jeudi 10 novembre 2011

10 Nov

Arnel Bélizaire et Jocelerme Privert témoins à charge

La commission d’enquête spéciale diligentée par le Sénat a démarré, mercredi, les auditions avec le député Arnel Bélizaire, arrêté le 27 octobre dernier sur ordre du parquet de Port-au-Prince, et le sénateur Jocelerme Privert qui se trouvait à l’aéroport Toussaint Louverture.

images (53)La commission sénatoriale chargée d’identifier les personnes impliquées dans l’arrestation du député Arnel Bélizaire qui revenait d’une mission en France a mené les premières auditions. Le député Arnel Bélizaire et le sénateur Jocelerme Privert sont les premiers témoins interrogés par quatre des cinq membres de ladite commission, le sénateur Dieuseul Simon Desras, étant en voyage à l’étranger.
Des éléments nouveaux ont été apportés par les deux parlementaires interrogés, a indiqué le sénateur Jean William Jeanty, président de la commission, créée au terme d’une longue séance de convocation du Conseil supérieur de la Police nationale (Cspn) au Sénat de la République. Le sénateur Privert, selon les premières auditions, aurait été expulsé du salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture avant l’atterrissage de l’avion qui transportait le député Bélizaire considéré comme évadé de prison par Félix Léger, le chef a.i du parquet, mis en disponibilité par le gouvernement.
Le Premier ministre Garry Conille et plusieurs ministres et secrétaires d’Etat de son gouvernement, informe la commission, seront interrogés, à leur tour, vendredi prochain. Ces derniers figurent sur une liste de dix-neuf personnes ciblées par la commission, qui a défini, la veille, sa méthodologie de travail.
Seul le président de la République, Michel Joseph Martelly, est exempté parmi les autorités suspectées dans l’arrestation jugée arbitraire du député Bélizaire. « Nous n’avons pas ce droit », a précisé le sénateur François Annick Joseph, secrétaire rapporteur de la commission d’enquête spéciale. Le président Martelly, en conflit ouvert avec le député Bélizaire, a clamé son innocence dans le cadre de cette arrestation. « La présidence n’a rien à voir ni de près ni de loin dans cette arrestation », s’est innocenté Martelly.
Témoin clé de l’enquête, le député Bélizaire a boudé, mardi, une convocation du juge instructeur Bernard Saint-Vil qui lui avait décerné un mandat de comparution. Le parlementaire s’est fait représenter par Me Camille Leblanc, son avocat, qui dénonçait le non-respect des procédures. « Le juge d’instruction a reçu le dossier, certes, du commissaire du gouvernement, mais il doit chercher les informations nécessaires et envoyer un document à la Chambre des députés pour solliciter la levée de l’immunité de Bélizaire avant de le poursuivre », soutient l’ex-ministre de la Justice.
« Faux et usage de faux, évasion et association de malfaiteurs » sont les chefs d’accusation retenus contre le député Bélizaire dans le document envoyé au juge Saint-Vil par le commissaire du gouvernement, Félix Léger – lui-même frappé par des mesures conservatoires.
L’arrestation suivie d’une brève incarcération du député de Delmas/Tabarre a poussé la Chambre des députés à adopter une résolution dans laquelle elle dit ne pas reconnaître l’autorité du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, ni celle de celui de l’Intérieur, des Collectivités territoriales, et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, et du chef a.i. du parquet, Félix Léger. Préoccupé lui aussi par l’arrestation d’un député en fonction, le Sénat a interpellé le ministre Pierre-Louis ainsi que le secrétaire d’Etat Michel Brunache. La séance d’interpellation est différée, sur fonds de controverse, au 15 novembre 2011.
Claude Gilles

 

Don de Thaïlande à Haïti

10/11/2011 09:10:00 Auteur(e) La Redaction

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Le royaume de la Thaïlande marque ses nouvelles relations diplomatiques avec Haïti ce mercredi en signant un chèque de 1 million de dollars aux autorités haïtiennes, a annoncé le ministère des affaires étrangères.

La Thaïlande va établir des relations de coopération commerciale avec Haïti indique le ministère des affaires étrangères.

Mardi le ministre Laurent Lamothe a rencontré les ambassadeurs des pays accrédités en Haïti pour renouveller la nouvelle stratégie de la diplomatie haïtien qui veut inciter les investissements dans le pays.

