samedi 08 octobre 2011

8 Oct

Edito

Haïti: Cherchons le plus petit dénominateur commun

Notre probable Premier ministre – le seizième depuis 1988 que cette fonction existe dans la nomenclature politique- doit encore patienter quelques heures ou quelques jours avant de prendre siège à la Primature.
Alors que les dernières pages de l’énoncé de sa politique générale s’écrivent, Garry Conille invente patiemment la géographie du nouveau pouvoir qu’il incarne en même temps qu’il règle des petits détails, fignole des arbitrages et avale quelques couleuvres.
Son objectif: que le partage des eaux satisfasse toutes les ambitions, tous les appétits, toutes les parties. De la présidence au Parlement en passant par les forces qui soutiennent le nouveau pouvoir, tout le monde doit être, autant que possible, heureux du peu qu’il recevra. Le jeune PM a du travail.
Dans un environnement où les rapports de force sont, dans tous les camps, fragiles et sans grand écart, le partage est encore plus délicat. Les cabinets se font et se défont depuis maintenant près de cinq mois. Que de ministres ne le sont plus depuis le 14 mai 2011!
Ce vendredi, la grogne s’est installée dans le camp du G16, le fameux groupe des parlementaires conduits par le sénateur Lambert. L’Exécutif ne leur propose que deux petits ministères. Eux, qui ont pesé de tout le poids de leur vote pour faire passer Garry Conille au Grand Corps, veulent plus.
Ils refusent de se satisfaire de petits ministères. L’Agriculture et l’Intérieur ne leur ont pas été promis. Ils ne rêvent plus des Finances, du Plan ou des Travaux publics . Que faire du ministère du Commerce ou de celui de la Culture quand on se voyait déjà distribuant projets et subventions?
Ceux qui n’aiment pas la politique comme elle est, l’art de partager en quatre le plus petit bout de cheveu, doivent se faire un sang d’encre. Quelle est cette affaire de demander encore et encore des ministères, des directions générales, un droit de regard, le partage des responsabilités?
D’autres, qui s’amusent devant le marchandage et déplorent le temps perdu à refuser de négocier, rient sous carpe. La continuité est tenace. Habile. Elle vous entortille de ses mille fils. Conille ne peut pas aller plus loin sans l’aval du Parlement et cela se monnaye. Au grand jour. Sans fard, ni masque.
Cet exercice d’apprentissage de la démocratie du partage est pourtant le signe le plus évident que les politiques haïtiens ont acquis de la maturité, ont appris des leçons de notre passé récent. La dernière fois qu’il y a eu une rupture dans la conduite du pouvoir et l’obligation d’une cohabitation c’était en 1991. Lavalas et l’Armée d’Haïti étaient aux affaires. Très vite, cela se solda par un coup d’État sanglant.
Cette fois, vingt ans plus tard, tout se négocie. Nous avons grandi. Restons sur cette voie.
Dans le souci constant du respect de l’autre camp et convaincu que chaque partie doit chercher son intérêt, trouvons le plus petit dénominateur commun qui nous oblige à vivre ensemble.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

Rencontre Martelly – Lambert

08/10/2011 11:37:36

Haïti - Politique : Rencontre Martelly - LambertLe coordonnateur de la plateforme INITE et leader de la majorité au sénat, le sénateur Joseph Lambert, a rencontré le Président Michel Martelly dans le cadre de la configuration du gouvernement, le Sénateur du Centre, Simon Dieuseul Desras révèle certains détails…
«…le coordonnateur du G-16, le sénateur Joseph Lambert a rencontré le Président Martelly dans le cadre de la configuration du gouvernement, il lui a demandé des conseils pour savoir de quelle façon les partis politiques pourraient participer, pour avoir un gouvernement ‘large’, mais d’après ce qu’il nous a appris il y a beaucoup de partis politiques qui se sont désistés ou qui ont décidé de ne pas participer par ce qu’ils disent ne pas être prêts à cohabiter avec certaines figures, des figures qui ont à voir avec les droits de l’homme…
À part de ça il nous a dit que le Président Martelly parait très flexible, très ouvert pour qu’une ouverture soit faite au niveau du gouvernement. Mais le pressentiment que nous avons est que l’offre qu’il fait ne concerne pas les ministères régaliens […] ce ne sont pas des ministères qui ont un budget représentatif […] l’offre n’est pas trop intéressante, ce qui fait que beaucoup de partis politiques ont décidé de ne pas participer […]
Selon le sénateur Joseph Lambert il y a une manifestation de volonté, pour que le gouvernement s’ouvre, pour que les autres secteurs participent, dans le but d’avoir une stabilité au niveau du gouvernement. »
Le sénateur Desras n’est personnellement pas d’avis à intégrer la nouvelle équipe gouvernemental mais explique qu’il est seulement un « élément du G16, et que souvent lorsque que les décisions ne sont pas partagées, c’est le vote qui tranche, jusqu’à présent ma position c’est de laisser le Président Martelly monter son propre gouvernement… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3908-haiti-politique-le-senateur-joseph-lambert-souhaite-occuper-un-poste-de-ministre.html
HL/ HaïtiLibre

 

Des personnalités dominicaines contestent les déclarations faites par Hillary Clinton

