dimanche 6 novembre 2011

6 Nov

Haïti-Politique-Crise

Ecartelé, le Sénat reporte au 15 novembre l’interpellation de deux membres du gouvernement

Très malade et jouant sa survie politique au milieu de grandes contradictions, le Grand Corps a préféré botter en touche en créant une commission d’enquête dont dépendra, dit-on, le sort du ministre Josué Pierre-Louis et du secrétaire d’Etat, Michel Brunache ; « Martelly mène 2-0 » au tableau d’affichage, selon le Sénateur Steven Benoît resté jusqu’à la fin de la séance, contrairement à quatre de ses collègues qui ont claqué la porte

Publié le samedi 5 novembre 2011

Au prix de profondes divisions qui risquent d’être lourdes de conséquences politiques pour les élus et d’affecter durablement la crédibilité de l’institution, le Sénat n’est pas parvenu tard samedi soir à se prononcer sur le sort de deux membres du gouvernement Martelly/Conille dont l’interpellation dans le cadre de l’arrestation du Député Arnel Bélizaire a été repoussée au 15 novembre.

Une commission spéciale d’enquête de cinq membres chargée d’identifier les responsables impliqués dans cette affaire politico-judiciaire -devenue la première grande crise de l’administration Martelly- a été formée après le départ fracassant de plusieurs Sénateurs ouvertement en désaccord avec cette proposition.

Composée de François Anick Joseph (Alternative), John Joël Joseph (INITE), Andrys Riché (Alternative), Jean William Jeanty (ex-Konba) et de Dieuseul Deras Simon (Lavni), la commission devra présenter son rapport à l’assemblée à la reprise de la séance d’interpellation suspendue.

Une deuxième commission formée des Sénateurs Steven Benoît, Jocelerme Privert et Wencesclass Lambert procédera parallèlement à une révision de l’exposé des motifs de l’interpellation du ministre de la justice et de la sécurité publique, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

Accusés d’avoir participé, le 27 octobre dernier, à l’arrestation arbitraire du Député Bélizaire, en conflit avec le chef de l’Etat, les deux hommes ont été autorisés à repartir au terme de longues heures d’attente au salon diplomatique du Sénat.

Parlant fréquemment au téléphone avec un mystérieux interlocuteur, le président de l’assemblée, Rodolphe Joazile (INITE), a lui-même pris le soin de désigner les commissaires après un huis clos très agité qu’il avait sollicité.

Mécontents de la proposition de l’ouverture d’une enquête parlementaire que leur collègue Andrys Riché venait d’introduire avec succès, les Sénateurs Moïse Jean-Charles (INITE), Jean-Baptiste Bien-Aimé (INITE), Fritz Carlos Lebon (INITE) et Nènèl Cassy (PLB) ont abandonné la salle de séance en signe de protestation. De plus en plus opposés à Michel Martelly, ils s’apprêtaient à approuver l’adoption d’une motion de censure contre le ministre Josué Pierre-Louis, en particulier, lorsque le vent a brusquement tourné avec la complicité de plusieurs mandataires ayant leurs propres représentants au sein du gouvernement.

Anticipant les résultats de l’enquête dont les conclusions devraient, selon lui, montrer « l’implication jusqu’au cou d’au moins six responsables d’Etat dans l’arrestation de Bélizaire » et les incidents majeurs enregistrés à l’occasion, le premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, n’a pas suivi les protestataires.

« Le Président Martelly mène au score 2-0 contre le Sénat et continuera encore à marquer d’autres buts », s’est-il pourtant désolé en admettant qu’il avait été trompé et le Sénat avili devant l’opinion publique.

Chef de file des interpellateurs, M. Benoît, qui entend obtenir le renvoi des autorités mises en cause, se dit curieux de voir quelle sera l’attitude de la plupart de ses collègues au moment où il sera clairement établi que des collaborateurs du chef de l’Etat avaient lâchement exécuté ses ordres en jetant en prison le Député de Delmas/Tabarre (banlieue est-nord de la capitale).

Pour sa part, l’ancien président du Sénat, Kély Bastien, issu du groupe majoritaire dit des seize, a confié sans équivoque que nombre des quinze signataires de l’acte d’interpellation étaient revenus sur leur position initiale en fonction d’intérêts particuliers. Le parlementaire du nord s’est empressé de recommander un report de la séance et une enquête approfondie sur le scandale du 27 octobre afin, dit-il, d’éviter un échec cuisant ou une injustice irréparable.

La décision controversée de l’assemblée des Sénateurs de reporter une deuxième fois en trois jours l’interpellation des deux responsables gouvernementaux est intervenue après l’audition très houleuse, durant sept heures, du Premier ministre Garry Conille et de trois autres membres du Conseil supérieur de la Police Nationale. spp/Radio Kiskeya

 

Josué Pierre-Louis, avait ordonné l’incarcération au Pénitencier National d’Arnel Bélizaire

06/11/2011 12:04:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Premier ministre Garry Conille a promis samedi de diligenter une enquête en vue de « fixer les responsabilités » dans l’arrestation illégale, la semaine dernière, du Député Arnel Bélizaire, lors d’une audition de sept heures au Sénat au cours de laquelle les membres du Conseil supérieur de la Police Nationale se sont fait taper sur les doigts pour leur responsabilité dans cette gigantesque affaire politico-judiciaire qui a entraîné l’interpellation d’un ministre et d’un secrétaire d’Etat.

Très embarrassés et répondant de façon vague à la plupart des questions soulevées sur les circonstances de l’événement, M. Conille, président du CSPN, et trois des quatre membres de cette instance, le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva, et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, n’ont pas convaincu la majorité des Sénateurs.

