lundi 17 octobre 2011

17 Oct

Investiture mardi du nouveau gouvernement

Samedi, 15 Octobre 2011 17:09 HPN

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Le président Michel Martelly a annoncé samedi que le nouveau gouvernement sera investi mardi et se mettra tout de suite au travail pour apporter les changements promis à la population.

L’entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale est présentée  par le président Martelly comme le début d’une nouvelle ère. « Ce sera comme le symbole du changement demandé par la population et cela va se faire pour de bon », a promis le président Martelly mettant en garde ceux qui sont contre le changement.

« Maintenant que j’ai mon Premier ministre et mon équipe, nous allons nous mettre au travail. Le Premier ministre est prêt à travailler jour et nuit  pour implémenter la vision du président de la république », a-t-il assuré.
Il a remercié en passant les parlementaires pour avoir ratifié et voté le nouveau Premier ministre.

« Je suis sur la bonne voie. Rien ne pourra m’empêcher d’aller  de l’avant », a averti le chef de l’état qui a appelé tout le monde à se mettre avec lui.

M. Martelly a indiqué que le gouvernement sera complété avec les postes de secrétaires d’état  qui restent à combler. Il a laissé entendre qu’il pourrait faire appel à plus de femmes que d’hommes, en réponse à un commentaire sur le peu de femmes figurant dans le cabinet du Premier ministre Garry Conille.

Michel Martelly menace d’être impitoyable à ceux qui s’opposent à lui

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« Ils s’exposent au malheur, ceux qui s’opposent à moi et dont les dossiers sont déjà compliqués », prévient le Chef de l’Etat

Publié le samedi 15 octobre 2011

De retour samedi de la conférence de Biarritz à Santo-Domingo (République Dominicaine), le président Michel Joseph Martelly a justifié la position qui a été la sienne lors d’une rencontre mercredi dernier au Palais national avec des parlementaires quand, selon divers témoignages, il a menacé et lancé des propos violents et obscènes à l’endroit d’un député en désaccord avec lui.

« Je suis prêt à afficher la même attitude dès que, au sein même du Palais national, quelqu’un s’avise de s’en prendre à la Présidence. J’entends faire respecter l’institution tout le temps que j’occupe la fonction », a-t-il déclaré, ajoutant que « quelqu’un qui se hasarde à commettre pareille incartade peut même ne pas pouvoir quitter l’enceinte du Palais national, même s’il jouit d’une certaine immunité ».

Continuant sur cette lancée, M. Martelly a repris des propos qu’il avait tenus la veille à l’aéroport international de Port-au-Prince, selon lesquels « les plus tonitruants sont des repris de justice et des évadés de prison qui se sont réfugiés au Parlement grâce au Conseil Electoral Provisoire de Gaillot Dorsinvil et à l’ancien Gouvernement ». Il prévient qu’il dispose de leurs dossiers, sous-entendant presque qu’ils pourraient être incessamment poursuivis.

Esquissant un mouvement de scène propre à l’artiste « Sweet Micky », et sur un ton apparemment ironique, M. Martelly a laissé entendre que ceux qui s’opposent à lui et dont les dossiers sont déjà compliqués « s’exposent au malheur ! ».

Avant ces déclarations, le Chef de l’Etat avait prévenu qu’on allait voir davantage de sa fermeté. « Je vais être même cynique », a-t-il dit, expliquant que l’heure était venue pour que l’on pense au pays et qu’on le respecte.

Après avoir informé du succès, selon lui, de la campagne qu’il a menée à Santo-Domingo en faveur des investissements en Haïti par opposition à l’aide et à l’assistanat, M. Martelly a fait référence à "ses ministres" des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Laurent Lamothe et Thierry Mayard Paul, alors que la confirmation du Gouvernement n’était pas encore acquise au Parlement. Le premier ministre Conille y défendait en effet son énoncé de politique générale au moment où MM. Lamothe et Mayard Paul ont accompagné M. Martelly à Santo-Domingo.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs rendu compte de sa visite dans la capitale dominicaine à l’ancien président militaire Henri Namphy (1986-1988), dans le cadre de son initiative de dialogue et de réconciliation. Déplorant le fait que l’ex-général refuse de revenir au pays et n’a pas changé de position même lors du décès de son épouse, M. Martelly a solennellement exprimé son refus qu’un haïtien ne puisse revenir librement dans son pays. Il affirme s’être engagé auprès de Namphy à venir personnellement le chercher lors de la concrétisation de son grand projet de conférence des anciens Chefs d’Etat haïtiens.

Au tout début de son point de presse, le Chef de l’Etat a salué l’approbation par la Chambre des députés de l’énoncé de politique générale du premier ministre Garry Conille. Il a estimé que, davantage que ce qu’il avait déjà entrepris, le Gouvernement, dont il annonce l’investiture mardi prochain, va pouvoir lui permettre d’avancer.

A une question sur le non-respect du principe de la parité hommes-femmes au niveau du gouvernement, M. Martelly a demandé d’attendre les Secrétaireries d’Etat qui pourraient accueillir beaucoup plus de femmes que d’hommes. [jmd/Radio Kiskeya]

Haïti-Martelly: “ Je vais être cynique”

Samedi, 15 Octobre 2011 17:56 LJO/HPN Nouvelles Politique

clip_image007"Vous n’avez encore rien vu,  ce président va être cynique”, a déclaré samedi le président Michel Martelly lors d’un point de presse, de retour d’un sommet sur l’Amérique latine en république Dominicaine.

“Il faut respecter la présidence a lancé M. Martelly sur un ton ferme”, qui s’est dit résolu à faire respecter sa fonction durant de son mandat.

“Quiconque vient au palais et se met à injurier la présidence peut ne pas pouvoir laisser le palais, même si la personne détenait une immunité”, a soutenu le président Martelly.
Revenant sur l’incident qui l’avait opposé à des parlementaires au cours de la semaine écoulée où il aurait échangé des propos injurieux avec un député, le chef de l’Etat a indiqué qu’il était “prêt à refaire ce qu’il avait fait”.

“Ceux qui parlent plus fort sont souvent des gens qui ont pris refuge au parlement, se sont des repris de justice et des évadés de prison”, a déclaré le président Martelly accusant l’ancien gouvernement et l’ancien conseil électoral d’avoir propulsé ces gens qu’il n’a pas cités au Parlement pour les utiliser.

Il a aussi critiqué le désordre qui existe dans la circulation automobile et dénoncé la corruption qui existe toujours au sein de l’administration publique. La justice qui fonctionne à deux vitesses, des gens volent des terres. Des choses qu’il se propose de changer.

"Vous pensez que ce président est ferme, vous n’avez encore rien vu car il est temps que les gens se mettent à penser pays", a martelé le président Martelly.

“Le malheur peut vous arriver, si vous n’êtes pas droits et si vous vous mettez sur mon chemin”, a conclu M. Martelly.
ljosepholivier@gmail.com

Le Président Martelly au Forum de Biarritz

16/10/2011 10:00:56

Haïti - Politique : Le Président Martelly au Forum de BiarritzLe Président Michel Martelly, est rentré hier samedi, de République Dominicaine où il a participé au XIIe Forum de Biarritz, qui réunissait quelque 30 pays et plus de deux cents institutions de l’Amérique latine et de l’Europe.
Le vieux rêve de Simon Bolivar d’une Amérique unique et unie n’est, toujours aujourd’hui, qu’un rêve. Malgré beaucoup d’efforts pour construire des schémas de convergence, l’Amérique latine manque aujourd’hui d’une vision qui l’identifie comme une Nation, un espace économique et une communauté politique.
Le Forum de Biarritz vise à ouvrir des espaces de réflexion pluraliste, multi-sectorielle et géographique afin de dégager certains éléments qui pourraient définir « une nouvelle vision de l’Amérique latine pour le 21e siècle » à partir de l’identification d’une proposition culturelle, d’un modèle de développement et d’un projet politique commun.
S’exprimant lors de la cérémonie de clôture du XIIème Forum de Biarritz, qui se tenait à l’Hôtel Jaragua à Santo Domingo, le Chef de l’État a déclaré que les relations entre les deux pays, qui partagent la deuxième plus grande île des Caraïbes, sont meilleures que jamais, tout en soulignant qu’il y a toujours place à des améliorations.
Le Président Martelly, a profité de cette tribune pour faire la promotion d’Haïti et inviter les investisseurs étrangers à explorer les opportunités d’affaires qu’offre le pays. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’Haïti n’a pas besoin d’assistance, mais plutôt d’investissements et d’emplois pour pouvoir se développer et permettre à chaque haïtien de subvenir à ses besoins et ceux sa famille.
Michel Martelly a déclaré qu’il voulait établir le tourisme en Haïti comme une label nationale « Nous avons besoin d’hôtels, de routes, d’industries, d’aéroports » vantant les aspects attrayants du pays. Il a fait comprendre aux représentants des institutions et des pays présents à ce forum, qu’Haïti est ouverte aux affaires et donné des garanties quant à la sécurisation et la protection des investissements.
HL/ HaïtiLibre

"des investissements, pas de dons", réclame Martelly

Samedi, 15 Octobre 2011 20:20 HPN

Le président haïtien Michel Martelly a appelé la communauté internationale à faire des investissements en Haïti ouvert aux affaires, lors d’une intervention à un sommet économique en république dominicaine.