HPN

 

Haïti/Insécurité:

Assassinat ce matin de l’inspecteur Joel Cofy

jeudi 10 novembre 2011 à 10:42

Assassinat ce  mercredi (matin) de l’ancien responsable du service de sécurité de la Primature.

L’inspecteur de police, Joel Cofy,  a été tué très tôt en sa résidence à Santo, Est de Port-au-Prince, par un commando armé.

Il a reçu 4  balles de ses meurtriers, selon le porte parole adjoint de la Police nationale d’Haïti, Garry Desrosiers.

Joel Cofy, 45 ans, a été récemment transféré  à la Direction centrale de la Police administrative.

 

Un adolescent enlevé et tué

10/11/2011

Un adolescent du nom de Mollendo Bazile enlevé à Thomassin 28, le vendredi 4 novembre dernier, a été retrouvé mort dimanche 6 novembre à Meyotte un quartier situé à Petion Ville. Les kidnappeurs avaient réclamé la somme de 50 mille dollars américains en échange de la libération du jeune Mollendo Bazile. WPC/LM

 

Yvon Neptune convoqué au palais de justice

11 ans après l’assassinat du célèbre journaliste haïtien Jean Léopold Dominique et de son gardien Jean-Claude Louissaint, le juge de la cour d’appel de Port-au-Prince, Yvickel D. Dabrésil, a décidé d’auditionner l’ancien Premier ministre Yvon Neptune sur le dossier. Ce dernier doit se présenter au palais de justice le mercredi 16 novembre 2011.
Non. Le dossier n’est pas encore clos, en dépit du fait que 11 années se sont écoulées après l’assassinat, le 3 avril 2000, du journaliste et propriétaire de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique. Le nième juge d’instruction en charge de ce dossier semble vouloir faire avancer les choses. Le juge Yvickel D. Dabrésil convoque, pour le mercredi 16 novembre Yvon Neptune. L’ancien Premier ministre, qui était à l’époque du crime candidat au Sénat et porte-parole de l’organisation politique Fanmi Lavalas, a confié au Nouvelliste qu’il n’a aucune raison de ne pas se rendre à cette convocation.
« Je vais écouter ce que le juge a à me dire et ce qu’il attend de moi sur le dossier Jean L. Dominique, après quoi je parlerai au Nouvelliste », a-t-il dit au journal, joint au téléphone mardi soir. Si un juge d’instruction a décidé d’auditionner un citoyen dans le cadre d’un dossier, c’est la chose la plus normale, a soutenu Yvon Neptune.
Le dossier Jean Léopold Dominique, journaliste, ancien P.D.G. de  »Radio Haïti Inter », assassiné au local de la station le 3 avril 2000 ainsi que le gardien Jean-Claude Louissaint, a été confié à un autre juge de la cour d’appel de Port-au-Prince en février de l’année en cours. C’est le juge Yvickel Dabrésil qui est chargé d’instruire une nouvelle fois l’affaire. Il avait été désigné par ses pairs qui ne sont pas satisfaits du rapport du juge instructeur d’alors, Fritzner Fils-Aimé, du tribunal de première instance de Port-au-Prince. Plusieurs juges, tant au niveau du tribunal de première instance qu’à la cour d’appel de Port-au-Prince, ont déjà travaillé sur ce dossier depuis 11 ans.
Au tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard St-Vil est le seul juge instructeur qui ait rendu une ordonnance renvoyant six accusés devant le tribunal criminel avec assistance de jury pour être jugés. Il y a eu également une ordonnance de non-lieu. Sans compter des inculpés dont un parlementaire dont l’immunité n’a jamais pu être levée.
Robenson Geffrard

 

Yvon Neptune invité au Palais de Justice

09/11/2011 22:14:00 Auteur(e) La Redaction

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L’ancien Premier ministre, Yvon Neptune, est invité par le juge Dabresil au Palais de justice le 16 novembre prochain à 10h 30 am. M. Neptune doit fournir des explications concernant des declations qu’il aurait faites sur la mort de Jean Dominique alors qu’il participait à l’émission “Ranmase” de radio Caraibes le samedi 29 octobre dernier. L’ancien Premier ministre avait confié au cours de cette emission que l’affaire Jean Dominique ne sera jamais résolue, que justice ne sera jamais faite.
Le juge Dabrésil a écrit au directeur de radio Caraibes, Patrick Moussignac pour lui demander l’enregistrement de cette émission difussée sur les ondes de la radio.
WPC/LM

