vendredi 28 octobre 2011

28 Oct

Arnel Belizaire libéré

imageLe député Arnel Belizaire, arrêté hier jeudi par des agents de la PNH a été relâché ce vendredi. L’élu de Delmas Tabarre a été conduit à la chambre basse par des agents Pénitentiaires.
L’information a été confirmée par le président du groupe de parlementaires du renouveau (GPR) Jean Tolbert Alexis, qui a fait remarquer que ses collègues vont organiser une séance dans les heures qui viennent, afin de donner une réponse à tout ceux qui de prêt ou de loin étaient impliqués dans l’arrestation du député Belizaire.
Rappelons que la Police Nationale avait procédé à l’arrestation du député Arnel Bélisaire de retour au pays ce jeudi. Il a été conduit directement au Pénitencier National, sur ordre du Chef du Parquet de Port-au-Prince, Felix Leger.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti-justice :

Le Premier Ministre se prononce sur l’arrestation du Député Arnel BELIZAIRE

Vendredi, 28 Octobre 2011 14:21 HPN

 Dans un communiqué, le Premier ministre Garry Conille s’est dit préoccupé par l’emprisonnement du député Bélizaire, une note rendue public juste avant la libération du parlementaire.

Voici le texte du communiqué.

Le Premier Ministre, S.E Garry CONILLE, a pris note des circonstances entourant l’arrestation du Député Anel Bélizaire, le jeudi 27 octobre 2011, à l’aéroport international de Port-au-Prince.

Une fois informé de sa détention, le Premier Ministre s’est rendu au Pénitencier National pour évaluer les conditions de son incarcération et s’assurer de l’intégrité de sa personne.

Fortement préoccupé par l’emprisonnement d’un Député en fonction, le Premier Ministre, responsable de l’exécution des lois de la  République, a convoqué en urgence le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN)  en vue de  recueillir toutes les informations utiles au traitement de ce cas.  Il a également eu des entretiens avec les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés.

Le premier Ministre continue, en l’espèce,  à explorer toutes les voies et procédures en vue de faciliter une issue conforme aux prescrits constitutionnels dans le respect absolu des prérogatives et privilèges dévolus à chacun des grands pouvoirs de l’Etat. Il invite, par ailleurs, tous les acteurs à la sérénité et à l’esprit de dépassement.

Le Premier Ministre réaffirme sa volonté de veiller, en toutes circonstances, à la protection des libertés individuelles et collectives ainsi qu’au respect des droits inaliénables du Citoyen dans le cadre de l’Etat de droit.

Garry CONILLE
Premier Ministre

 

Le Député Arnel Bélizaire remis au Parlement

Publié le vendredi 28 octobre 2011

Le Député Arnel Bélizaire, dont l’arrestation défrayait la chronique en Haïti depuis 24 heures, a été remis vendredi en début d’après-midi par des agents de l’administration pénitentiaire à la Chambre basse dans une situation confuse qui ne permettait pas dans l’immédiat s’il s’agissait d’une libération ou d’une procédure enclenchée en vue d’obtenir la levée de son immunité parlementaire.

Le Député Bélizaire, qui s’entretenait avec le président de l’assemblée, Sorel Jacinthe avant de s’exprimer dans la presse sur sa situation, devait par la suite prendre part à une réunion spéciale de la Chambre des Députés actuellement en vacance. spp/Radio Kiskeya

 

Arnel Bélizaire conduit actuellement au Parlement

Vendredi, 28 Octobre 2011 13:59 HPN  

Le député Arnel Bélizaire arrêté jeudi soir et gardé au pénitencier national a été conduit par des agents de l’administration pénitentiaire au siège du Parlement où le député se trouve au  bureau du président de la chambre, a indiqué à Haïti Press Netwok un employé du Parlement.

« Le député est arrivé d’une importante foule de partisans et il a fait le V de la victoire », a constaté un fonctionnaire du Parlement contacté par HPN.

On ignore si le parlementaire a été libéré après avoir passé une nuit au pénitencier national.

 

Communiqué de presse 462

minustha.org / 28 octobre 2011

Port-au-Prince, 28 octobre 2011 – Le Représentant spécial du Secrétaire général  et Chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Mariano Fernández Amunátegui est inquiet du climat de tension politique créé par l’arrestation, hier soir, à Port au Prince, du Député Arnel Bélizaire.

Cette tension, nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation, risque de freiner la mise en œuvre du programme du Gouvernement, au détriment de la population haïtienne qui est impatiente de voir se concrétiser les promesses de ses élus.

Dans le souci de préserver le climat propice à la stabilisation démocratique du pays et de renforcer l’État de Droit, le Représentant spécial encourage le dialogue et invite les autorités à clarifier la procédure légale, conforme à la Constitution, qui a mené à l’arrestation du Député Bélizaire, et ce afin de restaurer la bonne coopération entre l’Exécutif et le Législatif.

 

Le député Bélizaire, arrêté, a dormi au greffe du Pénitencier national

Comme annoncé, la police nationale, sur ordre du parquet de Port-au-Prince, a procédé à l’arrestation du député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire – qui revenait d’une mission officielle en France-, jeudi soir, à l’aéroport international Toussaint Louverture. Des centaines de sympathisants du député qui manifestaient devant l’aéroport et des parlementaires venus apporter leur soutien à leur collègue n’ont pas empêché à ce dernier de passer sa première nuit au pénitencier national.