08/10/2011 08:52:00 Auteur(e) La Redaction

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Plusieurs secteurs en Republique dominicaine ont rejeté vendredi les déclarations de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, appelant au respect des droits des Haïtiens en République dominicaine.
L’Archevêque métropolitain de Santiago, Mgr Ramón de la Rosa Y Carpio, les évêques de San Pedro De Macoris et de Mao Montre Christi, le ministre de l’Intérieur, le directeur de l’Immigration et le président du Sénat, se sont tous élevés contre les déclarations de la chef de la diplomatie américaine qui dénonce les violations des droits des migrants haïtiens.
Mgr Carpio a fait savoir que  les Etas-Unis feraient mieux de consacrer plus de ressources pour permettre à Haïti de se relever de sa difficile situation, au lieu de s’en laver les mains pour ensuite accuser la République dominicaine.
Le directeur de l’Immigration José Ricardo Taverás a fait savoir que son pays est plus préoccupé par la situation des Haïtiens et d’Haïti que les Etats-Unis qui, selon lui, laissent tout le fardeau à son pays.
 » La secrétaire d’Etat s’est laissé induire en erreur, car il n’y a pas de problème de nationalité en République dominicaine », a-t-il estimé, ajoutant que la loi definit clairement qui est dominican et qui ne l’est pas.
José Ricardo Taverás a indiqué qu’il y a plutôt un problème d’immigration irrégulière.
Intervenant lors d’une renconre avec la presse suite au lancement mercredi de la 4ème réunion ministrielle  » Chemin vers la prospérite dans les Ameriques », à Santo-Domingo, Hillary Clnton déclarait qu’en depit du fait que les Etats-Unis reconaissent le droit de chaque pays d’adopter  des lois sur la securité frontalière et la nationalité,  chaque nation est également tenue de protéger et de faire respecter les droits des migrants.
 » Il faut une résolution qui reconnaisse ces droits et nous espérons porter le gouvernement dominicain à chercher des formules pour résoudre ce grave problème », avait-elle alors souligné
Joint au  téléphone vendredi, le Ministre sortant des Haïtiens vivant à l’Etranger,  Edwin Paraison, a admis l’existence de certaines difficultés pour les migrants irréguliers aux Etats Unis, mais il a affirmé que c’est un pays qui peut servir de modèle d’intégration sociale et politique pour la République Dominicaine au sujet  du dossier migratoire haïtien.
« Il est évident  que les migrants haïtiens et dominicains jouissent aux Etats-Unis  de droits qui ne sont pas reconnus à  nos compatriotes chez les voisins domnicans », a précisé M. paraison.
Selon le ministre, qui est un membre de la communauté haïtienne de la République Dominicaine, le dialogue haitiano-dominicain doit continuer afin de reprendre l’idée d’une amnistie migratoire, moyen adéquat pour résoudre de façon définitive cette problématique.
AHP

 

La Reine Sofía inaugurera le Collège Salésien, à Gressier

08/10/2011 09:26:24

Haïti - Éducation : La Reine Sofía inaugurera le Collège Salésien, à GressierLa Reine Doña Sofía d’Espagne est arrivée en Haïti hier en après-midi, à son arrivée à l’Aéroport International Toussaint Louverture, elle a été accueilli par le Président d’Haïti, Michel Martelly, la Première Dame, Sophia Martelly et plusieurs dizaines de jeunes écolières.
« Haïti est un pays spécial pour moi », « les Haïtiens viennent du cœur », « Maintenant, et pour toujours, Monsieur le Président, Haïti peut compter sur l’Espagne et tous les Espagnols » a déclaré la Reine Doña Sofía d’Espagne lors d’un dîner offert par le Président d’Haïti.
La Reine doit aujourd’hui se rendre à Léogâne pour s’informer de l’état d’avancement d’un projet de 1,500 maisons, qui sont construites par la Croix-Rouge haïtienne, en collaboration avec la Croix Rouge espagnole et l’AECI.
Nous venons d’apprendre que la Reine se rendra également à Gressier, environ 15kms de Léogâne, pour inaugurer le Collège Salésien construit avec des fonds de la Mission Salésienne et l’Agence espagnole de coopération internationale (AECID).
Ce centre éducatif sera fréquenté par les enfants et jeunes de la population rurale vivant à proximité. La Reine Sofía inaugurera lors de cette visite l’École Fondamentale, l’École Secondaire et deux internats pour les enfants abandonnés ou orphelins. Un total de 7000 m2 dont l’objectif principal est l’éducation, mais comme le dit si bien Olga Regueira, une bénévole en Haïti qui travaille avec les Salésiens « Nous voulons apprendre en jouant ».
À Gressier l’œuvre des Salésiens n’est pas encore terminée, actuellement ils sont en train de faire construire un pavillon multidisciplinaire et une école d’agriculture avec quatre internats pour les jeunes qui décident d’opter pour une formation technique.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3968-haiti-espagne-visite-royale-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Confiscation de 30 000 dollars trouvés dans les bagages d’un Casque bleu brésilien

