dimanche 23 octobre 2011

23 Oct

Garry Conille et Thierry Mayard Paul attendus au parlement haïtien ce mercredi

Le sénateur Moise Jean Charles informe que le premier ministre, Garry Conille et son ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, maitre Thierry Mayard Paul, sont invités au sénat de la république le mercredi 26 octobre 2011 afin de fournir des explications sur la mise en place de la nouvelle force de sécurité publique.
Cette décision d’auditionner le premier ministre et le ministre de l’intérieur a été prise par les sénateurs Moise Jean Charles, Jean-Baptiste Bien-aimée, Nenel Cassy, Wesner Polycarpe, Joseph Joël John, Pierre Francky Exius.
Ces parlementaires se questionnent sur les moyens dont dispose le président de la république, Michel Martelly, qui se montre dévoué à restaurer rapidement les Forces Armées d’Haïti dissoutes par le président Aristide en 1995.
« Nous avons déjà adressé une lettre au président du sénat, Rodolphe Joazile qui lui-même écrira au docteur Conille pour lui inviter à se présenter au sénat pour faire la lumière autour de la question relative à la mise en place de l’armée » a martelé le sénateur Moise Jean Charles.
Sans écarter la possibilité d’une éventuelle remobilisation de l’armée, l’élu du Nord se demande toutefois si notre budget national nous permettrait d’avoir cette année cette force publique constitutionnelle.
« Quand on sait que c’est le budget 2009-2010 qui sera reconduit l’on se demande où le chef de l’Etat va trouver de l’argent pour concrétiser son rêve et comme également ce recrutement se fera », se demande Moise Jean Charles. Rappelons que le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, maitre Thierry Mayard Paul avait annoncé lors de sa prise de fonction la semaine dernière qu’un arrêté consacrant la restauration des Forces Armées d’Haïti sera publié d’ici novembre prochain.

GA/ Radio Métropole Haïti

 