(Photo: Homère Cardichon)

(Photo: Homère Cardichon)

Conduit effectivement au Pénitencier national, jeudi après midi, Arnel Bélizaire n’a pas été mis en cellule. Le député a passé la nuit au greffe de la prison. Il n’y a aucun motif pour le mettre en cellule confirme les autorités policières. « Je suis au greffe du Pénitencier national. Les responsables de la prison ont dit qu’ils m’ont déjà libéré en exécutant une décision de justice. Avec la seule lettre envoyée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), disant que je suis un évadé de prison, ils ne peuvent pas faire de dossier pour m’envoyer en prison », a expliqué au Nouvelliste le parlementaire joint au téléphone, jeudi soir peu après minuit.
« Ils ont dit au Premier ministre qui était venu me voir que j’avais un exéquatur ordonnant ma libération et ils l’ont déjà exécuté. Les responsables de la prison m’ont laissé dans le greffe en attendant que les autorités judiciaires disent pourquoi elles m’ont fait arrêter », a poursuivi le député dans cette interview accordée au journal.
« Je me sens en pleine forme », a-t-il martelé avec une voix confiante. A la question le savoir comment les policiers l’ont traité au moment de l’arrestation et au Pénitencier national, Arnel Bélizaire a fait savoir que les agents n’oseraient pas le toucher. « Ils savent que je suis rancunier et que je suis un ancien militaire qui a leur estime », a-t-il affirmé ajoutant : « ils m’ont donné un matelas. Mes parents m’ont apporté le nécessaire pour bien passer la nuit au greffe. »
Selon le député, il a rapidement reçu la visite du Premier ministre Garry Conille et de son équipe. Le directeur général de la police nationale, Mario Andrésol- qui est également un ancien militaire- et le sénateur Desra Simon Dieuseul sont aussi passés le voir. S’agissant de ses collègues députés, ils étaient trop nombreux, une soixantaine, les agents de la prison n’ont pas voulu les laisser entrer.
Le parlementaire qui n’est pas libre de ses mouvements pour le moment a indiqué que cette situation va bien au-delà de sa personne. C’est le Parlement qui est en question. « Je n’ai aucun problème moi-même. En 2004, oui, j’avais des problèmes. Maintenant, c’est du Parlement qu’il s’agit… », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, sa situation est un manque de respect pour les institutions du pays de la part du président Martelly. « Si le président est le garant des institutions, nous au Parlement, nous sommes là pour contrôler les actions de l’exécutif, donc les actions du chef de l’Etat. Nous sommes les défenseurs directs de la population. Aujourd’hui, le Président veut jouer à lui seul tous les rôles », a-t-il dénoncé.
L’ancien président de la 48e législature, le député Levaillant Louis-Jeune, sidéré on ne peut plus de l’arrestation qualifiée d’arbitraire de son collègue a annoncé qu’il va introduire, dès le mois de janvier, au retour de la Chambre basse de ses vacances, une mise en accusation du chef de l’Etat. Une idée partagée par le député Arnel Bélizaire qui dit ne pas voir d’autres moyens pour stopper Michel Martelly dans son entêtement à instaurer une dictature dans le pays.
Son message au peuple haïtien : « J’aimerais que la population comprenne que trop de gens dans le pays ont laissé leur vie pour l’instauration de la démocratie. Quand bien même vous l’avez élu président, mais Michel Martelly ne peut pas se permettre de piétiner toutes les institutions de la République. »
Le film de l’arrestation
Jeudi 27 octobre 2011. A 4h50 p.m., Air Caraïbes était attendu sur le tarmac de l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince. A bord de ce vol en provenance de Paris: le député Arnel Bélizaire qui fait l’objet d’un mandat d’arrestation émis par le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger. Ce mandat a été émis quelques jours après une altercation entre le parlementaire et le président de la République au cours d’une réunion avec le groupe majoritaire de la Chambre basse au palais national. Mais le député, selon le parquet, figure sur une liste d’évadés de prison recherchés par la justice.
5h02 p.m. Des unités de la police nationale, des chars blindés de la Minustah sont sur place. Devant l’entrée qui conduit au salon diplomatique de l’aéroport, des centaines de partisans du député manifestent en lançant des propos acerbes contre le chef de l’Etat qu’ils qualifient de dictateur. « Arnel Bélizaire ou la mort ! Non au vagabondage politique », tempête un groupe de sympathisants, exhibant la photo du député de Delmas/Tabarre.
« Nous disons non à la dictature et à l’armée rose de Martelly ! », enchaîne un autre groupe, estimant que le chef de l’Etat ne doit pas se servir de la justice pour régler ses conflits personnels. « Où est passée l’immunité du député ? Pourquoi était-on obligé d’écrire au Parlement pour demander la levée de l’immunité? », s’est demandé un homme dans la quarantaine, qui critique fermement cette décision du parquet qu’il juge illégale et arbitraire.
5h05. Une délégation de parlementaires arrive à l’aéroport. Solidarité oblige. Après avoir sillonné les parages pendant quelques minutes, les députés tentent de se présenter au salon diplomatique, mais, ils ont été refoulés par des unités de la police nationale. Les disputes pleuvent. Entre-temps, la manifestation s’amplifie. Les propos grivois contre le chef de l’Etat ne s’arrêtent pas. Les minutes s’égrènent. Le député ne viendra plus, car il a été retenu à Pointe-à-Pitre par les autorités françaises ; non il viendra. Toutes les rumeurs circulent.
5h22. L’avion atterrit. Les agents de la Minustah sont renforcés. Personne ne sait si le député est bien à bord, car, selon le député Levaillant Louis-Jeune, les ministres de la Justice et de l’Intérieur, embarrassés, dit-il, par ce qui se passe, ainsi que certaines ambassades, dont l’ambassade de France, tentaient d’empêcher le député de rentrer au pays ce jeudi. « Par cette tentative, ils allaient encore violer la Constitution. Car l’Etat ne peut empêcher un citoyen de rentrer dans son pays quand il le veut », indique le député.
« Nous insistons pour que Arnel Bélizaire rentre au pays et qu’il soit arrêté en notre présence », fulmine l’ancien président de la Chambre des députés qui était venu, lui aussi, apporter son soutien à son collègue.
5h40. La police nationale exécute les ordres du commissaire du gouvernement, Me Félix Léger. Le député, quelques minutes après être descendu de l’avion, trouve son arrestation. La nouvelle est confirmée par le président de l’Assemblée nationale, Jean Rodolphe Joazile, qui était au salon diplomatique.
Déception, colère, angoisse… « C’est une gifle pour le Parlement. Qui est le suivant ? », lance un protestataire, estimant que le chef de l’Etat « fait peur ».
5h45. Les députés, impuissants, multiplient les contacts pour savoir où leur collègue a été exactement conduit. Il est bruit qu’il a été emmené à la Direction centrale de la police judiciaire.
« Nous étions là pour constater et dire à la nation qu’on a arrêté un député sans que son immunité soit levée. Nous avons affaire à un dictateur. Ce qui se passait en 1957 quand le président François Duvalier commençait à arrêter des parlementaires risque de se produire à nouveau », a déclaré le président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe.
« Le président ne respecte personne. Rappelez-vous, la presse, comment le président vous a traité. Il dit qu’il est le chef suprême (…) Nous allons discuter avec des parlementaires et agir selon la loi », a conclu le député.
Roberson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com