 

Michaëlle Jean entame une nouvelle visite en Haïti

L’ex-Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a entamé ce mercredi une visite de quelques jours en Hait dans le but de rencontrer les membres du nouveau gouvernement fraichement installés.
La représentante de l’Unesco pour Haïti Michael Jean qui salue la mise en place d’un nouveau gouvernement dans le pays compte effectuer une série de visite dans les différents ministères.
Madame Jean a visité ce mardi le ministre des affaires étrangères, et ce mercredi elle s’était rendue au ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique.
Madame Michael Jean souhaite rencontrer a indiqué qu’elle aura également à rencontrer le président Michel Martelly avec qui elle promet de travailler et discuter pour l’avancement du pays .
Par ailleurs la nouvelle chancelière de l’Université d’Ottawa doit participer également à la deuxième édition du festival du Film Québécois qui aura lieu en Haïti du 10 au 13 novembre prochain.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Daniel Supplice accueille en Haïti, des personnalités de la diaspora

10/11/2011 11:23:06

Haïti - Culture : Daniel Supplice accueille en Haïti, des personnalités de la diasporaDaniel Supplice, le Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Etranger, a accueilli mardi à l’aéroport international Toussaint Louverture plusieurs personnalités haïtiennes issues de la diaspora : l’actrice Fabienne Colas, l’écrivain Dany Laferrière, et Michaëlle Jean l’Envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, invités par l’Ambassade du Canada en Haïti.


« Quant il y a des Haïtiens qui font le bonheur d’Haïti à l’étranger et qui rentrent au pays, il faut que nous soyons là pour les accueillir […] La tendance ancienne voulait qu’on attende beaucoup de la diaspora, mais maintenant nous voulons les servir. Voilà ce qui explique ma présence ici » a déclaré le Ministre Supplice.
Fabienne Colas, fondatrice et organisatrice du Festival du Film Québécois en Haïti (FFQH) [commandité par Western Union] qui vient présenter au cours de cet événement son film « Minuit » a dit ces quelques mots «… Je suis chez moi, je suis contente d’être ici. Il était temps pour moi que je revienne. Je suis très fière de refouler le sol de ma terre natale… »
Michaëlle Jean qui est venu présider le colloque international « Patrimoine, tourisme culturel et développement durable en Haïti : Enjeux et perspectives d’avenir » qui ouvre ce jeudi à l’Hôtel Karibe de Port-au-Prince, a dit « Nous avons un patrimoine extraordinaire. La culture et la créativité sont notre force. Nous devons prendre un momentum. Il faut que nous fassions découvrir au monde entier l’image d’Haïti que nous voulons reconstruire. Ce n’est pas seulement la misère qu’ils doivent voir, mais toutes les merveilles que nous avons dans notre pays […] »

Dany Laferrière, gagnant du prix Médicis 2009, recevra les hommages du Festival du Film Québécois à travers une rétrospective de deux films adaptés de ses romans: « Vers le Sud » de Laurent Cantet, « Le Goût des jeunes filles » de John Lecuyer; il présentera également « Comment Conquérir l’Amérique en une nuit » un film qu’il a lui même scénarisé et réalisé « Je suis ici avec le sentiment de pouvoir reprendre mes forces. Le Monde entier s’était mis à notre côté après le séisme de janvier 2010. Ce lien qu’on a fait sous le signe du malheur, il faut pouvoir le faire sous le signe du bonheur. Il faut tisser des liens vitaux, en faisant des choses modestement. La culture offre cette possibilité… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4194-haiti-tourisme-colloque-international-sur-le-tourisme-et-le-patrimoine.html
http://www.haitilibre.com/article-4202-haiti-culture-2e-edition-du-festival-du-film-quebecois-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le chef d’Etat est déterminé à reconstituer les forces armées assure Georges Michel