Garde à vous ! Le 18 novembre, l’armée est de retour

Le Matin – 21/10/2011

Le 18 novembre prochain, le pays sera officiellement doté d’une nouvelle force de sécurité publique. Si pendant longtemps l’exécutif a cogité sur son appellation, aujourd’hui le voile est levé : ce sera les forces armées. Selon le président, l’armée a créé cette nation, il ne faut pas en avoir peur. L’arrêté présidentiel confirmant son retour sortira sous peu, a promis le nouveau ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Me. Thierry Mayard Paul.
Déjà, dans différentes régions du pays, de nombreux jeunes s’entrainent pour intégrer cette force. Mais, avec la réticence de l’international, d’aucuns s’interrogent sur l’effectivité de cette force. Le Chef de l’État a annoncé qu’elle jouera un rôle prépondérant dans le contrôle des frontières et la lutte contre le grand banditisme. Rappelons que depuis l’année 2003, Haïti fait l’objet d’un embargo sur la vente des armes.
Qui prend les décisions, en Haïti ? Suivant M. Martelly, c’est lui qui décide en dernier recours. Pourtant à en croire le quotidien américain, the Washington Post, le président n’est pas seul maitre à bord. Dans son éditorial publié en date du 16 octobre 2011, le journal a encore une fois fustigé le comportement du président Martelly et dénoncé le projet du retour de l’armée. Les éditorialistes ont rappelé au chef de l’État qu’Haïti avait d’autres priorités.
Les contentieux entre l’armée et la population n’ont pas encore été vidés. Selon l’éditorial, l’armée a toujours été un instrument de répression sanglante et de violation des droits de l’homme en Haïti. L’armée d’Haïti a été dissoute en 1995 par le président Jean-Bertrand Aristide et pour de bonnes raisons, rappelle le Post. Quatre ans plus tôt, poursuit-il, M. Aristide était le dernier de beaucoup de leaders haïtiens dont les mandats ont été violemment interrompus par des officiers de l’armée.
Le séisme a empiré une situation déjà au bord de l’explosion. Les besoins d’Haïti sont devenus plus nombreux, sa reconstruction dépend de l’aide internationale. Par conséquent, insiste les éditorialistes, la reconstitution d’une armée n’est ni de près, ni de loin la plus grande des priorités d’Haïti. Pourtant, c’est ce que compte faire le président Michel Martelly, déplorent-ils.
« M. Martelly, un novice en politique, entré en fonction cette année, a soutenu que la nouvelle armée haïtienne ne ressemblerait pas à l’ancienne ». Il a affirmé, poursuit l’éditorial, que la nouvelle force serait utilisée principalement pour répondre aux catastrophes naturelles et pour combattre les trafics de drogue et la contrebande.
Les raisons évoquées par M. Martelly qui justifieraient la création de cette nouvelle force sont empreintes à première vue de bonnes intentions. Toutefois, fait remarquer les éditorialistes, il serait naïf de croire le président qui, affirment-ils, entretient des liens étroits avec des groupes de droite, y compris les alliés de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, dont le régime a fait subir des abus atroces à la population haïtienne.
La tentation doit être forte pour le président Martelly de regrouper un groupe de loyalistes au sein d’une armée qui lui serait redevable et hostile à ses rivaux, persistent les journalistes du Post. La milice rose dénoncée par le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles, et qui accompagnera cette force est un autre sujet de préoccupation pour les anti-armées. Le secret qui entoure la formation de cette institution, qui se devra d’être gardienne de la souveraineté nationale, ne laisse entrevoir, dit-on, rien de bon.
Les coûts de départ pour établir une armée sont évalués à 95 millions de dollars, c’est une somme énorme dans un pays dont le budget annuel excède à peine 1 milliard de dollars. Les sources de financement n’ont pas encore été clairement établies. Les bailleurs traditionnels d’Haïti ont d’ores et déjà refusé de financer une quelconque force armée, rappelle encore les éditorialistes. Ces derniers plaident pour un renforcement de la police nationale d’Haïti. Les fonds, martèlent le journal, ne proviendront en aucun cas des États-Unis, ni des autres pays donateurs.
Cet argent pourrait être mieux utilisé dans la lutte contre le choléra, pour enlever les décombres, reloger des milliers de sans-abris et reconstruire des ministères à Port-au-Prince, précise le Post.
Haïti a un problème de criminalité. Sa police de 8,400 hommes est insuffisante pour solutionner les problèmes de sécurité pour une population de plus de 9 millions de personnes. Ce serait mieux que M. Martelly s’attèle à renforcer et à professionnaliser la police au lieu de penser à reconstituer une institution si étroitement identifiée à la violence, la terreur et la répression qui a bouleversé Haïti pendant des années, a conclu, le journal.
En Haïti aussi, l’on s’interroge sur les intentions réelles du président. Sauveur Pierre Étienne, coordonateur de l’OPL, s’est dit inquiet de cette relation Makout et Inite qui va accoucher de cette nouvelle force armée. Pour mettre sur pied cette force, le président, estime-t-il, devait rencontrer tous les secteurs vitaux de la vie nationale. L’armée étant un instrument de souveraineté, un exchange entre les trois pouvoirs (exécutif, parlementaire et judiciaire) devait constituer le premier pas vers la construction de cette force.

Lionel Edouard

 

Haïti – Économie :

Haïti classée 174e sur 183 dans le «Doing Business 2012»

