur des Ecoles Catholiques du Centre, le Rev. Père Jethro Noel.
Le Président de la République a, en outre, annoncé que des démarches vont être entreprises en vue de subventionner le paiement des professeurs pour pouvoir réduire les frais scolaires annuels. « C’est à travers l’école que vous parviendrez à atteindre vos objectifs dans la vie. Vous pouvez compter sur votre Président. J’ai commencé avec l’accès à l’éducation. Nous allons continuer avec d’autres aspects, comme le recyclage des maîtres », a rassuré le Président Martelly, s’adressant à des centaines d’écoliers. L’accueil a été chaleureux.
Le Chef de l’Etat, qui maintient sa promesse de garantir l’éducation gratuite aux enfants, a reçu un accueil similaire à l’Ecole Fondamentale d’Application (EFA), membre de l’EFACAP (Ecole Fondamentale d’Application et Centre d’Appui Pédagogique) de Hinche. Il a tenu à se rendre dans chaque salle de classe pour encourager les écoliers à prioriser leur éducation afin d’en tirer le maximum.

La dernière étape du périple du Président de la République à Hinche l’a conduit à la section communale de Juanaria dans la localité de Los Palis où il a participé à l’inauguration de l’Ecole Marie Educatrice. Cet établissement scolaire de 14 salles est financé par l’ONG canadienne Free the Children (Enfants Entraide) à hauteur de 500.000 dollars américains et fait partie d’un ensemble de quatre écoles du même type construites dans la région par le Frère Franklin Armand de la Congrégation des Petits Frères et des Petites Sœurs de l’Incarnation.
A cette occasion, le Président Martelly a remercié le Frère Armand pour sa contribution au développement des communautés. Il a en outre promis au religieux de l’accompagner dans ses efforts permettant aux enfants de la région de goûter au pain de l’instruction. Pour sa part, le Frère Franklin Armand a fait part de sa volonté de poursuivre son œuvre au profit de la population « …Ce n’est pas la compétence qui manque au pays, mais la détermination. Nous devons tous mettre la main à la pâte pour changer le pays », a-t-il soutenu.
Le Président de la République entend tenir ferme son bâton de pèlerin pour s’enquérir personnellement du déroulement de son programme visant à garantir l’éducation gratuitement à tous les enfants d’Haïti avant la fin de son mandat.
HL/ HaïtiLibre

 

Le juge Anel Alexis Joseph ne fait pas l’unanimité

06/10/2011

L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Gervais Charles estime que la nomination du président de la cour de Cassation ne s’est pas faite suivant la déontologie. Me Gervais pense que le juge Anel Alexis Joseph a été parachuté à ce poste. WPC/LM

 

Me Anel Alexis Joseph, nommé nouveau président de la Cour de cassation par Martelly

06/10/2011 11:14:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Président Michel Martelly a désigné mercredi un juge à la Cour d’appel de Port-au-Prince, Me Anel Alexis Joseph, au poste de président de la Cour de cassation, après l’examen d’une liste de candidats soumise par le Sénat, selon une note de presse du cabinet particulier du chef de l’Etat.

Un deuxième juge, Me Jean-Louis J. Mécène, a été également appelé en vue d’intégrer la plus haute instance judiciaire du pays.

Fonctionnant sans président depuis 2004, la Cour de cassation n’avait à sa tête qu’un vice-président, Me Georges Moïse.

Quatre autres magistrats seront bientôt sélectionnés pour mettre fin au quasi-vide institutionnel et combler les sièges encore vacants à la Cour de cassation, souligne la présidence qui affirme que Michel Martelly entend « remplir toutes ses prérogatives constitutionnelles et veiller à la bonne marche des institutions publiques ».

La présidence était, ces derniers jours, en désaccord avec le Sénat sur la liste initiale des 18 candidats retenus qu’elle lui avait retournée en dénonçant des irrégularités qui auraient été commises dans le choix de certaines personnalités.

Mais, le Grand Corps tenait mordicus à sa pré-sélection sur laquelle il ne voulait pas revenir.

La persistance de cette anomalie au-delà de la date symbolique de la rentrée judiciaire, a d’ailleurs conduit l’un des candidats en lice, l’ancien ministre de la justice, Henri Marge Dorléans, à jeter l’éponge pour se consacrer à d’autres engagements.

La nomination tardive du nouveau président de la Cour de cassation a empêché, contrairement aux promesses du chef de l’Etat, l’installation du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire à l’occasion de la réouverture officielle des tribunaux, lundi (3 octobre).

