lundi 31 octobre 2011

31 Oct

Mouvement de grève à l’aéroport de Port-au-Prince contre le Ministre de l’Intérieur Thierry Mayard Paul pour avoir frappé des agents de sécurité de l’aéroport

Radio Kiskeya – 30/10/2011 13:19:00

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Des employés du service de sûreté de l’aéroport international Toussaint Louverture ont observé vendredi un arrêt de travail en protestation contre des brutalités dont ils auraient été l’objet de la part du ministre de l’intérieur et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, et de ses gardes du corps, en marge de l’arrestation la veille du Député Arnel Bélizaire.

Jusqu’à l’intervention de la direction de l’administration aéroportuaire, pendant plusieurs heures, les activités étaient paralysées au sein de ce service essentiel pour le fonctionnement des lignes aériennes.

Des employés, qui se sont confiés à Radio Kiskeya sous le couvert de l’anonymat, accusent Me Mayard Paul d’avoir personnellement frappé plusieurs agents de sécurité dont Fritz Dorcé. Le badge de ce dernier a d’ailleurs été confisqué.

Le ministre et ses gardes du corps se sont arrogés le droit de pénétrer lourdement armés dans la zone stérile de l’aéroport en violation des règlements en vigueur. Les employés du service de sûreté, qui tentaient de les en empêcher, ont été traités sans ménagement.

Qualifiant d’abus de pouvoir inacceptable le comportement du titulaire de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, les protestataires soutiennent avoir accepté de mettre fin à leur grève seulement après une rencontre avec Pierre André Laguerre, le directeur de l’autorité aéroportuaire nationale (AAN).

Informés de ce grave incident de plus enregistré jeudi, des parlementaires ont promis de se rendre sur place dans le cadre d’une enquête visant à fixer les responsabilités.

Sur la sellette, en compagnie du ministre de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, Thierry Mayard Paul n’avait pas encore réagi samedi aux accusations portées contre lui.

La police avait interdit l’accès du salon diplomatique de l’aéroport à une délégation parlementaire ayant à sa tête le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, qui allait accueillir le Député Arnel Bélizaire dont l’arrestation et la brève détention ont suscité des vagues d’indignation dans la classe politique et au Parlement contre les dérives autoritaires du Président Michel Martelly.

 

Les sénateurs dénoncent les dérives dictatoriales de l’exécutif

La majorité des sénateurs haïtiens sont en colère après la brève incarcération du député Arnel Bellizaire, jeudi dernier.
Les sénateurs membres du groupe majoritaire, supportant le gouvernement Conille ont dénoncé une tentative de résurgence des pratiques du régime dictatorial de Jean Claude Duvalier. Les 16 sénateurs, présents lors de la séance de vendredi dernier, ont décidé d’apporter leur appui à la chambre basse à leurs yeux humiliés par l’arrestation illégale de M. Bellizaire.
En représailles les sénateurs ont résolu de faire tomber au moins deux membres du gouvernement. Le sénateur Steven Benoît a révélé que le Sénat interpelle le ministre de la justice, Josué Pierre Louis et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, impliqués dans l’arrestation de M. Bellizaire qui jouissait de l’immunité parlementaire.
Les 16 sénateurs sont résolus de renvoyer ces deux personnalités lors de la séance d’interpellation du 3 novembre 2011.
Au cours de la séance les pères conscrits ont réitéré leur détermination à lutter contre toute tentative de restauration d’un régime liberticide comparable à celui des Duvalier. Les sénateurs Andrice Riché et Derex Lucien, anciens opposants au régime de Jean Claude Duvalier, ont rappelé l’horreur de ce régime.
D’autres élus dont Kelly Bastien et Steven Benoît ont fait valoir qu’il faut freiner les dérives du gouvernement Martelly- Conille. Les sénateurs Benoît et Moise Jean Charles ont dénoncé directement le chef d’Etat, Michel Martelly, selon eux auteur principal de l’arrestation illégale du député Bellizaire.
La colère du sénateur Evalière Beauplan, d’habitude d’un calme impérial, illustre bien les sentiments des sénateurs désireux de défendre le pouvoir législatif.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Les députés en colère veulent renvoyer trois ministres

