mercredi 19 octobre 2011

19 Oct

Jour 1 de l’ère Martelly-Conille

Mardi, 18 Octobre 2011 21:09 LJO/HPN

Le nouveau gouvernement dirigé par le docteur Garry Conille est entré en fonction, plus de 5 mois après la prise de pouvoir du président Michel Martelly, l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale a été donnée au palais national.

L’installation de la nouvelle équipe gouvernementale s’est tenue sous le signe du « changement et d’un nouveau départ », selon les propres déclarations de M. Gary Conille, le nouveau Premier ministre.
Des figures du cabinet sortant, des parlementaires et des membres du corps diplomatique ont assisté à la cérémonie qui consacre l’arrivée de ce nouveau gouvernement, le premier du quinquenat du président Michel Martelly.
“Je prends aujourd’hui les rênes du gouvernement du renouveau et de la renaissance haïtienne”, a déclaré M. Conille qui  s’est dit prêt à assurer sa nouvelle fonction.
Pour le président Martelly, l’entrée en fonction du nouveau gouvernement est “le terme d’un long processus, laborieux, instructif et exaltant”. En effet, Garry Conille a été la troisième personne que le président avait désignée à ce poste.
Composition du nouveau cabinet ministériel.

1-Thierry Mayard-Paul : Ministres de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la défense

2-Daniel Suplice :  Ministre à la présidence, chargé des Haïtiens vivants à l’étranger

3-Laurent Lamothe : Ministre des Affaires étrangères et des Cultes

4-André Lemercier George : Ministre de l’Economie et des Finances

5-Wilson Laleau : Ministre du Commerce et de l’Industrie

6-Florence D. Guillaume : Ministre de la Santé publique et de la population

7-Josué Pierre-Louis : Ministre de la Justice et de la sécurité publique

8-Réginald Paul : Ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle

9-Hébert Docteur : Ministre de l’Agriculture des ressources naturelles et du développement rural

10-Jacques Rousseau : Ministre des Travaux publics, transport, Energie et communication

11-Stéphanie Villedrouin : Ministre du tourisme

12-Joseph Ronald Toussaint : Ministre de l’Environnement

13-François Michel Lafaille : Ministre des Affaires sociales et du travail

14-Marie Yanick Mézil : Ministre à la Condition féminine et des droits des femmes

15-René Jean Roosvelt : Ministre à la jeunesse, au sport et à l’action civique

16-Choiseul Henriquez : Ministre de la Culture et de la communication

17-Ralph Ricardo Théano : Ministre à la présidence chargé des Relations avec Parlement

18-Jude Hervé Day : Ministre de la Planification et de la coopération externe

 

« Pas de table rase »: Bellerive exhorte à la continuité

Mardi, 18 Octobre 2011 22:09 LJO/HPN

Le Premier ministre sortant Jean Max Bellerive exhorte le nouveau gouvernement à inscrire ses actions en continuité à ce qu’avait commencé son gouvernement, en marge de l’investiture du nouveau cabinet ministériel mardi soir.

“Nous espérons que ce ne sera pas la politique de la table rase, et qu’on ne va pas arrêter tout ce qui avait été commencé”, a indiqué M. Bellerive qui dit partir avec le sentiment du devoir accompli.
L’homme fort du gouvernement de Préval affirme que : “les financements, les études et les plans sont là, nous avons préparé tous les éléments pour commencer à travailler”.
M. Bellerive éprouve cependant quelques regrets pour tout ce que  son gouvernement n’a pas pu accomplir. Il est aussi revenu sur les moments difficiles connus, avec le séisme du 12 janvier 2010, l’épidémie de choléra et les élections de novembre 2010.
Ratifié comme premier en novembre 2009, Jean Max Bellerive a été d’abord ministre de la planification et de la coopération externe. Il a coprésidé avec l’ex président américain Bill Clinton, la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, (CIRH). Il se dit prêt à continuer à servir son pays.