22/10/2011 12:36:29

Haïti - Économie : Haïti classée 174e sur 183 dans le «Doing Business 2012»Selon un nouveau rapport de la Société Financière Internationale (SFI) et de la Banque mondiale (BM), les économies ont continué à mettre en œuvre des réformes pour améliorer la capacité des entreprises locales à entreprendre ; la transparence et l’accès à l’information jouant un rôle clé dans les reformes.
Publié jeudi dernier, le « Doing Business 2012 : Entreprendre dans un monde plus transparent » évalue les réglementations qui ont un impact sur les entreprises locales dans 183 économies et classe ces économies selon 10 domaines de la réglementation des affaires tels que la création d’entreprise, le solutionnement de l’insolvabilité ou le commerce transfrontalier.
Les données de cette année couvrent les réglementations mises en place entre juin 2010 et mai 2011. Le classement de la facilité de faire des affaires s’est étendu et inclut désormais des indicateurs sur le raccordement à l’électricité.
Le cas d’Haïti
Ce rapport indique que l’année dernière Haïti était classée 166ème et que cette année, le pays est classée 174ème sur 183, un recul de 8 places. Il est également mentionné qu’aucune réforme sur la réglementation des affaires n’a été faite, tandis que 125 économies parmi les 183 étudiées, ont mis en œuvre un total de 245 réformes.

Pour le démarrage d’une entreprise Haïti est classée 180ème sur 183, avec 12 procédures qui prennent 105 jours
Pour l’octroi d’un permis de construire est classée 139ème, avec 9 procédures qui prennent 1,129 jours
Note: Il est indiqué dans le rapport qu’Haïti a rendu l’octroi de permis de construction plus difficile en augmentant les frais d’obtention.
Pour avoir de l’électricité Haïti est classée 75ème, avec 4 procédures qui prennent 66 jours
Pour l’enregistrement des biens Haïti est classée 131ème, avec 5 procédures qui prennent 301 jours
Pour obtenir un crédit Haïti est classée 159ème
Concernant la protection des investisseurs Haïti est classée 166ème
Concernant le commerce transfrontalier Haïti est classée 145ème, 8 documents sont nécessaires pour exporter, le temps moyen est de 33 jours, tandis que pour importer il faut 10 documents et 31 jours sont nécessaires

Au sujet de la série de rapports Doing Business
Doing Business analyse les réglementations d’une économie qui ont un impact sur les entreprises au cours de leur cycle de vie, ce qui inclut leur création et leur gestion, le commerce transfrontalier, le paiement des taxes et impôts et le solutionnement de l’insolvabilité. Les classements agrégés sur la facilité de faire des affaires sont calculés à partir de 10 ensembles d’indicateurs et couvrent 183 économies. Les classements des années précédentes sont corrigés à rebours afin de tenir compte de l’ajout de nouveaux indicateurs, des corrections de données et des changements apportés à la méthodologie des autres indicateurs, et ce afin de permettre d’obtenir une comparaison significative entre les classements au fil des ans.
Doing Business ne mesure pas tous les aspects de l’environnement réglementaire qui sont importants pour les entreprises et les investisseurs. Par exemple, le rapport ne prend pas en compte la sécurité, la stabilité macroéconomique, la corruption, le niveau de formation ou la robustesse des systèmes financiers. Ni le cas particulier d’Haïti qui venait de subir le séisme de janvier 2010, l’absence d’un gouvernement fonctionnel, la période troublée des élections, l’épidémie de choléra et la crise politique avant la mise sur pied du nouveau gouvernement…
Nous restons convaincu que dans la prochaine édition, le gouvernement d’Haïti permettra au pays de faire un bond significatif vers l’avant dans le classement des économies.
HL/ HaïtiLibre

 

