mardi 18 octobre 2011

18 Oct

«Dessalines n’est pas mort pour un grand merci»

18/10/2011 08:47:28

Haïti - Politique : «Dessalines n'est pas mort pour un grand merci» (Extraits du discours)Le Président Michel Martelly, après avoir déposé une gerbe de fleurs au Pont-Rouge (Chancerelles), a commémoré, ce lundi 17 octobre 2011, à Marchand Dessalines, le 205e anniversaire de l’assassinat du Père Fondateur de la nation haïtienne, Jean-Jacques Dessalines. Accompagné de son épouse Sophia Martelly, de son cabinet privé, du Premier Ministre Garry Conille, des membres du cabinet ministériel, de parlementaires, des membres de la Cour Supérieure des comptes et du Recteur de l’Université d’État d’Haïti, M. Vernet Henry, le Chef de l’Etat a assisté à la cérémonie officielle, déroulée à la Paroisse Ste Claire d’Assise.
L’homélie a porté sur l’importance de l’union inconditionnelle des fils de la Nation, de l’apport de l’État au secteur agricole, de l’éducation gratuite et accessible prônée par le Chef de l’État et d’un ensemble d’éléments indispensables à l’instauration d’un État de droit en Haïti. L’impunité qui constitue une entrave majeure à la démocratie, la Paix qui ne peut pas s’installer sans une justice forte et équitable et sans réparation, sont des thèmes récurrents à cette journée commémorative de la mort de l’Empereur Jacques 1er. Le Président Martelly croit que le moment est venu de prioriser la vérité, la transparence et l’intégrité pour parvenir au changement.
Après le Te Deum, le Président Martelly a déposé une gerbe de fleurs aux pieds de la statue de Dessalines, érigée sur la Place d’Armes à Marchand, avant de s’adresser à la Nation haïtienne. Son message patriotique invite à l’unité et l’engagement citoyen. « Nos erreurs, notre égoïsme sont des maux qui nous rongent. Recherchons ensemble la voie du changement » a déclaré le Chef de l’Etat.
Extraits du Discours du Président Martelly :
«…aujourd’hui 17 octobre, nous fait tous songer à la malédiction qui est tomber sur Haïti, lorsqu’en 1806, ils ont assassiné notre Père, Jean Jacques Dessalines à Pont Rouge,… 205 ans après, ça me fait mal lorsque je vois qu’Haïti n’est jamais parvenu à trouver le chemin de la liberté […] nous avons oublié que nous sommes les enfants d’hommes vaillants qui sont morts pour nous donner la liberté, alors qu’aujourd’hui nous ne pouvons pas nous occuper de nous-même, nous nous retrouvons à demander la charité […]
…J’ai un amour pour mon pays […] je renouvelle mon engagement pour que je puisse rassembler tout les enfants du pays, de la même façon que Jean Jacques Dessalines avait rassemblé toutes les forces vives du pays, même ses ennemis, pour se battre et nous donner l’indépendance…
…J’ai appris beaucoup de Dessalines et dans ma vie, j’ai essayé de le mettre en application […] quand tous les enfants d’Haïti se mettent ensemble, c’est la seule façon de sortir de la situation dans laquelle nous sommes… c’est pour ça que j’ai rendu visite a tous les Chefs d’État vivant dans le pays, quelque soit leur appartenance politique, parce que « l’Union fait la Force », nous allons arriver à remettre le pays sur pied. […] avec la mort de Dessalines, le 17 octobre 1806, toutes ses idées, son esprit, toutes les leçons qu’il nous avait apprise, toutes les routes qu’il avait tracé pour nous… ont toutes été enterré avec lui… […]
…Peuple haïtien, aujourd’hui c’est tout le pays qui appelle à l’aide […]  je vous demande à tous, de vous mettre ensemble pour arriver à mettre sur pied, le pays d’Haïti que Dessalines a vu dans ses rêves. À ce moment, je pense que tous ensemble, nous pourrons dire que Dessalines n’est pas mort pour un grand merci….
…je voudrais vous remercier, car c’est vous qui m’avez mis Chef d’État, j’ai entendu beaucoup de vos revendications,  […] j’en profite pour vous annoncer que j’ai commandé 80,000 sacs d’engrais […] Maintenant que j’ai mon Premier Ministre, mon gouvernement, je vais faire rentrer ces engrais […] et ces engrais, je vais vous en faire cadeau, parce que je sais que vous avez perdu vos récoltes, que vous n’avez pas de support et maintenant l’État qui est là, veut servir la population et aider les enfants du pays […] » Le Président a précisé que dans l’avenir l’engrais de sera pas gratuit mais que le gouvernement assurera un contrôle du prix des engrais « il n’y aura plus de prix à 200, 300, 400 dollars [haïtien]… avant de poursuivre sur la reconstruction du pays
« […] le travail ne sera pas facile […] cela va prendre du temps […] vous aussi, vous devez aider à changer le pays, je vous avais dit ça dans ma campagne; une personne seule ne peut pas changer le pays, c’est nous tous, ensemble, qui pourrons changer le pays […] aujourd’hui, je pense que Michel Martelly doit se mettre ensemble avec Aristide, Préval, Duvalier, avec toutes les personnes dans le pays […] pour arranger notre pays. Nous sommes haïtiens, nos problèmes, c’est à nous de les régler et nous ne pourrons pas les régler dans la division. N’oubliez pas notre devise « l’Union fait la Force. »
Je compte sur vous, vous pouvez continuer à compter sur moi, Haïti aura à changer Tet Kalé ! »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4038-haiti-politique-205eme-anniversaire-de-jean-jacques-dessalines.html
HL/ HaïtiLibre

