mardi 08 novembre 2011

8 Nov

Michaëlle Jean, 13e chancelière de l’Université d’Ottawa

08/11/2011 08:27:17

Haïti - Éducation : Michaëlle Jean, 13e chancelière de l’Université d’OttawaL’Université d’Ottawa est fière d’annoncer la nomination de la très honorable Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, à titre de chancelière. Mme Jean deviendra la treizième chancelière de l’histoire de l’Université au 1er février 2012, succédant ainsi à Huguette Labelle qui a occupé ce poste pendant 17 ans et qui terminera son mandat au 31 janvier 2012.
« C’est avec beaucoup de bonheur et de fierté que les étudiants, les professeurs et les membres du personnel de l’Université d’Ottawa accueillent la très honorable Michaëlle Jean au sein de notre grande famille », a déclaré le recteur et vice-chancelier Allan Rock.
« Les valeurs unificatrices défendues par Mme Jean correspondent parfaitement à la volonté de notre établissement de maintenir un environnement universitaire sain, ouvert sur le monde et tourné vers l’avenir », a souligné Robert Giroux, président du Bureau des gouverneurs.
« J’accueille la nouvelle de ma nomination avec grand enthousiasme et je remercie les membres du Bureau des gouverneurs, du Sénat, ainsi que le recteur de l’Université d’Ottawa de m’accorder ainsi leur confiance. Je salue par la même occasion le corps professoral, les étudiantes et les étudiants, emballée à l’idée de représenter leurs aspirations et leurs réalisations. À cet égard, la remarquable contribution et le total dévouement de Mme Huguette Labelle pendant 17 ans au service de cette grande université canadienne ne peuvent que m’inspirer », a déclaré Michaëlle Jean qui entrera en fonction le 1er février 2012.
En savoir plus sur Michaëlle Jean :
Michaëlle Jean est née à Port-au-Prince en Haïti. C’est en 1968 qu’elle arrive au Canada avec sa famille, après avoir fui le régime dictatorial de l’époque.
Après des études en littérature comparée à l’Université de Montréal, elle y enseigne l’italien au Département de littératures et langues modernes. Parallèlement à ses études, elle œuvre pendant huit ans auprès de maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale et participe à la mise sur pied d’un réseau de refuges d’urgence au Québec et ailleurs au Canada. Mme Jean connaît ensuite une brillante carrière de journaliste, de présentatrice et d’animatrice d’émissions d’information à la télévision de Radio-Canada et au réseau anglais CBC Newsworld.
Michaëlle Jean a été la 27e gouverneure générale du Canada, de 2005 à 2010. À la fin de son mandat, elle est nommée envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti. De plus, elle copréside la Fondation Michaëlle Jean, pour appuyer partout au Canada des actions citoyennes qui utilisent les arts et la culture comme moyens de transformation sociale et de mobilisation de la jeunesse.

HL/ HaïtiLibre

 

