dimanche 13 novembre 2011

13 Nov

Le premier ministre et les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères sortent indemnes d’un atterrissage forcé d’hélicoptère

13/11/2011 08:41:57

Haïti - Politique : Le Gouvernement évite un crashAprès une journée de travail réussie avec le Cabinet ministériel en retraite, au Club Indigo, le Premier Ministre, le Dr Garry Conille accompagné de M. Thierry Mayard-Paul, Ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la Défense nationale, et M. Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, ont pris l’hélicoptère, ce samedi 12 Novembre, en direction du Ranch Le Montcel à Bélot, une localité de Kenscoff, pour une réunion avec le Président Michel Martelly.
Après la rencontre, le Premier Ministre et ses Ministres, ainsi que leur staff, ont pris le chemin du retour vers Port-au-Prince à 5h30 P.M. Les conditions météorologiques se sont rapidement détériorées et l’hélicoptère s’est perdu dans épais brouillard, contraignant le pilote à un atterrissage d’urgence. Après avoir évité plusieurs arbres, le pilote à réussi à poser son appareil dans un champ de cultures. Le Premier ministre et les autres passagers sont sains et saufs.
Alors que le Premier ministre sortait de l’appareil après quelques minutes, la population locale s’est empressée autour de la scène de l’incident et manifesté sa joie en reconnaissant les officiels et offert son assistance.
Dans l’attente de l’unité spécialisée de la Police Nationale (CAT Team) pour leur venir en aide, le Premier Ministre et ses Ministres se sont adressés à la population à propos de l’incident et en ont profité pour exprimer leur gratitude « C’est le vrai esprit du peuple haïtien; quand un compatriote est en danger, il lui vient en aide indépendamment de qui il est », a souligné le Premier ministre.
Bien que les évènements de cette soirée auraient pu être dramatiques, le Premier Ministre et ses Ministres n’ont jamais été en danger et ont été secourus par des équipes du CAT team, dans les 15 minutes qui ont suivi l’incident. Les hauts responsables de l’État se sont, ensuite, rendus à Port-au-Prince, où ils ont pu regagner leurs domiciles en toute sécurité.
Le Premier Ministre et ses Ministres sont reconnaissants du support et de la préoccupation exprimés par les citoyens haïtiens.
HL/ HaïtiLibre

 

Décès du ministre de la culture, Choiseul Henriquez

Victime à Ottawa d’une attaque cérébrale après plusieurs semaines d’hospitalisation à Port-au-Prince pour une crise de diabète et d’hypertension, l’ex-journaliste et fonctionnaire de la Présidence passera à l’histoire comme un ministre qui n’a jamais pu entrer en fonction

Publié le samedi 12 novembre 2011

Le nouveau ministre de la culture et de la communication, Choiseul Henriquez, hospitalisé depuis sa nomination, est décédé vendredi soir à Ottawa sans avoir pu prendre ses fonctions, a indiqué samedi à Radio Kiskeya l’un de ses proches, le Sénateur Kély Bastien.

Ancien journaliste et responsable du bureau de communication de la Présidence durant le premier mandat de René Préval (1996-2001), M. Henriquez a succombé à attaque cérébrale.

Il souffrait de diabète et d’hypertension artérielle.

L’autopsie du corps devait être toutefois pratiquée afin de déterminer avec exactitude les causes du décès, selon Kély Bastien, ex-président du Sénat.

Il n’était pas encore en mesure de dire si les funérailles se tiendront en Haïti.

Victime d’une crise avant même l’investiture du gouvernement Martelly/Conille, le 18 octobre dernier, le successeur désigné de Marie-Laurence Jocelyn Lassègue auministère de la culture n’avait quitté l’hopital du Canapé-Vert où il était admis que pour être transféré en urgence vers un autre établissement de santé au Canada.

Le Président Michel Martelly et le Premier ministre Garry Conille avaient facilité som voyage.

Choiseul Henriquez était, avec ses collègues des affaires sociales, Pierre Richel Lafaille, et de l’environnement, Joseph Ronald Toussaint, l’un des trois représentants au sein du nouveau régime du groupe parlementaire dit des seize, majoritaire au Sénat.

Natif des Gonaïves (Artibonite, nord) ayant émigré au Canada depuis quelque temps, le disparu avait débuté sa carrière de journaliste à Radio Port-au-Prince, dans les années 80, avant de devenir par la suite responsable de la 4VEH, au Cap-Haïtien (274 km au nord de la capitale), puis de la Radio Nationale d’Haïti.

Le confrère avait aussi milité au sein du Groupe de réflexion et d’action pour la liberté de la presse (GRALIP) durant la période ayant suivi le sanglant coup d’état militaire qui, en 1991, avait renversé le Président Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya

 

Importante délégation d’affaires de Belgique et de Hollande en Haïti

13/11/2011 09:00:39

Haïti - Reconstruction : Importante délégation d’affaires de Belgique et de Hollande en HaïtiLa Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIH) et le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) accueillent du 13 au 16 novembre 2011 une importante délégation de l’Agence de Promotion du Commerce de la Région Flamande de Belgique et de Hollande, en vue de nouer des liens d’affaires avec des opérateurs locaux.
Cette délégation a pour objectifs :
D’identifier les projets bénéficiant de l’appui de la Commission intérimaire de Reconstruction d’Haïti (CIRH) et des institutions financières internationales susceptibles d’impliquer les membres du groupe dans leurs réalisations.
D’explorer, à partir de « one and one », les possibilités de relations avec des entreprises locales dans le cadre des projets en question ou de toutes autres opportunités d’affaires identifiées.
Cette mission est composée en grande partie de représentants de 33 sociétés d’ingénierie dans l’infrastructure, Port, Ponts, tunnel, construction en acier, protection contre les inondations, environnement, distribution électrique, énergie, dragage, filtrage et embouteillage d’eau, recyclage de débris, équipements portuaires, manipulation d’engins lourds, industrie alimentaire, industrie textile, Agro-industrie, micro finance…
La CCIH et le CFI invite les opérateurs locaux à rencontrer, dans leurs secteurs respectifs, les membres de cette délégation. Des rencontres « one and one » seront organisées le lundi 14 novembre de 2h30 à 6h00 pm et le mercredi 16 novembre de 2h00 à 5h00 pm.
HL/ HaïtiLibre