Selon le journaliste Diógenes Tejeda du quotidien dominicain El Nacional du vendredi 7 octobre, Ricardo Alves Silva, un major brésilien de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a été retenu par des douaniers dominicains à l’aéroport Las Americas. Il transportait, sans les déclarer, 30 000 dollars américains pour « l’achat d’asphalte destiné au gouvernement haïtien », selon ses déclarations. Le Casque bleu était arrivé à Saint-Domingue à bord d’un avion de American Eagle en provenance d’Haïti et avait dissimulé les 30 000 dollars dans une mallette présentée comme bagage à main. Le militaire brésilien a été conduit à l’ambassade de son pays à Saint-Domingue et l’argent qu’il détenait a été confisqué par les autorités aéroportuaires.
Depuis le début de l’année, les douaniers dominicains ont saisi plus de deux millions de dollars et d’euros transportés en cachette par des passagers ayant débarqué dans les aéroports dominicains de Las Americas, Gregorio Luperón, Puerto Plata, Punta Cana, Cibao, Santiago et la Romana.
Une enquête est en cours pour déterminer la provenance de ces fonds. Les services d’intelligence de la République voisine chercheraient à établir un lien entre les fortes sommes saisies et l’existence d’un réseau de trafiquants présumés de devises.
Belmondo Ndengué

 

Deux ministères de « second rang » proposés au G16

La lune de miel risque d’être de courte durée entre la présidence et le groupe des seize sénateurs majoritaires au Grand Corps qui a ratifié le choix de Garry Conille. Le chef de l’Etat aurait refusé de céder le ministère de l’Intérieur convoité par le G16.
Le sénateur Simon Dieuseul Desras a demandé, vendredi, à ses collègues du G16 d’abandonner la table des négociations entamées depuis deux jours avec la présidence sur la configuration du prochain gouvernement. Deux ministères de second rang – Culture et Commerce – et deux secrétaireries d’Etat, selon le parlementaire, auraient été offerts au groupe majoritaire lors des négociations menées par le président Martelly, son chef de cabinet et le coordonnateur du G16, Joseph Lambert.
« Les offres ne sont pas intéressantes », a estimé le sénateur Desras, président de la commission spéciale qui a récemment recommandé un vote favorable à Garry Conille, en dépit des zones d’ombres révélées dans ses pièces. Le chef de l’Etat, dit-il, a décidé de garder tous les ministères régaliens, dont celui de l’Intérieur et des Collectivités territoriales convoité par le G16. « Un ministère faible peut devenir fort sous l’influence de son titulaire, mais je ne suis pas pour l’idée de la participation du G16 au prochain gouvernement », a déclaré le sénateur élu sous la bannière de l’organisation Lavni.
Une résolution proposée au Grand Corps par le sénateur Simon Dieuseul Desras de faire passer de 6% à 10% le budget du ministère de l’Agriculture a été mise sur la table des négociations entre la présidence et le G16. L’exécutif, a rapporté le sénateur, serait intéressé à associer le projet soutenu par le Front des parlementaires contre la faim fraîchement créé au programme « Aba grandou » (combattre la faim) de la première dame, Sophia Saint-Rémy Martelly. Cette résolution soutenue par plusieurs sénateurs a été proposée et discutée peu avant la séance de ratification du choix de Garry Conille qui s’apprête à prendre les rênes de la Primature.
A la demande de plusieurs sénateurs, des corrections seront apportées dans le document qui sera soumis de nouveau à l’Assemblée. Ce projet arrive dans le contexte du budget de la République reconduit. L’absence d’un gouvernement légitime a ouvert la voie à un budget reconduit depuis le 3 octobre 2011. « Le prochain gouvernement a le droit de rectifier le budget et même de déposer à la fin de l’année fiscale un budget de règlement », a fait savoir Jocelerme Privert, président de la commission Finance et Budget du Sénat.
Avant de penser à une rectification du budget, le Premier ministre ratifié partira à la conquête du vote de confiance à la Chambre des députés et au Sénat, où il présentera, sous peu, sa déclaration de politique générale. « S’il ne réussit pas devant les deux chambres, le processus recommencera », prévient le député Jean-Acklush Louis-Jeune de la plateforme Alternative. L’avenir de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et les fantômes de l’Armée ressuscités par le président Michel Martelly, selon le parlementaire, auront leur pesant d’or dans la balance du vote lors de la présentation de l’énoncé de politique générale du Premier ministre Conille.
Claude Gilles

 

L’armée d’Haïti est nécessaire selon Mgr. Pierre André Dumas

Msg Pierre-André DumasLe monseigneur Pierre André Dumas salue le projet du président de la république, Michel Joseph Martelly, visant au rétablissement de l’armée d’Haïti.
Estimant qu’avec la présence de la mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti(Minustah), la souveraineté nationale est hypothéquée, le représentant de l’église catholique appelle au respect et la consolidation des institutions démocratiques du pays.
« L’heure est enfin arrivée pour que les institutions démocratiques prévues par la constitution haïtienne, dont les Forces Armées d’Haïti, puissent voir le jour », affirme monseigneur Pierre André Dumas.
Mise à part les forces armées, le président Michel Martelly doit penser à mettre en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), indique Pierre André Dumas.
Selon l’Evêque, la force onusienne a échoué sur une rubrique de son mandat qui consistait à la professionnalisation de la police nationale d’Haïti(PNH).
Se remémorant des torts que les Forces Armées dissoutes en 1994 avaient causés à la population haïtienne, monseigneur Pierre André Dumas plaide en faveur d’une armée moderne et proche de chaque citoyen haïtien.

