lundi 24 octobre 2011

24 Oct

Le nouveau gouvernement désormais à l’œuvre

imageLa nouvelle équipe gouvernementale conduite par le premier ministre Garry Conille entame ce lundi sa première semaine de travail, dans un contexte socio-économique difficile
La semaine dernière a été entièrement consacrée à l’entrée en fonction de ce nouveau gouvernement.
En effet cela fait cinq mois que le pays attendait l’arrivée d’une nouvelle administration. Une équipe en laquelle la population haïtienne semble placer beaucoup d’espoirs.
Avec un cabinet ministériel tout à fait particulier, issu d’intenses négociations avec les différents blocs au parlement, le président Michel Martelly peut commencer à travailler et foncer vers les objectifs qu’ils s’étaient fixés lors de la campagne électorale.
On se rappelle que le chef de l’état l’avait dit tout haut que le tandem Martelly/Conille se doit d’être un duo gagnant.
Et déjà cette semaine la mise à l’épreuve débute pour la nouvelle équipe gouvernementale. A peine entrée en fonction le premier ministre Garry Conille et son ministre de l’intérieur sont convoquée au sénat de la république.
Ils devront tous les deux s’expliquer sur la remobilisation des forces armées d’Haïti selon ce qu’a annoncé le sénateur Moise Jean Charles.
Certains ministres sont déjà à pied d’œuvre. Si le ministre de l’environnement s’était rendu dans le sud du pays, son homologue des affaires sociales visitait le site où se tenait la 5e édition de la foire « Artisanat en Fête ». Ils ont tous les deux sollicité l’aide du parlement dans le cadre de leurs efforts visant à redresser la barre dans leur domaines respectifs.
Une semaine qui s’annonce importante pour les nouveaux ministres qui doivent effectuer des prises de contact et des mises en place. Et a bien entendre et comprendre le chef de l’état sa nouvelle administration a un devoir de résultats.

EJ/Radio Métropole Haïti .

 

L’Alternative s’engage dans l’opposition au gouvernement

L’un des chefs de file de l’Alternative, Evans Paul, refuse d’accorder le qualificatif d’inclusif au gouvernement de Gary Conille. Il n’y a pas d’inclusion puisqu’il n’existe pas d’entente avec tous les secteurs, se plaint M. Paul qui a eu des entretiens avec le président Martelly et le Premier Ministre Conille.
Les rencontres des leaders de l’Alternative avec les chefs de l’exécutif n’avaient pas pour objectif d’envisager une intégration dans le gouvernement. Ce gouvernement est de préférence une combine entre le président Martelly et une majorité parlementaire, insiste M. Paul soulignant que l’Inité et AAA sont les seules formations politiques ayant intégré le gouvernement.
A ce stade l’Alternative se comporte comme un observateur mais M. Paul prévient qu’elle peut dans un avenir proche entrer en opposition au gouvernement.
La réticence des dirigeants de l’Alternative peut s’expliquer par l’expérience douloureuse avec le gouvernement d’ouverture de Préval / Alexis entre 2006 – 2008.
Sauveur Pierre Etienne, à l’époque militant de l’OPL, était contre toute alliance avec le gouvernement Préval. Aujourd’hui M. Pierre Etienne aux commandes de l’OPL ne peut pas répondre aux appels du pied du gouvernement Martelly / Conille. Il s’agit d’un gouvernement de coalition avec Inité, Lavalas, Duvalieriste et AAA note M. Pierre Etienne qui a toujours combattu ses régimes.
Il redoute un retour de la dictature Duvalieriste et de l’anarchie lavalassienne.
Selon le professeur Pierre Etienne cette équipe gouvernementale manque de cohésion et n’a pas de vision claire. Il est également préoccupé par des éventuelles tentatives de restauration de l’ancien régime liées à des violations des droits humains.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Martelly :

Organiser des élections pour rompre avec le passé

Signal FM / Lundi, 24 Octobre 2011 18:01

sauveurPierreEtienne1« Il est temps que le président Michel Martelly prouve sa volonté réelle de rompre avec le passé en respectant les échéances constitutionnelles concernant les élections », déclare le coordonnateur nationale de l’OPL, Sauveur Pierre Etienne, préoccupé à l’instar de son homologue Edmonde Supplice Beauzile par le fait que le processus électoral ne soit pas mis en branle.

Selon le sociologue, le président Martelly devrait clarifier son intention par rapport aux élections pour renouveler un tiers du sénat, les cartels municipaux et des sections communales. Des élections législatives complémentaires devront également se tenir.

Edmonde Supplice Beauzile, la présidente de la Fusion des Sociaux-démocrates a indiqué vendredi que le silence qui entoure ces élections ne facilite pas la tâche aux partis politiques qui devraient s’engager dans un processus de choix de candidats.

« Nous, les partis politiques, sommes les premiers concernés par ces élections et il n’est pas normal qu’on ne sache toujours pas où l’on en est  actuellement », a déploré Madame Beauzile qui suggère que les partis politique entrent en concertation autour de la question en vue de formuler des recommandations au chef de l’Etat.

Toutefois, ce ne devrait pas l’actuel Conseil Electoral qui organisera ces élections, selon les responsables politiques. Edmonde Supplice Supplice Beauzile et Sauveur Pierre Etienne préconisent la mise en place d’un nouveau CEP.

On n’a toujours reproché au président René Préval d’avoir fait peu cas de ces échéances constitutionnelles relatives aux élections.

 

Conille devra solliciter une prorogation du mandat de la CIRH

imageLe Premier Ministre haïtien Gary Conille devra présenter dans les prochains jours un projet de loi pour la prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Le mandat d’une année de cette structure hybride a pris fin vendredi dernier.
Plusieurs parlementaires de l’opposition dont Steven Benoît et William Jeanty entendent voter contre un renouvellement du mandat de la CIRH arguant qu’elle empêche au Parlement de jouir de ses prérogatives de contrôle de l’exécutif. Steven Benoît avait indiqué que le Premier Ministre sera dans son collimateur s’il ose présenter ce projet de loi au Sénat.
Cependant la majorité des législateurs au Sénat et à la chambre des députés semblent être favorable à une prorogation moyennant une réforme de cette structure. Les sénateurs du groupe majoritaire, GPR et leurs 4 alliés conjoncturels de la minorité, seraient disposés à voter le projet de loi. Le sénateur Latortue (AAA), avait avant la fin du mandat de Jean Max Bellerive, mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d’une réforme de la CIRH.
Cet avis est partagé par le Premier Ministre Gary Conille, qui fut chef de cabinet de Bill Clinton, co-président de la CIRH. Aujourd’hui M. Conille est devenu l’alter ego de l’ex président américain au sein de cette commission qui suscite des controverses.
M. Conille lors la présentation de sa politique générale avait plaidé pour une prorogation du mandat de la CIRH arguant qu’il faudra toujours avoir une plateforme pour améliorer l’efficacité de l’aide. C’est une table de mise en cohérence avait –il soutenu attirant l’attention sur le droit des donateurs de vérifier l’utilisation des fonds.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti : 14e mois de salaire, les fonctionnaires publics meurent d’impatience

