jeudi 20 octobre 2011

20 Oct

Martelly, vedette de la rentrée gouvernementale

Le président Martelly installe le Premier ministre Conille à la Primature

Le président Martelly installe le Premier ministre Conille à la Primature

Le président Michel Joseph Martelly refuse l’ombre. Le congé des caméras et des magnétophones qu’impose sa fonction pour éplucher les dossiers, s’enquérir de l’état réel de la République, trop peu pour lui. En véritable marathonien, il a, le mercredi 19 octobre 2011, éclipsé Garry Conille, cantonné, non sans quelques désaccords sur le ton, dans son rôle de second.
Le président Martelly, attentif, écoutait son chef de gouvernement dans un exercice d’affirmation de son autorité. « Les fruits devront tenir la promesse des fleurs », a prévenu le Premier ministre Conille à Stéphanie Villedrouin, en charge du portefeuille du Tourisme.
Le chef du gouvernement, caressant des rêves de capter une partie des milliards que génère l’industrie touristique dans la caraïbe, a enfoncé le clou. « Le peu de moyens dont dispose votre ministère ne sera nullement considéré comme un prétexte pour justifier un échec éventuel du programme de relance touristique », a ajouté Garry Conille avant d’essuyer un désaveu mouillé de rire de la part de Martelly.
« On ne peut pas échouer. Je ne dirai pas que vous n’avez pas le droit à l’échec comme le PM. Cela avait l’air d’une menace », a lancé Martelly, élogieux envers Stéphanie B. Villedrouin à cause de son dynamisme, de son esprit d’équipe. « Tout comme le PM, je vous dirais que l’heure est aux résultats », a nuancé Martelly. Mais, le terrain est marqué et le véritable et unique chef à bord l’a reprécisé.
Le président Martelly, avant le ministère du Tourisme, a participé et dans certains cas créé l’animation dans les autres cérémonies d’installation comme son duo avec Jean Coulange au ministère de l’Education nationale . Celles des titulaires de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, de la Justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, des Finances André Georges Lemercier, de l’Education nationale, Réginald Paul, de la Planification, Jude Hervé Day, du Commerce Wilson Laleau, des Haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, et du ministère à la Condition féminine, Yanick Mézile, ont aussi été très animées.
Maitrisant très bien l’exercice devant les caméras, le chef de l’Etat a rendu hommage à des ministres sortants dont Paul Antoine Bien Aimé dans un grand élan d’élégance. « Le ministère est comme chez vous », a en effet indiqué le président après avoir salué le travail méritoire de M. Bien-Aimé. Et, au Tourisme, il a, dans la même veine demandé à Patrick Delatour de ne pas trop s’écarter du ministère. « J’espère que l’expérience acquise restera au service de la nation. Restez prêt de nous, n’allez pas trop loin », a déclaré le président Michel Joseph Martelly, heureux de sa nouvelle et belle amitié avec le sénateur Joseph Lambert, l’ennemi d’hier.
Le président Martelly, au ministère à la Condition féminine et aux droits de la femme, a rendu un hommage à l’ex-ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue avec qui il était en froid. Le président a même invité « Man Lolo » a prendre la parole après lui.
As de la communication, le président Martelly, dans son marathon pour installer les ministres, ce qui a provoqué des bouchons de circulation monstre dans la capitale, a réussi la rentrée gouvernementale. En rapellant qu’il est le maitre à bord, même si certains continuent de croire que Garry Conille lui a été imposé. Gary Conille saura-t-il accepter d’être au second plan ? On est qu’au jour 2 du tandem…
Sur un autre front, Martelly a profité de cette journée pour faire des petites et des grandes annonces. L’armée revient le 18 novembre et la presse aura de temps à autre le « loisir » de s’apesantir sur ses gros mots, a-t-il dit lors de cette journée dont le ton était au rassemblement, aux louanges pour les sortants avec un zeste d’amusement envers la presse.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Discours d’investiture du Premier ministre Garry Conille