 

Haïti – Justice :

Pour Me Félix Léger «la police a fait son boulot et la justice apprécie»

28/10/2011 08:46:44

Haïti - Justice : Pour Me Félix Léger «la police a fait son boulot et la justice apprécie»Dans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Me Félix Léger le Commissaire du Gouvernement estime que « la police a fait son boulot et la justice apprécie le travail de la police ». Après cette arrestation qui soulève de vives réactions chez les parlementaires et divise la population, le Commissaire a expliqué pourquoi le Député a été conduit en prison « … l’ordre formel de la justice était de le conduire là, je n’ai pas à l’entendre, parce que l’ordre ne dit pas de venir le porter au Parquet de Port-au-Prince, l’ordre est de le rechercher et de le déposer au Pénitencier Nationale. Un magistrat va faire le suivi. […] il est certain que la police a fait son boulot et la justice apprécie le travail de la police […] lorsqu’un magistrat traite un dossier il assume les responsabilités. Nous avons des documents, nous avons un dossier à traiter, nous traitons le dossier. […] Nous n’avons pas à faire de débat sur ce dossier… »

Concernant la libération d’Arnel Bélizaire le 23 juin 2006 où le juge instructeur Napela Saintil avait jugé M. Bélizaire pour détention illégale d’arme à feu automatique, condamné puis libéré sous le bénéfice de la loi Lespinasse, en raison des 18 mois de prison préventive [quantum de sa condamnation selon les dires de son avocat, Me Camille Leblanc] le Commissaire du Gouvernement à fait savoir que « C’est à M. Bélizaire de prouver comment il s’est fait libérer ou pas, nous n’allons pas rentrer là dedans, une chose est certaine, la police a exécuté un ordre du Parquet de Port-au-Prince et le dossier est en cours, maintenant nous allons traiter le dossier avec célérité. […] »
Questionné sur l’impunité parlementaire du Député Bélizaire, Me Félix Léger précise « J’ai lu la Constitution, je vais la relire, j’apprécie mot par mot l’esprit des constituants, je n’ai pas vu qu’il est marqué « immunité » nulle part […] tout simplement nous traitons un dossier, le dossier va faire son chemin et c’est tout. Je n’ai pas vu le mot « immunité » dans la Constitution, sauf si ma Constitution est différente des autres […] »
Quant à savoir si cette arrestation relève d’actes arbitraires, le Commissaire précise «… le dossier va dire, si ce sont des actes arbitraires ou pas, maintenant, en ce qui à trait à « ces bras armée de l’Exécutif », jusqu’à présent, le Ministre de la Justice n’est pas intervenu […] La justice n’est pas en affaire avec un député, la justice est en affaire avec un citoyen […] il y a un citoyen qui a des démêlés avec la justice, la justice a fait son travail, c’est ça qui est important […] »

NDLR: Que dit la Constitution:

Article 114:
Les membres du Corps législatif sont inviolables du jour de leur prestation de serment jusqu’à l’expiration de leur mandat, sous réserve des dispositions de l’
article 115 ci-après.

Article 114.1:
Ils ne peuvent être en aucun temps poursuivis et attaqués pour les opinions et votes émis par eux dans l’exercice de leur fonction.

Article 114.2:
Aucune contrainte par corps ne peut être exécutée contre un membre du Corps législatif pendant la durée de son mandat.

Article 115:
Nul membre du Corps législatif ne peut, durant son mandat, être arrêté en matière criminelle, correctionnelle ou de police pour délit de droit commun, si ce n’est avec l’autorisation de la Chambre à laquelle il appartient, sauf le cas de flagrant délit pour faits emportant une peine afflictive et infamante. Il en est alors référé à la Chambre des députés ou au Sénat sans délai si le Corps législatif est en session, dans le cas contraire, à l’ouverture de la prochaine session ordinaire ou extraordinaire.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4119-haiti-flash-arnel-belizaire-a-ete-arrete-a-l-aeroport.html
http://www.haitilibre.com/article-4108-haiti-justice-joazile-estime-prematuree-la-demande-d-arrestation-d-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4096-haiti-justice-je-ne-suis-pas-un-repris-de-justice-declare-arnel-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4089-haiti-affaire-arnel-belizaire-immunite-ne-veut-pas-dire-impunite.html
http://www.haitilibre.com/article-4081-haiti-affaire-arnel-belizaire-lettre-du-commissaire-du-gouvernement-a-sorel-jacinthe.html
http://www.haitilibre.com/article-4069-haiti-justice-la-justice-informe-la-chambre-des-deputes-que.html

S/ HaïtiLibre

 

Haiti – Situation d’Arnel Belizaire :

Déclaration du Porte-parole du Quai d’Orsay

imageLe gouvernement français estime que le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire.
Selon le Porte-parole du Quai d’Orsay Bernard Valéro , la France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution haïtienne en matière de séparation des pouvoirs et d’immunité parlementaire.
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d’avion, le député Arnel Bellizaire s’attend à une réponse de la chambre basse. C’est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d’un ordre d’incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l’unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l’accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n’étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu’il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu’il n’avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

EDITO

Notre président va-t-il bien ?