"Nous n’avons pas besoin de dons, nous voulons des investissements, nous voulons l’appui de la communauté internationale pour un développement durable Haïti", a déclaré le président Martelly.

De retour à Port-au-Prince samedi, M. Martelly a jugé que son discours était très bien accueilli par les participants. "Je n’ai pas été dire que nous avons un pays pauvre, j’ai dit que nous avons un beau pays qui est ouvert aux affaires", a déclaré le chef de l’Etat.

Il a également promis de garantir les investissements étrangers en Haïti.

Le Président Martelly rencontre le Général Henry Namphy

16/10/2011 08:38:08

Haïti - Politique : Le Président Martelly rencontre le Général Henry NamphyAprès les anciens Présidents Prosper Avril, Jean Bertrand Aristide, Jean Claude Duvalier et Boniface Alexandre, le Président Martelly, en marge du 12ème Forum de Biarritz qui se tenait jeudi et vendredi à Santo-Domingo, a rencontré, l’ancien Général-Président Henry Namphy (1986-1987).
Le Chef de l’Etat, au cour d’une rencontre cordiale avec M. Namphy a invité celui-ci à rentrer dans son pays et également fait part au Général, de son projet de réunir autour d’une même table tous les anciens dirigeants du pays, dans le cadre de la mise en place d’un Conseil des Sages, déplorant le fait que, pour des raisons de sécurité ou autres, un citoyen haïtien ne puisse vivre dans son pays. L’ancien Général-Président a promis au Président Martelly, de penser à sa proposition.
Le Chef de l’État se propose de rencontrer, Lesly François Manigat (dès que son l’état de santé de ce dernier le permettra) et René Préval.
En savoir plus sur Henry Namphy :
Au départ de Jean-Claude Duvalier fut institué un Conseil national de gouvernement qui dura du 6 février 1986 au 20 mars 1986 (Namphy en était le président). Le Général Henry Namphy, surnommé « Ti-blan » ou le « chouchou du peuple », a été le Président de ce Conseil national de gouvernement du 21 mars 1986 au 7 février 1988 .
Recontre avec Boniface Alexandre :
http://www.haitilibre.com/article-4029-haiti-politique-le-president-martelly-a-rencontre-boniface-alexandre.html
Rencontre avec Jean-Claude Duvalier : http://www.haitilibre.com/article-4012-haiti-politique-martelly-duvalier-une-page-de-l-histoire-d-haiti.html
Rencontre avec Jean-Bertrand Aristide : http://www.haitilibre.com/article-4011-haiti-politique-rencontre-historique-martelly-aristide.html
Rencontre avec Prosper Avril : http://www.haitilibre.com/article-4001-haiti-politique-le-president-martelly-rencontre-l-ancien-president-prosper-avril.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3917-haiti-politique-martelly-prone-le-dialogue-et-la-reconciliation-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-3926-haiti-politique-reponse-polie-de-mirlande-manigat-au-president-michel-martelly.html
PI/ HaïtiLibre

L’Archevêque d’Haïti réclame plus d’engagement de la part du gouvernement dans le domaine de la reconstruction

Agenzia Fides , le 17 octobre 2011  

Port-au-Prince (Agence Fides) – « Il faut remettre de l’ordre dans l’administration à Haïti » parce que « si le pays était bien organisé, en dix ans, il serait reconstruit » : c’est ce qu’a noté l’Archevêque de Port-au-Prince (Haïti), S. Exc. Mgr Guire Poulard, au cours d’une rencontre avec des responsables de groupes de bénévolat international. Les personnes qui sont au gouvernement, tout comme les Sénateurs et les membres du Congrès, « ne sont pas préparés » a-t-il remarqué. Mais Mgr Poulard est convaincu que le pays s’en sortira dans tous les cas parce que le peuple haïtien est formé par des gens « qui travaillent et n’ont pas peur de la pauvreté ». En effet, il a démontré au cours de son histoire d’être capable de « faire surface avec force face aux difficultés ».
Dans une note envoyée à l’Agence Fides, l’Evêque rappelle la perte de nombreux médecins, infirmiers, agronomes et de nombreux autres professionnels morts des suites du séisme, notant l’engagement de l’Eglise à éduquer les chrétiens « qui sont ceux qui sont appelés à reconstruire le pays » surtout les jeunes et les étudiants.
Mgr Poulard a expliqué qu’à Haïti, se trouve un millier de religieux catholiques dont 800 prêtres engagés à fournir un service sur l’ensemble du territoire national dans les secteurs de l’éducation, de la reconstruction, du service des plus petits, du soutien aux familles, de la santé et qu’ils parviennent à faire tout cela « sans distinction entre les personnes ».
Dans la note envoyée à Fides, l’Archevêque de Port-au-Prince remarque qu’après le séisme du 12 janvier 2010, le peuple catholique d’Haïti vit « une dure expérience mais qui est également très riche » parce que chaque jour, il découvre que l’Eglise, « ce ne sont pas les édifices mais le peuple de Dieu qui se réunit sous un arbre, dans les tentes ou sous le soleil ».
Il note toutefois, qu’au cours de la période d’urgence, peut-être à cause du manque de coordination entre les ONG après le séisme, les aides ont eu des difficultés à atteindre ceux qui en avaient le plus besoin.
(CE) (Agence Fides 15/10/2011)