Excellence, Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président de la Cour de Cassation,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de la Chambre des Députés,
Monsieur le Premier Ministre sortant,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Secrétaires d’Etat,
Messieurs les Juges de la Cour de Cassation,
Honorables Sénateurs,
Honorables Députés,
Mesdames, Messieurs les Membres du Corps Diplomatique,
Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies,
Mesdames, Messieurs les Membres du Corps Consulaire ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des organisations internationales,
Mesdames, Messieurs les Membres des Grands Corps de l’Etat,
Mesdames, Messieurs les représentants des partis politiques,
Mesdames, Messieurs les Représentants des organisations de la société civile,
Mesdames, Messieurs,
Mes Chers concitoyennes et Concitoyens,
Cela fait déjà quatre longs mois que la nation entière attend le soulagement et l’espérance que l’investiture d’un nouveau gouvernement, venant compléter l’élection d’un nouveau President, devrait lui apporter. La cérémonie du jour marque la fin de cette longue attente. J’éprouve donc une immense satisfaction à mettre toutes mes forces de patriote intégral au service de mon pays.
Entre les angoisses rétrospectives des aléas de la ratification et les exquises appréhensions du premier pas à franchir sur le chemin de la gouvernance politique, il m’est donné de mesurer l’ampleur des défis et des enjeux, de même que l’immensité des responsabilités qui pèsent sur la nouvelle équipe gouvernementale que j’ai le privilège de diriger.
En cette heure solennelle d’intense émotion et de dépassement, je tiens à rendre hommage au Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph Michel Martelly. Après m’avoir fait l’honneur de me désigner comme Premier Ministre, il a démontré sans équivoque sa clairvoyance et sa détermination dans la ligne droite de son choix et de son soutien.
Je salue également le sens hautement patriotique des Parlementaires. Ils ont transcendé les clivages et les sensibilités politiques, ainsi que les intérêts partisans, pour m’accorder leur confiance sur des questions vitales qui tiennent tant à coeur la nation souffrante et impatiente.
Je tiens à remercier le Premier Ministre sortant, Jean Max Bellerive, pour les propos élogieux qu’il a eus à mon endroit. Jean-Max, je l’avoue, me laisse une succession difficile à assumer et à gérer si je ne prends tout de suite le parti d’élever la barre au-dessus de la commune mesure. Traversant avec un panache exceptionnel l’éprouvante solitude de la Primature, il a dominé le jeu politicien et la rumeur des factions pour marquer son passage de l’empreinte d’un homme d’Etat serein et sensible, voué au service d’autrui et de la République. C’est avec le sentiment du devoir magistralement accompli au bénéfice des populations haïtiennes, surtout dans les lendemains douloureux de la catastrophe du 12 janvier, qu’il rentre aujourd’hui sous la tente pour un repos bien mérité, mais qui ne peut être que provisoire, car la République de la refondation nationale ne pourra pas se passer des talents et des éminentes qualités de coeur et d’esprit que ce grand serviteur cache sous sa profonde humilité.
Mesdames, Messieurs,
Le moment est venu pour moi d’assumer mes fonctions à la tête du nouveau gouvernement chargé de conduire la politique de la nation, sous le leadership du Président de la République. Je voudrais, en cet instant présent, lui renouveler l’assurance de mon engagement à l’accompagner dans sa campagne mobilisatrice et sa quête inlassable de bien-être durable, placées sous le signe du changement, au seuil d’un nouveau cri et d’un nouveau départ.
Dans ce contexte, je prends aujourd’hui les rênes d’un gouvernement du renouveau et de la renaissance haïtienne, composé de femmes et d’hommes, profondément imbus des contraintes et des impératifs de l’heure. Je voudrais profiter de l’occasion pour leur présenter mes félicitations et leur dire toute ma fierté d’être assisté d’une équipe de citoyens et citoyennes pétris de compétences et d’ expériences, prêts à s’acquitter de leurs devoirs, dans l’intérêt bien compris de la population haïtienne en quête permanente et légitime de bien-être matériel, social, économique et spirituel.
Ensemble, nous allons mettre en oeuvre la politique gouvernementale, dans la recherche constante des solutions les plus appropriées à la problématique haïtienne, multiple, multiforme et multidimensionnelle. Les objectifs et les stratégies sont bien connus ; ils ont été clairement exprimés aux comices et aux urnes du 20 mars 2011 ; ils ont été largement et longuement explicités les 13 et 14 octobre dans l’énoncé de politique générale présenté et consacré au Parlement haïtien, en des séances de haute facture civique et dialectique. A ce compte, je renforcerai l’appareil gouvernemental pour une application intelligente et soutenue des politiques publiques qui garantissent à tous le droit à de meilleures conditions de vie.
Dans la pleine conscience d’une incontournable obligation de performances et de résultats immédiats, le gouvernement s’investit délibérément dans la mise en oeuvre des priorités édictées par le Chef de l’Etat et qui constituent les fondamentaux stratégiques du relèvement national. Nous sommes déterminés à mobiliser toutes les énergies nationales dans une croisade patriotique du BIEN-VIVRE-ENSEMBLE, soutenu par les piliers de l’Education, de l’Emploi, de l’Etat de droit et l’Environnement régénéré.
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat.
Par l’entremise du Parlement, nous avons signé un contrat collectif avec le peuple haïtien pour matérialiser la politique de changement prônée par le Président de la République. Ce paradigme du changement irriguera toutes les artères de l’action gouvernementale. Il inspirera et illustrera nos postures et tous les actes que nous serons appelés à poser à la tête du gouvernement.
Je vous demande donc, Mesdames et Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat, de participer vaillamment à cet effort commun pour promouvoir et alimenter cette culture du changement dans les sphères d’activités relevant de vos compétences respectives.
Le même effort est sollicité de tous les Directeurs Généraux de l’Administration publique comme de tous les fonctionnaires et employés de l’Etat, chargés de prolonger jusque dans la plus étroite proximité des populations les bénéfices attendus de la politique gouvernementale. Cela implique le maintien d’un équilibre intelligent entre les exigences de la bonne gouvernance et la satisfaction des besoins sociaux de base ; cela implique aussi l’obligation d’un choix courageux entre la préparation méthodique de l’avenir et la gestion d’un présent truffé de frustrations et d’insatisfactions trop longtemps entretenues.
Les lourdes responsabilités que nous partagerons au sein du gouvernement commandent à chacun de nous, dans un esprit de service public, une mutation profonde et positive d’attitudes et de mentalité dans la gestion de la chose publique, dans nos rapports inter-personnels, dans nos relations avec nos collaborateurs, avec les administrés et avec la population.
A ce propos, je réitère l’engagement de mon gouvernement de rester ouvert à tous les secteurs, réellement intéressés à la cause du redressement national. Je citerai, entre autres, le secteur privé, les partis politiques, la jeunesse, l’université, les associations de la société civile, les organisations de base, et j’en passe… Il incombe au gouvernement d’assurer le relais de leurs justes aspirations et de leurs revendications bien souvent légitimes.
Je veillerai en conséquence au respect du principe d’égal accès des citoyennes et des citoyens au service public, aux emplois publics et aux marchés publics. La République du changement prônée par le Chef de l’Etat est une République de l’égalité qui crée l’incitation à la participation démocratique ; c’est une république inclusive, où la seule sélection s’opère par le travail, par l’effort et par le mérite, sans aucune autre considération fondée sur le sexe, la couleur, la naissance ou l’idéologie.
Mesdames, Messieurs,
Les attentes de la population sont nombreuses. Nous avons l’impérieux devoir d’y apporter des réponses concrètes et conformes à la défense de l’intérêt général.
Aussi, par-delà les déclarations d’intention servant de fil conducteur à nos démarches, le gouvernement doit-il immédiatement passer à l’action dans la poursuite accélérée des objectifs identifiés et ciblés. Chacun de nous mesure déjà la haute portée patriotique de la mission à lui confiée et de l’ampleur de la besogne à abattre.
A cet égard, mon souci majeur consistera à sauvegarder constamment l’harmonisation et la cohésion gouvernementale et surtout l’unité d’action, éléments indispensables à la coordination et au succès de l’action gouvernementale, étant bien entendu que ce succès est aussi conditionné par la collaboration intelligente de tous les secteurs vitaux de la société haïtienne.
Je ne terminerai pas sans rappeler à nos amis de la communauté internationale ici présents tout l’intérêt que le Gouvernement attache à la coopération bilatérale et multilatérale dans le cadre de l’aide publique au développement. Je voudrais d’ores et déjà les remercier pour leur appui et leur encadrement dans l’oeuvre de reconstruction nationale à laquelle va prioritairement s’atteler le gouvernement de la République.
Le dernier mot de mon allocution sera une note d’espoir à l’adresse de la nation haïtienne qui soupire depuis trop longtemps dans les ténèbres de l’ignorance et de la pauvreté. Je lui demande de garder la foi en l’avenir, car la nuit la plus longue et la plus noire n’empêche pas le soleil de se lever. Je lui redis avec force et conviction qu’il n’est point nécessaire à un pays d’être étendu et nombreux pour être catalogué dans la liste des grands ; il lui suffit d’être habité par un peuple fier et valeureux, et qu’il soit conduit par un chef avisé et dynamique, qui sache lui proposer de grandes ambitions. Pour ma part, je veux lui garantir de ma ferme détermination et de ma totale disponibilité à m’acquitter de ma tâche pour son plus grand bien, et d’appuyer sans faille le Président de la République dans sa quête de bien-être collectif et dans sa grandiose entreprise de refondation nationale.
Merci.
Dr Garry CONILLE, Premier ministre

