Archive | novembre, 2011

mercredi 30 novembre 2011

30 Nov

Haïti-diplomatie:

Série de voyages à l’étranger du président Michel Martelly

Mardi, 29 Novembre 2011 23:34 AF/HPN Nouvelles Politique

Le président Michel Martelly se rend ce jeudi au Vénézuela où il doit rencontrer le président Hugo Chavez et discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays, a appris Haiti Press Network d’une source diplomatique. Cette visite ouvre une série de déplacements à l’étranger du chef de l’Etat qui le conduira également en France.

Jeudi, le président Martelly accompagné d’une importante délégation se rendra à Caracas pour participer au sommet des pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe, avons-nous appris.
Ce sommet réunira des chefs d’Etat et de gouvernement de pays d’amérique du sud et de la Caraïbe.
Les ministres des Affaires étrangères Laurent Lamothe, de la santé Florence Duperval Guillaume, de l’éducation Réginald Paul et de la Planification M. Garry feront partie de la délégation.
Des rencontres bilatérales seront organisées avec des responsables de plusieurs pays lors de ce déplacement au Vénézuela où les autorités haïtienes passeront en revue les relations avec Caracas.
Le président Michel Martelly doit rencontrer son homologue vénézuélien Hugo Chavez. A noter que le Vénézuela soutient Haiti à travers le programme Petrocaribe, un accord signé sous l’administration de l’ex président René Préval.
Le 8 décembre, le président Martelly sera à Trinidad pour d’autres rencontres et le 9 décembre le président haïtien ira en Argentine.
Il a été officiellement invité à assister à l’investiture de la présidente élue Kristina Kirchner.
Ensuite du 11 au 15 décembre, le président Martelly se rendra en France à l’invitation de son homologue français Nicolas Sarkozy, a également appris Haiti Press Network.
Il sera reçu à l’Elizée et fera une intervention à l’Assemblée nationale française avant de visiter le Fort de Joux où était mort le général Toussaint Louverture précusseur de l’indépendance nationale.

Servotel ouvre ses portes en face de l’aéroport

C’est un hôtel de 54 chambres que le groupe hôtelier le plus important du pays vient d’ouvrir en face de l’aéroport international Toussaint Louverture. Cet investissement de six millions de dollars, du groupe propriétaire du Kinam et du Karibe, offre dans un cadre attrayant le premier hôtel qui allie le confort aux normes parasismiques.

La piscine et l’hôtel les plus proches de l’aéroport sont au Servotel

(Photo: Frederick Alexis)

Jean-Sebastien Buteau

(Photo: Frederick Alexis)

L’hôtel en construction. La structure est parasismique

(Photo: Frederick Alexis)

Vue d’une chambre

(Photo: Frederick Alexis)

« C’est une fierté pour nous d’être l’un des premiers hôtels à ouvrir ses portes après le séisme du 12 janvier. Car il y a beaucoup d’hôtels et beaucoup d’autres investissements qui sont en train de se faire dans ce secteur ». C’est en ces termes que le jeune directeur général du Servotel, M. Jean-Sebastien Buteau, s’est exprimé en recevant Le Nouvelliste ce mardi matin à la réception de ce nouvel établissement hôtelier situé sur le boulevard Toussaint Louverture, non loin de l’aérogare Guy Malary, Zone Cargo.
Le Servotel est un fringant bâtiment crème de deux étages qui s’étend au beau milieu d’une propriété d’environ un hectare de superficie. L’entrée de la cour de l’hôtel, plantée d’arbustes, donne une sensation de sérénité au client ayant franchi la barrière principale. La cour, pierreuse par endroit, laisse voir des ouvriers s’activant encore au travail de finition de cet édifice qui marque un tournant décisif dans l’hôtellerie en Haïti après le tragique événement du 12 janvier 2010.
Pris par ses activités journalières au sein de l’hôtel et la réception de nombreux visiteurs, Jean-Sebatien Buteau, assez jeune pour son statut, trouve quand même un peu de temps dans son agenda pour nous parler de l’historique du projet ayant conduit à la construction du Servotel.
« Après le tremblement de terre, il y avait une demande pour les infrastructures hôtelières dans le pays, car beaucoup d’hôtels ont été détruits. Face à cette demande, on avait décidé de construire un hôtel sur la route de l’aéroport parce que c’est une zone stratégique », indique le directeur général du Servotel, arguant que beaucoup de gens qui rentrent en Haïti auraient préféré avoir un pied à terre dans les environs de l’aéroport, compte tenu de la circulation difficile existant en permanence au centre-ville et dans certaines autres artères de la capitale.
Ainsi, les membres de la diaspora haïtienne rentrant dans le pays et qui ont besoin de faire une escale à Port-au-Prince avant de se rendre en province constituent, entre autres, les principales cibles de cet hôtel, à côté des businessmen et des membres d’organismes internationaux.
Le Servotel dispose de cinquante-quatre (54) chambres (suites comprises). En attendant l’ouverture officielle de l’hôtel, trente-six (36) chambres sont mises en service. Ajoutés à cela la piscine, le restaurant, le bar qui sont aussi ouverts aux actuels clients de l’hôtel.
Dans un avenir pas trop lointain, on aura notre lobby principal qui va avoir un restaurant climatisé et un autre en plein air; des salles de conférence pouvant accueillir une soixantaine de personne et une salle de gym.
Aucune date n’est encore annoncée pour l’ouverture officielle de l’hôtel. Toutefois, tenant compte des avancées des travaux de finition, dans trois ou quatre mois les travaux seront terminés, selon ce qu’a indiqué le directeur général de l’hôtel, M. Jean-Sébastien Buteau.
Le projet de la construction a démarré en avril 2010. « On a essayé d’aller le plus vite possible; le plus rapidement qu’on termine, le plus rapidement on ouvrira nos portes au grand public. Comme la demande est grande ces jours-ci, ça aidera à soulager les visiteurs, les investisseurs qui veulent entrer dans le pays. Ces derniers ont désormais un espace non loin de l’aéroport où ils peuvent séjourner. S’ils veulent aller en province, ils peuvent y passer la nuit à leur arrivée. »
Concernant l’appellation de l’hôtel, M. Buteau a expliqué: « On a choisi l’appellation Servotel – qui est composé de 2 mots : services et hôtel- pour symboliser le fait que Servotel est un hôtel où nous essayons de donner le meilleur de nous-mêmes pour offrir le meilleur service qui soit à la clientèle .»
La construction du Servotel révèle un double avantage pour le pays, à en croire le responsable, qui souligne que non seulement ce nouvel hôtel va contribuer à pallier les carences chroniques de chambres d’hôtel dans le pays, il permettra également d’atténuer les effets du chômage sur la population. Une soixantaine d’employés sont déjà au service du Servotel. « On a déjà créé beaucoup d’emplois et on va continuer à créer davantage d’emplois une fois qu’on sera à 100% opérationnel », a fait remarquer Jean-Sébastien Buteau.
Le dimanche 27 novembre peut être classé comme un jour particulier dans les annales de l’hôtellerie en Haïti. Cette date marque la mise en service d’un des tous nouveaux hôtels construits après le tremblement de terre qui a ravagé le secteur hôtelier en janvier 2010. Les premiers clients du Servotel ne sont autres que les membres de la délégation de la Banque interaméricaine de développement (BID) qui se trouvent dans le pays dans le cadre du Forum sur l’investissement tenu les mardi 29 et mercredi 30 novembre au Karibe Convention Center.
Le directeur général du Servotel n’a pas caché sa satisfaction par rapport à cette victoire de l’hôtellerie sur le tremblement de terre. « C’est une fierté pour nous d’être parmi les premiers à avoir ouvert nos portes après le séisme, surtout à un groupe de gens aussi important qui sont peut-être des potentiels investisseurs pour de futurs projets d’investissement et de développement du pays ». On n’a pas encore terminé à cent pour cent, mais on a pu quand même accommoder un certain nombre de personnes en leur offrant un minimum de confort. Le feed-back est assez positif; nos clients sont assez satisfaits de voir un nouvel investissement, de nouvelles méthodes de construction, et même quand ce n’est pas encore terminé, ils ont déjà une idée de ce que sera le produit fini », indique M. Buteau.
Selon Buteau, avec la construction de cet hôtel, les membres de la BID sont très heureux de voir quelque chose de nouveau dans une location stratégique. Cela va servir, dit-il,à augmenter leur confiance dans les capacités haïtiennes et les motiver à vouloir investir davantage dans le pays. Si à leur arrivée en Haïti, deux ans après le tremblement de terre, ils n’avaient vu aucun signe de progrès, ils auraient eu une certaine crainte et seraient peut-être laissé aller au découragement.
Cette victoire sur le séisme est d’autant plus intense qu’elle est réalisée par des stratèges haïtiens dans un domaine où souvent on est obligé de recourir à des partenariats avec des étrangers pour ce genre de projets. Servotel est un label créé à 100% par des Haïtiens conscients de la nécessité de doter le pays d’infrastructures hôtelières viables. Une preuve assez convaincante qu’il existe une certaine volonté de la part des investisseurs locaux à prendre part à la reconstruction d’Haïti.
En ce qui a trait au montant investi jusque la dans construction de l’hôtel, le directeur général n’a pas été en mesure de nous renseigner. Toutefois, il nous a confié que la construction de l’hôtel a été subventionnée par une banque locale. Selon M. Buteau, ce geste constitue un témoignage de la volonté des institutions de tous les secteurs du pays de participer a la reconstruction.
Servotel n’a pas peur de la rude concurrence qui s’annonce dans le domaine de l’hôtellerie, car beaucoup de projets de construction d’hôtel sont en cours un peu partout dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et même en province. La compétition est une bonne chose pour les entreprises en ce sens qu’elle les motive à faire plus d’efforts et à s’investir davantage pour se différencier. Un tel challenge ne sera que bénéfique pour l’hôtellerie, qui offrira désormais plus de services, plus de chambres d’hôtel, plus de propreté dans les chambres, plus de choix dans les bars et restaurants, plus de divertissements. Ça apportera une amélioration dans les services hôteliers en Haïti. En termes de prix, le Servotel entend respecter le standard observé dans la région caribéenne. Le coût d’un jour d’hébergement dans une des chambres de l’hôtel est fixé à 120 dollars US, conclut le directeur général des lieux, Jean-Sebastien Buteau.
Cyprien L. Gary

43 millions pour un autre hôtel à Port-au-Prince

30/11/2011 15:47:00 Auteur(e) La Redaction

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Cela bouge dans l’hôtellerie. La ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, et Rolando Gonzalez Bunster de la firme américaine Haiti Hotel Corporation (HHC) ont signé un protocole d’accord ouvrant la voie à la construction d’un autre hôtel d’affaires de 250 chambres, le mardi 29 novembre 2011.
Jointe par le journal en début de soirée, Stéphanie Villedrouin a insisté sur l’aspect positif de la signature de ce protocole d’accord à la fin du panel sur le tourisme qui avait fait salle comble à la conférence sur les investissements au Karibe Convention Center, ce mardi.
« On devait envoyer le signal que les procédures pour construire cet hôtel dans les parages de l’aéroport Toussaint Louverture se sont allégées », a souligné la ministre du Tourisme, engagée à fournir à Haiti Hotel Corporation (HHC), Win group et les autres partenaires l’accompagnement, les incitatifs et autres moyens pour matérialiser ce projet.
Le chantier de cet hôtel (Hôtel des artistes) qui coûtera 47 millions de dollars américains démarre au début du mois de janvier 2012 et durera 15 mois, a confié au journal Martine Deverson, représentante de (HHC) en Haïti qui contre, outre M Bunster, M Edmund R. Miller (2e vice-president de HHC), M. Tom Murphy Junior, CEO et fondateur de Coastal Construction. 200 emplois permanents seront créés. 95 % seront des Haïtiens, a souligné Mme Deverson, ex-ministre du Tourisme.
Grégory Mevs de Win group, un associé du projet, a déclaré au journal que les cinq partenaires engagés dans ce projet sortent mercredi au plus tard un communiqué officiel.« Un communiqué officiel sort demain. Il fixera toutes les participations. La signature nous a un peu surpris par l’ampleur qu’elle a eu ce mardi », a confié l’homme d’affaires.
L’ATH exulte
« Le secteur touristique est en plein boom. La salle où se tenait l’atelier sur le tourisme était bondée de monde », a noté Pierre Chauvet de l’ATH, content que l’on commence à comprendre après des années de plaidoyer que « le tourisme peut être un des piliers du développement d’Haïti ». « C’est un fait acquis. Le tourisme est pris au sérieux. C’est pour moi la plus grande victoire », a ajouté Pierre Chauvet, qui a indiqué que la bataille pour changer l’image d’Haïti doit être permanente.
La signature de ce protocole d’accord est intervenue moins de vingt-quatre heures après celle entre Marriott international et la Digicel pour la construction d’un hôtel de 45 millions de dollars à Turgeau.

Le nombre de chambres d’hôtel dans la capitale et ses environs flirtera avec la barre des 1 200 dans les deux prochaines années avec l’achèvement d’autres chantiers dont celui de Oasis, de Best Western, d’El Rancho entre autres.

Roberson Alphonse

Source: Le Nouvelliste

Haïti – Économie :

Bilan de la première journée du forum «Invest in Haiti»

29/11/2011 16:03:37

Haïti - Économie : Bilan de la première journée du forum «Invest in Haiti»

Plus de 1,000 investisseurs, hommes d´affaires et représentants gouvernementaux ont participé aujourd’hui à la première journée du Forum d’investissement d’Haïti, l’un des évènements d’affaires les plus importants jamais organisés dans les Caraïbes, démontrant par la même occasion, l’importance pour le secteur privé du potentiel économique haïtien.
Les participants ont échangé sur des opportunités d’affaires concrètes dans différents secteurs tels que l’industrie textile, le tourisme, l’agro-business ou encore les projets d’infrastructures liés à la reconstruction et développement à long terme du pays. Pendant les deux jours de le l’évènement, plus de 700 entretiens en tête-à-tête entre investisseurs locaux et étrangers auront lieu.
Accords annoncés à Port-au-Prince :
A la veille du Forum, Marriott International et Digicel Group ont annoncé un accord pour la construction et la gestion d’un nouvel hôtel à Port-au-Prince.
http://www.haitilibre.com/article-4362-haiti-tourisme-marriott-international-ouvrira-un-hotel-de-173-chambres-a-port-au-prince.html.
Un peu plus tôt, les Présidents Martelly, Clinton et Moreno ont participé à la cérémonie d’inauguration du Parc industriel Caracol de 250 hectares situé au Nord-Est du pays. Le premier locataire du Parc, la compagnie sud-coréenne Sae-A, prévoit un investissement de 78 millions de dollars US dans une manufacture textile et l’embauche de près de 20,000 travailleurs. http://www.haitilibre.com/article-4360-haiti-economie-pose-de-la-premiere-pierre-du-parc-industriel-de-caracol.html
Ce Mardi, LS Cable & Systems (l’un des plus grands fabricants de câbles électriques et de télécommunications au monde), a signé un accord avec le Gouvernement d´Haïti pour promouvoir le développement d´infrastructures. LS Cable, qui fait partie du groupe industriel Sud-coréen LG Group, projette investir dans l’ouverture d’une usine en Haïti.
La BID et la Fédération colombienne des producteurs de café, ont annoncé un partenariat pour le transfert aux producteurs de café haïtiens de meilleurs pratiques de production agricole, de reforestation ou encore d’organisation de coopératives. Le Gouvernement de Colombie et Nestlé (la plus grande entreprise alimentaire du monde) soutiendront le projet qui est planifié par le Fonds multilatéral d’investissements (MIF) du groupe de la BID. 
La BID a également annoncé son intention de joindre la Global Alliance for Clean Cook Stoves, laquelle travaille déjà en Amérique latine et Caraïbes. En collaboration avec le Fonds pour Haïti Clinton-Bush, Arc Finance et Food Express, le MIF aide à la mise en place d’une plateforme qui permette à la diaspora d’acheter et d’envoyer à leurs familles des réchauds plus propres et des dispositifs énergétiquement plus efficients.
Finalement la BID a annoncé que le MIF planifie aux côtés de World Central Kitchen (une ONG crée par le renommé Chef José Andrés) et du Parc industriel CODEVI du Nord-Est d’Haïti, le développement d’un projet pour la formation des cuisiniers locaux qui fourniront en aliments les travailleurs des usines.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Économie :

«Haïti est ouverte aux affaires, elle est vivante et forte»

30/11/2011 10:00:45

Haïti - Économie : «Haïti est ouverte aux affaires, elle est vivante et forte»

Mardi, lors de la première journée, de la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti », qui réunit près de 1,000 participants et investisseurs en provenance de 29 pays, Luis Alberto Moreno, le Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) dans son allocution, a déclaré qu’Haïti était ouvert aux affaires et incité les investissements dans les secteurs du vêtement, du tourisme, de l’agro-industrie et des infrastructures.
« …laissez moi vous dire qu’Haïti est ouverte aux affaires qu’elle est vivante et forte. Aujourd’hui, nous accueillons des citoyens de plus de 29 pays, pour aider Haïti à réaliser cet objectif de changer les choses. La Communauté Internationale s’est engagée fermement à aider le pays dans ses problèmes économiques, sociaux et environnementaux. Nous savons tous, que ceci sera long, parce qu’Haïti confronte des défis internes qui doivent être résolus, mais une des choses qui doit être faite, c’est de donner une pulsion à la croissance économique. Haïti doit reconstruire ses infrastructures et créer les incitations qu’il faut, pour encourager les investissements du secteur privé et travailler avec ses partenaires.
Ce forum va rehausser les opportunités d’affaires dans quatre secteurs : le vestimentaire, le tourisme, l’agro-industrie et les infrastructures, et ce matin, nous allons discuter de la manière d’innover pour créer plus d’emplois dans ces secteurs. Comme vous le savez, Haïti n’est qu’à deux heures d’avion du plus grand marché de consommateurs que sont les États-Unis, donc, Haïti est bien placé et fournit non seulement beaucoup de t-shirt et de débardeurs au marché américain, mais l’année dernière c’était le plus grand exportateur de vêtement. Cette année les exportations ont augmenté de 50%.
Nous nous sommes engagé publiquement à appuyer la reprise pendant la prochaine décennie, ce faisant, la BID est devenu le principal bailleur de fonds multilatéraux, ceci a été possible, parce que nos actionnaires ont bien compris l’appel à l’action. Je voudrais célébrer ici, le fait que les pays latino-américain qui sont propriétaire de 50% des actions de la banque, ont été les premiers a véritablement pousser dans cette direction et ont été suivi par les autres actionnaires.
Notre priorité est en ligne avec celle du gouvernement haïtien, pour formuler le futur d’Haïti nous allons nous concentrer sur le renforcement institutionnel, l’appui à la croissance économique dans diverse régions du pays. La BID travaille dans les secteurs, où nous pensons pouvoir faire une différence : le développement du secteur privé, le transport, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et l’éducation et concernant le développement du secteur privé, en plus du Parc industriel de Caracol, la BID aide Haïti à étendre son accès au crédit et au développement des affaires et le service aux petites et moyennes entreprises. Nous aidons également le gouvernement dans le cadre des réformes visant à améliorer le climat d’investissement, comme par exemple, la réduction du temps d’octroi des licences et de concessions et également faciliter l’entrée sur le marché, de petites et moyennes entreprises. Le but ultime du développement des affaires du secteur privé est de créer des emplois pour réaliser une croissance soutenue et pour également réduire la pauvreté […] »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4368-haiti-economie-le-president-martelly-souhaite-creer-500-000-emplois-en-36-mois.html
http://www.haitilibre.com/article-4367-haiti-economie-bilan-de-la-premiere-journee-du-forum-invest-in-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4362-haiti-tourisme-marriott-international-ouvrira-un-hotel-de-173-chambres-a-port-au-prince.html
http://www.haitilibre.com/article-4360-haiti-economie-pose-de-la-premiere-pierre-du-parc-industriel-de-caracol.html
S/ HaïtiLibre

Le ministre des Finances bientôt interpelé?

30/11/2011 05:52:00 Auteur(e) La Redaction

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A en croire le sénateur Moïse Jean Charles, le ministre de l’Économie et des Finances, André Lemercier Georges pourrait étre interpelé dans les prochains jours, s’il ne fournit pas des informations satisfaisantes à la commission finances du Sénat qui l’a invité pour ce mercredi 30 novembre. La gestion du Fonds national d’éducation, notamment les fonds jusqu’ici tirés des prélèvements sur les transferts et les appels internationaux sont autant de préoccupations pour des sénateurs comme celui du Nord.
M. Jean Charles croit aussi que le grand argentier de la République devra expliquer les mesures prises pour dédommager les employés révoqués des entreprises publiques. Aussi aura-t-il à se prononcer sur le quatorzième mois payé depuis quelque temps aux employés de l’administration publique. Sans toutes ces explications, l’élu du Nord prédit des jours mauvais pour ce ministre qui vient tout juste d’obtenir la gestion des caisses publiques.
Cette menace d’interpellation intervient au beau milieu d’une semaine marquée par des nouveaux espoirs pour l’économie haïtienne. En plus de la pose de première pierre pour la construction à Caracol du plus grand parc industriel de la Caraïbe, on retient aussi parmi les bonnes nouvelles, l’arrivée prochaine d’une grande chaîne internationale d’hôtels en Haiti: Marriott. 500 investisseurs étrangers sont de passage en Haïti pour participer à un grand forum des affaires qui devrait déboucher sur des investissements encore plus prometteurs.
Les parlementaires sont appelés à voter de nouvelles lois pour faciliter les investissements en Haiti. Youry Latortue a déjà finalisé sa nouvelle loi sur la propriété qui entend apporter de grandes innovations dans ce secteur. Pour sa part, Jocerleme Privert, président de la commission Finances du Sénat insiste sur une refonte du code du commerce haitien et du cadre légal relatif à l’investissement. Certains sénateurs estiment qu’une éventuelle interpellation du ministre des Finances entravera tous ces efforts d’investissement en Haiti.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

Source: Le Matin

 

mardi 29 novembre 2011

29 Nov

Le chef de l’État annonce la création de

500 000 emplois

Mardi, 29 Novembre 2011 15:26 LJO/HPNBottom of Form

clip_image001Le président haïtien Michel Martelly a annoncé mardi à l’ouverture du forum des investissements la création de centaines de milliers d’emplois dans le pays au cours des trois prochaines années.

« Mon gouvernement s’engage à créer 500.000 emplois dans le pays en 36 mois », a lancé le président dans son discours à l’ouverture du forum qui réunit près d’un milliers d’entrepreneurs étrangers et Haïtiens dans le forum « Invest in Haïti » organisé de concert avec la BID et la Fondation Clinton.

M. Martelly qui a encouragé les hommes d’affaires à investir en Haïti a assuré que de son côté, le gouvernement allait travailler pour créer  un environnement favorable aux affaires en prenant des mesures incitatives pour les entrepreneurs.

« Nous vous invitons à faire des affaires en Haïti, à tirer des avantages tout en rendant Haïti prospère », a déclaré le président qui s’exprimait en anglais.
Il a également souhaité qu’un climat d’apaisement s’installe dans le pays afin de favoriser les affaires.

 

Haïti – Reconstruction :

Inauguration de la Route Nationale #1
29/11/2011 12:47:07

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La Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Gouvernement haïtien ont annoncé hier la remise de travaux de réhabilitation du tronçon de Titanyen à Saint Marc de la Route Nationale #1, et lancé une campagne pour la sécurité routière. La Route Nationale #1 relie la capitale Port-au-Prince au département du Nord, et plus d’un quart de la population haïtienne habite sur ce corridor, en faisant l’une des voies les plus fréquentées du pays.

La réhabilitation de cette route nationale, permettra de réduire le temps de déplacement de 50%, permettant aux personnes et aux commodités de circuler plus rapidement. C’est la compagnie dominicaine Estrella qui a exécuté les travaux de réhabilitation.

Le Président Michel Martelly présent à la cérémonie d’inauguration a déclaré «… je participe à cette cérémonie de réfection du tronçon Titayen / Saint-Marc afin surtout de féliciter et de remercier pour un travail bien fait, tous ceux qui d’une façon ou d’une autre, ont permis de le réaliser. J’apprécie en effet, que tous les acteurs, au niveau du financement, de l’élaboration et de l’exécution du projet, aient souscrit aux obligations du cahier des charges et je considère l’œuvre réalisée comme un exemple à suivre, si la coopération multilatérale, se veut vraiment efficace et axée sur la satisfaction des besoins des zones desservies. »

De son côté, Luis Alberto Moreno, le Président de la BID a déclaré «…c’est avec un énorme plaisir que je suis ce matin parmi vous pour la remise des travaux de la réhabilitation de la RN1 et pour le lancement de la campagne de communication de la sécurité routière. Je suis extrêmement fier que la BID soit un partenaire du gouvernement et du peuple haïtien dans ces deux importantes initiatives pour le développement du pays […] financé grâce à une donation de 137 millions de dollars de la BID [incluant la collaboration du gouvernement du Canada via ACDI] »

L’ingénieur Jacques Rousseau, Ministre des Travaux Public, Transports, Énergie et Communications a apporté quelques précision sur ces imposants travaux «… ce tronçon de la Route Nationale #1, qui va de Titayen et arrive à Saint Marc, totalise 71 kilomètres. La largeur de la chaussée est en moyenne de 7 mètres, il y a des accotements de 1.5 mètres de chaque côtés… […] il y a eu également d’importants travaux de drainages, environ 27 kilomètres de fossés maçonnés et environ 15,000 m3 de gabions, ont été posé dans les différentes rivières […] il y a eu des travaux de trottoirs qui ont été réalisés dans les villes […] car contrairement à la RN2, la RN1 traverse des villes […] donc, environ 9,000 m2 de trottoir qui ont été réalisé […] en plus de la stabilisations des talus […] »

La BID est le premier donateur multilatéral d´Haïti. Les infrastructures pour le transport représentent une des plus importantes composantes du portefeuille de la Banque pour le pays, lequel s’élève à 1 milliard de dollars.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Tourisme :

Marriott International ouvrira un hôtel de 173 chambres à Port-au-Prince

29/11/2011 09:10:08

clip_image005Marriott International a annoncé hier qu’elle ouvrira un hôtel Marriott de 173 chambres à Port-au-Prince pour un investissement de 45 millions de dollars, sous contrat de gestion en partenariat avec le groupe Unigestion Holding S.A., une filiale de Digicel Group Ltd. En plus de créer 175 nouveaux emplois, Marriott va investir dans la formation d’hospitalité qui profitera au secteur du tourisme en Haïti.
Digicel Group est responsable de la conception et de la construction de l’hôtel et Marriott International, Marriott Hotels & Resorts en tant que partenaire opérant, sous un accord de gestion à long terme.
La construction devrait débuter en 2012, l’ouverture est prévue à la mi-2014.
Le Marriott de Port-au-Prince sera situé dans la zone du Haut Turgeau et offrira 168 chambres et cinq suites avec des équipements, des commodités et fonctionnalités portant la signature « Marriott », y compris la literie haut de gamme, Internet haute vitesse (LAN et sans fil) et des téléviseurs à écrans plats. Côté restauration, un restaurant décontracté, un lobby bar, un salon et un service de chambre 24/24. L’hôtel comprendra environ 428 m2 d’espace modulable pour des réunions, un centre de fitness de 150 m2, piscine, et diverses boutiques.
Ce nouvel hôtel va ajouter 173 chambres aux 500 chambres d’hôtel opérant dans la capitale, répondant à un besoin d’hébergement et d’espace de réunion tant nécessaire pour les voyageurs d’affaires, les organisations non gouvernementales, les équipes de reconstruction, les institutions financières et les visiteurs.

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La Fondation Clinton a travaillé en collaboration avec Marriott et Digicel pour développer ce projet. La Fondation a mis en contact Marriott et Digicel, connaissant leurs intérêts mutuels dans le secteur de l’hôtellerie, a visité les sites de constructions et facilité l’introduction du projet auprès du gouvernement haïtien et de l’Association du tourisme haïtien. « Ce nouvel hôtel sera un symbole du redressement d’Haïti, en fournissant des emplois nécessaires à la population haïtienne et encouragera les étrangers à visiter, investir et travailler à Port-au-Prince », a déclaré l’ex Président Clinton. « Ma Fondation a travaillé à la fois avec Marriott et Digicel, et les a encouragés à former ce partenariat. Leur investissement prouvent qu’Haïti est ouverte aux affaires et sur le chemin de la reprise économique. »
« Haïti a grand besoin d’hôtels de qualité aujourd’hui, et pour l’avenir », a déclaré Arne Sorenson, Président de Marriott International et Directeur d’exploitation. « Cet hôtel est un signal de plus qu’Haïti est ouverte aux affaires. C’est ce que nous disons au monde aujourd’hui dans le cadre de notre annonce. Bien sûr, c’est un objectif à long terme avec des besoins énormes qui doivent encore être respectées, mais nous croyons que nous pouvons faire une différence en Haïti, en injectant des capitaux, créer des emplois et développer le talent humain, qui peut aider à lever ce pays au fil du temps, pour qu’il reprenne sa juste place comme l’une des principales destinations des Caraïbes […] Marriott a une reconnaissance particulière pour nos collaborateurs haïtiens, dont 1,000 travaillent dans nos hôtels du Sud de la Floride, qui nous ont exhortés à faire ce que nous connaissons le mieux en Haïti et construire cet hôtel. »
Le Président et fondateur de Digicel, Denis O’Brien, a commenté: « Travailler avec Marriott International pour amener le marque Marriott Hotels & Resorts en Haïti communique la confiance dans les perspectives du pays et est un grand pas vers l’attraction d’investissements à plus long terme dans le pays. »

S/ HaïtiLibre

 

Michel Martelly au Venezuela ce jeudi

 

Le président Michel Martelly laisse le pays ce jeudi à destination du Vénézuela, avons-nous appris. Il aura des réunions avec les autorités vénézueliennes en vue de renforcer la coopération entre les deux pays. Le Vénezuela, offre des crédits à Haïti pour l’achat de produits pétroliers à travers le programme pétrocaribe. WPC/LM

 

Haïti – Économie :

Ouverture du Forum sur l’investissement en Haïti
29/11/2011 08:12:01

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères annonce l’ouverture ce mardi, de la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, les 29 et 30 Novembre 2011.
« Invest in Haïti » veut mettre l’accent sur certaines opportunités qu’offre le pays notamment dans les domaines de la fabrication de vêtements, du tourisme, de l’agro-alimentation et des secteurs d’infrastructure. L’objectif de ce forum est de permettre aux représentants des diverses entreprises internationales d’identifier les fenêtres d’opportunités en terme d’investissement en Haïti, de dialoguer avec les partenaires haïtiens, les clients et fournisseurs potentiels, prendre connaissance des lois du marché et conclure des accords profitables aux différents groupes.
Une trentaine de pays et environ 500 participants et investisseurs y prendront part. Ce Forum sur l’Investissement sera co-présidé par le Président Martelly, le Président de la Banque Inter-Américaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno et l’ex-Président américain Bill Clinton.
Parmi les autorités haïtiennes qui devraient intervenir lors de l’événement : le Premier Ministre Garry Conille, le Ministre  de l’Économie et des Finances André Lemercier Georges, le Ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, le Ministre des Travaux publics Jacques Rousseau, le Ministre d’Agriculture Hébert Docteur, la Ministre du Tourisme Stephanie Balmir et le Ministre du Commerce Wilson Laleau.
Parmi les intervenants du secteur privé et de la Société Civile citons entre autres : Joey Adler (PDG de Diesel Canada et Fondatrice de la Fondation ONEXONE), Donna Karan (Fondatrice d’Urban Zen), Frank Rainieri (PDG de Grupo Puntacana de la République dominicaine), Dennis O’Brien (Président de Digicel), Juan Esteban Orduz (Président de la Fédération colombienne du café), Bradley Horwitz (PDG de Trilogy International), Duncan Dee (vice-Président d’Air Canada), Kathleen Matthews (vice-Président exécutif de Marriott International), Kofi Taha (Directeur associé du D-Lab au MIT), José Andrés (Fondateur de Think Food Group et World Central Kitchen) et Sean Penn (Fondateur de JP Haitian Relief Organization).
Mercredi, les participants étrangers [d’Amérique latine et Caraïbes, d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe] pourront participer à des entretiens d’affaires avec leurs homologues haïtiens.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Discours de Laurent Lamothe au Forum «Invest in Haïti»
29/11/2011 10:58:43

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères a prononcé un discours devant plus de 500 participants et investisseurs lors de la première journée de la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient présentement à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, jusqu’au 30 Novembre 2011.

Discours de Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères :

« Son Excellence le Président Michel Martelly,
Monsieur le Premier ministre, Garry Conille,
Son Excellence M. William J. Clinton, co-président du Conseil consultatif présidentiel sur la croissance économique et l’investissement,
M. Luis Alberto Moreno, président de la Banque interaméricaine de développement,
Chers membres du Gouvernement d’Haïti,
Chers membres du Corps diplomatique et Représentants des Organisations Internationales,
Chers membres des secteurs privé national et international,
Chers membres de la société civile,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, laissez-moi remercier les partenaires de la Communauté Internationale et nos amis du secteur privé, pour leur engagement vis-à-vis le besoin urgent d’investissements en Haïti. Je me réjouis de l’idée d’avoir ce forum pour discuter des problèmes et de rechercher les solutions appropriées. Je suis profondément convaincu qu’à la fin, ces discussions nous donnerons l’occasion de voir de plus près, l’énorme potentiel du pays pour les investissements privés directs.

Mesdames et Messieurs,

Pendant longtemps, la République d’Haïti était un pays fermé à cause de l’instabilité politique et sociale. Personne, aucun homme d’affaires n’aurait pris le risque de venir ici pour investir son capital dans une sorte de lieu indiscipliné et sans loi. Maintenant, il faut admettre que les temps ont changé et qu’il y a maintenant un cadre, pour que les entreprises se développent : les élections ont eu lieu; un gouvernement stable et crédible est actuellement en place; l’État de Droit est rétabli. Nous avons jeté les bases d’une gouvernance politique et économique saine, exempte de corruption, sans « paperasserie bureaucratique. »

Maintenant Haïti est ouverte aux affaires.

Oui, il est vraiment impératif, que nous ouvrions nos portes aux entreprises. Nous devons le faire en raison de l’étroite relation entre la croissance nationale et la participation d’un pays dans l’économie mondiale.

Quand nous disons solennellement : – Bienvenue aux investisseurs -, nous sommes profondément convaincus que, pour changer ce pays, nous devons ouvrir les bras pour accueillir les hommes d’affaires de partout dans le monde. C’est un changement de mentalité. C’est un nouveau paradigme, une nouvelle approche dans les affaires du gouvernement. En cela réside la clé de notre succès.

Jetons un regard sur la réalité actuelle : la « success story » d’entreprises comme DIGICEL et Royal Caribbean est un excellent exemple de ce que les capitaux étrangers peuvent faire en Haïti, comment les capitaux étrangers peuvent prospérer en Haïti.

Maintenant, je voudrais partager avec vous quelques chiffres et quelques informations qui sont très éloquents. Les chiffres et les informations parlent d’eux-mêmes. Ils montrent les avantages dont notre pays jouit comme un nouveau havre pour les investissements directs étrangers (IDE).