 

La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacés

12/11/2011 12:01:34

Haïti - Social : La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacésLe Président Michel Martelly, s’est rendu, ce vendredi 11 novembre, sur la place St-Pierre à Pétion-Ville pour constater les progrès réalisés dans le cadre du projet 16/6, visant la relocalisation dans 16 quartiers, des personnes vivant dans 6 camps de la région métropolitaine. Plus de 500 familles qui occupaient cet espace public, ont été relocalisées, pour la plupart d’entre elles, dans de nouvelles maisons.
« La Place Saint Pierre n’est plus un camp de déplacés, elle est redevenue une Place publique » a déclaré le Président
 Martelly.
Le Chef de l’État, qui prenait la parole en présence de la Mairesse de Pétion-Ville, Mme Claire Lydie Parent, de l’Ingénieur Clément Bélizaire, le Directeur du projet 16/6, de Mario Andrésol, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des représentants des organismes internationaux USAID et OIM, a adressé ses remerciements aux différents acteurs ayant contribué à reloger les déplacés de la Place St-Pierre.
«… aujourd’hui c’est un grand jour pour la commune de Pétion ville en particulier, une victoire pour le peuple, une victoire pour la commune de Pétion ville, une victoire pour ceux qui étaient dans le camps de la Place Saint-Pierre. Nous savons tous que les personnes qui sont dans les camps sont une préoccupation, c’est un problème pour nous qui sommes à la tête de l’État et chaque jour, nous réfléchissons pour voir comment nous pouvons avancer plus vite, mais dans de bonnes conditions.

Je dois vous dire aussi, que nous avons déjà commencé l’opération à la Place Boyer, il faut que nous ayons fini de relocaliser ces personnes d’ici la fin du mois de décembre […] je profite de l’occasion pour rappeler à tous nos amis, bailleurs, donateurs et tous ceux qui ont pris un engagement pour aider Haïti après le séisme de janvier 2010, de respecter leurs engagement pris à New-York l’année dernière […] merci de les respecter pour nous. Pour le projet 16-6, il nous manque 48 millions de dollars et ça serait très triste de voir un si beau projet s’arrêter parce que nous n’avons pas cet argent…»
La Mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, de son coté, a fait savoir que chaque famille avait reçu la somme de 20,000 gourdes, ce qui leur permettra de se reloger décemment.
Toutefois, « il faut se rappeler que le projet 16/6 ne vise pas à donner de l’argent aux gens mais, il a pour devoir de les accompagner au cours de leurs démarches pour trouver un logement décent » a insisté le Président Martelly, qui a annoncé le début des travaux de réhabilitation de la Place St Pierre à Pétion-Ville.
En savoir plus sur le projet 16/6 :
Ce projet vise à faciliter la reconstruction améliorée de seize quartiers : Barbancourt, Bas Canapé Vert, Bois Patate, Clercine Carrefour, Delmas 60, l’Argentine, Delmas 31 Fond, Fond Delmas 33, Jean Batiste, Mais Gaté, Mapou / Mont Elbo, Morne Hercule, Morne Lazard, Morne et Villa Rosa, Nerette, Panaméricaine Bas, et Panaméricaine Haute. à travers la réhabilitation des logements, l’accès aux services de base priorisés par la communauté et la création d’opportunités génératrices de revenus. En même temps, ce projet vise à faciliter le retour à leur quartier d’origine aux personnes déplacées dans six camps prioritaires qui accueillent actuellement 5,239 familles [environ 30,000 personnes] provenant de ces seize quartiers, répartis à travers les communes de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville.
En conséquence, six camps seront en mesure d’être complètement fermés, et de nombreux autres camps seront réduits en population. Les six camps sont prioritaires visés par ce projet sont : Place Boyer, Place Saint Pierre, la Primature, Place Canapé Vert, Mais Gate, et le Stade Sylvio Cator.
D’un coût total de 78 millions de dollars américains, le « Projet 16 quartiers 6 camps », qui a été approuvé par la CIRH le 16 août 2011, est financé à hauteur de 30 millions par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH).

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3606-haiti-reconstruction-78-millions-pour-le-projet-16-quartiers-6-camps.html
HL/ HaïtiLibre

 

Conflits haïtiano-dominicains: 5 personnes au moins ont trouvé la mort

samedi 12 novembre 2011 à 14:39

images (66)Cinq personnes au moins ont été tuées à Cornillon (Est d’Haïti) par un groupe de dominicains, a rapporté le maire  de cette commune, Alix  Bien-Aimé.Ces individus entendaient se venger de la mort par balle de l’un des leurs.

Les deux victimes avaient eu une altercation au marché binational situé à la frontière entre Haïti et la République dominicaine.

Les agents de l’ordre déployés dans la zone étaient dépassés par les évènements.

