mercredi 2 novembre 2011

2 Nov

Affaire Bélizaire:

Présentation formelle de la résolution adoptée par la chambre basse

02/11/2011 10:13:00 Auteur(e) La Redaction

image

Deux Députés élus sous la même bannière que Michel Martelly, Repons Peyizan, font partie de ceux qui somment le chef de l’Etat de cesser ses dérives dictatoriales ; favorable à la résolution, le Député Arcluche Louis-Jeune refuse toutefois de la signer en exigeant d’abord le retrait des ministres que des Sénateurs avaient désignés

La Chambre des Députés a formalisé lundi la résolution adoptée la semaine dernière demandant le départ des décideurs politiques et judiciaires coupables dans l’arrestation d’Arnel Bélizaire, une réaffirmation de la position ferme de l’assemblée au moment où plusieurs élus, dont des alliés naturels du Président Michel Martelly, se montrent de plus en plus intraitables.

Le bureau de la Chambre basse présidée par Sorel Jacinthe a, en effet, rendu public, avec les noms de tous les Députés qui y ont souscrit, le texte de la résolution demandant la démission sans condition des ministres de la justice, Josué Pierre-Louis, de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache et du chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger.

Sur la liste, on retrouve notamment l’ex-chanteur Gracia Delva et Abel Descolline, deux des parlementaires qui, jusqu’ici, faisaient partie d’un large bloc pro-Martelly, le groupe 58.

Le Député Patrick Robasson a catégoriquement écarté l’idée que la résolution approuvée vendredi dernier à l’issue d’une séance informelle fasse l’objet d’une quelconque négociation. Il invite les autorités incriminées à se retirer au plus vite en vue de rendre la tâche plus aisée au chef de l’Etat.

Quant à ce dernier, en voyage jusqu’à dimanche prochain aux Etats-Unis, le représentant de la circonscription d’Anse-à-Pitre (sud-est) dit attendre de lui une rupture avec ses dérives à travers un message de réconciliation qu’il devra adresser à tous les secteurs de la vie nationale, dès son arrivée à l’aéroport de Port-au-Prince.

Elu en compagnie de Martelly sous la bannière de l’organisation politique Repons Peyizan, le Député de la troisième circonscription de la capitale, M’Zumaya Bellange Jean-Baptiste partage le même point de vue. Tous les acquis démocratiques seront foulés aux pieds, si le Parlement n’assume pas ses responsabilités face aux agissements du Président de la république, prévient le parlementaire.

Un autre élu de Repons Peyizan, Jean Fénel Tanis de la circonscription de Cayes/Ile-à-Vache (sud), affirme que le Parlement a agi en légitime défense parce que l’arrestation arbitraire du Député Arnel Bélizaire était tout simplement inacceptable. Il croit que l’Exécutif et le Législatif auraient intérêt à s’engager dans la voie du dialogue pour éviter une grave crise politique au pays.

Seule note discordante parmi les Députés, la décision d’Arcluche Louis-Jeune de ne pas signer la résolution de vendredi dernier. Le représentant de Dame-Marie (Grand’Anse, sud-ouest) et membre de la plateforme Alternative, qui dit appuyer l’initiative de ses collègues, exige le retrait du gouvernement Martelly/Conille des ministres désignés par certains Sénateurs. Qualifiant ces parlementaires de « dealers politiques » indignes de sa confiance, Louis-Jeune estime qu’ils doivent sacrifier leurs intérêts personnels s’ils souhaitent véritablement aider la Chambre basse dans la lutte engagée en faveur de l’Etat de droit et du respect des institutions démocratiques.

Visiblement en difficulté depuis l’escalade provoquée par l’arrestation et la brève incarcération de Bélizaire, l’un de ses farouches opposants au Parlement, le chef de l’Etat risque de faire face à une situation politique extrêmement corsée à son retour de son séjour médical en Floride. spp/Radio Kiskeya

 

Affaire Bélizaire :

Incertitudes autour de la tenue ce jeudi de la séance d’interpellation au Sénat du Ministre de la Justice et du Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères

Intenses tractations en cours

Publié le mercredi 2 novembre 2011

D’intenses tractations sont en cours autour de la tenue ou non de la séance d’interpellation ce jeudi au Sénat de la République du Ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis, et du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, a appris mercredi Radio Kiskeya de sources parlementaires.