Selon une enquête de 2010 sur les conditions de vie en Haïti, réalisée par l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI), sur une population totale de 10,085,214 habitants, la population active s’élève à 65,7% et 48,5% de ces derniers sont entre 15 et 35 ans.

Nous bénéficions également d’un pourcentage relativement élevé de personnes alphabétisées (54,1%). Et 75,4% de ces personnes ont entre 15 et 29 ans.

Cela signifie que nous avons une main-d’œuvre très jeune et qualifié.

Outre ces données sur la population active haïtienne, voyons d’autres possibilités que nous offrons.

Premièrement, Haïti a une position particulière sur la scène mondiale. Le pays bénéficie de la proximité et un accès préférentiel unilatéral, au plus grand marché du monde, le marché américain. Basé sur cette préférence inscrite dans deux pièces de législations (l’opportunité hémisphérique haïtienne à travers l’encouragement au partenariat Loi de 2006 et de 2008, HOPE Act I and II), basé sur cette préférence, je vous le disais, Haïti peut exporter des produits textiles et des vêtements et divers autres produits en franchise de droits et sans obligation de réciprocité, quelle que soit la nationalité du capital à partir de laquelle la production est obtenue.

Je le répète, Mesdames et Messieurs, quelle que soit la nationalité du capital à partir de laquelle la production est obtenue.

Deuxièmement, Haïti a, en vertu de l’initiative canadienne, une préférence commerciale unilatérale d’exporter vers la deuxième économie en importance dans la région (Canada) exonérés de droits de douane indépendamment de l’origine du capital.

Troisièmement, Haïti, membre du Marché commun des Caraïbes (CARICOM) depuis 2002, a signer le 11 Décembre 2009, l’Accord de Partenariat Economique (APE) entre le CARIFORUM (CARICOM + République Dominican) et l’Union européenne.

Malheureusement, le séisme a eu lieu un mois plus tard, donc la ratification de l’accord ne s’est pas produite. Selon ce que je sais, le processus de ratification est en cours. Cet accord est fondé non seulement sur les tarifs, mais aussi sur les services et les investissements. Ainsi, il représente une garantie pour l’investissement étranger direct (IED).

Enfin, en tant que membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Haïti a fait, au niveau du système commercial multilatéral, des engagements fermes pour fournir de solides garanties pour les investissements dans les secteurs liés au tourisme (hôtels et restaurants), la construction et la finance.

Mesdames et Messieurs,

Après le séisme de Janvier, 2010, nous avons tout un pays à construire. Haïti est entourée d’îles qui sont encore vierges, prêtes à être rationnellement exploitées. La création du parc industriel dans le Nord, la refonte du Centre de facilitation des investissements (FCI) afin de mieux jouer son rôle, notre momentum de faire appel aux pays de la région en tant que partenaires potentiels, notre momentum de négocier avec les sociétés multinationales (industries d’assemblage, les sociétés d’énergie, les entreprises de collecte d’ordure etc…), la volonté de dynamiser le marché de l’immobilier grâce à la construction de condominiums, hôtels, etc…, tout cela, montre la volonté de notre gouvernement à changer le cours traditionnelle de l’action.

Maintenant, je suis sûr que vous allez me poser des questions sur les préoccupations de sécurité que les hommes d’affaires peuvent avoir sur la sécurité de leurs investissements ici. Laissez-moi vous dire ceci : à partir de maintenant, je commence à aborder la question de la sécurité en lançant des discussions avec nos principaux partenaires stratégiques pour leur demander de collaborer avec nous dans le processus de professionnalisation de la Police nationale haïtienne (PNH).

Devons-nous renforcer et allonger la période de formation et d’augmenter la taille de la force ? Nous le ferons.

Nous ferons tout le nécessaire pour avoir une force de police hautement professionnelle, capable d’assurer la sécurité et la Paix sur tout le territoire national.

Comme je vous l’ai dit, je viens juste de commencer les négociations vers cet objectif à travers nos canaux diplomatiques traditionnels.

Mesdames et Messieurs,

Le point est que notre nouveau paradigme basé sur la diplomatie d’affaires et d’investissement, constitue une véritable stratégie de développement. Les pays amis de la région en supprimant les barrières commerciales stimule les échanges intra-zones, créé un climat propice à l’investissement et promouvoient l’intégration dans une économie mondiale plus ouverte. Le résultat final, est de plus en plus d’emploi au profit des nombreuses personnes défavorisées des bidonvilles et dans les campagnes.

«Diplomatie des affaires,» comme j’appelle cette nouvelle initiative, car elle favorise la croissance et l’emploi, conduit inévitablement à des politiques d’inclusion car elle prend en compte les besoins urgents des populations pauvres et s’engage à améliorer leur accès aux services sociaux de base, comme l’éducation, l’électricité, la santé, l’eau potable etc…

L’essentiel est notre volonté, notre ferme détermination à défendre et à mettre en œuvre le changement dans ce pays. Franchement, nous sommes déterminés à diriger le pays d’une manière nouvelle, dans un style moderne. C’est avec une grande fierté que je tiens à réaffirmer ma détermination à capitaliser sur toutes les voies diplomatiques pour promouvoir les investissements dans tous les secteurs de la vie nationale comme un élément d’une croissance économique plus large et d’un plan de développement.

Merci pour votre attention. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4363-haiti-economie-les-chambres-de-commerce-d-haiti-absentes-du-forum-invest-in-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4361-haiti-economie-ouverture-du-forum-sur-l-investissement-en-haiti.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Les chambres de Commerce d’Haïti «absentes» du forum «Invest in Haïti»
29/11/2011 10:14:20

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Alors que s’est ouvert aujourd’hui la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, la Chambre de Commerce et des Industries d’Haiti (CCIH) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-canadienne (CCIHC) déplorent qu’elles n’ont pas été impliquées et ne soient pas directement représentées dans cet évènement de grande envergure.
Hervé Denis / président de la la Chambre de Commerce et des Industries d’Haiti (CCIH) :
«… la Chambre n’a pas été, disons, partie prenante de ce Forum, ce que nous déplorons. En générale nous appuyons toujours ce genre d’événement quand il s’agit d’activités économiques ou le développement d’Haïti, nous les voyons toujours d’un bon œil, mais nous aurions souhaité être partie prenante et y participer d’une manière beaucoup plus active.
Pourquoi notre non participation? C’est une question d’erreur logistique, peut-être un manque d’informations est-ce que cela a été fait avec les parties qui sont directement impliquées avec Haïti? Je ne sais pas […] nous avons participé activement d’en d’autres forum et avec l’Université Laval sur le tourisme et le développement durable et le patrimoine, c’était très bien, nous étions récemment au canada avec le forum Haïti-Québec […] je voyais un peu mieux que ce que j’ai là… C’est malheureux […] Ça ne veut pas dire que nous sommes contre le forum, mais nous avons avec nous le secteur privé et aussi des choses à dire et je crois, qu’il aurait été plus correcte qu’il soit directement impliqué. […] Je pense également, qu’il est temps que l’on développe une culture de résultats, avec un échéancier d’actions, qu’on nous dise exactement dans combien de temps des actions concrètes vont être posées […] on aimerait avoir un peu plus d’actions et moins de colloques… »

Frantz Liautaud, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-canadienne (CCIHC) :
«… notre perception c’est que ce forum est un peu le suivi de celui d’octobre 2009, qui avait mobilisé beaucoup d’intérêt des haïtiens, d’entrer en contact avec ceux qui souhaitent venir investir en Haïti. Malheureusement quelques mois après nous avons eu le séisme qui a paralysé tout ces efforts […] je suppose que la BID a voulue, deux ans après, relancer la dynamique sur Haïti dans un contexte de nouveau gouvernement installé, de changement de paradigme dans le pays et je crois que c’est une bonne chose.
[…] je souhaite que cette fois-ci, très rapidement, l’on puissent se mettre à l’œuvre et que des investissements réels, générateurs d’emplois de qualités dans ce pays, puissent voir le jour le plus tôt possible. Quant il s’agit de parler en bien de notre pays et d’inviter des investisseurs […] à venir voir les possibilités qui existent en Haïti, je ne pense pas qu’il n’y a rien de trop aujourd’hui. Mais, les résultats sont là, rien n’a été fait… Il faut reconnaitre que le séisme a un peu bloqué la progression des choses, ensuite il y a notre lenteur à mettre un peu d’ordre dans notre maison, à revenir à un gouvernement constitutionnellement élu qui puisse enfin, commencer à travailler, tous ces mécanismes là, sont enfin en place aujourd’hui et je crois, que le timing est excellent.
Il y a des membres de la Chambre qui seront là en observateurs à la recherche de contacts […] nous ne sommes pas là en tant que Chambre de Commerce  Haitiano-canadienne […] selon nos informations, il y aurait eu plus d’inscrit que de places disponibles […] mais certainement, nos membres ce sont inscrits en tant qu’investisseurs, en tant qu’hommes d’affaires dans le pays, à la recherche d’opportunités et pour venir entendre ce qui ce dit…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4361-haiti-economie-ouverture-du-forum-sur-l-investissement-en-haiti.html
S/ HaïtiLibre

 

Des investisseurs étrangers sont prêts à s’installer en Haïti

clip_image010Au moins 5 grandes entreprises internationales annonceront des investissements immédiats en Haïti promet le secrétaire exécutif du conseil consultatif, Karl Jean Louis.
Les annonces coïncideront avec le coup d’envoi du forum" Invest in Haïti " lancé à partir de ce mardi par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation Clinton pour le développement.
Plus de 400 entrepreneurs haïtiens et étrangers participeront aux débats qui permettront de mettre en évidence les potentialités d’Haïti dans plusieurs secteurs notamment l’industrie textile, l’agroalimentaire, les infrastructures et le tourisme. Karl Jean Louis ne se fait pas d’illusion. Tous les participants au forum ne sont pas prêts à investir à court terme en Haïti. Certains d’entre eux n’ont fait le déplacement que dans le cadre d’une tournée d’exploration. Si une quinzaine de grand projets d’investissements sont annoncés après le forum ce sera un succès, prévient M. Jean Louis.
Le secrétaire exécutif du conseil consultatif est optimiste tout en étant conscient que de nombreux obstacles se dressent face aux investisseurs étrangers et haïtiens. Il soutient que tous les acteurs de l’exécutif et du législatif doivent contribuer notamment à réduire le temps pour la création d’une entreprise.
Des membres du secteur privé haïtien déplorent une certaine mise à l’ ecart par le comité organisateur. Le président de la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Hervé Denis et le président de la chambre haitiano-canadienne de commerce, Frantz Liautaud, indiquent que leurs associations patronales ne participeront pas au forum.
Le ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau, explique cette situation par l’absence de gouvernement pendant plusieurs mois. Le gouvernement étant l’interlocuteur privilégié des organisateurs. Toutefois des entrepreneurs membres de la CCIH et de la chambre haitian0-canadienne participeront en tant qu’observateur au forum.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

Quel avenir pour la CIRH ?
28/11/2011 14:02:47

clip_image011Plus d’un mois après l’expiration du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), les autorités haïtiennes se disent préoccupées par le renouvellement du mandat de cette Commission. Les Parlementaires restent divisés, certains se disent favorables à une modification de la CIRH, d’autres estiment qu’il faut créer une nouvelle structure haïtienne. De son côté, la Communauté internationale appelle, au travers de ses représentants, le Président Martelly et le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, à prendre les mesures pour résoudre cette question rapidement.
D’après Laura Graham, une responsable de la Fondation Clinton, l’absence de prorogation du mandat de la CIRH laisse craindre que les donateurs s’éloignent d’Haïti. « C’est la principale préoccupation de M. Clinton : que les donateurs ne se détournent pas d’Haïti » a-t-elle soulignée, même si l’ex Président Clinton, a déclaré qu’il continuerait à demander aux donateurs, d’honorer leurs engagements.
Le Chef de l’État à déclaré vendredi dernier
«… de notre côté, nous pensons que la CIRH doit continuer d’exister pour au moins un autre douze mois, afin de nous faciliter à trouver l’argent de la main des pays amis et continuer à consolider ce que nous avons besoin, parce qu’ils [les pays amis] considèrent la CIRH, comme une entité sérieuse.
La CIRH a été établie parce que les pays donateurs pensaient, que c’était le meilleur canal pour faire entrer l’argent dans nos mains. Donc, nous-mêmes, l’État, nous allons continuer à demander ça. Mais nous ne pouvons pas demander, que le mandat de la CIRH aille au-delà d’une autre année, pour la simple et bonne raison, qu’il est temps que nous renforcions nos institutions. […] aujourd’hui nous avons besoin d’avancer vite…»

Si le Président tient à proroger, d’une ultime année, le mandat de la CIRH, il devra convaincre le Parlement de lui donner la majorité lors du vote décisif, afin d’éviter un échec aux conséquences imprévisibles, mais sans aucun doute négatif pour le pays. Compte-tenu du climat tendu, entre l’Exécutif et le Législatif, ce vote est loin d’être acquis…

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4127-haiti-cirh-la-prorogation-du-mandat-de-la-cirh-sous-les-critiques.html
http://www.haitilibre.com/article-3436-haiti-reconstruction-martelly-demande-le-renouvellement-de-la-cirh.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Daniel Supplice rencontre la diaspora aux États-Unis
29/11/2011 14:25:51

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Depuis samedi, Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) est en voyage officiel aux États-Unis, pour rencontrer des représentants des communautés haïtiennes de la diaspora.

Samedi le Ministre Supplice a rencontré plusieurs personnalités de la communauté haïtienne de New York. Samedi matin il a visité l’Église «Baptiste Croisade des Pêcheurs d’Hommes » à Brooklyn où il s’est entretenu avec le Pasteur Nicholas, de sa vision de faire du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), une institution de service. Le Pasteur en a profité pour présenter son cahier de demandes au Ministre dans lequel il souhaite la mise en place d’un service qui pourrait fournir sur place, des documents administratifs tels que : acte de mariage, acte de naissance… en cas de perte.

Un peu plus tard, le titulaire du MHAVE, accompagné de M. Charles A. Forbin, Consul Général de New York, a accordé une interview à un journaliste de Radio Soleil ou il a défini la mission de son Ministère et établi ses limites par rapport à d’autres institutions de l’État comme les Ministère des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Dans la soirée, M. Supplice s’est entretenu avec M. Audry du YMCA a qui il a promis de se rapprocher davantage de la diaspora et indiqué que d’autres voyages étaient déjà prévus, en République dominicaine et aux Iles Turcs & Caicos en décembre prochain avant un retour en Amérique du Nord en janvier 2012.

Dimanche dans la soirée, le Ministre s’est entretenu avec Carrie Solages, législateur démocrate d’origine haïtienne, nouvellement élu dans l’État de Long Island et Rosemonde Pierre-Louis, Vice-présidente de la municipalité de Manhattan. Les discussions ont portée sur la nécessité de maintenir une relation étroite avec les élus et autres personnalités d’origine haïtienne, ayant des postes de pouvoir aux États-Unis.

Hier lundi 28 novembre, le Ministre Daniel Supplice s’est rendu à la mission des Nations-Unies à New York. Accompagné d’une vingtaine de personnalités dont le Dr Eugène Mathieu, Congressman, John P. Alexis, Représentant du Ministère des Affaires étrangères, Charles A. Forbin, Consul général d’Haïti à New York, Wyclef Jean Ambassadeur itinérant d’Haïti, Lesly Cazeau, Ambassadeur d’Haïti à New York, quelques Sénateurs et d’autres personnalités de la diaspora.

Le Ministre a discuté avec ses hôtes des sujets se rapportant à l’économie, la culture, la religion, le social et la diplomatie. « C’est une occasion importante pour nous, d’avoir toutes ces personnalités assises autour de la même table. Les problèmes sont posés et ensemble, nous allons trouver des solutions. Comme tout le monde le sait, on ne peut pas diriger sans l’information. Avec l’identification de la diaspora, nous allons mettre à la disposition du pays une base de données solide, qui doit permettre aux différents pouvoirs de prendre les meilleures décisions à l’avenir. »

Au terme des discussions, les participants se sont entendu sur la nécessité de lancer une campagne médiatique afin de sensibiliser la diaspora sur la question de l’identification ; de la mise en place d’un climat serein et de la création d’un espace de dialogue entre l’Exécutif et le Législatif pour la bonne marche du pays.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4339-haiti-usa-premier-voyage-officiel-pour-daniel-supplice.html

HL/ HaïtiLibre

 

Wyclef Jean se défend des allégations du New York Post

Radio-Canada avec Associated Press et New York Post / lundi 28 novembre 2011

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Wyclef Jean, en entrevue avec un journaliste à Port-au-Prince, en 2010.   © AFP/Joe Raedle

La vedette de hip-hop Wyclef Jean a réfuté lundi les allégations du New York Post selon lesquelles plus de la moitié de l’argent recueilli par sa fondation Yele Haïti n’aurait pas servi aux efforts humanitaires visant à reconstruire le pays.

Le chanteur se dit fier du travail accompli par son organisation caritative pour venir en aide aux survivants du séisme en Haïti, survenu il y a près de deux ans.

L’ex-membre des Fugees soutient que les fonds amassés par l’organisme d’aide humanitaire ont notamment permis de reconstruire un orphelinat et d’instaurer un système de douches et de toilettes extérieures dans la capitale haïtienne.

Cette déclaration survient au lendemain d’un reportage publié par le New York Post, révélant que la fondation a récolté 16 millions de dollars en 2010, mais que seulement 5,1 millions de dollars auraient été utilisés pour fournir de la nourriture, de l’eau, des tentes, des vêtements et d’autres produits essentiels aux survivants du séisme.

Selon des informations obtenues par le quotidien, 1 million de dollars auraient également été versés à une firme floridienne pour qu’elle distribue de la nourriture, mais il semblerait que l’entreprise n’existe pas. Amisphere Farm Labor Inc. s’est enregistrée en 2008, mais n’a signé aucun papier financier lui permettant de faire affaire depuis, d’après le département d’État de la Floride.

Yele Haïti aurait également octroyé un demi-million de dollars à la compagnie Samosa SA, un fournisseur d’eau en vrac basé dans la capitale haïtienne Port-au-Prince. Une partie de la somme d’argent aurait toutefois servi à bâtir une maison pour les bénévoles de l’organisme humanitaire.

La fondation avait déjà fait l’objet de critiques en 2010 après des allégations selon lesquelles l’argent avait également servi au chanteur pour des fins promotionnelles, ce que Wyclef Jean avait réfuté.

La fondation Yele Haïti, qui a souvent travaillé en partenariat avec l’ONU et d’autres agences, a été créée il y a six ans afin d’amasser des fonds et d’attirer l’attention sur les problèmes qui affligent le pays. Au lendemain du séisme meurtrier du 12 janvier 2010, l’organisme avait déjà recueilli 9 millions de dollars américains.

Wyclef Jean a quitté la présidence de Yele Haïti à l’été 2010 et sa succession est assurée depuis par l’homme d’affaires Derek Q. Johnson.

 

Haïti – Agriculture :

Le Député Jude Charles Faustin prône la promotion des produits locaux
28/11/2011 12:19:45

clip_image015Le Député Jude Charles Faustin (Borgne/Port Margot – KONBIT) devant la hausse constante des prix des produits alimentaires de première nécessité, estime qu’il est urgent que le pays soit doté d’une véritable politique agricole afin que les produits locaux soient concurrentiels aux produits importés et non l’inverse.
«… Chaque jours nous voyons que les prix des produits de premières nécessités se vendent de plus en plus cher, je crois qu’il y a un problème, c’est vrai qu’au pays il n’y a pas réellement une politique agricole […] Face aux prix des produits qui augmentent, nous savons que c’est la production nationale qui devrait faire en sorte que les prix des produits haïtiens, fassent concurrence avec les autres produits qui viennent sur la marché. Mais malheureusement, le riz de l’Artibonite se vend plus cher, que le riz qui vient notamment de la Floride. Ça, c’est une chose que nous devons regarder, pourquoi le riz de l’Artibonite est plus cher que le riz de Miami […] Quelque soit la façon dont ils le nomme, il est vendu plus cher […]
La politique agricole c’est une choses qui doit être redéfinie et je crois, que le Ministère de l’agriculture doit regarder dès aujourd’hui, les différents paramètres par rapport à la production nationale, qui doit augmenter […] la promotion des produits locaux doit être faites dans les hôtels et les restaurants, parce que si vous demandez un morceau de yam dans un restaurant en Haïti, ce n’est pas le yam qui manque ici, ils n’en ont pas. Lorsque vous demander un morceau de patate dans un restaurant ou un hôtel vous n’en trouverez pas. Ils auront tendance, quelque soit l’hôtel, au petit déjeuner de vous donner du pain, du fromage… des choses qui ne sont pas produit localement, alors que ce que nous produisons est là, ils négligent nos produits et ne leur donne aucune importance… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4287-haiti-agriculture-les-agronomes-taiwanais-aux-cotes-des-riziculteurs-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-4086-haiti-politique-discours-du-nouveau-ministre-de-l-agriculture-hebert-docteur.html
http://www.haitilibre.com/article-4354-haiti-economie-le-pouvoir-d-achat-a-recule-de-95-la-production-de-riz17.html
http://www.haitilibre.com/article-4049-haiti-social-prix-alimentaires-de-la-crise-a-la-stabilite.html
S/ Haï
tiLibre

 

Violente manifestation contre le maire de Cité Soleil : Sept blessés par balle et deux véhicules caillassés

Accusant les agents de sécurité de leur avoir tiré dessus, les protestataires, qui ont tenté d’incendier la mairie, exigent le remplacement pour corruption présumée des membres du conseil communal qui ont dû s’enfuir en catastrophe par une porte dérobée

Publié le lundi 28 novembre 2011

Sept personnes ont été blessées par balle lundi à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), lors d’une violente manifestation visant à obtenir le départ du conseil communal à la tête du vaste bidonville ces quatre dernières années.

Selon certains témoignages, des agents de sécurité de la mairie auraient ouvert le feu sur la foule qui cherchait à incendier le bâtiment après avoir érigé des barricades de pneus enflammés.

Accompagné de la police, un juge de paix a dû intervenir pour faciliter l’évacuation des membres du cartel et du personnel de l’administration communale dont les locaux ont été cadenacés.

Les protestataires appellent le Président Michel Martelly et le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, à renvoyer le conseil accusé de patauger dans la corruption.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital tenu par Médecins sans frontières à Drouillard pour y être soignés.

Dans leur accès de colère, les manifestants ont cassé à coups de pierre les pare-brise de deux véhicules de la mairie de Cité Soleil en reprochant à l’actuelle équipe de ne rien faire pour améliorer le sort de la population de la commune.

Aucune arrestation n’a été signalée.

Au cours de la même journée de lundi, des opposants à la mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent, ont tiré sur elle à boulets rouges et exigé la mise à pied du conseil qu’elle dirige.

Le mandat des administrations communales est arrivé depuis un certain temps à expiration sans que l’Exécutif n’ait annoncé la tenue d’élections en vue de leur renouvellement. spp/Radio Kiskeya

 

29 novembre 1987

Pour l’histoire: il y a aujourd’hui 24 ans, des dizaines d’hommes armés  noyaient dans le sang les élections du 29 novembre 1987, celles longtemps attendues qui allaient être les premières joutes libres, independantes et democratiques de toute l’histoire du pays.

Elles étaient censé se dérouler 22 mois après la chute de la dictature et être organisées par un conseil électoral déterminé et sous un gouvernement (conseil national de gouvernement) issu de la matrice des régimes de Papa et Baby Doc (Duvalier).

C’est à la Ruelle Vaillant à Port-au-Prince que les assassins (appelez des chats, des chats) décident de frapper le plus grand coup, en ouvrant le feu sur des dizaines de personnes en ligne depuis avant 6 heures, plus que jamais décidés à changer ça: plus d’une dizaines d’entre elles sont alors tombées dont un journaliste domnicain (Carlos Grullon).

Les bandits politiques avaient tout fait pour  dissuader les électeurs d’aller aux urnes, pendant les deux semaines qui ont précédé le dimanche 29 novembre: incendie de maisons privées, de magasins et de marchés publics, attaques contre les locaux de bureaux électoraux départementaux et communaux, ainsi que du Conseil électoral provisoire et de stations de radios.

Et puis, c’est chaque matin que des cadavres étaient découverts dans les rues de la capitale, sans compter des fusillades meurtrières en plein jour.

Les hommes armés responsables de cette situation de terreur évoluaient à visières levées. Tout le monde les voyaient quitter  tous les jours leur base établie dans le quartier de Débussy, comme ce matin du 29 novembre. Mais, ils étaient invisibles pour les hommes de l’armée et de la police qui les ont laissé évoluer en toute impunité.

Toute cette vague de violences éclatait à la suite du rejet de la candidature d’un ensemble de "barons et zélés duvaliéristes" par le CEP qui appliquait ainsi l’article  291 de la constitution qui elle-même les mettait à l’écart pour une période de 10 ans.

Il etait clair à l’époque que Me Gérard Gourgue, candidat du Front national de concertation (FNC) avait les meilleures chances de remporter ces élections.

Mais, selon des informations dignes de foi, les chefs d’alors du CNG dirigé par le général Henry Namphy, avaient juré qu’il n’en serait pas question et qu’ils feraient tout pour empêcher l’ancien responsable de la ligue haïtienne des droits humains, d’accéder à la présidence. Raison: Gourgue,  avait quitté avec fracas, tout en le dénonçant, le CNG dont il faisait partie dans sa première version. Le général ne le lui aurait pas pardonné.

Et les élections furent noyées dans le sang, donc annulées de force

 

lundi 28 novembre 2011

28 Nov

28 novembre 1980

Pour l’histoire: Il y a aujourd’hui 31 ans, le régime de Jean-Claude Duvalier procédait à une importante râfle contre des intellectuels, professeurs, juristes, hommes de théâtre et politiques qui avaient commis le sacrilège de critiquer le gouvernement à vie et de réclamer le changement…. et aussi contre des  journalistes qui avaient choisi d’informer objectivement.
Tous jetés en prison: certains allaient être humiliés et exilés quelques jours plus tard et d’autres gardés dans les geôles du régime.
Bon nombre d’entre eux reviendront au pays après le  7 fevrier 1986, date de la chute de Duvalier. Mais le très brillant Richard Brisson, poète, homme de théâtre et journaliste à radio Haïti Inter, n’est jamais rentré. Mais non, il est rentré pour se faire arrêter puis exécuter, après être tombé dans le piège d’une pseudo expédition  contre baby Doc en 1982. Il n’avait que 31 ans.

Les autorités veulent modifier ou remplacer la CIRH

imageLes autorités haïtiennes sont préoccupées par plusieurs dossiers importants dont le renouvellement du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). Plus d’un mois après l’expiration du mandat de cet organisme, co-présidé par Bill Clinton, le Premier Ministre haïtien et les législateurs n’ont toujours pas trouvé une formule pour cette structure.
De nombreux parlementaires sont favorables à une modification de la CIRH tandis que d’autres estiment qu’il faut créer une structure haïtienne. Ce dossier préoccupe le président du Sénat, Roudolph Joazile et le sénateur Kelly Bastien. Ils déplorent que les 4 dernières semaines aient été consacrées à l’affaire Bellizaire.
Le retard dans la prorogation du mandat de la CIRH préoccupe également la communauté internationale. La porte-parole du ministère canadien de la Coopération internationale, Justin Broekema, a appelé le président Martelly et le premier ministre Conille à "prendre les mesures nécessaires pour résoudre cette question rapidement et de façon efficace".
Le co-président de la CIRH, Bill Clinton serait également inquiet même s’il continue d’encourager les donateurs à honorer leurs engagements. Une responsable de la Fondation William Clinton, Laura Graham, a indiqué à AP que M. Clinton craint que les donateurs ne soient plus présents sans la CIRH ou une plateforme similaire.
Tenant compte de cette situation M. Conille envisagerait plusieurs options dont celle consistant à créer une nouvelle plateforme similaire. Il avait défendu l’utilité de la CIRH lors de la présentation de la politique générale de son gouvernement.
En dépit de l’urgence, le dossier de la CIRH risque d’être relégué au second plan par rapport à la loi de finance. Le gouvernement devra s’assurer de l’appui de la majorité afin d’éviter un échec lors du vote sur le renouvellement du mandat de la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-séisme:légère secousse sismique en Haïti

Lundi, 28 Novembre 2011 06:42 HPN Societe & Loisirs Societe

La terre a légèrement tremblé en Haïti au cours de la nuit de dimanche à lundi provoquant des réactions de paniques dans les régions où la secousse a été ressentie, a appris Haiti Press Network.

La secousse a été ressentie particulièrement dans la ville de Petit-Goave située au sud de Port-au-Prince, jetant dans les rues de la ville de nombreuses personnes prises de panique, avons nous appris.

Nous ignorons l’intensité de cette nouvelle réplique qui a touché la région pour la deuxième fois en deux semaines.

La dernière fois, la ville de Petit-Goave voisine avait enregistré une secousse évaluée à 4.3 sur l’échelle de Ritcher selon les sismologues.

L’épicentre du séisme du 12 janvier 2010 qui a ravagé Haïti a été localisé dans la ville de Léogane proche de Petit-Goave et Grand-Goave

Le premier budget Martelly-Conille bientôt soumis aux parlementaires

imageDans les prochains jours le Premier Ministre haïtien, Gary Conille, présentera à la chambre basse le projet de loi de finance 2011-2012. L’annonce a été faite la semaine dernière par le chef d’Etat Michel Martelly.
M. Martelly avait invité les législateurs a enterré la hache de guerre et à s’attaquer aux vrais défis de la nation. Il avait promis un budget prenant en compte l’application du processus de décentralisation.
De nombreux députés sont très remontés contre le gouvernement et réclament l’interpellation du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, pour son rôle dans l’arrestation du député Arnel Bellizaire.
Cependant plusieurs députés se sont dits prêts à analyser le projet de budget 2011 -2012. Le député de Desdunes, Levaillant Louis Jeune, opposant farouche au président Martelly, avait laissé entendre que les députés sont disposés à faire leur travail en cas de convocation à l’extraordinaire de la chambre basse. Le président Martelly devrait convoquer les députés qui sont en vacances jusqu’au deuxième lundi de janvier 2012.
Le Premier Ministre devrait proposer une augmentation de 20 % du budget de l’exercice 2009- 2010 en vigueur actuellement. Les ressources nationales devraient avoisiner les 40 milliards de gourdes annuels selon les prévisions des experts du bureau du Premier Ministre. Dans le budget actuel les recettes nationales ne dépassent guère les 34 milliards de gourdes.
Dans le budget l’apport de la communauté internationale devrait être supérieur à 60%. Dans sa déclaration de politique générale le Premier Ministre avait prévu de mobiliser des ressources de l’ordre de 600 milliards de gourdes pour la période 2011-2015.
Plusieurs législateurs, dont Steven Benoît, espèrent que les allocations du budget reflèteront les 4 priorités du chef d’état, que sont l’éducation, l’état de droit, l’environnement, l’énergie et la création d’emplois.
LLM / radio Métropole Haïti

Le gouvernement réalise son programme d’éducation gratuit avec des fonds existants

imageLe ministre de l’éducation, Reginald Paul, a révélé la semaine dernière que les montants collectés par la BRH et la Conatel pour le Fonds National d’éducation (FNE) n’ont pas été utilisés au cours de cette année. Il s’agit d’une information importante puisque le gouvernement a pu subventionner 825 000 enfants uniquement grâce à des fonds existants dans le budget voté il y a deux ans par le Parlement. Ce budget associé au Programme Education Pour Tous (EPT) a permis de réaliser une campagne avec éclat avec des fonds existants.
Des fonds provenant de programmes complémentaires de 12 millions de dollars américains et 510 millions de gourdes du Trésor public ont été utilisés.
Le ministre Paul informe que la demande de la population était supérieure à l’offre de départ. Parmi les enfants bénéficiaires du programme éducation gratuite figurent les 490 000 élèves des écoles nationales. Le gouvernement a annulé les frais annuels de 100 gourdes réclamés par les directions.
Dans le même temps 142 000 enfants non scolarisés ont intégré le système éducatif haïtien. Le gouvernement a accordé des allocations de 90 dollars américains pour chaque élève dans le cadre de ce programme. Par ailleurs le gouvernement a subventionné plus de 120 000 élèves de première année fondamentale dans les départements de l’Artibonite et de l’Ouest.
Le ministre de l’éducation annonce qu’un projet de loi sur l’utilisation des fonds générés par les taxes sur les appels internationaux et les transferts de fonds sera bientôt soumis au Parlement. Plusieurs législateurs et leaders politiques avaient dénoncé la création d’une taxe sans l’approbation du Parlement.
LLM / radio Métropole Haïti

Pour commencer, Daniel Supplice promet le droit de vote‏

27/11/2011 16:34:00 Auteur(e) La Redaction

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Une carte d’identification nationale pour la diaspora et la possibilité de voter. Tel est l’objectif de Daniel Supplice. Après un mois passé à la tête du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, il se sent plus ou moins en mesure de faire des projections sur le futur. Toutefois, les moyens lui font toujours défaut.
Fini les plaintes! L’état des lieux étant fait, Daniel Supplice se met au travail pour donner des résultats. L’identification de la diaspora haïtienne. Voilà un des plus grands points sur lequel travaille le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger. « Comme les Haïtiens qui vivent en Haïti, ceux de l’extérieur auront droit à une carte d’identification nationale délivrée par l’Etat, à travers l’Office national d’identification », a promis le sociologue dans une interview accordée au Nouvelliste.
La carte sera gratuite et sans discrimination, a-t-il poursuivi. Elle permettra aussi à la diaspora haïtienne de voter. Les compatriotes de la République dominicaine sont les plus concernés et sont la cible principale de ce programme, a avancé M. Supplice, qui a donné la garantie que le ministère aura des bureaux partout où il y a des communautés haïtiennes importantes.
Daniel Supplice a fait savoir qu’il va rencontrer les officiels des pays concernés- Etats-Unis et République dominicaine notamment- par son programme, dans le but de lancer une campagne de communication visant à sensibiliser les Haïtiens de la diaspora. « J’ai déjà rencontré l’ambassadeur de la République dominicaine, puisque c’est notre priorité pour le programme », a souligné le ministre.
La finalité de tout cela, c’est de permettre, entre autres, aux Haïtiens de l’extérieur de participer à la vie politique du pays. Le droit et la possibilité de voter. Le vote est le droit dont ils ont besoin, a avancé M. Supplice. Mais d’abord, il faut les identifier, a-t-il dit, tout en reconnaissant que toute la complexité du dossier est là. « Le directeur de l’Office national d’identification (ONI) m’a donné la garantie que la technique et l’équipement pour y arriver existent. Les moyens, nous allons les trouver », a-t-il martelé avec assurance.
Dès le début de l’année prochaine, Daniel Supplice se promet de débuter avec l’implantation de deux bureaux pour commercer avec les enregistrements. Un en République dominicaine, l’autre à Miami.
Selon lui, identifier les Haïtiens la diaspora ramène à savoir qui est qui et ce qu’il fait. En réalité, le sociologue veut avoir une idée des ressources humaines du pays à l’étranger. M. Supplice a souligné le fait qu’il doit travailler en partenariat avec différents ministères, notamment les Affaires étrangères, le Tourisme et l’Intérieur.
Avant tout cela, Daniel Supplice et son équipe travaillent sur une réforme administrative interne qui consiste en une nouvelle répartition des directions, ce qui conduira à la proposition d’une loi organique pour le ministère. Cette proposition de loi sera soumise au gouvernement dans moins d’un mois, a affirmé le sociologue.
Daniel supplice a dit qu’il ne s’est jamais plaint d’être nommé à la tête de ce ministère qui a un budget annuel de 54 millions de gourdes. « Je voulais dire à tout monde que c’est un ministère qui a beaucoup de problèmes. J’avais dit que le ministère pourrait être performant s’il a les moyens nécessaires », a-t-il expliqué.
« (…) M. le Président, je sais me battre. J’ai perdu, mais j’ai gagné aussi. Quand vous me donnez un ministère avec un budget de 54 millions de gourdes et 11 véhicules dont un seul marche, il n’y a pas de loi organique, quatre directions mitigées, des services éparpillés contenant des sections qui ne peuvent pas être justifiées, il est évident qu’on a l’impression qu’on me jette quelque part dans un gaguère…. », avait-il déclaré lors de son installation en octobre dernier.