Haïti / éducation

FNE : 26 millions manquants…

14/10/2011

clip_image004Pourquoi tant de mystère autour du Fonds national de l’éducation (FNE) ? Jusqu’ici, aucune réponse concrète. Créer un fonds, ce n’est pas seulement collecter de l’argent : c’est aussi faire de la politique. Pourtant, aucune information sérieuse ne transpire sur les dispositions prises pour gérer ce fonds et écarter les profiteurs et les vautours habituels du système. Cette attitude contraste avec la promesse de gestion transparente faite par le Président lors de sa campagne électorale.
Suite à une rencontre tenue avec les responsables de la BRH, la semaine écoulée, la commission Économie et Finances du Sénat a rapporté que seulement deux millions de dollars sont déposés dans les caisses de la Banque de la République d’Haïti (BRH). Aucun retrait n’a été fait de ces fonds, suivant le président de cette commission, Jocelerme Privert, rapportant les propos du gouverneur de la BRH, Charles Castel.
Cet argent provient essentiellement des prélèvements faits sur les transferts d’argent en provenance ou en direction de l’étranger. Pour les redevances sur les appels internationaux entrants, il n’y a pas d’information disponible sur ces fonds, a précisé Jocelerme Privert. D’après les précisions des membres du conseil de la BRH, c’est la Conatel qui détient ces fonds. Privert insiste que toutes ces ressources sont des ressources publiques, même quand il n’y a pas eu de loi ordonnant leur prélèvement. Conséquemment, elles ne peuvent être gérées en dehors de la loi sur le budget et la comptabilité publique.
Pour la rentrée scolaire, le sénateur des Nippes avoue n’avoir aucune information et qu’il a toujours les mêmes préoccupations que les années précédentes. Les promesses électorales faisant croire que tous les enfants pourraient avoir accès à l’éducation gratuitement restent, selon le sénateur, un vœu, une volonté du Président. Gaston Mérisier, personnalité pressentie pour occuper le portefeuille du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, et aussi proche du président Martelly, avait annoncé que plus de 28 millions de dollars étaient déjà collectés dans le cadre de ce fonds. Il reste donc 26 millions pour lesquels le Sénat de la République attend des explications, soutient Privert. « Nous devons savoir d’où ces fonds proviennent, comment ils ont été utilisés et où ils sont logés », insiste-t-il.
L’aspect légal a toujours préoccupé les sénateurs. Ils ont toujours insisté sur le respect de la Constitution et de son article 217 qui stipule que tout impôt au profit de l’État et des communes ne peut être autorisé que par loi. Les termes de l’article 27 du décret du 16 février 2005, qui porte sur les lois de finances, soutient Privert, disent clairement que toutes les ressources publiques sont de droit des recettes de l’État, même lorsqu’elles n’auraient pas été prévues par une loi. En tant que telles, elles ne peuvent être gérées en dehors de la loi, croit-il.
Sénateur de la République, personnalité chargée de légiférer au nom de la République, Jocelerme Privert estime qu’il n’y a pas de fonds national de l’éducation. « Le Président a seulement émis l’idée de la création d’un fonds », fait-il remarquer. S’il est vrai que tout le monde ou presque a applaudi cette initiative qui devait permettre à tous les enfants d’aller à l’école, il faut au moins que cela réponde aux normes établies pour éviter les dérives et pérenniser le projet éducation gratuite et pour tous. Que le Président essaye de trouver des fonds pour financer son plan, c’est donc de bon droit. Toutefois, il faut éviter de faire payer uniquement les plus pauvres.
Un prescrit constitutionnel, comme l’éducation gratuite pour tous, est louable. Par contre, a repris Privert, l’utilisation et la collecte des fonds publics sont définies par la loi. Aujourd’hui, il n’y a aucune provision légale qui permet la collecte et l’utilisation des fonds collectés.
La mission de la BRH, contrairement à ce que croient certains, ne se résume pas à l’élaboration de la politique monétaire. Elle s’occupe aussi de la régulation et de la supervision des banques commerciales et, en dernier lieu, elle fait office de banquier, caissier et agent fiscal de l’État. Toute recette collectée au nom de l’État doit par conséquent être déposée à la Banque centrale. Les 26 millions manquants constituent donc un accroc à la loi.
Créer un fonds de concours est tout à fait normal en matière de finance publique. Cependant, il ne peut-être créé que par loi, rappelle le président de la commission Finances. Il y aura donc un fonds national de l’éducation, poursuit-il, le jour où un projet de loi sera déposé au Parlement et qu’il sera voté. Pour l’instant, il y a des recettes collectées par des institutions de l’État, mais il n’y a pas de fonds national de l’éducation, insiste-il.
Ces recettes collectées, prévient Privert, engagent la responsabilité de ceux qui les dépensent. En matière de finance publique, explique-t-il, la loi reconnaît deux types de comptables : les comptables de droit, qui sont tous ceux qui, à un titre où à un autre, se retrouvent à la tête d’une institution de l’État (ministres, directeurs généraux, etc.), et les comptables de fait qui ont les mêmes obligations que les comptables de droit. Ceux qui dépensent les fonds auront tôt ou tard à répondre de leurs actes.

Lionel Edouard

« L’éducation pour tous » : des parents sont frustrés

Le lancement officiel du projet « éducation pour tous » du président de la République a eu lieu le lundi 3 octobre dernier. Selon les déclarations de Lucien Jura, porte-parole de la présidence, huit départements du pays ont bénéficié de l’intégralité du programme.

14/10/2011

« Les 792 000 enfants du pays, dont 20 000 récencés dans les quartiers défavorisés de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et auxquels s’ajoutent 120 000 autres en première année fondamentale bénéficieront de la gratuité scolaire », a déclaré le chef de l’État. Cependant, deux semaines après la réouverture des classes, des parents venant de certains quartiers populaires, dont Carrefour-Feuilles, ne cachent pas leur frustration, vu que leurs enfants sont laissés de côté.
Depuis le lancement du Fonds national pour l’éducation (FNE), doutes et confusions planent dans tous les secteurs de la vie nationale et les discussions vont bon train. Plusieurs organisations syndicales du secteur de l’éducation avaient déjà prévu que de nombreux enfants du pays ne bénéficieraient pas de cet avantage constitutionnel, encore moins ceux des quartiers populaires. Le retard de la présidence à informer les pères et mères de famille sur la mise en place de cette nouvelle structure les a portés à décider, puis agir comme ils en avaient l’habitude.
Marie Hélène Jean Pierre, mère de trois enfants, dont une fille, habite Carrefour-Feuilles. Elle a tenté en vain d’inscrire, cette année, son deuxième enfant au lycée national de la zone. Quant à sa petite fille inscrite en première année, elle s’est trouvée dans l’obligation de payer pour elle des frais de scolarité exorbitants. Informée des dernières décisions du chef de l’État, Hélène a été réclamer les frais annuels déjà versés. « Sa ki antre, pa soti, s’est-elle entendu dire par le directeur. D’ailleurs, aucun membre du pouvoir n’est venu me parler de cette histoire d’école gratuite. » Et Hélène, veuve frisant la quarantaine, a dû abandonner la partie, déçue. Elle affirme qu’elle continuera à assumer sa responsabilité. « Le président Martelly ne semble pas encore prêt à servir tous les habitants des quartiers populaires de Port-au-Prince comme il le désire », explique-t-elle.
Daniel Auguste, lui, est père de deux enfants. Il habite la deuxième avenue Bolosse, un quartier limitrophe de Martissant. Il avoue que les mêmes pratiques perdurent dans les lycées de la place. « Des gens nous font payer malgré tout », a-t-il fait savoir. Admis en sixième année fondamental, son fils aîné a failli rater sa chance de fréquenter le lycée Louis Joseph Janvier. Heureusement Daniel a pu réunir les 2 000 gourdes que lui aurait réclamées un responsable de cette école publique du pays. « Ce n’est qu’à la dernière minute, explique-t-elle, que j’ai eu quelques maigres informations via les stations de télévision de la capitale. À ce moment-là, je ne pouvais pas faire grand-chose. Le mieux maintenant est d’attendre l’année prochaine. »
Anita, quant à elle, ne sait pas quand ses trois filles prendront le chemin de l’école. Depuis le 12 janvier 2010, elle vit sur la place Jérémie. Son époux qui d’ordinaire payait l’écolage des enfants a été enseveli sous les décombres. Elle reconnaît que son petit commerce de bonbons est loin de pouvoir lui permettre de couvrir les frais de scolarité de ses enfants. « Quand j’ai entendu le Président parler de son programme d’éducation pour tous, j’ai été très contente. Je me suis dit que j’allais respirer un peu. Pour cela, j’avis pris le soin d’aller dans une école se trouvant dans les parages. À ma grande surprise, le directeur m’a informée que son institution n’était pas inscrite au programme. À ces mots, j’ai jugé nécessaire d’attendre le jour où mes enfants pourront se présenter en classe », raconte-t-elle, résignée.
Héléne, Daniel et Anita ne sont pas les seuls dans leur cas. Ils sont nombreux les pères et mères de famille du département de l’Ouest à se trouver dans la même situation. « Si vraiment le Président comptait supporter les parents, reproche Yanick, une jeune mère, il publierait au moins dans les organes de presse du pays la liste des écoles qui font partie de son initiative. Et d’ajouter, avec une moue pessimiste : « Personne ne sait si l’année prochaine les choses vont s’améliorer. »