 

Discours du Premier Ministre Conille à l’occasion de son installation

20/10/2011 09:52:50

Haïti - Politique : Discours du Premier Ministre Conille à l'occasion de son installationHier, mercredi le nouveau Premier Ministre d’Haïti, le Dr. Garry Conille a été installé à la Villa d’Accueil, à cette occasion il a dans son discours de circonstance prôné une collaboration professionnelle et franche, il a dit que sa gestion serait basé sur des résultats concrets et palpables, qu’il est un homme de dialogue… La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence entre autres du Chef de l’État, Michel Martelly.
Extrait du discours du Premier Ministre Garry Conille à l’occasion de son installation à la Villa d’Accueil
«…Avec vous je pars avec enthousiaste à la conquête de lendemain meilleur dans une nouvelle Haïti revigorée et revisitée sous l’action conjuguée de toutes ses filles et de tout ses fils qui ne savent plus rien bien au fond s’ils sont Lavalasse ou Macoute, de droite, de gauche, de centre mais qui à l’heure de la réconciliation du Président Martelly se reconnaissent purement et simplement comme des haïtiennes et des haïtiens authentiques et de bonne volonté, je vous invites à m’accompagner tout au long de cette nouvelle marche initiée par le Président de la République au nom de l’haïtianité retrouvée et raffermie […] laissons derrière nous nos vieilles querelles, nos différents artificiels, nos aversions et méfiance réciproque. Partons tous ensemble à l’assaut des plateformes que représente l’idée démocratique et le progrès économique et social. Car la fidélité de cette idéale, telle sera notre règle, le bien publique, tel sera notre but, l’intérêt général, tel sera notre boussole.
Professionnalisme et franche collaboration feront le succès de sa mission
Mes chers collaborateurs me voici donc arrivé au bout de la longue marche à la Primature, aussi voudrai-je ce matin solenniser ma première rencontre, mon premier face-à-face avec vous, vous les principaux intéressés avec qui je vais travailler dans les prochains mois. Hier encore des amis tenaient à mon endroit des mots d’encouragement et m’exprimaient des souhaits de succès mais j’ai toujours eu la prudence, disons mieux la sagesse de leurs répondre que le succès de ma mission dépendra en grande partie du professionnalisme et de la franche collaboration des cadres de la Primature, de leurs savoir faire et de leurs attachement au travail.
Un sens poussé du travail accompli
S’il y a un principe qui m’a sens cesse guidé durant toute ma carrière professionnelle , c’est un sens poussé du travail accompli, le sens des résultats obtenus, c’est pourquoi j’entends prioriser une gestion sur des résultats concrets et palpables.
Mesdames, Messieurs, je me prépare à engager une grande bataille dans un contexte national et international particulièrement difficile, les défis de la reconstruction sont immenses, la détermination à travailler ensemble par delà les clivages politiques et idéologiques allié à la bonne disposition des partenaires de la communauté international reste la seule garantie de notre réussite.
Un cabinet ministériel compétent
Force et de reconnaitre que j’ai le privilège d’être secondé par un cabinet ministériel où les compétences individuelles des membres se passe de commentaires. Il s’agit maintenant pour moi de coordonner avec autant d’efficience que d’efficacité leur actions et d’opérationnaliser la vision stratégique du président fondée principalement sur la logique des 4E, Éducation, Emploi, Environnement et État de Droit.
Un grand défaut, celui d’évaluer constamment la qualité du travail
Mesdames, Messieurs je m’en voudrais de ne pas vous avertir d’un grand défaut que j’ai en tant que professionnel, c’est celui d’évaluer constamment la qualité du travail de mes collaborateurs, de mesurer les indices de performances, ces obsessions me portera aussi à évaluer les conditions objectives de travail et suivant les cas d’apporter les correctifs nécessaires, car je sais pertinemment que la performance d’un professionnel dépend aussi et en grande partie des conditions salariale optimale, oui je le sais, je me pencherais sur ce problème qui a toute son importance dans ce contexte de crise généralisée et de cherté de la vie.
Un homme de dialogue qui ne compte pas s’enfermer dans sa tour d’ivoire
[…] je suis un homme de dialogue donc je ne compte pas m’enfermer dans ma tour d’ivoire et prendre les décisions sans un minimum de consensus au préalable, non ce n’est pas mon style. Pour avoir travaillé longtemps dans le circuit international je connais les vertus de la parole, le pouvoir des mots, la noblesse de l’écoute de l’autre et la grandeur de prendre une décision avec l’accord général. Ainsi mes portes seront toujours grandes ouvertes pour les membres du personnel, qui tout en respectant les normes et procédures établis souhaiteront dialoguer avec moi sur un sujet spécifique.
Un fonctionnement dans la droiture
Mesdames Messieurs les cadres, Mesdames Messieurs du personnel de soutien encore une fois je vous affirme ma détermination à faire fonctionner cette Primature dans la droiture en respectant le droit des uns et des autres, dans le respect mutuel, la franche collaboration […] sans la méfiance qui a toujours caractérisée traditionnellement les relations de travail dans l’administration publique haïtienne. Je compte sur votre collaboration et je vous remercie d’avance de l’excellente qualité de travail qui sera fournie… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4059-haiti-politique-installation-du-premier-ministre-a-la-villa-d-accueil.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito

Haïti: Quand Michel Martelly modifie la procédure

Vingt-quatre heures après l’investiture du cabinet ministériel au palais national, le président de la République a procédé à l’installation du Premier ministre et des membres du cabinet ministériel. Pour la première fois, un président de la République ne laisse pas au Premier ministre l’opportunité d’installer les membres de son gouvernement. Depuis l’investiture du gouvernement du Premier ministre Martial Célestin en février 1988 jusqu’à celle de Jean-Max Bellerive en octobre 2009, c’est le Premier ministre qui procédait à l’installation des membres de son cabinet.
Jeudi dernier, lors de la présentation de la politique générale du Premier ministre Garry Conille à la Chambre haute, des sénateurs avaient conditionné l’ouverture de la séance à la nomination des membres du cabinet ministériel par arrêté présidentiel. Cette injonction de la majorité parlementaire avait été considérée comme un accroc à la procédure régulière, car en aucun cas pareille décision n’avait été imposée par un groupe parlementaire avant l’approbation des deux assemblées législatives sur la politique générale du Premier ministre. Michel Martelly a été contraint de nommer par arrêté présidentiel les membres du cabinet ministériel. A partir de cette date, ce précédent fait partie intégrante de la procédure et réduit le sens et la portée de la politique générale du Premier ministre devant les deux Chambres. Cet arrêté présidentiel nommant le cabinet ministériel avant l’énoncé de la politique générale du Premier ministre permet à celui-ci de remplir devant les deux Chambres une simple formalité. L’arrêté met fin au débat sur l’article 158 de la Constitution stipulant que : « en cas d’un vote de non-confiance par l’une des deux Chambres sur la politique générale du Premier ministre, la procédure recommence ». Ce qui veut dire que le Premier ministre aura simplement à repenser sa politique générale. On ne pourra plus faire référence à la désignation d’un nouveau Premier ministre en cas de vote de non-confiance par l’une des deux Chambres.
Au niveau des deux Chambres, la ratification du choix d’un Premier ministre devient désormais à partir du cas de Conille l’étape principale pour accéder à la Primature. Etant donné qu’il n’existe pas de manuel de procédure au Parlement haïtien, il s’avère nécessaire que soit inséré au sein des règlements internes des deux Chambres ce précédent relevé le jeudi 13 octobre 2011 dans le cadre de la présentation de la politique générale du Premier ministre Garry Conille devant le Sénat.
Lemoine Bonneau
bonneau@lenouvelliste.com