GA/ Radio Métropole Haïti

 

Un employé du Palais national blessé par balles

Un employé du palais national a été pris pour cible par des hommes armés alors qu’il circulait sur la route de l’aéroport ce jeudi.
Jean Robert louis alias Ti frère a été attaqué par des bandits lourdement armés alors qu’il était seul au volant de son vehicule.
Son vehicule Une Toyota de couleur blanche affectée au palais national a été criblée de balles. La victime qui sortie blessée lors de cette attaque est actuellement soignée dans un centre hospitalier de la capitale.
Selon un médecin qui voulait garder l’anonymat, cet homme présenté comme un proche du président Michel Martelly a été atteint de plusieurs projectiles et son état de santé est plutôt stable, suite à des interventions chirurgicales.
On a appris également que le président de la République s’était rendu à l’Hôpital où il avait assisté à l’intervention chirurgicale réalisée sur le patient.
Jean Robert Louis est dans l’entourage du chef de l’état depuis plus de vingt cinq ans, a appris radio Métropole.
Notons que la présidence n’a pas encore réagi officiellement après l’incident.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

samedi 08 octobre 2011 à 07:44

Le procès des  13 policiers arrêtés suite à la mutinerie à la prison des Cayes (Sud d’Haïti) l’année dernière est finalement prévu pour le 18 octobre prochain. Ce sera une saga judiciaire, de l’avis du commissaire du gouvernement près le tribunal civil de ce ressort, Jean Marry Salomon.

Le dangereux criminel Pierre Garry actuellement sous les verrous à St-Marc (Nord d’Haïti). Il est accusé d’association de malfaiteurs et de vol à main armée. Il a été arrêté mardi par  des agents de la PNH à la Petite Rivière de l’Artibonite (Nord d’Haïti).

Un nouveau directeur installé ce vendredi à la douane de Port- de-Paix (Nord’Ouest d’Haïti). Vladimir Termitus remplace à ce poste Roger Merveille, lui-même, transféré à la direction générale de l’Administration Générale des Douanes, AGD, à  Port-au-Prince.

A l’occasion de la journée mondiale du travail décent, ce vendredi 7 octobre, plusieurs dizaines d’ouvriers haïtiens ont marché pacifiquement dans les rues de la capitale. L’objectif était d’exiger de meilleures conditions de travail et une amélioration de leur existence.

La reine Sofia débute une visite de 48 heures en Haïti

La Reine d’Espagne Doña Sofía est arrivée ce vendredi en Haïti dans le cadre d’une visite officielle de 48 heures.
La reine Sophia a été accueillie à l’aéroport internationale Toussaint Louverture par le président de la République Michel Martelly.
Cette visite sera l’occasion pour la reine de renforcer la coopération entre L’Espagne et Haïti notamment dans le domaine de l’éducation et des travaux d’infrastructure.
La Reine a un agenda très chargé Elle doit se rendre la à Titanyen, environ 30 kilomètre au nord de Port-au-Prince, pour constater l’état d’avancement de la construction d’une usine de traitement des eaux usées.
Quelques heures, après, elle reviendra dans la capitale pour effectuer une tournée dans la commune de Cité soleil où elle visitera les Sœurs de la Charité qui travaillent avec les personnes défavorisées de la zone,
La reine visitera également le projet éducatif de l’ONG espagnole Jóvenes y Desarrollo et de la Fondation Rinaldi-Salésiens de Don Bosco.
Notons que c’est la deuxième visite de la reine d’Espagne en Haïti. La première remonte à Janvier 2009.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

La ministre Oda se rend en Haïti

ACDI / Le 7 octobre 2011

Ottawa (Ontario) ― L’honorable Beverley J. Oda, ministre de la coopération internationale, se rendra en Haïti la semaine prochaine pour rencontrer des représentants du gouvernement d’Haïti et de groupes d’aide qui travaillent à rebâtir le pays après le séisme dévastateur qui a frappé le pays l’an dernier. La ministre rencontrera le président Martelly et d’autres représentants du gouvernement pour réitérer l’appui du Canada à l’égard du peuple haïtien. Elle visitera également des sites de projets du Canada pour observer les progrès réalisés à ce jour, en vue des prochaines étapes du processus de reconstruction à long terme.
« Il s’agit d’un voyage très important compte tenu de l’appui que les Canadiens ont manifesté à l’égard des Haïtiens touchés par le séisme. Le gouvernement du Canada reconnaît que le processus de reconstruction prendra plusieurs années, et il est résolu à aider ses amis haïtiens durant ce processus, a déclaré la ministre Oda. Il faut que les personnes les plus vulnérables reçoivent l’aide dont elles ont besoin pendant ce processus de reconstruction de longue haleine. Nous devons collaborer avec le gouvernement haïtien pour faire en sorte de répondre aux besoins immédiats de la population et d’offrir à ce pays un avenir meilleur. »
Le Canada s’est engagé à verser 400 millions de dollars sur deux ans pour soutenir le Plan d’action pour le relèvement et le développement national d’Haïti et les priorités du gouvernement haïtien. Ce montant s’ajoute aux 150 millions de dollars qu’a fournis le Canada sous forme d’aide humanitaire immédiatement après le séisme.
De plus, le gouvernement a reconnu la générosité des Canadiens qui ont fait preuve de beaucoup de compassion pour le peuple haïtien. En effet, les Canadiens ont fait des dons totalisant plus de 220 millions de dollars, montant que le gouvernement fédéral a doublé. Au total, pour la période 2006­2012, le gouvernement du Canada a engagé plus d’un milliard de dollars pour Haïti, ce qui fait de ce pays le premier bénéficiaire en importance de l’aide canadienne dans les Amériques.
La ministre Oda mesurera les progrès qui ont été faits et se familiarisera davantage avec les nouveaux plans de reconstruction du gouvernement haïtien pour s’assurer que l’aide du Canada soit efficace et qu’elle génère des résultats concrets.