Le Premier Ministre va présenter des engagements précis à la population

08/11/2011 09:10:40

Haïti - Politique : Le Premier Ministre va présenter des engagements précis à la populationLe Premier Ministre, le Dr Garry Conille, a annoncé hier lundi, que le Gouvernement entendait dans les prochains jours, tenir une retraite de 2 jours, afin d’établir un agenda précis de ses engagements, qui sera présenté devant la population avant la fin de ce mois.
«… nous donnons trois tâches aux membres du gouvernement, la première tâche, c’est de faire un état des lieux, comprendre ce qu’ils ont trouvé, les défis et les opportunités, comprendre quels projets sont en cours, quelles ressources nous avons et que nous n’avons pas, ce que tout les membres du gouvernement sont en train de faire de manière très très efficace et accéléré, ce qui va conduire, dans les prochains jours, à une retraite gouvernementale de deux jours où nous allons nous assoir ensemble, pour pouvoir réfléchir à ce que nous allons faire dans les 12 prochains mois.
Avant la fin de ce mois, nous allons aller devant la population, pour lui annoncer que sur les 12 prochains mois, tel projet va commencer, tel projet va se terminer et la liste des inventaires de ces activités qui servira de tableau de bord, à la fois au Président de la République, au Parlement et à la population pour nous garder imputable des promesses que nous faisons […] pour être en mesure de dire à tout le monde, que par exemple, la reconstruction de l’aéroport va commencer maintenant et voici quand elle va se terminer, la reconstruction du Parlement, les routes, les écoles, les centres de santé qui ont été promis, quand cela va commencer, et quand cela va être terminer.
Avec ce tableau de bord, la population sera capable de voir si effectivement le gouvernement avance dans le sens qu’il doit avancer. Nous demandons également à la Communauté Internationale, de faire le même travail, pour nous donner rapidement une liste exhaustive des projets et programmes qui sont en cours et en même temps nous leur disons nos priorités pour les 12 prochains mois, pour nous assurer, que nous travaillons en cohésions dans le sens de la vision du Président de la République et de l’énoncé de Politique Générale que j’ai présenté au Parlement.
C’est une chose qui va être faite en harmonie complète avec tous les secteurs, nous allons évidement intégrer le secteur politique dans le cadre du pacte du bien vivre-ensemble, dont nous avons parler dans l’énoncé [de Politique Générale]. Dans les prochains jours, je vais former une Commission, qui va travailler sur comment nous pouvons réaliser ce pacte. Donc en gros, nous avançons… »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Sécurité

L’armée oui, mais pas si vite, dit Michel Martelly à la police

Se voulant pédagogue et rassurant, le Président de la république a mis une sourdine à ses motivations militaristes en reconnaissant, lundi lors d’une visite de soutien, la Police Nationale comme la « seule force de sécurité actuelle du pays » et en mettant en garde des fauteurs de troubles qui tenteraient d’exploiter le projet de création d’une nouvelle armée qui ne verra le jour que plus tard

Publié le lundi 7 novembre 2011

imageLe Président Michel Martelly a renouvelé lundi après-midi le soutien de son régime à la Police Nationale et exhorté les policiers à ne pas prêter foi aux rumeurs faisant état d’un rétablissement rapide de l’armée qui, dit-il, fera l’objet d’un agenda de travail à dévoiler le 18 novembre.

« Je veux que tout le monde sache que la seule force aujourd’hui responsable de la sécurité en Haïti est la PNH », a déclaré, lors d’une visite à la direction générale de la police, le chef de l’Etat en mettant en garde contre la tendance de certains à provoquer du « désordre » à travers une fuite en avant sur la question de la reconstitution de l’institution militaire dissoute depuis 17 ans.

« N’accordez aucune importance aux rumeurs », a-t-il poursuivi avant de révéler que les anciennes troupes des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ne seraient pas remobilisées au moment où la force de défense nationale sera mise en place.

La Présidence avait dénoncé la veille des « individus malintentionnés » qui auraient mis en circulation sur le net un « faux arrêté annonçant la remobilisation de la composante militaire de la force publique ».

Le bras toujours en écharpe après l’opération subie la semaine dernière aux Etats-Unis, Martelly, entouré du Premier ministre Garry Conille, du directeur général de la PNH, Mario Andrésol et du Sénateur Youri Latortue, a donné l’impression de changer complèterment de scénario après s’être fait, pendant longtemps, le grand promoteur d’un retour en force de l’armée désormais ramené à sa proportion de promesse électorale.

Ceux qui s’entraînent actuellement devraient penser à intégrer de préférence la Police Nationale qui pourra être en mesure de faire passer ses campagnes de recrutement de 800 aspirants policiers actuellement par promotion à plusieurs milliers, au cours des deux prochaines années, a promis le Président.

Très laudatif, il a répété à plusieurs reprises que la police avait le soutien de l’Exécutif et du Législatif qui entendent travailler à son renforcement et à une meilleure prise en charge des policiers ou de leur famille en cas de décès. D’où un bilan positif de l’action de l’institution qui, relate-t-il, n’a pas été à l’origine de grandes dérives en seize ans d’existence malgré les conditions de travail extrêmement difficiles des agents de l’ordre.

« En dépit de sa jeunesse, le leadership de l’institution a toujours été exercé dans le cadre de sa fonction de police, même si certains dirigeants politiques ont essayé, certaines fois, de l’induire en erreur », observe Michel Martelly.