 

Martelly, vedette de l’entrée en fonction du nouveau gouvernement

Omniprésent et volubile, le chef de l’Etat a vécu une journée marathon l’ayant conduit dans la majorité des ministères où il relégué au second plan le Premier ministre Garry Conille en intronisant lui-même les ministres ; mon ancien « ennemi » Joseph Lambert est devenu mon « meilleur ami », a révélé Michel Martelly

Publié le mercredi 19 octobre 2011

Le Président Michel Martelly a été mercredi la principale vedette des différentes cérémonies d’installation des membres du nouveau gouvernement qu’il a presque toutes personnellement dirigées avec sur les lèvres le changement comme leitmotiv, mais aussi le renouvellement de sa volonté de rétablir l’armée et des propos condescendants sur la presse.

En rupture avec la tradition et les pratiques républicaines instaurées depuis l’entrée en application de la constitution de 1987 et de sa conception anti-présidentialiste, le chef de l’Etat s’est d’abord rendu à la Primature où il a présidé la prise de fonction du Premier ministre Garry Conille.

Puis passant, avec souvent M. Conille, et toujours le ministre Daniel Supplice, de ministère en ministère en causant des embouteillages monstres dans le centre de Port-au-Prince, Martelly a pris le temps d’installer notamment les titulaires de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, des finances André Georges Lemercier, de l’éducation nationale, Réginald Paul, de la planification, Jude Hervé Day, du commerce Wilson Laleau, des haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin et du ministère à la condition féminine, Yanick Mézile.

Avec partout des mots de remerciement pour les partants et la réaffirmation à l’intention des nouveaux dirigeants de ses promesses de campagne comme objectifs à atteindre, le Président de la république a loué à la Primature l’expérience et le savoir-faire du chef du gouvernement sortant, Jean-Max Bellerive. Affirmant qu’il sera toujours Premier ministre, il l’a invité à accompagner la nouvelle administration.

Au Dr Garry Conille, il a formulé des vœux de bon travail à la tête d’un gouvernement qui devra s’évertuer à matérialiser les promesses faites à la population lors de la dernière campagne présidentielle. Devant l’ampleur de la tâche à accomplir, M. Martelly invite les haïtiens à l’unité en faveur du développement national et rappelle n’avoir jamais eu d’enfance commune avec le nouveau Premier ministre qui doit les hautes fonctions qui sont les siennes à sa compétence et son expérience.

Dans un exercice de rappel des grandes lignes de sa déclaration de politique générale et de son discours prononcé la veille au Palais National, M. Conille a fait savoir que son gouvernement se donne pour mission de refonder la nation sous le leadership du Président. Il promet d’être l’animateur d’une équipe déterminée à engager Haïti dans la voie du progrès et de la démocratie.

Pour sa part, Jean-Max Bellerive dit avoir accueilli avec respect et fierté l’arrivée à la Primature de son successeur qui est pour lui un ami et un cadre de haut vol. Il se déclare disposé à apporter, toutes les fois qu’il sera nécessaires, son appui au Premier ministre Conille, son ancien collaborateur au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).

Souhaitant la poursuite de l’effort de normalisation et d’institutionnalisation du pays face aux énormes défis de la situation post-séisme, le chef du gouvernement sortant a aussi salué le dévouement du personnel de la Primature qui l’a aidé à surmonter les moments difficiles vécus ces deux dernières années.

Au cours d’une des nombreuses cérémonies d’installation de la journée, le Président Martelly a présenté le super ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, son ami proche et ex-chef de cabinet, Me Thierry Mayard Paul, comme un brillant avocat qui doit porter de lourdes responsabilités.

Le chef de l’Etat a aussi fait un aveu politique de taille en confiant que son « ennemi » d’hier, le Sénateur du sud-est, Joseph Lambert, était devenu son « meilleur ami ». spp/Radio Kiskeya

 