Moins de trois semaines après avoir obtenu un vote massif de la chambre des députés, le gouvernement Martelly-Conille est confronté à une levée de bouclier de la quasi-totalité des députés. 69 députés ont approuvé, lors d’une séance informelle vendredi dernier, une résolution visant la destitution de trois ministres et d’un secrétaire d’Etat.
Les législateurs, qui sont en vacance, ne pourront tenir des séances qu’en janvier 2012 à l’occasion de la rentrée parlementaire. En attendant ils réclament le limogeage des ministres de la justice, Josué Pierre Louis, des affaires étrangères, Laurent Lamothe, de l’intérieur Thierry Mayard Paul et le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache.
Les parlementaires menacent de renvoyer tout le gouvernement si au cours des deux prochains mois ces personnalités n’auront pas été exclues du gouvernement Conille.
Le député Levaillant Louis Jeune, opposant farouche au chef d’Etat, soutient qu’il faut stopper une dérive de la présidence. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Félix Leger, est également dans le collimateur des législateurs. La chambre basse ne reconnaît plus l’autorité des ministres incriminés, insiste le député Levaillant.
Une situation délicate pour le Premier Ministre qui devra dans les prochains jours solliciter une prorogation du mandat de la CIRH.
Offusqués, en raison du comportement des représentants de l’exécutif, les députés envisagent également d’engager des poursuites judiciaires contre les personnalités coupables de violation de la constitution.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti: Michel Martelly est attendu impatiemment

Lundi, 31 Octobre 2011 15:40

Le chef de l’Etat haïtien, Michel Martelly est attendu impatiemment à Port-au-Prince pour fixer sa position par rapport à la crise qui oppose l’Exécutif, dont il est le chef, et le parlement, toujours sous le choc après l’arrestation jeudi suivi de la libération le lendemain du député Arnel Bélisaire. En visite médicale en Amérique du Nord depuis près d’une semaine, M. Martelly devrait tenir un discours qui vise à désamorcer cette crise que plus d’uns estiment regrettable.  D’autant plus que le dirigeant haïtien est tenu pour responsable de l’arrestation du parlementaire en député de l’immunité de ce dernier et au mépris des prescrits constitutionnels.

Le parquet de Port-au-Prince qui avait ordonné la mise aux arrêts, le fit suite à un appel du premier citoyen haïtien demandant à la justice de sévir contre « des évadés de prison et repris de justice » qui se seraient refugiés au parlement. Appel que M. Martelly avait lancé au lendemain d’une altercation au Palais National avec le député Arnel Bélisaire.

En réaction à l’arrestation du député de Delmas / Tabarre, le parlement a adopté deux résolutions. La Chambre des Députés a décidé de ne plus reconnaitre les autorités des ministres de la justice et de l’intérieur, respectivement Josué Pierre-Louis et Thierry Mayard Paul. Les députés demandent que ces deux ministres, le secrétaire d’état aux Affaires Etrangères, Michel Brunache et le chef du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger démissionnent. Dans le cas contraire, ils se réservent le droit de les interpeller à la rentrée parlementaire prévue en Janvier prochain. La Chambre des Députés sollicite également du bureau la formation d’une commission devant poursuivre ceux qui sont responsables de « l’enlèvement suivi de séquestration » du député Bélisaire.

Le ministre Josué Pierre-Louis pourrait perdre son poste dès cette semaine s’il n’arrivait pas à convaincre les sénateurs. Le Grand Corps l’invite pour ce jeudi 3 Novembre à s’expliquer sur l’interpellation du député.

 

Haïti:le président Martelly face à sa première vraie crise

Dimanche, 30 Octobre 2011 21:05 HPN

La tête de ses principaux ministres mise à prix, l’expression est à attribuer aux parlementaires qui veulent « couper des têtes » à la nouvelle équipe gouvernementale, le président Michel Martelly va faire face dès son retour à sa première vraie crise politique.

L’arrestation du député Arnel Bélizaire, sans doute voulue par le président, il avait lui même annoncé que des repris de justice et autres évadés de prison réfugiés au Parlement seraient poursuivis, est venue embraser un climat politique déjà fragile.