Plusieurs des 16 Sénateurs qui avaient signé lundi la résolution relative à cette interpellation seraient sur le point d’opérer un spectaculaire revirement, selon les mêmes sources qui font état de pourparlers engagés par certains d’entre eux avec des responsables gouvernementaux pour un éventuel report de la séance afin de donner du temps à des « négociations ». Des rumeurs non-confirmées de sommes versées à cet effet circulent au Parlement.

Il est tout aussi bien rapporté que, dans le cadre d’une médiation initiée par Santo-Domingo afin d’éviter l’aggravation de la crise, des acteurs haïtiens auraient été invités à des discussions en territoire voisin.

Dans le même temps, non satisfaits de la teneur de la résolution de lundi, des Sénateurs auraient initié des démarches auprès de leurs pairs afin d’étendre l’interpellation au Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Thierry Mayard-Paul, à qui un rôle important est imputé dans l’arrestation suivie du bref emprisonnement, jeudi dernier, du Député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire.

Selon la Constitution de 1987, la séance d’interpellation se termine toujours par un vote de confiance ou une motion de censure. Dans le second cas, le Premier Ministre ou le Ministre concerné est renvoyé. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Haïti-Politique-Editorial

Dans l’attente du « taureau » : quel avenir pour la démocratie haïtienne ?

« Babye malfini, babye poul »

Publié le mercredi 2 novembre 2011

La réaction officielle du Président Martelly à la position du Parlement dans l’affaire Bélizaire déterminera bientôt la couleur du temps. Comment entend-il réagir aux exigences de la Chambre basse ? Quelle sera son attitude au cas où, lors de la séance d’interpellation au Sénat prévue pour le jeudi 3 novembre, le Ministre de la Justice et le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères sont renvoyés ?

Si le « Chef suprême » s’incline avec sincérité, c’est-à-dire sans calcul bassement politicien, en reconnaissant qu’il s’est fourvoyé, des lendemains plus prometteurs s’offriraient à la démocratie. On se réjouirait alors de la préservation tant soit peu des acquis démocratiques post-86.

Si c’est plutôt le « Taureau » qui bondit dans la savane, comme d’habitude, alors ce sera le début d’une nouvelle aventure vers une destinée du pays dont les contours ténébreux sont perceptibles à l’œil nu.

Martelly se trouve donc à un carrefour périlleux de sa carrière politique. Ce serait donc le « Kalfou danjere » évoqué par « Boukman Eksperyans » dans sa chanson populaire. De la position qu’il adoptera dépendent autant son présent que son avenir politique.

L’inconvénient dans tout cela c’est que le pays et sa démocratie encore chancelante peuvent faire les frais de l’éventuelle réaction de « Towo gwonde » du « Chef suprême ». Ce qui confirmerait que son emblème de candidat, le taureau, ne fut pas le fruit du hasard.

Vu son tempérament et sa foi dans les manières fortes inspirées du duvaliérisme pur et dur, cela n’étonnerait personne qu’il défie ou veuille défier le Parlement. On ne prétextera d’ailleurs pas qu’il n’avait pas prévenu de son cynisme.

Il ne faut toutefois pas écarter l’éventualité qu’il veuille temporiser, feindre de s’incliner en s’abritant derrière l’indépendance du Judiciaire par rapport à l’Exécutif. La thèse officielle serait alors que la Présidence n’avait rien à y voir. Même quand des parlementaires soutiennent avoir vainement tenté de le convaincre de ne pas jeter leur collègue en prison.

La formule serait alors celle de l’ancien Président René Préval : « Koule anba yo pou al leve pi devan ».