Cependant, la grande révélation de la séance est à mettre à l’actif de M. Andrésol. Du bout des lèvres, devant l’insistance de plusieurs élus, dont Steven Benoît, François Anick Joseph et Evallière Beauplan, il a finalement déclaré que c’est le ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, qui avait, jeudi dernier (27 octobre), ordonné aux agents de la police judiciaire (DCPJ) de conduire Arnel Bélizaire au Pénitencier National, la prison civile de la capitale, alors qu’il était attendu au parquet.

Libéré à l’issue d’une détention de quelques heures qui a mis à mal les relations entre le Parlement et le régime du Président Michel Martelly, le Député de Delmas/Tabarre (banlieue est-nord de Port-au-Prince) avait été arrêté à l’aéroport international Toussaint Louverture sous l’accusation d’évasion, quelques jours seulement après une discussion orageuse avec le chef de l’Etat. spp/Radio Kiskeya

 

Des projections démographiques inquiétantes

06/11/2011 08:14:58

Haïti - Social : Des projections démographiques inquiétantes

Le Dr Florence D. Guillaume, Ministre de la Santé publique et de la Population, a procédé jeudi dernier, à l’installation du Dr. Carl Murat Cantave, ancien directeur Départemental de la Santé de l’Artibonite, au poste de Secrétaire d’État.
Dans son allocution d’investiture [extraits], le Dr. Carl Murat Cantave a expliqué
« Aucune planification politique, économique, sociale, environnementale, culturelle ne peut se faire sans se référer à la variable démographique. En 1950, la population haïtienne était de l’ordre de trois millions; en 1981, elle est passée à 5,1 millions. Actuellement, nous avons une population de 10,200,000 habitants […] Les projections démographiques sont dramatique quand on sait qu’avec un taux de croissance actuelle de 2,4 – 2,5, on aura entre 2040 et 2050 une population estimée à 20 millions d’habitants, pour la même superficie, pour des biens et des services qui n’augmentent pas, d’où l’importance de l’intervention de la secrétairerie d’Etat à la Population pour faire l’adéquation entre les biens et les services disponibles et la population […]
[…] Nous allons mettre sur pied des services de planification familiale un peu partout au pays, pour répondre à l’attente de la population. Toujours dans l’aménagement quantitatif de la population, nous allons faire une campagne d’éducation familiale pour réduire « l’indice synthétique » de fécondité de 5 à 2 […] faire le suivi sur le terrain des naissances et des décès, et réaliser un recensement chaque 10 ans.
Nous allons développer une grande politique de monitoring de la population à travers une plateforme, à travers d’une table sectorielle que nous allons constituer, qui va nous permettre de solutionner une quantité problèmes que nous avons, par exemple le contrôle du flux migratoire interne et externe de la population […] Avec le support des autres entités, si nous mettons vraiment nos têtes ensemble, nous pourrons faire quelque chose au niveau de la migration […] »

Concernant le budget pour réaliser ces projets, le Dr. Carl Murat Cantave a précisé « Il faut qu’il y ait une vision, un leadership, une capacité de négociation, lorsque par exemple il y a de l’argent quelque part, il faut être en mesure d’aller le chercher pour délivrer les services à la population… »
HL/ HaïtiLibre

 

Le calme revient à Pétion-ville

05/11/2011 23:37:00 Auteur(e) La Redaction

Le calme est revenu dans la commune de Pétion-ville après des incidents éclatés dans la matinée suite à une altercation entre un agent municipal et une étalagiste. Le responsable de la police a a fait état de deux blessés et une arrestation.

Après plusieurs heures de tension, les activités commerciales ont repris et la circulation a recommencé dans les rues débarassées des barricades et pneus enflammés entreposées par des petits commerçants en colère après l’annonce de la mort d’une étalagiste.

La nouvelle du décès de l’étalagiste a été démentie par la suite par les responsables municipaux et par la police de Pétion-ville.

“La police de Pétion-ville aidée des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre, UDMO,  ont pu rétablir le calme dans la commune, tout est sous contrôle”, a déclaré à HPN le commissaire de police de Pétion-ville, Pierre Louis Jean Alex.

La jeune dame de 22 ans touchée lors d’une altercation avec l’agent municipal Dérival, reçoit les soins nécessaires dans un hôpital de la capitale, a confirmé le commissaire Pierre Louis.
Un individu du nom de Joseph Sonson a été interpellé lors des opérations pour sa participation présumée dans des actes de vandalisme. Il sera bientôt déféré devant les autorités judiciaires.

ljosepholivier@gmail.com

HPN

 

Climat tendu à Pétion-ville, 1 mort

Samedi, 05 Novembre 2011 10:38 LJO/HPN

Un climat de tension a régné samedi matin à Pétion-ville où des rues étaient bloquées par des manifestants en colère suite à la mort d’une étalagiste tuée par un agent municipal, a constaté Haiti Press Network.

Selon des témoins, des agents de la mairie de Pétion-ville auraient tué une marchande en pleine rue dans des circonstances peu claires, non loin de l’ancien marché ce qui a mis les vendeurs du marché en colère.

Les petits détaillants mécontents ont alors pris les rues et ont lancé des pierres contre un immeuble, où les agents communaux auraient tenté de prendre refuge.

Des coups de feu venant de l’immeuble, et dans d’autres directions ont été entendus. Les protestataires ont bloqué certaines rues du centre de la commune, où se tiennent les activés commerciales.

Des patrouilles de la police ont été déployées pour tenter de ramener le calme dans la ville.

Le commerce a pratiquement fermé par crainte de débordement plus grave, a constaté HPN.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher les rassemblements alors que des gens en colère lançaient des pierres et des bouteilles dans plusiuers quartiers.