Ce magistrat doit, en effet, assurer la présidence du CSPJ, un instrument fondamental devant matérialiser et garantir le bon fonctionnement d’une justice assainie et indépendante, à l’abri des contingences politiques. spp/Radio Kiskeya

 

Selon un fontionaire Américain:: »Haïti doit se concentrer sur sa police et non l’armée »

06/10/2011 11:30:00 Auteur(e) La Redaction

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Haïti devrait se concentrer sur le renforcement de sa police avant d’envisager la restauration de ses forces armées, a déclaré mercredi un officiel (fonctionnaire) du Département d’État américain sous couvert d’anonymat lors d’un déplacement en République dominicaine.

Le fonctionnaire américain a fait ces commentaires en marge d’une visite qu’effectuait la Secrétaire D’État Hillary Clinton en République dominicaine, qui partage l’île de Hispaniola avec Haïti.

« La voie à suivre est vraiment de se concentrer sur la Police nationale haïtienne et sa capacité à devenir plus forte avec un effectif plus grand et plus capable de faire ses activités, » a dit l’officiel américain.

« Évidemment, le président haïtien Michel Martelly doit prendre sa décision, » a dit l’officiel (le fonctionnaire).

« Nous continuerons à avoir des conversations avec lui. Mais maintenant, notre focus est sur la Police nationale haïtienne comme la structure et la force qui doit être renforcée. »

Le président Martelly, qui est entré en fonction en mai dernier, a dit qu’il veut ressusciter les forces armées de Haïti, qui ont été dissoutes en 1994 par le président d’alors Jean-Bertrand Aristide.

hpn

 

Mirlande Manigat se dit favorable à une force armée, mais spécialisée

La secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Manigat, réagissant sur le projet de la nouvelle force nationale proposée par le président Michel Martelly, a affirmé que l’armée d’Haïti existe toujours sur le plan juridique et s’est dite favorable à la démarche visant à la remettre sur pied. « Mais elle doit être une force armée professionnalisée », a-t-elle précisé.

« C’est un vieux dossier réchauffé de temps en temps, pour des raisons politiques et parfois il se réchauffe mal », a affirmé l’ex-candidate à la présidence dans les dernières élections, alors qu’elle participait au premier congrès de la Coalition des femmes leaders (COHFEL), qui se déroulait vendredi à l’hôtel Ritz Kinam.
Pour faire le point sur la situation actuelle, Mme Manigat a déclaré que sur le plan juridique, l’armée d’Haïti existe toujours. « Mais c’est vrai, il n’y a pas de caserne, pas de soldats, pas d’officiers, pas d’armes ni d’uniformes. Il n’y a rien », ajoute-t-elle.
Pour l’ex-première dame de la République, la question fondamentale à se poser par rapport à tout ce que l’on pourrait reprocher à l’armée serait : « Est-ce pour la sécurité de l’État, la sécurité du territoire ou la sécurité des citoyens qu’il nous faut une force militaire qui soit différente de la police? ». « Ce sont deux corps différents, poursuit-elle; on apprend à faire la guerre aux militaires, on les entraîne pour ça. Quant aux policiers, on leur apprend à maintenir l’ordre public, à porter secours et à avoir des contacts avec la population civile. Les militaires n’ont pas de contact avec la population civile ».
« Dans notre armée, par contre, les militaires remplissaient également des fonctions de police; donc tout ce qui leur a été reproché, parce qu’ils étaient policiers également, tous les mauvais actes se sont retournés sur l’armée en général », affirme Mme Manigat.
« La force armée dont nous avons besoin doit être une force spécialisée, pour la défense du territoire, pour la défense de l’État, ce qui veut dire les trois grands pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif; dans les cas où il y aurait des troubles et que la police ne serait pas en mesure de rétablir l’ordre », indique-t-elle, faisant remarquer que l’armée qui existait, n’était pas bonne.
« C’est une chose que personnellement au RDNP nous avons toujours défendue, avant même que le président Jean-Bertrand Aristide ait dissout virtuellement l’armée. On ne peut pas avoir une armée contre la population, mais une armée qui soit là pour donner à la population confiance et sécurité », affirme-t-elle, indiquant qu’il faut des militaires professionnalisés qui soient au service du développement. « S’il y avait eu une armée, au moment du tremblement de terre, je crois que l’État aurait pu faire face de manière plus efficace à la situation », ajoute-elle.
« Il ne faut pas concevoir l’établissement de l’armée comme un mouvement anti-Minustah par exemple », Mme Manigat, estimant qu’effectivement la force onusienne doit quitter le pays. Elle ajoute toutefois que la Minustah ne peut pas partir brusquement du jour au lendemain. Selon elle, il faudra discuter d’un plan de retrait progressif. « Est-ce que Haïti dispose de suffisamment de moyens, de techniques pour appliquer ce qui serait l’idéal ? », se questionne-t-elle.
Par ailleurs, interrogée sur sa position par rapport à l’intention du président Michel Martelly de rencontrer les anciens présidents d’Haïti, dont Leslie Manigat, dans le cadre d’un dialogue pour la réconciliation nationale, l’épouse de l’ancien chef d’État, d’un ton ironique, se dit prête à recevoir le président Martelly si celui-ci le lui demande.
Elle souligne cependant n’avoir encore reçu aucune invitation. « Je ne l’ai appris que ce matin par le biais de la presse », dit-elle, affirmant qu’elle n’avait jamais eu de problème à parler au président Martelly et que de toute façon, c’est une tradition dans la vie politique haïtienne que les nouveaux chefs d’État rencontrent les anciens chefs d’État qui vivent dans le pays. « C’est peut être dans cette optique, dans cette idée-là qu’il le fait ».
Mme Manigat affirme n’avoir pas d’opinion sur cet appel à la réconciliation. « Cela signifierait qu’il y a des personnes fâchées; il connaît la situation, il sait dans quelle condition il est arrivé au pouvoir », indique-t-elle, estimant que l’appel à la réconciliation est une bonne formule. « Le problème, c’est la réconciliation avec qui et pourquoi faire », dit-t-elle.
John Smith Sanon
rtnh2005@yahoo.com