 

Affaire Bélizaire :

Audition ce vendredi de l’ancien chef du Parquet

vendredi 11 novembre 2011 à 17:19

La commission sénatoriale d’enquête a auditionné ce vendredi l’ancien chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, le directeur général de l’aéroport Toussaint Louverture et le responsable du salon diplomatique de l’aéroport Gérard Dorsainvil.

L’ex-commissaire a, une fois,  de plus exhorté le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, à dire la vérité, voire présenter des excuses publiques à la nation suite à son altercation avec les employés de la sureté de l’aéroport Toussaint Louverture.

« Je souhaite qu’une issue heureuse soit trouvée au plus vite à cette crise qui ne profite pas au pays », a conclu Me. Gassant.

 

Haïti/Insécurité:

Un jeune avocat tué à son retour de l’étranger

Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Carlos Hercule, annonce deux journées d’arrêt de travail en protestation contre le brutal assassinat de Me Briel Lagrandeur qui revenait à peine d’un séminaire en Guadeloupe, en compagnie de son collègue Samuel Madistin ; ce dernier critique les défaillances stratégiques de la police peu visible dans les rues

Publié le samedi 12 novembre 2011

Me Briel Lagrandeur, un jeune avocat de 39 ans militant au barreau de Port-au-Prince, a été abattu froidement vendredi soir au cours d’un hold-up, quelques minutes seulement après son retour à la capitale où les membres de la corporation étaient en état de choc.

La victime se trouvait en compagnie de collègues avec qui elle venait de participer à un séminaire en Guadeloupe.

Après avoir quitté l’aéroport international Toussaint Louverture, ils ont été mis en joue par deux bandits armés de pistolet pendant que le véhicule qui les transportait était bloqué dans des embouteillages.

Selon le témoignage de Me Samuel Madistin, l’un des rescapés, les criminels ont ouvert le feu à deux reprises, blessant mortellement Briel Lagrandeur alors que les occupants du véhicule, au nombre de trois, n’avaient opposé la moindre résistance.

Ce terrible incident s’est produit vers sept heures du soir dans le quartier de Delmas 33, non loin du très fréquenté carrefour Gérald Bataille (banlieue nord de Port-au-Prince) où, curieusement, aucun policier n’était présent.

De fait, sans assistance sérieuse, la victime devait rapidement succomber à ses blessures.

Réagissant à la disparition brutale de Me Lagrandeur, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, a annoncé que les membres du barreau observeront un arrêt de travail de 48 heures, lundi et mardi, en signe de protestation.

Ne cachant pas son indignation, l’avocat exige des autorités que la lumière soit faite sur cet acte odieux.

Dans son récit de l’incident, Me Hercule précise que les deux assassins ont abattu le jeune praticien en droit après s’être emparés de sa chaîne et de la plupart des effets personnels retrouvés dans la voiture.

Samuel Madistin a été à son tour ciblé. Mais, chanceux, il n’a pas été touché, tout comme le troisième avocat qui conduisait.

A l’approche des fêtes de fin d’année, une nouvelle vague d’insécurité crimnelle frappe Port-au-Prince malgré le démantèlement annoncé de certains gangs et un plan de renforcement des patrouilles policières.

Outre Briel Lagrandeur, un inspecteur de police a été criblé de balles à son domicile et un écolier de 16 ans enlevé puis exécuté. spp/Radio Kiskeya

 

Une Carte d’Identification Nationale pour la diaspora ?

12/11/2011 08:46:29

Haïti - Politique : Une Carte d’Identification Nationale pour la diaspora ?Nous avons appris que Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence chargé des Haïtiens vivant à l’Etranger, avait rencontré, mardi 8 novembre 2011, Ronald Covil, le Directeur Général de l’Office national d’identification (ONI), pour discuter de la possibilité de doter les Haïtiens de la diaspora d’une carte d’identification permanente.
Le souci du Gouvernement de répertorier l’ensemble des Haïtiens vivant à l’extérieur du pays et de construire une banque de données susceptibles d’informer sur leurs compétences d’une part, et le désir de voir attribuer un numéro permanent à chacun des fils du pays, comme le « Social security » aux États-Unis d’autre part, ont sans doute motivé cette rencontre.
Ronald Covil, a déclaré qu’il travaillait sur la question depuis quelques temps. Les rencontres antérieures avec le Ministère des Affaires étrangères (MAE) et le MHAVE en attestent.
Cependant, le problème qui se pose, est qui identifier ? Une question qui a fait débat tout au long des discussions. La Constitution amendée, incluant des articles sur la multiple nationalité, n’est pas encore publiée. Les Haïtiens ayant acquis une nationalité étrangère, ne seraient donc pas admissibles, au regard de la Constitution de 1987 actuellement en vigueur.
Il est vrai que les affinités culturelles demeurent. Le créole continue de cimenter les communautés haïtiennes de l’étranger. Nos compatriotes célèbrent les fêtes nationales de haute portée symbolique, un peu partout dans le monde. Toujours faut-il mettre en place les procédures légales, voire les appliquer en vue de permettre aux Haïtiens de la diaspora, naturalisés ou pas, de jouir pleinement de leurs droits civiques et politiques.
Au terme de la rencontre, les deux hauts fonctionnaires de l’État se sont entendus sur la possibilité de doter les membres de la diaspora, de la Carte d’Identification nationale (CIN), en espérant une révision effective de la législation haïtienne.
Le ministre a suggéré de diminuer le nombre de caractères à 13 chiffres. Les 17 actuels sont lourds et difficiles à mémoriser. Une préoccupation que partage M. Ronald Covil.
HL/ HaïtiLibre