Ancien officier de l’armée et membre de la Police Nationale, le Sénateur Youri Latortue précise que la commission justice et sécurité du Grand Corps qu’il préside avait suggéré au chef de l’Etat l’idée de cette visite de soutien aux forces de l’ordre. Selon le parlementaire, un allié du pouvoir presqu’arrivé en fin de mandat, l’un des objectifs de ce déplacement était pour les autorités d’envoyer un message clair à tous ceux qui s’entraînent déjà en s’imaginant pouvoir intégrer la future armée en dehors des normes institutionnelles. Il n’en sera pas question, car, il s’agira d’une force nouvelle différente des FAd’H, a prévenu Latortue.

Sujet polémique au sein de la classe politique et de la société civile, le projet de Michel Martelly de réhabiliter l’armée ne jouit pas du soutien des Etats-Unis et de la France, deux des principaux partenaires d’Haïti, qui souhaitent de préférence concentrer leurs efforts sur le renforcement institutionnel de la PNH.

Un document de travail que la Présidence avait remis à des diplomates accrédités à Port-au-Prince prévoyait un budget initial de 95 millions de dollars pour la mise en place d’une armée de 3.500 hommes dont les premiers 500 soldats devaient être recrutés d’ici le 18 novembre.

Cette date ramène le jour mémorable de la bataille de Vertières ayant ouvert la voie à la création du premier Etat nègre du monde, en 1804. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Sécurité :

Le Président Martelly parle de recruter des milliers de jeunes policiers

08/11/2011 11:53:31

Haïti - Sécurité : Le Président Martelly parle de recruter des milliers de jeunes policiersLe Président Michel Martelly en visite lundi, à la Direction Générale de la police, a rassuré les policiers, par rapport à sa décision de mettre sur pied une nouvelle force de sécurité nationale, en leur promettant au préalable, de renforcer le corps de police national, en recrutant prochainement des milliers de policiers avec l’appui des pays amis d’Haïti et de la Minustah et d’améliorer les conditions de travail des policiers.
«… depuis que le Président Martelly est au pouvoir, nous parlons de refaire l’armée, je veux que la police sache une chose, rétablir l’armée est une promesse de campagne, que nous allons faire, lorsque nous serons prêt, et que nous allons le faire dans un temps bien précis […] il faut qu’il y ait un plan qui soit fini de monter, pour qu’elle soit bien faite […]
Mais nous voyons qu’il y a des personnes, qui en profite pour faire du désordre autour de ça […] qui prennent les chose en mal, pour leur compte. J’appelle ça, du désordre. Le Président a fait une promesse, le Président va tenir sa promesse, mais tout le monde va suivre le plan d’action que le gouvernement va mettre en place pour y arriver. Il ne s’agit pas, parce que nous avons fait une promesse à propos de l’armée, que des personnes viennent et fassent les choses à leur façon.
[…] une des premières choses que nous allons faire avant de mettre l’armée sur pied, c’est de renforcer la police […] aujourd’hui, je veux que tout le monde sache, qu’il n’y a qu’une seule force dans le pays, […] c’est la force de la police. […] nous avons déjà parlé de ça avec la Direction Générale de la police, nous avons parler de ça avec les personnes qui sont impliquées dans le renforcement de l’institution, les pays amis et les partenaires.
[…] il y a beaucoup de personnes qui sont impatientes, qui veulent entrer dans la force de police, il y a des personnes qui sont pratiquement prêtes, des jeunes qui se sont déjà entrainés à faire du sport, mais l’entrainement […] c’est la police qui doit vous le donner.
Lorsque l’armée sera prête, elle va vous donner l’entrainement. J’ai déjà parlé au Directeur Général pour voir dans quelle mesure, ont peut augmenter l’effectif rapidement, nous avons fait différentes propositions au Premier Ministre […] on regarde comment nous pouvons faire […] pour que dans les 2 prochaines années, nous puissions recruter des milliers de personnes. Nous n’avons pas de logistique pour ça, mais de concert avec les amis d’Haïti, avec différentes bases de la Minustah à travers le pays, nous allons voir s’il y a des moyens pour travailler et prendre beaucoup de jeunes et les mettre dans la police, pour renforcer le corps policier.
Nous allons également travailler sur le dossier des salaires des policiers, sur leur assurance, sur la prise en charge de la famille s’il meurt dans l’exercice de ses fonctions. Tout ceci, sont des choses dont les policiers ont besoin, pour pouvoir donner un bon service. Donc, je vous le redit, la police est là pour être renforcée et vous m’avez engagé pour le faire.
La question de l’armée dont j’ai parlé, nous continuons à travailler dessus et comme je l’ai dit, le 18 novembre, nous allons annoncer ce qui doit être annoncé, mais, je ne veux pas, que des personnes anticipent, fassent le désordre avec une chose que je n’ai pas encore annoncé.
Ce que je vais annoncer, ce n’est pas la remobilisation des anciennes troupes, ce que je vais annoncer, c’est juste un agenda, un plan de travail pour remettre la force sur pied… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4184-haiti-flash-dementi-de-la-presidence-sur-la-remobilisation-des-fad-h.html
HL/ HaïtiLibre