 

Rien n’est joué pour Garry Conille

07/10/2011 15:25:31

Haïti - Politique : Rien n'est joué pour Garry ConilleAprès la ratification en début de semaine du Dr. Garry Conille de nombreux politiciens et acteurs de la vie politique haïtienne s’expriment sur la prochaine étape que le nouveau Premier Ministre aura à franchir, la déclaration de politique générale.
Pour Evans Paul du KID/ALTERNATIVE, tout se jouera au niveau du partage de responsabilité, mais les personnes qui auront les postes doivent selon lui être qualifiées « …les discussions ne se feront pas sur ce que M. Conille va promettre, les promesses de M. Conille vont toujours paraître acceptables, c’est au niveau de la participation dans le gouvernement que tout va se jouer, ce que s’appelle le partage de responsabilités, à noter que moi-même je ne suis pas contre ça, je ne suis pas contre qu’il y ait des personnes qui soient impliquées dans un gouvernement. Le gouvernement n’est pas un bien privé d’un Président ou d’un Premier Ministre, tout les citoyens qui sont compétents, qui aimeraient jouer un rôle, s’ils remplissent les conditions à la fois académiques et politiques pourquoi pas, mais j’insiste sur le fait que ce que nous voulons aujourd’hui ce n’est pas un ‘job’ pour des citoyens mais des responsabilités pour des patriotes qui veulent s’engager pour changer les conditions de vies du peuple haïtien, pour retirer la masse du peuple de la misère, de la faim… » toutefois M. Paul indique que « …ce qui est important pour nous c’est d’être en paix avec nous-même, et aujourd’hui nous sommes préoccupés, puisque nous sommes préoccupés nous avons choisi de faire abstention [lors de la ratification de Garry Conille] comme une attitude de vigilance… »
Pour sa part le sénateur Kély Bastien veut que le gouvernement qui va être formé, inclus dans ses priorités, entre autres, l’amendement de la constitution, précisant que le lendemain ou le sur lendemain de l’acception de la politique générale l’amendement de la constitution doit être publié car selon le Sénateur Bastien une quantité d’institutions dépendent de cette dernière.
Au sujet de l’amendement de la constitution Sauveur Pierre Étienne de l’OPL précise que « …La coalition INITE-LAVALAS a votée le dossier du Dr. Garry Conille, ils ont ratifié le choix parce qu’ils pensent que les projets qu’ils avaient avec le Président Préval, ils pourront les mettre en œuvres, quelles étaient ses projets ? Le Président Préval pensait qu’Haïti était en Russie, il voulait devenir un Vladimir Poutine et que le Président qu’il voulait mettre aurait été un Medvedev, cela veut dire un Président marionnette, la prochaine étape n’est pas la ratification de la déclaration de politique générale, ce n’est pas l’approbation de cette dernière, la prochaine étape sera les pressions que INITE-LAVALAS vont faire pour que le Président Martelly promulgue l’amendement du Président Préval, et une fois que c’est fait le coup d’État est en marche, ça veut dire quoi ? D’après la nouvelle version de cette constitution, s’ils arrivent à la promulguer, si le Président a un problème quelconque ou si le parlement le destitue et bien c’est le Premier Ministre qui va remplacer le Président, ce n’est pas le Président de la Cour de cassation comme la constitution de 1987 l’avait prévue. »
Selon le Sénateur de l’Artibonite, François Anik Joseph (ALTERNATIVE) si Garry Conille n’arrive pas à convaincre les parlementaires il devra démissionner « s’il ne les convainc pas, ils lui donneront un vote de censure, un Premier ministre qui reçoit un vote de censure il est obligé de démissionner, toutes les possibilités sont là, […] il y a des sénateurs qui ont voté oui parce que tout simplement ils veulent doter la nation d’un gouvernement, moi je disais toujours un gouvernement stable et fonctionnel […] je ne vois pas encore se dessiner devant moi les méandres d’un gouvernement stable, du moins pas avec M. Conille. »
Pour le Député de Mirebalais/Boucan Carré, Abel Descolines (LAVNI), membre du groupe majoritaire de la chambre basse, le Groupe 58, la politique générale doit refléter les préoccupations des députés à travers les circonscriptions qu’ils représentent, précisant que le vote n’est pas acquis au Premier Ministre « …le groupe 58 n’a jamais exigé de partage de responsabilités, néanmoins nous tenons à ce qu’il y ait des clarifications, des explications qui soient données puisque le vote du groupe 58 pour ce qui est de la déclaration de politique générale n’est pas encore acquis au Premier Ministre. Nous voulons d’abord et avant tout qu’il y ait des réponses sur un ensemble d’interrogations, sur un ensemble de questionnement par rapport à […] la formation d’un gouvernement, qui va être ministre, quels secteurs vont intégrer ce gouvernement… […] nous voulons discuter pour que nous puissions décider en connaissance de cause… […] …la déclaration de politique générale doit refléter nos préoccupations à travers les circonscriptions que nous représentons, au niveau du G58 nous ne posons pas le partage de responsabilités comme une condition cependant nous voulons avoir un droit de regard […] nous devons être partie prenante dans les choix et décisions qui vont être faits… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3964-haiti-garry-conille-declaration-de-politique-generale-le-parlement-attend.html
HL/ HaïtiLibre

 

Énoncé de politique générale, la semaine prochaine ?