Joe Antoine Jean Baptiste
jjoeantoine@yahoo.fr

au voisinage de l’enfer

Blogs.lexpress.fr ¦ le 16 octobre 2011 21H53 | par Jacques Attali

En survolant cette semaine l’ile que se partagent Haïti et la République dominicaine, je pensais à cette réplique de Bubble, le pathétique dealer des bas fonds de Baltimore, découvrant le quartier aisé de la même ville, où vivent l’ex femme et les enfants du policier dont il est l’indic , dans le quatrième épisode de la première saison d’une de mes séries américaines préférées, the Wire : « Je ne savais pas que la frontière était si fine entre le paradis et l’enfer » .
Car, si Saint Domingue n’est pas tout à fait le Paradis, rien n’est plus près de l’enfer qu’Haïti, l’oubliée des médias, moins de deux ans après le tremblement de terre qui a fait de plus de 200 000 morts , laissé plus de 1,5 millions de personnes sans-abri , avec plus de 10 millions de mètres cubes de débris pour des dégâts chiffrés à près de 11,5 milliards de dollars.
Certes, le monde entier s’est alors mobilisé et a promis 10 Mds $ de dons, dont une commission , présidée par Bill Clinton, devait garantir le meilleur usage. Plus de 20.000 étrangers, représentant plus de 10 000 ONG étrangères, aux origines, et mandats divers, ont accouru. En apparence, avec un certain succès : la croissance économique est estimée à près de 9%.
Mais, en réalité, c’est , une fois de plus, un marché sans état de droit et le chaos reste total, dans l’indifférence quasi-générale.
D’abord, l’Etat haïtien, déjà dramatiquement faible, ne s’est pas relevé du coup porté. Un nouveau président , Michel Martelly n’a pu nommer son premier ministre que la semaine dernière, soit six mois après sa prises de fonction. De plus, sur les 10 Mds promis, seulement 2 ont été versés, soit moins de la moitié que ce qui était prévu pour la première année ; et encore : moins de 6% de cette somme a été versé au gouvernement haïtien, le reste restant entre les mains des ONG, beaucoup trop nombreuses ( dans certains secteurs, plus de 200 ONG font la même chose) et tres peu transparentes ( sur les 196 ONG américaines présentes, ayant collecté 1, 4 Mds$ , seules 38 ont accepté de rendre public leurs comptes et seules 5 ont accepté de dévoiler combien leur rapporte en intérêt le placement des dons reçus et non dépensés)
Résultat, l’enfer est toujours là : 4,5 millions d’haïtiens, soit la moitié de la population du pays, ne mangent pas à leur faim ; 800 000 sont en situation critique et 200 000 en état de famine ; l’eau potable manque ; le choléra est toujours là ; plus de 600.000 personnes vivent encore sous des abris précaires, répartis dans 894 camps ; la moitié des gravats n’a pas été déblayée ; les ports, les centrales électriques, les écoles n’ont pas été reconstruits; l’Etat de droit reste un désastre : la police nationale n’a toujours pas été reconstituée ; les trafiquants de drogue ont le champ libre.
Il est urgent, là comme ailleurs, de redonner une priorité à la mise en place de l’état de droit, au développement de l’agriculture, des sources d’énergie, de la formation et des microentreprises , conditions nécessaires au retour des investissements étrangers.
Il est urgent aussi, pour le suivi des grandes catastrophes comme sur tant d’autres sujets, d’organiser la gouvernance mondiale : prévoir des mesures contraignantes pour que les promesses de dons des gouvernements soient tenues, pour que l’action des ONG en charge de l’urgence soient coordonnée et pour qu’elles laissent au plus vite la place à d’autres, en charge du développement.
Naturellement, de tout cela, presque personne ne parle. En attendant la prochaine tragédie.
j@attali.com

La France doit aider à reconstruire les institutions haïtiennes

PORT-AU-PRINCE – La France doit participer à la reconstruction des institutions haïtiennes mises à mal par le séisme de janvier 2010, a estimé dimanche le président du MoDem François Bayrou lors d’une visite à Port-au-Prince dans un camp de sinistrés.
J’apprécie beaucoup l’effort de la France qui a donné plus de 300 millions d’euros dans la reconstruction d’Haïti, mais ce qu’il faut faire ici, c’est aider à réorganiser l’Etat, a-t-il déclaré.
Si j’avais une chose à dire aux dirigeants français et à tous ceux qui pensent à Haïti comme l’endroit où s’est concentré le malheur du monde, c’est de travailler avec l’Etat haïtien pour que de nouveau, la population ait le sentiment qu’il y a un minimum d’organisation au-dessus d’elle, a-t-il dit.
C’est la reconstruction de l’Etat qui est le début de la reconstruction du pays, a-t-il ajouté.
Circulant à pied sous un soleil chaud dans les ruelles boueuses d’un grand camp de personnes déplacées par le séisme, M. Bayrou a longuement discuté avec des résidents et s’est fait expliquer l’action des ONG françaises qui travaillent sur place.
Je suis évidemment ému en venant dans cette ville de tentes où vivent près de 20.000 personnes, mais je suis aussi frappé par l’idée exprimée par les gens de se prendre en charge eux-mêmes, a déclaré M. Bayrou en compagnie de deux députés européennes dont le numéro 2 de son parti, Marielle de Sarnez.
Le dirigeant politique français a également visité le centre de Port-au-Prince et la cathédrale détruite et s’est dit touché par la communion de milliers de personnes rassemblées pour prier.
M. Bayrou, qui a participé en République dominicaine voisine, au sommet des pays européens et latino-américains, s’était auparavant entretenu avec le président d’Haïti Michel Martelly.
Il devait rencontrer dimanche d’autres personnalités politiques haïtiennes et des responsables de la société civile.
Je suis impressionné par la volonté des responsables de toutes les sensibilités politiques de voir réussir cette nouvelle expérience politique en Haïti, a-t-il déclaré.
(©AFP / 16 octobre 2011 22h27)

Haïti – Reconstruction :

Le point sur le Fonds de Reconstruction d’Haïti

(automne 2011)
16/10/2011 11:19:03

Haïti - Reconstruction : Le point sur le Fonds de Reconstruction d’Haïti (automne 2011)Au cours du dernier trimestre (juillet – septembre 2011), le Comité de Pilotage du Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) s’est réuni une fois, en conjonction avec la 7ème réunion du Conseil de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), le 22 juillet 2011. Le point fort de la rencontre a été une décision de réserver 30 millions de dollars américains pour la première phase du projet de 16 Quartiers / 6 Camps du Président Martelly. Ce programme intégré est conçu pour réhabiliter les quartiers d’origine des familles déplacées vivant dans six camps prioritaires à Port-au-Prince, Pétion-Ville et Delmas en offrant aux personnes déplacées, ainsi qu’aux résidents de ces quartiers, des solutions de logement durable et l’amélioration de conditions de vie par un meilleur accès aux services de base et aux sources de revenus. Suite à la réception d’un document de projet final, le Comité de Pilotage a approuvé l’attribution de 30 millions de dollars américains le 30 août 2011 qui a ensuite été transféré à l’ONU en tant qu’entité partenaire pour permettre la mise en œuvre du programme. En outre, à la demande de l’administration Martelly, le Comité de Pilotage a décidé de revoir sa décision de mettre de côté des ressources pour un Projet de Production et de Transformation de Lait qui avaient été demandées par la CIRH. Enfin, le Comité de Pilotage a décidé de réserver 7.5 millions de dollars américains pour l’appui budgétaire futur au bénéfice du Gouvernement.
Au 30 septembre 2011, dix-neuf bailleurs se sont engagés à contribuer 352 millions de dollars américains au FRH. De ce montant, plus de 95% des fonds ou 335 millions de dollars américains ont été reçus par le Fiduciaire du FRH.
A la demande de la CIRH, le Comité de Pilotage du FRH a alloué 267.08 millions de dollars américains des fonds disponibles pour 15 projets. De plus 2.98 millions de dollars américains a été approuvés afin de couvrir les budgets du Fiduciaire et du Secrétariat pour 2010 et 2011. En tenant comte de la réserve mise de côté pour l’approbation des projets futurs, 65.86 millions de dollars américains demeurent disponibles pour l’allocation. Sur la base des décisions du Comité de Pilotage, 40 millions de dollars américains des fonds disponibles ont été mis de côté pour le Barrage de l’Artibonite et 7.5 millions de dollars américains pour l’appui budgétaire, laissant disponible 18.35 millions de dollars américains pour les nouvelles allocations de fonds.
Des 267.08 millions de dollars américains de fonds attribués à des projets, 94% ou 252.08 millions de dollars américains ont déjà été transférés aux Entités Partenaires respectivement. Les Nations Unies servent d’Entité Partenaire pour neuf des quinze projets approuvés, représentant 47% du total des fonds affectés aux projets. La Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement supervisent chacun trois projets, représentant respectivement 39% et 14% du financement approuvé pour le projet.
L’exécution de douze projets a déjà débuté, le total des décaissements au niveau des projets étant de 39 millions de dollars américains, représentant 15% du total des fonds approuvés pour des projets. La Banque Mondiale a décaissé 24% des fonds alloués aux projets, l’ONU 11% et la BID n’a encore effectué aucun décaissement des fonds du FRH.
Les contributions des bailleurs au FRH représentent 18% du total des fonds versés pour la reconstruction d’Haïti à partir de septembre 2011. Le financement du FRH a été une source significative de financement souple afin de répondre aux priorités du gouvernement et de financer des activités dans des secteurs sous-financés.
À ce jour, en moyenne, la totalité du processus d’approbation de subvention prend 106 jours de la soumission de la note conceptuelle de projet par la CIRH au transfert de fonds par le Fiduciaire à l’Entité Partenaire. Près de la moitié de ce temps est utilisé pour la préparation du document complet du projet à la suite de l’approbation de la note conceptuelle du projet.
Le FRH est un mécanisme efficace à faible coût. Seulement 0.8% du total des fonds engagés est utilisé pour couvrir les budgets administratifs du Secrétariat du FRH et du Fiduciaire.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Justice :