 

Affaire Bélizaire :

Le commissaire Félix Leger est éjecté

imageP-au-P, 8 nov. 2011 [AlterPresse] — Le commissaire du gouvernement près le parquet de Port-au-Prince, Félix Leger, a été mis en disponibilité par le ministre de la justice, Josué Pierre Louis, apprend AlterPresse de source gouvernementale.

La décision du ministre de la justice, prise le 7 octobre, a été approuvée par le premier ministre Garry Conille, informe t-on de même source.

Félix Leger est au cœur de la crise entre les trois pouvoirs de l’Etat, depuis qu’il a ordonné d’arrêter le député Arnel Bélizaire, en dépit du fait que son immunité n’a pas été levée. Selon Leger, le député serait un criminel en cavale.

Cette arrestation a provoqué une levée de boucliers au Parlement, où certains députés et sénateurs promettent de renvoyer des ministres.

Même le chef du gouvernement, Garry Conille, semble sur une chaise éjectable. Le médecin après moins d’un mois à la primature, a dû répondre aux questions du Senat le week-end écoulé.

Félix Leger était le successeur de Sonel Jean François. Ce dernier a été révoqué en septembre dernier par l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive, pour avoir convoqué Paul Antoine Bien Aimé, ministre de l’intérieur alors en fonction, pour présomption de corruption. [kft gp apr 08/11/2011 11:00]

 

Joseph Lambert, un général sans troupes, selon son collègue Levaillant Louis-Jeune

Cette charge lancée contre le Sénateur du sud-est et leader de la majorité au Grand Corps, est d’autant plus terrible politiquement qu’elle vient de l’ancien président de la Chambre basse, issu comme lui de l’ancienne plateforme présidentielle INITE, mais révolté, à l’image d’autres Députés, contre les calculs mesquins ayant poussé le Sénat à se comporter en simple spectateur dans l’affaire Bélizaire

Publié le lundi 7 novembre 2011

L’ancien président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, a interpellé lundi le Sénateur Joseph Lambert sur sa légitimité en tant que chef de la majorité au Grand Corps, au lendemain de l’interpellation avortée de deux membres du gouvernement Martelly/Conille accusés d’implication dans l’affaire Bélizaire.

Un tantinet ironique, le représentant de la circonscription de Desdunes (Artibonite, nord) a publiquement demandé au troisième Sénateur du sud-est s’il continuait de se considérer comme un général resté aux commandes de ses troupes.

M. Louis-Jeune qualifie de démagogique la séance ratée de samedi au cours de laquelle la Chambre haute a repoussé au 15 novembre l’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, pour leur responsabilité présumée dans l’arrestation arbitraire du Député Arnel Bélizaire, le 27 octobre à l’aéroport international de Port-au-Prince. Le parlementaire estime que l’intention de la majorité des Sénateurs était bien « d’enterrer le Parlement » et de « renforcer le pouvoir du Président Michel Martelly.