Lundi, 24 Octobre 2011 09:08 AL/HPN

Impatients, des employés de la fonction publique appellent le nouveau gouvernement à faire preuve de compréhension par rapport à la situation économique. Ils attendent avec impatience un 14e mois de salaire.

Le 14e mois de salaire accordé depuis quelques années aux employés de la fonction publique, à l’occasion de la rentrée des classes, constitue l’un des défis urgents à relever par la nouvelle équipe dirigeante.

Les employés de l’État, notamment ceux qui perçoivent un faible salaire, souhaitent trouver le plus vite possible, l’équivalent de leur chèque du mois d’octobre. Car, disent-ils, quoique la rentrée des classes ait déjà été effectuée, les problèmes d’ordre économiques à résoudre au sein des foyers restent encore nombreux.

« Je suis mère de quatre enfants. Jusqu’à présent, il n’y a que deux qui vont à l’école. Je suis obligée de garder les deux autres à la maison, faute de moyens financiers. Si l’on me donne le 14e mois, au moins j’enverrai ma fille Nilsa dans les prochains jours », confie Ginette à Haïti Press Network.

Pour Julio qui fait partie du petit personnel d’un centre sanitaire public de la capitale, la situation est moins compliquée. Mais les besoins hantent l’esprit. Ses enfants, Gaëlle et Guy vont en classe certes, néanmoins ils ne disposent pas encore de toutes les fournitures classiques nécessaires. Il espère avoir le 14e mois de salaire, dans le but d’acquitter à cette fin.

Des sénateurs et des députés avaient insiste sur la nécessité de débloquer un fonds, afin d’octroyer un 14e mois aux employés de l’État. Le sénateur Youri Latortue, avait même conseillé d’utiliser les excédents budgétaires, évalués à quelques milliards de gourdes, en vue de combler cette attente.

Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr

 

La remobilisation de l’armée doit se faire dans un contexte non-partisan selon Edouard Paultre

imageLe responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non-Etatiques (CONHANE), Edouard Paultre, salue la décision prise par des sénateurs d’inviter le premier ministre, Garry Conille, et le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, à donner des explications claires au parlement sur la remobilisation prochaine des Forces Armées d’Haïti.
Selon monsieur Paultre, c’est une décision qui est prise au bon moment d’autant que le président de la république Michel Joseph Martelly n’a jamais dévoilé au grand public sa vision et les stratégies envisagées pour la mise en place aussi rapide des Forces Armées d’Haïti.
« Je suis pour la mise en place d’une armée nationale telle que prévue par la constitution. Mais celle-ci ne doit pas être partisane », affirme Edouard Paultre qui se demande si le chef de l’Etat n’est pas animé par des velléités dictatoriales.
Remobiliser l’armée, comment cela va se faire ? Quels seront les critères de recrutement ? Pourquoi ce remue-ménage souhaité au sein de la police nationale ? Telles sont les questions que le responsable du CONHNANE se pose et sur lesquelles il invite l’opinion publique à se prononcer.
Selon le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non-Etatiques, le gouvernement Martelly/Conille a pour devoir d’informer la population haïtienne sur son intention de reconstituer la nouvelle force publique.
Aussi faut-il, de l’avis d’Edouard Paultre, clarifier la question de « Milice Rose » dénoncée le sénateur Moise Jean Charles.

GA/Radio Métropole Haïti

 

EDITORIAL

Pour ne pas perdre le nord : voir autant Martelly que « Sweet Micky »

N’y aurait-il que du « Micky » dans Martelly ?

Publié le dimanche 23 octobre 2011

Faut-il croire que le président Michel Joseph Martelly soit foncièrement atypique et ne soit en rien différent du personnage burlesque « Sweet Micky » ?

N’y aurait-il que du « Micky » dans Martelly ?

La réponse à de telles questions s’avère d’une importance capitale au moment où les deux personnages s’entrechoquent au pouvoir. Parlant de la presse, Martelly a bien assumé qu’il sert du « Micky ». Encore plus quand il s’est mesuré à un député dans un karako-sal sans précédent au palais national.

Avec l’humeur du personnage qui le hante, le chef de l’Etat a annoncé qu’un insolent peut désormais ne pas pouvoir sortir du Palais s’il se hasarde à offenser la présidence. Il promet aussi de se montrer cynique.

On commence donc à s’habituer au personnage. Il fera des déclarations fracassantes à chaque intervention publique. Il adoptera des postures et posera des actes hors du commun. Il nous prévient qu’on n’en a encore rien vu de ce qu’il nous réserve.

Mais, car il y a toujours un mais : va-t-on prendre le risque de ne voir que du Micky dans Martelly, en considérant qu’il ne puisse être qu’irrationnel, rocambolesque, imprévisible et tout à fait en-deçà de ce qu’on peut attendre de lui comme président ?

Certes, il s’agit là d’un aspect du personnage qu’on ne saurait ne pas prendre en compte. Mais, ne risque-t-on pas, en s’attardant à ses fresques artistico-carnavalesques, de ne pas saisir sa véritable vision du pouvoir et les actes majeurs qui en découlent déjà ? Tombant tout à fait dans le panneau, un militant Lavalas a récemment convié la communauté internationale à acheminer un psychiatre au chevet de M. Martelly pour le diagnostiquer et le soigner éventuellement.

Nous croyons qu’une telle façon de voir le président peut amener à ne pas découvrir ce qu’il a tout de même de rationnel, de politique, de traditionnel, dans le sens du « politiquement correct ».

Encore une fois, sans minimiser l’utilité de l’approche basée sur la singularité du personnage, qui pourrait être éventuellement confirmée par des faits ultérieurs, il s’avère nécessaire de voir plus loin, au-delà du trapéziste, au-delà de l’artiste iconoclaste.