Des barricades enflamées sont déposées dans certains quartiers et des incidents ontb été enregistrés dans le contre de la commune notamment dans la zone du marché désaffecté

 

Démenti de la Présidence sur la remobilisation des FAD’H

05/11/2011 14:16:26

Le Président Michel Martelly constate que des individus font circuler sur internet un prétendu « arrêté remobilisant la composante militaire de la force publique ». Il ne fait aucun doute que les auteurs de ce trac cherchent manifestement à semer le trouble au sein de la population.
Le Président Michel Joseph Martelly, tient à préciser qu’il n’a jamais pris une quelconque décision autorisant la remobilisation des Forces Armées D’Haïti. Aussi demande t-il au peuple haïtien de ne pas céder aux manipulations d’aucun secteur.
Le Président de la République, tout en réitérant sa détermination, conformément à la Constitution haïtienne, de doter le pays d’une force armée, invite tous les citoyens en général et ceux que la question intéressent en particulier, à rester calmes. Le 18 novembre 2011, la Présidence informera officiellement la Nation des dispositions arrêtées, dans le cadre de la mise sur pied de la nouvelle force de sécurité publique.
HL/ HaïtiLibre

 

Laurent Lamothe à New York

05/11/2011 08:43:25

Haïti - Politique : Laurent Lamothe à New YorkLe Ministre des Affaires Etrangères, Laurent Lamothe était à New York ce vendredi 4 novembre, il s’est entretenu avec le nouveau Consul Général a.i., M. Charles A. Forbin, et son personnel autour de la nouvelle directive de la Chancellerie haïtienne, faisant notamment savoir au monde qu’Haïti est ouvert aux investissements.
Le Chancelier a souligné l’importance cruciale du Consulat de New York, en raison du nombre élevé de compatriotes qui bénéficient de ses services. En ce sens, il a passé des instructions au personnel du Consulat dans l’objectif de raffermir les liens avec les haïtiens qui vivent dans cette région, et de les encourager à se rendre plus souvent en Haïti. Autant que possible, les encourager à revenir dans leur pays pour aider le Président Martelly dans le processus de reconstruction, étant donné que l’engagement de la Diaspora constitue une priorité pour son Administration.
Au cours de sa visite M. Lamothe et son équipe ont rencontré M. Edmond Mulet, l’Assistant du Secrétaire Général de l’ONU pour les Opérations de maintien de la Paix, pour discuter de l’actuelle opération de maintien de la Paix en Haïti.
Durant la réunion, le Ministre Lamothe a fait notamment référence à la résolution A/65/655/Add.1 de l’Assemblée Générale qui permet aux candidats qualifiés d’origine haïtienne d’être embauchés comme personnel international de la Mission. Cette pratique n’a pas été préalablement autorisée, ce qui a diminué la capacité des étrangers d’origine haïtienne de contribuer directement à l’opération de Paix en Haïti.
Le Ministre et le Sous-Secrétaire Général Edmond Mulet, ont également discuté du plan du Président Martelly visant à remobiliser l’armée d’Haïti ainsi que d’un budget de 17 millions de dollars proposé pour la construction d’un nouveau quartier général pour la Mission [Minustah], afin de quitter les locaux provisoires de l’aéroport et permettre la formation de la Police Nationale d’Haïti (PNH) qui doit, à terme, atteindre plus de 20,000 policiers.
Par ailleurs, ce samedi soir, le Ministre Lamothe est attendu, en remplacement du Président Martelly, au diner annuel de levée de fonds de Happy Hearts organisé par la top model Petra Nemcova. Cette année, l’accent est mis sur l’éducation haïtienne. La moitié des fonds récoltés, évalués à plus de 10 millions de dollars, sera versé au système éducatif haïtien.
HL/ HaïtiLibre

 

Affaire Bélizaire :

Le Ministre de la Justice se dit «calme et serein»

05/11/2011 12:54:58

Haïti - Affaire Bélizaire : Le Ministre de la Justice se dit «calme et serein»Vendredi, à la veille de sa comparution devant le Sénat, dans le cadre de son interpellation dans l’affaire Bélizaire, Me Josué Pierre-Louis, le Ministre de la Justice et de la Sécurité publique s’est dit « calme et serein ». Réagissant aux allégations des parlementaires, qui jugent l’arrestation du député Bélizaire illégale et arbitraire, le Ministre de la Justice a indiqué que « seuls les juges des tribunaux peuvent se prononcer sur cette question et que personne ne peut se substituer à la justice » citant en référence l’article 173-1 de la Constitution qui précise : Les contestations qui ont pour objet les droits civils sont exclusivement du ressort des tribunaux. « Dans ce cadre, en tant que magistrat de mon État, je ne peut juger une arrestation illégale et arbitraire. Au même titre que les parlementaires défendant les principes constitutionnels qui, selon eux, ne sont pas respectés, toutes les autorités sont appelées à respecter l’article 26 et 26.1 de la Constitution qui trace clairement les démarches et procédures à suivre dans le cas d’une arrestation jugée arbitraire et illégale. »


Concernant la décision du Commissaire du Gouvernement, Me Félix Léger, de faire appréhender le Député Bélizaire, le Ministre a précisé « Si j’estimais que le Commissaire du Gouvernement avait commis une faute sur le plan administratif, je l’aurais révoqué » soulignant qu’il n’y a pas de responsabilité gouvernementale dans l’affaire Bélizaire il a ajouté « La justice est totalement indépendante […] nous avons fait ce qui méritait d’être fait selon la procédure tracée en fonction d’un consensus entre les trois pouvoirs. S’il y a un problème, ce n’est pas au niveau du gouvernement, il faut regarder ailleurs. »