imageL’historien Georges Michel affirme qu’il faudra un peu plus de temps pour former une nouvelle force armée. M. Michel, qui a été membre de plusieurs commissions chargée de préparer la reconstitution des forces armées d’Haïti, indique que le président Martelly veut s’assurer du renforcement de la police avant la remobilisation des forces armées.
En début de semaine le président Martelly avait indiqué qu’il annoncera le 18 novembre un calendrier d’activités en vue de la constitution d’une nouvelle force armée.
Le renforcement de la police est jugé par M. Michel comme un préalable à la constitution d’une nouvelle force. La police constitue la première ligne de défense, explique M. Michel rappelant que la nouvelle armée ne s’impliquera pas dans les taches policières.
Le processus de remise en selle des Forces Armées d’Haïti est enclenché et aboutira de toute façon, insiste M. Michel mettant l’accent sur la nécessité pour qu’une la nouvelle force armée soit indigène et moderne. Les forces armées démobilisées en 1994 fonctionnaient suivant le modèle hérité de l’occupation américaine de 1915-1934 rappelle M. Michel. Faisant remarquer que la constitution d’une nouvelle force armée est une condition indispensable pour le départ de la Minustah.
Les anciens militaires devront être indemnisés et mis a la retraite, explique Georges Michel pour qui des jeunes recrues composeront la nouvelle armée. Il n’est pas possible de revenir avec les militaires impliqués dans la répression et les violations des droits humains, confie M. Michel Il faut être patient dit-il assurant que le président Martelly travaille avec assiduité sur le dossier.
LLM / radio Métropole Haïti

 