André Lemercier Georges à la tête du Ministère de l’Économie et des Finances

20/10/2011 11:43:52

Haïti - Économie : André Lemercier Georges à la tête du Ministère de l'Économie et des FinancesHier mercredi, André Lemercier Georges a été installé au sein du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), en présence entre autres de l’ancien Ministre Ronald Baudin et du Président de la République Michel Martelly, dans son discours de circonstance M. Georges a dit qu’il allait mettre au service de l’institution et du pays ses 32 ans d’expérience pour avoir une croissance annuelle de 9% l’an sur les cinq prochaines années en Haïti, mettre en place des réformes et une réflexion de stratégie de politique économique…
« …en me confiant le portefeuille du Ministère de l’Économie et des Finances il m’offre la possibilité de mettre à la disposition du pays, la formation et les années d’expérience que j’ai acquise au niveau du secteur privé et publique au cours de 32 ans […] Monsieur le Président je vous en suis reconnaissant, et Monsieur le Président je vous assure et je prends l’engagement ici de ne pas démériter de la confiance que vous avez placée en moi, que le Premier Ministre a placé en moi et que le peuple haïtien attend de mes services en tant que Ministre de l’Économie et des Finances. […]
L’action que je vais mener au sein de ce Ministère, au cours de mon passage ici, Monsieur le Président comme on l’a répété souvent au cours de votre campagne électorale, vous avez fait beaucoup de promesses, […] votre objectif est d’arriver au moins à permettre à ce pays, de sortir de cette limite de PMA (Pays les Moins Avancés) et d’améliorer le score d’Haïti au niveau des indicateurs de développement humain, pour y arriver je compte sur l’expérience et le professionnalisme de mes camarades, de ceux qui vont travailler avec moi pour arriver à mettre en place des réformes et une réflexion de stratégie de politique économique.
L’on pense souvent à ce Ministère en disant c’est le Ministère des Finances, je voudrais répéter mon prédécesseur [Ronald Baudin] qui est là et qui disait c’est le Ministère de l’Économie d’abord […] la politique financière va être au service de l’économie, au niveau du Ministère de l’Économie nous devrons élaborer ces stratégies qui vont permettre […] d’améliorer les conditions de vie de la population, de mettre en place une stratégie de politique économique qui nous permettra dans un premier temps, d’augmenter le revenu per capita de nos frères et aussi de réduire le niveau de pauvreté de ce pays.
À ce niveau il faudra qu’au niveau du Ministère de l’Économie, il y ait une réflexion qui permettre non-seulement d’inciter l’investissement et l’emploi mais aussi et surtout d’accompagner les secteurs réels de l’économie pour atteindre ce niveau de croissance que nous avons projeté, qui est une moyenne de croissance de 9% l’an sur les 5 prochaines années.
Donc je convie tout le monde, et tout ceux qui sont dans le secteur purement économique de travailler et nous allons nous mettre à la tâche avec les autres collègues du secteur économique de manière à mettre en corrélation une politique qui nous permettra d’atteindre ces objectifs. Au niveau du Ministère des Finances on a bien commencé, le Ministre Baudin vient de le dire, il m’avait confié d’ailleurs de coordonner la réforme et la modernisation du système des administrations fiscales.
Aujourd’hui on perçoit environ 40 milliards de gourdes, nous avons 10 millions d’haïtiens, avec 4000 gourdes par tête d’habitant il est évidement que nous ne pouvons pas envoyer tous nos enfants à l’école, améliorer les soins de santé de la population et assurer la sécurité du pays, donc il y a une mission spécifique d’augmenter de manière substantielle sur les 5 prochaines années le niveau des recettes de façon à ce qu’on passe de ce 40 milliards et qu’on arrive à atteindre cette pression fiscale de 15% qui est notre objectif pour permettre à l’État de faire face à ses besoins…»
HL/ HaïtiLibre

 

Installation de Me. Josué Pierre-Louis au MJSP, le Président se dit victime

20/10/2011 08:17:54

Haïti - Justice : Installation de Me. Josué Pierre-Louis au MJSP, le Président se dit victimeHier le nouveau Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), Me. Josué Pierre-Louis a été installé en ses fonction en remplacement de Paul Denis qui avait quitté son poste en juin pour des raisons de « convenance personnelle », laissant l’intérim à Jean-Max Bellerive. « Cette cérémonie d’investiture me fourni l’heureuse occasion de témoigner à son Excellence le Président de la République l’expression de ma profonde gratitude pour m’avoir confié un portefeuille ministériel d’une grande importance stratégique pour le succès de son projet politique en matière de justice et de sécurité publique. Monsieur le Président je vous donne l’assurance ferme, totale et inconditionnelle que vous ne serez pas déçu […]
j’accède en effet à ces hautes fonctions à une des portes charnière de l’histoire des institutions nationales, dans le contexte des réformes majeures mise en branle par le Chef de l’État il m’est fait la responsabilité de piloter des réformes qui revêtent une importance déterminante dans l’évolution de notre pays dans le sens du respect des droits fondamentaux, de la personne et de la consolidation de l’État de Droit […] » a déclaré le nouveau Ministre de la Justice à l’occasion de la cérémonie d’installation, ajoutant « c’est aujourd’hui une priorité urgente et incontournable que l’élaboration et l’adoption d’une loi nouvelle portant organisation et fonctionnement du Ministère de la Justice, à cela s’ajoute le deuxième volet de compétence à savoir la Sécurité Publique dans tous ses aspects », puis le nouveau Ministre a invité « tous les fonctionnaires du ministère, les policiers, les agents carcéraux et le personnel judiciaire à œuvrer avec enthousiasme et professionnalisme à la réussite de ce projet d’envergure pour le bonheur de tous, à savoir l’instauration d’un État de Droit en Haïti. »
De son côté le Président de la République en a profité pour parler des diffamation dont il se dit victime « puisque l’on parle de justice j’aimerais m’instituer aujourd’hui en victime je dois vous dire que souvent j’ai entendu à la radio dire des choses qui n’étaient pas vrai au niveau du gouvernement, de la Présidence, on ne s’est jamais fâché parce qu’on comprend qu’aujourd’hui en Haïti c’est un exercice la démocratie mais elle n’est pas encore bien comprise par tous les secteurs de la population […] je dois vous dire que mentir ou encore dire n’importe quoi d’une personne c’est de la diffamation…» puis le Président a demandé à tout simplement à tous les secteurs de « favoriser le travail du Ministère de la Justice parce que le Ministère ne pourra pas tout régler […] nous devons déjà changer notre façon de faire, notre façon de penser, d’agir, ne pas dire n’importe quoi parce que s’il y avait une justice aujourd’hui en Haïti j’aurais déjà porté plainte pour dire que je suis abusé, maltraité… mais comme je comprends la situation et que je reste un combattant, un homme fort je dirais tout simplement que moi de mon côté je continuerais mon combat et vous autres aidez-moi à faire du Ministère de la Justice, un Ministère à la hauteur. Merci.»
HL/ HaïtiLibre

 

Wilson Laleau passe à la tête ministère du Commerce

Le mercredi 19 octobre 2011, le professeur Wilson Laleau – vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat d’Haïti depuis 2003 – a été intronisé au poste de ministre du Commerce et de l’Industrie au sein du gouvernement Conille-Martelly.

Le  ministre du Commerce et de l

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, le professeur Wilson Laleau

(Photo: Francis Concite)