Se disant prêt a accepter n’importe quelle décision de la Chambre haute, le Ministre estime toutefois, « que la procédure de l’interpellation n’a pas obéit aux prescrits de l’article 107 et 107-1 de la Constitution. On ne corrige pas un mal par un mal, par une violation manifeste de la loi mère. Le Sénat ne devait pas interpeller un ministre pendant que les parlementaires sont en session extraordinaire. »
(1) En savoir plus sur les articles cités de la Consitution :
Article 26 : Nul ne peut être maintenu en détention s’il n’a comparu dans les quarante-huit (48) heures qui suivent son arrestation, par devant un juge appelé à statuer sur la légalité de l’arrestation et si ce juge n’a confirmé la détention par décision motivée.
Article 26.1 : En cas de contravention, l’inculpé est déféré par devant le juge de paix qui statue définitivement.En cas de délit ou de crime, le prévenu peut, sans permission préalable et sur simple mémoire, se pourvoir devant le doyen du tribunal de première instance du ressort qui, sur les conclusions du Ministère Public, statue à l’extraordinaire, audience tenante, sans remise ni tour de rôle, toutes affaires cessantes sur la légalité de l’arrestation et de la détention.
Article 107 : Dans le cas de convocation à l’extraordinaire du corps législatif, il ne peut décider sur aucun objet étranger au motif de la convocation.
Article 107.1 : Cependant, tout sénateur ou député peut entretenir l’Assemblée à laquelle il appartient de question d’intérêt général.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4172-haiti-affaire-belizaire-seance-d-interpellation-reportee-au-senat-dans-le-desordre.html
http://www.haitilibre.com/article-4168-haiti-affaire-belizaire-le-president-martelly-demande-la-creation-d-une-commission-independante.html
http://www.haitilibre.com/article-4149-haiti-affaire-belizaire-il-faut-trouver-les-vrais-responsables.html
http://www.haitilibre.com/article-4138-haiti-affaire-belizaire-evans-paul-veut-desamorcer-la-crise.html
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
HL/ HaïtiLibre

 

Affaire Bélizaire :

Joseph Lambert, propos modérés de «Sage»

04/11/2011 15:11:26

Haïti - Affaire Bélizaire : Joseph Lambert, propos modérés de «Sage»Hier, en marge de la séance d’interpellation, liée à l’affaire du Député Arnel Bélizaire, séance reportée [en principe] à demain samedi, le Sénateur Joseph Lambert à fait savoir que des décisions avaient été prises à la « va vite » en solidarité avec ses collègues de la Chambre des députés et qu’il ne fallait pas rentrer dans la logique, « de couper des têtes, pour couper des têtes », mais que le Sénat doit prouver qu’il est « une Assemblée de Sages…» Des propos modérés qui surprendront certains observateurs qui ne manqueront pas de se demander s’il les propos du sénateur font partie d’une stratégie, d’un sursaut de sagesse, d’un retour à la raison ou s’ils sont motivés par la crainte d’un avenir incertain…
«…il y a des décisions qui ont été prises, au niveau du Sénat de la République, à la va vite, dans un esprit de solidarité avec la Chambre des députés. Dans la phase où nous sommes rendu, les esprits se sont calmés, cette période de débordement s’atténue de plus en plus. Maintenant, nous voyons qu’ils est impératif, avant de prendre une quelconque mesure à l’endroit du Ministre de la justice ou du Secrétaire d’État aux affaires étrangères, que les autres membres du CSPN [Conseil Supérieur de la Police Nationale] soient convoqués. Je veux parler du Premier Ministre, du Ministre de l’Intérieur et du Directeur Général de la Police afin de fixer les responsabilités de chacune de ces personnalités.
Je trouve que c’est une mesure correcte, qui permet de ne pas aller dans une logique de couper des têtes pour couper des têtes… Encore une fois, l’Assemblée des sénateurs prouve qu’effectivement, c’est une Assemblée de sages…
C’est la décision idéale, parce qu’on ne peut en aucune façon combattre l’arbitraire par l’arbitraire […] prenons par exemple le Secrétaire d’État M. Brunache, qui n’était même pas encore investi dans ses fonctions de Secrétaire d’État, qui se trouve sur la liste des personnes que nous considérons comme Secrétaire d’État et qui est supposé subir une décision arrêté pas l’Assemblée des sénateurs. […] Les responsabilités vont être fixées à tous les niveaux et, comme l’a dit le Président Martelly, toutes les personnes qui sont impliquées d’une manière ou d’une autre dans cette affaire, vont avoir à subir des sanctions, soit de l’Assemblée des sénateurs ou des députés ou encore, une sanction qui pourrait venir de l’Exécutif lui-même. […]
Nous avons dit qu’il y a un ensemble de personnes qui ont des responsabilités dans le pays, avant peut-être d’aller jusqu’à couper la tête, « entre guillemets », de M. Josué Pierre-Louis, il est impératif de questionner toutes les autres personnes, qui a un niveau ou a un autre, ont peut-être une responsabilité dans cette affaire. Une fois que les responsabilités auront été fixées […] il sera de bon ton que nous sanctionnions les personnes que nous sommes supposés sanctionner dans cette affaire… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4172-haiti-affaire-belizaire-seance-d-interpellation-reportee-au-senat-dans-le-desordre.html
http://www.haitilibre.com/article-4173-haiti-justice-arnel-belizaire-convoque-devant-le-juge-d-instruction.html
http://www.haitilibre.com/article-4168-haiti-affaire-belizaire-le-president-martelly-demande-la-creation-d-une-commission-independante.html
http://www.haitilibre.com/article-4149-haiti-affaire-belizaire-il-faut-trouver-les-vrais-responsables.html
http://www.haitilibre.com/article-4138-haiti-affaire-belizaire-evans-paul-veut-desamorcer-la-crise.html
http://www.haitilibre.com/article-4130-haiti-affaire-belizaire-le-parlement-contre-attaque.html
S/ HaïtiLibre

 

Moïse Jean-Charles agite une mise en accusation du chef de l’Etat

Michel Martelly serait un véritable « danger », selon le Sénateur pro-Lavalas du nord qui parle d’un dirigeant « instable » ayant menti dans l’affaire Bélizaire et baissé son pantalon devant des élus

Publié le vendredi 4 novembre 2011

Le Sénateur Moïse Jean-Charles, opposant farouche à Michel Martelly, s’est prononcé en faveur de la mise en accusation du Président qui, selon lui, constitue « un danger pour Haïti et le continent américain », une déclaration fracassante intervenue jeudi soir en séance plénière lors de l’interpellation au Sénat du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache.