Laurent Lamothe en Corée du Sud, des résultats positifs

22/10/2011 08:45:00

Haïti - Économie : Laurent Lamothe en Corée du Sud, des résultats positifsLe Ministre haïtien des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe a rencontré, vendredi 21 octobre, son homologue Sud-coréen, M. Kim Sung-Hwan, dans le but de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays. Le Ministre Lamothe séjourne en Corée du Sud dans le cadre du Forum LAC Korea 2011, à travers lequel il fait la promotion des investissements coréens en Haïti conformément au vœu exprimé par le Président de la République, Michel Martelly, convaincu qu’Haïti est ouvert aux investissements.
Au cours de cette rencontre, les deux Ministres ont discuté des questions liées au commerce, à l’éducation, à l’agriculture, à la sécurité et à la création d’emplois. Ils ont aussi discuté de l’expérience sud-coréenne concernant l’étonnant développement de ce pays durant ces 60 dernières années. Le Ministre Sung-Hwan a fait remarquer : «Il y a 60 ans, la Corée du Sud était un peu comme Haïti aujourd’hui». La Corée du Sud est désormais la 12ème plus grande économie au monde et un modèle de succès sur le continent asiatique et à travers la planète avec un des pouvoirs d’achats les plus élevés. C’est cette expérience coréenne que l’Administration Martelly/Conille veut implanter en Haïti.
Ont été également abordés, en cette occasion, des sujets relatifs à une collaboration dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie. Des programmes de formation dans le domaine diplomatique sont aussi prévus à l’intention des cadres du Ministère haïtien des Affaires étrangères. Le Chancelier sud-coréen a, par ailleurs, promis aux étudiants haïtiens des bourses d’études et un don de 6 millions de dollars. Cette somme sera versée au Ministère de l’Education nationale pour alimenter le Programme de subvention scolaire « Lekòl timoun yo ». Cette contribution permettra encore à beaucoup plus d’écoliers de prendre gratuitement le chemin de l’école.
D’autre part, le Ministre Sung-Hwan en a profité pour solliciter le support d’Haïti, à l’occasion du vote l’an prochain en vue de l’intégration de la Corée du Sud comme Nation de l’Asie assurant la rotation au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le Ministre Lamothe a assuré son homologue que le vote d’Haïti sera en sa faveur. Une visite du Chef de l’Etat haïtien en Corée du Sud prochainement a aussi été planifiée.
La rencontre s’est achevée sur une note positive par le Ministre Sung-Hwan exprimant un « lien spécial entre les peuples de la Corée du Sud et d’Haïti ».  Le Ministre Lamothe a conclu, de son côté, que le peuple haïtien est très reconnaissant envers le peuple coréen pour son assistance après le séisme de janvier 2010 et attend avec impatience de nouveaux investisseurs coréens dans le pays, ajoutant que « la Corée du Sud est une inspiration pour le développement futur d’Haïti ». 
Le Ministre Lamothe a également rencontré le PDG de la société Willbes qui emploie actuellement 3,500 Haïtiens au Parc Industriel de la SONAPI. Cet important entrepreneur souhaite également investir 30 millions de dollars en créant 18 milles emplois additionnels. En tout, plus de 41,500 emplois seront créés au cours de l’année 2012. Ce sera une grande victoire pour Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4072-haiti-economie-le-ministre-des-affaires-etrangeres-en-quete-d-opportunites-en-coree-du-sud.html
HL/ HaïtiLibre

 

Affaire Arnel Bélizaire :