Le procès suite à l’émeute de la prison des Cayes, s’ouvre mardi

16/10/2011 12:54:19

Haïti - Justice : Le procès suite à l’émeute de la prison des Cayes, s’ouvre mardiQuatorze policiers et des responsables des services pénitenciers haïtiens, seront jugés pour la mort d’au moins 11 détenus suite à l’émeute qui avait éclaté, le 19 janvier 2010, à la prison des Cayes, lorsque plus de 400 prisonniers, terrifiés par des répliques sismiques, avaient tenté de s’évader.
Le Commissaire du Gouvernement des Cayes, Me Jean Marie Salomon, a fait savoir que ces audiences criminelles publiques, s’ouvriront mardi 18 octobre, à la salle Saint Louis des Cayes (salle théâtrale) et que toutes les dispositions en vue du bon déroulement de ce procès, ont été prises. Plusieurs centaines de personnes sont attendues pour ce procès de grande envergure.
Rappelons que suite à cette émeute, la police haïtienne et des casques bleus du Sénégal avaient encerclé le bâtiment pour éviter une évasion massive semblable à celle du pénitencier Nationale à Port-au-Prince du 12 janvier 2010. La police haïtienne avait alors donné l’assaut et ouvert le feu.
Le Gouvernement haïtien et la Mission de maintien de la paix de l’ONU, ont ensuite ouvert une enquête conjointe. La police onusienne a vu les corps de 10 prisonniers, mais il y aurait eu davantage de victimes et des dizaines de blessés. Le juge supervisant l’enquête a laissé entendre que jusqu’à 22 personnes avaient perdues la vie. Des enquêteurs suspectent que des corps ont été enterrés en secret.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-895-haiti-prison-des-cayes-le-juge-d-instruction-reclame-la-detention-de-15-policiers.html
http://www.haitilibre.com/article-291-haiti-prison-des-cayes-le-ministre-paul-dennis-admet-l-existence-de-zones-d-ombre.html
http://www.haitilibre.com/article-263-haiti-prison-des-cayes-la-pnh-nie-avoir-voulu-etouffer-le-massacre.html
http://www.haitilibre.com/article-166-haiti-prisons-commission-d-enquete-sur-le-massacre-de-la-prison-des-cayes.html
http://www.haitilibre.com/article-149-haiti-justice-massacre-a-la-prison-des-cayes-chronologie.html
http://www.haitilibre.com/article-155-haiti-prison-des-cayes-des-temoignages-horrifiant-enquetes-en-cours.html
http://www.haitilibre.com/article-146-haiti-justice-massacre-dans-une-prison.html
PI/ HaïtiLibre

Haïti – Politique :

Propos de Joseph Lambert entre deux votes

15/10/2011 11:05:52

clip_image001Après avoir voté au Sénat [dans la nuit de vendredi] l’énoncé de Politique Générale du Gouvernement Martelly-Conille et son cabinet Ministériel et avant la vote largement majoritaire ce matin à la Chambre basse [81 votes pour, 7 abstentions et 0 contre] le Sénateur Lambert avait déclaré «… nous avions toujours dit que nous n’étions pas un élément de blocage […] nous avons non-seulement permis la ratification du premier Ministre mais aussi nous avons prouvé que notre majorité est soudée en choisissant de voter pour la Politique Générale du Gouvernement.
Il était convenu entre nous et le Président de la République ainsi que le Premier Ministre Garry Conille, que l’on devait partager les responsabilités… On va faire face aux grands défis qui nous attendent dans le pays et pour cela, nous lui avons promis, tant au niveau du G16 que du GPR à la Chambre des Députés que nous allons lui donner un vote favorable.
Ce n’est pas le nombre de Ministres qui importe, ce qui importe c’est que nous avons respecté la parole que nous avons donnée et nous nous sommes engagé comme une équipe, pour voir comment nous pouvons mener le pays à bon port »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4026-haiti-politique-81-pour-7-abstentions-0-contre-haiti-a-enfin-son-premier-ministre.html
HL/ HaïtiLibre

La patte de Leonel Fernandez

Le président de la République dominicaine s’est investi totalement pour la réussite de ces 12es Rencontres Europe Amérique latine.

 Leonel Fernandez, président de la République dominicaine et Didier Borotra dans l'auditorium de la banque dominicaine lors du lancement de la 12e édition du Foro de Biarritz, jeudi.  photo O.B.

Leonel Fernandez, président de la République dominicaine et Didier Borotra dans l’auditorium de la banque dominicaine lors du lancement de la 12e édition du Foro de Biarritz, jeudi. photo O.B.

Par olivier bonnefon, Envoyé spécial /SudOuest.fr

Didier Borotra a longtemps hésité avant de répondre favorablement à l’invitation du très francophile Docteur Leonel Fernandez. Mais cette année, le maire de Biarritz, initiateur du Foro du même nom, a dit oui au président de la République dominicaine. En fin de mandat, ce dernier ne cache pas sa volonté de prendre assez rapidement des responsabilités sur la scène internationale. On évoque notamment la tête de l’Organisation des états américains (OEA).

Présent quasiment chaque heure au Foro de Biarritz, depuis son ouverture jeudi jusqu’à sa clôture vendredi soir, Leonel Fernandez a communiqué à cette édition 2011, son énergie et son rayonnement. Il est vrai que le leader dominicain a frappé un grand coup courant septembre, en déposant devant l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, sa proposition de bannir la spéculation sur les prix du pétrole et des aliments. Proposition qu’il a demandée au Foro de transmettre à la présidence française du G20.

Du coup, l’option de déplacer le centre de gravité du Foro de Biarritz dans les Caraïbes, petite révolution culturelle, s’est avérée un pari judicieux. Affiches 4 par 3 le long des avenues, retransmissions télévisées, Santo Domingo, capitale affairée de la dynamique République dominicaine a vécu ces rencontres Europe Amérique latine comme un événement. De quoi éclipser la réputation sulfureuse d’une île qui abriterait selon des sources officielles, entre 3 et 4000 Français en délicatesse avec le fisc et la justice métropolitaine. Le pays souffre également de la corruption et des inégalités comme ses voisins. Comme eux, il n’échappe pas également à la gangrène du narco trafic (1) et du blanchiment de l’argent sale et doit faire face en plus, à l’afflux continuel de réfugiés haïtiens.

Un curieux chassé-croisé

La veille de l’ouverture du Foro, un curieux chassé-croisé a sonné les trois coups de ce ballet politico diplomatique, économique et culturel où se croisent futurs et anciens gouvernants de toutes tendances, avec une concentration assez phénoménale d’ex-présidents qui aiment palabrer et refaire le monde. Au risque de se répandre plus en paroles qu’en actes.

Quelques heures avant l’ouverture donc, tandis que le maire de Biarritz organisait sa propre réception au centre de conventions de Jaragua, l’ambassadrice de France avait elle aussi monté une soirée mondaine spéciale Foro, autour d’Edouard Courtial, nouveau secrétaire d’état en charge des Français à l’étranger. L’occasion de célébrer aussi avec les nombreux expatriés dans les affaires, le récent contrat d’extension du métro de Saint-Domingue.

Dans la résidence officielle, on croisait le député maire de Bègles Noël Mamère, tandis que Jacques Attali et François Bayrou, autres invités vedettes, étaient encore en transit entre la France et les Caraïbes.

Dépêché par la diplomatie française, faute apparemment de mieux, le successeur de David Douillet est arrivé du coup au Foro comme un chien dans un jeu de quilles. Impression confirmée lors de la matinée d’inauguration. Ce petit loupé en dit long sur les relations distendues entre le Quai d’Orsay et le Foro de Biarritz. Désintérêt pour le monde latino-américain ? Pas si sûr.

« Ouvert au pluralisme »

L’intervention vigoureuse lors de l’ouverture, du député européen espagnol Jose Ignacio Salafranca Sánchez Neyra, montre que le monde latino-américain ne laisse absolument pas indifférent le vieux continent. Neyra, sans doute appelé à des fonctions ministérielles dans un proche avenir, invite aussi les pays latinos a s’engager résolument dans une démarche d’intégration, a créer une communauté politique, économique et sociale latino-américaine unie et ambitieuse. Une entreprise qui patine depuis plus de cinquante ans.