Mais, la précipitation du commissaire du gouvernement à exécuter les voeux du chef de l’Etat, a été d’une maladresse notoire, un peu trop arbitraire, car l’interpellation du député a été faite en dehors des règles légales prévues et sans doute connues du Parquet.

Mais à trop vouloir entrer dans les bonnes grâces du président, le commissaire l’a mis aujourd’hui dans une situation bien gênante. Peut-être sera-t-il la seule victime de cette affaire.

Voilà donc quelqu’un dont le passé est clairement douteux et dont les démêlées avec la justice sont plus qu’une évidence, porté en héros et en tombeur de la « dictature naissante ».

Les Parlementaires ont fait jeudi et vendredi, une belle démonstration de solidarité en défendant leur collègue et peut-être même sont-ils allés un peu trop loin en exigeant le départ de ministres du gouvernement, mais l’arrogance du pouvoir exécutif et ses méthodes peu amènes ont offert une belle occasion au parlement de se poser en défenseur de la démocratie.

Que va-t-il se passer ? Le président revient dans 6 jours. Comment réagira-t-il à toute cette cabale ? Tentera-t-il de calmer le jeu ou au contraire sortira-t-il un de ces flèches empoisonnés?
Le parlement, la chambre des députés est en vacances et ne reprendra que l’année prochaine. Le temps d’oublier et de passer les éponges sur cet incident.

Le temps, peut-être que le temps finira par apaiser les esprits surchauffés et que les protagonistes épargneront à la République une crise qui pourrait coûter cher, très cher !

Ici est le vrai rôle du ministre chargé des relations entre le Parlement et l’Exécutif. Tout juste installé, le ministre Théano a une sacrée mission, celle d’inventer des relations qui n’ont jamais existé entre ces deux branches du pouvoir. Pour la bonne santé de la démocratie.

 

Le gouvernement fait montre de discrétion sur le dossier de l’interpellation

Le gouvernement haïtien n’a pas publié une réaction officielle après l’annonce de l’interpellation prochaine de trois ministres et d’un secrétaire d’Etat.
Le Premier Ministre, Gary Conille, a pu éviter les foudres des parlementaires, grâce à sa visite au député Arnel Bellizaire durant sa détention. C’est le président Martelly et trois de ses ministres les plus proches, Josué Pierre Louis, Thierry Mayard- Paul et Laurent Lamothe qui sont dans le collimateur des législateurs.
Le ministre de la justice, Josué Pierre Louis se retrouve dans une situation délicate puisque son renvoi est programmé par la chambre basse et le Sénat. L’intéressé qui s’était exprimé avant les séances au Parlement, nie toute implication dans l’arrestation du député Arnel Bellizaire. Le garde des sceaux a fait valoir qu’il ne pouvait intervenir dans le dossier puisqu’il ne s’agissait pas de flagrance.
Membre du staff du chef d’Etat depuis la campagne électorale, M. Pierre Louis est perçu par les députés comme celui qui a favorisé une instrumentalisation de la justice par le président Martelly. Le juriste s’en défend a révèle avoir eu l’assurance du chef du Parquet que le dossier serait traité dans le respect de la loi.
La loi m’interdit de passer des instructions individuelles pour un dossier traité par la justice, insiste M. Pierre Louis faisant remarquer que le chef du Parquet est le représentant du gouvernement dans le cadre de la politique pénale du gouvernement.
Le garde des sceaux n’avait pas vu venir la crise même s’il admet que ce dossier judicaire impliquant un parlementaire est très complexe.