Au cas où il évite la confrontation, on pourrait tout aussi bien assister à de fausses et hypocrites médiations entre le Législatif et l’Exécutif. « Fausses et hypocrites » démarches, parce qu’il est maintenant plus qu’évident que le projet du « Chef suprême » n’est pas démocratique. Les parlementaires n’ont plus aucun doute à ce sujet en dénonçant haut et fort la dictature et le Président de la République qu’ils désignent désormais du nom de « Chef suprême ».

Au-delà de son aversion personnelle pour le Député Arnel Bélizaire, on voit bien que le Président Martelly n’a que faire du Parlement, et même de tous les autres secteurs vitaux de la vie nationale. Son projet unilatéral de rétablissement de l’Armée constitue une parfaite illustration d’une telle tendance.

Le « Chef suprême » suit son étoile et ne cherche qu’à rétablir les « structures surannées et défaillantes » qu’avait paradoxalement dénoncées Jean-Claude Duvalier lui-même à un certain moment. À l’analyse de son entourage et de toutes les nominations qu’il a déjà effectuées, la source d’où il puise ses principaux collaborateurs est désormais bien connue. Le retour à l’ancien système est amorcé et se fait maintenant sans aucune retenue.

On voit bien où l’on va, ou, plutôt, où l’on voudrait qu’on aille. Le conditionnel a son importance. Car, il n’est pas sûr qu’on nous y conduira. Il y a une chose de vouloir et une autre de pouvoir…

Le contexte politique et social actuel, tant national qu’international, diffère considérablement de celui des années 60 qui avait facilité l’instauration de la dictature. La peur du communisme pouvait justifier les ignominies qu’on a alors subies.

Le contexte économique et écologique d’aujourd’hui est tout aussi différent de celui des années 60. Papa Doc pouvait compter sur certaines ressources économiques locales et l’environnement du pays n’était pas aussi dégradé qu’il l’est aujourd’hui. Il pouvait donc lancer son cri de Jacmel et se permettre toutes les imprudences. Mais aujourd’hui, quand on dépend de l’étranger pour la moindre peccadille, un « Chef suprême » se prête dangereusement au ridicule et s’expose à la déroute quand il veut sortir du cadre pré-défini.

À l’heure d’Internet et de l’extension des moyens de communication en général, c’est encore très imprudent de vouloir évoluer à contre-courant de l’histoire.

Ceci étant dit, il importe aussi de ne pas se fourvoyer en s’engageant exclusivement dans une lutte contre la dictature présidentielle. Cela occulterait l’ensemble des problèmes structurels auxquels nous faisons face. Dans une telle optique, il convient de mettre l’accent sur la nécessité que tous les acteurs et toutes les institutions s’engagent dans une dynamique de respect et d’application rigoureuse des règles du jeu démocratique. Tous les acteurs et toutes les institutions, et donc pas uniquement la Présidence.

Si, aujourd’hui, l’Exécutif est pris la main dans le sac, et que le Parlement semble se dresser en dernier bastion de la démocratie, cela ne signifie point que, par rapport au respect des normes, les parlementaires soient des champions et encore moins des modèles de vertu. Si, pour freiner les dérives de l’Exécutif, le Législatif dispose de l’arme de l’interpellation et de la mise en accusation, la question se pose parallèlement de savoir comment bloquer à tout instant les fréquentes menées anti-démocratiques et anti-nationales du Parlement.

« Babye malfini, babye poul », dit le vieil adage haïtien.

Les exemples de violation de la Constitution par les parlementaires sont légion. Les derniers cas en date sont le vote de la Loi portant création de la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH) et la ratification du Premier Ministre Garry Conille dont, de l’avis général, le profil ne satisfaisait nullement aux prescrits de la Charte fondamentale.

Nous ne semblons malheureusement pas disposer de mécanismes pour bloquer immédiatement de telles dérives quand elles se produisent. Il n’existe que la sanction du bulletin de vote qui n’est utilisable que chaque 2 ou 4 ans. Encore faut-il que, pour que des parlementaires soient véritablement sanctionnés au moyen du bulletin de vote, les élections soient véritablement libres et démocratiques. De bonnes élections devraient devenir la règle et non l’exception. Car, avec des élections « Chanpwèl » et la primauté de l’argent de provenance douteuse dans l’achat des votes et la manipulation des consciences, des parlementaires incriminés peuvent toujours reconquérir leurs sièges.