Et là, on découvre tout de suite un ensemble de faits et d’actes politiques qui révèlent bien la mise en place d’un système qui, même s’il peut ne pas pouvoir apporter des réponses satisfaisantes aux problèmes de l’heure, n’en est pas moins rationnel. Il n’y aurait donc pas que du « mickysme » dans ce qui se fait, dans ce qui se passe. Quelque part, l’on dirait même que Micky tendrait à dissimuler Martelly, si l’on n’y prend garde. Car, il y a des choses sérieuses qui se passent déjà sous le règne de Martelly.

Voyez de plus près des faits et des actes qui parlent d’eux-mêmes et qui pourraient ne pas être perçus dans toute leur dimension si l’on s’attarde trop aux fresques de l’artiste. Les actes faisant l’objet de l’énumération suivante peuvent être difficilement imputés au « mickysme ».

1-Les trois (3) personnalités proposées par M. Martelly pour le poste de premier ministre ont été des fils d’ex-ministres de Duvalier.

2-Les premières nominations de délégués et de directeurs généraux, effectuées au mépris de la loi, marquent le retour aux affaires de personnes liées au secteur duvaliériste et d’autres faisant partie du cercle de partisans et d’alliés du chef de l’Etat, d’Haïti et de la diaspora.

3-Le président s’est réservé les postes-clé au sein du gouvernement bien avant la ratification du premier ministre. Ce dernier n’a fait qu’entériner ses choix. Qui pis est, il n’a même pas pu accaparer le portefeuille de la planification qu’il convoitait. Enfonçant le clou, le chef de l’Etat a personnellement installé « ses » ministres.

4-M. Martelly s’est clairement prononcé en faveur de l’extension du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Dans la même optique, il a décerné la plus haute distinction nationale à l’ancien président Clinton (co-président de cette entité), avant de le propulser à la direction du Conseil consultatif, aux côtés de son alter ego proclamé « chancelier », Laurent Lamothe.

5-La décision de ne pas solliciter le retrait immédiat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) comme justificatif logique à la remobilisation « urgente » des Forces Armées d’Haïti (FAD’H). Le projet de rétablir l’armée en dehors d’un débat national ne correspond-il pas à un projet bien connu d’un secteur politique, qui va bien au-delà des simples promesses de campagne du candidat Martelly ?

Le processus de rétablissement de l’armée est enclenché en dehors de toute concertation, même avec le parlement. Il s’agit là d’une attitude du pouvoir qui s’inscrit dans la droite ligne de la tradition des gouvernements haïtiens.

6-L’hostilité de M. Martelly par rapport au parlement s’inscrit dans la même tradition du caudillisme et du présidentialisme haïtiens. A remarquer, à ce sujet, que M. Martelly n’est pas seul dans cette position. Le parlement n’est pas mieux perçu au sein de l’élite économique. Il en est de même dans certaines couches de la population où l’utilité du parlement est encore questionnable.

7-Le silence du pouvoir par rapport à la poursuite de la coopération avec le Venezuela et Cuba est persistant, pas du tout hasardeux, et encore moins « mickyste ».

8-Les acteurs du monde éducatif n’ont pas été conviés à participer à l’élaboration et à l’exécution du programme présidentiel de scolarisation gratuite. Même refus de concertation caractéristique des tendances traditionnelles autoritaires. Les prélèvements sur la diaspora pour le Fonds National de l’Éducation n’ont pas fait l’objet de plus de concertation.

En conclusion, de nombreux facteurs existent qui permettent de conclure déjà à l’existence et au développement d’un projet bien précis. Celui-ci se profile dans la continuité des pratiques traditionnelles, autoritaires de pouvoir et de maintien fondamental du statut du pays sous tutelle.

Dans le cadre d’un tel projet, les excentricités de l’artiste-chef d’État ne serviraient, au mieux, qu’à détourner l’attention sur les vrais agendas. Elles serviraient aussi à projeter sur la scène politique un chef farouche et puissant dont le « cynisme » viserait éventuellement à dissuader ceux qui voudraient voir autant Micky que Martelly… .

Marvel DANDIN

 

Le PM et le Ministre de l’intérieur vont s’expliquer sur la nouvelle force

23/10/2011 12:03:53

Haïti - Sécurité : Le PM et le Ministre de l’intérieur vont s’expliquer sur la nouvelle forceLe Sénateur Moïse Jean Charles a fait savoir que le Premier Ministre, le Dr. Garry Conille et Me Thierry Mayard Paul, le Ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale sont invités à se présenter mercredi 26 octobre, devant le Sénat, afin de s’expliquer sur la nouvelle force de sécurité nationale.
«…Nous estimons, en tant que co-dépositaire de la souveraineté nationale, qu’il est nécessaire de convoquer le Ministre de l’Intérieur et le Premier Ministre, pour qu’ils puissent faire toute la lumière autour de ce grand dossier […] Il y a des conditions à réunir pour avoir une armée et le fait de ne pas savoir si elles sont réunies, justifie que nous convoquions les responsables pour comprenne ce qui ce passe là.
La lettre vient d’arriver au bureau du Président, il y a 6 collègues qui l’ont signé [les Sénateurs Moise Jean Charles, Jean-Baptiste Bien-aimée, Nenel Cassy, Wesner Polycarpe, Joseph Joël John, et Pierre Francky Exius]. […] nous savons que si il y a une armée, actuellement, il n’y a pas de budget […] il faut expliquer où les uniformes vont être trouvés, nous devons savoir où ils vont trouver les armes, je crois qu’il y a un embargo sur les armes, il faut que nous sachions quand ils vont faire le recrutement, la formation, toutes ces choses doivent être claires pour le grand public, c’est pour cela que nous avons invité le Ministre de l’Intérieur et le Premier Ministre […] parce que personne ne sait ce qui se passe. Je crois que nous assumons nos responsabilités dans le cadre du travail de contrôle, que nous avons sur l’Exécutif…»