« M. Martelly est un Président instable », a lancé le parlementaire du nord qui a vertement critiqué le chef de l’Etat pour les propos tenus à son retour des Etats-Unis sur sa non implication présumée dans l’arrestation arbitraire du Député Arnel Bélizaire, la semaine dernière.

Jean-Charles, qui se situe résolument dans l’opposition depuis l’arrivée, il y a environ six mois, du nouveau régime, soutient qu’il faudrait penser à destituer un dirigeant qui ose mentir à la nation et sera toujours prêt à décliner toute responsabilité dans tout ce qui pourrait arriver de mal ultérieurement à d’autres adversaires politiques encombrants.

Le décrivant comme un personnage très conflictuel, il affirme que le locataire du Palais National est à couteaux tirés avec la presse, les Sénateurs, les Députés et une partie de la communauté internationale.

Le Sénateur de l’ancienne plateforme présidentielle INITE croit que plus que les membres du gouvernement, dont deux sont interpellés ce samedi, la Chambre haute doit d’abord viser le chef suprême autrement dit Michel Martelly.

Avec un mordant dévastateur, Moïse Jean-Charles a poursuivi son offensive en reprochant à ses collègues, dont le président, Rodolphe Joazile, de laisser faire le Président qui, s’emporte-t-il, a même baissé son pantalon devant des Sénateurs.

Selon la constitution, seule la Chambre basse à une majorité de deux tiers peut mettre en accusation un chef d’Etat en fonction lequel sera soumis à une procédure de destitution par le Sénat qui s’érigera en haute cour de justice. spp/Radio Kiskeya

 

Des parlementaires contre le pullulement des secrétaireries d’Etat

vendredi 04 novembre 2011 à 15:47

L2hlcm1lcy9ib3N3ZWIvd2ViMjM0L2IyMzQ1L2lwdy5ocG5oYWl0aS9wdWJsaWNfaHRtbC9zaXRlL2ltYWdlcy9zdG9yaWVzL2Zvb2QvcGFybGVtZW50IGhhaXRpMi5qcGc=Certains parlementaires dénoncent la création par le Président de la République de 14 nouvelles secrétaireries. Selon eux, cela constitue une charge de plus pour le trésor public.

De 7 auparavant, le nombre de secrétaires d’Etat est passé à 19 avec l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante. 3 d’entre eux sont rattachés au  ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale et deux autres à celui de l’éducation nationale et de la formation professionnelle. Deux secrétaires d’Etat relèvent également de chacun des ministères suivant à savoir ceux du commerce et de l’industrie, des travaux publics, transports et communication. Une décision critiquée par le 1e sénateur de l’ouest. Il n’est pas prévu dans les lois organiques de ces ministères la création de secrétairerie d’Etat,  a dénoncé Steven Benoit. De plus, regrette le parlementaire, ces structures ne sont pas budgétisées.

Le 2e sénateur des Nippes abonde dans le même sens. Ces nominations constituent une charge supplémentaire pour le trésor public alors que notre budget est financé en grande  partie par l’international, fait remarquer Jean William Jeanty. Il met en avant  aussi le fait que les lois organiques des ministères concernés n’ont pas été modifiées.

Face à cette situation, le Parlement se doit d’exercer son pouvoir de contrôle, a exigé le sénateur Benoit mettant en doute la compétence voire la bonne foi des conseillers du chef de l’Etat.

Le 2e sénateur des Nippes voit en ces nominations une volonté du chef de l’Etat d’exercer  un pouvoir absolu sur le gouvernement. Cette nouvelle équipe est vouée à l’échec, de l’avis de Jean William Jeanty.

Le gouvernement Martelly/Conille compte 18 ministres et 19 secrétaires d’Etat.

 

Le PM veut contrôler les finances publiques

Vendredi, 04 Novembre 2011 15:34 HPN

Le Premier ministre haïtien Garry Conille a pris une série de décisions administratives dans le but de contrôler le fonctionnement des différents ministères et directions de l’administration publique, notamment en contrôlant les dépenses qui sont effectuées, a appris Haïti Press Network.

Selon des circulaires envoyées aux ministres, M. Conille a exigé que chaque ministère possède un seul compte courant pour effectuer toutes les dépenses administratives.
Il a également décidé de vérifier régulièrement les transactions qui sont effectuées dans les différents ministères, a-t-on également appris.
D’autre part, le Premier ministre a demandé à la BRH de lui fournir un état de compte de chacun des ministères du gouvernement afin de vérifier ce qui a été laissé par l’ancienne administration.

 

Conille, de l’ombre à la lumière

Garry Conille serait sur le point de sortir de l’ombre de Michel Joseph Martelly et d’avoir « une emprise réelle sur le gouvernement ». L’ex-fonctionnaire onusien aurait, selon des sources gouvernementales, bénéficié de supports, décidé à mettre un terme à la récréation émaillée « d’erreurs » de Martelly.