LLM / radio Métropole Haïti

 

L’affaire Bélizaire est la conséquence d’un manque de maturité politique du gouvernement selon Rosny Desroches

Le secrétaire exécutif de l’Initiative de la Société Civile, le professeur Rosny Desroches, qualifie d’immaturité politique l’arrestation du député Arnel Belizaire qui, selon le président de la chambre basse, découle d’un ordre du président martelly.
Le professeur Rosny Desroches rappelle à l’équipe gouvernementale que les affaires de l’Etat ne se gèrent pas sous le coup de l’émotion.
Faisant référence à l’arrestation du parlementaire sans que son immunité n’ait été levée, le responsable de l’ISC indique que quelque longue que soient les procédures dans le cadre d’une affaire judiciaire il faut les respecter.
Par ailleurs, Monsieur Rosny Desroches critique l’entourage du président de la république qui a fait montre d’un manque de force et de courage dans l’affaire Belizaire.
En ce qui a trait à la décision prise par les sénateurs d’interpeller ce jeudi 3 novembre deux membres du gouvernement, Rosny Desroches croit qu’une telle démarche est conforme aux prérogatives constitutionnelles des pères conscrits.
« Les interpellés sont contraints de s’y soumettre », précise le professeur. Craignant un conflit entre le parlement et l’exécutif qui risque de plonger le pays dans l’abime, Rosny Desroches invite Michel Martelly à se défaire de son caractère impulsif en se montrant plus conciliant et plus consensuel.
« Le chef de l’Etat n’a aucun intérêt d’entrer en confrontation avec le parlement », martèle Monsieur Desroches.
Selon le responsable de l’ISC, le premier ministre et les ministres doivent reconnaitre qu’ils sont l’émanation non seulement de la présidence mais aussi du parlement.
Fort de cela, un dossier tel celui d’Arnel Belizaire ne se reproduirait plus.

GA/Radio Métropole Haïti

 

Laurent Lamothe a exposé les grandes priorités d’Haïti

31/10/2011 06:50:46

Haïti - Politique : Laurent Lamothe a exposé les grandes priorités d'HaïtiLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a participé les 28 et 29 octobre au 21ème Sommet Ibéro-Américain à Asunción au Paraguay, réunissant la plupart des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Amérique latine et de la péninsule Ibérique.
Un déjeuner de travail a été organisé, le vendredi 28 octobre, par le Secrétariat du Sommet en l’honneur des invités spéciaux. Cette réunion a permis aux organisateurs de faire l’inventaire des multiples thématiques connexes à celui du sommet intitulé : « Transformation de l’Etat et développement » La variété des thématiques témoigne des regards croisés de divers secteurs dans l’opinion publique.
Au cours du déroulement de cet important sommet, samedi 29 octobre, un Plan d’action pour la mise en œuvre de la coopération dans la région Ibéro-Américain a été élaboré. Il prend en compte, entre autres, la nécessité d’une nouvelle équation, Etat/société, dans laquelle l’Etat doit avoir un rôle prépondérant. A cette fin, les participants se sont mis d’accord sur la nécessité d’améliorer l’infrastructure de base nécessaire à la promotion de l’investissement et celle d’une administration publique, efficace et efficiente, centrée sur la citoyenneté. En ce sens, l’Espagne en a profité pour réaffirmer ses engagements vis-à-vis de la région Ibéro-Américaine.
Vers le renforcement de la coopération Sud/Sud au profit du peuple haïtien
Le Chancelier Lamothe a eu, par ailleurs, plusieurs rencontres bilatérales avec des Ministres des Affaires Etrangères de la région sur des questions fondamentales liant Haïti et ces peuples frères de la l’Amérique latine. Avec l’Argentine, les discussions se sont déroulées, entre autres, au sujet de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Le Ministre Lamothe a, par ailleurs, requis de son homologue, le Chancelier Héctor Timerman, une assistance technique en forme de bourse de formation au profit des étudiants haïtiens dans les domaines de l’agriculture et du sport. M. Laurent Lamothe en a profité pour lancer une invitation aux entrepreneurs Argentins à investir en Haïti.