Robenson Geffrard

rgeffrard@lenouvelliste.com

Source: Le Nouvelliste

Haïti – Économie :

Le pouvoir d’achat a reculé de 9.5%, la production de riz -17%

28/11/2011 09:08:45

Haïti - Économie : Le pouvoir d'achat a reculé de 9.5%, la production de riz -17%La Coordination Nationale de Sécurité Alimentaire (CNSA) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) indique dans les résultats d’une enquête d’évaluation de la performance de la campagne de printemps 2011, d’analyse des marchés et de la sécurité alimentaire que « malgré un retard important du démarrage de la campagne de printemps 2011, les précipitations ont été généralement plus abondantes que la normale et une bonne récolte vivrière est attendue. Cependant, dans la plaine agro‐pastorale et irriguée du Nord‐Est, une sécheresse prolongée a sévi de novembre 2010 à août 2011, causant de fortes réductions de production vivrière et des pertes de bétail. Une partie du haut plateau central ainsi que certaines communes du Nord (Port Margot, Bas‐Limbé), Nord‐Ouest (St Louis du Nord, l’île de la Tortue) et de l’Ouest (Arcahaie, Cabaret et Gressier) ont également été touchées par une pluviométrie en dessous de la normale. »
Le rapport spécifie également que « Les prévisions de l’enquête, prenant en compte les campagnes de printemps, d’été et d’automne/hiver, établissent la production vivrière totale de 2011/12 à 607,200 tonnes pour les céréales, 186,300 tonnes pour les légumineuses, 1,465,000 tonnes pour les tubercules et 232,000 tonnes pour la banane plantain. Ceci représente une légère baisse de 7% pour les céréales, 6% pour les tubercules et 9% pour les légumineuses, alors que l’on note une augmentation de 6% pour la banane plantain. Ces comparaisons sont faites par rapport à 2010, l’année de production la plus élevée dans les registres du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR). »
La production de riz pour cette période « a fortement chuté (‐17%), principalement en raison d’un manque d’approvisionnement d’engrais dans le cadre d’un programme de subventionnement du MARNDR » note le rapport, soulignant qu’il y a un déficit de 170,000 tonnes en équivalent céréales « Les besoins d’importations de céréales, légumineuses et bananes plantain pour la campagne de commercialisation 2011/12 (juillet/juin) sont estimés à 910,000 tonnes en équivalent céréales, dont 740,000 tonnes devraient être importées par voie commerciale. Le déficit non couvert est estimé à 170,000 tonnes. »
« Les marchés sont bien approvisionnés en produits vivriers, cependant les prix restent élevés et supérieurs à ceux de 2010. L’indice des prix à la consommation (IPC) indique que le pouvoir d’achat à reculé de 9.5% en juillet 2011 par rapport à la même période en 2010. »
Les résultats de l’Enquête Nationale sur la Sécurité Alimentaire‐ENSA indiquent que la prévalence de l’insécurité alimentaire reste très élevée et qu’elle représente 45% de la population haïtienne, soit environ 4.7 millions d’individus. Dans ce groupe, on retrouve environ 850,000 personnes, soit 8.2% de la population qui sont en « insécurité alimentaire élevée ». Dans les zones où la production agricole est mauvaise cette année, l’enquête estime qu’environ 230,000 personnes additionnelles tomberont dans l’insécurité alimentaire élevée et nécessiteront une assistance supplémentaire.
PI/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

Accès à la propriété à prix raisonnable

28/11/2011 08:55:44

La Fondation Haïtienne pour le Relèvement et le Développement, « veut construire des communautés » nous a déclaré le Président du Conseil d’administration de la FHRD, M. Joseph Durante, prêtre de la communauté religieuse Scalabrini. « Depuis février 2011, nous avons organisé des rencontres avec une vingtaine de familles en difficulté de logement. Les membres bénéficiaires ont appris à se connaître, à partager des idées, à élaborer des règlements pour une vie harmonieuse en communauté. Ce sont ces discussions qui ont permis d’avoir un plus grand espace à la salle principale et un magasin communautaire dans ce premier village. » Le logement de chaque famille est de 45 m2.
M. Yvon Espérance, trésorier de la FHRD nous a indiqué « nous allons nous inspirer des principes d’une coopérative de logement pour le projet. Lors de la signature du bail, Chaque locataire paiera une part sociale de 500 gourdes et sera choisi selon des critères. Les bénéficiaires seront avant tout, des locataires pendant les dix premières années d’occupation du logement. Ils paieront le coût moyen de loyer « pou youn piès kay » dans la commune soit 8,500 gourdes aux 6 mois. Après dix ans, le bénéficiaire deviendra propriétaire de son logement, du bâti mais non du terrain.
M. Durante et M. Espérance semblent très confiants pour l’avenir et la création d’autres villages. L’accompagnement ne s’arrête pas à la remise des clés aux bénéficiaires nous ont-ils mentionné. Un comité de gestion sera constitué pour l’accompagnement de la communauté dans le village. L’inauguration de ce premier projet de construction de maisons aura lieu le 29 Novembre 2011 à 10h00 am, à Lilavois 58, Croix-des- Bouquets.
En savoir plus sur la FHRD :
La FHRD est une jeune association de 18 mois de la commune de la Croix des Bouquets. Elle souhaite selon ses statuts, développer un esprit de solidarité entre les citoyens et citoyennes de la société civile et les sensibiliser à leur responsabilité sociale face au devenir de leur patrimoine. La FHRD désire s’inscrire dans le processus d’un développement durable par la participation des citoyens, citoyennes à la protection de l’environnement et à l’aménagement du territoire.
S/ HaïtiLibre

Haïti – Santé :

Les aliments des marchés et à l’école, facteurs de risque de contamination

28/11/2011 09:25:26

Haïti - Santé : Les aliments des marchés et à l'école, facteurs de risque de contaminationPrendre ses repas en dehors de chez soi sur les marchés et à l’école constitue le facteur de risque de contamination par le choléra le plus élevé, signale une étude réalisée par Médecins Sans Frontières (MSF) et le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP). Le rapport, publié le mois dernier, vise à mettre en lumière les principaux facteurs en jeu dans la transmission du vibrio cholerae dans la ville des Gonaïves à un moment où l’épidémie ne connaissait pas de pic. La ville des Gonaïves, où vivent 230,000 habitants, a été choisie en raison de sa vulnérabilité aux inondations et du manque d’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement par les ménages les plus pauvres.
L’étude indique que « la majorité des personnes ayant contractées le choléra se sont alimentées sur les marchés ou à l’école, ce qui conduit à plusieurs hypothèses. La bactérie était déjà présente dans la nourriture et n’a pas été éliminée en raison d’une cuisson inadéquate, la nourriture était contaminée pendant la préparation ou après la cuisson et a ensuite été mal conservée. »
De façon inattendue, l’étude a également montré que « les porcs constituaient un facteur de risque. Bien que la présence du vibrio cholerae dans les selles des animaux, y compris les porcs, a déjà été démontrée, elle n’a jamais été directement associée avec le risque de contracter le choléra. Cette association n’est toujours pas comprise et exige davantage de recherche » indique l’étude qui suggère également la recherche de la présence du Vibrio cholerae dans les aliments prêts à manger et d’enquêter sur les procédures de préparation et d’entreposage des aliments vendus dans les marchés et les écoles.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Social :

La femme, c’est la vie et la jeunesse l’avenir affirme le Président Martelly

28/11/2011 08:24:46

Haïti - Social : La femme, c’est la vie et la jeunesse l’avenir affirme le Président MartellyLe Président Michel Martelly, accompagné, entre autres; de la Première Dame, Sophia Martelly et de Carline Montas, la Secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Action Civique, a assisté vendredi soir au Villate, à Pétion-Ville, à la présentation de la pièce de théâtre intitulée « Pawòl Chouchoun ».
Cette présentation a été réalisée sous le haut patronage de la Présidence au profit de la communauté estudiantine. La présence du Chef de l’État à cette activité socioculturelle, confirme son attachement à contribuer à l’émancipation totale des femmes haïtiennes et son vif intérêt pour la relance des activités socioculturelles dans le pays.
Dans ses propos, le Président Martelly a félicité l’Atelier Théâtre et Eclosion pour l’adaptation et la mise en scène de cette pièce et salué le talent des actrices qui ont offert un superbe spectacle à des centaines d’étudiants haïtiens. Selon le Chef de l’État, cette pièce théâtrale est porteuse de leçons capables  de faire évoluer les consciences et changer les mentalités vers une nouvelle conception de la société fondée sur l’égalité entre l’homme et la femme.
Conscient des problèmes auxquels sont confrontés les étudiants haïtiens, le Président a, par ailleurs, annoncé que le Gouvernement est instruit de prendre des dispositions nécessaires en vue  de réaliser des formations et des stages sur l’entreprenariat en vue de promouvoir l’esprit d’initiative chez les jeunes et les femmes.
« La femme, c’est la vie et la jeunesse, l’avenir. Il nous faut continuer à ouvrir l’accès à l’éducation aux jeunes et aux femmes d’Haïti en vue d’imprimer dans la réalité, le droit pour tous, à chances égales, de se construire un avenir en toute dignité », croit fermement le Président de la République.
HL/ HaïtiLIbre

Haïti – Reconstruction :

Les contingents de Génie de la Minustah sont au travail

28/11/2011 09:48:04

Haïti - Reconstruction : Les contingents de Génie de la Minustah sont au travailDans le cadre des travaux d’ingénierie qu’exécutent régulièrement les différents contingents militaires d’ingénierie, plusieurs travaux sont actuellement en cours.
Le contingent Brésilien BRAENGCOY est actuellement en charge de l’exécution de la réparation de routes et d’installation de systèmes de drainage du Boulevard 15 octobre jusqu’à la route de Frères [achevé 50%]. De la réparation de routes, préparation du site et fourrage de puits à la Croix-des- Bouquets [achevé 100%] et de l’asphaltage de rues dans le cadre du projet de recyclage à Delmas [achevé 15%].
La Compagnie de génie brésilienne a par ailleurs fourni l’appui nécessaire pour démonter les trois cloches de la Cathédrale de Port-au-Prince qui risquaient de tomber à tout moment et qui sont à présent à l’abri.
De son côté, le contingent Coréen ROKENGCOY est actuellement en charge de l’exécution des travaux de réhabilitation de l’école « Life line Christian Mission » à Léogâne [achevé 80%] et de la réhabilitation du pont au-dessus de la rivière Momance à Léogane. [achevé 100%].
Enfin, le contingent Chilien CHIECUENGCOY est actuellement en charge de l’exécution des travaux d’asphaltage de certains tronçons de la route Nationale #1.
HL/ HaïtiLibre

Haïti-Université :

La Faculté des Sciences Humaines a boudé la rencontre avec le président la République

lundi 28 novembre 2011

P-au-P, 28 nov. 2011, [Alterpresse] — Aucun des représentants de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) au Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti n’a participé à la rencontre avec le président de la république, Joseph Michel Martelly, le 24 novembre 2011 au palais national.

La rencontre visait essentiellement à lancer le processus de renforcement de l’UEH, selon le chef de l’Etat.

« Le président n’a aucun projet pour l’enseignement supérieur. Cette rencontre éclair ne peut rien accoucher de concret. Ce n’est qu’un show médiatique de plus », estime James Beltis, délégué des étudiants de la FASCH au Conseil.

Une note, publiée le même jour, à l’attention des étudiants de la communauté facultaire explique la position du représentant des étudiants. Cette note souligne les limites voire l’inutilité d’une telle rencontre.

« Techniquement, cette réunion est impossible. Comment pouvoir discuter démocratiquement pendant une heure avec plus de 40 personnes (membres du conseil de l’UEH) ? », s’interroge l’étudiant.

Rappelons que le président de la République avait déjà rencontré le recteur Vernet Henri et le vice-recteur à la recherche Fritz Deshommes, au cours de cette semaine.

Wilson Laleau, ancien vice-recteur aux affaires académiques de l’Université, est, pour sa part, l’actuel ministre du commerce et de l’industrie du gouvernement de Garry Conille.

« C’est une manœuvre habile du président pour bluffer l’université après avoir eu vent de la mobilisation des étudiants et professeurs pour exiger de meilleures conditions de travail », soutient l’étudiant de la FASCH.

« D’ailleurs même le motif de la rencontre n’a pas été notifié au Conseil », continue James Beltis.

Le délégué d’étudiants de l’Ecole Normale Supérieure ainsi que et le doyen de cette établissement, Berard Senatus, n’ont pas pris part, non plus, à cette rencontre.

La Faculté des Sciences Humaines est représentée au Conseil de l’Université par Hancy Pierre (coordonnateur Général), Anselme Rémy (délégué des professeurs) et James Beltis (Délégué des étudiants).

Contacté par AlterPresse, Hancy Pierre n’a pas voulu s’exprimer sur l’initiative de Michel Martelly.

« La faculté vit une ambiance d’insécurité et de persécutions. Je ne me sens pas en pleine jouissance de ma liberté d’expression », se contente-t-il simplement de répondre.

Dans une note de presse du 10 novembre dernier, Hancy Pierre avait critiqué l’attitude des responsables de l’Etat vis-à-vis de l’université.

« Durant les deux dernières années, l’Université d’Etat d’Haïti en général (et la Faculté des Sciences Humaines en particulier) a été victime d’exactions, de violations et de répression de la part des autorités sans avoir de recours », avait-il soutenu. [efd kft gp apr 28/11/2011 08 :55]

Haïti-transport:

350.000 véhicules, 31.000 motos circulent sur les routes d’Haïti

Dimanche, 27 Novembre 2011 19:47 HPN Nouvelles Economie

L’Office d’assurance des véhicules (OAVCT) inaugure ce lundi un nouveau bureau dans la commune de Tabarre. La nouvelle direction fraîchement installée à la tête de cet organisme qui se trouvait à l’étroit à l’Avenue Charles Sumner promet plus de services et plus d’efficacité.

Le nouveau bâtiment devrait permettre à l’OAVCT d’offrir plus de service à une clientèle de plus en plus nombreuse quand on considère le nombre de véhicules circulant sur les routes du pays.

Selon des statistiques obtenues par Haiti Press Network, près de 350.000 véhicules sont enregistrés dans le pays avec un nombre de plus en plus croissant de motos. Le transport à moto a pris ces dernières années une extension considérable à travers le pays. On le constate à Port-au-Prince.

Voici les chifres à retenir concernant le parc automobile en Haïti selon les types de police d’assurance délivrées par l’OAVCT.
198.000 voitures portant la plaque privée sont en circulation contre 100.000 avec la plaque publique.
Près de 42.000 véhicules sont enregistrés dans le secteur transport et plus de 4.000 sont en location pour un peu plus de 1.200 enregistrés sous le label démonstration.
Selon ces statistiques, les "pick-up" sont le type de véhicules les plus répandus en Haïti avec  près de 87.000 enregistrés à l’OAVCT.
Les "tout terrain" viennent en deuxième position avec 84.000 en circulation pour 77.000 voitures.
Les motocyclettes sont plus de 31.000 en circulation dans le pays, selon ces statistiques publiées par l’Unité informatique de l’OAVCT.

 

dimanche 27 novembre 2011

27 Nov

Haïti – Reconstruction :

Le Gouvernement met en place une unité pour la reconstruction

27/11/2011 08:28:52

Haïti - Reconstruction : Le Gouvernement met en place une unité pour la reconstructionVendredi dernier, le Président de la République a procédé à l’installation de l’UCLBP (Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics), qui va travailler sur la reconstruction des bâtiments de l’État et de logements pour la population. La cérémonie d’installation a eu lieu hier vendredi à la Primature en présence du Premier Ministre, le Dr. Garry Conille, des membres du cabinet ministériel ainsi que des partenaires impliqués dans la reconstruction.
« Cette unité disposera d’une structure très bien organisée, qui nous permettra de planifier et d’aller rapidement vers l’investissent, pour que nous puissions reconstruire tous les bâtiments publics. Nous allons essayer de commencer le plus rapidement possible avec le Parlement. Nous travaillons déjà sur une série de constructions dans la zone de Duvivier et Morne-à-cabris et nous allons faire la planification pour que d’ici la semaine prochaine, le Président ait un calendrier exact comme il nous l’a demandé : quand les constructions vont commencer, où elles font être faites et quand elles seront terminées » a déclaré le Premier Ministre après la réunion.
Garry Conille a précisé que cette unité est composé d’une unité technique et d’un comité de pilotage qui est composé de 6 ministres, que c’est une structure d’exécution qui travaillera en commun accord avec la CIRH et que tous les partenaires seront impliqués pour que nous puissions avancer. « La Commission sera essentiellement civile, mais certainement, nous allons profiter de l’expérience d’un ou deux experts militaires, parce que nous avons besoin de personnes qui ont la technicité, pour faire des recommandations très pointues… » ajoutant que d’ici janvier 2012, il y aura quelques constructions qui vont démarrer, mais surtout, la population aura un calendrier exact de construction de chaque bâtiment.
Concernant la localisation des constructions, Garry Conille a précisé « nous avons ciblé surtout le bas de la ville pour les bâtiments publics, mais nous avons déjà commencé la construction de logements comme je l’ai dit , dans la zone de Morne-à-cabris, Duvivier. […] les travaux de l’aéroport sont déjà commencés et avancent. Nous allons essayer de transformer le pays en un véritable chantier, pour que la population voit qu’effectivement nous avançons. »
Pour sa part, le Président Martelly a déclaré « […] nous avons parlé de la nécessité d’avoir ce tableau de bord, aujourd’hui nous parlons des grands chantiers, par exemple il est temps de refaire le port, le Premier Ministre a décidé que nous allons refaire le port. Nous en sommes au stade des études, nous aurons toutes les réponses quand le Premier Ministre m’aura remis ce tableau de bord… Nous avons également parlé du port du Sud, nous savons que ça fait longtemps, malheureusement l’étude de faisabilité n’ai pas encore été réalisée, l’étude de pré-faisabilité sera prête dans un mois et demi et de là, nous saurons quand nous pourrons commencer […] il est temps que nous convertissions le pays en chantier. Nous avons réalisé que ce n’est pas qu’un problème d’argent qu’il y a, si actuellement une personne fait un projet supérieur à 70,000 dollars américains, il faut que ce projet passe en appel d’offre, c’est une structure lourde qui demande 3 mois, 8 mois avant de prendre une décision. Nous faisons appel à la bonne foi des parlementaires […] pour trouver une façon de contourner ce système qui est lourd […] »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4304-haiti-reconstruction-le-premier-ministre-annonce-la-reconstruction-de-batiments-publics.html
http://www.haitilibre.com/article-4337-haiti-economie-l-aeroport-international-du-cap-haitien-sera-pret-en-fevrier-2013.html
HL/ HaïtiLibre

Martelly, Conille et les bailleurs réunis à la Primature pour stimuler la reconstruction

Le Président conseille au Premier ministre de prioriser ses dossiers plutôt que de s’occuper des journalistes fouineurs en quête de « zins »

Publié le vendredi 25 novembre 2011

Le Président Michel Martelly s’est rendu vendredi à la Primature où il a eu avec le Premier ministre Garry Conille, plusieurs ministres et bailleurs de fonds internationaux une séance de travail consacrée à des travaux d’infrastructure prévus dans le cadre du processus de reconstruction, près de deux ans après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

S’exprimant abondamment à l’issue de la réunion, le chef de l’Etat a indiqué que les discussions avaient porté sur la simplification des procédures de décaissement de fonds et des mécanismes de validation et de financement des projets jugés trop lourds.

Martelly dit attendre du Dr Garry Conille, dès la semaine prochaine, un tableau de bord indiquant le calendrier du démarrage des travaux de reconstruction des principaux bâtiments publics à l’exception du Palais présidentiel qui ne figure pas sur la liste de ses priorités.

« Nous voulons avoir de grands chantiers et si nous ne parvenons pas à obtenir tous les résultats escomptés cela ne dépendra pas de nous », a affirmé le dirigeant haïtien en citant les travaux de réhabilitation en cours à l’aéroport international Toussaint Louverture, ainsi que les travaux d’agrandissement de l’aéroport international du Cap-Haïtien (nord) et du port international du sud qui seront entrepris prochainement.

Devant l’expiration depuis plusieurs semaines du mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), le Président Martelly fait appel à la compréhension des parlementaires pour garder en vie cette structure controversée dont la présence sera à son avis nécessaire durant une année supplémentaire.

De son côté, le Premier ministre a fait savoir qu’un modus operandi pourrait être trouvé avec les donateurs en vue de faciliter le décaissement des fonds destinés à la reconstruction.

En présence de l’intéressé, qu’il a présenté comme un homme de dossier, Michel Martelly qui, de temps à autre, s’érige en donneur d’ordre en matière d’exercice de la liberté de la presse, a « recommandé au Premier ministre de ne pas se laisser dévier par la presse ».

Les journalistes à la recherche de « zins » peuvent toujours chercher à l’enquiquiner, ce qui pourrait le détourner de ce qui est son domaine de prédilection, la planification du développement, a renchéri le chef de l’Etat.

Après son « taisez-vous », sa disponibilité proclamée à offrir aux journalistes de quoi alimenter leurs palabres à l’antenne ou plus récemment une invitation à « cacher nos péchés » lancée ouvertement aux médias -en référence à leur mission de défense des intérêts nationaux- M. Martelly ajoute un nouveau numéro à sa série. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Reconstruction :

Moreno, Clinton en Haïti la semaine prochaine

26/11/2011 07:20:21

Haïti - Reconstruction : Moreno, Clinton en Haïti la semaine prochaineLe président de la Banque interaméricaine de développement (BID) Luis Alberto Moreno se rendra à Haïti la semaine prochaine afin de souligner les efforts que fait Haïti pour se remettre du 12 janvier 2010 et investir pour son développement à long terme.
Lundi 28 Novembre Moreno rencontrera le président Michel Martelly pour la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle autoroute ainsi que le lancement d’une campagne de sécurité routière sur la RN1 (principale route d’Haïti). L’évènement -prévu pour 9h- aura lieu au centre sportif de la compagnie de ciment CINA, au Nord de Port-au-Prince.
La BID, qui a financé la réhabilitation d’un tronçon de 80km de la RN1, lancera une campagne de sécurité routière. Celle-ci, menée en partenariat avec plusieurs agences gouvernementales haïtiennes, organisations internationales, entreprises locales et internationales, cherche à réduire les accidents de la route sur l’une des voies les plus utilisées du pays.
De là, les présidents Martelly et Moreno voleront jusqu’au site du Parc industriel Caracol situé dans le nord du pays. Ils y seront rejoints par le président Bill Clinton pour une cérémonie d’inauguration des installations construites grâce au financement de la BID et de l’USAID. L’évènement est prévu pour 11h30.
Le nouveau Parc industriel qui est détenu par l’Etat haïtien, prévoit accueillir des sociétés manufacturières impliquées dans différentes activités. La compagnie textile coréenne Sae-A, qui compte employer jusqu’à 20000 travailleurs, sera le premier locataire des installations.
Le mardi 29 Novembre, les présidents Martelly, Clinton et Moreno se rendront au Forum d’investissements d’Haïti
http://www.haitilibre.com/article-4286-haiti-economie-conference-internationale-sur-les-investissements-en-haiti.html lequel accueillera plus de 600 participants d’entreprises locales et étrangères, d’organisations internationales et du gouvernement haïtien. La conférence prévue pour 9h aura lieu au centre de conventions de l’hôtel Karibe à Port-au-Prince.
La BID est le premier donateur multilatéral d’Haïti, avec un portefeuille d’investissements s’élevant à 1 milliard de dollars US. Les projets concernent les secteurs du transport, de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau et l’assainissement ainsi que de l’éducation. La BID promeut également le développement du secteur privé à travers des projets cherchant à attirer l’investissement, à généraliser l’accès au crédit pour les PME et améliorer l’environnement d’affaires à Haïti.
HL/ HaïtiLibre

Haiti – Diaspora :

Le MHAVE travaille sur différents projets

27/11/2011 10:50:45

Haïti - Social : Le MHAVE travaille sur différents projetsCette semaine, Daniel Supplice, Ministre à la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), assisté du Directeur Général, M. Joseph Leprince Augustin et du Directeur de Cabinet, Me Serge Fernandez, a tenu une séance de travail avec des Membres de « Haiti Aujourd’hui & Demain (HADEM) », dont le Dr. Williams Bertier, Vice-président, Christopher Ross, officer et Marion Julmis, Vice-président, ainsi que Turnier Esperance Sr, président de la « Haitian Sport Foundation (HSF) », et M. Hugo Pierre entraineur en chef de l’équipe de football du Essex County College (NJ).
Cette séance de travail avait pour but de planifier deux événements, l’organisation d’un séjour de jeunes, en provenance de la diaspora (USA), au cours duquel ils seront jumelés avec des jeunes du pays en vue de partager leurs expériences respectives en tant que jeunes Haïtiens vivant en Haïti et à l’extérieur.
Elle visait également à préparer la Journée Nationale de la Diaspora (JND) qui est fêtée chaque année le 20 avril, dont l’organisation d’un marathon auquel prendront part des coureurs en provenance de divers pays.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Diaspora :

Premier voyage officiel pour Daniel Supplice

26/11/2011 06:34:49

Haïti - USA : Premier voyage officiel pour Daniel SuppliceAujourd’hui samedi, Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) se rendra aux États-Unis, pour honorer quelques invitations en provenance des communautés haïtiennes de la diaspora.
Au cours de son premier voyage officiel depuis son installation le 19 octobre dernier à la tête du MHAVE, le Ministre Supplice doit se rendre à New York du 26 au 30 novembre 2011 pour représenter le Président de la République, son Excellence M. Michel Joseph Martelly, à la 16e édition de Miss Haïti International Beauty Pageant qui se tiendra le 27 de ce mois.
D’autre part, du 30 novembre au 2 décembre, il participera à la célébration du dixième anniversaire de la Coalition des Professionnels Haitiano-Americains (HACP), évènement auquel il sera le « principal orateur ».
M. Supplice profitera de ce voyage pour rencontrer les 14 associations formant l’HACP et différentes communautés haïtiennes résidant aux États-Unis.
Daniel Supplice sera de retour au pays le 4 décembre 2011.
HL/ HaïtiLibre

Premier débat sur la question de l’identification de la diaspora haïtienne

26/11/2011 11:59:55

Haïti - Politique : Premier débat sur la question de l'identification de la diaspora haïtienneHier vendredi, plusieurs personnalités représentant une quinzaine d’organisations nationales et internationales et des fonctionnaires de l’État ont pris part à une réunion portant sur l’enregistrement et l’identification des ressortissants haïtiens de la diaspora.
Convoquée par le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), et soutenue par le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), cette rencontre devrait permettre de produire des réflexions autour de la problématique de l’identification dans le pays, et de surcroit, la migration haïtienne dans les pays étrangers.
En plus du titulaire du MHAVE, M. Daniel Supplice, Mme Colette Lespinasse, Coordonnatrice du GARR, M. Gabriel Bidegain du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Mme Blaise Darlène de la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH), M. Jean François Puel de l’Organisation des États américains (OEA), M. Bordes Geslet du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), M. Nguassi Mulume de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), ont aussi pris part aux assises.
Il est du devoir de l’État de fournir aux membres de la diaspora, une carte d’identification nationale au même titre que ceux vivant en Haïti. C’est pourquoi « nous avons eu des pourparlers avec des Ambassades étrangères, des organismes de défense des droits humains et d’autres entités étatiques ayant une responsabilité dans la question » explique le Ministre Supplice.
De l’avis du ministre, tout le monde s’est mis d’accord pour résoudre le problème de l’identification des Haïtiens de l’étranger. La République dominicaine qui représente jusque-là, un défi, constitue la cible privilégiée du gouvernement.
Au cours des discussions certaines propositions ont était faites

Il faut impliquer Haïti et la République dominicaine dans la résolution du problème de la migration haïtienne en territoire dominicain;

Penser une politique de l’état civil en Haïti

Mener une campagne de sensibilisation sur l’importance des pièces d’identification en Haïti et dans les autres pays

Il reste un fait certain qu’il faut doter les Haïtiens d’un numéro d’identification dès leur naissance, numéro qu’ils garderont toute leur vie.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4318-haiti-politique-daniel-supplice-parle-du-droit-de-vote-de-la-diaspora.html
http://www.haitilibre.com/article-4289-haiti-politique-daniel-supplice-s-interesse-a-l-identification-des-haitiens-de-la-diaspora.html
http://www.haitilibre.com/article-4231-haiti-politique-une-carte-d-identification-nationale-pour-la-diaspora.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Santé :

La Ministre de la Santé en visite à la Croix-des-Bouquets

26/11/2011 09:02:40

Haïti - Santé : La Ministre de la Santé en visite à la Croix-des-BouquetsCette semaine la Ministre de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Florence Duperval Guillaume s’est rendue à la Croix-des-Bouquets, pour visiter le centre de santé de cette commune elle était accompagné de M. Carl Murat Cantave, Secrétaires d’État à la Population, la Ministre a également profité de sa visite pour s’entretenir avec les victimes de l’incendie du marché de la ville.
«…une partie du marché a brûlé, étant donné que je n’étais pas là, j’étais en voyage avec le Président [à Cuba] je pense que c’est un geste de solidarité en tant que femme, il fallait que je vienne voir les marchandes pour les écouter pour leurs dire que je partage leurs peines, et pour leurs dire également que le MSPP dans le mandat qu’il a, il donne un encadrement psychologique… […] et que nous travaillons aussi avec les autres ministres du gouvernement qui ont le mandat d’améliorer leur situation, avec la Présidence, avec la Première Dame qui est une femme comme moi, pour arriver à faire quelque chose ensemble pour alléger la souffrance de ces personnes…»
La Ministre Guillaume a également visitée le centre de santé, et l’hôpital qui est en train d’être construit pour voir le degré d’avancement des travaux «…je dis que c’est un centre de santé qui est propre, et j’ai félicité la Directrice Dr. Michaud […] la deuxième remarque que j’ai fait c’est que le centre est quand même fréquenté, lorsque vous voyez une institution fréquentée cela veut dire que la population est plus ou moins satisfaite des services qui sont donnés, c’est un signe que la population est satisfaite sinon la population irait ailleurs.
La troisième remarque que j’ai fait c’est que ce centre a une maternité, nous n’avons pas besoin d’avoir un grand centre de santé pour avoir une maternité […] une chose qui ne me plaît pas c’est que j’ai trouvé des enfants de 15 ans qui sont enceintes […] c’est pas normal, donc la recommandation que j’ai fait à la directrice après l’avoir félicité, c’est que la planification familiale c’est une chose importante, qu’il ne faut pas attendre que la personne ait 20 ans, 25 ans pour lui donner cette éducation.
Depuis qu’un enfant est à l’école il faut s’arranger pour lui apprendre la planification familiale […] cet enfant a 15 ans, c’est un enfant qui a quitté l’école donc nous-même dans la santé publique c’est le genre de chose que nous aimerions éviter, les enfants c’est à l’école qu’ils doivent être, ils ne sont pas là pour faire des enfants…»
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Éducation :

825,000 enfants fréquentent l’école gratuitement

26/11/2011 10:31:51

Haïti - Éducation : 825,000 enfants fréquentent l'école gratuitementHier lors d’une conférence de presse donnée dans les locaux du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), en présence du Ministre Réginald Paul et de son Task Force, un point a été fait sur la quantité d’enfants envoyés à l’école gratuitement cette année. Ellicel Paul coordinateur d’Unité d’Etude et de Programmation (UEP) qui pilote le programme d’éducation pour tous les enfants au sein du MENFP explique :
«…comme le Ministre vient de le dire nous sommes des Paul mais nous ne sommes pas de la même famille je suis un directeur qui est entré en tant que technicien jusqu’au poste de directeur, j’ai passé tous les échelons.
Très rapidement nous allons rentrer dans les différentes composantes du programme, je vous rappelle que le programme est composé de quatre grands groupes :
Il y a un groupe A qui concerne les 142,000 enfants réparti dans les 8 départements, et parmi ces derniers il y a les enfants qui vont aller à l’école pour la première fois, il y en a certains qui étaient des enfants déscolarisés à cause des problèmes sociaux et économiques du pays, que nous avons réussi à mettre à l’école.
Le groupe B qui vise prioritairement 120,000 enfants dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite et qui sont prioritairement dans la première année du fondamental.
Le groupe C concerne les 490,000 enfants des écoles publiques du fondamental qui bénéficient de l’élimination des contributions scolaires.
Le groupe D concerne, en prévision c’était, 20,000 enfants qui viennent des quartiers défavorisés.
Très rapidement il faut que je vous disent qu’aujourd’hui les données ont augmentées, parce que la demande, de la façon dont nous l’avions estimée est supérieure, n’oubliez pas que pour la première année du fondamental c’était sur des prévisions à partir des données de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) […] une grande partie sont des sur âgés, des enfants qui n’ont pas eu la chance d’entrer à l’école selon l’âge d’admission pour la première année fondamentale, ce qui en résulte que la quantité d’enfants que nous avons en première année fondamentale dépasse les 120,000 enfants, aujourd’hui nous sommes autours de 133,000.
Et pour les enfants des quartiers populaire, où nous avions prévu 20,000 aujourd’hui nous sommes passé à 60,000. En gros tout le programme prévoyait 772,000 enfants, aujourd’hui nous dépassons déjà les 800,000…» précisant que les données sont partielles, et que ce sont des données qui vont changer car le ministère continue à faire la saisie de ces dernières.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

7 nouveaux centres polyvalents pour le Sud-Est

27/11/2011 08:40:11

Haïti - Reconstruction : 7 nouveaux centres polyvalents pour le Sud-EstCette semaine, 7 centres polyvalents ont été inaugurés au cours d’une cérémonie officielle à Cayes-Jacmel. La construction a été financée par la section Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la Minustah à hauteur de 1 million 367 mille dollars américains, et exécutée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec les mairies, la Direction départementale du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales et l’ONG Life Giving Force.
Ces centres se trouvent dans sept des dix communes du département du Sud-Est les plus vulnérables aux intempéries, Marigot, Belle Anse, Grand Gosier, La Vallée de Jacmel, Bainet, Côtes de Fer et Cayes-Jacmel.
L’inauguration a eu lieu en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, des autorités départementales et municipales des régions concernées et des représentants d’organisations communautaires de base.
Il s’agit de structures multi-fonctionnelles qui peuvent être utilisées comme abris provisoires ou comme centres d’opérations d’urgence, ils pourront également servir de lieux de formation et de loisirs ou encore abriter des services administratifs.
D’une superficie de 322 m2 chacun, ces centres, répondent aux normes antisismiques et anticycloniques et sont dotés d’un espace administratif, d’une salle de conférence, d’une bibliothèque et d’une cafétéria. Ils sont aussi entièrement équipés en matériel de bureau et informatique, de systèmes autonomes de production d’énergie et de stations de purification d’eau capables de produire plus de 100,000 litres d’eau par jour.
En inaugurant l’ensemble de ces 7 Centres Polyvalents, Mariano Fernández a réaffirmé la détermination de la Minustah à « appuyer les institutions étatiques dans la promotion de l’état de droit, la réhabilitation des structures endommagées et la suppression de l’insécurité dans les quartiers défavorisés. »
Crédit Photo : Logan Abassi – UN/MINUSTAH
HL/ HaïtiLibre

Développement durable en Haïti : et comment donc!

Au sud d’Haïti, on peut voir huit communautés paysannes en « développement accéléré ».

25 novembre 2011

par Paul Langelier – UPA Développement international – Vie Rurale

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Les huit communautés développent des aménagements antiérosifs sur 173 hectares, des systèmes d’irrigation par gravité, une ferme-école, une petite usine de transformation de manioc, des appuis à la production, des pépinières, des projets par des exploitations agricoles et des groupements, etc. La formation est à la base de tous ces projets à la fois environnementaux et économiques.

Dans deux, cinq, dix ans que retrouvera-t-on dans ces huit communautés? Est-ce que les appuis apportés par la Fondation pour le développement économique et social en
Haïti (FODES-5) et UPA Développement international (UPA DI) auront permis d’établir un développement durable?

Engagement et continuité

Des paysannes et paysans sont engagés individuellement et collectivement par l’entremise de leur groupement. Cela se concrétise par des protocoles précisant les responsabilités, les objectifs des fonds et leur gestion, les exigences de participation et autres.

Par exemple, il est prévu une participation minimale à 80 % des formations. Pour les projets d’amélioration des exploitations agricoles, le remboursement du fonds de développement de 500 $ CA doit se faire sur trois ans afin que d’autres paysannes et paysans puissent en bénéficier.

L’engagement se fait également dans le partage des savoirs et de l’expertise développée en production avec les autres paysans, notamment par la mise en place d’une structure de paysans relais qui joue un rôle d’animation et de formation dans le groupement.

La famille, la communauté

Les projets, les aménagements antiérosifs, la ferme-école et toutes les autres activités s’inscrivent dans une démarche communautaire. Tout d’abord, les participants concernés consultent leur famille à différents moments, comme pour la signature du protocole et la décision sur les projets économiques à mettre en place. Des activités sont également prévues au niveau de l’ensemble de la communauté.

Par exemple, les assemblées villageoises sont des lieux privilégiés lors du lancement des activités, de la remise des fonds de développement, de la consultation sur le plan des aménagements antiérosifs. Un dialogue continu est aussi établi avec les autorités locales.

Ces initiatives sont également source d’inspiration pour d’autres familles voisines qui ne sont pas impliquées directement dans les projets. Certaines ont pris l’initiative de reproduire chez elles des travaux d’aménagement antiérosifs. Cela témoigne de l’intérêt et de l’engagement des paysannes et paysans dans le milieu.

L’Aéroport International du Cap Haïtien sera prêt en février 2013

25/11/2011 13:43:01

Haïti - Économie : L'Aéroport International du Cap Haïtien sera prêt en février 2013Aujourd’hui le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe a annoncé que l’Aéroport International du Cap Haïtien sera prêt en février 2013, les travaux sont réalisés avec l’assistance de Cuba et du Venezuela pour un coût de 33 millions de dollars, après avoir remercié l’ensemble des participants de la réunion qui s’est tenue aujourd’hui et plus particulièrement l’Ambassadeur de Cuba, le représentant de la coopération tripartite Venezuela-Cuba-Haïti, et le Ministre de la Planification et de la coopération externe, Jude Hervé Day, le Ministre Lamothe a déclaré :
« Aujourd’hui nous avons eu une rencontre très importante où nous avons parlé de la coopération entre Cuba et Haïti, surtout au niveau de l’assistance technique, […] nous allons essayer de faire le développement du pays à travers des aéroports. Le Venezuela à travers la coopération tripartite Venezuela-Cuba-Haïti vont nous aider à la reconstruction l’aéroport du Cap Haïtien, donc aujourd’hui nous avons regardé le calendrier et l’aéroport sera prêt en février 2013, nous avons regardé les différents paramètres pour voir comment, nous-même le gouvernement haïtien, nous pouvons les aider à avancer le plus que possible dans ce travail. »
« Ensuite nous avons trois accords de coopération que nous avons signé avec Cuba […] ils nous ont promis une assistance technique pour l’aéroport international, ils vont nous aider avec toutes les mesures de sécurité et de navigation aérienne. Nous sommes très contents et nous pensons que c’est une autre victoire pour le peuple. »
« Ils nous ont également présenté une étude qu’ils ont fait pour tous les autres aéroports dans le pays, nous allons regarder cette étude […], le Président s’était engagé à reconstruire les aéroports de Port-de-Paix, Jérémie et Hinche…»
Avant de conclure le Ministre des Affaires Étrangères a de nouveau remercié les deux pays en charge de la reconstruction de l’aéroport « J’aimerais les remercier encore une fois, remercier le gouvernement cubain et le gouvernement vénézuélien des efforts qu’ils font pour Haïti, nous les apprécions énormément et nous leurs disons que la collaboration ne fait que commencer, qu’ils peuvent compter sur le nouveau gouvernement haïtien, que s’il y a des problèmes nous serons là pour aider à les solutionner…»
HL/ HaïtiLibre

 

vendredi 25 novembre 2011

25 Nov

Haïti – Éducation :

Martelly rencontre des étudiants et le recteur de l’UEH

25/11/2011 07:07:48

Haïti - Éducation : Martelly rencontre des étudiants et le recteur de l'UEHMichel Martelly, le Président de la République, accompagné du Premier Ministre Garry Conille, de quelques membres du gouvernement et du parlement haïtien, a rencontré ce jeudi, au Palais National, la plus haute instance de l’Université d’État d’Haïti (UEH) et un groupe d’étudiants représentant les différentes entités de l’UEH.
Le Chef de l’État, par cette réunion, entame le processus d’encadrement et de renforcement de l’Université d’État d’Haïti, l’une de ses promesses de campagne. Au cours de cette longue discussion avec les autorités de l’UEH, divers points ont été débattus, tels que l’état des lieux de la formation à l’UEH, son importance dans le développement du pays, l’intégration des jeunes gradués dans l’administration publique, l’implication directe de l’université dans les grandes décisions en faveur du changement, la capacité d’accueil de l’institution, etc…
« L’Université arrive de moins en moins à jouer son rôle », a indiqué Jean Henry Vernet, Recteur de l’UEH qui, tout en félicitant le Président Martelly pour cette noble initiative, croit nécessaire d’établir un cadre formel de coopération avec les institutions de l’État et de mettre en place un groupe de travail tripartite Gouvernement/Parlement/UEH.
Le Président de la République, tout en leur promettant son soutien, invite les responsables de l’institution à se mettre au travail en vue d’établir les nouvelles bases d’une université d’État, avec son propre campus, un curriculum moderne répondant aux exigences de développement, et un professorat qualifié.

L’UEH qui comporte en son sein plus de 25,000 étudiants, dont 13,000 à Port-au-Prince, avait perdu 80% de ses structures lors des événements du 12 janvier 2010.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

350,000 dollars pour la vallée de l’Artibonite

25/11/2011 08:42:05

Haïti - Reconstruction : 350,000 dollars pour la vallée de l'ArtiboniteJacques Rousseau, le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communication (MTPTC), Williams A. Allonce, le directeur de l’Office National du Cadastre (ONACA) et le général Jose Rosalvo Leitao DE ALMEIDA, représentant de l’agence brésilienne de coopération ont paraphé un contrat pour la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et le relogement de plus de 300 familles.
Ce contrat d’un montant de 350,000 dollars constitue la phase initiale du projet de construction d’une usine hydroélectrique dans la vallée de l’Artibonite à proximité de Mirebalais. Un projet déjà approuvé par les présidents haïtien Michel Martelly et brésilien Dilma Rousseff.
La signature du contrat s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Garry Conille, et de l’Ambassadeur brésilien en Haïti, M. Igor Kipman.
Le chef du gouvernement en a profité pour saluer l’amitié et la fraternité brésilienne après les évènements du 12 janvier 2010 et l’engagement du Brésil dans la coopération avec Haïti.
Le diplomate brésilien a, pour sa part, salué le courage du peuple haïtien et fait état de son optimisme pour l’avenir.
Notons que ce projet pour lequel le contrat est signé s’étendra sur une période de 6 mois. La première phase durera 3 mois et consistera en la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et la seconde, le relogement de plus de 300 familles qui habitent les quartiers environnants.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Politique :

Steven Benoît salue la décision des députés

25/11/2011 09:33:47

Haïti - Politique : Steven Benoît salue la décision des députésLes sénateurs Steven Benoît et Pierre Francky Exius saluent la décision d’une vingtaine de députés, au lendemain du vote à la Chambre haute, de vouloir, à la rentrée parlementaire (deuxième lundi de janvier 2012) créer une commission chargée d’enquêter sur l’affaire du député Bélizaire.
Selon le sénateur Benoît la séance d’interpellation au sénat, de mardi soir, est belle est bien terminée mais un malaise persiste, certaines zones d’ombre sont toujours là, entre autres, pourquoi les trois agents de sécurité de l’Aéroport international Toussaint Louverture ont refusés de témoigner par devant la commission d’enquête du Sénat, alors qu’ils avaient accusé le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry Mayard-Paul, et ses gardes du corps d’avoir fait usage de la force ce 27 octobre, jour de l’arrestation arbitraire du député Arnel Bélizaire.
Le Sénateur Benoît indique également que l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) doit faire en sorte que ces 3 employés puissent s’expliquer par devant le Sénat, ajoutant que si c’est employés refuse, ils devraient être renvoyés de l’administration publique.
Le sénateur du Sud, Pierre Franky Exius partage l’opinion de son collègue de l’Ouest, Steven Benoît, qui dit espérer que la chambre des députés s’en tiendra à sa résolution et interpellera le Ministre de l’Intérieur en janvier, s’il ne remet pas sa démission avant précise le sénateur du Sud.
Le sénateur du Nord, Jean-Charles Moïse pense pour sa part que la Chambre basse, dès la prochaine rentrée parlementaire, doit accuser le président de la République car selon lui il est le principal responsable de l’arrestation du député Arnel Bélizaire.
Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4331-haiti-politique-nous-sommes-face-a-un-spectacle-de-bouffons-selon-himmler-rebu.html
http://www.haitilibre.com/article-4317-haiti-politique-garry-conille-assurera-l-interim-du-ministere-de-la-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-4316-haiti-affaire-belizaire-garry-conille-et-thierry-mayard-paul-ne-seront-pas-interpelle.html
http://www.haitilibre.com/article-4315-haiti-politique-le-secretaire-d-etat-aux-affaires-etrangeres-evite-l-interpellation.html
http://www.haitilibre.com/article-4311-haiti-flash-lettre-de-demission-du-ministre-de-la-justice.html
HL/ HaïtiLibre

Affaire Bélizaire :

Le premier ministre Gary Conille et le Conseil Supérieur de la PNH seront convoqués et non interpellés

Jeudi, 24 Novembre 2011 00:22

Selon le rapport modifié de la commission sénatoriale d’enquête sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire et adopté mardi soir par l’Assemblée des sénateurs, le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Thierry Mayard Paul ne sera plus interpellé. Sur demande des sénateurs, Joseph Lambert et Youri Latortue, cette recommandation de la commission a été rejetée par l’Assemblée.

Toutefois, le Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti, que dirige le premier ministre Gary Conille, sera convoquée « pour  expliquer son laxisme et sa faillite dans la gestion de l’événement qui a mis à nu la faillite de l’État », conformément aux recommandations de la commission sénatoriale d’enquête.

Des parlementaires questionnent le nombre de sénateurs ayant voté pour le retrait de l’article f, même dans le cas de la majorité des membres présents

Port-au-Prince, le 24 novembre 2011 – (AHP) -Le sénateur Kély C. Bastien,  a aporté jeudi son appui au groupe de sénateurs qui  défend la légalité du vote du 22 novembre en dépit des réverves de plusieurs collègues.
11 senateurs sur 21 ou 22 avaient voté en faveur du retrait d’un point du rapport d’une commission senatoriale qui réclamait l’interpellation du ministre de l’Intérieur
Le parlementaire a fait savoir que, selon les règlements intérieurs du Sénat, le vote d’un rapport se fait à la majorité absolue des membres présents.
Il a toutefois souligné l’importance de savoir avec certitude combien de sénateurs étaient présents. Certains disent 21 d’autres 22, a relevé Kély Bastien.
Cependant, le senateur Moïse Jean-Charles a souligné que même dans le cas où le nombre de senateurs presents étaient 21, ll faudrait trouver 12 votes favorables, soit la moitié plus 1. Or precise-t-il, 10 n’est pas la moitié de 21.
Pour ces raisons, Moïse Jean-charles affirme que le vote du 22 novembre est nul.

 

edito

Gagnant-gagnant

Faut-il acculer le président Michel Martelly ou l’aider à sortir de l’impasse Bélizaire ? La question peut paraître de trop alors que tout semble avoir été réglé au Sénat avec la commission d’enquête, la séance d’interpellation et, surtout, la démission du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis.
En fait, la guérilla continue et le président perd des plumes.
Dans l’opinion qui ne se remet pas de cette succession de revers de l’élu intronisé le 14 mai de cette année. Dans l’opinion encore qui découvre, effarée, jusqu’à quel point, dans l’entourage proche du président Martelly, il y a des attitudes peu compatibles avec l’Etat de droit et la démocratie. Dans l’opinion toujours où l’on désespère de revivre un énième épisode de pays bloqué.
Rien ne marche, rien ne se passe, ou si peu, qui va dans le sens des attentes.
Le gouvernement Conille n’est pas encore revenu de sa retraite sur la Côte des Arcadins. « Sitôt investi et déjà en retraite », ronronnent les mauvaises langues.
Et si deux ministres se débattent pour montrer qu’ils sont au travail, le gouvernement n’a pas encore délivré son plan d’action. La retraite n’a accouché ni de promesse ni de projet. Ou, sans doute, on nous cache le nom de cet enfant qui nous sortira des profondeurs de la déprime.
« Calmez-vous, Conille n’a-t-il pas droit à la période de grâce des cent jours ? », réclame un spectateur impartial.
« L’administration Martelly a pris trop de retard depuis mai pour s’offrir le luxe de la nécessaire mise au point qu’elle se paie », rétorque un citoyen pressé.
Le temps, le principal ennemi des gouvernements, lui, bouge.
Décembre arrive à grands pas. Le 12 janvier 2012 aussi. Le premier de Martelly, mais déjà le deuxième anniversaire du séisme. Et le tandem Martelly-Conille ne pourra pas dire qu’il n’avait pas le temps, n’a charge que depuis peu, quand sera fait le bilan des efforts réalisés par Haïti pour se reconstruire, se relever.
Avant décembre, il y a le forum sur l’investissement de la semaine prochaine, show médiatique et réelle opportunité pour le pays; le gouvernement devrait être en bon ordre pour y faire face. Avoir toute sa tête pour y faire belle figure. Pas seulement jouer au figurant concerné comme cela nous arrive souvent quand l’International déploie ses atouts.
Faut-il acculer le président Michel Martelly ou l’aider à sortir de l’impasse longue comme une avenue qu’est devenue l’affaire Bélizaire ?
Définitivement oui, il faut l’acculer pour que crise inutile jamais ne soit plus provoquée et l’aider de toutes nos capacités car de l’huile sur le feu brûlera nos chances, nos faibles chances, de vite nous relever.
Jouons gagnant-gagnant pour une fois.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

Pierre Louis Richardson atteint de 3 projectiles, Bernard Desgraff minimise

25/11/2011 13:02:00 Auteur(e) La Redaction

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Bernard Degraff

Le directeur général de l’Office d’Assurance Vieillesse minimise le climat de tension qui régnait hier mercredi au siège social de l’institution. Le calme a été vite rétabli suite à des pourparlers avec les protestataires, indique Bernard Desgraff. Cependant à la question de savoir si les nouveaux agents de sécurité qu’il a engagés sont de la compagnie de Clifford Mayard Paul, frère du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, monsieur Desgraffes était évasif.

Alors que les informations faisaient état d’une situation de tension, depuis lundi, au  siège social de  l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse, le directeur Général de l’institution tente de tout minimiser. Pour Bernard Desgraffes, il n’y a pas lieu de dramatiser. Il s’agissait tout simplement d’un malentendu du à un manque de communication. Après une rencontre de quinzaine de minutes avec les protagonistes, tout était rentré dans l’ordre, laisse croire M. Desgraffes.

A la question de savoir si les nouveaux agents de sécurité engagés par l’institution sont de la compagnie appartenant à Clifford Mayard Paul, frère du ministre de l’intérieur, le patron de l’ONA préfère évoquer la nécessité de renforcer  la sécurité des lieux.

Alors que M. Desgraffes parle d’un retour au calme à l’ONA et que tout était rentré dans l’ordre, l’un des protestataires Pierre Louis Richardson a failli laisser sa peau, hier soir, au moment de regagner son domicile.  Des individus armés l’ont attaqué, il est atteint de 3 projectiles, mais sa vie ne serait pas en danger. Bernard Desgraffes, étant au courant de cette attaque, n’en a parlé que lorsque la question lui a été posée.

Présents à leurs postes, ce jeudi, les employés de l’ONA étaient sous le choc suite à l’attaque armée dont a été victime  leur collègue Pierre Louis Richardson. La situation a pu finalement revenir à la normale.

Vision 2000

Fin du malaise, Martelly se rabiboche avec le secteur privé

Le président de la République, Michel Martelly, a eu une rencontre de près de trois heures, « courtoise et fructueuse », avec des membres du Forum économique du secteur privé, ce jeudi, au palais national, a appris Le Nouvelliste.
Selon le porte-parole de la présidence interrogé par Le Nouvelliste, la rencontre n’était pas sur l’agenda du président et avait un caractère privé.
Cette réunion fait suite à une précédente, plus confidentielle, qui s’était déroulée, il y a deux semaines, à Belot, dans le cadre d’une retraite qui avait réuni le président, ses proches conseillers et des hommes d’affaires.
« La rencontre de ce jeudi était informelle. Il n’y avait pas d’ordre du jour de prévu ni de sujets prédéterminés. Le président Martelly avait tenu à rencontrer les membres du Forum du secteur privé pour entendre leur point de vue sur la situation du pays, pour parler de la création d’emplois et de Invest in Haiti, l’importante rencontre de la semaine prochaine », a indiqué, jeudi soir au journal, Grégory Mayard-Paul, qui y a assistée.
« Le président Martelly en a profité pour faire un tour d’horizon sur plusieurs questions. Ce fut une conversation courtoise et fructueuse », a déclaré au Nouvelliste Me Mayard-Paul, conseiller du président. « Tout le monde en est sorti satisfait », selon lui.
Même son de cloche du côté d’un homme d’affaires qui y a pris part.
« Depuis la retraite à Belot, nous avons fait de très grands pas dans la compréhension réciproque entre la présidence et le secteur des affaires. J’ai l’impression que le malaise qui existait avec certains éléments du secteur privé s’estompe. Nous allons certainement partir sur de nouvelles bases. La réunion a été positive et surtout prometteuse », estime cet habitué des rencontres avec les différents pouvoirs qui se sont succédés en Haïti ces vingt dernières années.
En plus d’avoir permis d’aplanir certaines difficultés et incompréhensions qui existent depuis l’entrée en fonction de l’administration Martelly, cette série de rencontres a permis de dégager la nécessite d’établir un « front haïtiano-haïtien » qui se propose d’être l’interlocuteur de la communauté internationale.
Cette intention de monter une équipe mixte public-privé intervient quelques jours avant le forum organisé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et alors qu’il y a des rumeurs que les bailleurs de fonds et amis d’Haïti ont tout un train de projets, des fois mis en place sans concertation véritable avec les acteurs haïtiens, qu’ils vont mettre de l’avant dans les mois qui viennent.
« Dans la perspective du 12 janvier, nous risquons, vu les faiblesses du gouvernement qui tarde à se mettre véritablement en place et au travail, d’être débordés par les initiatives, prises de bonne foi, par la communauté internationale. Nous nous devons d’épauler le gouvernement pour le bien du pays commun », estime un autre participant à la rencontre, qui lui aussi a tenu à garder l’anonymat.
En dépit de tout, les deux hommes d’affaires, qui ont accepté de faire part au journal de leur sentiment après la rencontre avec le président Michel Martelly, se disent confiant dans l’avenir.
« L’atmosphère était très, très cordiale et tout le monde a eu le sentiment qu’il y a une vraie volonté d’avancer de front. La conférence de la semaine prochaine débouchera sur des annonces tangibles de projets viables dans le secteur textile, le tourisme et sera un signal que nous repartons de bon pied », insiste l’un d’eux.
« En 2009, les Haïtiens étaient les grands absents des panels, on les avait oubliés. Cette année encore, ils seront surtout spectateurs. On doit compter sur les opportunités et fermer les yeux sur le fait que les organisateurs ont agi unilatéralement », ont déclaré en substance nos deux interlocuteurs qui regrettent que la BID et la Fondation Clinton, les deux organisateurs de la rencontre de la semaine prochaine, traitent, comme en 2009, les entrepreneurs haïtiens en parents pauvres.
Autre retombée attendue dans le réchauffement des relations entre le secteur privé et la présidence serait l’annonce prochaine d’une contrepartie haïtienne au Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et les investissements ou l’intégration de représentants du secteur privé dans le comité existant, avons-nous appris.
Le Premier ministre Garry Conille, le ministre du Commerce Wilson Laleau, ont aussi pris part à la rencontre qui s’est déroulée en absence de Réginald Boulos, président du Forum, qui est en voyage.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

La reconstruction d’Haïti menacée de paralysie à cause des querelles politiques

Publié par Associated Press le jeudi 24 novembre 2011 à 20h12.

La reconstruction d'Haïti menacée de paralysie à cause des querelles politiques

Bill Clinton, Michel Martelly. Eduardo Verdugo / The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Près de deux ans après le puissant séisme qui a frappé Haïti, moins de la moitié des 4,6 milliards $US d’aide promise a été déboursée et les querelles politiques menacent d’interrompre brutalement la coordination des efforts de reconstruction.

Un comité chargé de superviser la reconstruction, co-dirigé par l’ancien président américain Bill Clinton, a été créé trois mois après le tremblement de terre de janvier 2010 qui a détruit une bonne partie de la capitale et fait un million de sans-abris.
Mais la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) est disparue en octobre après que les autorités haïtiennes eurent échoué à renouveler son mandat ou à créer une nouvelle agence pour coordonner les efforts de reconstruction.
Des responsables haïtiens affirment que 120 projets soumis à la CIRH restent en suspens. Les experts craignent que sans une commission pour superviser la reconstruction, les dons internationaux cessent ou que l’argent déjà promis ne soit pas versé parce que les donateurs craindront qu’il soit dilapidé.
«Sans la CIRH, les donateurs vont revenir sur leur parole, j’en ai peur», a dit Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait les autorités municipales au sein du conseil d’administration de la CIRH.
Une responsable la Fondation William J. Clinton, Laura Graham, a indiqué que l’ancien président américain continuerait de demander aux donateurs d’honorer leurs engagements.
«Sans la CIRH ou une plateforme similaire, nous craignons que les donateurs ne soient plus présents», a dit Mme Graham lors d’une entrevue téléphonique. «C’est la principale préoccupation de M. Clinton: que les donateurs ne se détournent pas d’Haïti.»
Créer une nouvelle commission ne sera pas facile, pour les mêmes raisons qui ont mené à la mort de la CIRH. La proposition doit d’abord être acceptée par le Parlement, et les députés s’opposent régulièrement au président Michel Martelly sur plusieurs dossiers.
Mais les donateurs internationaux estiment qu’il est urgent de mettre sur pied une nouvelle commission.
«Nous appelons le président Martelly et le premier ministre (Gary) Conille à prendre les mesures nécessaires pour résoudre cette question rapidement et de façon efficace», a écrit Justin Broekema, porte-parole du ministère canadien de la Coopération internationale, dans un communiqué.
Le président Martelly a critiqué la commission lors de sa campagne électorale, mais il a ensuite changé d’idée. En juillet, lors de la septième réunion de la CIRH, il a annoncé qu’il voulait que son mandat soit renouvelé pour 12 autres mois en attendant qu’une entité haïtienne soit mise sur pied pour prendre la relève.
Selon la directrice exécutive intérimaire de la CIRH, Ann-Valerie Milfort, et le député haïtien A. Rodon Bien-Aimé, le président a soumis la demande au Parlement avant l’expiration du mandat de la commission. Mais les députés n’ont pas agi et la commission a été dissoute.
«Tout s’est passé sans cérémonie», a dit Priscilla Phelps, une experte du logement post-désastre dont l’entreprise a été recrutée par l’agence américaine de développement international (USAID) pour contribuer aux efforts de reconstruction en Haïti. «Jusqu’à la toute fin, les gens pensaient qu’il y avait une bonne chance pour que le mandat soit prolongé.»
La future commission qui devrait succéder à la CIRH est en cours d’élaboration par une équipe de transition et le premier ministre Gary Conille. Et certains travaux de reconstruction se poursuivent sur le terrain. Ce mois-ci, le président Martelly et les partenaires internationaux d’Haïti ont terminé l’évacuation d’un camp qui a logé jusqu’à 11 000 sinistrés. Il s’agissait de l’un des derniers projets approuvés par la CIRH avant sa dissolution.
Mais une reconstruction efficace sera difficile à mener sans un plan d’ensemble tel que celui promu par Bill Clinton et la CIRH.
«Les donateurs vont envoyer de l’argent, mais ils pourraient revenir aux mêmes anciennes pratiques dans lesquelles ils décidaient unilatéralement de ce qu’ils devaient faire», a estimé Raoul Pierre-Louis, ancien membre de la CIRH. «Il y aura de la reconstruction, mais ça nous prendra 20 ans plutôt que 10.»

Haïti – Social :

Rapatriement de 172 migrants haïtiens

24/11/2011 14:37:49

Haïti - Social : Rapatriement de 172 migrants haïtiensL’équipage du Cutter Vigorous a rapatrié 172 migrants haïtiens au Cap Haïtien, ce mardi.
Lors d’une patrouille vendredi, l’équipage d’un hélicoptère MH-60 Jayhawk de la Garde côtière a repéré un premier bateau à voile haïtien près des Bahamas. L’équipage du Confidence de la garde-côte a été détourné et a interdit à l’embarcation haïtienne de naviguer au nord de Punta Maisi, à Cuba. Les membres de l’équipage du Confidence ont distribués des gilets de sauvetage et embarqué à bord 60 migrants haïtiens.
Puis samedi lors d’une patrouille, l’équipage d’un hélicoptère MH-65 Dolphin de la Garde côtière a repéré un second bateau à voile haïtien surchargé près des Bahamas. Les équipages des bateaux de la gardes-côtes, Northland et Vigorous sont arrivés sur les lieux et ont distribués des gilets de sauvetage. L’équipage du Vigorous a embarqué les 112 migrants haïtiens à bord.
L’ensemble des migrants ont été plus tard transféré à bord du Vigorous pour être rapatrié. Une fois à bord du navire de la garde-côte, tous les migrants ont reçu de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux de base. Les migrants haïtiens, dont 45 femmes ont été remis à la Protection civile du Cap-Haïtien.
HL/ HaïtiLibre

Haïti/Université :

Inauguration demain vendredi du Centre Monseigneur Joseph Serge Miot

jeudi 24 novembre 2011 à 18:57

IMG_2253Le Révérend Frantzy Petit-Homme, Directeur de la Pastorale Universitaire de l’Archidiocèse de Port-au-Prince, a annoncé l’inauguration, demain vendredi, d’un restaurant universitaire pouvant desservir cent universitaires par jour.

Il sera ouvert au Centre Monseigneur Joseph Serge Miot, à Lafleur Ducheine, indique le responsable de la Chapelle St-François d’Assise de Jacquet, à Pétion-Ville (Sud-Est) de Port-au-Prince.

La Pastorale a,  dans une note, souligné le triste constat de centaines d’étudiants, dans la zone des centres universitaires, s’engouffrant sous des tentes de toiles pour prendre leurs repas du jour.

« Le centre a pour objectif d’offrir aux universitaires tout ce qui leur manque dans le milieu en vue d’étudier dignement. Ils y seront reçus tous les jours pour, entre autres : effectuer des recherches, se nourrir à des prix forfaitaires, participer ou organiser des conférences et lire », fait savoir le père Frantzy Petit-Homme.

Il faut dire que ce centre est le fruit de plus de dix ans d’efforts et de réflexion, a déclaré le prêtre qui dit espérer que d’autres volontaires viendront en appui à ce projet viable.

Pétion-Ville: le dilemme des marchés informels

Jeudi, 24 Novembre 2011 12:35 AL/HPN Nouvelles Economie

La région métropolitaine de Port-au-Prince est réputée pour sa kyrielle de marchés informels. Les débrouillards sont sans limite et s’installent n’importe où dans les rues au péril de leur vie. Quand ils ne s’installent pas sur les trottoirs, ils le font sans gêne aucune, dans le voisinage des résidences privées et/ou des bâtiments publics. De l’avis de plus d’un, la situation de misère du pays en est la principale cause.

Tout un commerce informel se développe aux abords de l’église protestant du Nazaréen de Pétion-Ville, situé à la rue Magny à proximité du cimetière désaffecté. Des produits de toutes sortes y sont installés. En veux-tu, en voilà !

Qui pis est, des marchandes de vêtements neufs et usagers, utilisent sans autorisation, la clôture de la façade de l’édifice spirituel pour exposer marchandises et autres attirails. Un véritable prêt-à-porter à l’entrée de l’église. Leurs propriétaires attendent en vain à longueur de journée des acheteurs qui ne viennent pas.

Des T-shirts de toutes les couleurs et des pantalons Jeans exposés sur la devanture du centre religieux, formant ainsi un ornement non approprié. Le décor projette une image désolante. Cette cohabitation forcée fait un mauvais contraste à la beauté architecturale du bâtiment. De plus, sur les murs de l’église sont également dessinés des graffitis et des affiches publicitaires non désirés par les responsables dudit temple.

Pourtant, l’église du Nazaréen est en pleine période d’assemblée permanente. D’ailleurs, un grand réveil annuel y a débuté depuis quelques jours autour du thème : « Rebâtissons le temple ». Le corps des dirigeants et les fidèles y viennent quotidiennement pour implorer l’esprit divin, mais avec beaucoup de tristesse. Car, ils constatent impuissants, les installations hideuses des marchandes qui enlaidissent l’entrée principale de l’édifice.

« Ah ! Nous avons sans cesse demandé aux gens de se déplacer, mais la démarche s’est révélée inutile. Au contraire, ils prétendent que nous sommes des serviteurs de Dieu qui les empêchent de survivre. À ces mots, nous sommes obligés d’abandonner, espérant vainement que les autorités concernées fassent preuve de responsabilité », a martelé un responsable de l’église du Nazaréen, interrogé par Haiti Press Network.

« Un jour, poursuit-il, j’ai vu une marchande s’installer ici. Puis, une deuxième. Vient ensuite une troisième. Et le lendemain, c’est déjà un nouveau marché qui se forme avec toutes ses conséquences négatives : bataclans, amoncellements et eaux puantes produits par les occupants informels de l’espace. »

En outre, à deux pas de l’église, a constaté HPN, s’érigent une montagne d’immondices dégageant une odeur nauséabonde. Des alluvions, des sachets d’eau, des canettes vides en aluminium et en plastique jonchent le macadam troué par endroit. Stagnent sur la chaussée, des eaux boueuses qu’empestent les narines.

Juste en face de l’église, deux pompes à essence de service. Des automobilistes qui y viennent pour faire le plein, immobilisent leur véhicule en dehors de toutes règles élémentaires de conduite automobile. Ajoutée à cela, une forte concentration de gens qui vaquent à leurs activités dans ce secteur, gênant ainsi la circulation automobile et piétonne dans cette agglomération.
Cette situation criante de marchés en pleine rue n’existe pas seulement à Pétion-Ville. C’est pratiquement le cas dans tout le pays, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Depuis son entrée en fonction, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, mène un combat de titan dans le souci de décongestionner certaines artères de la commune. Mais ces démarches se sont, jusqu’ici, révélées sans succès. Débrouillards et étalagistes semblent avoir gain de cause.
Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Lynchage aux Cayes et à Port-au-Prince

Les Cayes, le 24 novembre 2011 – (AHP) – Un homme repondant au nom de Pierre-Roland Amazan a éte lynché mercredi par un groupe d’individu à Laurent, 4ème section communale des Cayes (Sud).
la victime serait acusé d’implication dans lamort d’un cousin, Faubert Amazan, pourtant décéde dans un lit d’hôpital.
Ls autorités judiciaires ont déjà procédé à  plusieurs arrestations et émis plusieurs mandats d’amener.
A Port-au-Prince, un jeune hmme atteint jeudi  d’un projectile dans le quartier de pacot, a été achevé par des résidents   qui l’accusent d’avoir tenté de voler un cellulaire blackberry.

 

Haïti – Culture :

L’État faible. Haïti et la République Dominicaine

25/11/2011 12:52:18

Haïti - Culture : L'État faible. Haïti et la République DominicaineAujourd’hui à 17h00 à l’Institut français d’Haïti (IFH) sis au 99 ave Lamartinière, Bois Verna, aura lieu la vente signature de l’ouvrage « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » en présence de l’auteur André Corten, suivie d’une table ronde « L’État faible 25 ans après », animée par Guy Alexandre, ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Sabine Manigat, Laennec Hurbon, Rubén Silié Valdez, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti et André Corten.
L’ouvrage « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » fait place en annexe aux contributions d’intellectuels haïtiens et dominicains afin de compléter la réflexion : Guy Alexandre, ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Rubén Silié Valdez, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, Franc Báez Evertsz, Laënnec Hurbon, Wilfredo Lozano, Sabine Manigat, Marie-Blanche Tahon, Bridget Wooding.
André Corten dans « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » propose un regard comparé sur les deux pays qui se partagent l’île. Considérations et données statistiques à l’appui, Corten montre l’évolution des deux îles : les rapprochements et les écarts. L’auteur explique la complexité de la situation haïtienne. La désolation qui en résulte. Une solution aujourd’hui est hors de portée, semble-t-il. Quelle issue alors ? Une tutelle renforcée ? Ou une refondation en sortant la masse du peuple de son exclusion ?
En savoir plus sur André Corten :
André Corten est professeur de science politique et d’analyse du discours à l’Université du Québec à Montréal et chercheur associé à l’IRD (Institut de recherche sur le développement, Paris). Il a publié de nombreux ouvrages à Paris, Montréal, Londres et en Amérique latine portant sur les catégories politiques en formation dans les pays du Sud. Depuis ces trente dernières années, Corten suit l’évolution de la société haïtienne à laquelle il a consacré une vingtaine d’articles et des ouvrages dont « Diabolisation et mal politique », « Haïti : misère, religion et politique ».
HL/ HaïtiLibre

jeudi 24 novembre 2011

24 Nov

Message du President Michel Joseph Martelly à la nation

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Chè konpatriyòt,

 

Nan dènye semèn sa yo, peyi a travèse yon move moman ki, yon lòt fwa ankò, te ralanti pwosesis bòn mach gouvènman an. Mwen voye konpliman bay tout Senatè yo ki te konprann nesesite pou pat mete absè sou klou nan rezolisyon 22 novanm 2011 lan. Se tout Peyi a ki ap di nou mèsi pou tèt nou pat kite enterè pèsonèl nou mennen nou. Nou te mete Ayiti devan. M’ap pwofite di mèsi ak Minis Lajistis ak Sekirite Piblik la ki te chwazi pou l’ te  retire kò l’, yon fason pou l’ fasilite yon solisyon nan kriz la.

 

Ann pa bliye ke Ekzekitif la, lejislatif la ak jidisyè a, se twa pouvwa Leta, ki dwe, dapre konstitisyon an, fè peyi a mache kòrèkteman. Youn konplete lòt. Nan sans sa a, yo pa ka nan chire pit. Jodia li nesesè ke, prese prese, yo antann yo sou gwo dosye k’ap pèmèt peyi a komanse fè refòm ki pou mennen l sou chimen devlopman tout bon vre a.

 

A pati semèn sa a, mwen pran angajman pou m chita ak reprezantan twa pouvwa Leta yo, pou nou kapab ansanm pran bon jan dispozisyon pou anpeche mòd sitiyasyon sa yo repete ankò. Moman an rive pou nou bliye sak pase a. M’ap mande onorab Depite yo, nan lanmou yo gen pou Ayiti, pou yo fè menm jan ak senatè yo, pou yo pwofite kalfou difisil nap pase la a, pou nou fè yon gwo kole zepòl pou nou kapab jwenn bon jan stabilite nan peyi a.

 

Pikan kwenna ki devan nou yo, ke nou dwe janbe ansanm yo, anpil. Pèp la paka tann ankò pou dirijan l yo bal sèvis, pou fè l’ viv tankou moun. Nou fèt pou nou batay pou tout moun konn li ak ekri. Nou dwe goumen pou nou rekonstwi peyi nou nan tèt ansanm. Nan jou k’ap vini la yo, n’ap voye devan palman an, yon lwa sou finans ki ap konsidere kesyon desantralizasyon an. Nou dwe batay kont koripsyon sou tout fòm. Nou dwe frennen ensekirite pou nou kapab pèmèt biznisman vin louvri biznis nan peyi nou, pou nou kapab kreye travay pou pèp la.

 

Men nan men, n’ap gonfle venn nou, nan enterè peyi nou, Ayiti. Ayiti, ki pa dwe mouri, Ayiti ki wè pa wè gen randevou ak chanjman an.

 

Mèsi

  

Affaire Bélizaire

Le président du Sénat défend le vote controversé de mardi soir

Rodolphe Joazile, qui a brandi l’article 117 de la constitution relative aux décisions prises à la majorité simple, a aussi minimisé l’influence politique de la réunion à laquelle les Sénateurs avaient pris part au Palais National tout juste avant la fameuse séance d’interpellation

Publié le mercredi 23 novembre 2011

Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a invoqué mercredi l’article 117 de la constitution pour justifier la validité du vote controversé ayant permis d’écarter la veille une demande d’interpellation du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, à travers la modification du rapport d’enquête de la commission spéciale sur l’affaire Arnel Bélizaire.

« Tous les actes du corps législatif sont pris à la majorité des membres présents », a déclaré M. Joazile en reprenant le libellé dudit article de la charte fondamentale contraire à l’article 217 des règlements intérieurs du Sénat qui stipule que « toutes les décisions prises en assemblée le sont à la majorité absolue ».

A ce niveau, l’amendement des règlements et leur harmonisation avec la loi mère s’imposent, a estimé le troisième Sénateur du nord-est qui annonce, par ailleurs, la tenue prochaine d’une nouvelle séance en vue de l’adoption du rapport de la commission sénatoriale d’enquête dans sa version révisée.

Le secrétaire-rapporteur de cette commission, François Anick Joseph, avait qualifié d’illégal le vote ayant mis fin à la séance de mardi soir avec au tableau d’affichage 11 voix pour, six contre et quatre abstentions.

D’autre part, le président du Grand Corps a rejeté les critiques selon lesquelles une rencontre au sommet qui réunissait mardi matin le Président Michel Martelly et un important groupe de Sénateurs aurait décidé de l’issue, un peu plus tard, des débats conforme à la volonté du pouvoir.

« Si demain, je dois rencontrer un groupe de Sénateurs au Palais National afin d’apporter à ce pays la paix et la stabilité dont il a besoin, je suis prêt à le faire », a répété aux journalistes Rodolphe Joazile qui a, une fois de plus, insisté sur la nécessité pour les gouvernants de classer l’affaire Arnel Bélizaire et de plancher, avec les différents secteurs de la société civile, sur les grands dossiers tels l’avenir de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), l’élaboration du budget national et la situation actuelle de l’éducation.

A l’instigation de deux de ses membres en fin de mandat, Joseph Lambert et Youri Latortue -devenus ces derniers mois des alliés de premier plan du chef de l’Etat- le Sénat a supprimé mardi soir le point f des recommandations de la commission spéciale qui prévoyait l’interpellation du puissant ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, et de son ex-collègue de la justice, Josué Pierre-Louis.

Celui-ci a dû, sous pression, abandonner son portefeuille peu avant son interpellation en compagnie du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, lui-même blanchi.

Mes Pierre-Louis et Mayard Paul faisaient l’objet de lourdes accusations dans les résultats de l’enquête sur l’arrestation, le 27 octobre dernier, du Député Arnel Bélizaire, un scandale qui a précipité l’administration Martelly dans sa première grande crise, six mois seulement après son arrivée. spp/Radio Kiskeya

Affaire Bélizaire :

Joseph Lambert recommande de passer à autre chose

24/11/2011 09:45:58

Haïti - Affaire Bélizaire : Joseph Lambert recommande de passer à autre choseLe Sénateur Kély Bastien estime que de la Commission n’a pas été assez loin dans ses recommandations, compte tenu de la gravité des faits reprochés, il déplore que les sénateurs n’ont pas su tenir leur position par rapport à la résolution votée par les députés, qui réclamaient parmi d’autres, les démissions des Ministres de la justice et de l’Intérieur.
Suite au vote de retrait [à l’initiative des Sénateurs Lambert et Latortue] du point F des recommandations spécifiques du rapport de la Commission,
http://www.haitilibre.com/article-4316-haiti-affaire-belizaire-garry-conille-et-thierry-mayard-paul-ne-seront-pas-interpelle.html , qui annule l’interpellation du Premier Ministre et du Ministre de l’Intérieur, le Sénateur Joseph Lambert estime que l’Exécutif a fait un grand pas en offrant la démission de son ministre de la justice au Parlement.
«… Je ne fais qu’obéir à tout ce que les collègues de la Commission ont demandé. Ils ont demandé de la solidarité, de la cohésion, de travailler ensemble, ils ont solliciter une assise pour que cela soit fait, tout ceci a été écrit bien avant la démission de Josué Pierre Louis […] Nous estimons maintenant, qu’il faut essayer de saisir cette opportunité, pour qu’au moins la Nation puisse ce réconcilier avec elle-même. Pour qu’une fois pour toute, nous lancions le pays dans les grands chantiers, sociaux, économiques et politiques, pour que ce genre de bavure, une fois pour toute, ne se reproduise plus.
C’est ce qui me fait dire, qu’au lieu d’entrer dans une logique d’interpellé, d’interpellé, et d’interpellé… et de garder la Nation en otage, autour d’une seule question : Arnel Bélizaire, je dis qu’il y a suffisamment d’eau qui a coulé sous le pont et que maintenant, il faudrait une fois pour toute, effacer le tableau et recommencer à fonctionner normalement… »
Toutefois, dans sa déclaration, le Sénateur Lambert oublie de nous dire volontairement, ce qu’il advient du Député Bélizaire… La justice doit-elle aussi effacer le tableau et passer à autre chose…? Et si le Parlement faisait à son tour un grand pas en levant l’immunité du Député Bélizaire afin qu’il puisse répondre des allégations portées contre lui, devant la justice… ?

Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4311-haiti-flash-lettre-de-demission-du-ministre-de-la-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-4320-haiti-affaire-belizaire-les-deputes-veulent-une-commission-d-enquete.html
HL/ HaïtiLibre

Affaire Bélizaire:

Le sénateur Jean Charles Moïse pour la destitution de Michel Joseph Martelly

mercredi 23 novembre 2011 à 17:37

images (44)Le deuxième sénateur du département du Nord d’Haïti pour la mise en accusation par la Chambre des députés, du président Michel Joseph Martelly.

Selon le parlementaire de l’”INITE”, le chef de l’Etat est le principal responsable de l’arrestation du député Arnel Bélizaire.

“Michel Martelly est un menteur. Il ne doit pas être disculpé dans le dossier Bélizaire”, a martelé le sénateur Moïse.

“Le président de la République est le principal instigateur de l’enlèvement suivi de la séquestration du représentant de Delmas-Tabarre,  le 27 octobre dernier. Il doit être puni pour avoir piétiné la constitution de 1987″, poursuit le représentant du Nord.

“La Chambre basse doit l’accuser dès la prochaine rentrée parlementaire le 2e lundi du mois de janvier 2012. Et, nous sénateurs de la République, allons nous ériger en haute Cour de justice pour destituer Michel Martelly. Dans le cas contraire vous êtes des lâches”, a-t-il conclu en s’adressant à l’Assemblée des sénateurs.

Steven Benoit et Pierre Francky Excius pour la création d’une commission d’enquête

mercredi 23 novembre 2011 à 13:40

images (33)Les sénateurs Steven Benoit et Pierre Francky Excius se félicitent de la décision de certains députés d’exiger du Bureau la mise sur pied d’une commission, chargée d’enquêter sur le dossier Bélizaire.

La séance d’interpellation au sénat, terminée, l’assemblée a tranchée. Mais le malaise est encore là. Le sentiment qui persiste : le dossier n’est pas  complètement évacué. Des points d’ombre subsistent. L’un d’entre eux : Les raisons liées au refus des 3 agents de sureté de l’aéroport International  de témoigner par devant la commission  d’enquête du Sénat alors qu’ils avaient  accusé le ministre Thierry Mayard Paul et ses gardes du corps de les avoir brutalisés le jour de l’arrestation du député Bélizaire.  Le Bureau doit faire en sorte que ces employés de l’Autorité Aéroportuaire Nationale puissent s’expliquer  par devant le grand corps, exige le sénateur Steven Benoit. En cas de nouveaux refus, ils devraient être purement et simplement renvoyés de l’administration publique, recommande le parlementaire.

Une position partagée par son collègue Pierre Francky Excius pour qui il y a, dans cette affaire,  anguille sous roche.

Le ministre de l’Intérieur contre qui, une demande d’interpellation a été recommandée par la commission d’enquête, demande à laquelle l’assemblée n’a pas fait droit, a obtenu une victoire. En sera-t-il de même à la chambre basse ? Rien n’est sur. En tout cas, la mise en place d’une commission d’enquête, réclamée par une vingtaine de députés, au lendemain du vote à la Chambre haute, laisse présager une situation moins facile pour celui qui est présenté comme étant l’un des instigateurs de l’arrestation du député Belizaire. Une initiative saluée par le sénateur Benoit qui demeure toutefois très prudent.

Le 2e  sénateur du Sud, lui, dit espérer que l’assemblée des députés s’accrochera à sa résolution en interpellant Thierry Mayard Paul, le deuxième lundi de Janvier2012, s’il ne remet pas sa démission avant cette date. Pierre Francky Excius.

A la séance d’interpellation, de mardi soir au sénat, l’un des concernés Michel Brunache a été maintenu à son poste de secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Une décision prise sans qu’un vote ait été organisé alors qu’il est clairement dit, à l’article 129.3 de la constitution,  que la séance d’interpellation aboutit à un vote de confiance ou de censure, pris à la majorité de ce corps.   Le ministre de la Justice Josué Pierre Louis a, quant à lui, remis sa démission quelques heures avant la séance.

S.E et E.A Vision 2000

Affaire Bélizaire :

Les députés veulent une commission d’enquête

24/11/2011 07:01:19

Haïti - Affaire Bélizaire : Les députés veulent une commission d'enquêteAprès la séance au sénat de mardi soir, ayant menée à la non-interpellation du Premier Ministre M. Garry Conille, des Ministres Me. Josué Pierre-Louis de la justice et de la sécurité publique et Me. Thierry Mayard-Paul Ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale et du Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Michel Brunache, hier mercredi des députés, dont les présidents des différents blocs à la chambre basse, ont écrit au Président de de ladite chambre, Sorel Jacinthe, afin de solliciter la création d’une nouvelle commission dans le cadre de l’arrestation arbitraire de leur collègue, le Député Bélizaire, le 27 octobre dernier.
Cette lettre datée du 14 novembre a été envoyée au Président de la chambre des députés suite aux décisions du sénat mardi soir, elle précise que la chambre basse est la principale concernée par l’affaire Bélizaire, que les signataires de cette dernière qualifient « d’incidents malheureux portant préjudices au corps législatif et risquant de déboucher sur une crise dont ils ne veulent pas être des spectateurs…»
Une réunion est prévue entre les présidents des différentes commissions de la chambre des députés en vue de la création de cette commission indique le député Abel Descolines (Mirebalais/Boucan Carré – LAVNI), signataire de la lettre.
Rappelons que la rentré parlementaire pour les députés est fixée au deuxième lundi de janvier 2012.

Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4311-haiti-flash-lettre-de-demission-du-ministre-de-la-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-4316-haiti-affaire-belizaire-garry-conille-et-thierry-mayard-paul-ne-seront-pas-interpelle.html
http://www.haitilibre.com/article-4315-haiti-politique-le-secretaire-d-etat-aux-affaires-etrangeres-evite-l-interpellation.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Diplomatie :

Visite des Ambassadeurs de l’Argentine et de l’UNASUR à la Chancellerie

24/11/2011 11:53:04

Haïti - Diplomatie : Visite des Ambassadeurs de l'Argentine et de l'UNASUR à la Chancellerie

Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a reçu, ce mercredi 23 Novembre au local de la Chancellerie, la visite de l’Ambassadeur de l’Argentine, M. Marcelo Raul Sebaste et de l’Ambassadeur Rodolfo Matarollo de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR).
Cette visite s’inscrit dans le contexte de la coopération Sud-Sud et, particulièrement, dans le cadre de la collaboration d’Haïti avec l’Argentine, relative au programme Pro Huerta de sécurité alimentaire couvrant plus de 150.000 personnes. Il est prévu une expansion de ce programme avec une participation additionnelle de 100.000 autres personnes.
L’Ambassadeur de l’UNASUR a annoncé, pour sa part, l’inauguration prochaine de 850 maisons à Canaan dans la commune de la Croix-des-Bouquets et son intention d’explorer de nouveaux axes de coopération entre Haïti et l’organisation hémisphérique. L’Ambassadeur Rodolfo Matarollo prévoit, à travers cette coopération, non seulement un avenir prometteur pour l’Amérique du Sud, mais aussi un engagement qui doit se poursuivre en raison de son caractère historique et moral. Il a conclu en rappelant que c’est un devoir pour l’Amérique du Sud de s’acquitter de ses dettes historiques envers Haïti.
Le Ministre Lamothe a, de son coté, remercié les Ambassadeurs en promettant de continuer à renforcer les relations avec l’Argentine et l’UNASUR tout en renouvelant la volonté et l’intérêt profond du Président de la République, Michel Martelly, en vue d’aboutir à un développement économique durable pour le bien d’Haïti.
HL/ HaïtiLibre

Garry Conille est une bonne carte selon la Minustah

24/11/2011 10:53:04

Haïti - Politique : Garry Conille est une bonne carte selon la MinustahMariano Fernández Amunátegui, le Représentant spécial de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) considère que le Premier Ministre, le Dr. Garry Conille est une bonne carte pour le pays et que le parlement est très disponible à la coopération.
«…je crois qu’Haïti est bien placé pour recevoir la collaboration internationale qu’elle a besoin et nous sommes en étroit rapport avec le gouvernement et le parlement pour mettre en place les nouvelles lois et les nouvelles dispositions qui permettront à Haïti d’être un interlocuteur plus valide avec la communauté internationale et recevoir l’investissement étranger […] je crois que le premier Ministre [Dr. Garry Conille] est aussi une bonne carte pour Haïti parce que c’est un homme qui a une expérience internationale importante, en même temps je vois un parlement très disponible à la coopération […] en général j’ai une vision positive mais il reste beaucoup de choses à faire…» a déclaré mardi M. Mariano Fernández à l’occasion de l’inauguration de centres polyvalents dans le sud-est du pays.
HL/ HaïtiLibre

Haïti-Justice

Le dossier Jean Dominique est une « cause perdue », pour Yvon Neptune

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Convoqué ce mercredi pour la deuxième fois au cabinet d’instruction suite à des propos tenus à la radio sur le brutal assassinat, en 2000, du journaliste, l’ancien Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide estime que de gros intérêts condamnent au piétinement l’interminable processus judiciaire enclenché ; un pessimisme qui tranche avec l’espoir du juge Yvickel Dabrésil qui ambitionne, lui, de faire jaillir la lumière sur cette ténébreuse affaire politico-judiciaire

Publié le mercredi 23 novembre 2011

L’ancien Premier ministre Lavalas, Yvon Neptune, a comparu une nouvelle fois mercredi au cabinet d’instruction où il a été interrogé par le juge Yvickel Dabrésil dans le cadre de l’interminable enquête sur l’assassinat, il y a plus de dix ans, du directeur de radio Haïti Inter, Jean Dominique, et du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint.

« Jusqu’à présent, après plus de dix ans, rien n’indique que justice sera rendue un jour à Jean Dominique », a lâché l’intéressé au sortir de l’audition motivée par ses récentes déclarations pessimistes sur cette scabreuse affaire politico-judiciaire, lors d’une émission à Radio Caraïbes FM (une station privée de Port-au-Prince).

M. Neptune croit que les intérêts qui se cachent derrière cette mystérieuse disparition sont si importants qu’ils ne permettront jamais de faire le jour sur le drame le plus médiatisé de ces dernières années en Haïti.

Un commando avait abattu le 3 avril 2000, dans la cour de son entreprise de presse, le célèbre journaliste, également conseiller politique du Président d’alors, René Préval, et son employé.

Déplorant les graves défaillances et l’inefficacité récurrente du système judiciaire, l’ex-chef de gouvernement a énuméré une liste de personnalités tuées dont on attend encore de connaître les noms des assassins, à l’image des prêtres Jean-Marie Vincent et Jean Pierre Louis, de l’homme d’affaires et militant politique Antoine Izméry, de l’avocate Mireille Durocher Bertin, de M. Michel Gonzales ou encore plus récemment de Guyto Toussaint, ancien président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC).

« Le dossier Jean Dominique est presque devenu un cadavre », a poursuivi, un tantinet agacé, l’ancien chef de la Primature et ex-président du Sénat en promettant de continuer à s’exprimer publiquement de la même façon sur une affaire qui a vécu toutes les tribulations possibles des avortements répétés du processus d’instruction.

Pour sa part, Me Yvickel Dabrésil a indiqué qu’il comptait interroger de nombreuses personnes dans le cadre de son enquête sur la mort brutale de MM. Dominique et Louissaint, dossier dont il est le énième juge à avoir hérité. Apparemment volontariste, le magistrat instructeur souhaite, comme ses prédécesseurs, pouvoir rendre son ordonnance très bientôt dans le but, avance-t-il, d’identifier et de punir les auteurs et commanditaires de ce double assassinat. spp/Radio Kiskeya

Haiti – Éducation :

50 millions de dollars pour l’éducation en Haïti

24/11/2011 10:59:31

Haiti - Éducation : 50 millions de dollars pour l'éducation en Haïti

La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé l’approbation d’une subvention de 50 millions de dollars pour soutenir la réforme éducative haïtienne lancée en 2010, laquelle cherche à généraliser l’accès gratuit à l’éducation de qualité.
La BID s’est compromise à appuyer l’ambitieux plan quinquennal avec 250 millions de dollars de ses ressources propres et avec une levée de fonds de 250 millions supplémentaires auprès d’autres donateurs. Parmi les autres objectifs de la réforme se trouvent la construction de milliers d’écoles, la formation de dizaines de milliers de professeurs et l’éducation gratuite pour des millions d’enfants.
Une subvention initiale de $50 millions avait été approuvée en novembre dernier. Depuis, la BID a travaillé pour mobiliser d’autres agences internationales, des donateurs bilatéraux, des institutions philanthropiques et des entreprises intéressées par l’appui à l’éducation haïtienne après le dévastateur séisme de l’année dernière. Le soutien implique maintenant, assistance financière de la BID et de ses partenaires inclue, près de US$ 150 millions.
Le Ministère de l’éducation nationale (MENFP) et son Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) sont les agences chargées de la gestion de la nouvelle subvention. Cette dernière contribuera à étendre l’accès des enfants à l’école, à améliorer la qualité de l’éducation, à élargir les possibilités de formation professionnelle pour les jeunes et à renforcer les capacités d’exécution et de régulation du ministère.
Les ressources de la BID seront utilisées pour financer la construction et l’équipement de 20 écoles publiques dans des zones où il n’y a pas de services éducatifs. Les aides soutiendront par ailleurs la réhabilitation de 15 écoles endommagées par le séisme et assurera les fournitures de 8 écoles construites par le Commandement Sud des Etats-Unis.
Pour garantir l’accès à l’éducation, la subvention servira à financer un programme de scolarisation gratuite mis en place par le gouvernement haïtien. Celui est soutenu, entre autres, par la Banque mondiale, l’Agence canadienne de développement international ou encore la Banque caribéenne de développement. La contribution de la BID permettra à 35000 enfants d’assister aux cours sans avoir à payer les frais de scolarisation et de couvrir des dépenses telles que les manuels pour 30000 étudiants et 2000 enseignants.
Pour améliorer l’apprentissage, la BID aidera la MENFP à relancer un programme d’éducation à distance qui a montré des résultats encourageants par le passé, notamment en mathématiques et apprentissage des langues.
De plus la subvention permettra la viabilité d’un Fonds compétitif pour l’innovation pédagogique, lequel financera des projets proposés par des institutions publiques ou privées cherchant à améliorer l’éducation en s’appuyant sur les technologies numériques.
Le programme financera aussi un projet pilote pour les sport liés au développement sous la direction du Comité olympique d’Haïti. Le projet comptera avec la participation de 7500 jeunes et se déroulera au complexe sportif de Carrefour, dans la banlieue Sud de Port-au-Prince.
Afin d’élargir l’offre de formation technique pour les jeunes haïtiens, le plan renforcera l’Institut national de formation professionnelle (INFP). La BID financera la construction ou réhabilitation de quatre centres de formation et introduira de nouveaux modèles de gestion public-privé dans six autres centres. Cela concernera tout particulièrement la région Nord où la BID finance la construction d’un parc industriel.
Les aides serviront également à financer des activités pour renforcer le MENFP dans le but d’améliorer sa capacité à exécuter des projets et à réguler le système éducatif haïtien.
L’éducation reste un de secteurs prioritaires de la BID en Haïti. Elle y mène des projets dont le montant s’élève à plus d’un milliard de dollars dans de secteurs tels que les infrastructures, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, l’énergie et la dynamisation du secteur privé.
HL/ HaïtiLibre

Signature d’un contrat de trois cents cinquante mille (US 350.000.00) dollars entre le Brésil, le ministère haïtien des travaux publics et l’Office National du Cadastre (ONACA)

Port-au-Prince, le mercredi 23 novembre 2011.- Le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communication (MTPTC), Jacques ROUSSEAU, le directeur de l’Office National du Cadastre (ONACA), Williams A. ALLONCE et l’agence brésilienne de coopération représentée par le général Jose Rosalvo Leitao DE ALMEIDA ont paraphé, ce mercredi 23 novembre, un contrat pour la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et le relogement de plus de 300 familles.
Ce contrat d’un montant de trois cents cinquante mille (US 350.000.00) dollars constitue la phase initiale du projet de construction d’une usine hydroélectrique dans la vallée de l’Artibonite à proximité de Mirebalais. Un projet déjà approuvé par les présidents haïtien Michel Joseph MARTELLY et brésilien Dilma ROUSSEFF.
La signature du contrat s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Garry CONILLE, et  de l’Ambassadeur brésilien en Haïti, M. Igor KIPMAN.  Le chef du gouvernement en a profité pour saluer l’amitié et la fraternité brésilienne après la catastrophe du 12 janvier 2010 et l’engagement du Brésil dans la coopération avec Haïti. Le diplomate brésilien a, pour sa part, salué le courage du peuple haïtien et fait état de son optimisme pour l’avenir.
Notons que ce projet pour lequel le contrat est signé s’étendra sur une période de 6 mois. La première phase durera 3 mois et consistera en la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et la seconde, le relogement de plus de 300 familles qui habitent les quartiers environnants.

Retour au calme au siège social  de l’ONA à Delmas après une journée mouvementée

Port-au-Prince, le 23 novembre 2011 – (AHP) – Le calme est revenu mecredi après-midi au siège social de l’Office National d’Assurance Viellesse (ONA) à Delmas où une situation de tension avait commencé la veille au soir.
A la base de cette situation, l’arrivée mardi soir sur les lieux  d’un groupe de 3 agents en uniforme de la Compagnie Elite, avec a leur tête le nouveau chef de securité, le major Kernisan, pour assurer la securité de l’Institution, aux côtés des agents  de l’ONA qui affirment n’en avoir pas été informés.
Du coup, ils ont cru, que c’était le processus de leur remplacement qui avait commencé.
Les anciens et les  nouveaux agents tous armés ont passé la nuit pratiquement côte à côte  à l’ONA, mais dans la plus grande méfiance.
C’est à l’arrivée  mecredi matin des autres agents de l’ONA que ceux de Elite ont été forcés de quitter les lieux,  tout comme M. Kernisan.
Pierre Louis Richardson, un chef de service  affecté  à la sécurité de l’ONA, a indiqué qu’un bain de sang a été evité d’un cheveu à l’ONA, vu que deux groupes armés se trouvaient dans le même espace
De leur coté, les agents de sécurité de l’ONA ont verouillé toute la journée de mecredi le portail de l »institution, empêchant toutes entrees et sorties.
Il ont rappelé qu’après le tremblement de terre de janvier 2010, c’est leur professionalisme et leur dévouement qui ont permis de sauver les archives de l’institution.
"Ce n’est pas ainsi qu’on traite des gens qui ont rendu service à l’ONA, ont-ils fait savoir, affirmant qu’ils n’ont pas l’intention de laisser leur place à ceux qu’ils ont presentés come des anciens militaires.

Toutes les activités étaient paralysées et la quasi-totalité des employes semblaient se solidariser des agents de securité, estimant que s’il est bien question de leur remlacement, ils n’étaient pas non plus à l’abri.

Le denouement de cette journée de tension allait être  trouvée avec l’arrivée du nouveau directeut général, Bernard Degraff, dont le bureau se trouve depuis le séisme à la Succursale de Pétion-Ville.
Des négociations ont éte vite engagées. M. Dégrafff a aussitôt donné l’assurance qu’il n’avait aucune intention de procéder à  des révocations.
Faisant état d’un manque de communication, il a expliqué que les 3 nouveaux agents n’etaient pas venus remplacer ceux de l’ONA, mais devaient être attaché au service du portefeuille, sur la base d’un contrat. " C’est le chef de sécurité, le major Kernisan qui avait la responsabilité de fournir ces informations", a-t-il indiqué.
Bernard Degraff a pris l’engagement de former une  commision de 5 membres  pour coiffer le service de securité en lieu et place de la directon qui  avait à sa tête le major Kernisan qui sera affecté, lui, à un autre poste.
Les nouveaux agents seront eux aussi affec†és à d’autres posts, sur la base de contrat, les employés engagéss dans les negociations ayant expliqué qu’il n’etait pas indiqué ni prudent que deux groupes d’hommes armés évoluent dans le même espace.
Le Directeur general de l’ONA a révélé par ailleurs qu’il etait disposé à accorder 50% d’augmentation aux employés de l’Institution, mais en a été dissuadé par des cadres qui ont eux-mêmes benéficié de cette hausse de salaires. .
Depuis le 21 novembre, les  employés de niveau inférieur ont obtenu une augmentation de  25%.
Les negociations ayant abouti au retour au calme à l’ONA se sont déroulées en présence de la directice générale adjointe, Erna Beaulieu, sous les offices  du sercive des relations publiques.

mercredi 23 novembre 2011

23 Nov

Lettre de démission du Ministre de la Justice
22/11/2011 17:09:06

 

Josué Pierre-Louis, le Ministre de la justice et de la sécurité publique, a remis officiellement sa démission au Premier Ministre, le Dr Garry Conille, quelques heures avant la séance d’interpellation prévue ce mardi 23. Dans une courte lettre datée du 22 novembre le Ministre explique :

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« Monsieur le Premier Ministre,

J’ai honneur de vous présenter mes compliments et je profite de l’occasion pour vous remercier d’avoir, en accord avec le Président de la République, fait appel à moi pour vous accompagner dans votre difficile mission au service de l’Etat.

Cependant, la conjoncture actuelle me commande de vous présenter ma démission comme Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique. Le climat actuel ne me permet pas de mettre en œuvre avec toute la sérénité nécessaire la feuille de route qui m’a été confiée.

Soyez assuré de ma disponibilité à mener le noble combat en vue de l’instauration irréversible en Haïti d’un véritable Etat de droit.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, avec mes patriotiques salutations, l’expression de ma très haute considération.»

Josué PIERRE-LOUIS
Ministre


HL/ HaïtiLibre

Gary Conille, ministre de la justice et de la sécurité publique

Mercredi, 23 Novembre 2011 18:02

imageLe premier ministre Gary Conille assurera l’intérimat en attendant la nomination d’une nouvelle personnalité au poste de ministre de la justice et de la sécurité publique. C’est ce qu’il a annoncé mardi dans une correspondance au Bureau du Sénat de la République pour l’informer de la démission de Me Josué Pierre-Louis

Le président du corps, Rodolphe Joazil a procédé à la lecture de la correspondance à l’ouverture de la séance consacrée au vote du rapport de la commission spéciale d’enquête sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire. Un rapport qui exigeait l’interpellation de Me Josué Pierre et de son collègue Thierry Mayard Paul.

Mais, la démission de Me Josué Pierre-Louis va intervenir peu avant l’ouverture de la séance. Dans sa lettre au premier ministre Gary Conille, le Garde des Sceaux de la République écrira : « Le climat actuel ne me permet pas de mettre en œuvre avec toute la sérénité nécessaire la feuille de route qui m’a été confiée ».

Me Josué Pierre-Louis donnera au premier ministre la garantie de sa « disponibilité à mener le noble combat en vue de l’instauration irréversible en Haïti d’un État de droit ».

Lundi, des rumeurs faisaient déjà état de la démission du ministre Pierre-Louis sous pression des plus hautes autorités de l’Exécutif. Des rumeurs que le principal concerné allait vite démentir. Mais en fin de journée, des sénateurs, dont Youri Latortue, présenteront la démission du ministre de la justice comme l’issue la plus heureuse à la crise née des événements du 27 Octobre 2011.

Entretemps, la commission sénatoriale d’enquête dépose son rapport au bureau du Sénat. Le président de la République qui semblait avoir été informé des recommandations faites par la commission, convoquera une réunion avec les présidents des commissions du Grand Corps. Et au cours de cette rencontre, les sénateurs avaient insisté sur la nécessité de la mise à pied du Garde des Sceaux de la République pour sa responsabilité dans l’arrestation du député Arnel Bélizaire.

A l’issue de ces pourparlers, les carottes étaient cuites pour Me Pierre-Louis. Les pressions s’étaient accentuées. Il a du écrire sa lettre de démission. Un acte salutaire pour plus d’uns, mais stratégique pour d’autres qui croient que d’autres membres du gouvernement auraient pu être destitués.

Haïti – Politique :

Le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères évite l’interpellation
23/11/2011 08:58:47

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Ce mardi, les Sénateurs se sont réunis en vue d’interpeler, Me Josué Pierre Louis, le Ministre de la Justice et du Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Michel Brunache, dans le cadre de l’arrestation arbitraire du Député Bélizaire, le 27 octobre dernier.

Après lecture du rapport de la Commission d’enquête sénatoriale, par François Anick Joseph le Secrétaire Rapporteur de la Commission, suite à une demande du Sénateur Youri Latortue, le Sénat a procédé à la levée de l’interpellation de Me Michel Brunache.

Le Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, a remercié les Sénateurs pour cette décision et réitéré sa volonté de contribuer au renforcement des institutions du pays et d’apporter tout son soutien au Parlement.

Le Ministre de la Justice, Me Josué Pierre Louis, démissionnaire quelques heures auparavant, n’était pas présent à cette séance d’interpellation.

Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html

Lire aussi :
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HL/ HaïtiLibre

Les sénateurs veulent des excuses publiques du président Martelly

23/11/2011 14:24:00 Auteur(e) La Redaction

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Les parlementaires ont exigé des excuses publiques de la part du président Michel Martelly pour son implication directe dans l’affaire ayant conduit à l’arrestation et à l’incarcération du député Bélizaire.

Dans le rapport de la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur l’incident, les signataires du document ont fait une série de recommandations parmi elles des excuses exigées de la part du chef de l’Etat.

"Si le président accepte de faire des excuses publiques, il sortira grand de cette crise et ceci nous permettra d’avancer sur les dossiers importants", a dit le sénateur Steven Benoit.

Le sénateur Moïse Jean-Charles farouche adversaire du président Martelly, a réclamé des mesures soient prises non seulement contre les personnes impliquées directement dans l’arrestationn du député Bélizaire, mais aussi contre le président Martelly.

Il a rappelé que le président avait dit à des parlementaires qu’il ne reviendrait pas sur sa décision de faire arrêter le parlementaire.

HPN

Affaire Bélizaire :

Garry Conille et Thierry Mayard-Paul ne seront pas interpellé
23/11/2011 10:10:35

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Dans le rapport de la Commission sénatoriale, chargée d’enquêter sur l’arrestation arbitraire du Député Arnel Bélizaire, le 27 octobre dernier, la Commission, dans ses recommandations spécifiques, mentionnait au point F, « Que le Premier Ministre M. Garry Conille, les Ministres Me. Josué Pierre-Louis de la justice et de la sécurité publique et Me. Thierry Mayard-Paul Ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, soient interpellés par devant le Sénat pour qu’ils répondent des actes commis ou des actes que le gouvernement a posés et auxquels ils se sont soustraits. »

Semblant satisfait de la démission du Ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis, les Sénateurs Lambert et Youri Latortue ont réussi à faire voter, par 11 voix pour, 6 contre et 4 abstentions, la suppression du point F du rapport de la Commission, annulant ainsi l’interpellation par le Sénat, du Premier Ministre et du Ministre de l’intérieur.

Un vote vivement contesté par le Sénateur François Anick Joseph qui déplore qu’« une fois de plus, la ruse a gagné et la Nation a perdue », affirmant que « le vote est illégal, il fallait obtenir la majorité absolue des sénateurs, nous avons violé nos propres lois… » De son côté, le Sénateur Francky Exius dénonce un vote injuste, affirmant que « les députés vont revenir sur cette décision… » Le Sénateur Moïse Jean-Charles, opposant acharné du Président Martelly, a réclamé que des mesures soient prises contre le Chef de l’État et toutes les personnes impliquées dans l’affaire Bélizaire.

Suite à la lecture de son rapport, la Commission a recommandé que le Président Michel Martelly présente des excuses publique en raison de la violation des articles114 et 115 de la Constitution concernant l’arrestation d’un député en fonction. « Si le Président accepte de faire des excuses publiques, il sortira grand de cette crise et ceci nous permettra d’avancer sur les dossiers importants » a déclaré le sénateur Steven Benoit.

Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html

Lire aussi :
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HL/ HaïtiLibre

Les Sénateurs pro-Martelly sauvent la tête du ministre de l’intérieur

Se contentant de la mise à l’écart du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, les Joseph Lambert, Youri Latortue et compagnie ont réussi l’exploit d’empêcher l’interpellation de Thierry Mayard Paul en adoptant sur mesure les recommandations de la commission spéciale qui enquêtait sur l’arrestation du Député Arnel Bélizaire ; les accusations accablantes portées dans le rapport d’enquête contre le super ministre ont été balayées lors d’un vote que le Sénateur François Anick Joseph a qualifié d’illégal

Publié le mardi 22 novembre 2011

Le Sénat haïtien a repoussé tard mardi soir par 11 voix pour, six contre et quatre abstentions un projet d’interpellation du très influent ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, après des témoignages accablants sur son implication présumée dans l’arrestation scandaleuse du Député Arnel Bélizaire, le mois dernier.

Dominée par le groupe majoritaire des seize et alliés, l’assemblée a adopté le rapport de la commission spéciale d’enquête en écartant le point f qui visait directement Me Mayard Paul, ancien chef de cabinet du Président Michel Martelly dont il est très proche.

Outre des excuses publiques du chef de l’Etat et des assises entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire sur les grands dossiers, dans les conclusions de son rapport, la commission sénatoriale avait recommandé d’interpeller le titulaire de l’intérieur et son collègue de la justice, Josué Pierre-Louis, qui, avec l’accord du pouvoir, a rendu dans la journée de mardi son tablier quelques heures avant que le Sénat ne prononce son verdict.

Les données recueillies par les investigateurs révèlent que Thierry Mayard Paul, présent à l’aéroport international Toussaint Louverture lors de l’arrestation spectaculaire d’Arnel Bélizaire, le 27 octobre, aurait brutalisé des agents du service de sûreté, violé la zone stérile, et même entrepris des démarches auprès des autorités françaises afin d’empêcher le retour du parlementaire à l’issue d’une mission à Paris.

« Une fois de plus, la ruse a gagné et la nation a perdu », s’est désolé le Sénateur François Anick Joseph, le rapporteur de la commission spéciale, en dénonçant en vain un vote illégal dont l’objectif était, dit-il, pour certains de ses collègues de « protéger leurs copains » au sein du gouvernement.

L’élu de l’Artibonite, qui rappelle qu’au Grand Corps la majorité absolue est de seize, estime que les onze voix favorables à la modification du rapport ne devaient pas être validées.

La suppression du fameux petit f a été introduite et soutenue respectivement par Joseph Lambert et Youri Latortue, deux Sénateurs dont les partis sont représentés dans le gouvernement Martelly/Conille.

Fidèle à son opposition farouche à Martelly, le Sénateur du nord, Moïse Jean-Charles, a déposé une proposition recommandant la mise en accusation du Président pour son énorme responsabilité dans l’arrestation du Député de Delmas/Tabarre avec qui il avait échangé des propos fielleux, avant les événements d’octobre.

Avec Steven Benoît et Francky Exius, Jean-Charles a été l’un des trois élus à avoir refusé de prendre part, à une rencontre mardi matin au Palais National, avec le chef de l’Etat sur l’épilogue de la séance d’interpellation. spp/Radio Kiskeya

L’affaire Bélizaire est désormais classée au niveau du sénat
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Les sénateurs ont mis fin ce mardi 22 novembre à l’affaire Bélizaire lors d’une séance au cours de laquelle, ils n’ont accordé ni vote de censure ni vote de confiance aux membres du gouvernement interpellés.

En effet, la séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’état aux affaires étrangères, Michel Brunache n’a donné lieu ni à un vote de censure ni à un vote confiance contrairement à ce que prévoit les règlements internes du grand corps.

Ne s’étant pas présenté au grand corps au moment de la séance d’interpellation, le ministre de la justice s’est demis de ses fonctions, selon une lettre que le premier ministre Garry Conille a transmis au grand corps.

Du même coup, Michel Brunache a pu bénéficier, de l’assemblée des sénateurs, d’une levée d’interpellation puisque ce dernier n’était pas encore installé dans ses fonctions lors de l’arrestation du député, le 27 octobre dernier.

Alors que la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur l’arrestation de l’élu de Delmas/Tabarre a recommandé à l’assemblée de sénateurs d’interpeller le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul qui est impliqué lui aussi dans ce dossier, onze sénateurs ont voté contre cette recommandation suite à une proposition d’annulation faite par le sénateur Joseph Lambert.

Selon ce qu’a fait savoir le président du grand corps, le sénateur Rodolphe Joazile, le bureau du sénat s’apprête déjà à écrire le chef du gouvernement pour l’informer de la décision de l’assemblée.

Entre autres recommandations faites par les sénateurs-commissionnaires dans leur rapport, ces derniers souhaitent que le président Michel Martelly reconnaisse publiquement qu’il a eu un mauvais comportement, dans le cadre du dossier du député Arnel Belizaire.

Les parlementaires estiment donc nécessaire que le chef de l’Etat convoque des assises entre les trois pouvoirs en vue de statuer sur les grands dossiers d’intérêt national.

GA/ Radio Métropole Haïti

Le dossier d’Arnel Bélizaire est tendancieusement traité selon François Anick Joseph
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L’élu de l’Artibonite, le sénateur François Anick Joseph s’est dit déçu de l’attitude adoptée par l’assemblée des sénateurs en ce qui concerne le dossier du député Arnel Bélizaire.

Le parlementaire qui faisait partie de la commission sénatoriale qui était chargée d’enquêter sur l’arrestation illégale et arbitraire de l’élu de Delmas/Tabarre, s’en prend à ses collègues qui ont procédé par vote au rejet de l’interpellation du ministre de l’intérieur, maitre Thierry Mayard Paul, tel que le recommandait le rapport de la commission.

« L’interpellation du ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, impliqué dans l’arrestation du parlementaire, est rejetée par pur intérêt personnel d’un groupe de sénateurs », affirme le premier sénateur de l’Artibonite.

Par ailleurs, en procédant à la levée de l’interpellation du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, au moment du déroulement de la séance et non 24 heures à l’avance, le sénateur François Anick Joseph indique que l’assemblée des sénateurs n’a fait que violer les règlements internes du Sénat.

Tandis que le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères n’est pas indexé dans l’affaire Bélizaire, Anick François Joseph estime que l’assemblée aurait mieux fait d’interroger ce dernier comme il était convenu même si l’interrogation allait déboucher de toute évidence sur un vote de confiance.

GA/Radio Métropole Haïti

Affaire Bélizaire :

Texte du Rapport de la Commission Spéciale d’Enquête
22/11/2011 17:18:37

Rapport de la Commission Spéciale d’Enquête sur l’Arrestation du Député Arnel Bélizaire. Le rapport recommande l’interpellation du premier ministre et des ministres de la justice et de l’intérieur. Publié le mardi 22 novembre 2011.

[…]
Introduction

Haïti est un État souverain, indépendant, libre et démocratique. Elle est constituée de trois pouvoirs :

– l’Exécutif, chargé de veiller au respect et à l’exécution de la Constitution, à la stabilité des Institutions et à la continuité de l’État ;

– le législatif qui a pour mission de rédiger les lois de la République (légiférer) et de contrôler l’action gouvernementale. Il est formé du Sénat et de la Chambre des Députés ;

– le Judiciaire dont la mission est de donner la justice à qui elle est due, sans distinction de race, de classe et de religion.

Ces trois pouvoirs sont appelés en toutes circonstances à cohabiter, à vivre ensemble pour sauvegarder la souveraineté de la nation, favoriser le bien-être du peuple et garantir la sécurité des vies et des biens.

Mise en Contexte

Le jeudi 27 Octobre 2011, entre 17h45 et 18h, différentes unités de la Police Nationale d’Haïti, accompagnées par des troupes de la MINUSTAH mobilisées pour la circonstance, ont procédé à l’arrestation du député en fonction, l’Honorable Arnel Bélizaire, représentant de la circonscription Delmas-Tabarre . Les rumeurs qui circulaient depuis tantôt une semaine se sont enfin concrétisées. Le député appréhendé a été conduit à la prison civile de Port-au-Prince, le Pénitencier National et y est resté toute une nuit. Il a été déposé le lendemain après-midi, sur la cour des locaux de la Chambre des députés, sans autre forme de procès.

Cet acte a causé l’émoi au sein de la communauté parlementaire. Il a suscité la réprobation de la société haïtienne et a valu à la République les vertes remontrances des nations amies. Une vague de confusion entoure l’arrestation du député. Personne ne semble en mesure d’expliquer de manière convaincante les raisons qui ont porté un officier du ministère public à faire procéder à l’arrestation du député, acte qui selon toute évidence est en violation systématique de la Constitution et des lois haïtiennes en vigueur. Il n’a pas été non plus possible de déterminer, en dehors du Commissaire du Gouvernement, qui sont les autres responsables du gouvernement et/ou de l’Etat impliqués dans cette affaire. Le Sénat de la République d’Haïti, s’est donc retrouvé dans la situation d’exercer ses prérogatives constitutionnelles en se proposant d’identifier les causes profondes à la base de ce dysfonctionnement des structures de l’État afin d’éviter que cela se reproduise dans le futur et de demander des comptes à tous membres du gouvernement ou tous fonctionnaires de l’État ayant à un titre ou à un autre une responsabilité dans cette affaire.

Composition de la Commission

A la séance d’interpellation du Ministre de la Justice, Me. Josué Pierre-Louis et du Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères, Monsieur Michel Pierre Brunache, des sénateurs se sont rendus compte d’une carence d’information autour des événements liés à l’arrestation du député. Aussi, sur une proposition du sénateur Riché Andris, notamment appuyée par les sénateurs Jean William Jeanty et Joseph Lambert, l’assemblée du Sénat a décidé et voté la création d’une commission chargée d’enquêter sur le dossier de l’arrestation du député en fonction, l’Honorable Arnel Belizaire. La Commission sénatoriale ainsi formée est composée des Honorables sénateurs suivants : 1- Jean William Jeanty, Président 2- François Anick Joseph, Rapporteur 3- Riché Andris, Membre 4- Dieuseul Simon Desras, Membre 5- Joel Joseph John, Membre Méthodologie

La Commission, une fois constituée, a établi un calendrier de travail reparti sur un intervalle de 10 jours ouvrables. Elle a dressé une liste de personnalités à auditionner en vue d’éclairer sa lanterne autour de cette affaire. Elle a fait des auditions des personnes concernées la clé de voute de sa démarche. Aussi, a-t-elle adopté la méthode boule de neige consistant à collecter des informations d’une personne et des suggestions sur d’éventuels témoins ou responsables ayant des informations susceptibles de permettre à la Commission de faire la lumière autour du dossier. L’on devra dès lors comprendre que la liste des personnes à auditionner ne se limitera point à celle initialement dressée par la commission, seule compétente de décider de la fin de la période des auditions, de l’insuffisance ou de l’abondance des informations collectées avant de former sa conviction ou de dresser un rapport à l’assemblée du Sénat.

Les Faits

1. Le mercredi 12 Octobre 2011, se tenait une réunion au Palais National. Cette rencontre réunissait des membres du gouvernement dont le Premier Ministre, le Président de la République et des députés du fameux Groupe 58 négociant avec l’exécutif les conditions de facilitation du vote positif de la déclaration de politique générale du premier ministre, M. Gary Conille . Au cours de cette rencontre, une vive altercation a opposé le président de la république, M. Michel Joseph Martelly au député de la circonscription Delmas-Tabarre, M. Arnel Bélizaire. Les députés témoins de la scène ont rapporté avoir assisté à des échanges injurieux et orduriers entre le président et le député. Ils ont aussi relaté que le président aurait à un moment de la discussion, proféré des menaces de mort contre le député Bélizaire qui a gardé le silence aux minutes de pointe de ses débordements. Des agents affectés à la sécurité du président aurait, de leur côté, fouillé systématiquement le véhicule du député, à sa sortie du Palais National.

2. Dans les jours suivants, soit le 14 Octobre 2011, le président de la république, avant de prendre l’avion à destination de la république dominicaine, a encore émis, sans faire expressément mention du député, des menaces à peine voilées à l’égard de personnes qu’ils qualifient de criminels fugitifs, évadés de prison et de repris de justice en mal d’immunité ayant trouvé refuge au Parlement Haïtien, suite au désordre créé par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), dans le cadre de la réalisation des dernières élections.

3. Quelques jours plus tard, soit le mercredi 19 Octobre 2011, le nouveau ministre de la justice, Me. Josué Pierre-Louis, a précisé dans son discours d’investiture un nouveau rôle désormais assigné à son ministère. Selon ses déclarations, en plus des tâches de formulation de la politique du gouvernement en matière de justice, de sécurisation des vies et des biens, d’organisation des parquets, cours et tribunaux de la république, etc. son ministère jouera le rôle de conseiller juridique à la disposition du gouvernement.

4. Le mercredi 19 Octobre 2011, le commissaire du gouvernement, Me. Félix Léger, a adressé une correspondance au président de la chambre des députés, l’Honorable Sorel Jacinthe, lui demandant de mettre à la disposition de la justice haïtienne le député de la circonscription Delmas-Tabarre, M. Arnel Belizaire pour qu’il soit entendu par la justice autour d’un dossier sur lequel travaille le Parquet de Port-au-Prince.

5. Le samedi 22 Octobre 2011, le commissaire du gouvernement s’est rendu à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en vue de s’entretenir avec le directeur de cette institution sur les modalités de recherche, d’appréhension et de déposition à la prison civile de Port-au-Prince de dix personnes en contravention avec la justice. Au cours de l’entretien, le commissaire du gouvernement a remis au directeur de la police judiciaire un document de trois (3) pages incluant une requête, une liste mentionnant les noms des personnes à appréhender et la reproduction sur papier de trois (3) photographies. Dix noms dont celui d’un député en fonction, répondant au nom de Arnel Bélizaire figuraient sur la liste ; Parmi les photos recopiées, se trouvait également celle du député. Le directeur de la police judiciaire a fait valoir des réserves quant à la faisabilité d’une telle action étant donné que l’accusation ne semblait pas tellement fondée et qu’elle concernait une personnalité importante. Face à l’intense interrogatoire du directeur de la DCPJ, M. Godson Aurelus, autour de l’exécution de cette requête, le commissaire du gouvernement a jugé bon de reprendre le document et de s’en aller.

6. Cependant, depuis la soirée du samedi 22 Octobre 2011, des informations circulaient déjà dans différents organes de presse (radio, télévision, journaux, internet, etc.) sur l’arrestation imminente du député.

7. Le mardi 25 Octobre 2011, au cours d’une réunion avec le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), M. Mario Andrésol, le directeur de la DCPJ reçoit un appel de son chef de cabinet, Monsieur Francene Moreau, l’informant que la même requête de samedi a été envoyée de nouveau. Le directeur se donne la peine d’appeler le commissaire du gouvernement pour lui demander si les dossiers autour de l’affaire étaient corrects et s’il fallait procéder à l’arrestation. Tout en soulignant qu’il était le seul maître de l’action publique, le commissaire du gouvernement a clairement signifié au directeur de la DCPG qu’il n’avait aucun autre choix que d’exécuter son ordre.

8. Le directeur de la DCPJ s’entretint avec le directeur général de la PNH sur la délicatesse et la faisabilité de l’arrestation du député en question.

9. Le 26 Octobre 2011, s’est tenue au palais national une réunion sur la question de la sécurité nationale notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Plusieurs membres du gouvernement ainsi que les responsables de la police ont attesté de la tenue de cette réunion. L’adoption d’une stratégie à l’encontre de la vague d’insécurité ayant récemment déferlé sur le pays tout entier et la capitale en particulier a été le point à l’ordre du jour de cette rencontre. Différents témoignages notamment celui du ministre des affaires étrangères qui est arrivé au palais national quelques dix minutes avant la fin de la réunion afin de remettre au premier ministre une feuille de route sur son voyage prévu le lendemain matin au Paraguay ont été dans le sens d’une préservation de la stabilité du pays.

10. Tôt dans la matinée du jeudi 27 Octobre 2011, , des unités spécialisées de la police nationale d’Haïti ainsi que des policiers affectés au commissariat de l’aéroport assistés des polices militaires de la MINUSTAH ont été déployés le long des routes menant a l’aéroport de Port-au-Prince et également devant l’aéroport jusqu’à l’entrée communément appelée porte 7. Les riverains et autres passants ont pu s’étonner de l’intense déploiement de la police nationale aux abords de l’aéroport. Certains estiment qu’environ un tiers de l’effectif de la PNH était déployé pour l’opération Mais Gâté.

11. Ce même jeudi 27 octobre 2011, les medias de la capitale regorgeaient d’informations sensationnelles quant à l’arrestation imminente du député Arnel Belizaire. Celui-ci devait rentrer de France dans l’après-midi, via Pointe-a-Pitre sur un vol de la Air Caraïbes.

12. Vers 14heures 30, on annonce au Directeur général de l’aéroport, M. Pierre André Laguerre, que le directeur de la DCPJ, M. Godson Aurelus est là et veut le voir. Il le fait entrer. Monsieur Aurélus explique à Monsieur Laguerre que ses hommes (DCPJ) vont procéder à l’arrestation du député Arnel Belizaire. Monsieur Laguerre suggère au directeur de la DCPJ de procéder autrement soit en laissant le député se rendre au salon diplomatique et que de là on pourrait discrètement procéder à son arrestation. Mais la DCPJ s’entête à faire comme elle a déjà planifié. A sa sortie du bureau de Monsieur Laguerre, le directeur de la DCPJ se rend au salon VIP de l’aéroport. Ce fait est attesté par Monsieur Louis Volel, chef de service de la sûreté de l’aéroport.

13. Sur la piste de l’aéroport, un certain Samuel Moreau qui est le frère du directeur de cabinet du directeur de la DCPJ s’affaire. Il est tantôt à la radio tantôt au téléphone. Il passe des ordres et positionne des agents qui semblent travaillés sous son contrôle. Il parait n’avoir aucun titre officiel ni à l’aéroport ni à la DCPJ.

14. Au même moment, le commissaire du commissariat de l’aéroport, M. Justin Marc et le président du sénat, l’Honorable Jean Rodolphe Joazile s’amènent et prennent place au pied de l’échelle servant au débarquement de l’avion.

15. Il est près de 17 heures et le directeur de la sûreté de l’aéroport, M. Serge Simon, revient d’une rencontre à l’OFNAC avec les responsables de ladite institution et les évaluateurs de l’OACI qui avaient dans la matinée visité l’aéroport du Cap Haïtien en construction. Il reçoit un appel de Monsieur Yvon de Castro, responsable de Air Caraïbes en Haïti. Celui-ci s’inquiète de la possibilité pour le commandant de bord de dresser un rapport contre l’aéroport Mais Gâté. Il suggère que l’arrestation ait lieu en un autre endroit. Monsieur Simon fait part à Monsieur Moreau des inquiétudes de Monsieur De Castro. Celui-ci poursuit sans broncher. Monsieur Simon en parle aux agents du BRI et ceux-ci rétorquent ne recevoir d’ordre que de leur supérieur hiérarchique. Il en parle à nouveau à Monsieur Moreau qui appelle la DCPJ : réponse négative. Monsieur Simon essaie à nouveau de dissuader les agents du BRI : nouvelle réponse négative. Monsieur Simon part finalement parler au commissaire Justin qui pour toute réponse lui explique que tout était déjà prêt pour l’opération.

16. Vers 17h45, l’avion de la Air Caraïbes atterrit à l’aéroport de Port-au-Prince. Le tarmac de l’aéroport regorge déjà d’agents en uniforme tout comme de citoyens en tenue civile qui semblent faire partie de l’opération Mais Gâté. Les agents de la DCPJ et autres agents du SWAT Team, du BRI, et les gens en tenue civile étaient armés sur la piste de l’aéroport sans qu’ils soient munis du badge rouge qui donne accès aux gens armés sur la piste de l’aéroport. Ils s’approchent de l’avion.

17. Un véhicule arrive en trombe devant la porte d’entrée de la salle de départ #2. Du véhicule sautent le ministre de l’intérieur et d’autres individus pressés qui s’engagent dans l’entrée sans aucune formalité ni même réclamer une carte d’accès, ce à quoi a droit le ministre. Ils bousculent tout sur leur passage : d’abord l’agent Jackson Desgazon qui se trouvait dans l’entrée, ensuite Ralph Lazarre qui a essayé de s’interposer à eux au poste de filtrage #1. Là, c’est le ministre lui-même qui l’aurait frappé. Ils passent l’immigration et arrivent au deuxième poste de filtrage et traversent sans s’arrêter jusqu’à la porte donnant sur la rampe. Des policiers en uniforme affectés à la sûreté de l’aéroport venaient de passer par cette porte. Au moment où l’agent Fritz Dorcé (qui y était posté selon le vœu du manuel de sûreté de l’aéroport) allait la refermer, la porte est bloquée par quelqu’un qui en même temps lui sert un coup de pied. Le directeur de la sûreté est immédiatement informé de l’incident par le superviseur général, Monsieur Lesly Gustave.

18. Entre temps, le nombre de policiers et d’autres gens sans uniforme présents sur la piste augmente considérablement au point où le ministre de l’intérieur a lui-même déclaré avoir vu près de mille personnes sur la piste.

19. Les opérations de débarquement ont commencé et le député Bélizaire paraît être le douzième ou le treizième passager à descendre de l’avion. Au bas de l’échelle qui conduit de l’avion sur la piste, le député Bélizaire a eu un bref entretien avec le sénateur Joazile à la fin duquel il remet son passeport et son sac au sénateur. Il s’apprêtait à suivre le sénateur Joazile qui l’avait invité à prendre place à bord de son véhicule quand quatre agents de SWAT Team et des agents de la DCPJ (dont certains étaient encagoulés) s’interposent et lui font signe de monter à bord d’un autre véhicule, un tout terrain pickup de couleur rouge appartenant a la police nationale. Alors, le directeur de la sûreté de l’aéroport qui se trouvait à quelques six mètres de là entend le député dire :« Messieurs, relax ! » Il prend place dans le siège arrière du véhicule de la police au milieu de deux agents de SWAT tandis que deux autres agents de SWAT prenaient place à l’avant dont un au volant.

20. Le député ayant été appréhendé, le convoi sort de la piste par la porte donnant sur la SONAPI. Il part en direction du centre ville par la route de l’aéroport via l’ancienne piste de l’aviation militaire et la route du Bicentenaire. Arrivé sur la piste, le député a demandé aux agents ou ils le conduisaient ; ils ont répondu qu’ils ne savaient pas. Sur la route du bicentenaire, au niveau de l’ambassade du Vénézuela, il a à nouveau formulé la même question et les agents ont répondu qu’ils ne savaient toujours pas. Soudainement, le convoi s’est arrêté et un des agents a eu différentes communications avec quelqu’un d’autre. A la fin de cette conversation, ils ont redémarré et ont pris la direction de la Rue du Champs de Mars. A ce moment, le député a compris qu’on le conduisait à la prison civile de Port-au-Prince.

21. A la prison civile, les officiers de l’APENA ont refusé d’admettre le député étant donné qu’il n’y avait eu aucun dossier le concernant comme évadé de prison, et qu’en plus il n’y a eu aucun ordre de dépôt. Le député a dû passer la nuit au greffe de la prison, les responsables ont accepté que des membres de sa famille lui apportent matelas et couverture pour la nuit. 22. Un peu après 19 heures, le Premier ministre a été au pénitencier national rendre visite au député. Il lui a parlé quelques minutes. Avant de repartir vers les 20 heures, le premier ministre a tenu à faire remarquer aux agents de l’APENA qu’ils avaient sous leur responsabilité un député en fonction et qu’il fallait le traiter avec toute la considération dûe à son statut.

23. Comme le député a avait passé la plus grande partie de la nuit au téléphone avec des travailleurs de la presse, , on est venu le lendemain vers les dix heures lui confisquer son téléphone, sur ordre du commissaire du gouvernement.

24. Le vendredi 28 Octobre 2011, le député est transféré de la prison civile à la chambre des députés vers 14h, sans autre forme de procès.

Témoins et Acteurs de l’Événement (Auxquels la nation devrait demander des comptes)

Ce qui ressort de l’analyse des témoignages enregistrés à l’occasion des auditions tenues au sénat de la république, ’il ne s’agissait pas en ce jeudi 27 octobre 2011 d’une simple opération de police consistant en l’arrestation d’un citoyen haïtien recherché par la justice haïtienne. Il s’agissait plutôt d’une opération où sont mobilisées presque toutes les unités spécialisées de la police nationale d’Haïti, les forces de police militaire de la MINUSTAH, la police administrative cantonnée à l’aéroport, des membres du gouvernement, de hauts fonctionnaires de l’administration publique, et aussi de simples employés de l’Etat haïtien. Dans beaucoup d’étapes du processus sont intervenus des individus qui vraisemblablement ne remplissent aucune fonction connue dans l’appareil d’Etat.

Qui sont-ils les acteurs impliqués dans cette affaire ?

I. Il s’agit en tout premier lieu du commissaire du gouvernement, Monsieur Félix Léger, celui par qui le scandale est arrivé. Il est le maitre de l’action publique. Il décide de poursuivre ou non. Mais a-t-il agi seul ? Bon nombre de personnes qui ont déposé par devant la commission le prétendent. Mais on y reviendra plus tard. Pour l’instant, il ne s’agit que de présenter les personnes impliquées dans l’affaire.

II. Ensuite vient le ministre de la justice, Monsieur Josué Pierre-Louis qui exerce une tutelle sur le commissaire du gouvernement. Il est garant du bon fonctionnement du système judiciaire. Les performances positives ou peu recommandables d’un commissaire de gouvernement le concernent au premier chef. Il a été informé de la démarche du commissaire du gouvernement dès le 20 Octobre 2011 (correspondance au président de la chambre des députés) et a suivi l’affaire jusqu’à son dénouement le 27 Octobre 2011.

III. Le premier ministre, Monsieur Gary Conille qui a la responsabilité de veiller à la bonne marche du gouvernement. Il a la responsabilité de l’exécution des lois de la république et veille au respect de ces mêmes lois. Il déclare avoir été tenu à l’écart de toutes les démarches et du ministre et du commissaire. D’ailleurs, il ne pourrait aucunement s’immiscer dans une action de justice entreprise par un commissaire d’autant qu’il a été menacé d’obstruction à la justice, par le ministre de la justice, le jour de l’arrestation.

IV. Le ministre de l’intérieur, Monsieur Thierry Mayard-Paul qui a été impliqué au plus haut point dans l’affaire. M. Paul a des amis à la chambre des députés . Ceux-ci l’avaient contacté pour obtenir de lui qu’il intervienne pour empêcher au gouvernement de plonger tête baissée dans l’illégalité. M. Paul a même tenté de parler au député alors que celui-ci était en France pour le dissuader de revenir au pays. Il a même consenti un déboursement personnel afin de permettre au député de rester quelque temps encore en dehors du pays et prévenir l’arrestation. De plus, c’est en sa présence qu’a eu lieu la scène où le président et le député se sont rivalisés dans la profération d’obscénités. Il était également témoin de la rencontre ou des sénateurs et des députés ont rencontré le président de la république afin de trouver une entente sur un possible abandon du projet d’arrestation du député.

V. Le directeur de la DCPJ, Monsieur Godson Aurélus, qui a posé mille questions au commissaire du gouvernement à la réception de la requête sur la faisabilité de l’arrestation. Alors comment expliquer son entêtement à exécuter cette requête le jour du jeudi 27 octobre 2011 et aussi sur la piste de l’aéroport malgré les tentatives de dissuasion du directeur général de l’AAN et du directeur de la sûreté de l’aéroport ? N’est-il pas tenu de discerner la faisabilité d’une action ? Le lieu et la date de l’exécution d’un ordre de justice ? Au pire comment interprète-t-il le texte de l’article 8 du manuel de la police qui l’interdit d’obéir à un ordre manifestement illégal ? S’il ne lui est pas donné d’interpréter un ordre de justice, il est tenu par contre de chercher à comprendre si et quand un ordre est illégal ou manifestement illégal ?

VI. Le directeur général de la police, Monsieur Mario Andrésol, qui a été immédiatement consulté sur un ordre reçu par son subalterne de la DCPJ. Le directeur de la DCPJ n’est pas obligé de consulter le directeur général sur un ordre reçu d’un officier du ministère public. Généralement, il exécute les ordres reçus et ne fait appel au directeur général que s’il a besoin de ressources dont il ne dispose pas comme par exemple argent et unités spécialisées. Si le directeur de la DCPJ avait cru bon de consulter immédiatement le directeur général, c’est justement parce que celui-là avait compris qu’il s’agissait d’un dossier sensible et délicat qui méritait la sagesse de l’analyse. De plus, le déploiement extraordinaire des forces de police le jour du 27 octobre 2011 témoigne de l’appréhension par les responsables de la police du caractère hautement explosif de l’ambiance créée par une telle décision.

VII. Le secrétaire d’état à la sécurité publique, Monsieur Réginald Delva, qui avant d’accéder à ce poste était conseiller du président. Il est chargé d’évaluer les conditions qui peuvent être considérées comme génératrices de sécurité ou comme menaces à la sécurité. Même s’il ne pouvait agir en sa qualité de secrétaire d’état, il était tenu en sa qualité de conseiller du président d’intervenir sur la question pour empêcher à la nation de se trouver dans cet immense embarras. Mais il n’a rien fait sous le fallacieux prétexte qu’il n’avait pas encore été installé comme secrétaire d’état et qu’il n’avait pas encore vraiment pris les commandes.

VIII. Le directeur de l’Autorité Aéroportuaire Nationale, Monsieur Pierre-André Laguerre qui après avoir essuyé un échec dans sa tentative de dissuader le directeur de la DCPJ d’exécuter son ordre au lieu et à la date convenus, n’a pas cru bon d’informer son ministre de tutelle (TPTCE). Qui pis est, même après l’incident impliquant des agents de sûreté sous sa responsabilité, battus par les agents de sécurité du ministre de l’intérieur, il n’a fait un rapport que parce que le ministre des TPTCE le lui a formellement demandé. Mais notons que ce rapport n’a été fait que sur l’incident entre le ministre de l’intérieur et les agents de sécurité sur la piste de l’aéroport (une parenthèse significative) et pas sur l’arrestation sur la piste elle-même (l’événement fondamental)qu’il juge ne pas être un fait digne de mention parce que selon lui « tout s’est bien passé. »

En outre, il tolère dans les locaux de son administration un certain Samuel Moreau sans grade ni titre, qui aux dires de certains, fait le lien entre l’aéroport et la DCPJ et serait vraisemblablement un agent lié a une agence de justice des Etats Unis d’Amérique, la DEA. Si cela se confirmait, sa présence à l’aéroport pourrait être considérée comme une forme d’espionnage de l’Etat haïtien sur des citoyens haïtiens au profit d’un Etat étranger. Ce qui s’apparenterait étrangement à un crime de haute trahison.

IX. Finalement, il y a le président de la république, Monsieur Michel Joseph Martelly qui est en fait l’initiateur du scandale. Il n’a pas su faire montre de retenue et se garder de verser dans la provocation. Il est celui qui, après l’incident du 12 Octobre 2011, n’a raté aucune occasion de se montrer menaçant envers tout le monde et plus précisément envers ceux qu’il qualifie de repris de justice (fugitifs et évadés de prison) en mal d’immunité réfugiés au parlement. C’est en fait lui qui a donné le ton en déclarant publiquement à l’aéroport de Port-au-Prince alors qu’il allait prendre l’avion à destination de la république voisine, le vendredi14 Octobre 2011, qu’il a demandé à la justice de garder les yeux ouverts sur les fugitifs et autres évadés de prison qui se permettent de parler très fort.

De plus, le président a organisé plusieurs réunions au palais national au cours desquelles la question de l’arrestation du député a été abordé. Même la veille de l’arrestation, au cours d’une réunion avec les principaux responsables de la sécurité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, la question a été soulevée ; et le ministre des Affaires étrangères qui n’avait pas participé à la réunion mais qui est arrivé au palais juste à la fin de la réunion a été interrogé sur la faisabilité de l’arrestation. Cela va sans dire qu’il s’agissait d’un projet bien pesé et mûrement réfléchi.

De plus, il y a ceux dont les noms ont été cités dans l’affaire, mais les informations recueillies ne permettent nullement d’établir leur responsabilité. Le cas du Secrétaire d Etat aux Affaires Etrangėres, M. Michel Brunache, en est un exemple. Il figure sur la liste d’interpellation émise par le Sénat de la République, mais après avoir entendu près d une trentaine de témoins, aucune information n’est venue corroborer les informations initiales disant qu’il était présent à l’aéroport pour superviser l’arrestation et qu’il avait donné ordre à M. Gérard Dorsainvil de fermer le Salon Diplomatique afin d’empëcher les parlementaires d’y avoir accės. D’ailleurs, M. Brunache lors de son audition a rappelé à la Commission qu’au moment de l événement, il n’était pas encore en fonction et pendant l’absence du Ministre des Affaires Étrangères, M. Laurent Lamothe, la charge de ce ministère a été confiée à Mme Balmir, Ministre du Tourisme.

De son côté, M. Gérard Dorsainvil, Directeur du Salon Diplomatique, a catégoriquement nié le fait qu’il ait reçu de l’ordre d’un supérieur hiérarchique qui l’aurait demandé de fermer l’espace. Il a pris seul la décision en analysant la situation qui prévalait dans son périmètre. Quand il a pris cette décision, il n y avait aucun VIP au salon diplomatique.