Lettre du Commissaire du Gouvernement à Sorel Jacinthe

22/10/2011 13:34:28

Haïti - Affaire Arnel Bélizaire : Lettre du Commissaire du Gouvernement à Sorel JacintheSorel Jacinthe, Président de la Chambre basse à fait part devant les journalistes d’une correspondance que lui a envoyé le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince concernant les allégations contre le Député Arnel Bélizaire. Tout en étant d’accord que la justice fasse son travail, le Président de la Chambre basse s’interroge sur la démarche du Commissaire à son endroit et renvoi ce dernier au texte de la Constitution.
«… Le commissaire m’a écrit et il parle du Député Arnel, qui pour lui, est un évadé de prison. Il parle de ça, mais je ne peux pas vous dire vraiment après avoir fait lecture s’il demande de lever ou pas [l’immunité du Député]. J’ai avec moi la lettre, si vous le permettez, je vais la lire pour vous : »
«…Le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, vous présente ses félicitations et vous informe que Monsieur Arnel Bélizaire, actuel Député de la circonscription de Delmas/Tabarre, membre de la 49è législature, fait objet de poursuite judiciaire pour les infractions de meurtre et détention illégal d’armes automatiques non-couverte par la prescription.
Il saisit l’occasion pour vous faire remarquer que le dossier dont il s’agit, est en cours devant les autorités répressives de la juridiction de Port-au-Prince, en dépit de l’évasion de l’inculpé le 19 février 2005, écroué le 14 octobre 2004 au numéro PN-04-10-100 du pénitencier national. Le Commissaire du gouvernement est déterminé à se joindre à tous les pouvoirs publics pour lutter contre l’impunité, et c’est pourquoi, il vous enjoint de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que monsieur Arnel Bélizaire puisse être mis à la disposition des autorités judiciaires, le but ultime est de prévenir tout opprobre à l’institution parlementaire.
Le Commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince vous renouvelle honorable Président ses salutations patriotique. »
« Je pense que s’il est Commissaire, ça veut dire qu’il est allé à l’école pour apprendre les lois, il est diplômé, n’est ce pas? Cela veut dire qu’il connait exactement, lorsqu’une personne est député, quelle procédure doit être appliquée pour l’amener devant la justice. Le Commissaire a dit : qu’il saisit l’occasion pour vous faire remarquer que le dossier dont s’agit est en cours devant les autorités répressives de la juridiction de Port-au-Prince […] je n’ai pas de problème, si il y a un député, quelque soit le député qui a un problème avec la justice, que la justice fasse son travail, il n’y a aucun problème avec ça. Cependant, la Constitution, les lois du pays disent comment arrêter un député, c’est en flagrant délit seulement […] j’aimerais que le Commissaire aille relire la Constitution. Depuis que nous sommes en séance, c’est devant cette dernière, qu’il [Arnel Bélizaire] doit être amené, quelque soit la séance, si nous ne sommes pas en séance, automatiquement il doit être amené devant nous […]
Je n’ai pas de problème que la justice fasse son travail, mais mon problème c’est premièrement ; est-ce que le Commissaire peut m’écrire? Est-ce qu’il est mon vis-à-vis? Deuxièmement, sur le plan des droits de l’homme, pourquoi depuis tout ce temps, c’est seulement après que le Président l’ai invité et qu’ils ont eu un problème entre eux, que le dossier est apparu…»
Article 115 de la Constitution :
Nul membre du Corps législatif ne peut, durant son mandat, être arrêté en matière criminelle, correctionnelle ou de police pour délit de droit commun, si ce n’est avec l’autorisation de la Chambre à laquelle il appartient, sauf le cas de flagrant délit pour faits emportant une peine afflictive et infamante. Il en est alors référé à la Chambre des députés ou au Sénat sans délai si le Corps législatif est en session, dans le cas contraire, à l’ouverture de la prochaine session ordinaire ou extraordinaire.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’Europe salue la nomination de Garry Conille

22/10/2011 15:51:48

Haïti - Politique : L’Europe salue la nomination de Garry ConilleMme Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, a félicité le Premier Ministre, le Dr Garry Conille pour son installation dans ses fonctions.
« Je félicite le nouveau Premier Ministre de la République d’Haïti M. Garry Conille à l’occasion de l’installation dans ses fonctions. La mise en place d’un nouveau gouvernement haïtien est un élément essentiel pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d’Haïti.
L’Union européenne réitère son engagement de continuer a travailler en partenariat avec le Premier Ministre et son gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction. L’Union Européenne continuera à soutenir Haïti dans ses efforts pour promouvoir la démocratie, l’État de droit et le développement du pays. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4073-haiti-politique-le-quebec-pret-a-travailler-avec-la-nouvelle-equipe-gouvernementale.html
http://www.haitilibre.com/article-4070-haiti-politique-le-canada-salue-la-formation-d-un-nouveau-gouvernement-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4068-haiti-politique-l-oea-se-rejouit-de-l-investiture-du-nouveau-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-4058-haiti-politique-le-club-de-madrid-salue-le-pacte-du-bien-vivre-ensemble.html
http://www.haitilibre.com/article-4057-haiti-politique-la-minustah-souhaite-le-renforcement-des-institutions-democratique.html
http://www.haitilibre.com/article-4052-haiti-politique-les-usa-prets-a-travailler-avec-le-nouveau-gouvernement.html
S/ HaïtiLibre