Un autre aspect de la question concerne la mauvaise image du Parlement au sein de la population. Si l’Exécutif est certainement condamnable dans l’affaire Bélizaire, il n’en demeure pas moins que le Parlement tarde encore à convaincre le gros de la population de ses hautes vertus et de son utilité pour la démocratie et le développement. L’homme de la rue a tendance à croire que les parlementaires ne défendent que leurs intérêts mesquins et ceux de leurs partis au mépris de toute éthique. Ce qui les pousserait à entraver constamment l’action de l’Exécutif. C’est l’opinion couramment exprimée dans les rues. Un tel déficit de légitimité et de popularité auprès de la population, facilite les assauts de la Présidence contre le Parlement, tels qu’on en a connus à travers l’histoire.

Il importe donc que, face à un tel déficit et au bénéfice que peuvent en tirer les secteurs anti-démocratiques, les parlementaires deviennent de véritables représentants de haute moralité du peuple, défendent les intérêts nationaux, votent des lois utiles et nécessaires et contrôlent effectivement l’action de l’Exécutif. Ils identifieraient donc les « intérêts supérieurs de la nation », expression qu’on se plait à répéter sans en mesurer véritablement toute la dimension.

Certes, il ne faudrait pas être idéaliste au point de croire que les politiciens deviendront de tendres bergers et, encore moins des ascètes. C’est d’ailleurs le propre des politiciens d’avoir des intérêts et de les défendre. Quoi de plus normal ! Mais, il y a toujours moyen, si l’on veut que le pays évolue, de concilier d’une certaine manière les objectifs collectifs et ceux d’ordre personnel ou de parti.

C’est à ce prix que le Parlement deviendra fort et respectable et ne sera plus à la merci du premier « Chef suprême » de service, qu’il soit cynique ou pas.

A remarquer, en conclusion, qu’aucune mention particulière n’est faite dans la présente réflexion de l’attitude qui devrait être celle du Premier Ministre Garry Conille dans la crise actuelle. Quoiqu’il soit Chef de Gouvernement, on comprend bien qu’il ne fait, pour le moment, qu’assister, impuissant, au déroulement des événements. N’ayant apparemment pas commandité l’action contre le Parlement, il n’est pas directement visé par la vindicte parlementaire, même si celle-ci concerne des membres de son équipe. Mais, dispose-t-il vraiment d’une équipe ? A-t-il un intérêt quelconque à prendre faits et causes pour les membres de ce Gouvernement au sein duquel il n’a pu lui-même décrocher pas même un seul portefeuille ministériel ? N’aurait-il pas plutôt intérêt à attendre son heure en permettant que le Parlement enlève un peu de sa superbe à « Son Excellence le Chef suprême » ?

Marvel DANDIN

 

Haïti-Parlement-Exécutif :

Pour aller au devant d’une crise institutionnelle

mercredi 2 novembre 2011

Débat

Par Jhon Picard Byron*

L’arrestation ou la « séquestration » d’un député du peuple a provoqué une certaine tension (une crise selon un communiqué de la Primature) dans les relations entre le Parlement et l’Exécutif. Les députés dans une résolution exigent la démission de 3 ministres et du commissaire du gouvernement, tandis que les sénateurs décident d’interpeller 2 membres du Gouvernement.

En dépit des antécédents [1] que sénateurs et députés ont évoqués au moment de prendre leur décision, ils se sont limités à leurs prérogatives constitutionnelles. Nul observateur ne saurait ne pas voir la responsabilité du président de la République dans cette escalade hasardeuse. Mais, conformément à leurs prérogatives constitutionnelles, ils ont opté pour une voie moyenne et raisonnable : l’interpellation de membres du gouvernement qu’ils estiment impliqués dans cet affront contre le Pouvoir législatif. Normalement, le gouvernement dans son ensemble aurait pu être interpellé vu la gravité de la provocation qui constitue une charge calculée (volontaire) contre l’ordre constitutionnel.