Analyse des données :

Alors, comment comprendre que des responsables d’état chargés de veiller à la bonne marche des institutions républicaines se soient rencontrés en conciliabule pour décider de violer la loi ? Comment expliquer que des hommes et des femmes d’état aient pu si consciemment errer, entrainant dans le coup toute la nation dans une véritable dérive antirépublicaine ? Qui a dû induire qui en erreur ?

1) Voyons d’abord le commissaire du gouvernement. En tant qu’initiateur de l’action publique, était-il vraiment maître de toutes ses actions ? Cette question lui a été posée lors de son audition par devant la commission d’enquête du Sénat de la République, mais il a choisi de ne pas la répondre. Il s’est refugié dans une phrase-totem : « Je suis un magistrat, j’ai agi conformément à la loi. » Il a dû la répéter huit fois en un très bref moment. Il a pratiquement refusé de répondre à toute question qui lui a été posée, évoquant l’article 32 de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire et sur le statut du magistrat pour signifier à la commission que seul un tribunal pouvait statuer sur son action. Il lui a été demandé s’il avait agi seul ou sous la dictée de quelqu’un d’autre. Pour toute réponse, il a clamé avoir agi conformément à la loi. Alors, avait-il pris connaissance des articles 114 et 115 de la Constitution de la république et de l’article 90 du Code Pénal. A ce moment, il a refusé de répondre en déclarant : « Je crois ne pas pouvoir répondre à cette question. » Pressé de dire s’il ne pouvait pas répondre ou s’il ne voulait pas répondre, il a précisé : « Je ne veux pas répondre. » Et il a plié bagages sans broncher. Que signifie un tel comportement ? Peut-être qu’il se rend compte que tous les autres l’ont lâché et qu’il a décidé stoïquement d’endosser toute la responsabilité de l’affaire. Peut- être aussi qu’il a reçu des offres alléchantes en rémunération de son silence. Ou peut-être que ce n’est qu’après coup qu’il s’est rendu compte de l’ampleur du dégât causé par une certaine arrogance. Etant donné que le commissaire n’a lâché mot ni devant la commission du Sénat ni devant celle du ministère de la justice, on n’est pas vraiment en mesure d’apprécier ses mobiles dans le cadre d’une violation aussi grossière de la constitution et des lois de la république. Cependant, peu importent ses mobiles, ce qu’il convient de saisir ici, c’est la qualification de l’acte posé par le commissaire. Aux dires de plus d’un, le commissaire est un élément brillant. Il connait son métier. Il connait les méandres de la procédure. D’ailleurs, il l’a prouvé le mercredi 19 octobre 2011, par la lettre adressée au président de la chambre des députés pour lui demander de mettre le deputé Bélizaire à la disposition des autorités judiciaires d’Haïti, notamment le Parquet de Port-au-Prince. Il était au courant de la démarche à entreprendre. Mais, il n’a envoyé aucun dossier pour soutenir sa demande tout comme il n’en a transmis aucun au directeur de la DCPJ qui questionnait la légalité de l’action. Il n’a pas attendu la réponse de la chambre des députés pour demander l’arrestation du député. Pourquoi cet empressement ?

La liste d’évadés (dix au total) qu’il a présentée à la DCPJ contient par ailleurs des noms de fugitifs qui ont déjà été appréhendés par la police. S’agit-il d’une manœuvre visant à masquer l’illégalité de l’affaire en insérant le nom du député sur une quelconque liste et par ainsi donner le change sur sa véritable intention, c’est-à-dire faire croire à tout le monde qu’il s’agit de poursuites légalement justifiables alors qu’en fait il s’agit d’une vengeance personnelle, non pas celle du commissaire lui-même, mais celle du président à travers le commissaire.

Pire, le commissaire a fourni à la DCPJ une page contenant trois (3) photographies dont celle du député. Généralement, ce n’est pas le parquet qui fournit ce genre d’indice à la police, mais, la police qui dans ses avis de recherche donne des indications par rapport aux gens qu’elle recherche. Alors qu’est-ce que le commissaire avait voulu réaliser ? Que la police publie ces photographies sur le site d’Interpol et que l’intégrité du député soit devenue ainsi fragilisée ?

Comment comprendre qu’il a communiqué au ministre de la justice une copie de sa demande et n’a pas tenu bon de l’informer de la suite de la procédure ? Le commissaire prétend avoir agi conformément à la loi : à quelle loi fait-il référence ? Et la Constitution et le Code Pénal précisent les formalités à remplir et les conditions dans lesquelles on peut procéder à l’arrestation d’un membre du parlement ou d’un haut fonctionnaire de l’Etat. Espérait-il voir le Parlement encaisser le coup sans broncher ? s’attendait-il aux habituelles petites grognes de la société civile ? Ou avait-il recu d’une plus haute autorité l’assurance qu’il serait couvert ? Ou encore iavait-il pesé les conséquences de son action, mais a décidé quand même de frapper un grand coup afin de permettre au président de tenir sa promesse d’être un président cynique ? Certainement, les réponses à toutes ces questions ne sauraient être immédiates. C’est à la croisée des déclarations et comportements que jaillira la lumière de la vérité sur l’action initiée par le commissaire du gouvernement mais qui en toute vraisemblance a été pensée ailleurs et supportée aux plus hautes sphères de l’Etat. En tout état de cause, il convient de chercher à identifier la responsabilité des autres acteurs dans cette affaire pour que la nation soit tout simplement renseignée.

2) Ce serait une injustice que de pointer du doigt le commissaire du gouvernement et faire croire à la nation qu’il a agi tout seul sans l’aval de son supérieur hiérarchique, son ministre de tutelle. Le commissaire du gouvernement est à cheval sur l’exécutif et le judiciaire. Il travaille au niveau du pouvoir judiciaire mais y est placé par le pouvoir exécutif. Il aide donc le pouvoir exécutif à exercer sa fonction de protéger les vies et les biens, de garantir la paix et la sécurité, de promouvoir un ordre social juste et équitable. A ce titre, le commissaire du gouvernement travaille en étroite collaboration avec son ministre de tutelle : le ministre de la justice. Un exemple probant de cette collaboration est la correspondance adressée au président de la chambre des députés qu’il a communiquée au ministre de la justice. En effet, Monsieur Pierre-Louis confirme avoir reçu une copie de la correspondance envoyée au président de la chambre des députés. La correspondance a été envoyée le 19 octobre ; il a recu sa copie le 20 octobre 2011. Il confirme aussi avoir eu une communication au téléphone avec le président de la chambre des députés, le soir de la réception par ce dernier de la correspondance du commissaire. Plus tard le 23 octobre 2011, il devra avoir une autre communication avec le vice président de la chambre des députés, suite à la tension créée par l’arrestation éventuelle du député.

3) Le ministre a dit attendre une correspondance du bureau de la chambre des députés pour agir. Ce qui parait incompréhensible ici c’est l’attitude du ministre qui croit devoir être invité à intervenir dans une affaire ou l’acteur principal est un des agents travaillant sous sa tutelle. On comprend la démarche dans sa première partie, c’est-à-dire la demande formulée auprès de la chambre basse pour que le député soit mis a la disposition de la justice. Mais lorsque le commissaire adresse une requête a la DCPJ pour exiger l’arrestation du député, il a tout simplement court-circuité la procédure., Dès lors, le commissaire devrait être en mesure d’apprécier l’action du parquet au regard des prescriptions constitutionnelles contenues dans les articles 114 et 115 et aussi le texte de l’article 90 du code pénal. C’est comme si le ministre devait recevoir un ordre ou une invitation de quelqu’un avant de faire ce que toute la nation attend de lui.

4) On comprend que le ministre refuse d’accepter qu’il n’ait eu aucune connaissance du dossier au-delà de la copie de la correspondance reçue, le 20 octobre 2011. Pourquoi ? Parce que cette correspondance ne fait aucune mention d’arrestation. Or, l’arrestation a bel et bien été effectuée au mépris de la constitution et des lois de la république. Le ministre veut être impliqué, seulement dans la partie de l’affaire qui du point de vue de la procédure est correcte. Au-delà de cette petite partie plus ou moins correcte, il ne veut rien à voir dans l’affaire. Il disait attendre de la chambre une correspondance qui l’aurait autorisé à prendre part à l’affaire. Et cette correspondance, il l’a recue le 27 octobre. Ce jour-là, il était aux Cayes pour l’ouverture du procès des policiers impliqués dans le massacre de la prison civile des Cayes. Donc, au moment où la correspondance a été reçue il n’était pas présent pour agir avec célérité. Voilà qui nous amène à un autre questionnement. un ministre est-il obligé d’être présent à l’ouverture d’un procès ? Cela dépend de la nature, de l’urgence et de la quantité de dossiers qu’il a à traiter. De toute façon, le ministre était physiquement absent du lieu, le jour de l’arrestation.

5) Le ministre a même voulu imputer à un certain moment la responsabilité du dossier à ce que certains considèrent comme une dérive et d’autres une pratique. De quoi s’agit-il au fait ? De la loi de 2007 sur le statut du magistrat. Il dit avoir relevé de 2007 à aujourd’hui environ une douzaine de ces pratiques/dérives. En quoi consistent ces dérives-là ? A convoquer au parquet des hauts fonctionnaires de l’État sans l’aval du ministère de la justice. Il parle d’interprétations extensives des prescriptions de la loi de 2007 de la part des commissaires du gouvernement qui s’autorisent des pouvoirs étendus au-delà de ce que dit la loi. Maintenant, quand l’ordre a été émis, le ministre a eu une communication avec le commissaire du gouvernement pour s’enquérir si la procédure a été respectée. Il lui a demandé, dit-il, s’il était sûr de ce qu’il entreprenait ? Il sait bien que tel n’a pas été le cas, mais il se retranche derrière son attente d’une correspondance de la chambre des députés.

6) Le ministre refuse tout simplement de continuer sur la ligne de sa communication avec le commissaire du gouvernement quand il s’est enquis sur la légalité de la procédure. Ce qui étonne dans l’attitude du ministre c’est son insistance sur la question de la correspondance attendue de la chambre des députés. En sept occasions différentes, le ministre a dit avoir attendu une correspondance de la part de la chambre des députés afin d’être saisi de la question. Un ministre qui apprend qu’un de ses agents est en train de violer la loi, qui a eu une communication avec cet agent-là sur la légalité de l’affaire, qui a vent du scandale que cela fait dans les medias avant même que le forfait ait été consommé, ce ministre-là vient nous dire qu’il attendait d’être officiellement saisi par une correspondance de la chambre afin de pouvoir intervenir. On comprend que si du côté du parquet il y a interprétation abusive et extensive de la loi de 2007, du côté du ministère, il y a une interprétation restrictive et débilitante de cette même loi. Selon la compréhension du ministre entre son ministère et les parquets, une action individuelle d’un commissaire engage la seule responsabilité du commissaire. Le ministre est tenu pour responsable seulement s’il a passé des instructions formelles, c’est-à-dire des instructions écrites. Tant qu’il ne peut être prouvé que le ministre avait passé des ordres au commissaire, la responsabilité du ministre n’est pas engagée. Alors n’est-on responsable que des actes qu’on a commis ? Qu’en est-il des actes commis par ceux placés sous notre responsabilité ? Ne pèche-t-on plus par omission ? Le ministre était informé de l’affaire du commencement jusqu’à la fin. C’est ce du moins qui ressort de la longue déposition qu’il a faite par devant la commission. Non seulement il était informé, il avait apprécié la situation et compris qu’il y avait la possibilité pour le commissaire d’initier une action incorrecte. Voilà pourquoi il l’a télephoné pour lui demander s’il croyait que la procédure était correcte. Si même le ministre s’inquiétait de la légalité de l’action, qu’avait-il fait pour empêcher à un des agents placés sous ses ordres de violer la loi ? Le ministre s’est complu dans la négation pour essayer de se décharger de toute responsabilité dans une affaire où il est plus que partie prenante. Il dit qu’il aurait été étonnant que l’ordre de procéder à l’arrestation du député serait venu d’une autorité supérieure au niveau de l’exécutif sans que cet ordre ne soit pas passé par lui. L’ordre ne passerait pas par lui s’il est celui qui passe les ordres ou celui qui éduque les autres quant a la manière de violer la loi sans se faire avoir.

De toute façon, si le ministre n’est pas coupable d’avoir autorisé l’arrestation du député ou indiqué les manières de le faire sous une couverture de légalité (flagrance continue), il est coupable de n’avoir rien fait pour empêcher à un des agents placés sous sa tutelle de commettre un forfait. Il a donc péché par omission.

7) Quant au premier ministre, au regard de sa fonction de chef du gouvernement, il a toute la responsabilité de l’affaire. Même si dans ce cas il ne s’agit pas d’une responsabilité pénale, mais plutôt d’une responsabilité morale. Il a été au palais le jour de l’altercation entre le président et le député. Il a participé a presque sinon toutes les réunions au cours desquelles la question de l’arrestation a été discutée. Il n’a jamais pris aucune position en terme de respect du droit de la personne, de soumission à la loi, de renforcement des institutions républicaines et de stabilité de la nation. Il a fait preuve durant toute l’affaire de lâcheté en se retranchant dans son mutisme et en laissant courir les poulains du président dans l’immense savane qu’est devenue la république.

8) De l’audition des différents membres du gouvernement et de celle du premier ministre lui-même, il en est ressorti que celui-ci ne dirige rien ; que le gouvernement serait compartimenté dans le sens où chacun des membres se retrancherait dans son coin, ne sachant pas ce qui se passe chez l’autre et faisant ce qu’il croit être correct de faire suivant son bon vouloir.

Dans l’affaire du député Bélizaire, le premier ministre est au courant de tout, mais il n’ose appeler personne pour demander des explications. Il n’a pas non plus cherché à s’interposer à l’arrestation de crainte que le ministre de la justice le menace de l’accusation « d’obstruction à la justice ». Il joue le bon samaritain comme s’il était le coordonnateur d’une quelconque organisation de charité. Il s’assure que le député soit bien traité à la prison civile alors que la question véritable est que le député est à la prison civile parce que la loi a été violée sous ses yeux, par son gouvernement. La Constitution dans ses articles 159, 163 et 169 fait du premier ministre et de ses ministres les gardiens du temple. Ils ont pour responsabilité de veiller à l’exécution des lois, c’est-à-dire à ce que les lois ne soient point violées tant par leur non application que tout bonnement et simplement par leur mise à l’écart.

De plus, le premier ministre est le président du CSPN (Conseil Supérieur de la Police Nationale). Non seulement, il est supposé être au courant de ce qui se passe au sein de la PNH, il a l’autorité de mobiliser le déploiement des unités spécialisées au sein de cette institution. Dès lors, comment comprendre qu’il ne soit pas au courant du déploiement de presque toutes les unités spécialisées de la PNH dans le cadre de l’arrestation du député. Comment comprendre que les forces armées de la république ne soient pas sous son contrôle ? Cela donne des sueurs froides qu’une seule personne (le directeur général de la police) ait la capacité de déployer tous les gens en armes de la république sans le contrôle d’aucun dirigeant civil. Il y aurait lieu à ce moment de se questionner sur l’opportunité de la remobilisation de l’armée en cette période de crise de gouvernance.

9) Le directeur de la DCPJ ne saurait ne pas être tenu pour responsable de ce qui est arrivé sur le tarmac de l’aéroport de Port-au-Prince, ce jeudi 27 octobre 2011. Selon ses dires, il avait des doutes dès le commencement sur la faisabilité de l’action. Cependant, un peu plus tard, il se révèle très zélé dans l’exécution d’un ordre qu’il avait au départ questionné la légalité. A-t-il été tenu d’obéir à un ordre illégal ou manifestement illégal ? L’article 8 du manuel de la police dit clairement non. Mais le directeur semble avoir une autre interprétation de cet article qui selon lui fait référence à un ordre provenant d’un supérieur hiérarchique dans l’institution policière.

La loi du 29 novembre 1994 portant création et fonctionnement de la police nationale d’Haïti dit clairement en son article 32 que la DCPJ est l’auxiliaire directe des commissaires et de leurs substituts. Ainsi, ne devrait-on pas comprendre que l’ordre manifestement illégal viendrait en ce sens de ces commissaires et substituts ? Alors, d’où vient l’explication qu’il s’agit ici d’ordre émanant de supérieurs au niveau de la police nationale ?

D’un autre côté, le directeur n’est pas tenu d’exécuter sur le champ un ordre de justice. Il lui revient de prendre le temps pour bien discerner la faisabilité de l’action, de l’endroit où l’ordre sera exécuté et aussi du lieu d’exécution de l’arrestation. Il n’y a rien qui suggère que l’ordre reçu le mardi 25 octobre 2011 et émanant du parquet de Port-au-Prince devait être exécuté deux jours après sa réception, soit le jeudi 27 octobre 2011. Pourquoi alors cette célérité ? D’où vient brusquement l’urgence ? Et pourquoi le tarmac de l’aéroport a-t-il été le lieu d’exécution de cet ordre ? On comprend que certains personnages ayant fait l’objet d’une filature de la police puissent être appréhendés dans ces circonstances. Leurs domiciles n’étant point fixes ou n’étant pas toujours connus, ils peuvent en outre n’avoir aucune affiliation institutionnelle qui permettrait de les retracer facilement. Mais aucun de ces critères d’opportunité n’est applicable au cas du député Bélizaire. Le député représente la circonscription Tabarre-Delmas ; Il a un domicile fixe et connu de tous ceux qui le veulent et, en tant que membre de la chambre des députés, il peut être repéré à tout moment. D’ailleurs, le commissaire l’a déjà prouvé à travers la correspondance adressée au président de la chambre basse pour lui demander de mettre le député à la disposition de la justice. Le député revenait en outre d’un voyage officiel pour le compte de la chambre des députés. Il n’y a ici aucun indicateur pouvant nous permettre de comprendre qu’il s’agit de quelqu’un qui bouge beaucoup et qui peut s’offrir aujourd’hui pour disparaître demain sans difficulté. Pourquoi alors cet empressement ? Pourquoi également le tarmac de l’aéroport spécialement à un moment particulièrement sensible pour l’aéroport ? Ce jour-la, une délégation de huit membres de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) était en Haïti depuis déjà cinq jours en vue d’évaluer la sécurité de nos aéroports (Port-au-Prince et Cap-Haitien). Ils ont visité le Cap-Haitien dans la matinée et tenaient une réunion à l’OFNAC dans l’après-midi quand le tarmac de l’aéroport a été envahi par des dizaines d’hommes et de femmes en uniformes et en civil. Le directeur de la DCPJ, n’avait-il pas pensé au risque qu’une telle intervention pourrait faire peser sur notre aéroport ?

Enfin, la mise en branle du processus d’exécution de l’ordre du Parquet n’a pas été facile pour le directeur. Il s’est heurté à des difficultés diverses. Il se rend d’abord compte que les partisans du député pourraient s’interposer pour essayer d’empêcher son arrestation. Alors, il demande au directeur général de déployer les unités spécialisées. Plus tard, le directeur de l’AAN (Autorité Aéroportuaire Nationale) lui fait remarquer qu’il aurait été préférable de laisser le député s’embarquer dans l’autobus qui l’amène au salon diplomatique. On pourrait procéder sans trop se faire remarquer à son arrestation à partir de ce lieu. Il a refusé de céder et décidé de poursuivre le processus comme planifié. Un peu plus tard, le directeur de la sûreté de l’aéroport, suite à une conversation avec le responsable en Haïti d’une ligne aérienne, intervient auprès de Samuel Moreau qui parait être le coordonnateur de l’action sur le terrain pour lui demander la même chose : procéder à l’arrestation du député après le salon diplomatique. Samuel Moreau qui a été appelé, est revenu avec une réponse négative. La même demande a été produite par le même directeur de la sûreté de l’aeroport auprès du commissaire de police du sous-commissariat de l’aéroport, toujours la même réponse négative a été donnée. Qu’est-ce qui explique cet entêtement du directeur de la DCPJ à procéder à l’arrestation du député le jeudi 27 octobre et sur le tarmac de l’aéroport ? Ce 27 octobre, date de l’arrestation, coïncide étrangement avec la date du 27 octobre mentionné dans l’ordre du parquet, date à laquelle une seconde liste d’évadés serait fournie à la DCPJ. S’agissait-il d’un code car aucune nouvelle liste n’a été fournie le 27 octobre ? S’il s’agit ici d’un code, n’est-ce pas incorrect au regard des procédures en vigueur dans l’administration publique haïtienne ?

Pour quitter la piste de l’aéroport, le convoi qui emmène le député a dû sortir par la barrière donnant sur le local de la SONAPI. De qui le directeur a-t-il obtenu la clef de cette barrière, si l’on en croit le directeur de la sûreté affirmant n’avoir été jamais sollicité de la journée par une personne lui demandant cette clé ?

10) Le directeur de la DCPJ a bénéficié de l’appui, du support et de la complicité du directeur général de la Police Nationale d’Haïti. Le directeur général a été consulté dès la réception de l’ordre. Le directeur de la DCPJ s’est entretenu avec lui sur la légalité et la faisabilité de l’ordre. Le directeur général est, de toute évidence, celui qui a encouragé le directeur de la DCPJ à poursuivre dans cette voie, car il était conscient qu’on réclamait sa tête dans les plus hautes sphères de l’exécutif. Il interprétait cet ordre d’appréhender un député en fonction comme une trappe a cons. S’il obéit, il sera grondé par la population. S’il n’obéit pas, il sera accusé d’obstruction à la justice et de refus manifeste d’obéir à un ordre d’un officier du ministère public et on aura sa tête. Alors, dans l’intention manifeste de sauver sa peau il a mis en péril l’aéroport de Port-au-Prince, le gouvernement de la république, la stabilité nationale.

Ce qui étonne le plus dans le comportement du directeur général, c’est sa lecture correcte de la situation et ses réactions inadéquates et inappropriées. Comment comprendre que le directeur général de la police ait compris que l’aéroport était un site stratégique sensible et qu’il ait en même temps decidé d’y organiser une opération qui pouvait à tout moment se retourner au pire ? Il avait tellement bien compris cette situation qu’il avait dû mobiliser toutes les unités à sa disposition afin d’éviter tout dérapage. Il a mobilisé la CIMO pour contrecarrer une éventuelle réaction des partisans du député. Etant donné que celui-ci était une fois appréhendé en possession d’un fusil mitrailleur (T65), il était fort probable qu’il soit bien armé et que des gens équipées de simples armes de poing pourraient avoir du fil à retordre avec lui. Pour cela, il a déployé la SWAT Team. Comme les agents de la DCPJ n’ont normalement pas de grandes capacités d’intervention, une unité spéciale, le BRI, a été chargée de l’intervention. Dehors, la possibilité d’une action isolée causant de la panique était toujours présente, aussi les BIM étaient sur place. Personne ne peut comprendre que le directeur général ait pu faire une lecture si complète de la situation, qu’il ait vu la sensibilité du site stratégique et la délicatesse de l’opération, et ait décidé quand même d’opérer à l’aéroport bien que des alternatives aient été disponibles.

De plus, on n’arrête pas de s’étonner par rapport à la puissance d’un seul homme : le directeur général de la police nationale d’Haïti. Il a été capable en ce jour de déployer autant d’hommes armés sans qu’il n’ait eu besoin d’une quelconque autorisation de qui que ce soit. Que vaut alors le CSPN ? Que vaut le premier ministre ? Le président est absent du pays et le directeur général de la Police Nationale d’Haiti peut mobiliser autant de forces, qui pourraient l’empêcher d’organiser un coup de force et s’emparer du pouvoir ? Les questions valent mieux que les réponses.

11) Et voilà, comme une cerise sur le gâteau, ou un cheveu sur la soupe, le ministre de l’intérieur qui a passé la journée à essayer de convaincre le député Arnel Belizaire à ne pas revenir en Haïti, débarque en trombe à l’aéroport de Port-au-Prince, bousculant tout sur son passage y compris un agent de sûreté de l’aéroport qui osait s’interposer pour l’empêcher d’accéder à une zone stérile, tout cela explique-il afin de saluer son épouse et son fils qui partaient en vacances. Il a une copie de l’itinéraire de voyage des siens comme justification de sa présence a l’aéroport. Le voyage de son épouse et de son fils aurait suffi pour expliquer sa présence à l’aéroport, mais non sur la piste. Comment le ministre a-t-il pu se retrouver sur la piste de l’aéroport ? S’il voulait y aller, pourquoi n’avait-il pas sollicité de la direction de la sûreté de l’aéroport une carte d’accès ? L’article 4.2.60 de demande aux autorités de l’état à être les premiers à donner l’exemple en se soumettant volontiers au filtrage dans les aéroports. La délégation qui accompagnait le ministre était-elle obligée de rabrouer tout ce qui se trouvait sur son passage et même tabassé l’agent Fritz Dorcé qui en essayant de faire son travail, a dû fermer une porte pour empêcher à un groupe de personnes d’accéder sans autorisation à la porte R6 donnant accès sur la rampe.

Le ministre et sa troupe se sont d’abord introduits à l’entrée de la salle de départ #2 sans avoir pris le temps de faire un salut à ses gouvernés. Dans un premier temps, c’est Jackson Desgazon qui a du s’esquiver pour ne pas être emporté dans la furie de cette cohorte de gens visiblement anxieux. Ensuite, c’est Ralph Lazarre qui est giflé parce que tout simplement il cherchait à faire son travail. Enfin, c’est Fritz Dorcé qui s’est retrouvé par terre sous les coups de tous les agents de sécurité du ministre. Pour clôturer la série, un policier affecté au sous commissariat de l’aéroport allait lui passer les menottes quand Roro Nelson, une personne accompagnant la délégation du ministre de l’intérieur, et qui habite le même quartier de Peggy Ville que Dorcé, l’en empêcha.

A son corps défendant, le ministre de l’intérieur a rejeté toutes les accusations portées contre lui. Ni lui, ni ses agents de sécurité n’ont battu personne. Cependant, le lendemain sur la Radio Scoop FM, Ralph Lazarre retrace les faits accablants survenus à l’aéroport de Port-au-Prince, le 27 octobre 2011. Il aura en outre à dresser un rapport en bonne et due forme à son supérieur hiérarchique, M. Lesly Gustave qui en fait de même au directeur de la sûreté de l’aéroport, M. Serge Simon. Ce dernier acheminera de son côté un rapport au directeur général de l’AAN, M. Pierre André Laguerre qui à son tour dressera également un rapport à la demande du ministre des travaux publics.

Monsieur le ministre de l’intérieur nie avoir jamais frappé quiconque à l’aéroport et pour preuve il sort de ses dossiers un acte de désistement portant la signature de Fritz Dorcé (celui qui a été copieusement battu), et contresigné par deux temoins : Ralph Lazarre et Ernst Saintus. Le ministre ne saurait mentir. Le mensonge doit donc venir de quelqu’un d’autre. Ceux qui se plaignaient à la radio d’avoir été battus, ont signé n’avoir jamais été battus. Qui faut-il croire ? Qui avait poussé Ralph Lazarre et son copain Fritz Dorcé à intervenir à la radio, le matin suivant. Faut-il douter de la valeur juridique de l’acte de désistement présenté par le ministre ? S’il est authentique, à quel prix l’a-t-il obtenu ?. Nous n’avions pas été en mesure de tester ces questions car Fritz Dorcé et Ralph Lazarre ont préféré se soustraire aux questions de la commission malgré les efforts de leur supérieur hiérarchique à favoriser une communication entre eux et la commission. Ils se sont discrètement éclipsés et ne répondent plus au téléphone du directeur de la sûreté et de leur superviseur. Cette attitude soulève des questionnements au niveau de la commission. Qu’est-ce qui permet à ces messieurs de rester chez eux en dehors d’une lettre de disponibilité et sans jamais en parler au directeur de la sûreté. Depuis ces événements, Ralph Lazarre et Fritz Dorcé viennent souvent à l’aéroport pas pour travailler mais pour s’enquérir de ce qui se passe. Qui les protège ?

Par ailleurs, à signaler le début de grève du matin du 28 octobre 2011à l’aéroport. En effet, ce 28 octobre 2011, il y avait un début de grève pour protester contre les faits survenus la veille. Les principales victimes de cette grève étaient les cinq (5) membres de l’OACI qui devaient partir ce jour-la pour les Etats Unis et qui n’avaient trouvé aucun agent pour le filtrage des passagers et des bagages. Qu’est-ce qui explique ce début de grève ? Pourquoi les agents faisaient-ils la grève à six heures du matin s’il n’y avait rien d’anormal la veille ?

Ce n’est certainement pas cette question qui nous intéresse dans cette affaire, mais la présence du ministre à l’aéroport coïncidant étrangement avec l’arrestation du député. Il est arrivé au moment de l’arrestation. Il a dit-il vu environ 1000 sur le tarmac de l’aéroport. C’est qu’il avait pu voir de près, à partir de la piste. Qu’est-ce qui explique l’empressement du ministre à accéder à la piste de l’aéroport au point de rabrouer passagers et bagages sur sa route ? Voulait-il avoir le scoop de l’arrestation spectaculaire du député Bélizaire ? Voulait-il prendre le député en photos avec les menottes en main ? publier la photo sur l’internet ? donner satisfaction au président et finalement humilier le parlement haïtien qui lui a donné du fil à retordre au cours du long processus de nomination du premier ministre ?

Durant toute la journée, le ministre s’affairait à obtenir du député qu’il reste encore quelques jours de plus en dehors du pays, juste pour donner du temps aux négociations entre le président et les autres pouvoirs de l’État. Le ministre avait demandé l’aide de l’ambassade de France pour obtenir que les autorités françaises gardent le député dans ce pays. Mais le député avait déjà pris l’avion à destination de Pointe à Pitre. Le ministre et un groupe de députés ont alors essayé de prendre en contact avec des parlementaires de la Guadeloupe afin de dissuader M. Bélizaire de rentrer en Haïti au regard des menaces graves contre sa personne.

Mais la présence de M. Bélizaire à Pointe à Pitre avait un coût. S’il y restait, quelqu’un devrait payer la facture du séjour. Le ministre demanda alors aux députés qui étaient avec lui qui allait endosser cette charge ? Les députés ont décliné. Le Ministre déboursa alors US$3000 (cash) pour envoyer à Arnel Bélizaire. Entre-temps, l’ambassadeur de France, M. Didier Lebret appelle pour annoncer une mauvaise nouvelle. Arnel s’est déjà embarqué de Pointe –à-Pitre vers Haïti. Le ministre reprend son argent et se contenta de réaliser qu’il n’y avait plus d’autres options et que Arnel Bélizaire allait se faire arrêter.

Nous devons souligner la participation du ministre de l’intérieur aux différentes étapes de l’opération. Il rapporte avoir participé à au moins trois réunions au palais national où la question de l’arrestation du député a été évoquée. Toujours d’après le ministre, une dernière réunion au Palais National où des députés et des sénateurs tentaient de persuader le président d’abandonner son projet, s’est terminée en queue de poisson.

7) Le secrétaire d’état à la sécurité publique, M. Réginald Delva est la personne dont la responsabilité administrative ou pénale est la moins engagée dans cette affaire. Cependant, rien ne le blanchit ou le place au-delà de tout soupçon comme il aurait voulu nous le faire accroire. Avant de devenir secrétaire d’état, M. Delva était le conseiller du président pour les affaires de sécurité. De plus, comme secrétaire d’état à la sécurité publique, il est censé participer aux réunions du CSPN. Personne ne comprend que le secrétaire d’état participe à la fameuse réunion du mercredi 26 octobre 2011 au palais national, réunion à la fin de laquelle la question de l’arrestation du député Arnel Belizaire a été abordée sans pouvoir donné son point de vue de la situations. Même le ministre des affaires étrangères qui n’avait pas participé à la réunion mais qui est arrivé à la fin de la réunion a été requis de donner son avis sur la question. On sait par contre qu’il avait tout simplement suggéré qu’en toutes choses il fallait considérer la stabilité de la nation. Cela sous-entend que cette arrestation pouvait en quelque sorte constituer une menace pour la stabilité de la nation. Alors comment comprendre que le secrétaire d’état à la sécurité publique, un officier de l’armée d’Haïti, formé à la prestigieuse académie de West Point dans l’Etat de New York aux Etats Unis ne soit pas en mesure d’apprécier la situation et de dire à ses collaborateurs que, quelques bonnes que puissent être les raisons d’arrêter un député en fonction, la menace que cela constitue pour la stabilité de la nation commande de différer l’arrestation ? Comment comprendre aussi qu’il n’ait pas pu signifier aux non-militaires du groupe de ceux qui étaient assemblés au palais national ce soir-là que l’aéroport était un site stratégique sensible et qu’il fallait à tout prix éviter une action qui pourrait compromettre sa sécurité, surtout au moment où la délégation de l’OACI était en Haïti justement pour évaluer la situation sécuritaire de nos aéroports ? Il n’était pas nécessaire qu’il fut secrétaire d’état à la sécurité publique pour qu’il fit ces recommandations-là. Sa seule fonction de conseiller du président pour les questions de sécurité devait l’attirer sur ces sentiers. Il clame n’avoir pas eu de contact direct avec le président, et que pour le conseiller il devait s’adresser au directeur de son cabinet qui n’est autre que M. Thierry Mayard Paul.

A ce niveau, on est en droit de se poser la question : que valent les conseillers du président ? Ou autrement dit, que valent les conseils des conseillers du président s’ils doivent transiter par un intermédiaire ?

Quelles que furent les contraintes auxquelles Monsieur Delva a du se heurter, il ne peut être excusé de n’avoir pas fait son devoir soit en tant que secrétaire d’état à la sécurité publique ou en tant que conseiller du président.

8) On vient de passer en revue tous les membres du CSPN sauf l’inspecteur général. Nous allons maintenant quitter le niveau gouvernemental pour regarder de plus près l’implication d’un haut fonctionnaire de l’administration publique. Il s’agit ici du directeur de l’Autorité Aéroportuaire Nationale, Monsieur Pierre-André Laguerre. Celui-ci est censé ne pas être impliqué dans l’affaire jusqu’à cette heure fatidique (14h30) où l’on est venu lui annoncer la visite de Monsieur Aurelus de la DCPJ. Quand il le recoit, il devient un acteur d’ans l’affaire et non un spectateur passif comme il a voulu durant toute l’audition nous le faire accroire.

Monsieur Aurelus aurait pu procéder sans qu’il eût à juger de la nécessité d’avertir le directeur général de l’AAN. D’ailleurs, il avait décidé de procéder à l’arrestation du député sans l’aval du directeur de l’AAN. Pourquoi choisit-il au dernier moment d’avertir celui-ci qu’il va procéder à une arrestation sur son territoire ? Courtoisie ou déférence ?

De toute façon, Monsieur Laguerre a bien compris la démarche et a donné son avis. Il a suggéré à Monsieur Aurélus de procéder autrement ou de procéder en un autre endroit. La DCPJ refuse de changer de plan. Il quitte le bureau du directeur de l’AAN et visite brièvement le salon diplomatique.

On était en droit d’espérer qu’après que le directeur de l’AAN eut apprécié la situation et ait conseillé a la DCPJ de procéder autrement et qu’il ait essuyé un refus, il appellerait son ministre de tutelle pour le mettre au courant de cette situation pour le moins singulière. Il n’en fut rien.