 

Le nouveau gouvernement entre en fonction

A la cérémonie d’installation du cabinet ministériel, le Président Michel Martelly a mis en garde contre tout échec de l’équipe dont le chef Garry Conille promet une « gouvernance de refondation et de renaissance » ; une nomination surprise complète la liste des ministres, celle de Jude Hervé Day comme le nouveau titulaire du ministère du plan qui devait être à l’origine le Premier ministre lui-même

Publié le mardi 18 octobre 2011

Le Président Michel Martelly a donné l’investiture mardi après-midi sous le signe du changement et de la refondation au gouvernement du nouveau Premier ministre, Garry Conille, le premier cabinet d’une administration arrivée au pouvoir, il y a cinq mois, et appelée à relever les grands défis de la reconstruction un an et demi après le séisme dévastateur de janvier 2010.

« La nation en a assez d’attendre et n’acceptera pas d’être une nouvelle fois déçue », a averti le chef de l’Etat en s’adressant à l’équipe gouvernementale qu’il a exhortée à se mettre à la hauteur de ses responsabilités et des attentes de la population, lors d’une cérémonie tenue sous une tente au Palais National en ruine et marquée par la nomination tardive de Jude Hervé Day au poste de ministre de la planification et de la coopération externe.

Maintenu dans le flou pendant plusieurs jours, ce poste stratégique devait revenir en principe au Premier ministre.

S’exprimant en présence notamment des membres du cabinet ministériel sortant, du président du Sénat, Rodolphe Joazile, et des membres du corps diplomatique, le Président Martelly a fait la promotion, à l’instar de son coéquipier Garry Conille, du « bien-vivre ensemble ». Il a souhaité que ce concept de cohésion sociale aboutisse à un « mieux-vivre national » en insistant sur la nécessité pour les nouveaux dirigeants de trouver le « supplément d’âme » qu’il faut en vue de « travailler au bien-être de la collectivité ».

Le successeur de René Préval a, une fois de plus, mis en relief les cinq priorités de son mandat qui détermineront les grandes orientations de l’Etat en fonction de ses promesses électorales basées sur l’éducation encore inaccessible à de nombreux jeunes haïtiens, l’environnement en pleine dégradation, l’Etat de droit indispensable à l’amélioration du climat des affaires, la création d’emplois qui va de pair avec la reconstruction et l’énergie, au cœur du développement.

Elogieux envers l’ancienne administration dont il a salué le sérieux durant la période de liquidation des affaires courantes, l’ancien chanteur de Compas « Sweet Micky » affirme qu’une nouvelle page s’ouvre pour le pays au terme d’un processus de transition « long, laborieux, instructif et exaltant » conduit avec succès en dépit de nombreux « obstacles et trébuchements ».

Le dirigeant haïtien s’est présenté comme le « héros et champion » d’une nouvelle approche de la gestion publique voulue, dit-il, par le peuple.

Pour sa part, le Premier ministre Garry Conille a indiqué qu’il prenait la tête d’un gouvernement qui va s’engager dans une « grande entreprise de refondation » sous le leadership de Michel Martelly à qui il a, maintes fois, réitéré sa loyauté.

« Je prends aujourd’hui les rênes d’un gouvernement du renouveau et de la renaissance haïtienne » déterminé à mettre en œuvre une politique capable de répondre aux problèmes multiformes et multidimensionnels de la population, a martelé le fonctionnaire onusien qui a promis que « le soleil va se lever » après avoir qualifié son prédécesseur, Jean-Max Bellerive, de « grand serviteur de l’Etat ».

Parlant d’une « culture du changement » et d’une croisade patriotique auxquelles doivent se joindre les membres du cabinet ministériel et les fonctionnaires publics avec comme boussoles le mérite et la légalité, le médecin de 45 ans dit miser sur « l’unité et la cohésion gouvernementale ». Attendue aussi la « collaboration intelligente » des secteurs vitaux de la nation dont les partis politiques, la société civile et l’université pour relever les grands défis de la reconstruction.

A ce propos, Conille renouvelle la volonté des autorités haïtiennes de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale avec les partenaires internationaux alors qu’il est dépossédé d’un instrument essentiel, le portefeuille de la coopération externe.