Rejetant la démarche dite de solidarité de ses pairs, Levaillant Louis-Jeune, un élu de INITE qui appartient au bloc GPR, souligne que la Chambre basse n’a jamais sollicité l’aide du Sénat lorsqu’a éclaté l’affaire Bélizaire. Les Députés sauront apporter les correctifs nécessaires face aux dérives constatées, conclut très amer le Député partisan de l’introduction d’une procédure de mise en accusation du chef de l’Etat, dès la rentrée parlementaire en janvier prochain.

D’autres Députés tels Jean Tholbert Alexis (GPR/Croix-des-Bouquets), Guy Gérard Georges (INITE/GPR/Chantal/Torbeck), Danton Léger (Ansanm Nou Fò/Léogâne) et Alméthys St-Fleur Junior (Alternative/Cité Soleil) ont également condamné les atermoiements et revirements spectaculaires des Sénateurs susceptibles d’écorner davantage l’image déjà peu reluisante de l’institution parlementaire.

La Chambre des Députés, qui n’est pas en session, avait voté une résolution dans laquelle elle ne reconnaissait plus l’autorité des ministres de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, de la justice, Josué Pierre-Louis, du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache et du chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Félix Léger. spp/Radio Kiskeya

 

EDITO :

Le logiciel a un bug

Près de six mois après son avènement au pouvoir, le président Michel Martelly affronte sa première grande crise politico-institutionnelle avec les suites tumultueuses de l’arrestation du député Arnel Bélizaire.
Si personne dans l’entourage du président ne s’est porté responsable (aucune démission n’a été offerte) de l’escalade ou n’a encore payé le prix fort pour cette sortie de route – l’arrestation suivie de conduite au pénitencier national d’un élu en exercice – il est évident que cette affaire a mis à mal la cohésion du gouvernement et ébranlé la popularité fragile du président.
Popularité fragile car ce n’est qu’avec un petit nombre de voix – moins du sixième de l’électorat- que Martelly a remporté des élections controversées pour accéder au pouvoir.
Cela dit, ce n’est pas tant les rapports de force qui s’inversent, qui inquiète – le Parlement est avec le gouvernement (le sénateur Lambert, clair et tranchant, l’a réaffirmé samedi) – mais la confiance dans la bonne santé de la démocratie haïtienne. La confiance dans les qualités de démocrates et d’hommes d’Etat des hommes qui sont à la tête du pays a pris un coup dans cette affaire Bélizaire.
Pour ne rien arranger, parlementaires et ministres, commissaire ou policiers se tirent dans les pattes. L’on décide, après on recule. On se fait une certitude, ensuite, on crée une commission d’enquête. On laisse arrêter un parlementaire, puis on s’en lave les mains. Tous les responsables s’emmêlent les pinceaux. Chacun cherche une planche de salut. Qui sur un fragile mensonge, qui sur une vérité improbable.
Le gouvernement Conille va-t-il trouver son fil d’Ariane, empêtré qu’il est dans cette crise à rebondissements ? Martelly va-t-il pouvoir conduire ses grands projets si, sur la première peccadille, le gouvernement perd son self-control et passe en force, faisant fi de l’immunité d’un parlementaire?
On comprend bien qu’il faille remettre à un autre jour la remobilisation de l’armée. Que la CIRH ne peut pas revenir sur le tapis pour le moment. Impossible de faire venir en force des investisseurs dans un pays qui renoue avec l’autoritarisme. Comment discuter budget avec des parlementaires qui voient rouge ?
L’affaire Bélizaire ne se comptabilisera pas seulement en jours ou semaines perdus. Le prix sera plus lourd si vite on ne change pas de logiciel dans la conduite des affaires du pays.
Vivement la nouvelle version du logiciel, le Martelly 2.0.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