Avant de rejoindre Haïti, Édouard Courtial a salué la place du Foro dans l’agenda des rencontres entre Europe et Amérique latine. « Une enceinte de dialogue ouverte au pluralisme ». Le secrétaire d’État s’est félicité que les départements américains de France (Martinique, Guadeloupe et Guyane), soient associés au Foro même si la présence des élus ultra marins était incertaine, hélas. « La France est partie prenante de la diversité culturelle latino, un élément fondateur de la Caraïbe. » Sortir un peu du cadre Andin ou d’Amérique centrale. Offrir à un personnage singulier et passionné comme Leonel Fernandez d’élever encore les débats. C’est l’une des avancées les plus intéressantes de cette 12e édition qui débutait le lendemain de la Fête de l’hispanité (2). La présence du président d’Haïti Michel Martelly, lors de la clôture, reste l’autre événement de ce Foro version 2011.

(1) Ce thème était abordé lors du Foro avec une conférence sur gouvernance et drogues, légalisation ou prohibition. (2) Le 12 octobre marque le jour de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb sur l’île d’Hispaniolia, future Saint-Domingue et non le 5 décembre 1492 comme annoncé par erreur jeudi.

Martelly, déterminé à aller de l’avant avec son projet d’armée

15/10/2011 12:57:19

clip_image001Jeudi dernier, le Président Martelly a déclaré devant des journalistes, qu’il était déterminé à aller de l’avant avec son projet [controversé], de reconstitution de l’armée, même si ce projet, que nous avons publié dans son intégralité http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html ne rallie pas tous les soutiens. Une allusion du Chef de l’État aux déclarations d’un haut responsable de l’administration américaine qui avait suggéré récemment que «…le chemin à suivre est vraiment de se concentrer sur la Police Nationale d’Haïti, et sa capacité à être plus forte, plus grande et plus capable de faire son travail » au lieu de créer une armée…
Le Président Martelly a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas d’événements naturels majeurs et à la protection des frontières maritimes et terrestres qui ne formentera pas de coups d’État, a-t-il promis. Il souhaite aussi relancer le Service national d’information, une agence créée par les services américains de renseignement pour lutter contre le trafic de cocaïne après le départ de Duvalier. Cette agence combattrait maintenant le terrorisme, le crime organisé et les organisations « extrémistes »….
Le Chef de l’État a tenu à préciser « Je ne veux pas que les gens pensent que je vais commencer sans eux […] mais je vais commencer sans eux, s’ils ne se mettent pas à avancer… »
Certains de ses opposants pensent qu’il serait plus sage d’améliorer la police « Il ne peut pas contrôler la police, donc il veut créer sa propre force», croit le Sénateur Moïse Jean-Charles. De son côté, le Sénateur Jean William Jeanty, estime que le retour de l’armée n’est pas une priorité pour Haïti et que le Président Martelly « ne doit pas décider unilatéralement quant à la remobilisation de l’Armée d’Haïti. Cela doit être le fruit d’un large consensus », insistant sur la nécessité d’inscrire cette force Nationale, dans le cadre d’un projet de développement global, plaidant de préférence, pour le renforcement de la PNH.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3973-haiti-securite-c-est-leur-opinion-declare-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-3965-haiti-politique-le-gouvernement-americain-ne-semble-pas-en-faveur-d-une-armee.html
http://www.haitilibre.com/article-3905-haiti-politique-le-projet-d-une-force-de-securite-divise-les-acteurs-politiques.html
PI/ HaïtiLibre

Tous les détails sur le Projet de la nouvelle Force Nationale

28/09/2011 08:21:25

clip_image004Dans un document de présentation de 22 pages (projet), produit par la Commission de défense et de sécurité nationale du Cabinet Présidentiel, intitulé « Politique de défense et de sécurité nationale – Les Grands axes », daté d’août 2011, le Président Michel Martelly décrit son projet de Force Publique. Lucien Jura, le porte parole du Chef de l’État a affirmé qu’il n’était pas au courant de l’existence de ce document. Reginald Delva, consultant en sécurité a déclaré, qu’il ferait des commentaires plus tard…
La proposition du gouvernement Martelly, d’une Force nationale, circule parmi les responsables étrangers en Haïti. Jon Piechowski, porte-parole de l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, a confirmé que des responsables du gouvernement haïtien avaient récemment rencontré des employés de l’Ambassade pour discuter du projet. Pour être mise en application, elle devra toutefois recevoir l’approbation du Parlement, de même qu’un financement, qui viendra probablement de la communauté internationale.
Le Rapport commence en page 3 sur la position du Président Martelly avant de poursuivre dans la description du projet.
« Le Candidat Martelly avait, tout au long de sa campagne, explicitement fixé sa position quant à la composante militaire de la FORCE PUBLIQUE. Il avait affirmé sa volonté, une fois élu, de la reconstituer, en application de la Constitution et des lois de la République, pour prendre la relève de la MINUSTAH, assurer la défense du territoire et le contrôle des frontières, pour créer un environnement sécuritaire propice aux investissements tant nationaux qu’étrangers, garantir la protection de l’environnement et prêter main forte à la Police en cas de besoin.
Devenu Président, il continue d’insister sur les négociations à mener avec les puissances amies d’Haïti dont la contribution reste nécessaire pour la remobilisation la composante militaire de la FORCE PUBLIQUE tant dans sa formation technique, son entraînement et son équipement. Le Président n’a pas manqué non plus de mettre l’accent sur ce que doit être la vocation de la Nouvelle Force. Il a insisté sur la nécessité pour « Elle » d’être une Armée Nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans ses opérations et qui compte dans ses rangs des professionnels (médecins, agronomes, ingénieurs, etc.), des techniciens environnementaux et des agents forestiers adéquatement entraînés. Ces cadres constitueront la base logistique du pays et les « réserves » de la Force Publique pour une meilleure réponse aux catastrophes naturelles ou tous autres dangers mettant en péril la vie et les biens des citoyens.
Les propositions ci-après découlent des promesses du Président et traduisent sa vision politique en matière de défense et de sécurité nationales.
Depuis tantôt deux décennies, la globalisation a modifié les relations entre les Nations et créé entre elles une interdépendance presque forcée par la circulation des biens, des informations et des hommes au point qu’elle a amené les États à revoir leur stratégie de défense et de sécurité. Si désormais, « Défense et Sécurité Nationales » deviennent pour les États une préoccupation globale qui dépasse l’unique aspect militaire, pour Haïti la question présente certaines nuances qu’il convient d’analyser au regard de la position géopolitique du pays (transit idéal pour le trafic de la drogue), de sa vulnérabilité géographique (relief montagneux et passage des cyclones), aussi sa politique de défense gravite-t-elle principalement autour de la Force Publique qu’il convient d’intégrer dans un cadre plus large, le «CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ» (protection civile, renseignements, environnement, frontières, eaux territoriales, espace aérien) et à laquelle force publique il faut assigner des missions de développement.
Dans une telle perspective, il devient urgent de compléter la Force Publique selon les prescrits de la Constitution de 1987 (art. 263 et 264.1) en réactivant sa composante militaire dans le tracé de la nouvelle orientation des missions plus haut citées.
OBJECTIFS
N’ayant point de visées hégémoniques, ni d’ennemis déclarés dans son environnement géographique immédiat, la politique publique de « Défense et de Sécurité Nationales » d’Haïti se résumera prioritairement à :

Protéger la population,
Garantir la souveraineté nationale,
Défendre l’intégrite du territoire par le contrôle de la frontière, de l’espace aérien et des eaux territoriales,
Protéger l’environnement contre les risques et menaces internes et externes, quelles que soient leurs natures.
Renforcer le système de la Protection Civile

STRATÉGIE
Dans une perspective de fonctionnement intégré, la stratégie de défense vise à réunir en une structure unifiée, le CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ (CNDS à constituer), toutes les directions des domaines sensibles (frontières, environnement, intelligence, immigration, économie, collectivités territoriales, service d’identification nationale, les douanes, UCREF, ULCC, DGI… ) de la vie nationale autour de la nouvelle Force Publique comme pivot et outil d’exécution, sous le contrôle du CHEF de l’ÉTAT.
CADRE INSTITUTIONNEL
Les institutions qui concourront à appliquer la politique de défense et de sécurité de la Nation peuvent être nombreuses, cependant les institutions de base demeurent :

Le secrétariat exécutif du Conseil National de Défense et Sécurité,
Le Ministère de la Défense et de la Protection Civile,
Le Bureau du Secrétaire d’Etat a la Sécurité Publique,
Le Service d’INTELLIGENCE NATIONALE (SIN a redynamiser)
La Police Nationale
La nouvelle Force Armée.