« Où est passée l’immunité du député ?
Pourquoi était-on obligé d’écrire au Parlement pour solliciter la levée de son immunité et l’arrêter sans attendre la première réunion de la Chambre des députés sur la question ? »
Ces interrogations ont alimenté des et des discussions depuis que la police, sur ordre de la justice, a minutieusement préparé puis procédé à l’arrestation du député Arnel Belizaire à sa descente d’avion, ce jeudi, à son retour d’une mission parlementaire à Paris.
« Voilà un homme traité d’évadé de prison qui ne veut plus être un fugitif. »
« Il dormira ce soir là où il aurait dû dormir depuis des mois. »
Le cas du député n’est plus une affaire de justice; la passion, des deux côtés, celui des pour comme celui des contre, s’est mise de la partie.
Si certains craignent pour l’avenir de l’Etat de droit, l’un des quatre E du programme du président Martelly, d’autres sont, avant tout, pour le respect de l’autorité.
Dans le mélimélo de ce retour attendu, c’est le président de la Chambre des députés Sorel Jacinthe, qui a eu les mots les plus forts : « Nous étions là pour constater et dire à la nation qu’on a arrêté un député sans que son immunité ne soit levée. Nous avons affaire à un dictateur. Ce qui se passait en 1957 quand le président François Duvalier commençait à arrêter des parlementaires risque de se produire à nouveau. »
Cependant, ce jeudi, à l’aéroport, pendant qu’un élu arrivait, un autre prenait l’avion. Le président Martelly est parti se faire ausculter et/ou soigner à Miami. C’est son deuxième voyage qui a à voir avec sa santé.
Aucun bilan n’a été rendu public depuis la première visite. Va-t-il bien, notre président ? Personne ne s’en inquiète, nous sommes tous branchés sur le cas Bélizaire.
Après René Préval, qui avait ses habitudes médicales à Cuba, Martelly est le deuxième président qui a une confiance limitée dans les capacités de la médecine en Haïti.
Pas assez de bons médecins ? Pas de bons hôpitaux ? Pas d’avenir clair pour l’HUEH, le plus grand centre hospitalier du pays ? Pas de solution pour remettre en service le CDTI, le centre hospitalier le plus moderne du pays ?
Qui s’en préoccupe ?
Nous ne nous penchons pas sur les questions sérieuses sans réponse. Nous sommes immunisés.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Arnel Bellizaire appelle les législateurs à défendre sa cause

imageEcroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d’avion, le député Arnel Bellizaire s’attend à une réponse de la chambre basse. C’est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d’un ordre d’incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l’unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l’accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n’étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu’il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu’il n’avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
Tout en remerciant ses partisans rassemblés devant l’aéroport M. Bellizaire a lancé un appel au calme afin de ne donner aucun prétexte aux ennemis de la démocratie.
Il dénonce les tractations des courtisans du nouveau pouvoir qui veulent rétablir les pratiques du régime des Duvaliers. En dépit de son incarcération M. Bellizaire s’est dit confiant dans le système judiciaire haïtien. Il rappelle que la doyenne du tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Jocelyne Casimir, avait confirmé sa condamnation au correctionnel en 2006 a 18 mois d’incarcération.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Affaire Bélizaire:

# d’écrou PN 11 10- 175

Jeudi, 27 Octobre 2011 21:48 HPN

Le député Arnel Bélizaire contre qui un avis de recherche a été lancé, est incarcéré depuis jeudi soir au pénitencier national quelques heures après avoir été arrêté à sa sortie d’un avion en provenance de Paris faisant escale à Pointe-à-Pitre.

Le parlementaire a été écroué aux environs de 7H00 hier soir, après avoir été enregistré au greffe de la prison avec le numéro d’écrou PN- 11 10 -175, a appris Haiti Press Network.

Le Premier ministre Garry Conille a pu s’entretenir brièvement avec le député Bélizaire juste avant qu’il soit placé dans sa nouvelle cellule, tandis que 60 députés étaient rassemblés devant le pénitentier sans pouvoir le rencontrer.

Le président de la chambre, le député Saurel Jacinthe a tenté en vain de prendre contact avec le député de Tabarre-Delmas. Refoulé à l’aéroport par les forces de sécurité de la police et de la Minustah, les parlementaires ont dénoncé « une dérive politique grave ».

« Nous allons nous réunir vendredi au Parlement pour prendre une décision », a déclaré un parlementaire qui accuse le pouvoir éxécutif de contrôler la justice.

« Notre collègue a été arrêté en violation des procédures, il jouit de l’immunité parlementaire », a rappelé un autre député en colère.

 

Première nuit en prison pour Bélizaire, des élus dénoncent une « dictature naissante » de Martelly

Au terme d’une journée noire pour le pouvoir législatif marquée par des scènes d’humiliation ahurissantes, des parlementaires, en colère devant l’arrestation jugée illégale et scandaleuse de leur collègue, ont agité la menace d’une éventuelle destitution du chef de l’Etat confronté à la première crise de son régime et évoqué le renvoi de plusieurs membres importants du gouvernement ; séance extraordinaire du Sénat ce vendredi

Publié le vendredi 28 octobre 2011

Le Député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi après-midi à l’aéroport international Toussaint Louverture, a passé sa première nuit au greffe du Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, sans la levée de son immunité, une situation à l’origine d’une grave crise entre le régime du Président Michel Martelly et le Parlement qui a ouvertement évoqué les risques d’un retour à la dictature et devait tenir vendredi une séance à l’extraordinaire.

Plusieurs élus, parmi eux l’ancien président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, ont menacé d’engager, dès la rentrée parlementaire en janvier prochain, une procédure de destitution contre le chef de l’Etat qui effectue un séjour d’une dizaine de jours aux Etats-Unis au cours duquel il doit notamment se faire opérer à l’épaule.

« Nous sommes en présence d’une dictature. La constitution et la loi n’existent plus, les trois pouvoirs n’existent plus, il n’y a qu’un chef suprême c’est le Président Martelly », a rageusement dénoncé le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, qui a lancé un appel à la mobilisation citoyenne en vue de la sauvegarde des acquis démocratiques de 1986 aujourd’hui en péril.

Craignant un retour au statu quo ante, M. Jacinthe croit que l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier est le modèle politique de l’actuel dirigeant haïtien qui, estime-t-il, affiche le plus grand mépris pour la liberté de la presse et le pouvoir législatif.

En conflit ouvert avec le chef de l’Etat et poursuivi par le parquet de la capitale pour s’être évadé de prison en 2005, le Député de la circonscription de Delmas/Tabarre (banlieues est-nord de Port-au-Prince) a été appréhendé, en présence du président du Sénat, Rodolphe Joazile, sur le tarmac même de l’aéroport peu après son retour d’une mission parlementaire en France à bord d’un vol d’Air Caraïbes.

Il a été dépossédé de son passeport et de sa valise diplomatiques qui ont été remis à M. Joazile.

Le Sénateur Dieuseul Simon Deras a indiqué qu’au moment de l’arrestation aucun mandat n’a été présenté à M. Bélizaire qui avait seulement en sa possession une circulaire du commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Félix Léger, ordonnant au chef de la police judiciaire, Godson Aurélus, de rechercher et capturer une dizaine d’évadés de prison dont le parlementaire.

Indignés et courroucés, des membres de la 49e législature solidaires de leur collègue ont exprimé leur ras-le-bol en criant « A bas Martelly » devant le Pénitencier National où le Premier ministre Garry Conille, visiblement embarrassé, et le directeur général de la Police Nationale ont rendu visite jeudi soir à Arnel Bélizaire afin de s’assurer du respect de ses droits fondamentaux.

Après avoir tenu une réunion d’urgence au Parlement, une vingtaine de Députés toutes tendances confondues, ayant à leur tête leur président, Sorel Jacinthe, n’ont pas été autorisés à rencontrer leur collègue placé en garde à vue.

Auparavant, ils s’étaient vus interdire l’accès au salon diplomatique de l’aéroport au moment où des dizaines de manifestants pro-Lavalas arborant des photos de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide et d’Arnel Bélizaire lançaient des slogans hostiles à Michel Martelly. De hautes autorités venues superviser le déroulement de l’opération auraient brutalisé plusieurs employés dans l’enceinte même de l’aéroport Toussaint Louverture.

Les ministres de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, ont été indexés et leur renvoi envisagé.

Présent devant la prison civile lorsque le fourgon transportant le prévenu franchissait la barrière principale, le Sénateur Rodolphe Joazile a décidé de convoquer le grand corps à l’extraordinaire devant l’extrême gravité de la situation. Il a déploré le fait qu’une entente trouvée avec le ministre de la justice, Me Josué Pierre-Louis, pour faciliter la comparution au parquet du Député sans un séjour en prison, n’ait pas été respectée.

Interrogé depuis le Pénitencier National, Arnel Bélizaire, ancien militaire et militant du secteur Lavalas, a dénoncé les prémices d’une dictature et déclaré attendre la « réponse » du Parlement.

Le premier Sénateur de l’Artibonite (nord), François Anick Joseph, en voyage au Sri-Lanka, a fait savoir jeudi soir sur les ondes de Radio Kiskeya que le pays faisait face à un régime autoritaire en gestation et condamné la détention de son collègue. L’ancien prêtre catholique a sévèrement critiqué la « lâcheté » de ceux qui, jusque là, se sont tus devant les dérives en cascade du Président Martelly.

L’ancien chanteur de Compas Direct surnommé « Sweet Micky », dont le gouvernement vient tout juste de prendre ses fonctions cinq mois après son arrivée au pouvoir, est confronté à une situation politique extrêmement délicate dans laquelle il joue gros et pourrait s’aliéner des soutiens importants au Parlement. spp/Radio Kiskeya

 

Indignation et colère après l’arrestation « inconstitutionnelle et illégale » du député Arnel Belizaire

députés et sénateurs promettent une réponse proportionnelle: le sénateur Latortue estime que le commissaire Félix Léger n’est pas à sa place; le premier ministre « pris de court », rend visite au parlementaire

Port-au-Prince, le 27 octobre 2011 – (AHP) – Les parlemenaires (deputes et senateurs) sont en colère après l’arrestation « illegale et inconstitutionnelle du député Arnel Belizaire, jeudi à l’Aéroport international de Port-au-Prince alors qu’il rentrait de Paris où il etait en mission.
Le député a été intercepté au pied de l’avion sur ordre du commissaire du gouvernement Felix Léger qui l’accuse de detention illégale d’arme, d’évasion de prison, alors qu’il a été jugé et blanchi et libéré par la justice depuis 2005.
Les parlementaires ont promis de donner à ceux  qui sont impliqués dans cette grave violation de la constitution une réponse proportionnele à leur forfait, alors que le premier ministre, apparemment très affecté a rendu visite au deputé et demandé aux agents dele traiter avec avec beucoup d’egards, leur rappelant qu’ils ont affaire à un député du peuple.
Le president de la chambre basse, Sorel jacinthe qui a été avec un groupe ‘autrds colègues interdit d’accès  à l’Aeroport oùl ils devaient accueillir le deputé Bélizaire, a fait savoir que la constitution et la loi n’existent plus.  » Nous avons affaire à un chef suprême qui plonge droit dans la dictature et qui a aujourd’hui dans le pays de qui s’inspirer », a lancé furieux M. Jacinthe, peu avant de rendre visite au députe Belizaire.
 » Nous allons voir Arnel pour lui dire qu’on est, pour la democratie, pour la separation des pouvoirs, pour le respect de la constitution, a encore indiqué le prtedident de la chambre basse, prévenant qu’on ne sortira pas de 195
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et de 1986 pour y replonger. mais là encore les deputés ont ete intedits d’accès.
Le député et ancien president de la chambre Levaillant Louis Jeune a fait savoir que le pays a vecu jeudi le jour 1 de la dictature. Il a promis pour  la rentrée parlementaire de janvier 2012, une proposition de mise en accusation du président de la République.
Et comme la chambre est en vacance, M.
Louis Jeune a demandé au Sénat de commencer à prendre des mesures pour les premières interpellations.
Une séance spéciale est prévue ce vendredi à la chambre basse pour définir les nouvelles stratégies, alors que les sénateurs sont convoqués pour 11 heures.
Le sénateur Simon Dieuseul Desras promet une séance tempête, à l’issue de laquelle des décisons devraient êre prises pour faire tomber des têtes.
Il a fait savoir que c’est toute l’institution parlementaire qui est attaquée et giflée, à travers le dérapage de l’executif, alors qu’il n’y a pas, selon lui, matière à arrestation.
Le sénateur Kély Bastien s’est déclaré inquiet d’une dégringolade en ce qui a trait au rôle des différents pouvoirs. Il a dit  voir à travers l’action du nouveau gouvernement, une forte tendance à mettre le parlement en coupe réglée.
Selon le sénateur Bastien, chacun des individus  impliqués dans ce dossier devra assumer des responsabilites proportionnelles à l’acte commis.Il a souligné, citant l’argumentation de jusrises, que le commissaire du gouvernement n’a pas pu agir seul dans ce dossier

Le sénateur Youri Latortue qui est également un juriste a fait savoir qu’en raison des graves impairs commis, le commissaire du gouvernement n’est pas digne de rester où il est.
Felix Léger n’a pas suivi les procédures dictées par la constitution. Il a préferé verser dans la derive, en demandant l’arrestation du deputé, alors qu’il n’y a pas de flagrant delit.
C’est la chambre des députés qui doit d’abord intervenir sur le dossier. Et même quand il y aurait flagrant délit, si la police procèdait à l’arrestation du député, c’est devant les deputés qu’elle devrait le conduire.
Plusieurs autres parlementaires ont dénoncé ceux qu’ils appellent « des idéologues en quête de faveurs qui ont préparé l’arrestation du député Bélizaire » en questionnant jusqu’à son immunité, à travers des écrits ».

Le député Arnel Bélizaire qui  intervenait jeudi soir à la radio , a fait savoir que tout le monde se rend compte aujourd’hui qu’on est face à une dictature
Le deputé qui apparaissait détendu,  a indiqué qu’il se devait de rentrer au pays pour donner ds explicarations à la population et à ses électeurs et aussi, parce que le dossier doit trouver un dénouement après plus d’une semaine de palabres et de désinformation de toutes sortes. Il a indiqué avoir refusé les conseils de certaines personnalités qui lui demanaient de rester quelque temps à l’etranger.
« Je ne suis pas en contravention avec la loi »
Il a fait savoir que le premier ministre a été surpris par le fait que les agents de l’APENA éprouvaient des difficultés à preparer un dossier pour le placer dans une cellule, vu que les chefs d’accusation pour lesquels il a été jugé, blanchi et liberé, sont les mêmes qui sont brandis par le commissaire Felix Léger pour le jeter de nouveau en prison.
Jusqu’à fort tard dans la soirée, le député attendait  au greffe du penitencier national.
Le chef du gouvernement aurait ete pris de court.
Selon des sources dignes de foi, au départ, il aurait été question que les députés qui devaient recevoir Arnel Belizaire, le conduise au Parquet pour repondre à certaines questions avant
de l’accompagner à la chambre, tel que le veut la loi, mais un contre-ordre transmis par on ne sait qui, a decidé que le deputé devait être conduit droit au Pénitencier national.
Des rumeurs ont circulé toute la nuit. L’une d’entre elles voulait que le president de la République actuellement en voyage santé aux Etas-Unis aurait été furieux de la façon dont ses hommes ont conduit le dossier.
Des responsables parlementaires auraient eté contactés avec la promesse de libération du député Bélizaire et la mise à pied du chef du Parquet, proposition qui aurait ete refusée. Plusieurs deputés ont confirmé l’information

 

Haïti-affaire Bélizaire:

Que dit la Constitution, que pense la diaspora

Vendredi, 28 Octobre 2011 09:09 HPN New-York

L’arrestation du député Arnel Bélizaire, a également suscité des réactions dans la diaspora haïtienne. Cet incident donne lieu de questionner certaines institutions haïtiennes et leurs gestionnaires.

Pour nombreux de nos compatriotes vivant aux Etats-Unis, c’est scandaleux et avilissant qu’il soit parlementaire dans la mesure où il ne peut pas prouver sa libération à partir du jugement émis en sa faveur.

L’immunité parlementaire prévue à l’article 115 de la Constitution offre une double immunité de juridiction : l’irresponsabilité et l’inviolabilité. L’irresponsabilité (ou immunité de fond /ou fonctionnelle) protège un parlementaire de toute poursuites pour des actions accomplies dans l’exercice de son mandat (non détachables de ses fonctions). Alors que l’inviolabilité (ou immunité de procédure) vise les activités extra-parlementaires (détachables de ses fonctions) : un parlementaire peut être poursuivi, mais toute mesure coercitive à son encontre nécessite la mainlevée de son immunité par ses pairs.

« Arnel Bélizaire ne devrait jamais être candidat à la députation. C’est vraiment dommage pour Mr Bélizaire et sa famille, quand même il est un évadé, un repris de justice. » a commenté Ronald, résidant dans le New-Jersey.

« Haïti connait beaucoup de scandales, de stupidité, de honte, de déceptions, de faiblesses administratives, de laideurs, je ne crois pas qu’on aurait intérêt à continuer à offrir au monde entier ce spectacle gratuit. » a dit Judith, étudiante à Bunker Hill Community College.

« Avant d’être arrêté, son immunité devrait être levée. Nous devons cesser d’être la risée du monde entier. » a-t-elle ajouté.

Arnel Bélizaire contre qui un avis de recherche a été lancé, a été écroué le jeudi 27 octobre 2011 au pénitencier national après avoir été arrêté à sa sortie d’un avion en provenance de Paris après avoir fait escale en Guadeloupe à l’Aéroport de Pointe à Pitre.

Frantz Alcéma (USA)
salutano@yahoo.fr

 

Une quarantaine de députés solidaires d’Arnel Bellizaire

imageLe président de la chambre basse, Sorel Jacinthe et une trentaine de ses collègues ont été bernés par les responsables du dispositif sécuritaire mis en place aux abords de l’aéroport international Toussaint Louverture. Les législateurs ont été pris dans l’engrenage destiné à faire diversion pendant l’interpellation du député Arnel Bellizaire.
Les députés ont pendant plus d’une heure tenté d’atteindre le salon diplomatique de l’aéroport où ils espéraient accueillir leur collègue sous le coup d’un mandat d’amener. Cependant les agents de la Swatt postés sur le tarmac de l’aéroport ont interpellé le parlementaire à sa descente d’avion sans passer par le salon diplomatique.
Sorel Jacinthe, Guy Gérard Georges, Jacques Thimoleon et plusieurs autres législateurs ont abandonné l’honneur de leur fonction pour échanger des propos avec de simples agents de l’ordre. Les honorables députés du peuple, qui ont comme interlocuteur le ministre de la justice et de la sécurité publique, ont été éconduits par les forces de l’ordre.
le président de la chambre basse s’est dit scandalisé de ne pas avoir accès au salon diplomatique. Offusqué par la décision du chef de la police, le député Jacinthe a dénoncé une dérive vers l’instauration d’une dictature.
Un imposant dispositif sécuritaire composé d’agents de la CIMO, Swatt, BIM, police administrative, DCPJ ainsi que des casques bleus de la Minustah étaient remarqués à l’aéroport.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti:

Cher ego

« Le cas Bélizaire embarrasse tout le monde. Le président de la République n’a jamais passé instruction pour qu’il soit arrêté », a assuré au Nouvelliste un membre de son cercle le plus proche.
« La justice marche toute seule dans cette affaire, nous n’allons pas interférer dans les décisions du commissaire du gouvernement », insiste un responsable du ministère de la Justice.
« Le commissaire du gouvernement conduit l’affaire. Si quelqu’un estime qu’il a outrepassé les prescriptions de la loi, il faut attaquer sa décision en justice », conseille cette même source.
Rien ne semble simple dans cette affaire juridico-politique. Le Premier ministre et le chef de la police nationale ont rendu visite au prévenu le plus célèbre de notre système carcéral. Le député, colis embarrassant, est resté depuis son arrestation au greffe du pénitencier national.
Il n’y avait pas de provisions légales pour le mettre en cellule jeudi soir, selon une source haut placée de la PNH.
Entre-temps, le débat sur les ondes des médias électroniques va bon train. La population commente les images des échauffourées devant l’aéroport diffusées par la télévision. Députés et sénateurs sont sur le pied de guerre. On parle d’interpellation, de destitution, de séance dès ce vendredi pour rendre à l’Exécutif la monnaie de sa pièce.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Une affaire d’ego de part et d’autres, si l’on en croit des sources diverses interrogées par Le Nouvelliste.
Il y a une semaine, une réunion de réconciliation était à deux doigts de se tenir entre le président Martelly et le député Arnel Bélizaire. Cette réunion a avorté après l’intervention d’un des pairs de ce dernier à la radio, avons-nous appris.
Ce jeudi, le commissaire du gouvernement ne voulait qu’entendre le député au parquet. Une haute autorité a changé le cours des choses, révèle un ami du commissaire.
« Dans le premier cercle de la présidence, on veut faire plaisir au président Martelly en allant au devant de ses désirs. Cela risque de faire du tort à son image. Cependant, les autres acteurs, s’ils désirent le bien et l’avancement du pays, ne doivent pas chercher à provoquer le président », opine un fin observateur de nos moeurs politiques.
« Nous aimons créer des monstres, des dictateurs », regrette cet analyste qui a vu défiler depuis vingt ans des présidents intronisés saints, partis diables.
« Cette arrestation n’était pas nécessaire », a concédé un ministre de premier ordre du gouvernement interrogé peu avant minuit par le Nouvelliste, jeudi soir.
« Le gouvernement va introduire devant le Parlement le nouveau mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Nous allons déposer le budget rectificatif, et nous venons à peine de trouver un terrain d’entente avec le Parlement; ce n’est nullement le moment d’entrer dans un quelconque conflit avec les députés », argumente-il.
Le ministre assure que « le président de la République n’a rien à voir avec cette arrestation. Personne dans son entourage n’est intervenu dans ce dossier », jure-t-il.
Pour finir, le ministre, poids lourd du gouvernement, a glissé cette petite phrase : « Le député a défié l’autorité, il a été arrêté; il faut le libérer au plus vite. »
Sauf si une question d’ego ne vienne tout envenimer.
F.D

 

MHAVE :

Nouveau ministre, nouvelle appellation, nouveau local

Arrivé à la tête du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, devenu ministère de la Présidence, le nouveau titulaire de ce portefeuille, Daniel Supplice, a déménagé le MHAVE dans l’ancien bureau de campagne du président Martelly à Musseau. Dans son discours d’investiture, la semaine dernière, le sociologue n’avait pas caché ses frustrations pour avoir été nommé à ce ministère de petite bourse alors qu’il se voyait déjà chancelier.