 

Faible séisme samedi à Jacmel

La population a paniqué, mais pas de victime ni de dégât

Publié le samedi 22 octobre 2011

Une faible secousse sismique a été ressentie samedi après-midi vers 14 heures (heure locale, 21hGMT) à Jacmel (sud-est) où la panique s’est emparée de la population sans que les autorités ne fassent état de victime ou de dégât, selon le correspondant local de Radio Kiskeya.

La terre s’est également mise à trembler dans des localités proches de la métropole du sud-est.

Aucune donnée n’était disponible sur la magnitude, l’épicentre et la durée de cette secousse.

Pris de peur, beaucoup de gens se sont précipités dans les rues abandonnant notamment les constructions en béton jugées dangereuses. Les témoins interrogés avouent qu’ils croyaient revivre le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 qui les avait profondément traumatisés.

A l’origine de 250.000 morts et d’immenses destructions matérielles principalement à Port-au-Prince, la catastrophe avait également touché Jacmel ainsi que Léogâne et Petit-Goâve (ouest).

Depuis cette tragédie, des répliques sont régulièrement enregistrées en Haïti, notre pays qui, comme la République Dominicaine voisine, est bordé de plusieurs failles pouvant générer d’importantes activités sismiques. spp/Radio Kiskeya

 

Gaillot Dorsainvil, «l’intouchable»…

22/10/2011 09:41:33

Haïti - Politique : Gaillot Dorsainvil, «l'intouchable»...Pierre Louis Opont, Directeur Général du Conseil Électoral Provisoire (CEP) a confirmé que Gaillot Dorsainvil [objet de multiples allégations de fraudes et de corruptions, suite à la publication opaque des résultats des dernières élections] était de retour à son poste, depuis deux semaines [!] après plusieurs mois d’absence…
Un retour en toute discrétion… Selon toute vraisemblance et sous toute réserve, le Président du CEP, a dû bénéficier d’une décision de justice favorable, le rendant libre de ses mouvements. Nous déplorons le manque de transparence et de communication du gouvernement dans cette affaire qui touche directement notre démocratie en Haïti. La population aimerait bien savoir si les charges ont été abandonnées contre les membres du CEP, si l’enquête est close ou se poursuit et sur quels éléments et conditions, la justice s’est basée pour laisser Gaillot Dorsainvil poursuivre normalement ses activités…
Pierre Louis Opont a expliqué, sans apporter de véritablement éclaircissement dans cette affaire «… il y avait des démêlés avec la justice, il y avait un mandat d’amener contre des membres du Conseil […], qui ne pouvaient pas venir travailler durant cette période. Mais depuis deux semaines, on a un retour à la normale, parce que les quatre conseillers sont maintenant disponible […] »
Le Directeur Général a fait savoir qu’il ne disposait pas d’informations sur le mandat d’amener émit à l’encontre de Gaillot Dorsainvil, pour plusieurs raisons »… premièrement, c’était une affaire de justice, c’est une chose qui concerne le Président et les avocats chargés de le défendre, deuxièmement, j’essaie toujours de me démarquer des choses qui concernent les conseillers directement, donc je ne peux pas répondre sur la nature des démêler judiciaires entre les conseillers et la justice haïtienne […]
Si je disais que l’absence des conseillers n’a pas handicapé le fonctionnement du Conseil, je devrais également dire que les conseillers ne sont pas nécessaire pour le Conseil. Pour moi, il y a une quantité de travail qui aurait dû être fait et qui n’a pas été fait en raison de leur non disponibilité […]
[…] aujourd’hui, le Conseil fait face à une certaine fragilité, parce que le Conseil Électoral, comme institution, […] n’a pas la représentation national qu’il devrait avoir et même dans nos rapports avec les autres institutions, on sent que le CEP n’a pas la crédibilité pour négocier avec nos partenaires…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3608-haiti-elections-le-cep-au-dela-du-reel.html
http://www.haitilibre.com/article-3369-haiti-justice-le-commissaire-du-gouvernement-convoque-5-membres-du-cep.html
S/ HaïtiLibre