A.- CONSEIL NATIONAL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ (CNDS)
Définition
Le Conseil National de Défense et de Sécurité est une structure politique située au sommet de l’État et présidée par le Chef de l’État.
Composition
Il est composé :

Du Premier-Ministre,
Du Ministre de la Défense,
Du Ministre de la Justice,
Du Ministère de l’Intérieur
Ministre des Affaires Etrangères
Du Ministre de l’Économie et des Finances
Ou toute autre personne désignée par le Président

Sa gestion est assurée par un Secrétariat Général dénommé Secrétariat Exécutif du Conseil de Défense et de Sécurité Nationales où sont représentées de manière permanente les institutions composant le CNDS.
Rôle
Il est compétent pour toutes les questions de défense et de sécurité nationales dans leurs aspects politique, environnemental, économique, énergétique en passant par la lutte contre le terrorisme, les trafics illicites de stupéfiants, l’immigration illégale, la planification de réponses aux crises de toutes sortes.
B.- MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DE LA PROTECTION CIVILE
Rôle
Le Ministère de la Défense et de la Protection Civile a pour rôle de :

Assurer la protection du territoire et de la population
Mettre les moyens humains et matériels a la disposition des autres Ministères (au besoin ou en cas de crises)
Mobiliser toutes les ressources possibles en cas d’interventions urgentes
Développer des programmes de Gestion des Risques et Désastres.

Domaines D’actions
Le Ministère de la Défense Nationale et de la Protection Civile interviendra dans les domaines suivants :

les Renseignements et Contre-renseignements,
la protection de l’environnement, des Aires et Bâtisses Stratégiques,
le Contrôle des armes et équipements,
la Sécurité et la Défense,
La Formation et l’Education Civique des jeunes (article 52.3 de la Constitution).

C.- BUREAU DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT A LA SÉCURITÉ PUBLIQUE
La vision de la Sécurité Publique a été axée depuis la création du poste de Secrétaire d’État à la Sécurité Publique en 1996 autour des questions de Police. La série de catastrophes qui ont culminé avec le séisme du 12 janvier a conduit à une autre orientation du concept de sécurité publique. Au lieu d’être un outil de répression, le Bureau du Secrétaire d’État à la Sécurité Publique (BSESP) se donne pour mission de travailler à la prévention de la vulnérabilité des citoyens notamment face aux risques de tous ordres : alimentaire, sanitaire, chimique, de pollution, spoliation des biens et espaces publics et des sites historiques…
Désormais, les champs d’action de la sécurité publique s’étendent à/aux :

Lutte contre la contrebande, le vol de véhicules, la consommation et le trafic de stupéfiants, la traite de personnes
Contrôle des agences de sécurité
Problématique des déportés
Respect de la déontologie et de l’éthique policière
Crime organisé et cybercriminalité

D.- SERVICE D’INTELLIGENCE NATIONALE (SIN)
Missions
La fragilité de l’État haïtien aujourd’hui le rend vulnérable aux risques de troubles internes pouvant plonger le pays dans l’anarchie. Dans un tel contexte, l’État haïtien doit se doter d’outils adéquats pour prévenir ces menaces plutôt que de se mettre dans une posture défensive. Le SIN a pour missions de rechercher, regrouper, traiter, archiver l’ensemble des informations collectées par différentes entités afin de permettre aux hautes autorités de l’État d’avoir une idée exacte de la situation sécuritaire du pays et de prendre des mesures préventives contre des activités susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale.
Objectifs

Prévenir et lutter contre le terrorisme
Prévenir et lutter contre toute forme d’activités maffieuses et de réseaux de trafiquants illégaux de toutes sortes;
Surveiller les organisations et mouvements extrémistes visant a semer l’anarchie dans le pays ;
Prévenir et lutter contre les menaces internes et externes;
Lutter contre la cybercriminalite ;
Surveiller les installations et sites stratégiques;

Diagramme
clip_image005
E.- POLICE NATIONALE D’HAITI : Réorientation Des Missions

Vetting Du Personnel Policier
Augmentation Et Redistribution de l’Effectif
Avantages Sociaux Pour Les Policiers
Organisation Du Service De Renseignement De La Police
Mise en Place de Patrouilles Aeriennes Pour la Police
Réorganisation du Service d’Identification
Recyclage des Unités Spécialisées et Formation Continue du Personnel de la PNH
Création du Secrétariat du CSPN
Réorganisation du Service de Port d’Armes
Problématique des Compagnies de Sécurité

F.- LA NOUVELLE FORCE PUBLIQUE
Philosophie
Dans leur principe, les Forces Armées représentent les moyens, les instruments que la République consacre à la mise en oeuvre de sa politique de défense et de sécurité nationale, donc un vecteur de stabilité et de développement. Loin du modèle hybride de l’Armée démobilisée en 1994 avec une formation militaire dans des tâches de police, la Nouvelle Force Armée de Défense, placée sous la prépondérance du Pouvoir Civil, tirera son rôle dans la nécessité de renouer le lien biologique qui, jadis, unissait le peuple à son Armée. En ce sens la Nouvelle Force Armée sera nationale dans sa conception, apolitique dans son fonctionnement, défensive dans son mode opératoire, utilement déployée sur tout le territoire, avec a) un effectif disponible et mobilisable en tout temps et b) un rôle social de tremplin professionnel pour les jeunes. L’Armée a forgé cette Nation, il n’y a pas de raison pour que la Nation continue d’exister sans elle.
Justification

Nécessité de remplacer la MINUSTHA au fil de son programme de désengagement
Nécessité de créer un environnement sécuritaire propice aux investissements
Nécessité d’appliquer l’article 52.3 de La Constitution Haitienne de 1987 sur le « service civique mixte obligatoire ».
Nécessité de former des cadres intermédiaires
La délinquance généralisée, trafic de la drogue, le crime organise plus particulièrement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les seules alternatives laissees a ces jeunes scolarises ou non livres a eux-mêmes…

Objectifs

Servir d’instrument de défense et de contrôle des frontières et du territoire
Concourir a la stabilité et encourager les investissements
Faire appliquer la politique de protection environnementale de l’Etat
Offrir aux jeunes haitiens l’opportunité de recevoir une formation civique, de discipline militaire avec ouverture sur des formations professionnelles et des études universitaires
Introduire en Haiti un programme de Service Social base sur le modèle du SMA (voir pages des références)
Faire participer les jeunes a la mise en valeur et au développement des collectivités locales, a l’apprentissage du leadership responsable, les préparer a d’éventuelles actions dans le cadre des plans de secours et d’aide aux populations (cyclone, inondation, etc.)

RÉFLEXIONS SUR LA SITUATION DES MILITAIRES DÉMOBILISÉS
Ce problème doit être adressé en amont de la création de la Nouvelle Force. Il faudra, entre autres mesures :

Finaliser le problème de l’indemnisation des membres de l’Ancienne Force Armée dans un délai acceptable. SIX CENT MILLION DE GOURDES (600,000,000 Gourdes) suffiront pour résoudre le problème et clore définitivement ce chapitre.
Appliquer le décret du 28 décembre 1987 modifie fixant le droit a la pension militaire.
Mettre en place une assistance judiciaire pour les pensionnaires et retraites.
Finaliser les problèmes de fonds de pension et établir le cadre de retrait et de succession.

CADRE LÉGAL

Loi organique du Ministère de la Défense.
Loi organique de la Direction de la Protection Civile.
Loi organique du Ministère de l’intérieur et des Collectivités Territoriales
Loi portant création, organisation et fonctionnement de la PNH
Loi portant organisation du Service d’Intelligence Nationale

PLAN DE MISE EN OEUVRE DE LA COMPOSANTE MILITAIRE DE LA FORCE PUBLIQUE
(Article 263 de la Constitution)
Le plan de mise en oeuvre tient compte de l’apport éventuel de la MINUSTAH quant à sa participation à la formation des recrues et à la disponibilité de ses bases pour les séances de formation et d’entraînement. Ce plan porte sur la formation d’un effectif de 3,500 hommes sur une période de trois ans et demi selon le chronogramme suivant :
A- À COURT TERME (1 à 9 mois)
1. ARRÊTÉ PRÉSIDENTIEL RAPPORTANT L’ARRÊTÉ DU 6 JANVIER 1995 ET RÉHABILITANT LES FORCES ARMÉES D’HAITI
2. NOMINATION D’UN ÉTAT–MAJOR INTÉRIMAIRE