Garry Conille va sortir de l’ombre. Le président Michel Joseph Martelly l’a annoncé benoîtement au retour de son voyage de santé, le jeudi 3 novembre 2011. « Comme je l’ai fait pour l’éducation et promis pendant la campagne électorale, je vais retirer les projecteurs sur moi pour laisser le Premier ministre gouverner », a dit le chef de l’Etat.
«La reprise en main n’est pas du fait de Martelly. Elle est en passe de s’effectuer avec le support du « Blanc », préoccupé par l’inexpérience et l’obstination à la controverse du chef de l’Etat et de certains de ses proches », a confié au journal une source gouvernementale.
Le Premier ministre, entre-temps, a rappelé dans des circulaires aux ministres et directeurs généraux que les nominations de cadres doivent se faire après notification à la Primature, a indiqué cette source, révélant que deux « super ministres », sous les yeux du président Martelly au Conseil des ministres du 25 octobre, ont refusé de respecter cette disposition prévue par la loi.
Garry Conille a aussi ordonné l’usage d’un seul compte courant dans les ministères, directions déconcentrées et exigé de la BRH un rapport quotidien de l’utilisation de ces comptes, a poursuivi cette source, ajoutant que « c’est le PM que l’on critiquera s’il y a des gabegies ».
Ces circulaires visent aussi à dissuader les velléités de ceux qui veulent lancer des chantiers sans aucune coordination. Et s’agissant de coordination, une retraite de deux jours se tiendra bientôt avec les ministres, secrétaires d’Etat, directeurs généraux et chefs de cabinet des ministres afin d’avoir « une meilleure cohésion dans l’action gouvernementale », a révélé un haut cadre de l’administration publique.
L’annonce de la « prise en main réelle » du gouvernement par Garry Conille intervient sur fond de menace de renvoi des titulaires des portefeuilles de la Justice, Me Josué Pierre-Louis, et de l’Intérieur et de la Défense nationale, Me Thierry Mayard Paul-proches du chef de l’Etat- à cause de l’arrestation du député Arnel Bélizaire, le 27 octobre.
Sur la gestion de ce dossier, les divergences et conflits d’autorité ont été étalés sur la place publique. « Le Premier ministre Garry Conille était contre l’arrestation du député afin d’éviter un bras de fer préjudiciable pour le gouvernement et pour le pays. Au lendemain de l’arrestation, le vendredi 28 octobre, le ministre de la Justice n’avait pas participé à une réunion d’urgence du CSPN, en dépit d’une convocation du Premier ministre », a indiqué une autre source gouvernementale. « La visite rendue, au pénitencier national, au député Arnel Bélizaire était un geste du Premier ministre pour manifester son désaccord », a-t-elle expliquée.
Le président Michel Joseph Martelly, lors de la rentrée gouvernementale, le 20 octobre dernier, avait volé la vedette au Premier ministre Garry Conille en procédant lui-même à l’installation de près d’une dizaine de ministres. Et, une semaine auparavant, Martelly avait indiqué que « Garry Conille est son Premier ministre », démentant une quelconque pression de l’international dans la désignation de l’ex-fonctionnaire onusien.
Garry Conille, à qui Michel Joseph Martelly a arraché de justesse le poste de ministre de la Planification et de la Coopération externe, est arrivé au gouvernement quelque peu dénudé, sans proches au gouvernement.
Conille saura-t-il faire des « miracles? » Seul le temps le dira. Mais, selon Martelly, il passera de l’ombre à la lumière. « Gare aux rayons ultraviolets », plaisante un observateur, qui, comme le sénateur Anacacis Jean-Hector, a prédit que le mariage Conille/Martelly n’aura d’autre issue qu’un divorce fracassant. « Touchons du bois », a-t-il ajouté.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Martelly maintient le cap sur le rétablissement de l’armée

Un acte purement symbolique sera posé avec la publication d’un arrêté présidentiel, à l’occasion de la date historique du 18 novembre, avant la véritable mise en place d’une force militaire, a indiqué le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura, qui dément tout projet de désarmement des unités spécialisées de la police

Publié le vendredi 4 novembre 2011

Le projet de réhabilitation de l’armée tient toujours et l’arrêté rétablissant officiellement l’institution militaire sera publié le 18 novembre, jour de la bataille de Vertières, a annoncé vendredi le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura.

Dans une interview à Radio Kiskeya, il a toutefois souligné qu’il s’agira d’un acte purement symbolique avant le début de l’opérationnalisation de la nouvelle armée qui nécessitera du temps et la mobilisation de ressources appropriées.

Faisant part de discussions déjà engagées sur la question par le Président Michel Martelly avec des institutions comme le Parlement et des représentants de la communauté internationale, Lucien Jura a fait savoir que les consultations se poursuivront.

Divers parlementaires et représentants de la société civile ont exprimé de vives préoccupations face à la volonté du chef de l’Etat d’imposer unilatéralement le retour des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dissoutes en 1994 par le Président d’alors, Jean-Bertrand Aristide, après avoir fait régner la terreur et l’arbitraire pendant des années.

Au plan financier, le porte-parole de la Présidence a tenté de faire taire les critiques sur l’incapacité actuelle du pays à générer le budget de l’armée en affirmant, sans donner de précisions, que l’Exécutif saura atteindre cet objectif comme il l’avait fait pour favoriser la scolarisation gratuite de nombreux enfants.

D’autre part, M. Jura dément catégoriquement les déclarations de parlementaires relayant des rumeurs persistantes selon lesquelles les armes appartenant aux unités spécialisées de la Police Nationale pourraient leur être enlevées afin d’être mises au service de futurs militaires. Aucun projet de cette nature n’est en vue et la nouvelle armée, dans sa mission de défense nationale, contribuera, au contraire, au renforcement de la PNH, a insisté le porte-parole.

Dans le même registre, il souligne que l’Exécutif n’a pour l’instant autorisé aucun groupe à participer à des séances d’entraînement nulle part sur le territoire national.