Le Sénateur Rodolphe Joazile, Président du Sénat, a fait savoir qu’une réunion est prévue lundi prochain, à 10 heures sur le projet de Force de sécurité Nationale du Président Martelly
«… c’est à ce moment, que nous saurons exactement comment il veulent faire l’approche. Je pense, que si c’est pour former un État-Major, […] ils vont être capable de trouver des personnes sur le terrain pour le constituer.
[…] À mon avis, légalement, juridiquement et constitutionnellement, le Parlement n’a pas besoin d’être consulté sur cette question, parce […] l’armée d’Haïti est constitutionnelle, aujourd’hui encore. Si vous ouvrez la Constitution de 1987, vous allez voir que c’est deux forces : l’armée et les forces de polices. Maintenant s’il y a eu un arrêté ou décret, qu’ils avaient prit pour dissoudre l’armée, je ne crois pas que c’est ça, il sera toujours capable [le Président Martelly] de reporter ce décret et il n’aura pas besoin du Parlement.
Maintenant, pour mettre l’institution sur pied, qui existe de droit mais pas dans les faits, vous allez avoir besoin d’argent, non-seulement pour payer les cadres, pour les enrôler, pour acheter les équipements etc… […] cet argent ne doit pas sortir d’un autre côté que du budget de l’État. Il est évidement qu’il faudra s’assoir avec le Parlement pour regarder comment à travers le budget […] nous allons dégager des moyens pour supporter cette nouvelle institution.
Au début de l’année fiscale, le 1er octobre 2011, nous n’avions pas de budget, tout simplement parce que nous n’avions pas encore un gouvernement dans le pays. Aujourd’hui, je pense que la priorité du nouveau gouvernement, c’est de préparer un nouveau budget et le soumettre à l’appréciation du parlement […] naturellement, si c’est une priorité pour le Gouvernement, si au niveau de l’État, ils prennent des dispositions, ils vont dégager des moyens dans le budget pour supporter cette initiative.
Toutes les choses sont prioritaires dans le pays. Si vous me demandez aujourd’hui si le pays a besoin une armée, je vous répondrais oui sans aucune hésitation, parce que je suis un ancien capitaine des Force Armées d’Haïti, je ne peux pas renier mon passé. Maintenant, si vous me demandez, en tant qu’homme d’État, est-ce que l’armée est une priorité ? Je vous répondrais que tout est prioritaire, d’où la nécessité d’un débat National et de réflexions sur la question, pour que nous puissions définir ensemble l’ordre des priorités… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4079-haiti-securite-le-president-martelly-pret-pour-lancer-la-nouvelle-force-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-4031-haiti-securite-martelly-determine-a-aller-de-l-avant-avec-son-projet-d-armee.html
HL/ HaïtiLibre

 

Daniel Supplice prêt a relever tous les défis…

24/10/2011 11:59:19

Haïti - Politique : Daniel Supplice prêt a relever tous les défis...Le nouveau Ministre à la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, le sociologue Daniel Supplice dans son allocution prononcée lors de son investiture, s’est clairement dit conscient d’hériter d’un Ministère à reconstruire où tout est à faire, se montrant combatif, prêt à relever tous les défis, sans peur de l’échec, sans craindre de dire la vérité et a en assumer les conséquences…
«… on a toujours tendance à croire que le fait d’être Ministre, le choix que fait le Président de la République d’un citoyen haïtien pour être Ministre, est un choix qui se base sur sa compétence, son savoir, son savoir-faire, sa morale… c’est évidement qu’on recherche ces qualités. Mais je sais, monsieur le Président […] que le choix d’être Ministre est un choix politique. C’est un choix politique et c’est un privilège pour moi en un quart de siècle d’avoir été choisi en deux occasions pour occuper le poste de Ministre dans ce pays, je l’ai déjà été il y a 25 ans et je le suis encore aujourd’hui.
Ce privilège, Monsieur le Président je le dois à vous d’abord, à vous Monsieur le Premier Ministre d’avoir accepté que je fasse parti du cabinet ministériel. Au cours de la journée, il y a un mot qui est revenu en cinq occasions « soldat »… Je dois vous dire que nous en sommes à notre onzième installations maintenant, c’est un marathon, ils sont 10 ans plus jeune que moi, je peux comprendre qu’ils tiennent [rire] moi aussi j’arrive encore à tenir… Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, le soldat, ce n’est pas celui qui porte l’uniforme, le soldat, c’est celui qui dit la vérité et qui assume les conséquences d’avoir dit la vérité, le soldat, c’est celui qui sait que la guerre, qu’elle soit politique, économique ou militaire, se gagne après le décompte des victoires de batailles.
Monsieur le Président, je sais me battre, je me suis déjà battu, j’ai perdu, j’ai gagné aussi. Quand vous me donner un ministère pareil : 54 millions de gourdes comme budget, 11 véhicules dont un seul qui marche, pas de loi organique, 4 directions mitigées, des services éparpillés contenant des sections qui ne peuvent pas être justifiées… c’est évidement qu’on a l’impression qu’on me jette quelque part dans une gaguerre « jete comme un kòk sans Sapatonn » [rire]
[…] Je suis sociologue de formation, les sociologues ont l’habitude de rester calme d’entendre, de regarder, parfois de ne rien dire et même de passer pour ce qu’il ne sont pas. Je sais que vous attendez des résultats, si vous nous donner des moyens Monsieur le Président, vous aurez des résultats. Je vous promet ça, je vous dois ça, parce que lorsque j’ai rejoins la campagne Martelly à l’époque, vous n’étiez pas, permettez moi l’expression, « fréquentable ». Si j’avais peur de perdre, je ne me serais pas engagé, je n’ai pas peur de perdre, je n’ai pas peur de me battre, on s’est battu et on a gagné Monsieur le Président… »

HL/ HaïtiLibre

 