Paraguay
Le Chancelier paraguayen, M. Jorge Lara Castro, dont le pays assure, à partir de dimanche, la présidence de l’UNASUR, envisage une visite d’exploration en Haïti pour renforcer la coopération avec Haïti dans les domaines de priorité du gouvernement haïtien et prévoit la signature d’un accord de base de coopération technique et de transfert de technologie dans plusieurs domaines, dont l’agriculture.
Brésil
Pour sa part, le Brésil, à travers son Vice-ministre pour l’Amérique Latine et Caraïbes, M. Antonio José Ferreira Simões, envisage une coopération avec Haïti dans les domaines de l’énergie (Construction de Central Electrique dans l’Artibonite et éventuellement dans le reste du pays) et de l’agriculture (Projet « Zéro hambre » « Non à la Faim », destiné à toucher 100 milles mères de famille leur permettant de pourvoir au besoin alimentaire de leurs enfants dans le cadre du programme d’éducation gratuite du Président Martelly.)
Mexique
Le Directeur Général de la Coopération du Mexique, M. Jose Octavio Tripp, prévoit des projets dans le domaine de la santé. La construction de trois cliniques à Port-au-Prince et de 14 marchés publics, font partie des promesses faites à Haïti par ce haut responsable mexicain. Tout en assurant de la continuité des programmes de bourse aux étudiants haïtiens, il promet de faire la promotion d’investissements en Haïti, notamment dans le secteur de l’énergie.
République Dominicaine
Avec son homologue de la République Dominicaine, Ing. Carlos Morales Troncoso, le Chancelier Lamothe a agité la question de la redynamisation de la commission mixte haïtiano-dominicaine à travers laquelle tous les sujets d’intérêts seront abordés. Des thèmes liés à la migration, à la sécurité, au commerce, à l’énergie, à l’éducation et à la promotion de l’investissement, ont été également au menu des échanges entre les deux Ministres des Affaires Etrangères partageant l’ile caribéenne.
Espagne
Le Chancelier espagnol, M. Trinidad Jimenez, en marge de sa rencontre avec le Ministre Lamothe, a promis de supporter Haïti comme membre permanent du Sommet Ibéro-Américain. Un nouvel accord de coopération sera paraphé, selon le Chancelier espagnol, dans les domaines de l’eau potable, de l’éducation, du transport scolaire et de l’assistance technique. Le Ministre espagnol qui a offert, en cette occasion, des bourses d’étude au profit des jeunes haïtiens, a invité son homologue haïtien à effectuer une visite en Espagne dans 60 jours.
Suriname
Le Président du Suriname, S.E. Désirée Delano Bouterse, et son Ministre des Affaires Etrangères, M. Winston Lackin, ont annoncé la signature, avec le Ministre Lamothe, d’une convention de coopération sur la construction. Des bourses d’étude seront offertes aux diplomates haïtiens au Suriname. Les autorités surinamiennes qui ont également octroyé 5,000 visas de travail dans les secteurs de l’agriculture et de la technologie aux ressortissants haïtiens, ont invité le Chancelier Laurent Lamothe à se rendre au Suriname.
Chili
Avec le Chancelier chilien, M. Alfredo Morales, il est prévu la signature d’un cadre de coopération bilatérale qui comprendra, d’une part, l’offre qu’une partie du contingent chilien au sein de la MINUSTAH soit réorientée vers des projets de développement (routes, ponts, entretien de routes…), et, d’autre part, une proposition d’accompagner Haïti au niveau de l’éducation et la formation professionnelle. Le Chili promet aussi de supporter l’adhésion d’Haïti dans le Sommet Ibéro-Américain.
Panama
Le Ministre panaméen des Affaires Etrangères, M. Roberto Henriquez, a plaidé, de son côté, en faveur du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays. La régularisation des activités commerciales des haïtiens au Panama a été aussi au cœur des pourparlers entre le Chancelier Lamothe et son homologue du Panama.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4137-haiti-politique-reunion-bilaterale-haiti-argentine.html
http://www.haitilibre.com/article-4134-haiti-politique-laurent-lamothe-au-paraguay-parle-d-investissements.html
http://www.haitilibre.com/article-4113-haiti-politique-laurent-lamothe-au-21eme-sommet-ibero-americain-au-paraguay.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