Le Premier ministre Garry Conille en compagnie du chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, a procédé mercredi après-midi à l’installation du professeur Wilson Laleau au poste de ministre du Commerce et de l’Industrie (MCI). A cette fonction, l’économiste Wilson Laleau – conseiller économique du président durant ses cinq premiers mois au pouvoir – succède à la gestionnaire Josseline Colimon Féthière. Lors de cette cérémonie tenue à l’annexe du ministère du Commerce et de l’Industrie au Bois-Verna, le chef du gouvernement ainsi que le président de la république ont, chacun dans leurs propos de circonstance, réitéré leur support au ministre entrant dans l’accomplissement de sa nouvelle fonction.
Le gouvernement attend beaucoup de ce ministère, a souligné le président Michel Martelly qui a profité de l’occasion pour vanter les compétences de Wilson Laleau, détenteur d’un master en économie du développement et de deux Diplômes d’Etudes Supérieures Spécialisées, l’un en Coopération et Développement et l’autre en politique économique. « Wilson Laleau comprend comme moi que le développement ne peut pas se faire avec l’aide publique au développement. Il faut des investissements, il faut créer des emplois », a déclaré, pour sa part, Garry Conille non sans rappeler les énormes opportunités de l’économie haïtienne.
Dans son discours d’intronisation, le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie a mis en relief la mission charnière du MCI dans le développement des 4 axes prioritaires de la Présidence : Education, Etat de droit, Environnement et Emploi. « Il ne peut y avoir de meilleures conditions de vie pour la population, il ne peut y avoir non plus d’autonomie du citoyen, de durabilité du projet d’ouvrir les portes de l’école à tous les enfants en âge d’aller à l’école gratuitement, que dis-je, en dehors d’un environnement réhabilité sans alternative économique sûre, sans emploi décent et bien rémunéré, sans élargissement de l’assiette fiscale, c’est-à-dire sans approfondissement et intensification de l’investissement productif », a-t-il déclaré. Ainsi, a-t-il appelé à un renforcement de ce ministère qu’il estime « affaibli et mis en incapacité d’agir ».
« Le souci premier est de garantir une croissance économique socialement et géographiquement équitable. Voilà le mandat assigné à ce ministère », a rappellé le professeur Wilson Laleau. Dans la perspective de mettre la production au coeur de sa politique industrielle et commerciale, l’économiste assure que son administration établira une collaboration interministérielle efficace notamment avec les ministères de l’Agriculture, des Finances, de la Planification, des Travaux Publiques ainsi que les organismes des Collectivités territoriales. « Dans les prochaines semaines, une proposition va être soumise au Premier ministre afin de créer de manière statutaire le Conseil de la Politique économique. Cela permettra aux ministères d’entreprendre une action concertée avec d’autres ministères pour éviter tout empiètement dans leur champs de compétences », a-t-il annoncé.
Politique douanière adaptée, partenariat avec les universités et les institutions de formation professionnelle, meilleure stratégie de communication du ministère, remise à niveau de cette institution et continuité des travaux en cours sont parmi les actions que le nouveau ministre du Commerce et de l’Industrie s’est dit disposé à entreprendre au cours de son mandat. « Dans le premier trimestre de l’exercice budgétaire en cours, le MCI produira un plan stratégique décrivant les objectifs, les stratégies, les programmes, les sous-programmes, les résultats et les activités prévues pour la période 2012-2015 puis les autres trimestres seront consacrés à l’élaboration de politiques sectorielles en matière d’artisanat, de commerce et d’investissement tant au niveau national qu’aux différents départements géographiques » a informé le nouveau ministre qui se considère toutefois comme un outsider à ce ministère pour son ignorance de la réalité quotidienne de cette institution.
Le ministre Wilson Laleau a aussi exprimé sa conviction dans le redressement d’Haïti par la redynamisation du commerce et de l’industrie. « Ces deux secteurs peuvent décoller si le MCI favorise l’accès aux marchés à travers le renforcement de la compétitivité, la mise à profit des avantages comparés et du marché captif que constitue la diaspora haïtienne », a soutenu l’économiste.
D’un autre côté, la ministre sortante Josseline Colimon Féthière s’est félicitée d’avoir travaillé à relever les défis d’urgence et à restituer au MCI ses capacités de fonctionnement suite au séisme de 2010. Après avoir brossé un bilan sommaire de ses réalisations à la tête de ce ministère dans un contexte difficile et précaire, Mme Féthière s’est dit heureuse d’être remplacée par un intellectuel de calibre et souhaite toute la réussite possible à son successeur « pour que renaisse une Haïti où il fait bon de vivre ensemble dans l’unité, la dignité, la sécurité, la prospérité, la paix et le bonheur ».
Carl-Henry CADET

 

Le ministre de l’Éducation officiellement installé

Mercredi, 19 Octobre 2011 18:22 AL/HPN

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Le nouveau ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Réginald Paul, qui est chargé d’exécuter la politique d’éducation gratuite a été installé officiellement ce mercredi, par le président Martelly et le Premier ministre Coille.

Dans son allocution de prise de fonction, le nouveau responsable de l’Éducation a promis de travailler avec ardeur au MENFP, afin non seulement de concrétiser, mais aussi de compléter la vision du chef de l’État, Michel Joseph Martelly, déterminé à faire de l’éducation l’une des principales priorités au cours de son mandat.

« Je m’engage à travailler ardemment aux fins de faire de l’Éducation ce qu’elle doit être dans le pays. Évidemment, la tâche sera lourde et difficile, mais elle n’est pas non plus au-dessus de nos capacités », a déclaré d’emblée le nouveau locataire du MENFP, avant de souligner sa volonté d’apporter des changements dans le système.

En tant qu’un vieux routier du système, Réginald Paul, s’est dit conscient de l’immensité du travail qui l’attend.

« En tant que serviteur de l’État, a-t-il soutenu, je voudrais rassurer le chef de l’État que toutes mes capacités et toute mon énergie seront mobilisées, en vue d’atteindre les objectifs fixés en matière d’éducation ».

 

Le titulaire des affaires sociales pour un dialogue social

Mercredi, 19 Octobre 2011 19:21 HPN

Le nouveau ministre des affaires sociales l’ancien député François Richel Lafaille a pris ses fonctions mercredi lors d’une cérémonie marquée par son engagement  a lancé un dialogue entre tous les acteurs sociaux.

« Je suis ouvert aux associations patronales, aux associations professionnelles et aux associations syndicales pour un dialogue social »,  a lancé le nouveau ministre Lafaille entouré du ministre sortant Jean-Marie Claude Germain et de la représentante de l’UNICEF en Haïti Françoise Groolos Ackermann.

La directrice de l’Institut du bien-être social, de nombreux cadres du ministère, des juristes et des parlementaires ont assisté à la prise de fonction du ministre représentant le parti INITE au sein du gouvernement Conille.

Le ministre Germain qui a pris la parole a rappelé le rôle crucial joué par cette branche du gouvernement dans une politique d’apaisement social et de pacification des quartiers violents de la capitale mené sous son administration.

Il a plaidé en faveur d’une assistance pour les familles nécessiteuses et pour le renforcement légal de la secrétairerie d’état aux personnes handicapées, une structure récemment créée.

« Je me sens interpellé par les défis en matière de sécurité et de protection sociale », a dit le nouveau ministre qui a promis de  revitaliser l’Entreprise de promotion des logements sociaux (EPPLS) et assurer une prise en charge des groupes vulnérables de la société.

 

Hospitalisé, un ministre repousse son installation

Diabétique et hypertendu, Choiseul Henriquez reste sous surveillance médicale avant de prendre les commandes du ministère de la culture et de la communication

Publié le mercredi 19 octobre 2011

Le nouveau ministre de la culture et de la communication, Choiseul Henriquez, tombé malade depuis quelques jours, était hospitalisé mercredi à Port-au-Prince, une indisponibilité qui a entraîné le report sine die de son installation.