 

«Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant»

12/11/2011 10:35:22

Haïti - Politique : «Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant»Laurent Lamothe, Ministre des Affaires Étrangères à donnée vendredi, une conférence à l’Institut National de Gestion et des Hautes Etudes Internationales ( INAGHEI) sur le thème : « Rôle de l’université dans la nouvelle dynamique diplomatique ».
Texte du discours du Ministre des Affaires Étrangères :
«…Monsieur le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti
Monsieur le Vice Recteur à la recherche
Monsieur le Doyen de l’Institut National de Gestion et des Hautes Etudes Internationales
Messieurs les professeurs
Chères étudiantes et chers étudiants
Bonsoir,
Je tiens tout d’abord à remercier le rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti et spécialement le Doyen de l’Institut National d’Administration et de Gestion des Hautes Etudes Internationales de me donner l’opportunité de m’entretenir avec vous dans cette prestigieuse institution qui jadis a formé tant de fonctionnaires pour la diplomatie haïtienne.
Je veux remercier aussi tous les professeurs pour leur mobilisation autour de cette première que nous augurons non moins sans fierté avec la présence du Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes qui a choisi d’exposer les grandes lignes stratégiques de sa politique en vue de susciter l’intérêt de la communauté universitaire autour de ce que devrait être la diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction du pays.
Comment ne pas saluer la présence des étudiantes et étudiants pour l’accueil courtois non seulement dont je suis l’objet mais pour qui j’ai une attention particulière. Votre participation est sans contexte significative et témoigne de votre souci pour le présent et l’avenir de la diplomatie haïtienne.
Chers professeurs et étudiants, n’en déplaise à vous, je voudrais, d’entrée de jeu vous dire que je ne vous ferai pas un exposé académique avec toute la complexité technique d’un spécialiste des questions de relations internationales et d’histoire de la diplomatie haïtienne. Je suis venu humblement dialoguer avec vous initier une démarche de rencontre institutionnelle dont j’estime importante entre l’Université et le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes. Je suis venu ici pour établir de manière symbolique le contact avec l’université et saluer le rôle éminemment important que joue l’INAGHEI dans la formation des cadres de la fonction publique. Il est essentiel de promouvoir la fonction de l’Université dans son rôle traditionnel d’espace de réflexion critique, de production intellectuelle et de transmission du savoir.
Le Ministère des Affaires Etrangères, même s’il n’a pas un droit de regard sur le fonctionnement de l‘Université, mais collabore avec le Rectorat et le Ministère de l’Éducation Nationale au niveau de l’homologation des diplômes pour les étudiants qui doivent continuer leurs études à l’étranger. Je profite pour m’adresser aux autorités académiques, que s’agissant de la régulation des diplômes au niveau de l’Enseignement supérieur, pour la protection des années d’investissement des études faites par nos étudiants souvent dans des conditions difficiles, préoccupe mon administration. Je pense qu’il est important de protéger la qualité de nos diplômes à l’étranger. Il est navrant de constater que certains dossiers de cours et de notes des étudiants sont mal présentés ce qui fait perdre aux étudiants la possibilité d’obtenir dans certains cas, l’équivalence pour des cours déjà suivis. C’est une situation qui cause souvent, et avec raison, beaucoup de frustration. Je me permets en ce sens, de lancer un appel aux autorités académiques et offrir la collaboration de mon Ministère pour aider et faciliter nos étudiants.
Diplomatie et souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires est un sujet d’une extrême importance. Comme nouveau Ministre de cet important ministère, je viens communiquer et partager avec vous ma vision de la nouvelle diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction d’Haïti
La nouvelle vision politique de la diplomatie haïtienne, se veut une diplomatie d’affaires. Ce concept de diplomatie d’affaires n’est pas nouveau dans les relations internationales. Des pays, comme le Mexique, les Philippines, le Singapour, le Brésil et la Chine ont déjà opérationnalisé ce concept dans leur politique de développement économique. Cependant, en Haïti, c’est la première fois, au risque de me tromper, que le concept de diplomatie d’affaires énoncé par le chef de l’Etat au cours de sa campagne, fait sa rentrée dans le discours politique avec tant d’emphase et d’insistance comme axe stratégique de relations internationales. La diplomatie d’affaires, c’est le passage d’une diplomatie de représentation ou de simple protocole, à une diplomatie de business dont la vocation pratique est d’attirer un déversement d’investissement étranger.
Souveraineté politique et ingérence diplomatique quel constat ?
Haïti sans avoir les moyens économiques de ses politiques ne peut sortir de l’ingérence de la politique internationale. Le constat du misérabilisme du pays sur le plan institutionnel est flagrant. L’État a de la difficulté de répondre à ses responsabilités, les propositions de sortie sont nombreuses. Les solutions proposées viennent en fonction de nos théories économiques et de nos positionnements politiques.
Nous devons être réalistes pour comprendre, que c’est le principe de conditionnalité de notre économie sociale et politique, qui définit notre relation avec la communauté internationale. Haïti est le pays le plus proche des Etats-Unis, premier partenaire commercial et de destination de l’émigration Haïtienne à l’étranger après la République Dominicaine. Haïti ne peut survivre sans les transferts monétaires, commerciaux et les denrées provenant des Etats-Unis et de la République voisine. Les conditions de dépendance de notre pays sont le résultat en partie, d’une politique systématique caractérisée par l’économie d’enclave, le dumping économique écrasant la production nationale. C’est dans cette ligne qu’évolue la diplomatie Haïtienne, le reflet de notre dépendance économique. Haïti pour négocier aujourd’hui son autonomie politique, ne peut le faire sans un pouvoir économique. Diplomatie et économie sont deux éléments qui s’interpénètrent dans les relations internationales aujourd’hui. La souveraineté économique est essentielle à la souveraineté politique.