On était également en droit d’espérer qu’il aurait fait un rapport à son ministre sur l’événement : là encore, il n’en fut rien. C’est plutôt le ministre qui lui demandera un rapport sur le passage à tabac des agents de la sûreté de l’aéroport. Rien ne sera dit sur le caractère insolite d’une arrestation qu’il avait lui-même jugée mal venue sur son territoire.

Qui pis est, le directeur général de l’AAN s’est confondu sur plusieurs sujets face à la commission. Ses omissions ont rapport à la dernière réunion au Palais national sur cette question et à la date de départ du président du pays. Il s’est également embourbé quant à l’endroit où s’est déroulée la bagarre entre le ministre de l’intérieur et l’agent de sûreté, Fritz Dorcé. En dépit des remarques d’un sénateur relatives aux dates des événements, il a affirmé que les autres avaient erré. Pour ce qui a trait à la bagarre, il a précisé qu’elle a eu lieu dans la salle de départ #2 alors que tous y compris l’ancien commissaire du gouvernement Maitre Claudy Gassant ont témoigné que la bagarre a eu lieu sur la piste. Me Gassant a même précisé que tous les passagers de la salle de départ #2 se pressaient contre la vitre afin de voir ce qui se passait sur la piste.

Nous devons rappeler que la personne coordonnant l’opération sur le tarmac de l’aéroport est le nommé Samuel Moreau. Il est toujours au bureau d’une employée de l’administration, Madame Veillard. Qu’est-ce qu’il fait la ? Pourquoi il se tient au bureau de Madame Veillard ? Personne ne sait. Le directeur général le voit toujours dans l’enceinte de l’administration. Il a posé des questions relatives à la présence de ce Monsieur mais ne lui a jamais questionné directement. Comment le directeur général de l’AAN peut-il tolérer Monsieur Moreau dans les locaux de son administration sans qu’il n’en soit un employé ? Un visiteur ne saurait y être présent tous les jours et durant toute la journée.

Certaines des personnes auxquelles nous avons parlé à l’aéroport de Port-au-Prince nous ont raconté que Monsieur Moreau est semble-t-il un agent affilieé a la DEA (Drug Enforcement Administration) : une agence du ministère de la justice des Etats Unis d’Amérique. Si cela devait se révéler vrai, comment cet agent des forces répressives d’un état étranger peut-il s’installer de façon constante et permanente dans une administration haïtienne ? Et pourquoi a l’aéroport ? Serait-il en train d’espionner des citoyens haïtiens au bénéfice d’un état étranger ? Avec bien sur la complicité ou la nonchalance et l’indifférence des autorités haïtiennes ? Cela n’a-t-il pas odeur, saveur et couleur de crime de haute trahison ? Autant de questions qui mériteraient d’être élucidées par la justice haïtienne.

9) Nous arrivons finalement au Président de la République qui ne saurait être exempt de notre analyse, bien qu’il soit considéré comme un mineur et que selon le vœu de la constitution le premier ministre et les ministres avec qui il contresigne, doivent répondre de ses actes Cette façon de considérer le président de la république est une position de sagesse de nos législateurs qui ont compris qu’une nation est trop importante pour la laisser aux mains d’un seul président. De plus, il n’y a nulle part un acte écrit du président que les ministres et le premier ministre auraient contresigné avec lui. Alors, il n’est pas possible de lui demander des comptes directement.

Nous savons tous que le président a initié l’affaire quand il a déclaré le vendredi 14 octobre 2011 à l’aéroport de Port-au-Prince avoir demandé à la justice d’ouvrir les yeux sur les fugitifs et évadés de prison réfugiés au parlement haïtien, par la faute du CEP. Et cinq jours plus tard, le commissaire du gouvernement adresse une correspondance au président de la chambre des députés pour demander de mettre le député Bélizaire à la disposition de la justice. N’est-ce pas exactement en ces termes qu’il traitait le député Arnel Belizaire, au palais national lors de l’altercation il y a plutôt deux jours ? N’a-t-il pas en maintes occasions averti qu’il allait sévir contre des repris de justice en mal d’immunité, refugiés au parlement ? N’a-t-il pas menacé tous ceux qui s’avisaient de venir au palais pendant son quinquennat et lui manquer de respect n’en sortiraient pas vivants ? N’a-t-il pas organisé une série de réunions pour as’enquérir de la meilleure façon de procéder à l’arrestation du député ? N’a-t-il pas la veille de l’arrestation soulevé la question à l’occasion d’une réunion sur la sécurité dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ? N’a-t-il pas téléphoné au président du sénat de la république à 2 heures un matin pour l’informer que le président de la chambre des députés avait tenu à la radio des propos qui le dérangeaient et qu’il n’avait plus l’intention de régler la question à l’amiable ? N’a-t-il pas téléphoné à son chef de cabinet alors qu’il était à l’étranger le jour de l’arrestation pour lui intimer l’ordre de ne pas s’immiscer dans cette affaire tandis que ce dernier recevait huit députés sur la question ? Il y a de quoi impliquer le président et peut-être l’inculper formellement. Mais le président est censé être un mineur. Il n’est pas toujours responsable de ses actes. Cela dit, on comprend que même s’il n’est pas celui à qui on demandera des comptes ici, il demeure la personne par qui le scandale est arrivé.

Aussi faudra-t-il que la nation demande des comptes aux huit (8) autres personnages épinglés plus haut.

Constats et Interprétations :

À partir des auditions des témoins et acteurs de l’affaire qui ont défilé devant la commission, celle-ci a fait un certain nombre de constats au nombre desquels on retient les plus importants.

A.- Par rapport au gouvernement A.1.Le pays n’est pas gouverné. Personne ne sait rien de tout ce qui s’est passé. Des membres du gouvernement ont défilé devant la commission et chacun cherche à se disculper ou au mieux à se décharger de toute responsabilité dans l’affaire. Pire, certains membres du gouvernement en accusent d’autres d’avoir été celui par qui le scandale est arrivé. La commission aurait pu mettre face à face dans une même salle quatre membres du gouvernement ou mieux quatre membres du CSPN et cela aurait été la grande bagarre ou pire, l’éclatement du gouvernement. A.2.Le gouvernement n’est pas une équipe comme on devrait s’y attendre. Ceux qui ont comparu devant la commission ont fait montre d’un extrême isolement. Chacun gouverne pour lui-même. Personne n’est solidaire du gouvernement et le groupe n’a pas de direction.

A.3.- Au niveau de ce gouvernement triomphe une certaine interprétation de la loi qui produit un gouvernement très compartimenté. Chacun se réfugie dans sa solitude et ne sait pas ce que fait l’autre en essayant de protéger au mieux son territoire pour que l’autre ne s’y infiltre pas. Personne n’ose non plus dialoguer avec l’autre sur ce qu’il fait ou ne fait pas. Tout se passe ainsi comme à l’intérieur d’un un film western.

A.4.Le plus effrayant de toute l’affaire est de constater comment une seule personne dans tout le pays a la capacité de mobiliser autant d’hommes et de femmes armés sans que personne d’autre n’ait un droit de regard sur ce qu’il fait. Clemenceau disait que ‘la guerre était une chose trop importante pour la laisser aux mains des seuls militaires’. Nos dirigeants ne semblent pas avoir compris le message de la sagesse de Clemenceau. Comment laisser au seul directeur de la Police Nationale d’Haïti la latitude pour mobiliser toutes les unités spécialisées de la PNH ? À un moment où le président de la république est en dehors du pays et que le directeur mobilise toutes ces forces, qu’adviendrait-il s’il avait la malveillante volonté de faire un coup de force ? Cela dénote de la nullité ou tout simplement de l’inexistence du CSPN.

B.- Par rapport aux Comportements

B.1.Il est à remarquer que tout le long du processus il y a une certaine obstination à procéder à l’arrestation du député Bélizaire. B.1.a. D’une part, il y a le président de la république qui refuse de faire marche arrière. Du moins, c’est ce que dénotent ses alternances d’acquiescement et de négation. Tantôt, il veut arranger l’affaire à l’amiable ; Tantôt il veut quand même continuer. Mais quelle affaire avait-il voulu arranger à l’amiable ? B.1.b.Le ministre de la justice qui dit vouloir intervenir mais il se cache derrière une correspondance qui n’arrive pas pour donner au commissaire du gouvernement tout le temps nécessaire de consommer le forfait.

B.1.c.Le ministre de l’intérieur qui fait semblant de vouloir protéger celui qu’il appelle son ami mais qui conseille à des députés et des sénateurs de se retirer de l’affaire.

B.1.d.Le commissaire du gouvernement qui, malgré les doutes soulevés par le directeur de la DCPJ et les réserves émises par son ministre de tutelle, s’enfonce tête baissée dans l’affaire jusqu’à obtenir l’arrestation du député.

B.2.On a constaté aussi un ensemble de démissions, d’omissions et de permissions dans les actes et les comportements des membres du gouvernement et/ou autres cadres de l’administration publique.

En effet, certains hauts responsables de l’état ont tout simplement démissionné de leur fonction en étant là et laissant faire sans que cela ne les dérange. D’autres ont tout bonnement négligé de faire ce qu’ils avaient à faire pour barrer la route aux violations des droits de la personne, des prescriptions constitutionnelles et des lois de la république. D’autres encore ont affiché une attitude permissive facilitant toutes formes de violations de la loi sous leurs yeux complaisants.

Recommandations :

L’arrestation illégale et arbitraire du député en fonction, Arnel Bélizaire, a eu le mérite de mettre en lumière la défaillance totale de nos institutions, au-delà même des responsabilités ou de la culpabilité des uns et des autres.

Les mesures à prendre en dehors de toute émotion doivent permettre de renforcer le crédit, le respect et la dignité de nos institutions. Au-delà des dispositions rapides visant la punition des responsables, il faut surtout s’atteler à envoyer des messages pouvant permettre à la population de reprendre confiance en ses institutions et en ses dirigeants.

C’est aussi une occasion offerte au président de la république pour rectifier le tir, s’élever au-dessus de la mêlée afin de rechercher l’harmonisation nécessaire entre les trois pouvoirs. Les dirigeants haïtiens ont le devoir de s’entendre pour chasser l’impression que le pays est une savane et que les haïtiens sont incapables de se diriger.

Face aux dérives et faiblesses constatées dans la conduite des affaires de l’état, la commission recommande :

1) Recommandations générales

a) Que de nouvelles dispositions légales soient prises quant à la question de l’autonomie des parquets non pour leur enlever des droits acquis mais pour harmoniser et réguler les relations des parquets avec le ministère de la justice.

b) Que des concours soient organisés pour le recrutement des commissaires de gouvernement et des juges d’instruction.

c) Que de nouvelles lois soient promulguées afin de responsabiliser les dignitaires de l’état en ce qui a trait à l’exécution des lois et au devoir d’ingérence.

d) Qu’un nouveau code de conduite soit établi pour le gouvernement. Ce code visera à harmoniser les relations entre les différents services de l’état par des échanges d’informations et des décisions collégiales quand il s’agit de responsabilités transversales.

e) Que soit mis en place au plus vite le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire en vue de réguler les conduites des acteurs des différentes instances de ce pouvoir.

f) Que des lois d’application soient promulguées afin d’adapter nos codes aux nouvelles réalités de la Constitution de 1987.

2) Recommandations spécifiques

a) Que le sénat de la république demande au gouvernement de la république que des sanctions administratives et disciplinaires soient prises à l’encontre de certains cadres de l’administration publique comme par exemple le directeur de l’AAN qui a servi comme facilitateur à la commission d’une infraction qui aurait pu coûter à la nation la fermeture de son aéroport principal. b) Que le sénat de la république demande au gouvernement de la république que des sanctions administratives conservatoires soient prises à l’encontre du commissaire du gouvernement, Me Félix Léger.

c) Que le Sénat de la République d’Haïti intente une action auprès des tribunaux haïtiens pour demander que des mesures conservatoires soient adoptées pour empêcher que Me Félix Léger n’échappe pas à la justice haïtienne.

d) Que le Sénat de la République d’Haïti intente une action auprès d’un tribunal compétent pour que l’action initiée par Me Félix Léger du Parquet de Port-au-Prince soit déclarée illégale et arbitraire.

e) Toutes autres actions en justice soient entreprises par devant un tribunal compétent pour obtenir que la justice haïtienne prononce des sanctions pénales à l’encontre de Me Félix Léger pour violation de la Constitution en ses articles 114 et 115 et de l’article 90 du Code Pénal haïtien.

f) Que le Premier Ministre M. Garry Conille, les ministres Me. Josué Pierre-Louis de la justice et de la sécurité publique, et Me. Thierry Mayard-Paul de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale soient interpellés par devant le sénat pour qu’ils répondent des actes commis ou des actes que le gouvernement a posés et auxquels ils se sont soustraits.

g) Que le CSPN soit convoqué pour son expliquer son laxisme, sa faillite dans la gestion de cet événement qui a mis á nu les faiblesses de l’état et l’absence de tout contrôle des autorités civiles sur les structures de sécurité du pays.

h) Que des mesures disciplinaires soient prises á l’encontre du Directeur Général de la PNH qui a outrepassé ses droits en mobilisant toutes les structures spécialisées dans le but de déjouer le piège « qu’on lui aurait tendu ».

i) Que des dispositions soient adoptées rapidement afin de limiter la capacité d’un Directeur Général de la Police á mobiliser les Unités spéciales de la dite institution sans l’aval des autorités civiles compétentes.

j) Que le sénat de la république obtienne du CSPN que des mesures disciplinaires soient adoptées afin de freiner les dérives observées dans le comportement du directeur de la police judiciaire.

Conclusions

Nous voilà au terme de cet éreintant voyage qui nous a conduit d’une banale (mais triviale) altercation entre deux hommes d’état a une grossière violation de la loi, de la constitution et des droits de la personne. On aurait pu éviter d’en arriver là, mais le mal est déjà fait. Tout compte fait, cela ne peut nullement être le fruit du hasard qu’autant d’intelligences soient mises à profit pour violer la loi, contrarier le gouvernement de la république et mettre à rude épreuve la dignité et la stabilité de la nation . Un résultat symboliquement plus important doit avoir été visé.

Le commissaire du gouvernement connaît son métier. Le ministre de la justice est un magistrat de carrière ; il l’a répété plusieurs fois devant la commission. Le ministre de l’intérieur est un avocat ayant accumulé plus de vingt-cinq ans de carrière sous la basoche. Le premier ministre a combattu sous les feux des administrations internationales et connaît les risques du métier. Le directeur de l’AAN n’est pas un nouveau-né de l’administration publique haïtienne, il connaît l’aéroport de Port-au-Prince et son importance stratégique pour la nation.

Comment peuvent-ils tous se permettre de violer ou de laisser violer la loi alors que certains ont prêté serment ou ont fait la promesse de respecter les institutions républicaines et de travailler au bien-être du pays ?

Le but visé par cette violation grossière de la constitution et des lois de la république de la part des agents de l’exécutif et de cadres de l’administration publique doit avoir été et est en fait un renforcement des pouvoirs de l’exécutif. À l’occasion des derniers démêlés entourant le processus de mise en place du gouvernement, celui-ci a compris la réalité du pouvoir réel législatif. Il a voulu lui porter un grand coup en ternissant son image et en sapant par ainsi les bases tant légales que symboliques de ses pouvoirs.

Ce dont il est vraiment question ici est une dispute de gorilles où tous se disputent la force la plus brute. Entre temps, la nation agonise. Le pays pourrait sortir grandi de cette épreuve si tous les responsables étaient véritablement imprégnés des défis dont fait face le pays. Les menaces sont concrets, visibles et palpables. Certains veulent exploiter nos faiblesses pour maintenir le pays sous tutelle. Cette escalade survenue quelques jours après un vote unanime á la chambre des députés pour mettre en place ce nouveau gouvernement tend à donner raison á tous ceux qui essaient de nous faire passer pour des enfants ou qui ne peuvent s’entendre, voir même diriger seul le pays.

En ce moment crucial de la vie nationale, le pays a besoin d’envoyer au monde entier des images fortes d’unité, de solidarité et de cohésion sur la voie à emprunter pour re-construire la nation haïtienne. Le Président de la république a un rôle déterminant à jouer en ce carrefour historique. Il doit s’élever à la dimension des défis actuels pour se projeter en tant que chef d’état responsable garant de l’unité nationale indispensable devant aboutir à la récupération de notre souveraineté bafouée, souillée par nos inconséquences. Il doit en permanence s’assurer que les trois pouvoirs fonctionnent harmonieusement. En ce sens, il est impératif que le Président s’asseye rapidement avec les autres branches de l’état afin de trouver une entente honorable capable de sauvegarder la cohésion indispensable devant nous amener à coup sûr vers la stabilité et le progrès du pays.

Fait à Port-au-Prince, le 21 novembre 2011

HL/ HaïtiLibre

Vers la planification stratégique de la zone métropolitaine de Port-au-Prince

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Le ministère de la planification a lancé ce mardi un forum de deux jours en vue de l’élaboration d’un plan stratégique dans le cadre de la reconstruction de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Ce Forum, qui a pour objet, la planification stratégique de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, bénéficie de l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à travers le projet « Gouvernance Territoriale et Réforme Administrative », et de l’agence ONU – Habitat.

Il a également comme objectif de formaliser un espace de concertation devant permettre d’informer, de mieux orienter l’action d’une multiplicité d’intervenants et de poser les bases de mécanismes de concertation pérenne entre les autorités, acteurs et usagers de la ville.

Le premier ministre Garry Conille qui a pris la parole en la circonstance plaide en faveur d’une mise en place d’un plan d’aménagement de la capitale haïtienne.

De son coté le titulaire du ministère de la planification prône un cadre actuel des structures de développement pour l’accroissement du nombre et de la qualité des emplois.

Monsieur Day pense qu’il faut une refondation du pays en souhaitant la collaboration de tous les secteurs de la vie nationale autour d’un même objectif.

Pour sa part la directrice principale du Programme des Nations-Unies pour le Développement en Haïti déclare soutenir cette démarche du gouvernement.

Elle a plaidé en faveur du renforcement de la coopération entre le gouvernement haïtien et le PNUD, notamment dans le domaine de l’Habitat.

EJ/Radio Métropole Haïti

Haïti – Politique :

Laurent Lamothe félicite l’élection de l’Ambassadeur J.W. Cazeau au CCI
23/11/2011 08:23:41


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Le Ministre des Affaires Étrangères Laurent Lamothe, a appris, avec beaucoup de satisfaction, l’élection au nom d’Haïti, ce mardi 22 Novembre, de l’Ambassadeur Jean Wesley Cazeau comme Membre du Corps Commun d’Inspection (CCI) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la période 2013-2017.

Cette structure de l’ONU, qui est composée de 11 Membres, est habilitée à effectuer des enquêtes et des inspections, et d’apporter un point de vue indépendant dans le but d’améliorer la gestion et les méthodes, et d’assurer une plus grande coordination entre les organisations du Système des Nations Unies.

L’arrivée du Représentant d’Haïti au sein de cette importante instance vise à combler le siège vacant réservé au Groupe d’Etats de l’Amérique latine et des Caraïbes. Six Membres au total ont été élus au niveau du CCI en cette occasion.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Diaspora:

Daniel Supplice parle du droit de vote de la diaspora
23/11/2011 12:15:36


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Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, a rencontré officiellement, à la Chancellerie, Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères.

«… c’est un honneur de recevoir le Ministre Supplice ici, qui est venu nous rencontrer, parler avec nous des efforts que nous faisons, que le gouvernement fait, que le Président Martelly fait pour être plus proche de la population » a déclaré le Chancelier « […] «… C’est dans ce sens, que nous sommes là, nous avons fait plusieurs discussions avec le Ministre et nous sommes arrivés à plusieurs accords, qui vont permettre au Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, d’avoir des représentations à travers un réseau de Consulats et d’Ambassades à l’étranger avec des bureaux plus proches, pour que le service soit mieux rendu à la population […] ce n’est qu’un début, nous allons continuer à travailler pour donner plus de services pour continuer à servir la diaspora […] je vais laisser le Ministre expliquer les autres projets qu’il a pour la diaspora […] »

Daniel Supplice après avoir félicité son hôte pour le travail qu’il fait et son accueil chaleureux, à fait savoir « […] en réalité nous sommes tout les deux à la tête de ministère qui on la responsabilité de servir la population, le Ministère des Affaires Étrangères et le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger ont la responsabilité de donner à la population haïtienne, qui vit à l’extérieur du territoire, des services […] nous nous sommes entendu pour savoir comment nous allons donner les services, où nous allons les rendre et comment nous allons nous arranger pour que finalement, nous puissions rendre possible tout ce que le Président Martelly a dit durant sa campagne, à savoir que la diaspora est importante, et qu’il faut donner à la diaspora, l’importance qu’elle a, en aménageant un cadre institutionnel, un cadre formel pour la servir.

La nouvelle qui va intéresser la diaspora et qui est extrêmement importante, c’est que nous pensons que la diaspora, comme il a été dit pendant la campagne, puisse voter. J’estime que c’est extrêmement important puisque la diaspora contribue pour plus de deux milliards de dollars par an, soit plus d’argent que tous les dons et aides internationales que le pays reçoit au cours de l’année.

À ce titre, je pense que la diaspora a le droit de se mettre dans les affaires politique du pays […] et avoir le droit de choisir qui va nous diriger. Sauf que, pour arriver au droit de voter, il y a toute une série de démarches qui doivent être faites; il faut une loi électorale qui soit adaptée à ça, il faut que des listes électorales soient créées, il faut que les haïtiens soient identifié. Je pense que l’un des plus importants projets du Ministère, c’est de permettre à chaque haïtien vivant à l’étranger, de détenir une Carte d’Identification Nationale.

De plus, la bonne nouvelle c’est que le Président devrait publier les modifications qui ont été faites dans la Constitution, qui vont permettre la multiple nationalités, donc, même les haïtiens détenteurs d’un passeport étranger, du fait qu’ils sont haïtiens, auront également droit à une Carte d’Identification Nationale qui leur permettra de voter. C’est une nouvelle qui intéresse toute la diaspora et, comme le Ministre vient de le dire, tous les projets que nous avons pour la diaspora, les deux ministères vont se mettre ensemble pour les exécuter, parce qu’en réalité, nous n’avons qu’une seule responsabilité, celle de donner les services. »

S/ HaïtiLibre

Haïti-Insécurité

Une fillette libérée quatre jours après son enlèvement

Victime d’un rapt à domicile dans le quartier de Thomassin, Arabella Siméon a été remise en liberté à Delmas 48, sans versement de rançon

Publié le mardi 22 novembre 2011

La petite Arabella Siméon, deux ans et demi, a été retrouvée saine et sauve lundi à Delmas 48 (centre-est de Port-au-Prince) quatre jours après son enlèvement au domicile de ses parents par des individus armés, a appris Radio Kiskeya auprès de la police.

Aucune rançon n’a été versée aux ravisseurs.

La famille de l’ex-otage et les forces de l’ordre l’ont découverte près d’un véhicule en stationnement.

Le rapt s’était produit vendredi dernier à Thomassin (banlieue est de Port-au-Prince) où les kidnappeurs s’étaient introduits par effraction dans la résidence des Siméon avant de repartir violemment avec la fillette en tirant des coups de feu.

Lors de diverses opérations visant à libérer Arabella, la police de Pétion-Ville avait procédé, dans la zone de Sainte-Thérèse, à l’arrestation de deux présumés bandits, Luxène Simon, accusé d’implication dans des activités criminelles, et Junior Saintilma, un évadé de prison en cavale depuis le séisme du 12 janvier 2010.

Ce dernier, qui a eu les deux jambes brisées en tentant d’escalader un mur au moment de sa capture, est soigné à l’hôpital général sous surveillance policière.

A la recherche de l’enfant, les agents de la PNH avaient également effectué des descentes dans les quartiers sensibles de Meyotte, Bois-Moquette et Morne Lazarre.

Une remontée significative de l’insécurité criminelle incluannt des rapts crapuleux et assassinats est observée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince à l’approche des fêtes de fin d’année. spp/Radio Kiskeya

Edrick Léandre toujours maintenu en détention

Le conseil d’avocats d’Edrick Léandre, composé de trois membres (Bedy Hector Nicolas, Eddy Léandre et Jean-Antoine Lacroix), a introduit une deuxième action en habeas corpus. Le tribunal, dans ses attributions civiles, l’a écartée d’un revers de main.
Le lundi 21 novembre 2011, les avocats assurant la défense de l’ancien directeur général de l’Office Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT) ont produit une action en habeas corpus contre le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince. Ils ont tenté en vain. Le tribunal a rejeté cette demande. Il l’a déclarée irrecevable et ordonne, en conséquence, que Edrick Léandre soit maintenu en détention.

De son côté, le représentant du parquet a déclaré que cette affaire a déjà fait l’objet d’une action en habeas corpus et la demande a été rejetée. Le dossier a été acheminé au cabinet d’instruction en vertu du principe juridique «Non bis idem», pas deux fois sur la même affaire. Le parquetier a indiqué que le tribunal ne peut pas rendre une décision qui va à l’encontre de celle du juge Joseph Jeudilien Fanfan. Il faut dire que c’est sur la base de l’article 26.1, alinéa 2, de la Constitution de 1987 qui donne la possibilité à une personne arrêtée illégalement d’introduire une action que les avocats ont produit cette deuxième action en habeas corpus contre le commissaire du gouvernement. Dans leur requête, les avocats de la défense ont fait référence aux articles 24, 24-1, 26.1 de la Constitution du 29 mars 1987. Ces articles cités à l’audience sont relatifs à l’arrestation illégale, ont-ils fait remarquer.

En effet, le 30 mai 2011, le directeur général de l’OAVCT, M. Edrick Léandre, a été invité au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince. Accompagné de ses avocats, il s’est présenté au bureau du commissaire du gouvernement en vue de répondre à l’invitation de celui-ci. Voilà qu’il avait une épée de Damoclès suspendue sur sa tête. M. Léandre n’a jamais été informé de quoi que ce soit. Pourtant, le rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) allait tout basculer. Comme si tout avait été planifié, confie un de ses avocats. Le directeur Edrick Léandre a été du même coup interrogé par un juge de paix puis mis en dépôt au pénitencier national.

Qui plus est, poursuit un avocat de la défense au cours de l’audience, trois mois après son arrestation, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif a rendu un arrêt qui fait l’objet de pourvoi. Donc, les avocats n’ont pas cessé de crier que l’arrestation de leur client est illégale. Ils ont introduit cette action afin de prouver que le directeur de l’OAVCT a été mal arrêté en tant que comptable des deniers publics. Ils disent que c’est l’arrêt de débet de la Cour des comptes-s’il est maintenu en cassation-qui devait donner lieu à une action pénale.

Rappelons que le 13 juin 2011, le conseil de la défense avait introduit une action en habeas corpus pour demander au juge désigné de le mettre immédiatement en liberté. Le juge Joseph Jeudilien Fanfan l’a déboutée et ordonné qu’il soit maintenu en détention conformément à la loi.

Le conseil de la défense, qui a remué ciel et terre pour porter le tribunal à rendre une décision en faveur de son client, a une nouvelle fois échoué. Faut-il s’attendre à une troisième action ?

Attendons voir.

Jean-Robert Fleury / Le Nouvelliste

Haïti – Éducation :

Inauguration du Centre EducationUSA au Bridge High School à Delmas
22/11/2011 14:17:52

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L’Ambassade américaine a inauguré aujourd’hui, le Centre EducationUSA au Bridge High School à Delmas. L’objectif de ce Centre est de fournir des informations aux étudiants haïtiens intéressés à fréquenter des universités américaines.

« Le gouvernement américain cherche à augmenter le nombre d’étudiants haïtiens qui étudient aux Etats-Unis et ce centre peut contribuer à atteindre ce but », a déclaré M. Jon E. Piechowski, Conseiller aux Affaires Publiques,

L’année dernière, près de 900 étudiants haïtiens ont fréquenté des universités américaines, parmi plus de 723,000 étudiants étrangers qui s’étaient inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur américains.

Le Centre EducationUSA au Bridge High School, rejoint un réseau mondial de plus de 420 centres d’informations soutenu par le Département d’État américain. Les centres EducationUSA assurent activement la promotion de l’enseignement supérieur américain à travers le monde en offrant des informations exactes, complètes et opportunes sur les établissements d’enseignement aux États-Unis et des conseils à des personnes qualifiées sur la meilleure façon d’accéder à ces opportunités.

Les étudiants haïtiens intéressés à étudier aux Etats-Unis devraient visiter le Centre EducationUSA et explorer les options, qu’offrent les établissements publics et privés. Ils peuvent également se renseigner sur les bourses et les possibilités d’aide financière. Pour plus d’informations, les étudiants intéressés sont priés de contacter Fabienne Rousseau, Conseillère d’EducationUSA pour un rendez-vous à

Bridge High School
Delmas 95, Jacquet, Rue Légitime no. 4-T
Telephone: 3602-6644
E-mail: educationUSAHaiti [@] gmail.com

HL/ HaïtiLibre

Le rendement des étudiants haïtiens à Cuba en decrescendo

Le rendement des étudiants haïtiens boursiers à Cuba n’est plus le même qu’il y a de cela quelques années. « Les premiers contingents d’étudiants haïtiens arrivés étaient beaucoup plus performants », indique le sénateur Wencesclass Lambert, citant des responsables d’universités au pays de Fidel Castro qui se sont confiés à l’ambassadeur haïtien à La Havane, Jean Généus.

Membre d’une délégation haïtienne ayant visité Cuba la semaine dernière, le parlementaire attribue cette situation au mode de sélection des jeunes par le ministère de la Santé publique et de la Population, qui, dans certains cas, dit-il, ne serait pas faite sur la base des compétences mais plutôt à partir d’une sélection partisane.

Le retard dans le décaissement des frais promis par l’Etat haïtien aux jeunes pourrait constituer un autre facteur de cette baisse de rendement, selon le parlementaire. « Durant les trois dernières années, les cinquante dollars promis chaque mois par le ministère de la Santé publique aux jeunes se trouvant à la Havane n’ont pu être décaissés. Ce n’est que récemment que 900 dollars américains ont été versés aux apprentis médecins », a révélé le sénateur du Sud-Est, avant de souligner qu’il reste aux autorités haïtiennes 300 dollars à verser aux jeunes pour que soit comblé le retard.

« S’agissant des étudiants se trouvant à Santiago, ils ne sont pas tous légalement des boursiers de l’Etat haïtien. Ils ont été, pour la plupart, envoyés par des partis politiques et d’autres organisations de la société civile. Ce qui n’empêche pourtant que le ministère de la Planification a décidé de leur octroyer des frais de fonctionnement qu’ils n’ont pas reçus depuis plusieurs mois », a indiqué Wencesclass Lambert.

« Il n’y a que les étudiants haïtiens qui soient dans cette situation de laissés- pour-compte. Tous les autres ont le soutien du gouvernement de leur pays », fulmine un jeune rencontré à La Havane et qui ne se souvient pas avoir reçu la visite de l’ambassadeur d’Haïti à Cuba, ni même une invitation à rencontrer ce dernier.

Nous n’avons accès presque à aucun service à l’ambassade, indique un autre. Et en période de grandes vacances sur les campus, poursuit-il, il n’y a que les chiens et les Haïtiens, dépourvus de moyens financiers pour se payer un billet d’avion pour rentrer au pays et voir leur famille.

Cette situation risque d’avoir de grandes incidences sur l’image d’Haïti et l’avenir de la coopération, soutient le président de la commission des Affaires étrangères au Sénat de la République, qui croit que les autorités cubaines peuvent décider à n’importe quel moment de suspendre l’octroi de bourses à cause de cette baisse de rendement.

Le sénateur dénonce parallèlement la non-intégration des médecins ayant étudié à Cuba dans le système sanitaire haïtien. « Ils sont environ 700 jeunes médecins haïtiens en provenance de Cuba qui ne sont pas toujours intégrés au système », soutient Wencesclass Lambert, qui souhaite que des dispositions soient prises en vue de corriger ces situations.

La ministre de la Santé publique et de la Population, Florence Duperval Guillaume, a, lors de sa visite à Cuba, sollicité l’appui des autorités de ce pays dans l’adoption d’une stratégie commune visant à faciliter l’intégration des jeunes médecins haïtiens fraîchement débarqués dans le pays.

Danio Darius

Retour sur la démobilisation des Forces armées haïtiennes

imageLe président Jean Bertrand Aristide revenu au pouvoir en 1994 après trois ans d’exil avait lancé, les débats autour de la démobilisation des forces armées d’Haïti.

Aidé de quelques membres de la communauté internationale et par arrêté présidentiel au cours de cette même année il entame discrètement le processus de démobilisation des membres de la FAD’H.

Le 6 janvier 1995 un arrêté présidentiel est publié dans le moniteur et en son article 1 il stipule qu’une commission de restructuration des Forces armées d’Haïti est créée avec pour mandat d’établir les règlements intérieurs d’une armée de 1500 hommes. Cette commission, composée de trois généraux, devait en effet travailler sous tutelle du ministère de la justice.

Ce sont les premiers signes de la démobilisation des Forces Armées d’Haïti qui avaient poussé le président Jean Bertrand Aristide hors du pouvoir, par un coup d’état en 1991.

Suite à cet arrêté, le 26 avril, de la même année, Jean Bertrand Aristide se basant sur un sondage mené auprès de 1,200 personnes dans lequel 62 % des interrogés réclamaient la destitution de l’armée, décide de renvoyer les derniers militaires. Il a été appuyé dans sa démarche par l’ex-président costaricain Oscar Arias.

La force militaire de 1500 hommes, qui devait, suivant les promesses du président Aristide, prendre le relais des FADH n’a jamais été créée. EJ/Radio Métropole Haïti

Haïti – Sécurité :

Le numéro 177 pour collaborer avec la police…
22/11/2011 12:15:52

imageRéginald Delva, le Secrétaire d’État à la Sécurité publique, a annoncé des mesures contre la recrudescence de l’insécurité ces dernières semaines « La sécurité publique n’est pas seulement une question de police. C’est beaucoup plus large que ça tenant compte des nouvelles menaces auxquelles fait face le pays. » Se voulant toutefois rassurant le Secrétaire a précisé «… nous sommes en période des fêtes, ce n’est pas la première fois qu’en fin d’année l’on voit une remonté des cas de banditisme […] plusieurs réunion entre le haut commandement de la police et la Minustah ont été faites, pour envisager un nouveau déploiement de troupes sur le terrain, notamment dans la capitale.

Pour les cas d’enlèvements il y a des réponses qui vont être données […] très bientôt nous allons lancer le 177, un numéro où nous aurons plus d’opérateurs pour répondre aux appels, un numéro où les gens pourront appeler s’ils voient quelque chose d’anormal et fournir des renseignements à la police […] dans 3 ou 4 jours nous allons rendre le numéro disponible […] Il y a des cas qui paraissent plus spectaculaire que d’autres, ce que nous voulons dire aux familles, c’est que quelque soit le nom de la personne ou sa couleur politique, tous les cas ont la même importance. […] nous garantissons à la population que la police fera de son mieux et qu’il y aura des résultats rapidement […] »

S/ HaïtiLibre