07/10/2011 13:19:23

Haïti - Garry Conille : Énoncé de politique générale, la semaine prochaine ?Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre basse a déclaré que des pourparlers en vue de fixer une date pour recevoir le Premier Ministre Garry Conille au parlement, dans le cadre de son énoncé de politique générale sont en cours, il croit pouvoir « déclencher la question » en début de semaine prochaine, spécifiant qu’il n’y a pas encore un jour bien défini.
«…nous avons eu des contacts par téléphone, nous avons fait des rencontres entre moi-même et le Premier Ministre, et entre le Président du Sénat et le Premier Ministre, nous avons parlé de tout et de rien, et surtout nous avons parlé de planification de la politique générale, la planification pour voir quand il passera devant la chambre et devant le sénat, et je crois et je le dis que nous allons ‘déclencher la question’ soit devant la chambre des députés lundi et devant le sénat mardi, mais quand même dans l’intervalle on planifie nous n’avons pas encore un jour bien défini. »
Sorel Jacinthe a déclaré qu’il aurait préféré que la déclaration de politique générale se fasse, en une seule fois devant les deux chambres, mais que c’est pas encore possible car « Nous n’avons pas encore la constitution amendée […] donc c’est la constitution normale et la constitution de 1987 c’est en chambre séparée, ce n’est pas ce que je veux mais, c’est ce que la constitution de 1987 veut…»
Concernant la question de savoir si l’énoncé se fera à la chambre basse avant le sénat, M. Jacinthe indique que ce n’est « pas un principe, c’est peut-être une tradition […] nous allons nous planifier pour savoir devant quelle chambre il passera avant…»
Que dit l’Article 158 de la Constitution de 1987 à propos de la déclaration de politique générale
Le Premier Ministre en accord avec le Président choisit les membres de son Cabinet ministériel et se présente devant le Parlement afin d’obtenir un vote de confiance sur sa déclaration de politique générale. Le vote a lieu au scrutin public et à la majorité absolue de chacune des deux (2) Chambres.
Dans le cas d’un vote de non confiance par l’une des deux (2) Chambres, la procédure recommence.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3964-haiti-garry-conille-declaration-de-politique-generale-le-parlement-attend.html
HL/ HaïtiLibre

 