Haïti dans l’état actuel de son économie et l’affaiblissement de ses institutions publiques, ne peut entreprendre aucun grand projet d’infrastructure sans l’aide étrangère. La convergence des facteurs internes et externes a contribué à l’enchâssement de notre dépendance. Combien de fois avons-nous permis l’intervention des étrangers dans nos affaires internes ?
En Haïti, personne ne peut douter que nos turpitudes, nos luttes intestines pour le pouvoir, le désordre institutionnel; les limites de nos capacités d’administrer selon les règles de l’art; la difficulté de définir des politiques publiques appropriées ont ouvert la porte à l’ingérence étrangère dans notre vie de peuple.
L’absence d’une culture d’éthique de citoyenneté responsable a aggravé pour une bonne part notre situation de dépendance, par la création du besoin de l’assistance, de l’arbitrage international. Il y a des amis d’Haïti qui sont trop intéressés à des opportunités que de nous aider à progresser et à accumuler des biens, voire au détriment de nos intérêts nationaux. Dans la diplomatie internationale, les pays n’ont véritablement pas d’amis répétons souvent, ils n’ont que des intérêts malheureusement.
Mesdames et Messieurs,
Ainsi je constate avec tristesse et amertume, que les désastres naturels et politiques qui ont malencontreusement causé des victimes dans le pays, deviennent des sources d’emplois, et, par dessus tout, des opportunités politiques et diplomatiques intéressées au nom de l’humanitaire. Il est regrettable que chaque catastrophe naturelle ou crise politique dans le pays occasionne de nouveaux besoins, et, chemin faisant, de nouveaux partenaires; de nouveaux engagés à la cause haïtienne, et, par voie de conséquence, de nouvelles dépendances. Quelqu’un parle même du marché de l’humanitaire, où, la pauvreté devient l’or, une denrée.
Je sais que l’une des problématiques actuelles qui vous préoccupe, au sein de vos débats à l’université, avec raison, c’est celle relative à la souveraineté nationale au regard de l’ingérence de la politique internationale. C’est l’un des rôles justement de l’Université d’exercer cette fonction critique. Vous vous demandez sans doute à quoi servirait une diplomatie haïtienne d’affaires, si l’ingérence internationale est comme elle apparait avec la présence des organisations Internationales? Cette nouvelle vision ne viendrait-elle pas encore davantage renforcer cette perception ? Vous auriez encore peut être raison de penser ainsi.
À cet égard, le livre d’essai critique du professeur Sauveur Pierre Etienne « Haïti la République des ONG », illustrerait bien l’impact politique des organisations internationales dans le développement socioéconomique d’Haïti. Le livre semble suggérer que nous sommes une Nation sans État. Nous ne sommes plus une république, une Nation souveraine si non, celle des Organisations Internationales. Alors que peut bien vouloir vraiment signifier dans ce contexte la diplomatie haïtienne ? Les ONG n’auraient elles donc pas tendance effectivement à se substituer à l’État ? Je n’ai pas les réponses tout de suite. Mais ce sont des questions que je me pose comme vous, et, que je vous pose aussi, puisque je réfléchis avec vous.
J’ajouterais également cette question à savoir : les ONG ne représenteraient elles pas une forme moderne et pratique de la diplomatie étrangère en Haïti ? Autrement dit, les ONG ne seraient elles pas conséquemment orientées en fonction des intérêts de leur pays respectif ?
Comment pourrait-on appeler cela humanitaire ou diplomatie ?
L’humanitaire et la diplomatie ne sont pas deux concepts exclusifs. Nous croyons que la diplomatie, quant elle est bien gérée et orientée dans le respect des valeurs et des normes éthiques des relations internationales, peut jouer un rôle non moins significatif dans la vie politique d’un peuple. Nous devons réfléchir sur nos limites et nos capacités en matière d’investissement et de création d’emplois. A quoi servirait donc notre diplomatie, si elle ne peut pas contribuer à résoudre nos difficultés socioéconomiques ?
Les entreprises technologiques considérées comme des investissements directs étrangers, sont des symboles de biens culturels vendant le progrès de leur pays de provenance.
Ce questionnement doit nous faire davantage réfléchir, nous universitaires, étudiantes, étudiants et responsables politiques, autour de la manière d’orienter nos réflexions et nos actions. Nous sommes tous conviés chacun dans le domaine qui le concerne, pour sortir notre pays de cette extraversion dépendante et organisée selon l’expression de l’économiste Fred Doura. En ce qui regarde mon administration au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, nous devons repenser notre diplomatie en fonction de nos intérêts nationaux.
Cependant, comment le faire sans s’attaquer à l’aspect fondamental du problème des mécanismes structurels ou institutionnels? Or, pour sortir de cette situation d’extraversion dans laquelle se trouve le pays, il est obligatoire que l’ensemble des politiques publiques, dépendent d’une planification organisée et intégrée à la réalité nationale. Où en sommes-nous ?
A mon humble avis, cette capacité politique organisée et institutionnalisée se fait encore attendre. Elle reste à se manifester dans nos pratiques administratives et institutionnelles. Nous en avons vu pour notre orgueil national au cours de ces décadres avec l’image de notre pauvreté mondialisée; la désarticulation de l’économie haïtienne; l’afflux de l’aide internationale dont a bénéficié Haïti présenté dans les médias internationaux, comme le plus grand spectacle humanitaire du siècle. Le système bancal de certaines de nos organisations sociales et politiques érigées en laboratoires de crise et d’instabilité permanente. La vulnérabilité écologique du pays devenue de plus en plus une menace pour la vie; le processus bloqué de la réforme de l’éducation et de l’Université comme axes de développement qui est en hibernation pour ne citer que ces exemples.