Intervenant également à la cérémonie d’investiture, le chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive, a remercié tous ceux qui lui ont permis de se mettre au service des haïtiens, en particulier l’ex-Président René Préval sous l’administration duquel il a été ministre de la planification et Premier ministre.

« C’était un honneur pour moi de servir la république et je lui en suis reconnaissant », a lancé M. Bellerive qui a aussi vivement félicité le Président Martelly pour son « sens aigu de l’Etat » qui l’a guidé dans la gestion des cinq mois de la cohabitation au moment, explique-t-il, où un tel choix pouvait difficilement se justifier aux yeux des partisans de la « rupture ».

Il a enfin salué le travail d’équipe de ses collaborateurs et la solidarité des partenaires d’Haïti du nord et du sud pour l’assistance apportée au pays au lendemain du violent tremblement de terre du 12 janvier.

Troisième choix du chef de l’Exécutif après les échecs successifs de Daniel Rouzier et Bernard Gousse, le Dr Garry Conille -dont le Parlement avait approuvé, la semaine dernière en Chambre séparée, l’énoncé de politique générale- forme désormais avec Michel Martelly un couple au sommet de l’Etat qui pourrait, à terme, faire face à de sérieux risques de divorce, de l’avis de plusieurs acteurs politiques. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti-Gouvernance:

« Conille, la continuité des politiques néolibérales », selon Camille Charlmers

Mardi, 18 Octobre 2011 16:24 AL/HPN

Le coordonnateur général de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA), le professeur Camille Charlmers, a qualifié la ratification du Premier ministre Garry Conille par le Parlement, comme une « véritable défaite pour la démocratie haïtienne ».

Joint au téléphone par Haïti Press Network, le professeur d’économie et de planification sociale à l’Université d’État d’Haïti (UEH), Camille Charlmers, a indiqué que le processus de ratification du Dr Garry Conille, est considéré au niveau de la PAPDA, comme étant une « véritable défaite pour la démocratie haïtienne ».
Selon Camille Charlmers, il était évident que le dossier technique de l’intéressé était comblé de lacunes qui soulevaient de nombreuses interrogations au milieu de divers secteurs de la vie nationale. En plus, a-t-il dit, c’est une ratification qui n’a pas été faite sur le fond des problèmes réels du pays, mais plutôt sur la base d’une série de négociations secrètes entre la Présidence et le parti politique ‘Inite’ dans le cadre d’une étrange alliance politique.
« Rien ne montre qu’il va avoir une rupture réelle avec les anciennes pratiques. Il y a lieu d’être inquiété. Nous avons toujours été témoins des résultats catastrophiques issus des alliances politiques faites sur la base d’intérêts personnels que sur la base de l’intérêt corporatif, sans tenir compte du projet national à défendre », a martelé le professeur Chalmers.
Abordant l’étape de la ratification politique de l’ancien haut fonctionnaire des Nations-unies, le professeur Chalmers, a fait comprendre que la déclaration de politique générale du nouveau chef de gouvernement souffre d’un déficit de connaissance des problématiques locales et régionales qui se présentent.
« À mon avis, a-t-il avancé, la déclaration de politique générale du Premier ministre Conille ne répond pas aux questions centrales des problèmes du pays. Il a énuméré, entre autres, les questions de la souveraineté nationale, de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), de la Minustah et d’une politique économique devant déboucher sur la création de richesse ».
La nouvelle équipe gouvernementale dirigée par M. Conille ne va faire que continuer d’appliquer les politiques néolibérales très souvent dénoncées par la PAPDA durant ces dix dernières années, croit le professeur d’université.
« On ne doit s’attendre à rien de sérieux pour le pays avec cette nouvelle équipe gouvernementale », a conclu Camille Chalmers, plaidant au passage pour l’émergence d’authentiques alternatives populaires de développement en Haïti.
Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr

 

« Nous devons abandonner cette mentalité d’assistés »

Haïti Vedette du 12e Foro de Biarritz, à Saint-Domingue, le président Michel Martelly a révélé ses ambitions pour le pays

 Le président Martelly en compagnie d'une fan, lors de la clôture du Foro de Biarritz, à Saint-Domingue.  photo O. B.