La CIRH reste un sésame, selon Bellerive

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La CIRH, victime « d’une médiatisation négative », reste un sésame qui donne accès à des fonds promis par des donateurs devenus perplexes face à l’enlisement du processus de reconstruction depuis un certain temps, selon l’ex-Premier minsitre Jean-Max Bellerive. Qualifiant « d’hypocrites » ceux qui disent que cette structure consacre la mise en veilleuse de la souveraineté nationale, l’ex-bras droit de René Préval, aujourd’hui conseiller du président Michel Joseph Martelly, croit cependant qu’il faut le dialogue « sans donner de surettes » à des parlementaires hostiles à la CIRH. Cinq ans ministre de la Planification et de la Coopération externe et deux ans Premier ministre, Bellerive déplore la faiblesse de l’administration publique, incapable d’offrir à ses cadres des salaires décents afin de les fidéliser.
Jean-Max Bellerive n’y va pas par quatre chemins. A ses yeux, « la CIRH peut et devra donner des résultats par rapport à la nécessité de rassembler des fonds importants à investir dans les domaines prioritaires définis par le gouvernement haïtien et la communauté internationale». Le démantèlement de cette structure ayant permis de doubler l’aide externe au pays depuis le séisme du 12 janvier 2010 nuirait davantage à la « confiance des donateurs », déjà installés dans « une période d’incertitude » consécutive à des problèmes politiques retardant le processus de reconstruction, a alerté l’ex-Premier ministre et ancien coprésident de la CIRH sur les ondes de Magik 9, ce mardi 8 novembre 2011.
L’ancien bras droit de René Préval, aujourd’hui conseiller du président Michel Joseph Martelly, croit aussi qu’il faut dialoguer avec les parlementaires, « sans donner de surettes », en vue de parvenir à un renouvellement d’une année du mandat de la CIRH. « Je ne crois pas qu’il s’agit d’une question de donnant donnant. Mais il faut que tout le monde soit à l’aise », a nuancé Jean-Max Bellerive. « Le renouvellement du mandat de la CIRH, avec ou sans une loi d’urgence, est sur la table. Des parlementaires sont contre une loi d’urgence. C’est déjà une base de discussion », a-t-il enchaîné, avouant son profond respect pour les parlementaires dont certains considèrent pourtant la CIRH comme un instrument qui met en veilleuse la souveraineté d’Haïti.
Le courroux de Bellerive
« Je trouve qu’il y a une hypocrisie de la part de ceux qui parlent de perte de souveraineté. Ils oublient dans quelle situation on était avant la CIRH, sans un forum de discussions et de coordination des projets. Quelqu’un pouvait construire 50 écoles dans le pays et repartir sans se soucier de rien dès que son financement était épuisé», a expliqué Jean-Max Bellerive, qui croit que la coordination est l’une des garanties pour pérenniser les investissements faits dans tous les domaines.
Reconnaissant, dans la foulée, l’incapacité des ministères à « gérer tous les cycles des projets approuvés par la CIRH », Jean-Max Bellerive, cinq ans ministre de la planification et deux ans chef de gouvernement, a fait état de la faiblesse de l’administration publique. L’administration publique n’a pas assez de cadres. Ceux qui se sont expatriés brillent à l’étranger. Et ceux qui ont décroché maîtrise ou doctorat ne travaillent pas dans l’administration publique, a-t-il constaté. « On ne peut offrir 37 000 gourdes par mois à un cadre ayant décroché une maîtrise alors qu’une simple secrétaire d’ONG touche 5 000 dollars», a ajouté Jean-Max Bellerive. L’insécurité financière et parfois l’insécurité de carrière dépeuplent l’administration publique, a-t-il poursuivi, avant de confier que le Premier ministre Garry Connille « est paniqué par cette faiblesse ».
Cependant, obligé de travailler avec les ressources actuelles, Garry Conille, a annoncé Jean-Max Bellerive, a décidé d’associer le secrétariat exécutif de la CIRH à des cadres des différents ministères afin d’assurer un meilleur suivi des projets approuvés.
Jean-Max Bellerive, prompt à reconnaître le retard accusé entre les promesses faites par les donateurs et le décaissement des fonds, a mis en lumière les petites difficultés liées à l’exécution de certains projets cofinancés, comme celui de la reconstruction de l’HUEH, à hauteur de 52 millions de dollars par la États-Unis et la France, qui tarde encore à démarrer. Ce n’est pas aussi simple qu’on le pense. Il y a des problèmes parfois dans le montage des projets du à des rivalités à cause d’une question de visibilité. Il faut faire avec, respecter les susceptibilités des partenaires qui donnent leur argent, a expliqué Jean-Max Bellerive, qui a également annoncé que la CIRH va maintenant proposer des projets pour financement.
« Ce qu’elle ne faisait pas avant », selon l’ex-Premier ministre, qui est revenu sur le problème foncier, l’un des obstacles majeurs à l’exécution de certains projets. Ce problème ne pourra être résolu que par une « décision politique », a analysé Jean-Max Bellerive, acide d’un autre côté face à la presse. « La CIRH a été victime d’une médiatisation négative », a-t-il dit, avant d’indiquer que les critiques du président Michel Joseph Martelly étaient dues en partie à cela. « C’était compréhensible », a ajouté Bellerive.
Le président Martelly, comme bon nombre d’Haïtiens, se demandait ce qui a été fait de concret alors que plus de 3 milliards de dollars ont été décaissés pour le pays, a-t-il poursuivi, soulignant que l’élévation de Bill Clinton au grade de Grand-Croix plaqué or de l’ordre national Honneur et Mérite et la demande d’une prolongation d’une année du mandat de la CIRH prouvent que le président Martelly a changé d’avis sur la question.
Toutefois, Jean-Max Bellerive reconnaît que la multiplicité des petits projets a laissé l’impression que rien de concret n’a été fait, alors qu’un hôpital est en construction à Mirebalais et de celle du parc industriel dans le Nord, qui permettra de créer entre 20 et 30 000 emplois, va bon train…
« On ne peut pas mesurer les actions de la CIRH à l’aune du nombre de personnes vivant encore sous les tentes », a fait remarquer Jean-Max Bellerive. « La CIRH est un instrument positif pour l’investissement et le rétablissement de la confiance des donateurs », a rappelé Bellerive.
Le 31 mars 2010, les donateurs avaient promis 9 milliards de dollars sur 10 ans à Haïti. Cependant, comme Bill Clinton, Jean-Max Bellerive s’est toujours plaint de la lenteur des décaissements.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Haïti: la campagne de vaccination contre le choléra divise les experts

Publié par Associated Press le mercredi 09 novembre 2011 à 20h25.

Haïti: la campagne de vaccination contre le choléra divise les experts

Ramon Espinosa / The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Les deux plus importantes organisations de santé en Haïti préparent une grande offensive contre l’épidémie de choléra qui afflige le pays depuis un an. Des centaines de travailleurs de la santé seront envoyés dans les rues poussiéreuses de la capitale et dans les villages les plus reculés du pays pour administrer un vaccin contre la maladie.