S’agit-il dans cette perspective pour la diplomatie haïtienne de changer de cadran pour devenir une diplomatie d’affaires. Elle se doit d’inventorier et d’implanter de nouvelles stratégies de relations internationales fondées sur la recherche de l’investissement. Elle doit créer tout d’abord de solides rapports avec les secteurs internes de production du pays, qui véhiculent les ilots de croissance économique existant capables d’attirer des investisseurs étrangers et le plein emploi.
La diplomatie haïtienne pendant longtemps est prisonnière et tributaire des préoccupations géostratégiques de grandes puissances internationales servant de centres périphériques. Elle ne se préoccupait guère de ses intérêts particuliers alors qu’entre temps la pauvreté et l’immobilisme handicapaient l’avenir de son développement. Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant. La nouvelle diplomatie doit être pragmatique sinon économique.
Notre administration ne pourra pas seulement se contenter d’une diplomatie de la théorie des relations internationales ou du dialogue passif. Les règles d’éthiques de relations internationales doivent être respectées pour un développement harmonieux des rapports. Mais nous savons aussi, que c’est notre ingénierie en affaires, dans l’investissement dans le cadre de ces rapports, qui nous permettra de relever les défis économiques auxquels nous faisons face comme pays. Notre diplomatie va devoir innover dans la recherche d’opportunités économiques. Nous devons changer l’image que nous projetons dans la coopération internationale axée depuis des lustres sur l’assistanat, par une autre image, qui est celle de notre capacité à investir dans l’humain et à assumer notre destin. Car nous croyons que la souveraineté politique et l’extraction de l’effet d’ingérence est dans la production et l’accumulation.
Mon administration entend indiquer à la diplomatie étrangère, que la formation et l’entreprenariat sont notre priorité. Pour prendre en main notre destin et participer à la mondialisation de la culture et du marché, nous devons avoir des jeunes dont la formation est susceptible de les aider à participer aux échanges et aux transferts des compétences dans la promotion de l’innovation économique et de la recherche. C’est à cette seule condition que nous pouvons promouvoir la croissance et combattre parallèlement la pauvreté endémique qui nous assaille. Il s’agit là d’employer notre diplomatie d’affaires à travailler, non seulement pour la croissance économique, mais également à instituer une logique de bonne gouvernance pour assurer la participation d’Haïti aux forums internationaux.
En effet, l’image de la diplomatie d’affaires que doit projeter le Ministère doit venir d’Haïti. Ainsi avons-nous conçu un plan de restructuration interne de l’administration, en fonction des ressources humaines du pays. Nous allons recruter de nouveaux cadres universitaires selon un schéma de travail structuré, en collaboration avec les Facultés du pays qui sont concernées par notre domaine, pour remplacer les personnes ayant atteint l’âge de la retraite.
Mon administration entend moderniser la diplomatie haïtienne dans l’inclusion d’une nouvelle génération de jeunes leaders capables d’investir de nouvelles énergies intellectuelles et culturelles, adaptées à la nouveauté  des exigences d’ouvertures de transferts technologiques et de mobilité du monde international.
Nous allons renforcer la compétence et le leadership des employés présentant des qualités qui répondent aux nouvelles stratégies de la diplomatie haïtienne.
Pour réguler l’imbroglio administratif et fournir au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, un outil efficace de développement et d’instrumentalisation de politique d’action est proposé; l’établissement d’un Département de formation continue appelé Institut de la Bonne Gouvernance.
L’objectif de l’Institut est de contribuer à la formation continue du personnel à tous les niveaux.  Nous voulons une diplomatie qui ne soit plus passive mais agressive à la fois sur le plan économique, politique, technologique et culturel.
– Renforcer le développement des liens avec les pays de la CARICOM et d’Afrique
– Ouvrir d’autres relations diplomatiques avec la Chine
– Instruire les possibles investisseurs partenaires sur les avantages à investir en Haïti
– Servir de canal entre les institutions gouvernementales et les institutions étatiques internationales
– Élaborer des documents de travail et des textes de position pour maintenir la visibilité d’Haïti au niveau des forums internationaux
– Mener une diplomatie axée sur le respect et la protection des droits de l’homme
– Consolider les relations traditionnelles d’Haïti avec les partenaires traditionnels au niveau de la coopération internationale et développer d’autres qui sont utiles au développement socioéconomique du pays.
-Trouver des ouvertures sur le plan des affaires pour favoriser l’investissement des capitaux étrangers et stabiliser le démarrage du développement économique 
-Avant de terminer, avec mes propos, je voudrais ici convier toute la communauté universitaire les étudiantes et étudiants en particulier à partager leur vision. Le pays vous attend tous à nous engager et à assumer notre appartenance dans le dialogue et le partage des idées novatrices.
Monsieur le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti, Monsieur le doyen de l’Institut National de Gestion d’Administration et des Relations Internationales. Chers étudiants et étudiantes
Pour terminer, je ne saurais en guise d’exhortation ne pas vous citer Fustel de Coulanges disant ce qui suit « Ce qui distingue les nations n’est ni la race ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances qui fait la patrie (…) la patrie, c’est ce qu’on aime ».
Je reste donc profondément optimiste que les choses changeront. Vous et moi nous sommes hérités tous de la patrie.
Je vous remercie »