Le président Martelly en compagnie d’une fan, lors de la clôture du Foro de Biarritz, à Saint-Domingue. photo O. B.

Qui est Michel Martelly, nouveau président d’Haïti ? Il faut en effet le suivre ! Ces derniers jours, l’ex -chanteur, le roi du compas, a annoncé qu’il voulait recréer une armée de 3 500 hommes et lancer un processus de réconciliation nationale avec les anciens présidents, de Jean-Bertrand Aristide au général Namphy, en passant par Prosper Avril, Boniface Alexandre et Jean-Claude Duvalier. Populaire ou populiste, c’est selon, l’homme a en tout cas marqué les esprits lors du 12e Foro de Biarritz, ces rencontres Europe-Amérique latine qui viennent de se tenir en République dominicaine. Entouré de nombreux conseillers nord-américains et d’une garde rapprochée très pointilleuse, le leader, qui veut réveiller la fierté de son pays, a répondu à quelques questions.

« Sud Ouest ». Pourquoi êtes-vous venu au Foro de Biarritz ?

Michel Martelly. Je saisis toutes les opportunités pour parler positivement de mon pays, surtout devant une instance qui regroupe 38 pays et des décideurs importants. Dans le passé, on a donné une image sombre d’Haïti. C’était toujours des problèmes de violence, de pauvreté, de catastrophes humanitaires et naturelles. Aujourd’hui, je veux montrer que mon pays a un potentiel de richesses sur le plan humain, culturel, touristique, économique, environnemental. Dans l’histoire, nous avons été capables de changer le cours de l’humanité en menant le combat de la libération des esclaves, la première guerre de libération coloniale. Le thème du Foro était la recherche d’un nouveau modèle de développement pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Cela nous concerne. Je veux faire d’Haïti un modèle de développement durable.

Au Foro, vous avez lancé un appel non pas à l’aide mais plutôt à l’investissement privé, pourquoi ?

Nous devons abandonner cette mentalité d’assistés. Par le passé, on a quémandé de l’argent. Résultat : on a réalisé de mauvais investissements. Le pays s’est retrouvé avec des dettes colossales et un taux de chômage élevé, avec tous les problèmes de violence et de pauvreté qui vont avec. L’Haïtien est honnête et travailleur. Il demande qu’on lui donne sa chance. Haïti est ouvert aux investisseurs qui créent des emplois durables. Nous avons besoin de routes, d’industries, de ports, d’hôtels, d’aéroports et d’écoles. Haïti est ouvert aux affaires et je m’engage à sécuriser ces investissements.

Sans gouvernement pendant des mois, comment avez-vous fait ?

Aujourd’hui, Haïti est plein d’espoir et de volonté de changement. Malgré cinq mois sans gouvernement, j’ai pu emmener par exemple 572 000 élèves à l’école gratuitement. L’éducation est une priorité. On se sent mieux. On est uni. On a fini par obtenir un vote unanime pour notre Premier ministre. Aujourd’hui, on a l’impression que les partenaires comprennent les priorités. L’Espagne a lancé un projet d’usine de traitement de l’eau de 2 millions de dollars. Quelqu’un a déclaré que le terrain sur lequel ce projet devait se construire était le sien. J’ai décidé de poursuivre le projet sans attendre et de confier à la justice le soin de trancher. Le même scénario s’est reproduit dans le cadre d’un projet du parc sportif du Comité international olympique. La justice tranchera là encore. Pour moi, un ballon change la vie d’un enfant, le sort de la rue. C’est une opportunité d’avoir des athlètes, d’apprendre à vivre ensemble. Le monde entier est en train de comprendre qu’il y a un président en Haïti qui a la fougue, qui a la volonté, qui s’entoure de jeunes capables.

Quelles sont vos relations avec Leonel Fernandez, votre voisin ?