 

Le Président Martelly prêt pour lancer la nouvelle force Nationale

22/10/2011 11:13:17

Haïti - Sécurité : Le Président Martelly prêt pour lancer la nouvelle force NationaleRien ne semble être en mesure, jusqu’à présent, de retarder le projet du Président Martelly de mettre sur pieds une nouvelle force nationale en Haïti, déclarant « ce corps sera une force de défense […] à la question si je suis prêt pour mettre sur pied cette nouvelle force nationale je réponds oui » assurant qu’il s’agira d’une force de défense nationale qui sera appelée à intervenir en cas de d’évènements naturels majeurs, pour contrôler les frontières contre les trafics illicites et lutter contre l’insécurité » affirmant détenir les fonds nécessaires à ce projet…
Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre basse, favorable à ce projet, se montre toutefois moins empressé que le Chef de État et prône, au préalable, un dialogue national «… le Président peut avoir cette volonté, j’en conviens, mais cependant, une institution comme l’armée d’Haïti […] ce n’est pas une chose que vous pouvez dire, que vous allez venir avec tel jour, c’est l’affaire de toute la société, c’est l’affaire de toutes les institutions, c’est l’affaire de tous les citoyens donc, il faut d’abord un débat […] on l’a veut [la nouvelle force armée] moi je l’a veux, parce qu’on ne peut pas être une Nation, si nous n’avons pas une armée. […] je pense que le Président a parlé de la volonté qu’il a, mais je crois que la question est beaucoup plus profonde […] on peut avoir une idée, mais il faut avoir les moyens de ses idées…»
De son côté, le Sénateur Youri Latortue réitère la nécessité d’un cadre légal bien établi et d’un document définissant la stratégie et le budget de cette armée. «… dans la situation où nous sommes aujourd’hui, ça ne sera pas une armée de grande taille, ça sera une armée de petite taille, de 3,000 à 5,000 hommes, une armée de style défensif, une armée intégrée dans la population et une armée qui va s’occuper en temps de Paix des tâches administratives, de développement et de tâches complémentaires par rapport à la police, si la police en a la nécessité. Je pense que tout ceci doit ce faire, étape par étape, pour que nous puissions arriver à une armée de métier, qui mettra tout le monde en confiance et qui jouera un rôle de complément par rapport à la police.
L’armée et la police ne sont pas parallèle, l’une protège les frontières, l’autre protège la population à l’intérieur des frontières. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4031-haiti-securite-martelly-determine-a-aller-de-l-avant-avec-son-projet-d-armee.html
S/ HaïtiLibre

 