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Fooball :

Fin du rêve Haïtien à Saint John’s

2/11/2011 09:48:04

Haïti - Fooball : Fin du rêve Haïtien à Saint John’sHaïti n’a pas réussi à franchir le second tour des éliminatoires de la coupe du monde de football. Malgré que les Grenadiers avaient vaincu auparavant les Iles Vierges (4-0 et 6-0), notre équipe n’a pas été en mesure de vaincre celle d’Antigua-et-Barbuda…
Hier à Saint John’s, dans le cadre des éliminatoires de la zone CONCACAF. les Grenadiers ont affrontés Antigua-et-Barbuda au Sticky Wicket Stadium. Second du groupe F, l’équipe haïtienne était obligée de gagner ou au pire, faire un match nul, pour obtenir son ticket pour la coupe du monde 2014 au Brésil.
À la mi-temps, le score était de 0-0, tous les espoirs étaient encore permis.
En seconde mi-temps, à la 55′, Sony Norde est remplacé par Jean-Michel Bourcicaut à cause d’une douleur au tibia. À la 82′ un tir de 20 mètres de Kerry Skepple dans le filet de Johny Placide (1-0), qui a raté son interception, scelle la fin des rêves d’Haïti… À la 84′, l’entraineur Tavares décide enfin [mais trop tard] de faire rentrer l’attaquant Kervens Belfort sur le terrain [le meilleur joueur de notre sélection, laissé sur la banc par Tavares] en remplacement de Pierre Louis Listner, puis à la 87′, Kim Jaggy est remplacé par Wilde Guerrier.
Le Match s’est achevé par une victoire 1-0 en faveur d’Antigua-et-Barbuda devant une foule de 5,000 supporters, lui assurant sa place pour le 3è tour. Haïti est éliminé…
Globalement le jeu des Grenadiers a manqué de rythme sur le terrain. Un manque de tactiques, de maîtrise et de vision du jeu de Tavares [exemple l’absence de Kervens Belfort, entré au jeu à la 84’ seulement !). Nombreux sont-ceux qui explique aujourd’hui cette défaite par l’incompétence d’Edson Tavares, qui veut toujours avoir raison contre tous, qui refuse d’assumer ses responsabilités et qui justifie les échecs de son équipe, par une « contre performance », des explications qui ne trompe plus personne aujourd’hui, après l’élimination, sous sa direction, de l’équipe Nationale de toutes les compétitions internationales.
Il ne reste plus à Haïti, qu’à attendre encore quatre ans pour espérer disputer une finale de coupe du monde [comme en 1974]…

L’équipe Antiguaise a terminé avec une note parfaite de 15 point pour 5 match joués, lors du 3è tour elle affrontera le Guatemala qui a également 15 points mais aussi la Jamaïque et les États-Unis.
Haïti a gagné ses 3 premiers match :
Haïti – Îles Vierges Américaines : 6-0
Curaçao – Haïti : 2-4
Îles Vierges Américaines – Haïti : 0-7
Un match nul
Haïti – Curaçao : 2-2
Un match perdu
Antigua-et-Barbuda – Haïti : 1-0
Prochain match
Le 15 novembre aura lieu le dernier match du second tour, Haïti affrontera à domicile Antigua et Barbuda. À l’occasion de ce match de consolation, les Grenadiers auront l’occasion de prendre une revanche symbolique contre l’équipe Antiguaise.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4004-haiti-football-contre-performance-des-grenadiers-devant-curacao-2-2.html
http://www.haitilibre.com/article-3977-haiti-football-seconde-victoire-ecrasante.html
http://www.haitilibre.com/article-3753-haiti-football-seconde-victoire-pour-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-3725-haiti-football-une-victoire-ecrasante.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti- élections

Lavalas : un concurrent qui fait peur !

La Fanmi Lavalas participera aux prochaines élections. Le parti de Jean-Bertrand Aristide ne pourra plus être exclu par le Conseil électoral provisoire (CEP) en raison de l’absence de son représentant national. Aristide est là. Plus question de mandat consulaire notarié mais non validé, plus question de branches éparses réclamant chacune la paternité de cette « table » qui a marqué nos élections contemporaines.