Désigné par le groupe des seize, majoritaire au Sénat, dans le cadre d’un deal politique baptisé élégamment « partage des responsabilités », M. Henriquez souffre de diabète et d’hypertension artérielle, a appris Radio Kiskeya auprès de ses proches.

Déjà mardi, il était absent à la cérémonie d’investiture du gouvernement Martelly/Conille au Palais National.

Ancien journaliste et responsable des relations publiques de la présidence durant le premier mandat de René Préval (1996-2001), Choiseul Henriquez vivait depuis plusieurs années au Canada avant d’être appelé à la tête du ministère de la culture et de la communication. spp/Radio Kiskeya

 

Les titres de l’actualité sur Vision 2000

mercredi 19 octobre 2011 à 17:38

Plusieurs dizaines de personnes dont le président de la République Michel Martelly, le chef du gouvernement sortant Joseph Jean Max Bellerive et des représentants d’organisations de la société civile ont participé à la cérémonie d’installation du nouveau chef de la Primature. Le docteur Garry Conille a réitéré sa volonté de sortir le pays du marasme. Il a ainsi appelé à la collaboration de tous les secteurs.

Plusieurs ministres dont ceux de l’agriculture, de l’éducation, de l’environnement et de l’intérieur ont également été installés dans leurs fonctions. Ils ont tous promis de collaborer avec le premier ministre en vue de sortir le pays de sa situation actuelle.

Souffrant de diabète, le nouveau ministre de la culture et de la communication n’a pas été installé ce mercredi. Choiseul Henriquez serait actuellement hospitalisé.

Au cours de son installation, le nouveau ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul a annoncé pour le 18 novembre au plus tard, la parution de l’arrêté portant création de la nouvelle force nationale de sécurité.

Le secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale des Maires Haïtiens, Janvier Pierre Féguito accuse certains députés d’être à la base du limogeage de plusieurs magistrats communaux. Il continue d’exiger le respect des prescrits constitutionnels quant au remplacement de ces élus.

A l’initiative de la Fédération Nationale des Maires Haïtiens, plusieurs dizaines de magistrats communaux participent à un séminaire de formation dans la deuxième ville du pays. L’objectif est de mieux préparer les élus locaux pour qu’ils soient plus efficaces dans l’accomplissement de leurs taches.

 

18 Novembre, Date de la publication du décret rétablissant l’armée d’Haiti

20/10/2011 05:35:00 Auteur(e) La Redaction

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Au cours de l’installation du ministre de l’Intérieur des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard-Paul, le Président Martelly a annoncé pour le 18 novembre la publication dans le journal officiel Le Moniteur, du décret rétablissant l’armée d’Haiti.
Le chef de l’Etat croit qu’en tant que garant des institutions, il a le droit de rétablir l’armée malgré l’opposition de certains secteurs.
WPC/LM

 

Martelly rencontre les représentants de partis politiques

20/10/2011 07:08:39

Haïti - Politique : Martelly rencontre les représentants de partis politiquesHier mercredi, à l’initiative du Président de la République, Michel Martelly, plus d’une trentaine de représentants de partis politiques se sont réunis, au restaurant Les Palmes, à Pétion-Ville. Il s’agissait, pour le Chef de l’Etat, d’explorer, avec les leaders politiques haïtiens, les pistes d’un regroupement de partis par tendance.
Les intervenants ont tous exprimé leur satisfaction par rapport à l’initiative présidentielle. Ils ont quasi unanimement souscrit à la vision du Président Martelly de voir la formation de grands courants politiques et non cette pléthore de partis, souvent peu représentatifs.
Maître Osner FEVRY, du CONACED et de la Convention des Partis Politiques, parle d’une initiative historique. Maître Reynold GEORGES de l’ALLAH, abondant dans le même sens, encourage le Président Martelly à poursuivre dans la voie de la concertation, du dialogue et du renforcement institutionnel. Eric Prévost Junior de l’UCCAD, quant à lui, est d’avis qu’avant toute chose c’est le cadre légal de la démarche qu’il faut créer. Le Pasteur Chavannes JEUNE, du parti ACRAH, prône pour sa part la formation de quatre plateformes politiques, toujours regroupées par tendance.
Cette rencontre avec les leaders politiques fait suite à la semaine de la réconciliation dont l’objectif vise des entretiens avec tous les anciens Chefs d’État vivant au pays.
Michel Martelly a tenu à préciser, au terme des échanges, qu’un forum autour de la problématique des partis politiques allait être organisé bientôt afin de permettre à tous les acteurs politiques de peaufiner leurs idées de manière à mieux structurer et renforcer les partis politiques haïtiens.
Les partis ayant été représentés lors de cette rencontre sont : Fusion des Sociaux Démocrates, Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Veye Yo, Oganizasyon Lavni, Ansanm nou fò, Repons Peyizan, Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), Alliance Chrétienne pour la Reconstruction d’Haïti (ACCRAH), CONACED, Jeunesse Pour la République (JPR), Front pour la Reconstruction Nationale (FRN), Alliance pour la Libération et l’Avancement d’Haïti (ALLAH), Alliance Démocratique pour la Réconciliation Nationale (ADRENA), Konbit Nasyonal pou Devlòpman Ayiti (KNDA), Solidarité, CONAPH, Parti Louverturien (PL), Parti Social Rénové (PSR), Mobilisation Démocratique pour le Relèvement d’Haïti (MDRH), Mouvement Sécurité Nationale (MSN), Respè, Parti Démocrate Institutionnaliste (PDI), MOCHRENA, Parti pour l’Evolution Nationale Haïtienne (PENH), Konbit Pou Refè Ayiti (KPRA), Coalition Réformiste pour le Développement d’Haïti dans la Démocratie et l’Ordre (CREDDO), Vwazinay, Viv ansanm, Pati Politik Peyizan (PPP), Oganizasyon Pou Avansman Milot (OPAM).
HL/ HaïtiLibre

 

Un village pour des déplacés de Cité Soleil

20 octobre 2011

Avec l’inauguration, le 19 octobre, du « Village de Carvil », situé dans le quartier Troisième Cité Lumière de Cité Soleil -commune du nord de Port-au-Prince-, le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS) et ses partenaires achèvent un projet de relogement destiné à quelque 7.500 Haïtiens.

Maisonnettes

Photo : Habibatou Gologo – UN/MINUSTAH

Pour permettre à quelque 400 personnes vulnérables d’être relogées, principalement des personnes vivant avec un handicap ou des locataires dont les logements ont été détruits lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le conseil municipal de Cité Soleil a mis à la disposition de ses partenaires l’ancien terrain de football du quartier Troisième Cité Lumière où 73 abris ont été construits dans un espace de relocalisation qui porte désormais le nom de « Village de Carvil ».