L’édito des autres

Une lutte au finish dont Haïti est la seule perdante

PORT-AU-PRINCE, 3 novembre – Au point où nous en sommes, seul un pacte de gouvernement, qui serait supervisé par toutes les parties en cause, y compris l’international, permettrait d’assurer une collaboration plus ou moins viable entre l’exécutif et le législatif en Haïti.
Sinon ces deux pouvoirs vont continuer à se chamailler pendant les 5 années du mandat de Michel Martelly.
Et c’est le pays qui y perdra en continuant à s’enfoncer toujours plus dans le néant.
Pour la bonne raison que ni le président Martelly ni le Parlement ne peut l’emporter.
Michel Martelly n’a pas la force qu’il prétend. Quant au Parlement, il ne détient pas la légitimité, ou du moins l’ascendance qu’il lui faudrait.
Martelly n’a pas pu rassembler plus d’un millier de personnes lors de la manifestation soi-disant monstre qui devait le recevoir le jeudi 3 novembre à l’aéroport international. Le président n’a plus le contrôle des masses urbaines comme cela avait semblé pendant la campagne électorale. Les promesses de campagne n’ont-elles pas été réalisées au goût de son électorat ? Ou est-ce la logistique martellienne qui accuse un quelconque déficit ? On ne sait …
Quant aux parlementaires, même si l’actualité autour de l’arrestation puis la remise en liberté aussi soudaines qu’ inexpliquées l’une que l’autre du député de Delmas-Tabarre semble leur mettre le vent en poupe, le Parlement cependant n’a aucune véritable cohésion, y compris au sein des groupes majoritaires, pour être capable d’assumer une véritable politique d’avenir. Trop de petits intérêts personnels qui, dès que les affaires se corsent, prennent le pas sur l’intérêt général.
Donc les deux parties sont bancales, aussi bien l’une que l’autre. Si tant est que c’est ou bien on les laisse se détruire l’une l’autre… Plus sûrement l’une et l’autre, c’est-à-dire les deux à la fois. Mais ce serait un suicide pour nous aussi, pour le pays car nous n’avons pas les moyens de contrôler l’instabilité qui en résulterait. Une fois de plus. Une fois de trop.
Ce n’est pas l’interpellation-même suivie du renvoi de deux ou de trois ministres et de quelques secrétaires d’Etat – qui peut nous sortir du blocage actuel.
Encore moins une semaine de prières, même sur une base réellement oecuménique (autrement dit vaudou compris), même si le président Martelly y recevait deux fois par jour la communion, qui résoudrait le problème.
Ni la promesse par le chef de l’Etat de laisser ‘son’ Premier ministre diriger, ce (Martelly dixit) pour éloigner les projecteurs trop braqués sur sa personne !
Martelly peut-il vivre sans les projecteurs ? Il serait le premier à dire (comme ce fut déjà le cas) que avec lui c’est à prendre ou à laisser. Take it or leave it !
Non, il n’y aurait qu’une solution (notez le conditionnel) pour que les cinq années ne soient totalement perdues, ce serait un pacte de gouvernement. D’autres disent mieux : ‘de gouvernabilité’, c’est à dire un gouvernement ‘fonctionnable’ !
Vous me direz : voilà qu’il remet ça. Il y avait bien eu un pacte entre le président René Préval et l’opposition. Qu’a-t-elle donné ?
Eh bien, cette fois, il ne s’agirait pas d’un pacte, d’une convention entre le seul président et les partis politiques, ni entre le palais national et le Parlement … mais d’un accord sous la supervision de tous les autres secteurs impliqués dans le dossier Haïti. Aussi bien nationaux que internationaux. Et encore faut-il que ces derniers (les internationaux) soient sérieux, qu’ils ne soient pas mus par des intérêts partisans, que cela ne se limite pas à Mr. Bill Clinton qui, probablement, a déjà des intérêts certains dans notre pays. Quant aux secteurs nationaux, qu’il soit clair que l’intérêt national doit passer avant les intérêts particuliers mais sans mettre en péril ces derniers.