Des propos qui tranchent avec les allégations des Sénateurs Moïse Jean-Charles et Jean-Baptiste Bien-Aimé qui soutiennent que dans le cadre de la constitution, à l’initiative de Michel Martelly, d’une force paramilitaire baptisée « Milice Rose », une vaste campagne de recrutement et de formation serait en cours dans plusieurs régions. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Environnement :

Haïti élu au Comité «L’Homme et la Biosphère» de l’UNESCO

05/11/2011 11:57:56

Haïti - Environnement : Haïti élu au Comité «L’Homme et la Biosphère» de l’UNESCOLaurent Lamothe, Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes a appris, avec grande satisfaction, l’annonce de l’élection d’Haïti [vendredi 4 novembre], au Comité de Coordination du Programme « L’Homme et la Biosphère » de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO).
Ce vote acquis à l’unanimité [195 voix] constitue une grande victoire pour la Chancellerie haïtienne qui a su mobiliser autour de cette candidature, toutes les chancelleries du monde et prouve qu’Haïti, peut définitivement compter sur ses partenaires, pour atteindre ses objectifs de développement durable.
La Chancellerie a collaboré étroitement dans le cadre de l’aboutissement de ce dossier, avec le Ministère de l’Environnement, qui représentera le Gouvernement haïtien au sein de cette instance. En effet, le Ministère de l’Environnement, a fait inscrire sur instruction du Président Martelly, la région du « Morne la Selle » au Programme des « Réserves Mondiales de la Biosphère »  de l’UNESCO. La région du « Pic Macaya » [vignette photo] bénéficiera du même statut dans les prochaines semaines.
En 2012, Haïti comptera ainsi deux grandes zones inscrites dans ce programme ayant trait à la biodiversité, au changement climatique et à la protection de l’Environnement.
L’intégration d’Haïti au niveau de cette instance de l’UNESCO s’inscrit dans la volonté de l’Administration Martelly, de faire de l’Environnement l’un des axes prioritaires de sa politique.
HL/ HaïtiLIbre

 

Haïti – Éducation :

Promesses des Secrétaires d’État du Ministère de l’Éducation

05/11/2011 09:55:25

Haïti - Éducation : Promesses des Secrétaires d’État du Ministère de l'ÉducationRéginald Paul, Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, a procédé hier à l’installation des Secrétaires d’État : Mme Marina Gourge à la Formation Professionnelle et M. Jean Claude François à l’Enseignement Supérieur.

Extraits de l’allocution d’installation du Ministre Réginald Paul :
«… Madame et monsieur les Secrétaires d’État, permettez moi de vous rappeler que votre installation effective […] constitue une étape importante dans la mise en œuvre d’un plan viable, qui devrait aider les sous-secteurs de l’éducation, dans leur quête de réformes que souhaite, tant son Excellence Michel Joseph Martelly que son Excellence Monsieur le Premier Ministre Garry Conille […] la tâche qui vous attend est immense […] vos compétences, votre connaissance du milieu et de la situation réelle de vos sous-secteurs, j’ose l’espérer, vous aideront à les marquer de vos empreintes, comme les tous premiers Secrétaires d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Formation Professionnelle.
Vous aurez également à mettre en œuvre, la politique du gouvernement relative au développement de ces sous-secteurs, c’est en ce sens, que nous devons travailler en synergie, pour concevoir et mettre en place l’espace haïtien de l’enseignement supérieur, afin d’assurer la mobilité des étudiants, des enseignant et des chercheurs sur tout le territoire haïtien, ainsi que l’amélioration des services offerts notamment la formation et la recherche.
C’est en ce sens que nous devons travailler en synergie, pour concevoir et mettre en place également, l’espace haïtien de la formation professionnelle au service du développement du pays et répondant aux besoins réels du marché de l’emploi. Le pays que nous bâtissons, n’est pas seulement celui de l’économie, des constructions, du commerce et des finances, il est aussi celui du savoir et du savoir-faire.
Vous conviendrez avec moi, madame et monsieur les Secrétaires d’État, que les besoins sont immenses dans le secteur de l’éducation en général, qui est encore dépourvu de moyens adéquats pour répondre aux prescrits constitutionnels, de doter le pays que nous chérissons tous, de centres d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, pour le développement global et durable de notre société.
Dans ce partage de responsabilités citoyennes, je vous souhaite du succès dans vos fonctions respectives. »

Extraits de l’allocution de Mme Marina Gourge, Secrétaire d’État à la Formation Professionnelle :
«… mon installation revêt, dans le cadre du programme éducatif du gouvernement de la République, une signification de la plus haute importance, vu qu’elle embrasse dans sa substance, un thème cher à nous tous, celui de la formation professionnelle. Il est important de noter et de retenir, que la création de la Secrétairerie d’État à la formation professionnelle, rejoint bien les objectifs du programme de son Excellence Michel Joseph Martelly, en ce qui concerne les priorités du secteur éducatif […]
…lorsque l’on considère que la formation professionnelle est un facteur de promotion humaine et sociale et qu’il revient à l’État, de garantir à tous les citoyens un égal accès à cette formation, en vu du développement national, le rôle de la Secrétairerie d’État est d’une importance capitale. Je vous assure d’ores et déjà, de ma collaboration la plus totale, en vu d’atteindre ensemble, les objectifs de cette grande croisade, qu’exige la formation professionnelle. En effet, une meilleure gouvernance de ce secteur et la volonté manifeste de tous les acteurs, doivent être à la base de cette entreprise nationale. On retiendra ici, Monsieur le Ministre, que sur le territoire de la République, il existe déjà tout un éventail d’institutions et de centres de formation professionnelle et technique qu’il est important de signaler, il faut citer entre autres : ceux du Nord de l’Artibonite, de l’Ouest, du Sud, du Sud-Est, de la Grande-Anse, du Nord-est et du Nord-Ouest qui seront l’objet de notre plus grand souci, tant du point de vu de la formation dispensée, de la programmation de l’enseignement que celui de la disponibilité des équipements et matériels indispensables à leur bon fonctionnement.
La création de cette Secrétairerie d’État, vient à point nommé et répond à un ensemble de préalables, qui permettront au pays de s’engager sur la voie du développement durable. C’est pour dire, que la formation professionnelle, constitue une nécessitée et un besoin national, que le commerce, l’industrie et le secteur privé appellent de tout leurs vœux. Cette Secrétairerie d’État va donc englober tous les jeunes, qui au delà de la formation classique, veulent opter pour une formation technique et professionnelle…»