L’USDOL évaluera la conformité aux normes internationales du travail

31/10/2011 07:49:47

Haïti - Économie : L'USDOL évaluera la conformité aux normes internationales du travailL’Association des Industries d’Haïti (ADIH) informe qu’une délégation du Département du Travail américain (USDOL) séjournera bientôt au pays pour visiter des entreprises haïtiennes de l’industrie de confection, dans le cadre du programme d’évaluation de conformité aux normes internationales du travail, tel que prévu par la loi HOPE.
L’ADIH et la Commission Tripartite de Mise en Œuvre de la loi HOPE (CTMO-HOPE) souhaitent la bienvenue à la délégation du USDOL et les autres membres du gouvernement américain, et sont enthousiastes à l’idée de partager avec eux les meilleures pratiques et améliorer la conformité de l’industrie du vêtement tandis qu’Haïti développe cet important secteur de son économie.
« Par ces temps de difficultés économiques aiguës, et face à la rude concurrence au niveau global, Haïti est déterminée à s’assurer que les droits des travailleurs sont protégés et la responsabilité sociale grandit dans le milieu des affaires » indique l’ADIH.
« La conformité aux normes internationales du travail a fait beaucoup de progrès et les opportunités existent pour améliorer davantage la performance des entreprises dans ce domaine. L’industrie haïtienne du vêtement se réjouit de pouvoir accueillir l’équipe du USDOL » conclut l’Association des Industries d’Haïti.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

100 nouvelles écoles d’ici la rentrée 2012

31/10/2011 11:37:31

Haïti - Éducation : 100 nouvelles écoles d'ici la rentrée 2012Le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) a annoncé la construction d’ici la rentrée 2012 de 100 écoles « up to date ». Dernièrement le FAES a fait la présentation du projet en vu de trouver des partenaires pour la construction des écoles. Ducarmel François, directeur des projets sociaux du FAES explique «…ils doivent [les partenaires, entreprises] savoir ce que nous voulons faire, ils doivent savoir aussi notre budget, ils doivent savoir dans quel département du pays nous allons intervenir, là pratiquement nous allons intervenir sur les 10 départements du pays et nous devons livrer comme je l’ai dit tantôt plus de 100 écoles au gouvernement. »
« Nous au FAES, en tant qu’organisation qui finançons les projets, nous n’exécutons pas, ça veut dire que nous devons identifier les partenaires qui doivent nous aider à livrer la marchandise, nous allons analyser les différents dossiers qui vont nous être soumis […] à travers les données fournies nous allons voir comment répartir les entreprises par classe d’activités » précise M. François.
Concernant les écoles le directeur du FAES indique qu’elles seront complètes et « up to date » « les écoles que nous allons construire seront des écoles complètes, des écoles up to date, cela veut dire que c’est une école qui doit être complète selon les normes de l’éducation nationale, s’il y a un réfectoire il doit y avoir une cuisine équipée, nous allons mettre des laboratoires informatique, des bibliothèques, nous allons arranger les cours pour que les enfants puissent se sentir dans un environnement de qualité, pour une école de qualité et un enseignement de qualité… » affirme Ducarmel François, directeur des projets sociaux du FAES.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice :

Une justice, lente et inefficace

31/10/2011 10:05:10

Haïti - Justice : Une justice, lente et inefficaceL’ONG Action Citoyenne pour le Respect des Droits Humains (ACREDH) a dénoncé vendredi par-devant la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) que la « lenteur » et « l’inefficacité » de la justice haïtienne maintient en prison 4,217 personnes en détention préventive, sur un total de 5,600 prisonniers dans le pays, seulement 1324 ont été reconnus coupables d’avoir commis un crime.
M. Le Cruerre, l’un des directeurs de l’organisation, a déploré que, malgré le soutien financier et technique de la communauté internationale, reçu le gouvernement haïtien, les changements nécessaires pour améliorer le système judiciaire et pénitentiaire n’ont pas été faits.
« Le système judiciaire n’est pas efficace, est extrêmement lent et continue de souffrir de faiblesses fondamentales : la corruption, la mauvaise application des lois et des accords… »
Les cas d’abus de la part des organes et des membres des forces de sécurité, les détentions arbitraires avec un usage « excessive » de la force et les détention prolongée des « présumés accusés », « n’ont rien de nouveau en Haïti » déplore-t-il.
Concernant la situation dans les prisons et les commissariats de police, « l’ensemble du système est un échec ». L’ACREDH a constaté que les conditions sont « dégradantes », qu’il n’y a pas assez de nourriture ou d’eau potable, les installations d’assainissement et d’accès aux soins médicaux sont déficiente, et il y a des difficultés à accéder aux soins de santé…
« Les procureurs prennent plusieurs mois avant de présenter aux détenus les causes », il y a des cas en attente de procès depuis 2009.
M. Le Cruerre dénonce également « la complicité, la corruption et le manque d’effectif » pour mener une politique pénitentiaire approprié, car parmi les 4,217 personnes en attente de jugement, la plupart sont incarcérés pour des délits mineurs.
Il a également parlé de la situation des enfants qui selon la loi haïtienne ne devrait « en aucun cas » être emprisonnés, la loi prévoit des centres de réhabilitation.
Pour sa part, le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’OEA, Duly Brutus, a déclaré que le nouveau gouvernement vient de s’installer, et qu’il n’existe pas de directives, mais a dit qu’il était conscient de la « faiblesse » et des « besoins » de la justice haïtienne, ajoutant que « l’établissement de la primauté du droit est l’un des piliers de la politique du président Martelly. »
Hier à l’occasion de la journée mondiale des prisonniers, Yanick Mézil, la nouvelle Ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes accompagnée de la doyenne du tribunal civil, Jocelyne Casimir, du sénateur et Président de la commission justice et sécurité du sénat Youri Latortue et d’un représentant de la Minustah a effectué une visite à la prison pour femmes de Pétion-ville. La Ministre a promis d’intervenir pour que les détenues qui ont déjà purgé leur peine puissent retrouver la liberté.
HL/ HaïtiLibre