 

Martelly veut s’inspirer du rêve de Dessalines

Le président Michel Martelly a commémoré, mardi, le 205e anniversaire de la mort du fondateur de la nation, Jean-Jacques Dessalines. Dans une ambiance festive où officiels du nouveau gouvernement, haut état major de la Police nationale et quelques parlementaires, le président de la République a appelé tous les haïtiens à se mettre ensemble.

18/10/2011

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Le président Michel Martelly a commémoré, mardi, le 205e anniversaire de la mort du fondateur de la nation, Jean-Jacques Dessalines. Dans une ambiance festive où officiels du nouveau gouvernement, haut état major de la Police nationale et quelques parlementaires, le président de la République a appelé tous les haïtiens à se mettre ensemble.
Le président Martelly veut être porteur du rêve de Dessalines. Il dit vouloir marcher sur les traces de ce dernier en rassemblant tous les fils du pays. Il s’est engagé à agir en faveur des déshérités à l’instar du père de la patrie.
« Qu’il serait beau de vivre comme au lendemain de notre indépendance, dans la fierté, la fraternité, le respect, la dignité ». a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat a une fois de plus parlé de son initiative de rencontrer et organiser ensuite une réunion avec tous les anciens présidents vivant en Haïti.
« Même si je n’étais pas un partisan d’Aristide et de Préval, je crois que nous devons les mettre ensemble avec Jean Claude Duvalier et les autres pour travailler ensemble ».

Joseph Chanoine Charles

 

Martelly et Conille présentent un gouvernement d’ouverture

imageLe président Michel Martelly et le Premier Ministre Gary Conille ont intégré des représentants de plusieurs secteurs dans le gouvernement. A l’instar du gouvernement pluriel de Préval en 2006, Martelly présente aujourd’hui son gouvernement d’ouverture. Outre les 8 proches du chef d’Etat, occupant les porte feuilles clés, au moins 4 secteurs sont représentés dans ce gouvernement.
Le ministère de la jeunesse des sports et de l’action civique est confié au parti Ayiti An Aksyon par le biais de René Jean Roosevelt. C’est la première fois que le parti du sénateur Youri Latortue intègre un gouvernement.
Latortue devra collaborer avec les dirigeants de l’Inité qu’il avait combattu avec acharnement.
L’Inité et le G-16 comptent 3 représentants. François Richel Lafaille au Ministre des Affaires Sociales et du Travail, Choiseul Henriquez au Ministre de la Culture et de la Communication et Joseph Ronald Toussaint au Ministre de l’Environnement.
Par ailleurs, Madame Yanick Mézil, connue pour son engagement en faveur des micro entrepreneurs, hérite du ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes. Elle ne représenterait pas officiellement ce secteur au sein du gouvernement mais sa notoriété augmente la crédibilité de l’équipe.
Dans le même temps d’autres membres de l’équipe de Martelly, dont Josué Pierre Louis, avaient été proche du mouvement lavalas.
Le nouveau ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Ricardo Théano, est lui un proche du parti Duvalieriste, PUN.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Alain Juppé félicite le Premier Ministre, Garry Conille