Mais le projet pilote, qui n’a pas encore obtenu la totalité des 870 000 $US nécessaires à sa mise en oeuvre, a déclenché un débat parmi les experts de la santé publique, qui mettent en doute la pertinence d’un programme qui ne vaccinera qu’un pour cent de la population et qui pourrait épuiser les stocks limités de vaccins contre le choléra, mettant potentiellement à risque d’autres régions vulnérables à la maladie.
Les experts se demandent aussi s’il sera possible d’administrer avec succès un vaccin qui doit être donné en deux doses, à deux semaines d’intervalle. Ils estiment qu’il serait plus utile de nettoyer les cours d’eau qui ont permis au choléra de se répandre à travers le pays.
«Tout le monde pense que ça fera du bien», a affirmé Richard Garfield, professeur de santé publique à l’université Columbia, à New York. «Mais il est difficile de dire quel en sera le bénéfice. (…) Il y a d’autres mesures qui pourraient être plus profitables», a-t-il estimé.
L’organisation Partners in Health, de Boston, et le centre Gheskio, une organisation sans but lucratif initialement vouée à la lutte contre le sida, se sont joints à la campagne de vaccination en espérant qu’elle puisse sauver des vies.
Le cofondateur de Partners in Health, le docteur Paul Farmer, est un défenseur de la première heure du vaccin. Professeur à l’université Harvard et émissaire spécial de l’ONU, son opinion a du poids en Haïti, où il travaille à améliorer la santé publique depuis plus de 20 ans. Il pense que la campagne de vaccination devrait être menée coûte que coûte.
«C’est une mauvaise blague de mettre l’accent sur le coût de la campagne», a dit le docteur Farmer dans une entrevue téléphonique. «L’épidémie de choléra en Haïti est la plus grave dans le monde.»
Médecins sans frontières estime que la vaccination de tous les Haïtiens pourrait coûter jusqu’à 40 millions $US. Mais l’organisation humanitaire souligne que l’immunité procurée par le vaccin commence à diminuer au bout de trois ans.
«La campagne de vaccination ne devrait pas se faire au détriment des mesures sanitaires permanentes», a estimé le docteur David Olson, conseiller médical auprès de Médecins sans frontières, dans un communiqué diffusé en octobre.
L’idée d’une campagne de vaccination a fait surface peu après l’apparition de l’épidémie, en octobre 2010. Mais le gouvernement de l’ancien président René Préval ne voulait pas de la campagne si elle ne permettait pas de vacciner l’ensemble des 10 millions de citoyens du pays.
Au début de l’épidémie, le besoin le plus pressant était de freiner le taux de mortalité lié au choléra. Des Haïtiens morts de la maladie étaient abandonnés dans les rues et dans les montagnes, alors que les travailleurs de la santé luttaient pour traiter les survivants dans des centre de traitement improvisés.
Les nouveaux dirigeants d’Haïti, le président Michel Martelly et le premier ministre Gary Conille, sont favorables à la campagne de vaccination.
Mais le représentant de l’Organisation mondiale de la santé en Haïti, Peter Graaff, admet que le programme de vaccination est truffé de complications.
«Le vaccin contre le choléra n’est pas le vaccin le plus simple», a dit M. Graaff dans son bureau de Port-au-Prince.
Il a notamment souligné la nécessité d’administrer une deuxième dose du vaccin et de le garder au frais, tout en rappelant que les stocks sont limités dans le monde.
«Évidemment, ce n’est que l’une des nombreuses mesures de prévention» pour lutter contre le choléra, a-t-il expliqué.
Depuis l’apparition du choléra en Haïti, près de 500 000 personnes ont été infectés et 6500 personnes en sont mortes.