Corruption au bureau régional de l’ONA Jacmel, rapport du RESEDH

07/10/2011 14:12:51

Haïti - Justice : Corruption au bureau régional de l'ONA Jacmel, rapport du RESEDHDepuis plus de deux semaines, le dossier de détournement de fonds à l’Office National d’Assurance vieillesse (ONA), de Jacmel fait les titres de l’actualité. Ce 3 octobre le Réseau Sud-est de Défense des Droits Humains (RESEDH), structure départementale du RNDDH a publié un rapport sur la question, expliquant ce qui s’est vraiment passé, qui est impliqué, qui est mise en disponibilité…
Corruption au bureau régional de l’ONA Jacmel.
La Justice de Jacmel lance des mandats d’amener : le RESEDH est inquiet et réclame l’intervention de l’ULCC et la cours supérieure des comptes et du contentieux administratif.
Contexte
Du 12 au 14 septembre 2011 une délégation de la direction générale de l’ONA ayant à sa tête le directeur général Mr Alix Boyer était à Jacmel dans le but d’opérer un audit au niveau du bureau régional du Sud-est.
Cet audit a été sollicité, d’après le directeur général par une commission de vérification du bureau national environ deux semaines avant et qui a révélé des anomalies graves dans la gestion de l’équipe départementale dirigée par Mr. Ernaud Jeudy directeur régional et son directeur adjoint Mr Hector Noel.
Le résultat de cet audit a révélé qu’un montant important estimé à environ 13 millions de gourdes a été détourné par des employés de l’ONA dont le directeur régional et ses complices. Rappelant que cette somme représente la cotisation des petits employés du secteur public et privé du département du Sud-est collectée par les inspecteurs de l’institution.
La situation réelle
Après les 2 journées d’audit du 12 au 14 septembre 2011, le directeur general de l’ONA Mr Alix Boyer avec maladroit a annoncé par voix de la presse le détournement d’un montant de plus de 13 millions de gourdes au bureau régional ONA de Jacmel. D’après lui, les opérations effectuées pouvant facilité le détournement de fonds sont réalisées par une équipe d’employé à l’ONA et des individus qui ne travaillent pas à l’institution qui sont des amis, proches parents de ces employés impliqués et avec la complicité des employés de la BNC.
Les employés du bureau régional impliqués dans ce détournement de fonds de plus de 13 millions de gourdes sont les suivants:
1- Mr Ernaud Jeudy : directeur régional de l’ONA
2- Mr Hector Noël : directeur régional adjoint de l’ONA
3- Mme Kerline Simbert : employés régional de l’ONA et concubine du directeur régional
4- Octave Villasson : employés régional de l’ONA
Pour exécuter leurs forfaits : ils ont avec eux des employés de certaines banques de la ville de Jacmel et d’autres amis et des proches parents pour tirer de fortes sommes a la banque . Dont le citoyen Cimbert Josué sécurité de banque, frère de Mme Kerline Simbert.
Le dossier est transféré au cabinet d’instruction de la juridiction de Jacmel. 10 mandats sont lancés contre certains employés du bureau régional par la justice de Jacmel contre les nommés : Mr. Hector Noël, Mme Kerline Simbert et Mr Octave Villasson. et d’autres personnes impliquées dont leurs noms restent encore inconnus pour le grand public. Pour Mr Ernaud Jeudy le principal concerné dans le détournement de fonds, aucun mandat n’est lancé contre lui.
Des mesures administratives mise en disponibilité sans solde pendant 3 mois sont aussi prises par Mr Alix Boyer directeur générale de l’ONA contre environ 7 employés du bureau régional parmi eux :
Mr Hector Noël : directeur adjoint, pour sa participation présumée dans le détournement de fonds
Mme Kerline Simbert : Sans poste fixe au bureau régional, pour sa participation présumée dans le détournement de fonds
Mr Octave Villasson : agent administratif 1, pour sa participation présumée dans le Détournement de fonds.
Joseph Pierre Samson : Inspecteur senior, le plus ancien de la boite (19 ans) ; pour une erreur de date (7septembre au lieu 8 septembre) dans une fiche de recouvrement.
Jean Michel Fils : Inspecteur, pour une erreur de date dans un rapport journalier.
Et selon les dires, Mr. Ernaud Jeudy qui a déjà abandonné son bureau depuis le 9 septembre 2011 a reçu une lettre de révocation par le directeur général.
Commentaires
Le Réseau Sud-est de Défense des Droits Humains veut vous rappeler que: sous la direction de Mr Sandro Joseph des cas de corruptions sont aussi signalées au bureau régional de Jacmel. Et jusqu’à aujourd’hui les impliqués sont encore dans les rues de Jacmel et occupent d’autres places dans le système éducatif de la ville sous les influences des politiciens avérés. Les éternelles victimes sont encore les petits contribuables de l’administration publique et du secteur privé du département.
Cette situation de corruption avec le directeur Ernaud Jeudy, qui s’établie au bureau régional de Jacmel date depuis 2008. Et plusieurs alertes ont été lancées à l’endroit de la direction générale par des employés conséquents de la boite, mais rien n’a été fait.
Encore aujourd’hui, la lenteur voulue du directeur général de l’ONA facilite la mise à couvert des principaux employés de l’ONA de Jacmel impliqués ouvertement dans le détournement de plus de 13 millions de gourdes.
Rappelons que : le bureau de l’ONA Jacmel passe de 8 employés en 1992 à 54 environ en 2011 dont plus de 75 % n’ont pas un poste réel dans la boite. Ils sont intégrés l’ONA à partir de 2007 sous les influences des politiciens du parti Inité.
Le Réseau Sud-est de Défense des Droits humains recommande aux autorités compétentes du département :
L’application stricte de la loi contre tous ceux et celles qui sont impliqués de prés ou de loin dans le détournement de fonds au bureau régional de l’ONA de Jacmel. Et réclame l’intervention de l’ULCC et la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif pour une enquête plus approfondie et plus professionnelle afin de mieux fixer les responsabilités et d’éviter de faire passer les bourreaux pour victimes.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3938-haiti-justice-scandale-a-jacmel-detournement-de-fonds-a-l-ona-suite-exclusif.html
http://www.haitilibre.com/article-3848-haiti-justice-scandale-a-jacmel-detournement-de-fonds-a-l-ona-exclusif.html
HL/ Claudy Bélizaire / RESEDH

 

«C’est leur opinion» déclare Martelly

07/10/2011 12:08:54

Haïti - Sécurité : «C'est leur opinion» déclare MartellyHier le Président de la République, Michel Martelly a réagi aux déclarations d’un haut responsable de l’administration américaine suggérant que «…le chemin à suivre est vraiment de se concentrer sur la Police nationale haïtienne, et sa capacité à être plus forte, plus grande et plus capable à faire son travail…» au lieu de créer une armée, ce dernier a répondu tout simplement « C’est leur opinion » ajoutant que «…malheureusement ils n’ont pas professionnalisé la PNH avec les millions qui vont à la mission onusienne en Haïti…»
Il est important de rappeler que le Président Martelly dans son plan de « Politique de défense et de sécurité nationale » compte sur le support de la Minustah afin de former son armée « Le plan de mise en œuvre tient compte de l’apport éventuel de la Minustah quant à sa participation à la formation des recrues et à la disponibilité de ses bases pour les séances de formation et d’entraînement… »
De son côté Mario Andrésol directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) indique qu’il y a « 30,000 jeunes sur une liste d’attente et je ne peux pas les recruter dans la police nationale faute de moyen […] dans les deux derniers budgets, on m’avait mis zéro gourde pour la formation… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3965-haiti-politique-le-gouvernement-americain-ne-semble-pas-en-faveur-d-une-armee.html
http://www.haitilibre.com/article-3905-haiti-politique-le-projet-d-une-force-de-securite-divise-les-acteurs-politiques.html
http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti: retour sur la mobilisation exceptionnelle des donateurs privés

Contributeur Pierre Salignon| 07/10/2011

Port au Prince (Haïti) après le séisme via newbeatphoto/FlickR

La mobilisation après le séisme du 12 janvier 2010 révèle à quel point la médiatisation d’un désastre attire l’aide internationale.