CMDT en CHEF : Lt-Général
Assit. CMDT en CHEF : Général de Brigade
Inspecteur Général : Général de Brigade
CHEMG : Général de Brigade
G1 (Personnel) : Colonel
G2 (Renseignement) : Colonel
G3 (Entrainement) : Colonel
G4 (Logistique) : Colonel
G5 (Communication) : Colonel
Secrétaire de l’Etat-major : Colonel
4 COMMANDANTS de Régions Militaires : Colonels

3. Reconstitution des carrières du personnel militaire, indemnisation et publication de la liste des mises à la retraite.
4. Participation d’une commission multisectorielle au processus d’évaluation du personnel militaire apte au service actif. Effectif souhaité : 650 (150 officiers et 500 sous-officiers)
5. Quartier Général de la Région Militaire de l’Ouest et localisation de sites pour les QG des autres régions militaires à localiser
6. Recyclage du personnel militaire remobilisé

Durée : 6 semaines
Effectif : 650 (150 officiers +500 sous-officiers)
Contribution souhaitée : Etats-Unis, France, Canada, Chili, Brésil, PNUD, MINUSTHA…

7. Recrutement du nouveau personnel militaire (500 hommes de troupe)

Durée : 6 mois
Instructeurs : officiers et sous-officiers haitiens (2/3 de la formation)
MINUSTAH (1/3 de la formation)
Les premiers 500 hommes commissionnes seront repartis en deux bataillons de 3 compagnies composées de 85 hommes chacune
Il sera puise dans l’effectif recycle des FADH des officiers et sous-officiers ayant fait carriere pour remplir le rôle

8. Transfert avec leur budget de la Marine Haïtienne, de l’USGPN, de l’Unité d’agents forestiers et du Bureau des Militaires démobilisés sous le contrôle de la Nouvelle Force.
9. Date de sortie de la 1ère promotion : six mois à partir de la date du recrutement
B- A MOYEN TERME (9 à 30 mois)
1. Activation des autres Régions Militaires
2. Réactivation des services techniques
3. Réouverture de l’Académie Militaire
4. Recyclage et recrutement
5. Départ progressif des contingents de la MINUSTAH
C- A LONG TERME (30 à 60 mois)
1. Opérationnalisation de la Nouvelle Force avec son effectif total de 3,500 hommes
2. Départ définitif de la MINUSTAH
CALENDRIER DE MISE EN OEUVRE DE LA NOUVELLE FORCE ARMÉE
Septembre – octobre 2011

Arrêté présidentiel rapportant l’arrête du 6 janvier 1995 et réhabilitant l’Armée
Nomination d’un Etat-Major intérimaire
Reconstitution des carrières militaires, indemnisation des membres des anciennes Forces Armées et liste des mises a la retraite
Participation d’une commission multisectorielle au processus d’évaluation du personnel militaire apte au service actif : effectif souhaite : 650 (150 officiers et 500 sous-officiers)
Identification QG de la Région Militaire de l’Ouest : Ganthier
Identification QG Nord /Nord-Ouest / Nord-Est : Plaine du Nord
Identification QG Sud / Grand-Anse/ Nippes : axe Camp-Perrin / Fond Fred
Identification QG Artibonite / Plateau Central : Saint-Michel de l’Attalaye

Octobre – 18 novembre 2011

Recyclage du personnel militaire remobilisé
Démarrage des opérations de recrutement des premiers 500 soldats
Cérémonie symbolique de commémoration du 18 novembre

18 novembre 2011 – janvier 2012

Finalisation du recrutement de la première promotion
Processus d’implantation des bases militaires de l’armée de terre, des bases navales et pistes d’atterrissage

Février 2012 – juin 2012

Démarrage de la formation de la première promotion
Continuation des opérations de recrutement et du processus d’implantation des bases militaires.

Juin 2012 – juillet 2012

Graduation première promotion
Désengagement de la MINUSTHA dans le Nord-ouest et Prise en charge par les Nouvelles Forces Armées

Juillet 2012 – juillet 2013

Recrutement et formation
Finalisation processus d’implantation des bases militaires
Désengagement progressif de la MINUSTHA

BUDGET RÉCAPITULATIF
CRÉATION DE LA NOUVELLE FORCE : 2,000,000,000 Gourdes ou US $ 50,000,000
INDEMNISATION DES MILITAIRES DÉMOBILISÉS : 600,000,000 Gourdes ou US $ 15,000,000
SERVICE CIVIQUE MIXTE OBLIGATOIRE : 1,200,000,000 Gourdes ou US $ 30,000,000
TOTAL 4,400,000,000 Gourdes ou US $ 95,000,000
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3905-haiti-politique-le-projet-d-une-force-de-securite-divise-les-acteurs-politiques.html
http://www.haitilibre.com/article-3909-haiti-securite-projet-d-arrete-remobilisant-la-composante-militaire-de-la-force-publique.html
HL/ HaïtiLibre

Projet d’arrêté remobilisant la composante militaire de la force publique

29/09/2011 12:48:23

clip_image004En page 19 d’un document de présentation de 22 pages (projet), produit par la Commission de défense et de sécurité nationale du Cabinet Présidentiel, intitulé « Politique de défense et de sécurité nationale – Les Grands axes », daté d’août 2011, http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html on trouve un projet d’arrêté gouvernemental visant à la remobilisation de la composante militaire de la force publique.
ARRÊTÉ 2011 REMOBILISANT LA COMPOSANTE MILITAIRE DE LA FORCE PUBLIQUE
Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Vu les articles 143, 159.1, 263, 263.1, 264, 264.1, 264.2, 265, 266, 267, 267.2, 267.3, 267.4, 267.5, 268, 268.3 de la Constitution
Considérant que toutes Forces Armées sont un organe essentiel d’un État souverain
Considérant que les FADH sont une des institutions régaliennes de l’État dont l’existence est expressément prévue par toutes nos Constitutions
Considérant que la démobilisation arbitraire, anticonstitutionnelle et illégale des FADH en 1995 qui a gravement contribué à déstabiliser le pays a eu pour conséquence le recours aux troupes des Puissances amies d’Haïti pour garantir sa sécurité et maintenir sa stabilité
Considérant que la tâche actuellement dévolue aux troupes étrangères en Haïti est le rôle des Forces Armées Nationales et qu’une telle situation est une anomalie qui nuit sérieusement aux intérêts supérieurs de la Nation
Considérant que si la présence des troupes étrangères en Haïti depuis 1994 répondait à certaines contingences impératives de l’heure, elle ne constitue en rien une situation de normalité et doit être nécessairement limitée dans le temps
Considérant que dans la perspective d’un départ planifié des troupes étrangères du pays, il y a lieu de préparer les Forces Nationales à prendre le relais
Considérant que les missions de police jadis assignées par les règlements militaires aux membres des Forces Armées ont été en contradiction avec la formation reçue aux centres d’instruction et que l’exécution de telles missions a nui considérablement à l’image de l’Institution militaire
Considérant que les dérives auxquelles se sont livrés certains membres de l’Institution militaire doivent être considérées comme une tentative de perversion de l’idéal militaire, mais que cela ne peut remettre en cause le principe de l’utilité d’une Force militaire comme vecteur d’ordre, de discipline et de développement
Considérant que le Pays a fait, au cours de son histoire, deux pénibles expériences de démobilisation illégale de ses Forces Armées, qui ont laissé des cicatrices très profondes et douloureuses dans la société haïtienne;
Considérant qu’il convient de réhabiliter les membres des Forces Armées illégalement démobilisés, tant moralement que matériellement, de cet acte arbitraire, anticonstitutionnel et illégal qu’on ne peut que flétrir;
Considérant qu’il importe de restaurer l’honneur national, de récupérer pleinement notre souveraineté et notre Indépendance politique, et qu’à cette fin précisément, nous devons nous doter de tous les instruments idoines et nécessaires;
Considérant que toute Institution militaire demeure la gardienne des valeurs fondamentales d’une nation et l’une des structures majeures d’ascension et de promotion sociales pour les jeunes, particulièrement ceux des classes moyennes défavorisées ;
ARRÊTE
Article 1- Est et demeure rapporté l’Arrêté du 6 janvier 1995 dans toute sa forme et teneur ainsi que toutes les mesures administratives qui en découlent
Article 2 – Les FORCES ARMÉES D’HAÏTI sont et demeurent remobilisées à partir de cette date
Article 3- Les Membres des FORCES ARMÉES D’HAITI, où qu’ils se trouvent, sont enjoints de se tenir à la disposition des nouvelles autorités compétentes.
Par le Président Michel Joseph MARTELLY
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-3898-haiti-securite-tous-les-details-sur-le-projet-de-la-nouvelle-force-nationale.html
HL/ HaïtiLibre

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