EDITO

Haïti: Notre plafond de verre

La CIRH est morte ce vendredi. La loi spéciale prise en urgence pour lui donner vie n’a plus de provision légale. En dix-huit mois, cette fameuse Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti n’a pas accouché de toutes ses promesses, pas même de toutes les souris qu’on la croyait grosse.
La majorité des milliards annoncés sont encore dans les poches de ceux qui les avaient promis. La quinzaine de projets qui font la fierté de l’équipe dirigeante de la Commission n’ont pas eu d’impact significatif sur le quotidien de la population.
Pour ne citer que deux cas, la reconstruction de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti est, aux dernières nouvelles, dans une impasse faute de décision claire sur l’avenir de ce centre hospitalier universitaire et le projet « 400 maisons en 100 jours » a rencontré des difficultés qui retardent son achèvement après son lancement en fanfare.
En Haïti, ce n’est pas la bonne volonté qui fait défaut ni le désir des uns et des autres d’aller vite. Des fois, ce ne sont pas les millions non plus, simplement les pesanteurs et cette épaisse couche -dont personne ne sais de quoi -qui nous empêchent d’avancer.
La preuve par neuf : ce vendredi, sur les ondes de Scoop FM, dans une intervention en direct, le président Martelly et le maire de Cité Soleil ont annoncé les suites heureuses d’une réunion de travail que les deux élus venaient de finir. A l’issue de leur entretien, à la demande du chef de l’Etat, le maire s’est engagé devant la nation à fournir un terrain, d’ici lundi, pour permettre la construction d’un stade de football dans sa commune.
Ce bel exemple de la rapidité et de l’efficacité a fait sourire plus d’un. Aucune commune de la République ne dispose d’un inventaire de ses terres et possessions. Si le maire offre le terrain dans un si court délai, le projet s’expose à des contestations sans fin de ceux qui ont des titres de propriété qui datent d’avant l’Indépendance ou que l’on a fabriqué ce vendredi. Allez savoir…
Tout cela pour dire que le président Martelly comme ses prédécesseurs, à moins de faire le choix de passer en force, va se retrouver devant le plafond de verre qui bloque les ascensions dans ce pays. Martelly peut le casser, pas le contourner. Le démolir, pas l’empêcher de se régénérer. Ce plafond invisible, c’est notre Hydre de Lerne.
Pour revenir à la CIRH qui, pour notre malheur, n’a pas connu le succès escompté, il se pourrait que le Premier ministre Conille tente de la réactiver ou de la transformer. Pour cela, il faudra trouver une entente avec le Parlement, en vacances jusqu’au deuxième lundi de janvier. Ce n’est pas insurmontable et il y a assez de provisions pour satisfaire les demandes que provoquerait l’introduction d’une nouvelle loi. Mais la sagesse serait de passer à une autre structure. Faire du neuf avec du vieux pour ne pas perdre l’expérience accumulée.
En espérant fortement que, cette fois, la CIRH bis ou sa petite soeur trouve le bon bout pour aborder l’arithmétique de nos problèmes.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti: Devenir président

Le Nouvelliste / 21-10-11

 

Précisions de la secrétaire générale du RDNP

Au cours d’une entrevue accordée à la TNH en 2006, le professeur Leslie Manigat a plaidé vivement pour la réalisation de ce qui a toujours été une de ses préoccupations et a nourri son combat politique, à savoir une entente entre les Haïtiens pour le bien de la patrie commune. C’est donc avec stupéfaction que le RDNP a appris la présentation par la télévision d’État de cette cassette retrouvée dans ses archives, comme une interview récente de l’ancien président, une sorte de contribution à la « semaine de la réconciliation » d’octobre 2011.
Il est choquant et inacceptable que la TNH s’autorise à exploiter, à des fins propagandistes, les déclarations de personnalités qui se sont exprimées devant ses cameras. L’ambiguïté a conduit Le Nouvelliste à se réjouir du fait, écrivant d’ailleurs que  » le président Manigat paraissait en pleine forme »…
Cette manipulation de l’opinion heurte la vérité des faits, le respect dû à un ancien chef d’État. En même temps, elle met en cause la parole de son épouse qui avait demandé au chef du protocole le report de la visite de M. Martelly à M. Manigat à cause de son état de santé.
Le RDNP recommande aux administrateurs de la TNH la déontologie professionnelle élémentaire; il exige des responsables de cet amalgame la rectification de ces informations biaisées. L’honnêteté, le respect de l’autre et de la vérité, l’éthique en général, devraient être le vade-mecum de ceux qui, à travers leur instrument de travail, ont en charge l’éducation de toute une population dont l’effritement des moeurs peut conduire à l’abîme.
Le RDNP saisit l’occasion pour remercier tous ceux et celles qui ont témoigné respect, amitié et affection au professeur Leslie Manigat dont la convalescence, après trois interventions chirurgicales en trois mois, évolue lentement.
Fait à Port-au-Prince, le 21 octobre 2011
Mirlande Manigat
Secrétaire Générale

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