Et d’autre part, faut-il que ce pacte soit aussi accompagné d’un programme de gouvernement clair, précis et réalisable, qui écarte toutes les lubies, les donquichottismes, mais aussi les petites magouilles destinées soit à créer de nouvelles fortunes personnelles, soit à perpétuer des régimes dont c’est leur perpétuité même qui les rend aussi médiocres car le pays manque si peu de talents qu’on ne saurait les trouver dans un seul petit clan.
Sans ces conditions incontournables – dont la nécessité aujourd’hui saute aux yeux (soit donc un pacte de gouvernabilité accompagné aussi d’un programme précis à mettre en application), eh bien ce sont 5 années foutues. Le président Martelly ne viendra jamais à bout de l’opposition parlementaire à laquelle la crise actuelle vient confirmer qu’elle est dans une meilleure position que le gouvernement (même des parlementaires pro-Martelly qui ont traversé de l’autre côté, c’est vous dire) ; le pouvoir de son côté n’ayant ni la logistique, ni l’expérience, ni en un mot la capacité pour accomplir ses propres intentions quelles qu’elles soient (comme le prouve l’échec de l’opération arrestation d’un parlementaire de l’opposition plus osé que d’autres). Quoi qu’il en soit, le Parlement n’est pas pour autant digne qu’on lui confie un projet d’ordre national étant donné qu’au moment du choix définitif il se révèle écartelé en autant de petits intérêts personnels qu’il y a de caciques dans les deux Chambres.
Conclusion : soit on décide de laisser le président Martelly et le Parlement passer 5 années à jouer le même petit jeu de poker menteur par-dessus notre tête. Avec d’autres alternatives que d’un côté des lettres du parquet pour demander la levée de l’immunité de X ou de Y, et de l’autre côté des interpellations de ministres à n’en plus finir dans le but de rendre le gouvernement totalement inopérant.
Soit on laisse se poursuivre cette guérilla perpétuelle, et les deux camps s’épuiser totalement. Comme en 2004 … Jusqu’au chaos final. Et le combat finit faute de combattants. Tandis qu’un troisième larron (l’international, oui la Minustah) ramasse ce qu’il en reste.
Soit alors un grand mouvement national se met en marche. Un nouveau ‘printemps’, pour employer un mot à la mode. Car il est évident aussi que ni l’un ni l’autre (ni le pouvoir ni le Parlement) n’a les moyens d’empêcher le pays d’accomplir sa volonté si telle est réellement sa volonté. Non pour déboucher sur le chaos, non pour un nouveau ‘rache manyòk banm tè a blanch’, mais pour exiger une application stricte de la Constitution, seul arbitre pour empêcher deux adversaires pas plus fiables l’un que l’autre de nous plonger encore plus dans l’abîme.
Et comme la Constitution ‘se papye’ et qu’il faudrait des acteurs pour l’incarner, ça doit pouvoir exister des secteurs au-dessus de tout soupçon et capables de forcer à une entente cordiale. Tant que ce ne sont pas toujours les mêmes. Ceux déjà responsables de la catastrophe. Pompiers incendiaires !
Faute de quoi et au point où l’on en est, on n’a qu’à faire tous harakiri.
Car à la prochaine étape, il n’y aura plus personne même pour le penser.
Marcus Garcia
Port-au-Prince