Pour compléter cette photographie globale de l’assistance humanitaire dressée par Development Initiatives, arrêtons-nous un instant sur le séisme en Haïti, qui a marqué l’année 2010, et sur l’éclairage qu’apporte cette fois-ci le média en ligne américain, The Chronicle of Philanthropy, sur la mobilisation exceptionnelle des donateurs privés aux USA (certainement le pays qui a été le plus généreux dans le monde), qui a suivi la tragédie; démontrant une fois de plus que plus on parle d’un désastre, plus il reçoit d’aide internationale.

C’est ainsi que l’on apprend que seulement 10 jours après le séisme, sous le coup de l’émotion médiatisée, les donateurs américains avaient déjà réussi à mobiliser 355 millions de dollars de dons privés pour soutenir les premiers efforts de secours aux rescapés.

En comparaison, c’est quasiment trois fois plus que les dons récoltés début 2011, sur une période identique, en faveur des victimes du séisme au Japon (136 millions de dollars) et 2 fois plus que les dons mobilisés après le tsunami de 2004 en Asie du Sud Est (163 millions de dollars). Les donateurs privés ont été très rapides à réagir massivement.

Une autre étude plus précise encore, publiée début 2011, un an plus tard, montre elle, qu’au total, au cours de toute l’année 2010, ce sont 1,4 milliards de dollars qui ont été collectés sur le seul territoire américain en faveur des victimes du séisme en Haïti[1] ; soit quasiment autant que les dons en faveur des victimes du tsunami en 2004 (1,6 milliards de dollars); même si c’est moins que les collectes réalisées après les attentats du 11 septembre à New-York (2,4 milliards de dollars), ou en faveur des victimes de l’ouragan Katrina aux USA (3,3 milliards de dollars).

Parmi les principales organisations internationales ayant bénéficié de l’élan de générosité en faveur des sinistrés, on trouve les principales organisations américaines, à savoir: la Croix-Rouge américaine (479 millions $), Catholic Relief Services (159 millions $), Partners in Health (82 millions $), l’UNICEF au travers de son bureau aux USA (72 millions $), Doctors Without Borders/Médecins Sans Frontières – USA (68 millions $), le fonds Clinton Bush pour Haïti (52 millions $), World Vision (44 millions $),etc.

En l’état, les estimations mondiales pour les seuls dons privés mobilisés suite à la tragédie atteignent prêt de 3 milliards de dollars. La majorité en provenance des donateurs américains.

Ces données une fois compilées sont particulièrement intéressantes pour mieux comprendre les flux d’argent du secteur humanitaire sur une crise comme elle d’Haïti. Elles permettront ainsi ensuite de questionner à la fin de l’année tous les acteurs des secours, privés et étatiques, sur les engagements qu’ils ont pris et l’impact réel de leurs actions deux ans après la tragédie qui a ravagé Haïti.

Aucun doute, cette aide a permis la survie des sinistrés (et les ONG ont dans ce cadre fait un travail important), sans les sortir de la pauvreté pour autant. Si on a pu penser qu’en Haïti, comme au Japon en 2011, le séisme pouvait représenter une opportunité, aussi tragique soit-elle, pour changer le cours de l’histoire d’un des pays les plus pauvres du monde, et imaginer de le reconstruire « en mieux », comme le suggérait début 2010 l’ancien Président Bill Clinton, force est de constater qu’on en est aujourd’hui encore loin. »Le fait que 99% du financement de secours contourne les institutions publiques haïtiennes rend le leadership du gouvernement d’autant plus difficile « (2), soulignait Paul Farmer, un des envoyés spéciaux des Nations Unies, dans l’introduction d’un rapport publié le jeudi 23 juin. Il remarquait que le flux financier de l’aide devrait « se concentrer sur la création d’un secteur public robuste et d’un secteur privé sain, de façon à offrir des opportunités significatives aux citoyens ».

Ainsi il devrait « transiter par l’Etat Haïtien afin que les Haïtiens soient en mesure de disposer de ces fonds », poursuivait-il. Il regrettait alors: « Près de 99% de l’aide d’urgence post sismique a été décaissée vers des agences humanitaires bilatérales ou multilatérales, la Croix-Rouge, des fournisseurs de services non étatiques, des ONG, et des contractants privés ».

Reste donc un Etat fragile sans lequel rien n’est possible, l’instabilité politique faisant fuir les bailleurs publics faute de confiance.

Les commémorations du second anniversaire de la catastrophe le 12 janvier 2012, seront une nouvelle occasion de faire un terrible constat puisqu’on ne peut (toujours) pas parler de reconstruction et alors que l’avenir d’Haïti s’annonce bien sombre malgré toutes les promesses faites.

Illustration: Port au Prince (Haïti) après le séisme via newbeatphoto/FlickR

(1)On estime entre 3 et 4 milliards de dollars les dons collectés à travers le monde en 2010 en faveur des sinistrés d’Haïti

(2)En comparaison, à la suite des inondations au Pakistan en 2010, « 80% des fonds ou des moyens envoyés de l’extérieur [ont été]  gérés par les organisations internationales ou l’ONU », déclarait un membre du cabinet du Premier ministre Gilani, demandant que les autorités pakistanaises puissent avoir connaissance des conditions d’utilisation de ces fonds « pour s’assurer qu’elles soient en harmonie avec les besoins réels du pays et la stratégie du gouvernement ». Un vœu pieu. Considérant que les risques de détournements sont trop élevés dans ce pays, la Banque Mondiale et l’essentiel des pays donateurs, dont certains proches du Pakistan comme l’Arabie Saoudite ou les USA, refusèrent de verser l’argent directement au gouvernement pakistanais. 

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