 

Protocole d’accord de 520,000 euros, entre Nantes-Métropole et l’AMAGA

10/11/2011 09:00:48

Haïti - Santé : Protocole d’accord de 520,000 euros, entre Nantes-Métropole et l’AMAGALe Bureau de Communication du Président Martelly nous à informé, qu’hier, mercredi 9 novembre 2011, en présence des représentants du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, la communauté Nantes-Métropole, le Centre hospitalier universitaire de Nantes, l’Hôpital Saint-Antoine de Jérémie et la Mairie des Abricots, au nom de l’Association des Maires de la Grand’Anse (AMAGA), ont procédé à la signature d’une convention, ce mercredi 9 novembre, dans le cadre d’une coopération solidaire entre ces différentes entités.
Cette convention est destinée à apporter un appui technique, financier et administratif à l’Hôpital de Jérémie, notamment à travers la formation du personnel médical et infirmier, la rénovation des locaux de cet établissement sanitaire et un apport en équipements médicaux.
Ce protocole qui mobilise un financement de 512,000 euros, soit 28 millions de gourdes, fait suite à deux accords-cadres signés la veille entre Nantes-Métropole et l’AMAGA visant à aider cette dernière à se structurer, en mettant notamment en place un bureau et à lancer une politique de santé publique en matière d’eau potable et d’assainissement dans toutes les communes de ce département.
En ce sens, un ambitieux programme de construction de latrines et de gestion des eaux des sources est envisagé pour contribuer à réduire, entre autres,  les risques de propagation de la maladie du cholera au sein des populations locales. Cette coopération des collectivités territoriales devrait toucher 80,000 familles.
Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense Nationale tient à encourager les initiatives des communes et également témoigner de la volonté du gouvernement de promouvoir la coopération décentralisée à des fins de développement durable.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Carter va demander aux États-Unis de respecter leurs promesses

10/11/2011 10:06:07

Haïti - Reconstruction : Carter va demander aux États-Unis de respecter leurs promessesMercredi 9 novembre 2011, au cours d’une conférence de presse à Majagual, Sabana Perdida, en République Dominicaine où Habitat pour l’humanité projette de construire un complexe de logements pour les personnes à faible revenu, l’ancien Président Jimmy Carter a déclaré :
«… Il est vrai que le Gouvernement des États-Unis a fait plusieurs grandes promesses pour Haïti qui n’ont pas encore été remplies, et j’ai fait la promesse au Président Martelly, à mon retour aux États-Unis, de demander au gouvernement de se conformer à ses engagements […] Je vais faire tout mon possible pour les autres chefs d’Etat pour qu’ils respectent leurs promesses, pour la santé, le logement, le transport et tout ce qu’il faut pour Haïti qui est dans l’urgence aujourd’hui. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4208-haiti-reconstruction-martelly-carter-au-village-de-santo-a-leogane.html
http://www.haitilibre.com/article-4192-haiti-reconstruction-l-ex-president-carter-vient-aider-a-construire-des-maisons.html
S/ HaïtiLibre

 

Développement durable en Haïti : faire la différence

La Terre de chez nous entame ce 10 novembre une série de trois articles sur les actions d’UPA Développement international en Haïti. Le premier enjeu : le développement durable de l’agriculture haïtienne grâce à de meilleurs revenus aux agriculteurs et à la structuration d’organisations paysannes.

par Francine Saint-Laurent – Vie Rurale / 10 novembre 2011

http://vimeo.com/31904475

Réussite et espoir. Deux mots prononcés fièrement par plusieurs paysannes et paysans du sud d’Haïti. Leur fierté, ils la doivent d’abord et avant tout à eux-mêmes, mais aussi à la Fondation pour le développement économique et social (FODES-5).

L’éducation de base et la santé représentent depuis sa création en 1998 les secteurs d’intervention de cette organisation non gouvernementale haïtienne. Au fil des années, FODES-5 se rend compte que le développement durable de la zone exige que les familles paysannes aient de meilleurs revenus.

Quelque dix ans plus tard, par l’entremise des agriculteurs québécois impliqués avec collaboration Saint- Jean-sur-Richelieu – Haïti, FODES-5 présente une demande de partenariat à
UPA Développement international (UPA DI).

UPA DI n’arrive pas les mains vides, comptant plus de 80 ans d’histoire au Québec et 20 ans de coopération dans une douzaine de pays. L’organisation se sert pour intervenir d’un programme expérimenté au Sénégal depuis 2004, Les Savoirs des gens de la terre (LSGT), dont les résultats dépassent les espoirs. « Le programme vise à ce que le paysan améliore sa production agricole et augmente ses profits pour mieux faire vivre sa famille », dit François Merisma, coordonnateur des programmes agricoles à FODES-5.