Discours d’investiture du nouveau Ministre de l’Agriculture, Hébert Docteur

23/10/2011 10:01:28

Haïti - Politique : Discours du nouveau Ministre de l’Agriculture, Hébert DocteurLe nouveau ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), l’agronome Hébert Docteur, dans son allocution prononcée le 19 octobre à Damien, lors de son investiture, croit que l’agriculture devra permettre de réduire le déficit commercial, et partant, la dépendance alimentaire grâce à l’augmentation significative de la production agricole.
Discours (intégral) du Ministre Hébert Docteur :
« Me revoilà, à nouveau, à titre de titulaire du ministère, en ce haut lieu consacré au travail de la terre que constitue Damien. J’avais quitté cet espace, il y a 25 ans, la tête pleine d’idées et de rêves, mes valises remplies de programmes et de projets, avec, aussi et surtout, le sentiment d’une mission non accomplie, d’une oeuvre inachevée.
Après un quart de siècle, le destin a voulu que je revienne avec le même enthousiasme, la même fougue et le même dynamisme pour me mettre au service de mon pays et contribuer à relever les grands défis auxquels doit faire face le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural.
Mesdames, Messieurs,
Les dernières élections qui ont porté à la plus haute magistrature de l’Etat son Excellence Michel Joseph Martelly ont eu l’effet d’un séisme politique et témoignent de la volonté du peuple de voir se matérialiser le changement dans ses conditions d’existence faites de privations de toute sorte. Ce changement tant souhaité a trouvé sa résonnance dans l’engagement politique du Président de la République et nous sommes ici, ce matin, pour en quelque sorte inaugurer, que dis-je, pour en initier l’esprit et le programme d’action dans le secteur qui nous concerne, par la mise en oeuvre de cette autre politique agricole, telle que libellée dans l’énoncé de politique générale du Premier ministre. Une politique susceptible de créer de la richesse, de générer des emplois valorisants et rémunérateurs.
Il m’est agréable de saluer la présence ici, ce matin, de quelques membres du Parti agricole et industriel national (PAIN) dont je suis membre à part entière. Lors de la campagne électorale, beaucoup d’observateurs estimaient insolite l’endossement par ce parti du candidat qui a été élu le 20 mars 2011 à la tête de notre pays. Leur étonnement venait du fait qu’à la différence du PAIN, ils n’avaient pas perçu les frémissements de l’intelligence collective qui allaient infléchir de façon déterminante le cours de l’histoire nationale et porter au pouvoir une vision différente visant à l’équité de la chose publique. Le peuple a accepté le pari sur l’avenir qui lui était proposé. Et nous sommes heureux de pouvoir nous associer à cette œuvre colossale et stimulante de régénérescence de la patrie commune.
Mesdames, Messieurs,
Le Président Martelly m’a fait l’honneur de me confier, pendant la période de transition, la coordination du secteur agricole. L’équipe qui était constituée avait pour tâche de préparer la feuille de route du secteur en s’inspirant de la vision de celui qui s’imposait alors comme futur chef de l’Etat et de ses promesses de campagne. Quelques techniciens de grand calibre, issus du ministère de l’Agriculture, y ont pris part. D’autres experts indépendants ont été également retenus. Je les salue tous et réitère à leur intention l’expression de mes meilleurs sentiments. Toutefois, la présence parmi mous du Dr Frantz Flambert, ex-ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, revêt pour moi une signification particulière. Frantz a grandement influencé ma carrière ; je suis heureux qu’il soit à mes côtés aujourd’hui. Je salue également la présence ici de l’ingénieur agronome Jean-Robert Estimé, qui m’a toujours manifesté une très grande disponibilité. Son dévouement au service de l’agriculture haïtienne a valeur de symbole. Je vous invite donc à les applaudir avec moi.
En faisant choix de moi comme ministre de l’Agriculture, le Premier ministre, de concert avec le Président de la République, m’offre la possibilité de contribuer à la mise en oeuvre de la politique publique du gouvernement dans les domaines de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural, secteur appelé à jouer un rôle moteur dans la croissance de l’économie nationale et dans le développement du pays.
L’agriculture devra permettre de réduire le déficit commercial, et partant, la dépendance alimentaire grâce à l’augmentation significative de la production agricole. Ce sera l’occasion de réactiver les idées et les rêves sauvegardés dans les replis de ma mémoire et d’actualiser les projets qui trainaient sur les travées de ma bibliothèque, car la plupart se retrouvent heureusement dans le programme de politique générale exposé au Parlement par le Premier ministre Garry Conille.
En m’accordant le privilège de gérer ce ministère, le Président Martelly et le Premier Ministre Conille m’ont manifesté leur grande confiance. Je tiens à les remercier de cette haute considération et réitère ici l’engagement, s’il en est besoin, d’oeuvrer sous leur autorité dans le sens du mieux-être de tous les Haïtiens et en particulier des producteurs haïtiens qui, dans des conditions extrêmement difficiles, s’attèlent à tirer des plaines irriguées ou desséchées, des piedmonts et des pentes abruptes, de la mer et des autres plans d’eau, une grande partie des produits couvrant les besoins alimentaires du pays.
D’aucuns pensent que le travail qui m’échoit est gigantesque. Je n’en disconviens pas. Cependant, je réponds simplement que je saurai mettre en adéquation les ressources humaines, matérielles et financières disponibles avec les besoins prioritaires de la population en vue d’accomplir efficacement la mission qui m’est confiée et d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du plan opérationnel du gouvernement.
Je m’honore d’ores et déjà de compter sur la volonté et la disponibilité de tous les membres du personnel du ministère. Je veillerai à créer et maintenir, au sein de cette institution, une atmosphère sereine, mais disciplinée, indispensable à la réussite d’une gestion efficace et efficiente, axée sur l’obtention de résultats tangibles répondant aux besoins alimentaires de la population et à la nécessité d’exploiter les opportunités du marché extérieur. Cela, dans le respect scrupuleux et l’application intelligente des principes de la bonne gouvernance.
Je m’enorgueillis déjà d’avoir à travailler avec des partenaires nationaux et internationaux dont le souci est de changer, comme nous le préconisons, les indices de développement humain de ce pays. Qu’ils soient assurés de ma pleine et entière collaboration, car nous partageons une mission commune, celle de trouver les solutions appropriées à des problèmes séculaires qui rongent les secteurs agricole et agro-industriel haïtiens.
Dans ce contexte, ce cri lancé par le Président Martelly à Marchand – Dessalines :
E peyzan yo ! Yo pap janm jwenn anyen !!!
doit nous interpeller tous et j’en fais ma boussole.
Se sa prezidan an te di. Ebyen se nou tout ki ap pran desizyon nan sektè agrikòl la, ki pou travay ansanm, pou peyzan yo ka jwenn kichòy.
E se sa ke mwen vini fè isit la.
Mwen pap Ka fè li pou kont mwen. Mwen konte sou tout moun e patikilyèman sou kòlèg et zanmi mwen Joanas Gue, ki tap fè jefò pou sektè ya soti nan twou ke li ye a.
Mon cher Joanas, [Joanas Gué, Ministre de l’Agriculture précédant]
C’est pour moi l’occasion de te remercier pour ta collaboration tout au long de la transition et j’en profite pour te féliciter. Les documents que ton ministère a produits récemment en collaboration avec la communauté internationale et d’autres partenaires nationaux constituent un investissement important. Ils seront exploités de la façon la plus intelligente possible.
Je prendrai un immense plaisir à te consulter, mon ami et confrère, à discuter avec toi, et je le ferai de la manière la plus sincère et la plus digne possible. Notre collaboration sera à la hauteur de notre amitié et de nos qualités professionnelles.
Je ne terminerai pas ces mots sans rendre un hommage mérité à ma femme, mes enfants, mes frères et soeurs, ma famille élargie, les confrères ingénieurs agronomes, mes camarades de promotion, les professionnels de tous horizons, mes amis, les membres du PAIN qui ne m’ont jamais marchandé leur support dans les bons comme dans les mauvais moments. A eux tous, je dis un grand merci.
Enfin, Je compte sur la franche et loyale collaboration de tous les membres du personnel du ministère, et sur les suggestions opportunes des sénateurs et des Députés, des responsables et des membres des Collectivités territoriales, des organisations de la société civile, des dirigeants et des cadres des institutions de la coopération bilatérale et multilatérale, des Organisations non gouvernementales, des associations de producteurs agricoles, des organisations paysannes, confiant qu’avec leur appui j’arriverai à conduire le secteur du travail de la terre vers un avenir marqué par le sceau de la modernisation, du progrès technologique, et de la prospérité.
Je vous remercie de votre attention.
Hébert Docteur,Agr.
Ministre