L’issue de l’interpellation pourrait être un vote de censure qui obligerait l’Exécutif à renvoyer les ministres mis en cause. Les déclarations du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, M. Josué Pierre-Louis, ne suffiront pas à convaincre les parlementaires, dans la mesure où il s’agissait d’une violation annoncée de la Constitution. En tant que responsable, il avait d’une part l’obligation de s’assurer que le Chef du Parquet avait réuni les éléments (pour autant qu’il y en aurait eu) et, d’autre part, lui rappeler impérativement l’obligation de suivre les prescrits de la constitution. Se serait-il contenté de demander au Commissaire Félix Léger s’il disposait d’éléments suffisants, si c’était le Président de la République qui était visé par ce dernier ?

Certains préconisent une réconciliation entre l’Exécutif et le Parlement qui ferait du « kase fèy kouvri sa ». Cependant, par rapport au tollé provoqué par la « séquestration » du Député, l’affaire ne peut pas se terminer sans qu’une sanction ne soit infligée au titulaire du Ministère de la Justice, et aux autres personnalités ministérielles impliquées dans cette scandaleuse atteinte à la lettre et à l’esprit de la Constitution. Cette sanction minimale aura valeur d’avertissement au Président de la République.

Il est normal d’aller au devant d’une probable crise institutionnelle pour éviter l’aggravation de la crise économique et sociale. Mais, on ne peut pas ne pas sanctionner certains agissements de l’Exécutif attentatoires aux acquis constitutionnels et démocratiques. Il faut une décision politique pour arrêter cette dérive préméditée qui peut mettre en danger la liberté de tout citoyen qui oserait critiquer l’action du chef de l’État, car l’arrestation du Député est aussi un acte d’intimidation. On ne peut pas non plus se garder de prendre une sanction parce que cette sanction ne touchera pas directement le principal commanditaire.

Dans cette affaire, tout ce qu’avait raconté le président de la République, en privé ou en public, peut aider à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Mais, le fait palpable et tangible pour lequel le Ministre de la justice et le commissaire du gouvernement, et tous ceux impliqués dans cette affaire, doivent être sanctionnés, c’est la « séquestration » d’un député du peuple en fonction, quel qu’en soit le commanditaire.

La sanction normale ne peut que restaurer le Parlement dans sa dignité comme institution essentielle de la charpente constitutionnelle et garante de la pluralité démocratique de l’expression politique. Ne pas sanctionner reviendrait à condamner cette législature, ce Parlement, dans une indignité définitive, dangereuse pour l’ordre républicain.

* Professeur à l’Université d’État d’Haiti

[1] Entre autres, l’altercation entre le président et le député en question lors d’une rencontre au Palais national, le 12 octobre 2011

 

Haïti-Insécurité

Un membre de l’Unité de Sécurité Présidentielle (USP), abattu de plusieurs balles lundi à Port-au-Prince

Fusillade le même jour contre une patrouille policière : un policier blessé par balle

Publié le mercredi 2 novembre 2011

Le policier Luckner Sylvain, Agent II, membre de l’Unité de Sécurité Présidentielle (USP) chargée de la sécurité rapprochée du Chef de l’Etat, a été abattu de plusieurs balles lundi après-midi, près de sa résidence à la rue Caravelle (Nazon), par des individus qui avaient investi le quartier.

Le policier avait tiré une balle en l’air pour disperser des bandits qui fouillaient des passants. Ces derniers ont réagi en le criblant de balles et ont par la suite emporté son arme de service, informe-t-on de sources policières.

Dans un communiqué, la Présidence fait état de la ferme condamnation d’un tel acte par le Chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, depuis les Etats-Unis où il séjourne, officiellement pour raison de santé.

« La Présidence, tout en présentant ses sympathies à la famille de la victime et à la Police Nationale d’Haïti, demande aux autorités compétentes de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre les bandits hors d’état de nuire et garantir un climat des plus sécuritaires tant à la capitale que dans tout le pays », précise le communiqué.