 

Au moins 6 morts dans un accident de la circulation

Un Accident de la circulation est survenu ce mercredi, sur la route nationale numéro 2 à hauteur de Morne Tapion. Il a fait au moins 6 morts et une soixantaine de blessés.
L’accident s’est produit, lorsqu’un camion assurant le trajet Port-au-Prince/l’Asile aurait perdu ses freins puis heurté de grosses pierres destinées à la réparation de la route, sur le bord de la route. Un autre véhicule s’est retourné par la suite.
Le bilan de cet accident s’élève à six mort et une soixantaine de blessés.
Rappelons que ce tronçon routier est connu pour être très dangereux, il ne se passe pas un mois sans que l’on y signale de graves accidents.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Nouvelle rentrée difficile à l’UEH

Les dommages du séisme pèsent encore lourd sur le bon fonctionnement des différentes entités de l’Université d’Etat d’Haïti. « Avec des hangars placés l’un à côté de l’autre, les professeurs sont constamment dérangés dans leur travail», a indiqué le recteur Jean-Vernet Henry. Les expériences scientifiques et la réalisation des séances de travaux pratiques pour les sciences appliquées, souligne-t-il, deviennent difficile, avec des laboratoires détruits qui n’ont pas été reconstruits dans certaines facultés…

Le professeur Jean-Vernet Henry

L’Université d’Etat d’Haïti, selon le rectorat, a enregistré cette année 24 000 inscrits dans ses différentes entités, en majorité concentrés à Port-au-Prince. Et moins de 3 000 jeunes seront retenus après avoir participé aux concours d’admission. Selon le recteur de l’UEH, Jean-Vernet Henry, l’État haïtien est le principal responsable d’une telle situation. «La formation universitaire n’est pas une priorité pour l’État haïtien. Pourtant elle est la base du développement d’un pays», a soutenu le professeur, conscient des situations difficiles dans lesquelles travaillent les étudiants et les professeurs de l’UEH.
« Nous entamons la nouvelle année académique à l’UEH dans des situations difficiles. Les difficultés sont considérables tant sur le plan logistique que sur le plan académique et économique, alors que la rentrée pour les différentes facultés est prévue pour ce mois d’octobre jusqu’au mois de décembre », a déclaré le recteur.
Plusieurs entités, dont les locaux ont été détruits ou endommagés, a-t-il rappelé, sont jusqu’à présent logées dans des hangars, avec très peu d’espace et de confort, malgré les différents appels lancés à l’Etat haïtien, l’unique bailleur de l’UEH. Une situation qui n’est pas sans conséquence pour le programme académique. «Avec des hangars placés l’un à côté de l’autre, les professeurs sont constamment dérangés dans leur travail», a expliqué M. Henry.
Les expériences scientifiques et les séances de travaux pratiques pour les sciences appliquées, souligne-t-il, sont aussi difficiles, avec les laboratoires détruits qui n’ont pas été reconstruits dans certaines entités, particulièrement aux facultés de médecine, d’agronomie et des sciences.
Déconcentrer l’UEH : le défi
Selon des données du rectorat, l’UEH assure la formation de troisième cycle d’environ 25 000 étudiants sur les 50 000 dans tout le pays, soit 50% du nombre total d’étudiants, ce qui fait d’elle la plus grande université du pays. Cependant, sa capacité d’accueil reste toujours faible, vu sa concentration à Port-au-Prince.
Seule la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) est déconcentrée dans sept grandes villes du pays, notamment les Cayes, Port-de-Paix, Cap-Haïtien, Gonaïves, Jacmel. En conséquence, un élève qui vient de boucler ses études secondaires et qui souhaiterait intégrer l’UEH, – mis à part la FDSE- doit obligatoirement rentrer à Port-au-Prince.
« Nous espérons passer de 15 000 à 20 000 étudiants pour Port-au-Prince avec la construction du nouveau campus que nous voulons établir à moyen terme. Cependant, le projet de construction de ce campus est jusqu’ici sans aucun financement », regrette le recteur. Parallèlement, les travaux de construction du campus dans le département du Nord – don du gouvernement dominicain – vont bon train.