 

Allocution de la Ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin

24/10/2011 09:45:09

Haïti - Tourisme : Allocution de la Ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir VilledrouinLa nouvelle Ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin dans son allocution prononcée lors de son investiture, a expliqué que son Ministère entendait développer le secteur touristique suivant trois axes ; la promotion, la formation et la réglementation. Profitant de la circonstance, la Ministre a annoncé l’ouverture de la première de quatre écoles professionnelles des métiers du tourisme, pour janvier 2012.
«… C’est avec beaucoup d’humilité mais aussi avec une profonde détermination, qu’aujourd’hui j’ai l’honneur et le privilège, de prendre en charge le Ministère du Tourisme. Mes propos de circonstance ne se limiterons pas à un exposé sur l’importance du tourisme, cette industrie « sans cheminée » qui devra jouer un rôle capital dans le développement de notre pays en tant que secteur prioritaire des quatre « E » de la Présidence. En effet, le tourisme en tant qu’activité transversale, protège et valorise l’Environnement, stimule la croissance de l’Économie, favorise l’Éducation et crée des Emplois durables […]
…Le Ministère du tourisme dans sa mission, a la responsabilité de développer et de planifier le secteur selon les trois points suivants : la promotion, la formation et la réglementation. Nos objectifs sont donc clairs, mettre en place le Conseil National du Tourisme, modèle de partenariat public-privé, faire connaître les lois qui régissent actuellement le secteur, tout en continuant à les moderniser avec la collaboration des parlementaires. Travailler sur un curriculum national de formation touristique, devant permettre aux nouvelles générations, d’acquérir les connaissances nécessaires grâce à l’ouverture de quatre écoles professionnelles du métier du tourisme, dont la première est prévue pour janvier 2012 dans la région métropolitaine de Port-au-Prince . Finaliser et appliquer les plans d’aménagement des régions touristiques prioritaires selon « le plan directeur tourisme », nous permettra d’inaugurer entre autres, deux stations balnéaires avant la fin du quinquennat présidentielle et d’obtenir des investissements privés directs, au niveau national et international, dans les multiples activités liées au tourisme.
Améliorer l’image du pays est nécessaire et faire la promotion de nos différentes destinations, par nos participations  internationales et régionales, organiser des voyages de familiarisation pour les agences de voyages et les tours opérateurs, valoriser les multiples attractions : sites touristiques et culturelles et naturelles, collaborer à la mise en place des services de bases dans les régions ciblées, comme la sécurité, l’assainissement, les infrastructures routières, autant pour le mieux de la population locale que pour celui des visiteurs. »

S/ HaïtiLibre

 

Michel Martelly fait écran au premier ministre Conille

Vision 2000 / dimanche 23 octobre 2011 à 15:25

imageLe président de la République, Michel Joseph Martelly a,images par son omniprésence  lors de  l’installation du nouveau cabinet ministériel, éclipsé le premier ministre Conille. Ce qui est contraire aux prescrits de la constitution de 1987, de l’avis  de Me. Aviol Fleurant.

Cette attitude, dit le spécialiste du Droit international, est une preuve que le président haïtien, issu de la Droite haïtienne, se cramponne au système présidentialiste duvaliériste dont  il a été un témoin fidèle.

« Michel Martelly  voulait tout simplement montrer que c’est le président qui est le « chef d’orchestre » et non le premier ministre », a conclu  le professeur de Droit international.

 

Haïti – Reconstruction :

Le peuple haïtien doit avoir l’humilité et la ponctualité japonaise

23/10/2011 12:28:44

Haïti - Reconstruction : Le peuple haïtien doit avoir l'humilité et la ponctualité japonaiseDernièrement une délégation haïtienne composée de représentants du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), du Ministère des Travaux Publics, Transports & Communications (MTPTC), de représentant des communes de Tabarre, de Pétion ville, ainsi que d’ONG s’est rendue au Japon pour une formation sur la construction parasismique.
Jean Frantz Théodat, Maire de Tabarre revient sur ce voyage «…la délégation a été favorablement surprise en regardant comment ce pays s’est reconstruit », indiquant que la délégation a été accueillie dans la ville de Kôbe qui a était détruite à 90% en janvier 1995 « impossible de dire que ce lieu a été détruit il y a seize ans » a ajouté M. Théodat.
La délégation a également constatée que les Japonais étaient préparés à ce type d’événement, et qu’une éducation doit également être donnée en Haïti à ce niveau «… on comprend qu’il faut éduquer les gens de manière à ce qu’ils sachent comment réagir, bien faire ce qu’on a à faire, dépenser le moins possible tout en se souciant de l’efficacité… » soulignant que si le peuple haïtien veut mieux reconstruire Haïti, il doit apprendre et pratiquer l’humilité et la ponctualité japonaise.
Le Maire de Tabarre promet de vulgariser les connaissances acquises au Japon et les mettre en application dans sa ville, profitant de l’occasion pour annoncer que prochainement une formation à l’échelle nationale sera organisée, avec l’aide du gouvernement haïtien, des ONGs et du Japon.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4048-haiti-education-102-professionnels-certifies-en-construction-parasismique-a-petit-goave.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Sécurité :

Critiques sur le retrait progressif de la Minustah

23/10/2011 08:26:40

Haïti - Sécurité : Critiques sur le retrait progressif de la MinustahLe Secrétaire Général Ban Ki-moon, avait confirmé le lundi 19 septembre 2011, au Président Michel Martelly, son intention de réduire l’effectif [-1,600 militaire, et -1,150 officiers des unités de police constituées, d’ici juin 2012] de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), au niveau d’avant le séisme. La décision du Conseil de Sécurité de l’ONU de réduire le nombre des casques bleus plutôt que de mettre un terme définitif au mandat de la Minustah, fait l’objet de nombreuses critiques et commentaires.
Brésil
« Il est nécessaire de donner un signal que nous n’allons pas rester en Haïti pour toujours. Mais nous ne pouvons pas sortir de façon irresponsable et donner un signal trompeur, que le Brésil se dissocie des problèmes d’Haïti », a déclaré Celso Amorim, Ministre brésilien de la Défense, qui fournit l’un des plus gros contingents de la mission [2,185 militaires].
Uruguay
« Ce que vous avez à faire, c’ est de retirer les troupes complètement, parce que les forces d’occupation agissent toujours contre les intérêts du pays qu’ils occupent », a déclaré l’ancien congressiste uruguayen Guillaume Chifflet, qui a appelé les pays Sud-américains, à entreprendre un retrait militaire d’Haïti.
Lors de sa 6631e séance, le Conseil de Sécurité a prolongé le vendredi 14 octobre 2011, le mandat de la Minustah qui arrivait à échéance le 15 octobre 2012 mais a également exprimé son intention, de renouveler le mandat de la mission au-delà de 2012, affirmant que les ajustements futurs de la configuration des forces de la Minustah, devront être fondées sur la situation sécuritaire globale sur le terrain. Une décision qui a provoqué plusieurs réactions :
Haïti
Le Député Jean Tolbert Alexis (Croix-des-Bouquets/Thomazeau  – Ansanm nou fò), Président du GPR, a indiqué qu’il allait écrire à Mariano Fernández Amunátegui [Chef de la Minustah], pour lui dire combien il regrette et conteste le renouvellement du mandat de la Minustah pour une période d’un an. Le Député Alexis croit également que les efforts du Président de la République sont sapés par ce renouvellement.
Justice et la Démocratie
« Réduire la mission militaire ne fera pas de différence pour la plupart des haïtiens. Ce qui importe c’est d’augmenter significativement le soutien pour les infrastructures et le développement, » a déclaré Brian Concannon, Directeur de l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti, basée à Boston.
Centre brésilien pour les relations internationales
Pour sa part, le diplomate Marcos Azambuja, du Centre brésilien pour les relations internationales, estime que « toute mission doit avoir une fin…» ajoutant que « le Brésil a donné une vraie collaboration et acquis une certaine expérience dans le processus de reconstruction de la Paix, laquelle fût bonne pour Haïti et pour l’opération, mais, de toute évidence, il est maintenant temps de remplacer notre présence, parce que la mission est accomplie. »
Réseau pour la justice sociale et des droits de l’homme
« Il est important de reconnaître la souveraineté d’Haïti et de retirer les troupes participant à l’occupation » a indiqué Maria Luisa Mendonça, Directrice du Réseau pour la justice sociale et des droits de l’homme, qui affirme qu’Haïti a été la cible d’interventions militaires et politiques néo-libérales qui ont dévasté son économie et ont causé la pauvreté et la fragmentation sociale.
La position est partagée par plusieurs personnalités d’Amérique latine comme l’Argentin Adolfo Perez Esquivel, lauréat du Prix Nobel de la Paix, le journaliste et écrivain Juan Gelman, ainsi que le Brésilien Pedro Casáldiga Évêque émérite, qui qualifient la Minustah de force « impérialiste ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4025-haiti-securite-le-mandat-de-la-minustah-renouvele-pour-un-an.html
http://www.haitilibre.com/article-3963-haiti-securite-ils-demandent-le-retrait-de-la-minustah.html
http://www.haitilibre.com/article-3839-haiti-securite-ban-ki-moon-confirme-le-retrait-progressif-de-la-minustah.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Sophia Martelly exprime toute son indignation de mère

23/10/2011 09:50:41

Haïti - Social : Sophia Martelly exprime toute son indignation de mèreVendredi dernier, des policiers et des responsables de la protection de l’enfance ont procédé à la fermeture de l’orphelinat « Fils de Dieu » situé à Carrefour, accusé de ne pas nourrir les enfants et de vendre les dons remis par des organismes humanitaires… Les 46 enfants de l’orphelinat ont transportés par un bus de l’UNICEF vers leur nouvelle maison. La police a interpellé la fille du fondateur de l’orphelinat pour l’interroger.
Diem Pierre, Coordonnateur Général de l’Institut du Bien-Être et de la Recherche (IBESR), a expliqué que le Gouvernement avait fermé l’orphelinat de façon définitive parce que des inspecteurs y ont découvert des enfants vivant dans des conditions inacceptables, souffrant de malnutrition dans des locaux insalubres. L’intervention fait suite à des plaintes déposées par des missionnaires américains.
Seth Barnes, Directeur Exécutif de « l’Adventures in Missions » basé à Gainesville, en Géorgie, a déclaré que lui et les travailleurs d’au moins six autres organisations avaient prit connaissance des problèmes après avoir visité l’orphelinat « Fils de Dieu » l’année dernière pour vérifier les dons de vêtements et autres biens et s’informer si les enfants avaient besoin d’aide. Barnes a déclaré que les vêtements donnés étaient manquant et que les dons de nourriture avaient disparu des réserves, alors que les enfants semblaient avoir faim. Il a indiqué également que certains enfants avaient tout simplement disparu sans dossier ou sans une explication suffisante du personnel de l’orphelinat. Barnes a décrit les conditions de vie des enfants comme « terribles » et a indiqué qu’ils avaient commencé à se plaindre aux autorités locales dès l’année dernière…
Rappelons que suite à ces plaintes, Maccene Hypolitte, le Directeur de l’orphelinat, avait été arrêté en Juillet dernier, suite a des soupçons de trafic d’enfants fondée sur les allégations des missionnaires américains. Emprisonné, dans l’attente d’une enquête judiciaire il n’a toujours pas été inculpé. Son épouse, Marie Andrée Hypolitte a continué de faire fonctionner l’orphelinat avec sa fille de 30 ans. Mme Andrée Hypolitte, nie toute malversation, affirmant que les missionnaires américains les ont accusés de trafic et d’abus parce qu’ils voulaient reprendre l’entreprise…
Dans un communiqué, La Première Dame d’Haïti, Mme. Sophia Martelly, dit accueillir avec satisfaction la nouvelle de la fermeture de cet orphelinat notoirement connu, accusé d’abus et de violation des droits des enfants qui lui étaient confiés.
«… La Première Dame exprime toute son indignation de mère, devant le traitement inhumain et l’exploitation honteuse de l’innocence de ces enfants par des individus malhonnêtes et sans moralité, foulant au pied les lois et conventions en vigueur.
Sophia Martelly, tout en saluant la diligence des autorités concernées qui sont intervenues rapidement pour freiner ces dérives, réitère la détermination de la Présidence d’œuvrer au respect et à la promotion des droits de tous les enfants haïtiens. Elle encourage en outre des dispositions similaires à l’encontre de toute institution irrespectueuse des droits inaliénables et des prérogatives légales des enfants.
La Première Dame de la République, souhaite la coopération de tous les acteurs et partenaires d’Haïti pour promouvoir la mise en œuvre et le respect intégral des dispositions relatives aux droits des enfants. »

De telles fermetures sont rares en Haïti, les agents de la protection de l’enfance manquent de ressources et de formation pour enquêter. On estime à 50,000, le nombre d’enfants vivant dans les orphelinats au pays. En mai dernier, le Gouvernement avait fermé un foyer d’accueil de la région de Port-au-Prince, après que son Directeur, Matthew Andrew Carter, eut été accusé d’abus contre des enfants aux États-Unis. Selon M. Diem Pierre, seul un autre orphelinat a été fermé par les autorités haïtiennes au cours des dernières années…
HL/ HaïtiLibre

 

«L’Académie du créole haïtien : Enjeux, défis et prospectives»

24/10/2011 13:23:12

Haïti - Culture : «L’Académie du créole haïtien : Enjeux, défis et prospectives»Ce mercredi 26 octobre s’ouvrira le colloque international sur « L’Académie du créole haïtien : Enjeux, défis et prospectives » par une cérémonie officielle en présence d’éminentes personnalités de l’Etat, de la Société Civile et de l’Université. Des allocutions de représentants du Gouvernement, du Parlement, de l’ATI National et du Recteur de l’UEH sont notamment prévues en la circonstance. [Caribe Convention Center, les 27, 28, 29 octobre 2011].
Le principal objectif de ce colloque, lancé par Le comité d’initiative pour la mise en place de l’Académie haïtienne, (Jounal Bòn Nouvèl, Presses Nationales d’Haïti, Secrétairerie d’Etat à l’Alphabétisation, Konfederasyon Nasyonal Vodouyizan Ayisyen, Université d’Etat d’Haïti) est de poser les bases concrètes en vue de l’application intégrale des prescrits constitutionnels relatifs à la valorisation de la langue nationale haïtienne et doter la nation d’instruments pertinents pour sa promotion et son développement.
Ce colloque entend ouvrir un espace de réflexion en vue d’apporter des propositions concrètes et avisées relatives à la mise sur pied de l’Académie du créole haïtien. Cet effort académique et scientifique rencontre l’urgence de débats et de discussions, de mise au point et d’explicitation des points de vue sur un problème de société sur lequel le peuple haïtien a agi à travers la Constitution de 1987 : l’institution de l’ « Académie haïtienne » de la langue créole.
Au regard de la question des langues en Haïti et des problèmes qui s’y dégagent, le comité d’initiative pour la mise en place de l’Académie haïtienne aborde les prescrits constitutionnels comme la formulation de bases juridico-administratives à une politique linguistique tout en prenant compte et en interrogeant les difficultés d’instituer l’Académie. Ce colloque est bien l’occasion idéale, pensons-nous, de réfléchir sur sa mission, son mandat, son organisation, son orientation. Dans cette perspective, nous nous posons la question suivante qui semble de nature à orienter nos réflexions autour de la création de cette institution : « Quelle académie créole pour Haïti, voire pour quelle région et dans quel monde ? »
Ces réflexions et débats autour de la création de l’Académie, à la faveur de ce colloque international peuvent constituer un préalable au développement d’une « créolophonie » scientifique et linguistico-culturelle dont l’un des buts pourrait être la promotion, l’expansion et le développement scientifique et culturel du créole en question , dans une prise en compte des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
La question du Créole, question éminemment politique, dans la mesure où parler une langue, c’est « partager un bien commun » sera l’objet, le principal objet de cette manifestation scientifique qui réunira, au Caribe Convention Center, pendant trois journées (27, 28 29 octobre 2011) d’éminents chercheurs haïtiens et étrangers.
Les travaux du colloque débuteront par une conférence magistrale du professeur et linguiste Yves Déjean, un des pionniers haïtiens des « études créoles ». Soulignons la présence à ce colloque de Monseigneur Pierre Antoine Paulo, Evêque de Port-de-Paix et Président de la Conférence Episcopale pour la Traduction de la Bible, de Michel Hector, Historien, Professeur et ancien membre du Conseil Exécutif de l’UEH, de Vinesh Hookoomsing, Président de l’académie du Créole  Mauricien, de Michel Desgraff, Associate Professor au Département de Linguistique et philosophie de Massachussets Institute of Technology (MIT), de Renauld Govain, Professeur à l’Université d’Etat d’Haïti et Membre du Décanat de la Faculté de Linguistique Appliquée de l’UEH, de Raymond Noel, professeur à la Faculté des Sciences de l’UEH, de Lemète Zéphyr, professeur à la Faculté de Linguistique Appliquée de l’UEH, de Rochambeau Lainy, Docteur en linguistique de l’Université de Rouen et d’un nombre important de chercheurs tant haïtiens qu’étrangers de différents champs disciplinaires des sciences humaines et sociales.
Les langues du colloque seront le créole haïtien et le français. Pour ce qui concerne les communications, elles seront publiées dans les deux langues.
HL/ HaïtiLibre

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