Extraits de l’allocution de Jean Claude François, Secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur :
«… me référant à votre discours d’investiture Monsieur le Ministre, j’en tire l’inspiration nécessaire pour participer, sous votre gouverne au travail d’orientation de l’Enseignement Supérieur vers une meilleur gouvernance et une structuration nettement améliorée.
Le gouvernement, en créant la Secrétairerie d’État à l’Enseignement Supérieur, dont j’ai l’honneur d’être le premier titulaire, reconnait l’importance primordiale de l’enseignement supérieur dans le développement social, culturel, économique et politique de le Nation. Ayant décidé de s’y engager, de manière décisive et concrète, vers l’amélioration effective de la qualité de l’encadrement des institutions d’enseignement supérieur, vers un meilleur statut pour la fonction professorale, dans l’esprit également, de remédier à la précarité de la condition étudiante, le gouvernement mandate la Secrétairerie d’État à l’Enseignement Supérieur, de la mission fondamentale, de développer avec l’ensemble des acteurs du sous-secteur, une vision et des action concertées devant conduire à la refondation de l’enseignement supérieure et à la promotion de la recherche et des services à la communauté […]
…Ce mandat inclut entre autres : la mise sur pied d’une structure de gouvernance universitaire, le soutient à la réforme de l’Université d’État d’Haïti, l’encadrement des universités publiques, l’appui à la rationalisation de l’offre privée de l’enseignement supérieures, la facilitation de la qualification du corps professorale, l’adoption d’incitatifs en vu d’atténuer la déperdition des étudiants, l’extension en région de l’enseignement supérieur, la création d’un fonds national pour la reconstruction des Universités détruites par le séisme de janvier 2010, enfin, l’établissement d’un système de promotion à la recherche et à l’innovation […] tout cela, nous le comprenons, constituent des perspectives qui mobilisent, non seulement d’important moyens, mais encore et surtout, la coopération de tout ceux qu’interpelle cette vision de changement, pour le mieux être de l’enseignant supérieur et ultimement de la population. Monsieur le Ministre, je me réjoui d’être partie prenante à côté de vous, de la matérialisation de la volonté du gouvernement de faire émerger ce grand chantier, à la construction et à la réussite, auquel nous sommes tous convié…»

HL/ HaïtiLibre

 

OAVCT-Installation :

Michel Oriol promet de redynamiser l’institution

vendredi 04 novembre 2011 à 12:19

Michel Oriol et Philippes Charchoute ont été installés ce vendredi respectivement comme directeur général et directeur adjoint  de l’Office  d’Assurance   Véhicules Contre Tiers (OAVCT).

La cérémonie d’installation a été présidée par le ministre de l’économie et des finances, Lemercier Georges.

Le nouveau directeur général promet de travailler en vue  de rendre l’institution plus dynamique.

Depuis la révocation  suivie de l’emprisonnement de l’ancien directeur général, Edrick Léandre, l’OAVCT était dirigée par son actuel Directeur général adjoint.

Il faut dire que monsieur Léandre est actuellement poursuivi pour corruption et concussion.

 

L’Ordre du Canada, décerné au Dr Jean-Claude Fouron

05/11/2011 11:07:57

Haïti - Social : L’Ordre du Canada, décerné au Dr Jean-Claude Fouron Son Excellence le très honorable David Johnston, Gouverneur Général du Canada, a présidé, vendredi 4 novembre 2011, dans sa résidence officielle (Rideau Hall, Ottawa), une cérémonie d’investiture de l’Ordre du Canada. Cette distinction, l’une des plus haute au Canada, vise à reconnaître l’œuvre d’une vie, le dévouement exceptionnel d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la Nation. Lors de cette cérémonie, où 28 personnalités ont reçu cette distinction. Le Dr Jean-Claude Fouron d’origine haïtienne, a eu le privilège de recevoir les honneurs de cette haute distinction.
Le Dr Fouron, un chef de file en cardiologie pédiatrique, est reconnu pour avoir utilisé la technique d’ultrason Doppler pour examiner les problèmes cardiaques dans le foetus. Il a fondé la première unité de cardiologie fœtale au Canada, au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. Professeur à l’Université de Montréal, il a été un mentor pour plusieurs générations de pédiatres tout en s’impliquant dans la formation en médecine périnatale et pédiatrique en Haïti. Ses multiples travaux de recherche lui ont valu de nombreux prix nationaux et internationaux.
HL/ HaïtiLibre

 

Promesses du nouveau Directeur des Presses Nationales

05/11/2011 11:36:55

Haïti - Politique : Promesses du nouveau Directeur des Presses NationalesM. Pierre Robert Auguste, Directeur des Presses Nationales a été installé hier en remplacement de Willem Edouard qui a occupé le poste pendant sept ans. Dans son allocution d’installation, le nouveau Directeur a promis entre autres : une école professionnelle des métiers de l’imprimerie dès janvier prochain.
«…à partir du mois de janvier [2012], je vais instaurer aux Presses Nationales, une école de formation, qui permettra aux haïtiens d’apprendre les métiers de l’imprimerie. Je vais mettre un conseil de surveillance au sein de l’école, qui sera représentatif des éditeurs, des imprimeurs et de toutes les autres entités qui sont intéressées. Ainsi, lorsque nous aurons besoin d’un technicien, comme le cas arrive aujourd’hui […] pour faire la réparation d’une presse, nous ne soyons plus obligé de le faire venir de Saint-Domingue.
Nous allons mettre en place, une représentation des Presses Nationale dans toutes les villes de province […] nous allons instaurer le CELEC [Centre de Lecture et d’Écriture], qui va permettre aux jeunes, d’avoir des livres à leur disposition […] nous allons leur apprendre à écrire et également, nous allons créer un prix littéraire pour eux.
Nous étudions également la possibilité, pour les personnes qui ont été alphabétisés, pour qu’il n’y ai pas de coupure, de créer un journal pour eux […] Un journal dans lequel je souhaite qu’il y ait des sponsors afin que nous puissions le distribuer gratuitement comme cela ce fait à l’étranger…»

HL/ HaïtiLibre

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