Luckner SYLVAIN était marié et père de trois (3) enfants.

Dans la soirée de lundi, une patrouille policière a essuyé des tirs dans le quartier de Saint-Joseph (Centre ville). Un policier a été blessé par balle.

Ces incidents surviennent deux jours après le lancement par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et la Police Nationale d’Haïti (PNH) de l’Opération « Hope » destinée à sécuriser les quartiers populaires, dont le Bel-Air et Martissant, menacés par le retour en force des groupes armés. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Haïti – Sécurité :

2,500 jeunes déjà formés d’après la CONAMID – Force de sécurité

02/11/2011 12:06:23

Haïti - Sécurité : 2,500 jeunes déjà formés d'après la CONAMID - Force de sécuritéLa semaine dernière le Premier Ministre, le Dr. Garry Conille et Me Thierry Mayard Paul, le Ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale étaient supposé se présenter par-devant le sénat pour donner des explications sur la nouvelle force de sécurité nationale et sur certaines rumeurs qui circulent concernant l’existence de camps d’entraînement dans certaines régions du pays, suite à une convocation demandée par le Sénateur Moïse Jean Charles avec 5 de ses collègues.
Cette rencontre n’a pas eu lieu et a été reportée à huitaine, en attendant cette rencontre la Coordination Nationale des Militaires Démobilisées (CONAMID) a fait des déclarations à propos de 2,500 jeunes qui ont reçu un entrainement militaire.
Le Sergent Samedi Réginald explique « après toute la formation que nous avons donnée nous leur avons appris l’entrainement militaire, […] nous pouvons dire que notre travail est fini » ajoutant qu’ « aujourd’hui nous croyons que tout ce qu’il reste à faire, c’est le Ministre de la Défense qui doit le faire après la publication du décret. » Le Sergent Réginald explique également que les camps de formations et le travail qu’ils ont fait ne sont pas interdit par la constitution.
La CONAMID prétend également être entrée en pourparlers avec le gouvernement pour l’intégration ou non de ses troupes « le CONAMID est entrée en pourparlers avec le gouvernement et surtout le Ministre de la Défense […] pour lui faire savoir que la CONAMID a fait un travail énorme à travers les dix départements, nous avons formé environs 2,500 jeunes, le Ministre de la Défense a le droit de décider que la CONAMID ne sera pas intégrée » dans la nouvelle force de sécurité nationale, ajoutant que « cela ne nous inquiète pas, parce que nous travaillons depuis assez longtemps et nous continuions à croire que notre travail est un travail énorme, et même si nous ne sommes pas là, mais quand-même ils vont penser avec nous par rapport au travail que nous avons fait… […] Le Ministre sait qu’il y a des formations qui sont données, et que nous allons nous arranger pour lui fournir la liste des jeunes qui ont reçu une formation…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4118-haiti-securite-le-premier-ministre-ne-s-expliquera-devant-le-senat-aujourd-hui.html
http://www.haitilibre.com/article-4110-haiti-securite-martelly-s-entretient-avec-des-diplomates-sur-la-securite-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-4102-haiti-securite-position-actuelle-de-la-minustah-sur-la-nouvelle-force-de-securite-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-4079-haiti-securite-le-president-martelly-pret-pour-lancer-la-nouvelle-force-nationale.html
http://www.haitilibre.com/article-4031-haiti-securite-martelly-determine-a-aller-de-l-avant-avec-son-projet-d-armee.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Culture :