11/11/2011

La Fanmi Lavalas participera aux prochaines élections. Le parti de Jean-Bertrand Aristide ne pourra plus être exclu par le Conseil électoral provisoire (CEP) en raison de l’absence de son représentant national. Aristide est là. Plus question de mandat consulaire notarié mais non validé, plus question de branches éparses réclamant chacune la paternité de cette « table » qui a marqué nos élections contemporaines. Sauf coup de théâtre, le président Martelly et le CEP qu’il devra former un jour ou l’autre, supporteront – ou constateront tout simplement – la présence de ce parti dont la popularité fait peur aujourd’hui encore.
Le contexte actuel est différent de 2009 ou de 2010. Lavalas jouera sur un terrain ou le parti présidentiel (s’il en existe) ou tout simplement les candidats du pouvoir partiront en quête de cette majorité parlementaire qui fait défaut au Président ; un terrain ou la plateforme Alternative cherchera à confirmer sa force, où peut-être les dignes fils du consortium Lespwa / Inite chercheront à sauver ce qui reste de ce parti portant tristement l’empreinte de René Préval. Les dissidents, les nouveaux alliés, les alliages et alliances contre nature n’étonneront guère à l’approche de ces joutes, puisqu’aujourd’hui le grand défilé des enfants prodigues se fait déjà à Tabarre, à la résidence privée du « leader historique » de la Fanmi lavalas.
Tous en quête de la bénédiction de l’ancien prêtre-président
Les noms de ceux qui représenteront la Fanmi lavalas dans les départements, donc comme candidats au Sénat, ne sont pas officiellement connus. Mais les aspirants sont nombreux pour chaque département et l’un des membres influents du parti, René Civil, nous a donné l’assurance que la Fanmi sera représentée à tous les niveaux aux prochaines joutes. Le parti devra donc faire taire les possibles querelles entre lavalassiens restés fidèles de l’exil jusqu’au retour et ceux qui se sont abrités sous des bannières néolavalassiennes pour contourner « l’exclusion ».
Ainsi, pour le département de l’Ouest, des militants lavalas que nous avons interrogés disent espérer que le leader bénira un « vaillant militant » qui a déjà fait son nom. Il a certes soutenu un candidat lors des dernières présidentielles, mais il est resté l’une des voix puissantes pour les « bases » comme pour les cadres du parti, nous disent ces militants. Ils menacent même de supporter ce militant-candidat sous une bannière indépendante si le dévolu du leader ne se porte pas sur lui.
Dans le Sud-Est aussi, la Fanmi lavalas pourrait faire des surprises. Ce département dominé jadis par les Lambert, applaudira-t-il le retour en force du parti de Jean- Bertrand Aristide, ou se rangera-t-il définitivement du côté de Edwin D. Zenny dont le mot d’ordre ira ipso facto en faveur du candidat du pouvoir ?
Dans le Nord, Nawoon Marcellus voudra trouver avec Lavalas ce que Inite et René Préval lui avaient subtilement refusé. Dans le Nord-Est et le Nord-Ouest, les deux sénateurs sortants, Rodolphe Joazile et Evalière Beauplan, sont d’anciens lavassiens, qui se croiront peut-être en droit de réclamer à nouveau cette bannière. Le sénateur Beauplan, par exemple, a récemment rappelé sa fidélité à l’idéologie et aux combats Lavalas, quand, devenu subitement l’un des ténors du groupe majoritaire au Sénat, il a pris les devants de ce vaste branle-bas des sénateurs qui a abouti au rejet de Me Bernard gousse, alors Premier ministre désigné. Il l’a fait, dit-il, aux noms des lavalassiens qui ont été traqués sous le gouvernement de transition dont Me Gousse était le ministre de la Justice.
Dans la Grand-Anse, deux candidats se sont déjà ouvertement déclarés. Il s’agit du député en fonction Sorel Jacinthe, président de la chambre basse, et Guy Philipe, ex-commandant de l’armée des rebelles qui a contribué au renversement du président Jean-Bertrand Aristide en 2004. S’il est vrai que M. Jacinthe, ancien membre de la Fusion, actuel dirigeant d’Inite, n’est pas de ceux qui convoiteront, même de loin, la bannière Lavalas, il ne sera pas étonnant que Jean-Bertrand Aristide, en choisissant son candidat pour la Grand-Anse, prenne bien le soin de donner une bonne leçon à Guy Philipe. Mais ce dernier est depuis peu, très proche du Palais national et du président Michel Martelly. Simple rappel.
Dans d’autres départements, comme l’Artibonite, ce sera un peu le même cas de figure, où un ancien opposant à Aristide et tenant du pouvoir de transition, Youri Latortue, se lancera à sa propre succession. Il est lui aussi très proche du président Martelly. Le choix de la Fanmi lavalas dans ce département sera donc taillé sur mesure.
René Civil au Sénat pour l’Ouest ?
Après avoir parlé avec ces militants chauffés à blanc et qui promettent énergiquement de se ranger aux côtés d’un des leurs pour les prochaines sénatoriales de l’Ouest, nous en avons parlé avec René Civil. À la question de savoir s’il comptait concourir au Sénat, M. Civil a dit s’en remettre à la volonté des « bases populaires ». « Je sais que beaucoup de voix s’élèvent au sein du parti pour réclamer ma candidature, je peux seulement dire que je suis prêt à répondre à tout appel venant de la grande masse lavalassienne de l’Ouest. »
René Civil n’a cependant pas voulu nous faire part des éventuels candidats du parti pour les autres départements. Il s’est contenté de nous confier que plusieurs noms sont cités pour chaque département mais qu’il reviendra au parti de choisir en fonction de ses propres critères. « La Fanmi lavalas est un parti ouvert à tous ses fils, ils peuvent tous manifester le désir d’obtenir la bannière, mais la compétence sera le premier critère de choix », promet René Civil.
Le militant souhaite aussi la mise en place d’un nouveau Conseil électoral provisoire pour l’organisation de ces joutes. L’actuel Conseil est à son avis décrié et vilipendé, il n’est donc pas digne pour lancer de nouvelles opérations électorales. Il espère cependant que la désignation de nouveaux conseillers électoraux sortira d’une large concertation avec les partis politiques.
Pour ce qui est des collectivités, on rappellera tout simplement que jusqu’aux élections de 2006, plusieurs cartels municipaux étaient directement issus de la Fanmi lavalas. La plupart d’entre eux sont restes fidèles à leur parti et l’un de ces maires-lavalas vient d’être mis a pied et remplacé par l’exécutif, il s’agit de Michel Saint-Croix, de la ville du Cap-Haïtien. Ces collectivités, utilisées pour l’édification du parti présidentiel Inite, échapperont-elles à la présidence de Michel Martelly ?
Il n’est donc pas à douter que l’enjeu des prochaines élections est de taille. Absolument.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

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