« Nous sommes heureux de cette initiative car vingt mois après le séisme, de nombreuses personnes attendent encore d’être logées, et nous souhaitons que nos partenaires construisent des abris encore plus durables », a indiqué le chef du personnel de la mairie de Cité Soleil, Léandre Léon.

Construit en douze jours – du 14 au 26 août 2011-, le « Village de Carvil » est le dernier acte d’un vaste projet de confection de 1.500 abris, 1.500 systèmes de captage d’eau et 800 toilettes, mis en œuvre par UNOPS et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et financé à hauteur de 6,8 millions de dollars américains par la Croix-Rouge américaine. Quelque 750.000 dollars de ce financement ont été consacrés à Carvil.

De son côté, l’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement (SIDA) a contribué à hauteur de 4 millions de dollars américains dans un programme de réduction de risques et nettoyage de ravines. Une partie des fonds a aussi servi pour Carvil, dont les travaux ont bénéficié de la sécurisation par la MINUSTAH.

Carvil est le premier village et le seul village de ce programme parce que les autres abris du projet ont été directement construits dans les communes et quartiers les plus affectées par le séisme, notamment Tabarre, Delmas, Croix-des-Bouquets et Port-au-Prince.

D’une surface de 18 mètres carrés, les maisonnettes sont en bois avec un revêtement mural en contreplaqué et une toiture en zinc et en aluminium. Conçues et réalisées conformément aux normes internationales, elles ont été testées pour résister à des ouragans de catégorie 1 et leur durée de vie est estimée au moins trois ans. Constitués d’une seule pièce avec une véranda, ces abris sont normalement destinés à l’hébergement de 5 personnes. Mais ce n’est pas toujours le cas.

C’est ce que confirme Immacula Ciné Pierre, une mère qui y vit avec ses quatre enfants, ainsi que la famille de l’une de ses filles. Ils se retrouvent donc à 11 à partager la seule pièce de leur nouveau logement sis à quelques mètres des restes de ce que fut leur habitation d’avant le séisme. « J’ai emménagé ici à la fin du mois d’août. Au début, l’OIM nous approvisionnait en eau, mais plus maintenant. Nous n’avons pas d’eau potable ni d’électricité et non plus les moyens d’envoyer nos enfants à l’école ».

Comme Immacula, Rosalie Louicin est aussi bénéficiaire dudit projet, et évolue dans un abri qu’elle partage avec sept autres membres de sa famille. Sa maison s’était effondrée lors du séisme. Quant à Iphonise Dibreus, mère de deux enfants, pour avoir été logée, elle remercie « le bon Dieu et les organisations internationales » car, se réjouit-elle, « c’est la fin des humiliations ».

Un soulagement dont fait aussi part Junior qui affirme «avoir tout perdu lors du séisme.  « Nous manquons de travail et de moyens, mais il y a de l’espoir», a-t-il dit.

Et c’est le même optimisme que le représentant d’UNOPS en Haïti, Brian Treacy, a voulu partager avec les bénéficiaires. Puisque pour lui, « ce projet aura un impact positif sur la population en raison de son approche visant à réduire la vulnérabilité ».

Pour la construction de ces abris, « qui visent à combler les besoins immédiats », UNOPS a mis en place un local de fabrication à Port-au-Prince et emploie des résidents des quartiers touchés par le séisme, notamment des habitants de Cité Soleil.

Le séisme a occasionné le déplacement près de 2,1 millions de personnes. Selon les derniers chiffres de l’OIM, quelque 600.000  personnes vivent encore dans le millier de camps répertoriés à travers le pays.

Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi

 

La situation WASH des camps se détériore

20/10/2011 09:14:54

Haïti - Humanitaire : La situation WASH des camps se détérioreL’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH) se détériore de plus en plus, selon le dernier sondage effectué, dans 626 sites hébergeant un total de 502,008 personnes déplacées, par la Direction Nationale de l’Eau et l’Assainissement (DINEPA) et le Cluster WASH. Le retrait des acteurs humanitaires et le sous-financement a entraîné un manque de services de drainage, de mauvais entretiens et réparations des infrastructures et des latrines.
L’accès à l’eau potable a également diminué de façon significative suite à l’interruption des camions d’eau gratuite entre mai et juin. En août, seulement 7% de la population avait un accès régulier à l’eau potable, comparativement à 48% en mars. La qualité de l’eau a perdu 14 points, passant de 62% en juillet à 48% en août. Dans les zones urbaines, où la plupart des camps de déplacés sont situés, l’eau est fournie soit par le biais d’un système de livraison d’eau par camion, des kiosques d’eau ou de connexions aux réseaux de la ville, par opposition aux zones rurales où les gens se dépendent des rivières et des pompes à main.
Sur un total de 12,000 latrines nécessaires, 4,579 ont été signalés fonctionnel au mois d’août, en baisse de 5,864 en juillet. D’autre part, le nombre de latrines non-fonctionnels ont plus que doublé, de 1,303 en juillet à 2,681 au mois d’août. Un total de 1,017 latrines ont été identifiés comme « abandonnées » (non-fonctionnel et ne pouvant pas être réparé). Ceci a conduit à la défécation en plein air, posant des risques de santé publique pour la population des camps et des environs.
Les activités de vidange menées par l’Office des Nations Unies pour les services (UNOPS) avec les camions de la DINEPA se sont arrêtées le 31 août en raison d’un manque de financement. Dans l’intervalle, le Cluster WASH, en coopération avec la DINEPA et l’UNOPS, mettent en œuvre des activités minimales de vidange dans les camps et centres de traitement du choléra (CTC).
La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a commencé ses opérations de drainage d’urgence dans 47 sites de déplacés et CTC prioritaires. L’OIM a repris ses activités de drainage dans 85 sites alors que l’UNICEF a étendu les contrats existants avec des partenaires du secteur privé pour les activités de drainage dans 105 autres sites. Toutefois, les besoins actuels ne sont pas totalement couverts. La DINEPA, l’UNOPS, l’UNICEF et le Cluster WASH continuer à chercher des fonds pour reprendre les programmes de vidange.
Le pourcentage de camps avec des stations de lavage des mains disponibles est à son plus bas, passant de 20% en mars dernièr à 12% en août. Les activités de promotion de l’hygiène sont également en baisse. Le pourcentage de sites avec au moins un partenaire qui mènent des activités de promotion d’hygiène pour 500 personnes était à 29% en août, comparativement à 33% en juillet et 36% en mai.
HL/ HaïtiLibre

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