Excellentes. Il est impératif de coopérer et travailler ensemble. Nous partageons la même Terre. En plus, j’ai l’impression que le président de la République dominicaine a une vraie fraternité pour Haïti. Il nous a fait don d’une nouvelle université. Il m’a épaulé à chaque fois que nous étions au bord de la crise. Je compte supporter sa proposition de bannir les spéculations sur les denrées alimentaires et le pétrole au niveau mondial.

Pourquoi lancer cette réconciliation avec les anciens présidents ?

Quand on regarde l’histoire, une grande partie des malheurs de mon pays vient du fait que nous n’avons hélas pas cessé de nous battre, non pas contre un ennemi extérieur, mais entre nous. Dernièrement, dans la Constitution, était inscrite l’exclusion d’une grande partie des forces vives et de la population. Moi je souhaite que l’on s’entende pour avancer. Mettre autour d’une table les anciens présidents, ça va envoyer un signal positif fort dans la population.

La chanson, c’est fini ?

Oui, j’ai décidé de changer de vie. J’ai été un artiste controversé. Ma carrière de musicien m’a beaucoup aidé. Par les contacts privilégiés que j’avais avec les gens, j’ai pu connaître leurs difficultés. Je trouve que c’est plus facile de régler les problèmes politiques que de faire un disque. Ces problèmes sont plus graves mais le mot « impossible » n’a jamais fait partie de mon vocabulaire.

Recueilli par Olivier Bonnefon, à Saint-Domingue

 

Haïti, pays le plus touché par le choléra, selon un envoyé de l’ONU

Publié par Associated Press le mardi 18 octobre 2011 à 22h44.

PORT-AU-PRINCE, Haïti – À peine un an après que la maladie se soit manifestée sur l’île des Caraïbes, Haïti est maintenant le pays le plus touché par le choléra sur la planète, selon l’envoyé spécial adjoint des Nations unies sur le territoire haïtien.

Le docteur Paul Farmer a affirmé à l’Associated Press que la maladie touchait plus de 450 000 personnes dans ce pays de 10 millions d’habitants, ou presque cinq pour cent de la population. Six mille personnes en sont décédées.
M. Farmer a aussi expliqué que le choléra était en voie de devenir la maladie infectieuse la plus mortelle dans le pays.
Selon lui, il s’agit d’une progression spectaculaire de la maladie. Haïti, qui n’était pas touchée par la maladie, a pris la première place mondiale en seulement un an, a-t-il exposé. Au Bangladesh, un pays durement touché par la maladie, 100 000 à 300 000 personnes contractent chaque année le choléra.
Le choléra est sur le point de devenir endémique en Haïti, selon le docteur Farmer, qui attribue la situation catastrophie à l’état du réseau de distribution d’eau potable, pour le moins déficient.
Il n’y avait aucun cas de choléra documenté en Haïti avant le début de l’éclosion, il y a exactement un an.
Des preuves suggèrent que la maladie serait entrée en Haïti via des casques bleus du Népal. Le choléra se serait ensuite répandu dans tout le pays à travers le plus important fleuve du territoire, parce qu’un contracteur haïtien n’aurait pas désinfecté adéquatemment le camp militaire.
Selon Médecins sans frontières, le nombre de personnes atteintes du choléra fluctue toujours de façon dangereuse. Par exemple, le groupe a rapporté avoir traité 281 patients pour le choléra à Port-au-Prince dans la dernière semaine d’août. Seulement un mois plus tard, ce nombre est passé à 840 par semaine.

 

Le Club de Madrid pour un consensus national

Mardi, 18 Octobre 2011 14:13 AL/HPN

Le Club de Madrid, a félicité le Premier ministre Garry Conille et salué son souhait de vouloir parvenir à un consensus national, dans une note du 17 octobre 2011 et soumise à Haïti Press Network.

« Les membres du Club de Madrid adressent toutes leurs félicitations au nouveau chef du gouvernement haïtien. Le Club de Madrid lui souhaite du succès et formule le vœu que cette nomination et ce nouveau gouvernement s’accompagnent de temps meilleurs pour le pays et pour les Haïtiens », lit-on dans la note électronique.
Le Club de Madrid, indique-t-on, fort de l’expérience de ses 87 membres, anciens dirigeants démocratiques issus de 60 pays du monde entier, souhaite rassurer le nouveau Premier ministre de son plein soutien et de son entière disponibilité à accompagner Haïti sur la voie de la reconstruction et au-delà du développement.
Le Club de Madrid a salué également l’initiative du nouveau chef de la Primature conjointement avec le président de la République, Michel Martelly, de prôner un « pacte du bien-vivre ensemble » dans la société. Un projet qui, selon le Club, pourrait conduire à un accord tant souhaité par de nombreux secteurs.
Pour les membres du Club de Madrid, il s’agit d’une formidable opportunité que les Haïtiens ne sauront manquer et qui peut signifier le renouveau d’une Haïti prospère et démocratique. Par ailleurs, ils se disent prêts à soutenir et contribuer au succès de cette démarche haïtienne.
« Nous invitons tous les acteurs politiques et sociaux d’Haïti à faire preuve de bonne volonté et à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour arriver à des accords aussi spécifiques que possibles pour fixer les bases du futur que tous souhaitent pour Haïti et pour les Haïtiens », ont-ils conclu.

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

mardi 18 octobre 2011 à 17:06

images (63)Comme annoncé, le nouveau gouvernement a été installé ce mardi au Palais national. Une nouvelle équipe qui doit se mettre immédiatement au travail selon le président Michel Martelly.

Dans son discours d’adieu, le premier ministre sortant, Loseph Jean Max Bellerive s’est déclaré réjoui de céder le maillet à son successeur. Il a exhorté le docteur Conille à tout faire pour justifier la confiance placée en lui par le président, Michel Joseph Martelly.

Pour sa part, le nouveau premier promet de se surpasser pour aider le président Martelly à atteindre ses objectifs. Pour cela, Garry Conille dit compter sur le dynamisme de ses collaborateurs.

Le premier ministre Garry Conille n’a pas réussi à garder le portefeuille du ministère de la planification et de la coopération externe. Offert au premier ministre sortant, Jean Max Bellerive, ce dernier l’a de préférence confié à son ancien chef de cabinet Jude Hervé D.

Une pluie de réactions suite à la menace de Michel martelly de faire preuve de cynisme si c’est nécessaire pour faire respecter la fonction présidentielle. Certains députés estiment que ces propos ne sont pas dignes d’un président.

Pour certains dirigeants politiques, de telles déclarations, venant du chef de l’Etat, pourraient constituer un obstacle majeur à l’établissement d’un climat politique stable dans le pays.

Célébration ce mardi 18 octobre de la journée mondiale de l’alimentation. Le thème retenu: Prix des denrées alimentaires, de la crise à la stabilité. En Haïti, la population fait face à l’insécurité alimentaire et le problème ne sera pas résolu sans une réelle volonté des autorités locales selon le représentant de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation, FAO, en Haïti.

 

Haïti devant l’EPU : le respect des droits de l’homme passé à la loupe

18 octobre 2011

Le 13 octobre 2011, Haïti a présenté, devant le Conseil des Droits de l’Homme (CDH), à Genève, dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU), son rapport sur la situation des droits de l’homme. Un rapport qui fait état des progrès enregistrés et des défis persistants qui freinent  les efforts de l’Etat en la matière. Occasion pour la délégation haïtienne de bénéficier de recommandations d’autres pays membres du Conseil. Objectif : faire de l’amélioration des droits des Haïtiens une réalité.

Photo : Logan Abassi – UN/MINUSTAH

Comme le stipule le rapport présenté par la délégation haïtienne devant le CDH, Haïti accorde une valeur supra-législative aux Conventions internationales auxquelles elle est partie. En effet, la Constitution de 1987 en plus d’avoir aboli toutes les lois qui permettaient la répression politique, consacre plusieurs chapitres aux droits fondamentaux des Haïtiens.

Ainsi sont reconnus et garantis: « le droit à la vie, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à l’information, le droit à la sécurité,  le droit à la propriété,  la liberté individuelle, la liberté d’expression, la liberté de conscience, la liberté de réunion et d’association, la liberté du travail et le recours en habeas corpus ».