Marche vodou à Jacmel

02/11/2011 11:17:18

Haïti - Culture : Marche vodou à JacmelÀ l’initiative du secteur vodou, une marche traditionnelle a été organisée dans les rues de Jacmel ce mardi 1er novembre 2011, en vue de célébrer la fête de la « Toussaint » et le jour des morts. Ils étaient plusieurs centaines de vodouisants venant de différents temples et Lakou à sillonner différentes rues de la ville vêtus pour la plupart en blanc, noir et mauve. Tout au long du parcours, ils chantent d’une voix ferme leur dieu, et à la tête de la marche un croyant portant une croix. À chaque station, une cérémonie spéciale est réalisée par l’un des prêtres du vodou, leaders de cette manifestation culturelle.
Très tôt dans la matinée, plusieurs familles se sont rendues dans le cimetière de Jacmel afin de visiter les tombeaux d’un membre ou proche de la famille décédé. Un nettoyage traditionnel a été fait dans les tombes par certains membres de ces familles au cimetière de la ville en vue d’honorer la mémoire du défunt.
Depuis la veille de la célébration de la fête de la Toussaint et du jour des morts, le 1er au et 2 novembre, des cérémonies de prière et de sacrifice s’organisent dans les différents temples et Lakou de la cité culturelle. Les rituels de tambours et de baguettes résonnent à travers la ville de Jacmel.

Rappelons que, dans la ville de Jacmel il y a maintenant un effritement des valeurs, dans la commémoration de ces deux jours, par rapport à la tradition du « Guédé ».
HL/ Claudy Bélizaire

 

Haïti – Économie :

GB Group acquiert 224 stations-service Texaco

02/11/2011 06:44:45

Haïti - Économie : GB Group acquiert 224 stations-service TexacoCe lundi la compagnie Chevron a accepté de vendre ses activités de commercialisation et de distribution de produits pétroliers qu’elle détient actuellement sur les marchés de la République dominicaine, de la Jamaïque et de Saint-Martin à GB Energy LTD, une filiale de Gilbert Bigio Group (GB Group), un groupe appartenant à une riche famille en Haïti, GB Group c’est entre autres l’Aciérie d’Haïti (ADH), les Huileries Haïtiennes (HUHSA), Sodigaz, Gentel, Metalec Prometal pour ne citer que quelques entreprises faisant partie de ce grand groupe, employant plus de 2,000 personnes.
Selon les termes de l’accord, GB Group fera l’acquisition de 224 stations-service, actuellement sous la bannière Texaco, 10 installations dans des aéroports et 3 terminaux d’importation.
« Cette vente s’inscrit dans le cadre de nos efforts continus pour restructurer notre portefeuille mondial d’affaires et de générer un rendement plus fort pour nos investisseurs », a déclaré Glenn Johnson, PDG de Chevron.
Le montant de la transaction n’a pas encore été rendu publique, lundi 31 octobre a été signé l’accord de vente d’achat des actifs de Chevron pour les marchés de la République dominicaine, de la Jamaïque et de Saint-Martin, il est prévu que la transaction soit finalisée au deuxième trimestre de 2012.
Le président du GB Group, Gilbert Bigio a déclaré que « Cette transaction fait partie de nos efforts continus pour rechercher constamment de nouvelles opportunités pour étendre nos activités de carburant en aval dans les Caraïbes, en gardant notre objectif de satisfaire les besoins de nos clients dans les marchés où nous opérons. »
Comme partenaire pour cette transaction, GB Group compte sur M. Randal Perkins président et PDG d’AshBritt Environmental, la plus grande compagnie d’intervention rapide en cas de sinistre, d’urgence et de services environnementaux aux États-Unis.
En République dominicaine, GB Group a établi un partenariat avec Martí Petroleum Group, une entreprise ayant une expérience dans la distribution de GPL et la commercialisation de carburants.
Rappelons que GB Group avait en octobre 2009 fait l’acquisition de 58 stations-sevice Texaco en Haïti, ainsi que de la concession exclusive pour la distribution du carburant d’aviation dans les deux principaux aéroports du pays.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Agriculture :