Il a été pendant longtemps pressenti comme ministre des Affaires étrangères. Il avait même commencé à travailler et donné des conseils au président Martelly dans le domaine. Au moment des nominations officielles, grande fut la surprise de Daniel Supplice d’entendre son nom cité au poste de ministre de la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger. Un ministère de petite bourse et de faibles moyens. Dans son discours responsif à celui du chef de l’Etat, le mercredi 19 octobre, le sociologue a vivement exprimé ses frustrations, tout en promettant de donner des résultats.
« (…) M. le Président, je sais me battre. J’ai perdu, mais j’ai gagné aussi. Quand vous me donnez un ministère avec un budget de 54 millions de gourdes et 11 véhicules dont un seul marche, il n’y a pas de loi organique, quatre directions mitigées, des services éparpillés contenant des sections qui ne peuvent pas être justifiées, il est évident qu’on a l’impression qu’on me jette quelque part dans un gaguère…. », s’est-il plaint.
« Quand j’ai rejoint la campagne de Martelly, à l’époque où vous n’étiez pas, permettez-moi l’expression, fréquentable, si j’avais peur de perdre, je ne me serais pas engagé. Je n’ai pas peur de perdre, je n’ai pas peur de me battre. On s’est battu et on a gagné M. le Président », a poursuivi Daniel Supplice dans son speech.
Toutefois, M. Supplice a promis de relever le défi et de donner des résultats s’il a les moyens qu’il faut. « Je vous donnerai des résultats, si vous me donnez les moyens, M. le Président », a-t-il dit, tout en reconnaissant que le choix d’un ministre est d’ordre politique. « C’est un honneur pour moi d’avoir été choisi comme ministre pendant deux fois en 25 ans », a-t-il ajouté en remerciant le président.
Le chef de l’État, dans ses propos de circonstance, a salué le travail hautement appréciable de l’ancien titulaire du MHAVE, M. Edwin Paraison, au profit des compatriotes de l’extérieur, non seulement en sa qualité de ministre, mais également comme citoyen haïtien. « Même quand il n’est pas là aujourd’hui, je veux dire merci à M. Paraison pour les services rendus aux fils du pays », a déclaré M. Martelly.
M. Supplice a rassuré les communautés haïtiennes de la diaspora que leurs revendications essentielles, à savoir : l’acceptation de la double nationalité, le cas échéant, de la multiple nationalité, l’obtention du droit de vote, la jouissance des droits civils et politiques, seront prises en compte au cours de son administration. « La diaspora, dans tous ses aspects multiples et pluriels, va avoir la place qui lui convient au cours de notre administration », a assuré le nouveau titulaire du MHAVE.
Il a soutenu, par ailleurs, que les Haïtiens veulent aider leur pays et qu’ils méritent d’être intégrés dans le processus de reconstruction et de développement du pays. Un discours partagé par le Premier ministre Garry Conille qui envisage d’établir des passerelles pour que la diaspora puisse participer convenablement au progrès d’Haïti.
Le ministère de la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, anciennement dénommé ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), est actuellement logé au numéro 8, rue Prosper, Musseau, à côté de l’ancien siège de la Primature, le bureau de campagne électorale de Michel Martelly. Le Nouvelliste a appris que le matériel de l’ancien local a été transporté à l’adresse susmentionnée.
Robenson Geffrard

 

Haïti-insécurité:

1 mort et 1 blessé par balles

Vendredi, 28 Octobre 2011 07:56 HPN

Une personne a été tuée par balles et un autre grièvement blessée vendredi matin à Port-au-Prince lors d’une attaque perpétrée par des bandits armés, a appris haiti Press Network.

L’incident est survenu dans le quartier de Mayotte, Pétion-ville, alors que les inconnus ont ouvert le feu sur un véhicule qui transportait des écoliers.

Les victimes de cette attaque, un passager tué et le chauffeur blessé à l’épaule, ont été conduites dans un hôpital dans le centre de la capitale.

 

Haïti-Justice :

Une douzaine de policiers sont jugés pour leur implication présumée dans une tuerie de prisonniers

Correspondance Joseph Serizier

Cayes, 27 oct. 2011 [AlterPresse] — Les audiences des assises criminelles sans assistance de jury impliquant plus d’une trentaine de policiers et civils, dont 22 en fuite et 13 sous les verrous, ont été interrompues le mercredi 26 octobre à la mi-journée.

Selon les informations recueillies sur place par l’agence en ligne AlterPresse, l’audition des temoins pourrait reprendre au cours de l’après-midi de ce jeudi 27 octobre.

Mercredi, le conseil de la défense a abandonné la salle d’audience en signe de protestation contre la décision du doyen du tribunal criminel, Me Ézéchiel Vaval, qui a accordé aux avocats de la partie civile le droit d’intervenir, avec un retard de plus d’une semaine dans le procès.

La partie civile intervient ainsi sans qualité et mandat, souligne le conseil.

Les avocats des policiers ont souligné l’absence des actes donnant droit aux avocats de se constituer partie civile. Cette réaction, balayée d’un revers de main par le doyen du tribunal criminel, a soulevé la colère du conseil de la défense, qui, par la suite a quitté la salle d’audience.

Le conseil de la défense, présidé par Me Pierre Thomas St-Fort (Bâtonnier de l’ordre des avocats des Cayes), dénonce ce qu’il appelle la partialité du doyen du tribunal dans ce procès. Selon les défenseurs des policiers, il s’agit d’un procès préfabriqué et d’une comédie judiciaire.

Les hommes de loi parlent d’ingérence externe dans le procès.

Le doyen n’a pour sa part pas encore réagi sur l’incident ni sur les reproches qui lui sont adressés.

Le conseil de la défense sollicite l’intervention des plus hautes autorités judiciaires du pays afin de garantir la poursuite du procès dans le strict respect des lois de la République.

Les organisations de défense des droits humains se montrent très préoccupées quant au bon déroulement de ce procès marqué par une grande faiblesse organisationnelle et procédurale.

Le procès se déroule dans un climat de théâtre à la salle culturelle Saint Louis des Cayes sous bonne garde des agents des forces de l’ordre. [js kft gp apr 27/10/2011 12:00]

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