Par ailleurs, malgré les difficultés, le rectorat de l’UEH, a confié le professeur Vernet, envisage de revoir les curricula dans toutes les facultés en vue de « rendre la formation plus efficace et la standardiser par rapport à la Caraïbe et au monde ». Une bibliothèque numérique, poursuit-il, sera disponible dans les différentes facultés de l’UEH. La première a été inaugurée vendredi dernier à la faculté des sciences. Grâce à un tel programme qui vise à compenser le problème de documentation au sein de l’université, l’étudiant pourra à partir de l’internet consulter des bibliothèques étrangères et aura accès à beaucoup plus d’ouvrages.
« Un programme de formation post-gradué sera mis en place. Il vise à structurer le programme de master déjà existant. Et nous voulons également débuter cette année avec des programmes doctoraux. Une telle initiative vise à orienter les étudiants vers la recherche », a ajouté Jean-Vernet Henry. C’est la recherche, soutient-il, qui permet d’innover et de faire avancer un pays. Le recteur en a profité pour déplorer le pauvre salaire d’un professeur de l’UEH qui travaille dans des conditions difficiles.
Les mêmes défis depuis plusieurs années!
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
Avec Nathalie Verné

 

Des organisations protestent contre les expulsions dans les camps

Le Collectif des Organisations pour la Défense du Droit au logement a organisé, le lundi 3 octobre 2011, un sit-in devant les locaux du Ministère des Affaires Sociales, pour réclamer l’arrêt des expulsions forcées qui se font dans divers camps de déplacés.
«Non aux répressions et évictions forcées contre les résidents-es des camps ; vive le respect du droit au logement pour que tous les Haïtiens-Haïtiennes aient accès à un logement décent comme stipule l’article 22 de la Constitution haïtienne ; nous voulons des maisons et non des cages d’oiseaux ; les autorités haïtiennes doivent appliquer une politique nationale de logement ; au lieu de compter sur la CIRH (Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti), l’Etat devrait travailler à remembrer les institutions publiques, telles l’EPPLS (Entreprises publiques pour la Promotion de logements sociaux). », tels sont entre autres les slogans scandés tout au long du sit-in par les instigateurs comme dans d’autres activités sur le droit au logement réalisées par le Collectif au cours de ces trois derniers jours.
Les membres du Collectif accompagnés de représentants-es des camps, s’étaient réunis devant les locaux du Ministère des affaires Sociales, à l’Avenue Charles Sumner. Munis de pancartes, ils/elles chantaient et scandaient des slogans. Au nombre des particpants-tes, se trouvaient des représentants-es de l’organisation Gritos de los Excluidos (Cris des Exlcus). Ces délégués-es issus de différents pays de la Caraïbe (République Dominicaine, Porto-Rico et Cuba) étaient venus apporter leur soutien aux Haïtiens-Haïtiennes qui gémissent sous des tentes dans divers camps du pays. Des représentants-es d’autres pays comme le Chili, la France, les Etats-Unis, étaient aussi présents à ce sit-in.
Aux environs de 11 heures du matin, une délégation du Collectif s’est présentée au Ministère et a demandé à voir un responsable en vue de remettre une correspondance adressée au titulaire de l’institution, M. Gérald Germain. Dans cette correspondance, des propositions et recommandations sur le droit au logement et les menaces d’expulsions dont sont l’objet les victimes du séisme du 12 janvier 2010 ont été formulées. Parmi les recommandations, lit-on, « le Ministère des Affaires Sociales doit assurer le leadership dans l’élaboration et l’application d’une politique nationale de logement ; il doit prendre des dispositions pour remembrer l’EPPLS afin que la problématique de logement ne devienne une affaire privée ».
Une certaine tension a alors régné quand des responsables du Ministère ont refusé de recevoir la lettre et donner un avis de réception aux membres de la délégation. Tout était entré en ordre suite à l’intervention du directeur général de l’institution qui a reçu la délégation pendant une quinzaine de minutes.
Ce sit-in organisé par le Collectif des organisations pour la défense du Droit au Logement de concert avec des comités de divers camps du pays, s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives de ce regroupement d’organisations, pour que le droit au logement devienne une réalité en Haïti.
Le Collectif des organisations pour la défense du Droit au Logement est composé des organisations suivantes : GARR, PAPDA, POHDH, FRAKKA, SJR-Haïti, Batay ouvriye et DOP.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Trois Nobel de la Paix demandent le retrait de la Minustah

06/10/2011 09:49:41

Haïti - Sécurité : Ils demandent le retrait de la MinustahTrois Nobel de la Paix, dirigé par le Nobel Argentin Adolfo Pérez Esquivel, des centaines d’ONG, des législateurs et des personnalités de plus de quarante pays ont envoyé au Secrétaire général une lettre rendue publique hier dans laquelle ils demandent le retrait des troupes internationales d’Haïti.
La lettre, envoyée en outre à Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à José Miguel Insulza, titulaire de l’Organisation des États américains (OEA), et aux gouvernements qui ont des troupes en Haïti, demande le « retrait immédiat » des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) et qu’elle soit remplacé par un « plan de coopération solidaire » avec le peuple haïtien, informe Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la paix de 1980 et iniciateur de cette action à travers de l’ONG qu’il dirige, Service Paix et Justice (Servicio de Paz y Justicia – SERPAJ) en association avec les organisations Diálogo 2000 et Jubileo Sur. Cette initiative compte déjà plusieurs centaines de signatures provenant de plus de quarante pays d’Amérique, d’Europe, d’Afrique et d’Asie.
« La lettre est très claire. Elle soulève que le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut pas affirmer qu’Haïti est une menace pour la paix dans le monde. C’est absurde. La menace d’Haïti est la faim […] la présence de troupes étrangères qui n’ont pas amélioré la situation du peuple, sinon qu’elle l’a aggravé par les violations des droits humains » dénonce le Prix Nobel de la Paix.
Dans une interview accordée à la chaîne latino TeleSUR, M. Esquivel avait déclaré qu’Haïti est la scène de « nombreuses violations commises contre le peuple » et qu’Haïti est en grand danger à cause entre autres « du choléra, de la pauvreté, de la marginalisation et de l’exploitation de son peuple » ajoutant que « ce sont les grands ennemis de l’humanité et du peuple haïtien. »
La lettre demande aussi au Conseil de sécurité de l’ONU, qu’au lendemain du 15 octobre, lorsque le mandat actuel de la Minsutah sera terminé, de ne pas prolonger la mission [avec les mêmes termes d’actuellement].
Rappelons que Ban Ki Moon a confirmé le lundi 19 septembre 2011, au Président d’Haïti, Michel Martelly, le retrait progressif de la Minustah.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3935-haiti-securite-vers-un-retrait-definitif-de-la-minustah.html
http://www.haitilibre.com/article-3871-haiti-securite-martelly-parle-de-la-minustah.html
http://www.haitilibre.com/article-3865-haiti-securite-retrait-de-la-minustah-resolution-au-senat.html
http://www.haitilibre.com/article-3840-haiti-securite-propos-d-himmler-rebu-sur-le-retrait-de-la-minustah.html
http://www.haitilibre.com/article-3839-haiti-securite-ban-ki-moon-confirme-le-retrait-progressif-de-la-minustah.html
HL/ HaïtiLibre

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