 

Journée mondiale des prisonniers

imageLa journée mondiale des prisonniers a été commémorée le dimanche 30 octobre en Haïti autour du thème : « prisonnier aujourd’hui agent de développement de demain ».
Pour marquer cette journée la ministre à la condition féminine Yanick Mezile accompagnée de la doyenne du tribunal civil, Jocelyne Casimir, du président de la commission justice du sénat Youri Latortue et d’un représentant de la Minustah a effectué une visite à la prison pour femmes de Pétion-ville.
Il s’agit pour la délégation de se renseigner sur les conditions de détention de ses prisonniers. Tous les membres de cette délégation ont critiqué les mauvaises conditions dans lesquelles vivent ces détenues.
La ministre à la condition féminine et aux droits des femmes Yanick Mezile a pour sa part a promis d’intervenir pour que les détenues qui ont déjà purgé leur peine de recouvrer la liberté.
Notons également que Plusieurs activités ont été organisées à travers tout le pays pour marquer la journée des détenus.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Affaire Bélizaire :

Evans Paul veut désamorcer la crise

30/10/2011 11:53:36

Haïti - Affaire Bélizaire : Evans Paul veut désamorcer la criseDans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Evans Paul leader du KID (Konvasyon Inite Demokratik) pense que c’est une bonne chose que le Député Bélizaire soit libéré, mais qu’il est nécessaire de trouver un moyen pour désamorcer la crise politique qui existe aujourd’hui dans le pays.
«… je pense que c’est une bonne chose que le Député Bélizaire soit libéré parce qu’il ne doit pas être arrêté. Une partie du problème est résolu, mais il y a un deuxième aspect fondamental du conflit […] entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, qui explique la réaction dans chaque Chambre, des députés et le Sénat.
Je souhaite que l’Exécutif joue avec beaucoup d’élégance, qu’il est le courage de présenter au parlement ses excuses, ce serait un bon moyen pour désamorcer la crise politique qui existe aujourd’hui dans le pays.
Une excuse ne règle pas toutes les choses, une excuse c’est une dimension de sagesse, surtout si elle est associé à un engagement pour qu’il n’y est plus ce type de dérive, à ce moment là, on ne sera pas obligé d’en arriver à l’interpellation […]
Je crois que les autorités qui sont là aujourd’hui, c’est pas pour ça que le peuple a voté, pour qu’ils fassent des conflits entre-eux. C’est vrai, qu’il y a une chose grave qui c’est produite et nous l’avons condamnée au niveau de l’Alternative, mais nous ne voulons pas qu’elle tourne en crise permanente, qui va créer un blocage et que la population paye les conséquences de ce blocage.
C’est ce qui me fait demander, en plus de la libération du député Arnel Bélizaire, que l’Exécutif, avec grandeur, présente au parlement des excuses  […] et que le parlement, avec la même grandeur, sursoit les démarches d’interpellations qu’ils ont faites pour que vraiment, les autorités prennent les priorités du pays en mains, pour faire face aux besoins du peuple haïtien. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4135-haiti-affaire-belizaire-l-opl-croit-qu-il-faut-interpeller-le-chef-du-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Affaire Bélizaire :