18/10/2011 12:22:37

Haïti - Politique : Alain Juppé félicite le Premier Ministre, Garry ConilleAlain Juppé, le Ministre des Affaires étrangères et européennes qui s’était rendu en Haïti, à l’investiture du Président Martelly, a adressé ses félicitations au Premier Ministre le Dr. Garry Conille pour sa nomination et réitéré l’engagement de la France aux côtés d’Haïti.
« J’adresse toutes mes félicitations à M. Garry Conille pour sa nomination comme Premier ministre de la République d’Haïti et tous mes vœux de réussite pour l’essentielle et difficile mission qui lui revient.
Sous sa direction, le gouvernement haïtien devra relever les grands défis auxquels la République d’Haïti est confrontés : améliorer le sort des Haïtiens, notamment ceux qui souffrent encore des séquelles du séisme, lancer les grands chantiers de la reconstruction et mettre en place une gouvernance efficace pour l’ensemble du pays.
La France, engagée dans la durée pour la reconstruction d’Haïti, continuera d’être aux côtés du gouvernement haïtien pour la consolidation de l’état de droit et l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens.
Je me réjouis de pouvoir, sans délais, poursuivre avec le président Michel Martelly, le Premier ministre Garry Conille et nos partenaires de la communauté internationale, le travail entrepris pour le développement d’Haïti. »
HL/ HaïtiLibre

 

« Haïti n’a pas besoin d’une armée », selon le Washington post

Le quotidien américain, the Washington Post, a publié dimanche un éditorial dans lequel le journal a encore une fois fustigé le comportement du président Martelly et dénoncé le projet du retour de l’armée. Les éditorialistes de Washington post ont rappelé qu’Haïti a d’autres priorités.

18/10/2011

Le quotidien américain, the Washington Post, a publié dimanche un éditorial dans lequel le journal a encore une fois fustigé le comportement du président Martelly et dénoncé le projet du retour de l’armée. Les éditorialistes de Washington post ont rappelé qu’Haïti a d’autres priorités.
Les besoins d’Haïti sont nombreux, encore plus depuis le séisme de 2010, mais la reconstitution d’une armée n’est ni de près, ni de loin le top des priorités d’Haïti. Malheureusement, c’est cela l’intention du président Michel Martelly.
L’armée d’Haïti a été dissoute en 1995 par le président Jean-Bertrand Aristide et pour de bonnes raisons. Quatre ans plus tôt, M. Aristide était le dernier de beaucoup de leaders haïtiens dont les mandats ont été violemment interrompus par des officiers de l’armée.
L’armée a toujours été un instrument de répression sanglante et de violations des droits de l’homme en Haïti.
M. Martelly, un novice en politique, entré en fonction cette année, a soutenu que la nouvelle armée haïtienne ne ressemblerait pas à l’ancienne. Il a affirmé que la nouvelle force serait utilisée principalement pour répondre aux catastrophes naturelles et pour combattre les trafics de drogue et la contrebande.
Ce serait bien de le croire, mais ce serait aussi naïf de le croire. M. Martelly a des liens étroits avec des groupes de droite, y compris les alliés de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, dont le régime a effectué des abus atroces.
La tentation doit être forte pour le président Martelly de monter un groupe de loyalistes dans une armée qui lui serait redevable et hostile à ses rivaux.
Les coûts de départ pour établir une armée sont évalués à 95 millions de dollars, c’est une somme énorme dans un pays dont le budget annuel excède à peine 1 milliard de dollars. Il n’est pas clair d’où proviendraient ces fonds. Ce ne serait en aucun cas des États-Unis ni des autres pays donateurs.
Cet argent pourrait être mieux utilisé pour combattre le choléra, enlever les décombres, reloger des milliers de sans-abri et reconstruire des ministères à Port-au-Prince.
Haïti a vraiment un problème de crime; sa police à 8,400 hommes est inadéquate dans un pays de 9 millions. Ce serait mieux que M. Martelly s’attèle à renforcer et à professionnaliser la police au lieu de penser à reconstituer une institution si étroitement identifiée à la violence, la terreur et la répression qui ont bouleversé Haïti pendant des années.

Traduit de l’anglais par Chanoine Joseph Charles

 

La présidence et le Parlement appelés à assainir leurs rapports

Vision 2000 / lundi 17 octobre 2011 à 18:16

Les professeurs Roody Edmé et Ted Saint-Dick estiment qu’il est fondamental que  le Parlement et la présidence entretiennent des relations empreintes de respect et de sérénité.

Ils ont renouvelé le souhait que la présidence profite de la semaine de réconciliation lancée récemment pour assainir ses rapports avec les autres institutions  du pays, tout en  respectant la liberté d’expression qui est l’une des conditions sine qua non  pour la réussite de son quinquennat, ont-ils ajouté.

Les deux éducateurs ont assimilé les impudences échangées entre les hommes d’Etat à l’effritement des valeurs morales que connait le pays depuis plusieurs décennies, indiquant toutefois, que ces élus sont sensés être des modèles pour le reste de la société.

 

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