Depuis son arrivée en Haïti, UPA DI a soutenu 87 projets, dont 58 en élevage caprin et 20 en production bovine. Tous sont de véritables succès. Félix Ana, mère de six enfants, en sait

 

Deux présumés chefs de gangs arrêtés par la Police

imageLa police nationale d’Haïti a procédé ce mercredi lors d’une opération,, à l’arrestation d’Arnel Joseph et de Chavannes ainsi connu, deux chefs de gang basés au village de Dieu, a annoncé le responsable du commissariat de Port-au-Prince, l’inspecteur Joseph Dupont.
« Ces deux individus font partie d’un réseau de malfaiteurs qui opère dans le village de Dieu depuis très longtemps et qui est impliqué dans l’assassinat de plusieurs policiers », indique le responsable du commissariat de Port-au-Prince.
Par ailleurs, l’inspecteur a fait savoir que le commissariat avait abattu, lors d’une échange de tirs le vendredi 28 octobre dernier, un individu dénommé Emmanuel, l’un des membres du réseau d’Arnel Joseph.
Selon l’inspecteur Dupont ces malfaiteurs ont avoué avoir assassiné plusieurs policiers dont l’agent Pierre Calixte.
GA/Radio Métropole Haïti

 

Don de 800 tonnes de riz de la République Chine (Taïwan) à Haïti

Poignée de main symbolique entre l’ambassadeur taïwanais Bang-Zyh LIU, et la directrice de Food for the Poor, Kareen DOLCE

L’ambassadeur de la République de Chine (Taïwan) en Haïti, M. Bang-Zyh Liu, et la directrice de l’organisation non gouvernementale Food for the Poor Haïti, Mme Kareen DOLCE, ont conjointement témoigné de l’arrivée, le 9 novembre 2011, d’un don de 800 tonnes de riz (environ 980 000 dollars américains).
Toujours soucieux des conditions de vie difficiles des couches défavorisées de la population haïtienne, surtout après le séisme du 12 janvier 2010, le gouvernement de la République de Chine, représenté par l’ambassadeur Bang-Zyh LIU, a signé un accord de don le 30 mai dernier avec l’organisation Food for the Poor Haïti, représentée par Mme Kareen Dolce, afin de permettre à cette organisation de réaliser ses programmes d’assistance alimentaire.
Cette coopération, existante depuis plusieurs années dans le cadre de l’aide humanitaire, est un effort conjoint du gouvernement taïwanais et de Food for the Poor pour lutter contre la pauvreté. Ce don de riz témoigne une fois de plus de la solidarité fraternelle entre les deux peuples haïtien et taïwanais.

 

4,6 millions de dollars pour la réhabilitation de l’aéroport Toussaint Louverture

Les travaux de réhabilitation de l’aéroport international Toussaint Louverture, sérieusement endommagé par le séisme du 12 janvier 2010, ont démarré, lundi dernier. Le chantier a été visité, le jour même, par le président Michel Joseph Martelly, le chef du gouvernement, Garry Conille, et plusieurs parlementaires.
Les travaux sont menés par la firme haïtienne Panexus pour le compte de l’Etat haïtien qui a décaissé quelque quatre millions six cent mille (4 600 000) dollars haïtiens pour mettre un terme d’ici le 15 décembre prochain au calvaire des voyageurs à l’aéroport international Toussaint Louverture. Les travaux, qui s’étendront à l’ensemble du site de l’aéroport, prendront fin en février 2012, a assuré l’ingénieur Gilbert Hyppolite, un responsable de la firme Panexus interrogé par le président de la République.
Le projet, a expliqué l’ingénieur Hyppolite, s’étend sur plusieurs phases dont la première concerne la mise en fonctionnement des salles de départ et d’arrivée du plus important aéroport du pays. Les nouveaux terminaux doivent être mis en service à partir du 15 décembre. L’autre phase, poursuit-il, consiste à réparer les autres compartiments de l’aéroport suivant des techniques modernes de réhabilitation.
Le Premier ministre Garry Conille s’est pour sa part félicité du démarrage des travaux à l’aéroport international Toussaint Louverture, considéré comme la principale porte d’entrée du pays. Le chef du gouvernement s’est réjoui également de l’expertise locale utilisée pour la réhabilitation de l’aéroport.

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