Haïti est aussi partie aux instruments adoptés au niveau régional par l’Organisation des Etats Américains (OEA) tels que la Convention interaméricaine sur la concession des droits politiques à la femme (ratifiée le 5 août 1957); la Convention américaine relative aux droits de l’homme (ratifiée le 18 août 1979); la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre les femmes (ratifiée le 3 avril 1996).

Au plan international, Haïti a signé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et est partie à plusieurs instruments internationaux sur les droits  de l’homme, adoptés au sein des Nations Unies. A cela s’ajoute le « renforcement, depuis une décennie, de la coopération entre Haïti et les mécanismes œuvrant dans le domaine des droits de l’homme des Nations Unies ».

Dans la mise en œuvre de ses politiques de promotion et de protection des droits de l’homme, l’Etat haïtien fait face à de nombreux obstacles et contraintes. L’on peut citer en exemple « le faible taux de croissance entraînant la pauvreté, la faiblesse du système judiciaire et du système éducatif, la faible couverture sanitaire, la fréquence des catastrophes naturelles,  l’instabilité politique, la problématique du logement,  la corruption,  l’impunité et les lacunes du système judiciaire, la détention préventive prolongée, la récurrence de la surpopulation carcérale ».

Face à ces défis, l’Etat haïtien s’est engagé à «réformer le système judiciaire, améliorer le système carcéral, organiser et augmenter l’offre scolaire, augmenter et répartir les ressources humaines en santé à travers le territoire, augmenter l’offre de logement et la relocalisation des sinistrés ».

Au nombre des recommandations dont a bénéficié la délégation haïtienne, celles de la délégation de la République du Sri Lanka, qui encourage Haïti « à poursuivre ses efforts en vue de la réduction de la pauvreté telle que stipulé dans la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté de 2007 et de continuer à combattre la violence faite aux femmes, jeunes filles et enfants ».

Quant au Représentant permanent de la France, il met en relief  le fait qu’« entre  20 et 40% des Haïtiens sont dépourvus de documents d’état-civil, ce qui entrave l’exercice de nombre de leurs droits les plus élémentaires. Par ailleurs, de nombreux enfants d’Haïtiens résidents en République Dominicaine naissent apatrides ». Il recommande, en outre, aux autorités haïtiennes de continuer à coopérer avec l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme.

Pour sa part, le Représentant permanent de l’Algérie à Genève, souligne que, devant la multitude des défis à relever par Haïti, « la poursuite de l’accompagnement international des efforts de ce pays se pose comme une nécessité vitale ». Et le Représentant permanent de l’Algérie de recommander, entre autres, à Haïti de « mettre à profit les programmes d’assistance disponibles notamment au niveau du système des Nations Unies pour la concrétisation des priorités nationales définies en matière des droits de l’homme et d’examiner la possibilité d’adhérer au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels».

Autre recommandation, celle de la Belgique qui plaide, entre autres, en faveur de la ratification par Haïti de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants.

L’occasion pour la délégation haïtienne de « réitérer son « engagement pris vis-à-vis des organes et mécanismes de droit de l’homme dont l’Examen Périodique Universel (EPU) » tout en promettant de porter les recommandations formulées à l’attention de d’Exécutif.

En tant que nouveau mécanisme de défense des droits de l’homme, l’Examen Périodique Universel (EPU) permet au Conseil des Droits de l’Homme (CDH) d’évaluer, tous les 4 ans, la situation des droits de l’homme dans les 193 Etats membres de l’ONU. Une consultation nationale autour de ce sujet avait été organisée le 16 juin 2011 à Port-au-Prince, par le gouvernement haïtien, avec l’appui des Nations Unies.

De par sa mission, l’EPU rappelle aux Etats leur responsabilité de respecter pleinement et de mettre en œuvre tous les droits de l’homme et libertés fondamentales, l’objectif ultime de l’EPU étant d’entretenir avec ces Etats un dialogue permanent en vue améliorer la situation des droits de l’homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’homme, où qu’elles se produisent.

Rédaction : Uwolowulakana Ikavi
Edition : Habibatou Gologo

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