L’OPL croit qu’il faut interpeller le Chef du Gouvernement

30/10/2011 08:54:49

Haïti - Affaire Bélizaire : L’OPL croit qu’il faut interpeller le Chef du GouvernementDans l’affaire de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire, Sauveur Pierre Étienne, Coordonnateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) croit que les honorables sénateurs et députés se sont trompés, que c’est le Gouvernement qui est responsable et qu’il faut interpeller le Chef du Gouvernement… «… en fait, je ne crois pas que l’on devrait parler d’arrestation, mais plutôt d’enlèvement, parce que l’arrestation a plus ou moins un caractère légale, donc on a procédé à l’enlèvement du député. Naturellement, il ne faut pas défendre le député Arnel Bélizaire parce qu’on connait son passé, il faut défendre de préférence l’institution parlementaire.
À mon avis, le pouvoir Exécutif bicéphale, n’a aucun respect pour l’institution parlementaire, c’est un accroc à la Constitution de 1987, donc, si les députés et les sénateurs qui sont des autorités, si leurs droits ne sont pas respectés, si le gouvernement peut se permettre de procéder à l’enlèvement d’un député, à partir de ce moment, aucun citoyen n’est à l’abri dans l’avenir.
Je crois que les parlementaires, les honorables sénateurs et députés, se sont trompés parce que c’est le gouvernement qui est responsable. Ce n’est pas une question de Ministre de la justice ou de l’Intérieur, non, c’est le Chef du Gouvernement qui doit être interpellé.
Il faudrait que l’on mette sur pied une Commission parlementaire pour enquêter sur ce qui c’est passé à l’Aéroport de Port-au-Prince. C’est un évènement excessivement grave et à mon avis, si les députés et les sénateurs ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités et bien l’on doit s’attendre à toutes les dérives, parce que la tentation autoritaire existe au niveau de ce pouvoir et il faut freiner ces dérives le plus vite que possible.
La Constitution de 1987 existe, elle est encore en vigueur, donc les députés et les sénateurs, ne devraient pas hésiter à appliquer les prescrits de la Constitution en la matière. Cela veut dire tout simplement, que le parlement doit exercer son pouvoir de contrôle, c’est un droit constitutionnel que détient le parlement de contrôler l’action gouvernementale et là, nous parlons de dérive autoritaire, d’arbitraire, d’enlèvement d’un député… donc c’est inacceptable dans le cadre d’un État de droit démocratique. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité :

Un travailleur humanitaire canadien, blessé par balle à Port-au-Prince

30/10/2011 12:54:18

Haïti - Insécurité : Un travailleur humanitaire canadien, blessé par balle à Port-au-PrinceFrancklin Guerrier un avocat montréalais à la retraite et Directeur d’une organisation humanitaire Ayiti Dwa Moun, accompagné d’un ami, a été victime d’une agression par balles à Port-au-Prince. Francklin Guerrier a été blessé à la clavicule alors que son ami, dont l’identité n’a pas été révélée a succombé à ses blessures.
Beverley J. Oda, la ministre de la Coopération internationale du Canada, a fait savoir dans un communiqué, que le gouvernement canadien « offre un soutien à la famille de M. Guerrier […] Mes pensées et mes prières sont avec la famille Guerrier, qu’elle se remette de cet incident tragique […] Je suis heureuse d’entendre que M. Guerrier est dans un état stable et j’offre mes condoléances à la famille de son ami. Notre gouvernement travaille avec les responsables consulaires, afin d’assurer que la famille, reçoive un soutien dans ce moment de besoin. »
D’après des témoins, les deux hommes ont été attaqués par des individus en moto. Les raisons de cette agression demeurent, jusqu’à présent, inexpliquées.
HL/ HaïtiLibre

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