 

Le RNDDH fait le point autour de l’amendement

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a publié un document faisant le point autour des erreurs enregistrées lors du dernier processus de révision constitutionnelle en Haïti. Le RNDDH croit qu’il faut sauver ces amendements puisqu’ils ont marqué des avancées significatives dans « la proclamation des droits des citoyens aux points de vue social, politique et culturel ».

07/11/2011

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a publié un document faisant le point autour des erreurs enregistrées lors du dernier processus de révision constitutionnelle en Haïti. Le RNDDH croit qu’il faut sauver ces amendements puisqu’ils ont marqué des avancées significatives dans « la proclamation des droits des citoyens aux points de vue social, politique et culturel ».
Rappelant les tumultes et émotions soulevées par ce processus ayant engagé deux chefs d’Etat et deux législatures, le RNDDH fait remarquer que des institutions remarquables ont été créées par ces amendements. Le réseau cite notamment le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), le Conseil constitutionnel et le Conseil électoral permanent (CEP). L’organisme critique cependant les changements apportés dans le mode de désignation des membres du CEP, qui, selon la Constitution de 1987, devaient provenir des assemblées départementales.
Dans un long tableau où le RNDDH présente les articles proposés par l’amendement et ceux finalement adoptés, on lit que le mandat des députés reste à quatre ans, tandis que celui des sénateurs est toujours de six ans. Pourtant au cours des discussions au Parlement, la question de l’uniformisation du mandat des sénateurs et députés était soulevée, Une première modification des articles 92 et 96 de la Constitution de 1987 avait proposé que tout mandat parlementaire dure désormais cinq ans.
Sur la question de la nationalité, le document présenté par le RNDDH précise que les articles 12.1, 12.2, 13, 14 ont été supprimés de la Constitution de 1987. Ainsi le texte révisé admet la multiple nationalité et l’article 12 se lit désormais comme suit : « Tout Haïtien hormis les privilèges réservés aux Haïtiens d’origine, est soumis à l’ensemble des droits, et obligations attachés à sa nationalité haïtienne. Aucun Haïtien ne peut à l’endroit des autorités haïtiennes faire prévaloir sa nationalité étrangère sur le territoire de la république d’Haïti ».
Toutefois la Constitution révisée impose certaines restrictions aux haïtiens ayant renoncé à leur nationalité. Par exemple, ils ne pourront pas se porter candidat à la présidence.
Le RNDDH félicite la nouvelle loi constitutionnelle en ce qu’elle fait la promotion de la participation des femmes dans la gestion politique du pays, et renforce la protection de l’environnement. Le réseau demande au président Michel Martelly de trouver la formule lui permettant de promulguer la loi constitutionnelle de 2011 portant amendement de la Constitution de 1987.

Eddy Laguerre

 

Vers la revalorisation de la lecture en Haïti

imageLa direction nationale du livre (DNL), lancera bientôt toute une série d’activités visant à revaloriser la lecture en Haïti.
Le directeur général de l’institution Frantz Carly, annonce entre’ autre la création de deux prix littéraires, d’un site internet et le renforcement des Centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC).
Le nouveau directeur précise qu’il compte également redynamiser la DNL, tout en offrant un service de qualité à la population.
Mis à part les centres de lecture et d’animation culturelle, la Direction Nationale du Livre souhaite avoir la garde des Bibliothèques du pays, toujours selon le nouveau directeur.
Il a indiqué par ailleurs qu’un budget de 37 millions de gourdes devrait être alloué à la DNL pour la réalisation de ces activités.
Rappelons que la direction nationale du livre a été créée par décret en date du 28 octobre 2005. Elle est Placée sous la tutelle du ministère de la culture et de la communication.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Le Grand Prix du Roman Métis à l’Haïtien Lyonel Trouillot

AFP – Publié le 08/11/2011 à 18:30 – Modifié le 08/11/2011 à 18:31

Le Grand Prix du Roman Métis à l'Haïtien Lyonel Trouillot

Le Grand Prix du Roman Métis 2011 a été décerné mardi au poète et romancier haïtien Lyonel Trouillot pour « La belle amour humaine », un chant humaniste sur le hasard des destinées qui fait naître blanc ou noir, puissant ou misérable, mais toujours humain.

Le Grand Prix du Roman Métis 2011 a été décerné mardi au poète et romancier haïtien Lyonel Trouillot pour « La belle amour humaine », un chant humaniste sur le hasard des destinées qui fait naître blanc ou noir, puissant ou misérable, mais toujours humain.

Ce prix, créé en 2010, est organisé par la ville de Saint-Denis de la Réunion et l’association La Réunion des Livres, précisent les organisateurs dans un communiqué reçu à Paris.

L’écrivain d’expression française et créole Lyonel Trouillot, né en décembre 1956 à Port-au-Prince et qui vit en Haïti, met en scène dans « La belle amour humaine » (Actes Sud) un Haïtien, Thomas, et une jeune occidentale, Anaïse, qui le prend pour guide.

L’auteur engage un dialogue décalé entre les deux personnages. Thomas décrit à la jeune femme les pouvoirs complexes des vivants et des morts dans son pays. Anaïse veut retrouver les traces d’un père qu’elle a à peine connu et éclaircir l’énigme qui fonde son roman familial.

La Mention spéciale du jury a par ailleurs récompensé une romancière réunionnaise, Catherine Pinaly, pour son livre « Sur Feuille de Songe » (L’Harmattan).

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