Bientôt du lait pour 3000 enfants

02/11/2011 07:47:43

Haïti - Agriculture : Bientôt du lait pour 3000 enfantsLe Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) a approuvé une demande de financement pour un montant 2 millions de dollars américains pour soutenir la relance de la production laitière nationale. Cette augmentation de la production devrait satisfaire les besoins nutritionnels de quelque 3000 enfants au cours des trois prochaines années.
Ces 2 millions de dollars américains contribueront à la première phase d’un projet intitulé Production et Distribution de Lait en Haïti qui a été approuvé par la Commission intérimaire Haïti (CIRH) avec un coût total de 17 millions de dollars américains. Le projet vise à restaurer les capacités locales de production de lait à travers la formation technique des producteurs, l’amélioration de la collecte et les réseaux de distribution, et le soutien aux producteurs de lait locaux. La phase I du projet mettra en place trois centres de production du lait pour atteindre une plus grande productivité et efficacité.
Haïti est fortement dépendant des importations alimentaires, et chaque année elle importe 90,000 tonnes de lait pour répondre aux demandes de la population. Dr. Josef Leitmann, Directeur du Fonds de Reconstruction a déclaré: « le redressement d’Haïti exige un secteur agricole sain, ce qui est fondamentale pour la sécurité alimentaire du pays. »
L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, (FAO), l’agence d’exécution du projet, a indiqué que «…Ce projet favorisera la création d’emplois et renforcera l’économie rurale. Le lait permet un rendement relativement rapide pour les éleveurs à petite échelle. C’est un aliment nutritif équilibré et constitue un élément clé dans la sécurité alimentaire des familles. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4074-haiti-education-sophia-martelly-distribue-du-lait-dans-des-ecoles.html
http://www.haitilibre.com/article-1259-haiti-agriculture-oeufs-volailles-cheptels-production-deficitaire.html
http://www.haitilibre.com/article-1375-haiti-education-plus-d-un-millions-d-ecoliers-beneficieront-de-cantines-scolaires.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Culture :

Haïti le Chemin de la Liberté

02/11/2011 13:15:57

Haïti - Culture : Haïti le Chemin de la LibertéHaïti le Chemin de la Liberté, un film d’Arnold Antonin sera projeté à l’occasion de la première édition du Afro Caraïbes Films, Festival de Paris 2011, qui aura lieu du 3 au 6 novembre.
Haïti le Chemin de la Liberté retrace la lutte du peuple haïtien pour sa liberté depuis l’arrivée de Christophe Colomb jusqu’à Jean-Claude Duvalier. Des figures historiques comme Rodophe Moïse, Ulrick Jolly, Justin Castera, tous décédés depuis lors, appellent à l’unité pour la reconstruction du pays.
Premier long métrage haïtiens (92 minutes / 1974), Prix de la critique arabe (Festival de la Francophonie, genève, Suisse), Prix spécial du jury au 1er festival du nouveau cinéma latino-américain, Grand prix de la Diaspora Paul Robesson – Fespaco 2011, vainqueur des Trophées Afro-Caraïbeens Paris 2011. Ce film sera projeté ce samedi 5 novembre à 19h30 à la Salle de spectacle Jean Dame, 17, rue Léopold Bellan 75002 Paris.
Le documentaire moyen métrage, (52 minutes / Haïti 2010), Hommage à Jacqueline et Lucien Lemoine de Maksaens Denis et Fred Koening sera présenté le vendredi 4 novembre 2010 à 18h00 à la Salle de spectacle Jean Dame. Profitant de la tournée de la pièce de théâtre La Tragédie du Roi Christophe, mise en scène par Jean-Marie Serreau, Jacqueline et Lucien Lemoine fuirent la dictature des Duvalier et vinrent s’installer à Dakar, en 1966, sous l’invitation du président Léopold Sédar Senghor, à l’occasion du Festival Mondial des Arts Nègres.
Afro Caraïbes Films, Festival de Paris 2011 a pour objectif de promouvoir et de mettre en exergue les productions cinématographiques et audiovisuelles des cultures d’Afrique et de la Caraïbe en direction des professionnels : distributeurs cinéma, diffuseurs télévision et de permettre aux réseaux associatifs de sensibiliser les cinéphiles et le public potentiel des ces films afin de leur donner une large visibilité et de leur favoriser une juste place dans le paysage du cinéma en France.
Pour le programme complet http://www.vision-plurielle.com
HL/ HaïtiLibre

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :