jeudi 17 novembre 2011

17 Nov

Haïti-Cuba:

Martelly rencontre les frères Castro

Jeudi, 17 Novembre 2011 10:25 HPN

Le président haïtien en visite officielle à Cuba a rencontré mercredi les frères Fidel et Raoul Castro, une rencontre qualifiée de « historique » par le bureau de communication du chef de l’Etat qui retourne à Port-au-Prince ce jeudi.

Le président Martelly a rencontré le Leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro pendant environ trois heures, lit-on dans le communiqué.
« Les deux hommes ont eu un entretien très fructueux sur divers thèmes d’intérêt général », indique le communiqué sans donner de détails sur les thèmes de discussion entre messieurs Castro et Martelly.
Après la rencontre avec Fidel Castro, le président Martelly a été reçu par son homologue Cubain, Raul Castro.
« Les deux Présidents ont discuté de la coopération entre Cuba et Haïti et des moyens de renforcement des liens existant entre les deux pays ».
Mercredi en milieu de journée, le Vice-ministre du Conseil d’Etat Cubain, au cours d’une séance de travail avec la délégation haïtienne, a renouvelé l’engagement de Cuba envers Haïti.  M. Esteban LAZO a fait savoir que son pays est disposé à accompagner Haïti dans les domaines de coopération définis par les autorités de Port-au-Prince.
« Nous ne prétendons pas vous commander, mais vous aider. Nous ne vous aidons pas avec ce que nous avons de trop, mais nous partageons avec vous ce que nous avons », a-t-il déclaré.
La visite du Président Michel Joseph MARTELLY à la tête de cette importante délégation traduit l’intérêt d’Haïti dans la coopération avec Cuba.
Les engagements pris par les autorités de la Havane dans divers domaines devraient commencer à se matérialiser bientôt.

 

Renforcement de la coopération avec Cuba, les détails

17/11/2011 10:39:23

Haïti - Politique : Renforcement de la coopération avec Cuba, les détailsMichel Martelly, le Président de la République, a rencontré, ce mercredi 16 novembre, le Leader de la Révolution cubaine, Fidèle Castro. Pendant environ trois heures, le Président Martelly et M. Castro ont eu un entretien très fructueux sur divers thèmes d’intérêt général.
Peu de temps après, le Chef de l’Etat a été reçu par son homologue Cubain, Raul Castro. Les deux Présidents ont discuté de la coopération entre Cuba et Haïti et des moyens de renforcement des liens existant entre les deux pays.
http://www.haitilibre.com/article-4268-haiti-politique-michel-Martelly-a-rencontre-raul-Castro.html
En milieu de journée, le Vice-ministre du Conseil d’Etat Cubain, au cours d’une séance de travail avec la délégation haïtienne, a renouvelé l’engagement de Cuba envers Haïti. M. Esteban Lazo a fait savoir que son pays est disposé à accompagner Haïti dans les domaines de coopération définis par les autorités de Port-au-Prince. « Nous ne prétendons pas vous commander, mais vous aider. Nous ne vous aidons pas avec ce que nous avons de trop, mais nous partageons avec vous ce que nous avons » a-t-il déclaré.
La délégation haïtienne, présidée par Michel Martelly, en visite officielle à Cuba depuis Mardi, a fait de nouvelles avancées dans la coopération haïtiano-cubaine.
Santé
Les autorités des deux pays, au terme d’une séance de travail ce Mercredi 16 Novembre, se sont entendues sur la construction de 7 hôpitaux communautaires et 5 centres de santé.
Éducation
Dans le domaine de l’éducation, des engagements ont été pris également. Outre les étudiants haïtiens qui vont continuer à étudier la médecine à Cuba, les coopérants cubains sur place à Port-au-Prince, vont poursuivre avec le programme « Wi mwen Kapab », visant à alphabétiser des milliers d’haïtiens.
Sports
Les coopérations tripartites « Haïti-Cuba-Venezuela » et « Haïti-Venezuela-Brésil » devront faciliter la construction de centres sportifs dans le pays et l’assistance de techniciens cubains pour relever le niveau de certaines disciplines sportives comme le volley-ball, le basket-ball et le tennis.
Assistance technique
La Havane fournira aussi à Port-au-Prince une assistance technique pour mieux administrer le parc des engins lourds du CNE, du SMCRS et de la Compagnie Dignité.
Agriculture et Pêche
Dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, les cubains sont aussi disposés à accompagner le peuple haïtien. Une vingtaine de vétérinaires cubains débarqueront sous peu en Haïti pour apporter leur soutien au secteur.
Environnement
L’environnement a aussi retenu l’attention des cubains qui entendent aider Haïti dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4261-haiti-politique-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4258-haiti-securite-atterrissage-d-urgence-a-cuba-19-fonctionnaires-haitiens-a-bord-maj-16h52.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito

Quelles seront les retombées de la visite de Cuba ?

En prenant l’initiative de condamner, mardi, l’embargo des Etats-Unis contre Cuba, le président Michel Joseph Martelly s’affirme comme président d’un pays souverain. Le chef de l’Etat, qui effectue sa première visite officielle à Cuba, a pris la défense du peuple cubain pour que soit levé le blocus américain contre le pays de Jose Marti. Aucun des deux chefs d’Etat haïtiens avant lui, Jean-Bertrand Aristide et René Préval, qui avaient développé d’excellents rapports avec la Havane, n’avait cru nécessaire de dénoncer aussi publiquement les Etats-Unis dans le cadre de ce dossier.
Dans les grands rendez-vous internationaux, régionaux ou sous-régionaux, les autorités cubaines ne cessent de chercher l’appui des pays amis pour dénoncer l’embargo américain contre l’île castriste. Rares sont les pays qui acceptent de marcher dans cette voie. Cette décision de Michel Martelly vient à point nommé, car Raul Castro a besoin de plus en plus d’alliés pour le conforter dans sa lutte. En dépit de la libéralisation du marché du logement, rentrée en vigueur le 10 novembre en cours, qui permet aux acheteurs et vendeurs de biens immobiliers de fixer librement les prix, Cuba reste très attaché au socialisme démocratique. Ces initiatives des autorités cubaines, les unes plus rapprochées que les autres à l’économie de marché, permettent à l’Oncle Sam d’espérer, dans un avenir proche, un éventuel effondrement du régime castriste.
Dans un sens comme dans l’autre, l’action de Martelly ne provoquera aucune réaction du côté de la Maison-Blanche, comme ce fut le cas après le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba le 6 février 1996 par le président Jean-Bertrand Aristide. En 2004, lors de la grave crise politique qui a valu à Haïti une nouvelle occupation étrangère, les Américains avaient appuyé en armes et munitions les insurgés conduits par Guy Philippe. Jean-Bertrand Aristide a été contraint de prendre le chemin de l’exil. Pendant le second mandat de René Préval, la coopération haïtiano-cubaine s’est intensifiée et les relations cordiales entre Haïti et le Venezuela ont retenu l’attention. Avec beaucoup d’élégance, la Maison-Blanche n’a jamais exprimé le moindre signe de mécontentement par rapport à ce gouvernement qui était très dépendant des Etats-Unis. Un communiqué de presse de l’ambassade américaine, le 7 décembre 2010, désapprouvant les résultats partiels publiés par le Conseil électoral provisoire, a provoqué la mise à l’écart du dauphin de René Préval, le candidat à la présidence, Jude Célestin.
Les retombées de la décision de Martelly de condamner l’embargo américain contre Cuba ne seront pas connues dans les jours ni dans les mois qui suivent. Au moment opportun, l’Oncle Sam donnera peut-être à l’actuelle administration haïtienne la monnaie de sa pièce.
Michel Martelly avait-il discuté de l’objet de sa visite à Cuba avec le ministre des Affaires étrangères et ses conseillers en relations internationales ?
Quelle est l’opportunité d’une telle initiative si l’on doit tenir compte de la coopération haïtiano-américaine dans le contexte de la reconstruction du pays, de l’investissement éventuel des hommes d’affaires américains, etc.
Lemoine Bonneau
lbonneau@lenouvelliste.com

 

Affaire Bélizaire :

Le texte de la motion de censure contre Josué Pierre Louis et Michel Brunache, fin prêt

mercredi 16 novembre 2011 à 19:06

imageLe texte de la motion de censure contre le ministre de la Justice, Josué Pierre Louis, et du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, est fin prêt.

C’est ce qu’a fait savoir, ce mercredi, Steven Benoit, un des membres de la commission chargé de réviser  l’acte d’interpellation.

Le premier sénateur de l’Ouest n’écarte pas, par ailleurs, l’éventualité que la liste des interpellés soit étendue à d’autres membres du pouvoir exécutif si la commission spéciale  chargée d’élucider les circonstances de l’arrestation du député Arnel Bélizaire en faisait la recommandation.

Entre temps, le président du Sénat de la République  a confirmé que la séance d’interpellation sera reprise  le 22 novembre prochain.

 

Séance d’interpellation ce mardi 22 ?

17/11/2011 12:09:43

Haïti - Politique : Séance d'interpellation ce mardi 22 ?Hier mercredi, le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a confirmé que la séance d’interpellation du ministre de la justice, Josué Pierre-Louis et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache, se tiendra ce mardi 22 novembre. Si toutefois le bureau de l’Assemblée reçoit le rapport aujourd’hui jeudi, comme prévu, rapport préparé par une commission qui a eu à auditionner diverses personnalités, une vingtaine en tout, en vue de faire lumière sur l’arrestation, le 27 octobre du député Arnel Bélizaire.
« La séance pourrait être reprise le 22 novembre, si la commission remet au bureau le rapport de son travail d’ici jeudi » a déclaré le sénateur Joazile.
M. Joazile indique également que « tous les regards convergent vers l’interpellation » et que les sénateurs vont trancher dans un sens ou dans l’autre, mais ne fuiront pas leurs responsabilités, indiquant par la même occasion les regards devraient plutôt se pencher sur des sujets autrement plus important tel que l’éducation, la CIRH ou encore l’exercice 2011-2012…
Mardi le Président du Sénat avait accordé un report de la séance d’interpellation car le rapport n’était pas prêt, le sénateur des Nippes Jean William Jeanty, président de ladite commission avait déclaré « …nous estimons que si nous continuions d’avancer au même rythme d’ici jeudi, vendredi nous auront fini la rédaction du rapport et nous allons présenter le rapport à l’Assemblée »
Arnel Bélizaire est actuellement aux États-Unis dans le cadre d’une mission, il doit revenir en Haïti ce mardi. Normalement la séance de mardi prochain, si elle a bien lieu, devrait aboutir sur un vote de confiance ou une motion de censure.
À ce sujet le sénateur Steven Benoît a informé hier que le texte de la motion de censure contre le ministre de la Justice, Josué Pierre Louis, et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Michel Brunache, est prêt, rappelons que le sénateur Benoît préside une commission composée de 3 membres (les Sénateurs : Wencesclass Lambert, Jocelerme Privert et Steven Benoît) qui a précédée à une révision de l’exposé des motifs de l’interpellation du Ministre de la justice et de la sécurité publique et du Secrétaire d’État aux affaires étrangères.
Tandis que le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard-Paul a confirmé qu’il a bien écrit au député Arnel Bélizaire pour lui demander de dire la vérité concernant son dossier.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4260-haiti-affaire-belizaire-ce-n-est-pas-une-crise-martelly-belizaire.html
http://www.haitilibre.com/article-4255-haiti-affaire-belizaire-report-de-la-seance-d-interpellation.html
http://www.haitilibre.com/article-4212-haiti-affaire-belizaire-la-commission-presidentielle-rendra-son-rapport-vendredi-prochain.html
http://www.haitilibre.com/article-4206-haiti-politique-les-deputes-n-ont-pas-aime-l-episode-de-samedi-de-la-saga-belizaire.html
HL/ HaïtiLibre

 

Commission d’enquête spéciale

Ni aveu, ni démission

Aucun des ministres et secrétaires d’État incriminés dans la brève incarcération du député Arnel Bélizaire n’a plaidé coupable devant la commission d’enquête spéciale du Sénat, qui a bouclé, mardi, sa série d’auditions. Le sort des interpellés sera fixé à la reprise, le 22 novembre 2011, de la séance d’interpellation suspendue au Sénat.

Le ministre Laurent Lamothe

Le député Arnel Bélizaire

Le ministre Josué Pierre-Louis

La séance d’interpellation du ministre et du secrétaire d’État incriminés dans l’arrestation suivie d’une brève incarcération du député Arnel Bélizaire sera reprise le 22 novembre 2011, a confirmé, mercredi, Jean Rodolphe Joazile, président du Sénat. La commission d’enquête spéciale diligentée par l’Assemblée pour fixer les responsabilités dans l’affaire Bélizaire a bouclé, la veille, sa série d’auditions. Le chef du gouvernement, Garry Conille, et plusieurs de ses ministres et secrétaires d’État ont témoigné devant les sénateurs-enquêteurs qui peaufinent leur rapport.
Aucun des ministres et secrétaires d’État interrogé n’est passé aux aveux. A l’instar du président Michel Martelly, en conflit ouvert avec le député Bélizaire, ils nient toute implication dans l’arrestation du parlementaire, plongé dans le silence depuis sa libération. Arnel Bélizaire a toutefois déposé, à titre de victime, devant la commission spéciale présidée par le sénateur Jean William Jeanty. Le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, qui était en mission à Asuncion lors de l’arrestation du député de la circonscription Delmas/Tabarre, a naturellement clamé son innocence. Le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, et celui des Affaires étrangères, Michel Brunache, expliquent, pour leur part, qu’ils n’étaient pas encore en fonction au moment des faits. La plus redoutable des personnes interrogées par la commission serait Félix Léger, le commissaire du gouvernement mis en disponibilité depuis que les parlementaires ont montré leurs muscles.
Émergeant comme accusé dans l’arrestation d’Arnel Bélizaire, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis, a été également entendu par la commission d’enquête diligentée par le Sénat. Rien n’a filtré de cette audition. Le ministre, qui, selon le chef de la police, avait ordonné le transfert du député au pénitencier national, affrontera dans cinq jours les sénateurs interpellateurs dont certains ne jurent que par son renvoi.
« La motion de censure du ministre et du secrétaire d’Etat est prête », s’exclame le sénateur Steven Benoît, membre d’une commission qui a eu la responsabilité de modifier un premier document jugé trop accablant ! D’autres noms de ministres et de secrétaires d’Etat, a dit le premier sénateur de l’Ouest, pourront être ajoutés dans le document de motion de censure, selon les recommandations de la commission d’enquête spéciale. « Le style a été modifié, mais nous gardons le même contenu du texte », a révélé le sénateur Benoît.
L’affaire Bélizaire éclipse la CIRH…
Une fois l’affaire Bélizaire réglée, les sénateurs devront revenir sur de grands dossiers en souffrance comme l’avenir de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) en fin de mandat. Il n’y a pas de raison pour que tous les regards soient fixés sur la séance d’interpellation, a jugé le président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, interrogé, la veille, par la commission d’enquête spéciale à titre de témoin de l’arrestation, le 27 octobre dernier, du député Arnel Bélizaire sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture. « C’est dans le vécu du Parlement, l’interpellation d’un ministre, soutient le président du Grand Corps. Une séance d’interpellation accouche un vote de censure ou de confiance, dépendamment de la conscience de chaque parlementaire. » Le Parlement, estime le président du Sénat, doit aller au-delà, en se penchant sur les dossiers d’éducation, de la CIRH et du budget de la République qui restent pendants. Un canal, dit-il, est ouvert avec la Primature – siège du gouvernement – pour discuter du menu législatif.
Les élections pour le renouvellement de dix sièges au Sénat, figurent entre autres, parmi les grands dossiers de la vie politique haïtienne. Michel Martelly, à l’émission « Prezidan an ap koute w » (Le président vous écoute), promet de revenir après la commémoration de la Bataille de Vertières, ce 18 novembre, sur le Conseil électoral provisoire (CEP), dysfonctionnel depuis plusieurs mois. Certains des conseillers électoraux seraient en cavale suite à des mandats décernés par le parquet de Port-au-Prince.
« Le dialogue doit être permanent »
Le président de l’Assemblée nationale – quand les deux chambres se réunissent -, appuie par ailleurs, la quête de dialogue entre les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif prôné par le chef de l’Etat, Michel Martelly, qui nie toute responsabilité dans la brève incarcération du député Arnel Bélizaire. « Le dialogue ne doit pas être conjoncturel, mais permanent », a estimé le sénateur Joazile, qui a fait allusion à la détérioration des relations déjà entre l’exécutif et le parlement depuis l’affaire Bélizaire. Le dialogue est amorcé, dit-il, avec le président de la République, celui de la Cour de cassation et lui-même à titre de président de l’Assemblée nationale. Les trois dirigeants se sont rencontrés deux fois déjà, a fait savoir le sénateur du Nord-Est. D’autres rencontres, dit-il, sont en perspective entre les présidents des trois pouvoirs de l’Etat pour instaurer un climat de paix dans le pays.
Avant de s’envoler vers Cuba à la tête d’une importante délégation, le président Martelly, qui a considéré l’arrestation du député Bélizaire comme une erreur, s’en est remis aux trois pouvoirs pour tenter de mettre un terme à la crise. Cette arrestation, dit-il, est révélatrice du dysfonctionnement des appareils de l’État.
Claude Gilles

 

Première journée du deuxième Forum des affaires Québec-Haïti

jeudi 17 novembre 2011

P-au-P, 17 nov. 2011 [AlterPresse] — Le deuxième Forum des affaires Québec-Haïti débute ce 17 novembre à Montréal, et accueille des officiels haïtiens et canadiens, selon des informations communiquées par les organisateurs à AlterPresse.

La rencontre dure deux jours et a pour but d’accorder les « différents participants autour des voies et des moyens pour renforcer les structures d’accueil pour les investissements québécois et canadiens en Haïti », informe un communiqué d’Incas Productions.

La délégation haïtienne est composée, entre autres, du ministre du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau, de la titulaire du Tourisme, Stéphanie Villedrouin.

Le forum prévoit d’accueillir vendredi Lyne Beauchamp, vice-première ministre du Québec, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Elle est aussi présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel et députée de Bourassa- Sauvé.

Le forum sera également l’occasion de mettre l’accent sur la nécessité de créer des « liens privilégiés entre les entreprises québécoises, canadiennes et le Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l’investissement (Ccpi) », assure Incas Productions.

Karl Jean-Louis, directeur exécutif du Ccpi, structure mise sur pied par le président haïtien Michel Martelly, se trouve aussi au Canada pour prendre part au forum.

La reconstruction, l’éducation, l’agriculture et les nouvelles Technologies de l’information et des communications (Tic’s) sont les principaux thèmes qui seront au centre des échanges dans le cadre de cette activité.

Le forum est une initiative de Incas Productions Inc. en partenariat avec le Consulat Général d’Haïti à Montréal et la Chambre de Commerce Haïtiano-Canadienne (CCIHC). [gp apr 17/11/ 2011 12:00]

 

Uder Antoine, nouveau secrétaire général à la Primature

« Celui qui veut travailler trouve les moyens. Celui qui ne veut pas travailler trouve des excuses. Nous avons de grandes tâches devant nous. Trouvons donc les moyens pour les mener à bien », a dit le chef du gouvernement, le Dr Garry Conille, en installant Uder Antoine, le nouveau secrétaire général à la Primature.

Le nouveau Secrétaire général à la Primature, Uder Antoine

Le Premier ministre, le Dr Garry Conille, dans ses propos de circonstance

Le Sénateur Youri Latortue, le Secrétaire général et le Premier ministre sablent du champagne à la Primature

Bonne humeur ambiante à la Primature : le nouveau Secrétaire général, Uder Antoine et le Premier ministre, le Dr Garry Conille

L’assistance à la salle de conférence de la Primature

« Nous accordons à Uder Antoine notre confiance en le nommant à la prestigieuse fonction de secrétaire général de la Primature. Des enjeux importants ont motivé ce choix. Sa longue carrière et sa riche expérience dans diverses structures administratives », a déclaré solennellement le Premier ministre, le Dr Garry Connille, en installant, le mardi 15 novembre, Uder Antoine au poste qu’occupait Francis Gracia.
Après avoir mûrement réfléchi, a dit le Dr Conille, dans la salle de conférence de la Primature, il a porté son choix sur un ancien cadre du Management Science Health (MSH), une organisation internationale oeuvrant dans le domaine de la Santé. Ce gestionnaire était chef de mission adjoint du projet santé pour le développement et la stabilité d’Haïti (SDSH).
« Le choix porté sur votre personne constitue la preuve que vous avez su vous distinguer par les efforts que vous avez inlassablement déployés tout au long de votre carrière professionnelle », a dit le chef du gouvernement.
Définition de tâches
« Monsieur le secrétaire général, vous aurez à faire un diagnostic précis sur la situation qui prévaut à la Primature au niveau organisationnel, en relever les points forts et les points faibles de manière à fixer les objectifs qui vont guider vos actions. Vous serez également appelé à rendre nécessaire la coordination permanente et soutenue avec l’ensemble des services, afin que ces actions s’inscrivent dans un cadre de complémentarité et d’efficacité avec les divers départements et services relevant de votre autorité », a précisé le Premier ministre.
Devant la petite assistance qui prenait part à la cérémonie d’investiture, le Dr Conille a souligné encore une fois le rôle que l’ancien cadre du MSH est appelé à jouer : « Outre les fonctions de conseiller juridique auprès du Premier ministre et des autres organes relevant de la Primature, vous avez notamment pour mission d’assurer la continuité de l’action administrative au sein du bureau du Premier ministre, de coordonner et superviser les activités de tous les services relevant de votre tutelle, à savoir les structures centrales rattachées à la Primature. A ce titre, vous assurez conjointement avec mon directeur de cabinet la liaison avec les départements ministériels et le secrétariat général de la présidence, notamment. Vous avez aussi la tâche de veiller à la mise en forme définitive des textes législatifs et réglementaires avant de les transmettre à la signature des autorités. »
De grandes responsabilités pèsent sur les épaules du nouveau cadre de la Primature. Selon la desription des tâches et le décret créant l’administration centrale de l’Etat, Uder a rang de ministre. Le chef du gouvernement se dit convaincu que le nouveau titulaire du poste est nanti des capacités nécessaires pour relever les nombreux défis.
Un poste : de lourdes responsabilités
« Pour la confiance que vous avez placée en moi, je vous assure que ma collaboration sera totale et je m’efforcerai de garantir un suivi quotidien des tâches qui me seront confiées. Je dois reconnaître que ce poste que je qualifie de prestigieux charrie en soi de lourdes responsabilités dans la mesure où la Primature coordonne toutes les activités sectorielles du gouvernement leur suivi et leur exécution », a déclaré Uder Antoine qui déclare d’emblée qu’il se sent fin prêt « pour commencer dès aujourd’hui à abattre cette besogne immense puisqu’il s’agit de mettre en oeuvre la vision du président Martelly. »
Uder a fait le serment solennel de s’acquitter de ses devoirs avec autant de compétence, d’honnêteté et de dynamisme. « J’aimerais souligner à votre attention, Monsieur le Premier ministre, que le professionnalisme qui m’a caractérisé tout au long de ma carrière dans le privé sera mis à profit aujourd’hui dans l’exécution des politiques publiques. La discipline, la stricte observance des lois de l’administration publique seront la boussole qui orientera mes actions dans le cadre des relations saines de travail que je me propose de développer avec vous. La franche collaboration dans ce bureau restera le fondement de notre réussite. »
Le nouveau secrétaire annonce que la discipline, l’attachement au travail et le sens des responsabilités seront au rendez-vous dans les pratiques quotidiennes des fonctionnaires.
« Mesdames, messieurs les collaborateurs, je suis conscient que je ne réussirai pas dans ma noble tâche sans votre soutien inconditionnel. Je suis un homme de dialogue. Pour avoir travaillé dans le circuit international, je connais les vertus de la parole, le pouvoir des mots, la noblesse de l’écoute et la grandeur de prendre une décision », a dit Uder.
Homme d’équipe, cet ancien directeur des opérations de MSH en Haïti rassure: « S’il y a un principe qui m’a toujours guidé durant toute ma carrière professionnelle, c’est un sens poussé du travail accompli, le sens des résultats obtenus. » Aussi a-t-il garanti qu’il va « prioriser une gestion axée sur des résultats concrets, palpables et objectivement vérifiables ».
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

 

Sophia Martelly rend visite à Aristide

17/11/2011 09:57:22

Haïti - Social : Sophia Martelly rend visite à AristideCe lundi 14 novembre, Sophia Martelly, la Première dame de la République d’Haïti a rendu visite à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide et sa femme Mildred Trouillot-Aristide. Selon nos informations, il s’agirait d’une simple visite de courtoisie. Rappelons que dans le cadre de la réconciliation nationale, le Président Michel Martelly, avait rencontré dans la matinée du 12 octobre, l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide en sa résidence de Tabarre.
Au cours de cette rencontre le Président Martelly avait déclaré « Il m’a reçu comme un de ses proches […] Nous sommes tous des Haïtiens sur cette terre, c’est le signal que nous devons envoyer. » Tandis qu’Aristide avait déclaré « Aujourd’hui nous devons nous entendre, parler, dialoguer pour faire d’Haïti un beau pays…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4011-haiti-politique-rencontre-historique-martelly-aristide.html
HL/ HaïtiLibre

 

Arnel Bélizaire, en mission aux États-Unis

17/11/2011 09:46:08

Haïti - Politique : Arnel Bélizaire, en mission aux États-UnisLe député Arnel Bélizaire qui défraie la chronique, depuis son retour de Paris, et son arrestation jugée illégale et arbitraire par une grande majorité des parlementaires, de la classe politique et de la société civile, est actuellement en mission dans la capitale fédérale américaine, Washington. Le député a quitté le pays mercredi, il reviendra en Haïti le 22 novembre.
Son bureau informe que le député de Delmas-Tabarre (Veye Yo), Arnel Bélzaire fait partie d’une délégation d’élus de la chambre basse qui vont plaider au Congrès américain la cause des victimes du 12 janvier, dans le but de leur procurer des maisons.
« Le rétablissement de l’armée n’est pas une priorité aujourd’hui, pour le Congrès américain l’objectif à atteindre est de faire passer les gens des camps de fortune à des maisons » indique le communiqué.
Lors de cette mission, les membres auront des rencontre avec différentes personnalités politiques américaines dont les Sénateurs démocrates John Kerry, Patrick Leahy et le Sénateur républicain Richard Lugar.
HL/ HaïtiLibre

 

Le calme n’est toujours pas revenu à la Frontière

imageL’ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié Valdez affirme que la situation est toujours tendue au niveau de la zone frontière environ une semaine après les incidents ayant couté la vie à deux Haïtiens et un Dominicain.
Dans une interview accordée à Radio Métropole, le diplomate a indiqué que deux autres citoyens dominicains ont été tués ce mercredi en République voisine.
Ruben Silie Valdez annonce qu’une rencontre doit se tenir dans la soirée de ce mercredi, entre autorités haïtiennes et dominicaines, en vue de résoudre ce problème qui affecte les relations entre les deux pays .
Par ailleurs l’ambassadeur dominicain informe que les autorités de son pays ont diligenté une enquête dans le but de faire la lumière sur cette affaire.
Rappelons que selon le GARR,au moins 4 Haïtiens dont une femme ont été lynchés dans la région frontalière de Descubierta par des ressortissants dominicains en guise de représailles suite à la mort par balle d’un des leurs, le 9 novembre 2011, à Savann Bonm, localité de la commune de Cornillon Grand Bois dans le département de l’Ouest.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Sécurité :

Himmler Rébu réagit aux déclarations du Canada

17/11/2011 08:05:30

Haïti - Sécurité : Himmler Rébu réagit aux déclarations du CanadaHier l’ex-colonel Himmler Rébu, Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) a réagi sur les déclarations de John Babcock, porte-parole de la Ministre d’État canadien des Affaires étrangères, Diane Ablonczy qui dit craindre « que la création d’une seconde force de sécurité réduira considérablement les ressources disponibles pour les autres priorités importantes d’Haïti » précisant également que le Canada n’aiderait pas à payer pour une seconde force de sécurité et qu’il concentrerait son soutien sur la force policière.
Himmler Rébu pense que nous sommes revenus à l’époque coloniale «…on est véritablement à nouveau dans la colonie de St-Domingue, c’est un peu comme quand Leclerc est arrivé avec son expédition, avec la ferme conviction de rétablir l’esclavage, les esclaves devaient admettre le principe qu’ils n’avaient pas suffisamment d’armes, qu’ils n’avaient pas suffisamment de dignité, qu’ils ne pouvaient donc pas défendre un sujet à dimension mondiale. Et c’est justement le contraire qui est arrivé. […] Je pense que c’est extrêmement présomptueux de la part des étrangers de penser qu’ils sont maîtres de tout, et de tous en Haïti. »
L’ex-colonel dit appuyer la démarche du Chef de l’État mais demande la création d’un conseil national « j’appuie totalement l’approche du Président Martelly mais je demande à ce qu’il y ait un conseil national autour de la question pour que le projet ne soit pas le projet d’un homme ou d’une tranche de la société, mais que ce soit un projet national. »
À l’occasion des commémorations de la bataille de Vertières, ce vendredi 18 novembre, Himmler Rébu souhaite « que le Président publie purement est simplement un arrêté présidentielle rapportant l’arrêté scélérat qui a été prit par le Président Aristide, et deuxièmement qu’il forme une commission multidisciplinaire avec des psychologues, des éthologues, des sociologues, des médecins, des avocats, des militaires de plusieurs tendance technique différentes, pour qu’ils puissent s’assoir et faire le design d’une vraie armée nationale » ajoutant « c’est à ce prix que j’irais dans le sens d’une armée nationale et non les Forces Armées d’Haïti tel que c’est prévu dans la constitution haïtienne… » précisant que cette force « doit être l’affaire de toute la Nation haïtienne, car que la Minsutah le veuille ou non, la Minsutah devra partir, et les forces militaires de la Minustah devront être remplacées par d’autres forces militaires qui ne pourront qu’être que Nationale. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4262-haiti-securite-le-canada-ne-paiera-pas-pour-la-nouvelle-force-de-securite.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito des autres

Haïti: Une diplomatie au plus offrant !

PORT-AU-PRINCE, 10 Novembre – Il est de grosses vérités que la presse peut révéler sans le vouloir.
Ainsi nous lisons dans une dépêche d’une agence locale : ‘Le royaume de Thaïlande marque ses nouvelles relations diplomatiques avec Haïti (…) en signant un chèque de 1 million de dollars aux autorités haïtiennes.’
L’agence peut manquer de diplomatie dans la formulation, mais le communiqué officiel ne dément pas. Oyez : ‘Le ministre des affaires étrangères et des cultes (…) a reçu, au nom du gouvernement, un don de 964.594.25 dollars (…).’
‘Le ministre (…) en a profité pour dire son profond intérêt à établir des relations solides entre Haïti et la Thaïlande.’
De quoi cela a-t-il l’air si ce n’est (comme dans une vulgaire petite annonce) : Relations diplomatiques à vendre ! Paiement en cash.
A un point tel aujourd’hui que cela ne semble déranger ni les bureaux de communication gouvernementaux. Ni la presse locale.
Une telle innocence …
Cela ne date pas d’aujourd’hui. Probablement. Et notre pays n’est pas le seul dans ce cas. Toute la diplomatie du temps du conflit Est-Ouest ou de la Guerre froide ne repose sur rien d’autre. Mais n’est-ce pas exprimé de plus en plus chez nous avec une telle innocence (probablement surtout par des générations arrivées dans le métier de communication depuis que Haïti est l’une des rares nations à vivre autant aux crochets du reste de l’humanité) que notre jeune presse ne fait pas assez la différence.
Autrefois au contraire plus on en attendait quelque chose en retour, plus les relations diplomatiques devaient prendre un air digne. C’était la diplomatie à monocle.
Mais aujourd’hui lorsqu’on parle de valise diplomatique, ce n’est pas que du courrier qu’on y trimballe.
Punta del Este …
Certains feraient remonter le changement depuis la conférence de Punta del Este (Uruguay, 1961) pour exclure le Cuba socialiste de l’Organisation des États Américains (OEA) quand Papa Doc négocia le vote d’Haïti avec Washington pour l’argent qui servit à construire l’aéroport international de Port-au-Prince.
Plus près de nous, l’exemple le plus évident est celui de Taïwan, avec lequel Haïti est l’un des très rares pays à avoir encore des relations diplomatiques de nation à nation.
Même Washington a accepté de reconnaître Pékin comme la seule Chine représentée aux Nations Unies, alors que Haïti s’y refuse. Pourquoi ? Pour l’aide appréciable que nous recevons de Taipei (ou Taïwan).
Des projets plus ‘personnels’ …
Il est vrai que Taïwan ne se fait pas prier. La route des rails a été payée plusieurs fois par le gouvernement taïwanais. La belle avenue de l’aéroport Toussaint Louverture. De nombreux ponts jetés sur des rivières souvent en crue en maints endroits du pays. etc.
Sans compter des projets plus ‘personnels’, au sens où c’est aussi pour appuyer un chef d’État qui s’est montré plus sensible à la cause de Taïwan.
Exemple, le projet de plantation de bambou à Marmelade. Ou l’aide financière pour réaliser l’université de la Fondation Aristide.
Aristide n’a pas hésité à affronter la colère de Pékin en plaidant la cause de Taïwan dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU. La Chine menaça d’utiliser son veto au Conseil de sécurité pour bloquer l’envoi de la mission de paix onusienne.
Aristide et Préval refusèrent aussi bien l’un que l’autre de reconnaître Pékin comme la seule Chine habilitée à avoir une ambassade à Port-au-Prince où aujourd’hui encore la seule Ambassade de Chine reste celle de Taïwan. Même quand la Chine a fini par convaincre presque le monde entier de son bon droit (et de sa puissance économique), mais seul à Haïti qu’elle ne fait pas peur.
Pas sans conséquences …
Cependant cette diplomatie-là, de toute évidence, intéressée n’est évidemment pas sans conséquences – est aussi capable de nous jouer parfois des tours.
Ainsi récemment le vote en faveur de l’adhésion de l’Autorité palestinienne à l’Unesco.
Sauf la France, les grandes nations occidentales ont voté soit contre (c’est le cas des États-Unis et du Canada), soit ont fait abstention.
Haïti, fidèle à sa tradition de se placer aux côtés des peuples opprimés, a voté favorablement.
Outre que le Sénat haïtien a déjà adopté une résolution en faveur de la demande de l’Autorité Palestinienne, actuellement devant le Conseil de sécurité, pour devenir membre à part entière des Nations Unies.
Mais on sait qu’à cela Washington s’oppose résolument, du moins tant que des négociations n’auront pas été conclues avec Israël. Ce qui ne semble pas demain la veille. Or Israël est également un fournisseur d’aide à Haïti. Et de longue date.
Une grande injustice …
On dit que le premier ministre israélien aurait appelé personnellement le président haïtien pour lui faire des reproches.
Voici les autorités haïtiennes bien embarrassées. Et Haïti mise en demeure de trahir son propre vote. En effet la responsabilité en a été rejetée sur la représentation haïtienne à l’UNESCO. La représentante d’Haïti, qui s’est consacrée pendant plus de trente ans à défendre les intérêts d’Haïti auprès de cette institution, a été rappelée injustement puisque personnellement, elle n’a rien à voir au vote de la délégation haïtienne. On ne doit pas confondre la délégation et la représentation. Ce n’est pas le seul exemple où sous la pression de nos bailleurs d’aide, nos autorités peuvent perdre la tête. Et ce ne sera pas non plus le dernier.
De plus en plus donc cette diplomatie-là, diplomatie de l’obole, de la main tendue, une diplomatie au plus offrant ou meilleur enchérisseur a aussi ses conséquences – peut entrainer des conséquences tout à fait inattendues.
En un mot, peut finalement enlever tout sens au vote d’Haïti devant quelque instance que ce soit. Sinon celui du mendiant de service …
Le nouveau chancelier haïtien promet de réformer notre diplomatie. Il lui faudrait commencer par essayer d’arrêter cette course vers la diplomatie pour des peanuts.
Marcus, Port-au-Prince

 

Pour une diplomatie pragmatique et surtout économique

Etant pendant longtemps prisonnière et tributaire des préoccupations géostratégiques de grandes puissances internationales servant de centres périphériques, la diplomatie haïtienne ne se préoccupait guère de ses intérêts particuliers. Pour l’instant, Haïti ne peut pas continuer à faire de la diplomatie comme avant. C’est l’idée-force dégagée par le chancelier Laurent Lamothe, qui entend donner un nouvel élan à la diplomatie haïtienne, lors d’une conférence organisée vendredi dernier à l’Institut national de Gestion et des hautes études Internationales (INAGHEI).

Le ministre des Affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe

Le secrétaire général de l’INAGHEI, Henri Robert Sterlin

Le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, n’y va pas par quatre chemins. En vue de se rapprocher des universitaires, le chancelier haïtien a donné vendredi dernier une conférence à l’Institut national de Gestion et des hautes études Internationales (INAGHEI) sur le thème : « Diplomatie et souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires». S’adressant à une centaine d’étudiants, de professeurs, de chercheurs et spécialistes en relations internationales, le titulaire du MAEC a choisi de rencontrer les universitaires en vue d’exposer les grandes lignes stratégiques de sa politique pour susciter l’intérêt de la communauté universitaire autour de ce que devrait être la diplomatie haïtienne dans le contexte de la reconstruction du pays. Ayant tenté de déblayer à son compte les décombres qui ont empêché et empêchent encore la diplomatie haïtienne de s’émanciper, il s’est livré à une approche cognitive, épurée, critique et rapide des données relatives à ce domaine, dont il a pris une mesure objective, dans une perspective pragmatique et rigoureuse.
La diplomatie d’affaires: un outil à développer
Dans son intervention, le ministre du MAEC affirme que la question autour de la diplomatie et de la souveraineté politique ou sortir de l’ingérence : vers une diplomatie d’affaires, est un sujet d’une extrême importance. Comme nouveau chancelier, il confie que la nouvelle vision politique de la diplomatie haïtienne se veut une diplomatie d’affaires. Ce concept de diplomatie d’affaires, selon lui, n’est pas nouveau dans les relations internationales.
« La diplomatie d’affaires, c’est le passage d’une diplomatie de représentation ou de simple protocole à une diplomatie de « business » dont la vocation pratique est d’attirer un flux d’investissements étrangers. Des pays comme le Mexique, les Philippines, le Singapour, le Brésil et la Chine ont déjà opérationnalisé ce concept dans leur politique de développement économique. Cependant, en Haïti, c’est la première fois, au risque de me tromper, que le concept de diplomatie d’affaires, énoncé par le chef de l’Etat au cours de sa campagne, fait sa rentrée dans le discours politique avec tant d’emphase et d’insistance, comme axe stratégique de relations internationales », soutient-il.
Abordant la question de la souveraineté politique et l’ingérence diplomatique, le titulaire du MAEC tient à souligner que la République d’Haïti, sans toujours avoir les moyens économiques de ses politiques, sans stratégie politique bien pensée, ne peut sortir de la logique d’ingérence de la politique internationale. « Le constat du misérabilisme du pays sur le plan institutionnel est flagrant. L’Etat a de la difficulté à répondre à ses principales responsabilités constitutionnelles, celles de garantir la vie et le progrès de ses citoyens », dit M. Lamothe, se référant aux propos de André Corten sociologue à l’Université de Montréal, qui définissait déjà Haïti, bien avant le tremblement de terre comme un « Etat faible ». Aujourd’hui, Haïti est un pays « effondré ». « Nous devons sortir de cet effondrement. La question fondamentale est comment s’en sortir ? Les propositions de sortie sont nombreuses. Les solutions proposées viennent en fonction de nos théories économiques et de nos positionnements politiques. »
A en croire le chancelier, la nouvelle diplomatie haïtienne tiendra amplement compte de notre dépendance économiques. Car il faut s’en sortir. Haïti, pour négocier aujourd’hui son autonomie politique, ne peut le faire sans un pouvoir économique. La diplomatie et l’économie sont deux éléments qui s’interpénètrent dans les relations internationales d’aujourd’hui. La souveraineté économique est essentielle à la souveraineté politique.
« Haïti est l’un des pays les plus proches des Etats-Unis, premier partenaire commercial et de destination de l’émigration haïtienne, après la République Dominicaine. De plus, Haïti ne peut survivre sans les transferts monétaires, commerciaux et les denrées provenant des Etats-Unis et de la République voisine. Les conditions de dépendance de notre pays est le résultat en partie d’une politique systématique caractérisée par l’économie d’enclave, le dumping économique écrasant la production nationale », renchérit-il.
La formation : une priorité dans la diplomatie étrangère
D’un autre côté, le ministre Lamothe poursuit que la chancellerie haïtienne entend montrer à la diplomatie étrangère que la formation et l’entrepreneuriat sont leur priorité: « Pour prendre en main le destin du pays et participer à la mondialisation de la culture et du marché, nous devons préparer des jeunes dont la formation est susceptible de les aider à participer aux échanges et aux transferts des compétences dans la promotion de l’innovation économique et de la recherche. C’est à cette seule condition que nous pouvons promouvoir la croissance et combattre parallèlement la pauvreté endémique qui nous assaille. Il s’agit là d’employer notre diplomatie d’affaires à travailler non seulement pour la croissance économique, mais également à instituer une logique de bonne gouvernance, afin d’assurer la participation d’Haïti aux forums internationaux. »
D’après M. Lamothe, même si le MAEC n’a pas un droit de regard sur le fonctionnement de l’université, il collabore plutôt avec le rectorat et le ministère de l’Education nationale au niveau de la certification des diplômes pour les étudiants qui doivent poursuivre leurs études à l’étranger. « Je profite donc pour m’adresser aux autorités académiques qu’il faut à tout prix arriver à la régulation des diplômes au niveau de l’enseignement supérieur, car il s’agit de la protection des années d’études réalisées par nos étudiants, souvent dans des conditions difficiles. Je me permets, en ce sens, de lancer un appel aux autorités académiques et d’offrir la collaboration de mon ministère pour aider et faciliter nos étudiants. Nous allons renforcer la compétence et le leadership des employés présentant des qualités qui répondent aux nouvelles stratégies de la diplomatie haïtienne. »
Dans l’idée de réguler l’imbroglio administratif et fournir à la chancellerie un outil efficace de développement et d’instrumentalisation de politique d’action, le ministre Lamothe propose l’établissement d’un Département de formation continue, appelé Institut de la Bonne Gouvernance. Celle-ci aurait pour objectif de contribuer à la formation continue du personnel à tous les niveaux ; de renforcer le développement des liens avec les pays de la CARICOM et d’Afrique ; d’ouvrir d’autres relations diplomatiques ; d’instruire les possibles investisseurs partenaires sur les avantages à investir en Haïti ; de servir de canal entre les institutions gouvernementales et les institutions étatiques internationales ; d’élaborer des documents de travail et des textes de position pour maintenir la visibilité d’Haïti au niveau des forums internationaux ; de mener une diplomatie axée sur le respect et la protection des droits de l’homme ; de consolider les relations traditionnelles d’Haïti avec les partenaires traditionnels au niveau de la coopération internationale et développer d’autres qui sont utiles au développement socioéconomique du pays ; de trouver des ouvertures sur le plan des affaires pour favoriser l’investissement des capitaux étrangers et stabiliser le démarrage du développement économique.
Dans la même veine, le ministre Lamothe croit que le gouvernement ne pourra pas se contenter d’une diplomatie seulement de la théorie des relations internationales, du protocole ou du dialogue passif. Il estime que les règles d’éthique de relations internationales doivent être respectées pour un développement harmonieux des rapports.
« Notre diplomatie va devoir innover dans la recherche d’opportunités économiques. Nous devons changer l’image que nous projetons dans la coopération internationale axée, depuis des lustres, sur l’assistanat par une autre image qui est celle de notre capacité à investir dans l’humain et à assumer notre destin. Nous croyons que la souveraineté politique et l’extraction de l’effet d’ingérence est dans la production et l’accumulation. »
En effet, la chancellerie entend moderniser la diplomatie haïtienne dans l’inclusion d’une nouvelle génération de jeunes leaders, capables d’investir de nouvelles énergies intellectuelles et culturelles adaptées à la nouveauté des exigences d’ouvertures de transferts technologiques et de mobilité du monde international.
« L’image de la diplomatie d’affaires que doit projeter le MAEC doit venir d’Haïti. Ainsi avons-nous conçu un plan de restructuration interne de l’administration en fonction des ressources humaines du pays. Il importe que les nouveaux cadres appelés à opérationnaliser cette diplomatie viennent pour la plupart des universités haïtiennes. Le travail à accomplir pour atteindre les objectifs de la diplomatie d’affaires comme stratégie politique de relations internationales ne peut pas être l’oeuvre que du gouvernement; c’est aussi la vôtre comme communauté universitaire. Mon ardent désir est de vous engager dans cette voie de la nouvelle stratégie de la diplomatie d’affaires énoncée au cours de cette rencontre au niveau de la planification et de l’animation de vos programmes d’études », indique-t-il.
En outre, le secrétaire général de l’INAGHEI, Henri Robert Sterlin, a, de son côté, dit apprécier cette initiative du ministre des Affaires étrangères et des Cultes de rencontrer les étudiants au sein même de l’université dans le cadre de sa politique de changer l’image de la diplomatie haïtienne par une diplomatie d’affaires. « La présence du chancelier est très appréciée par le département des sciences politiques déjà ouvert à des partenariats avec la chancellerie. L’INAGHEI souhaite que le MAEC donnera suite à ce partenariat. Déjà nous avons une liste de 7 à 9 étudiants pour leur intégration au sein du MAEC et des institutions étrangères », conclut M. Sterlin
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
mcincir@lenouvelliste.com

 

La bataille d’Anacacis

Si le Parlement abroge les articles 120,121 et 122 du chapitre 4 du « Code du travail » sur le travail de nuit et son tarif, une fois et demie plus cher que le « shift » de jour, le nombre d’emplois peut augmenter de plus 30 %, selon Georges Sassine, président de l’ADIH. Cette proposition d’amendement, oubliée depuis 2009 dans les tiroirs du Sénat, est d’un vieux communiste aujourd’hui adepte « d’un capitalisme à visage humain » : Jean-Hector Anacassis .

Le sénateur Jean Hector Anacacis

L’économiste Camille Charlmers

L’industriel Georges Sassine

Des employés dans une usine

Des employés dans une usine

Economiste, indécrottable militant communiste, le sénateur Jean Hector Anacasis, pragmatique, se pose en « conciliateur » des intérêts du capital et de la force de travail. Son objectif? Proposer et amender des lois, codes et autres dispositions freinant la création d’emplois en Haïti où le chômage touche plus de 50 % de la population active.
L’ex-protégé de feu René Théodore souhaite abroger les articles 120,121 et 122 du chapitre 4 du « Code du travail » sur le travail de nuit et son tarif, une fois et demie plus cher que le « shift » de jour. Le sénateur Anacasis, dans une proposition d’amendement moisissant au fond des tiroirs du Sénat de la république depuis 2009, proposait au patronat de payer le même salaire à celui qui travaille le jour ou la nuit.
Cependant, pour l’industrie de la sous-traitance textile, il table sur une majoration de 10 %, avec des mesures d’accompagnement, contrairement au 50 % prévus actuellement. Le transport des ouvriers travaillant la nuit sur une base volontaire et un repas chaud sont également prévus, ajoute Jean Hector Anacasis, décidé à faire le lobbying auprès de ses pairs en vue d’obtenir le vote de cette proposition.
« Ce n’est pas une question de capital politique. Il importe de lever les obstacles afin de donner du travail à des gens qui croupissent dans la misère dans nos bidonvilles, comme Cité-Soleil, Solino…», selon Anacasis, critique à l’égard de « l’Etat » qui a laissé les investisseurs et leurs entreprises à la merci des voyous lors des troubles politiques des dernières décennies. « Garantir les intérêts du capital et éviter l’exploitation de l’homme par l’homme motive mon action », explique le sénateur de l’Ouest, qui croit aussi « qu’il faut aussi baisser le coût de l’électricité ».
Georges Sassine souscrit
Georges Sassine souscrit. L’industriel, président de l’ADIH, estime que l’amendement de ces articles du « Code du travail » est susceptible d’augmenter de plus de 30 % le nombre de personnes employées actuellement dans l’industrie en Haïti sans avoir à investir un sou de plus.
Les articles du chapitre 4 pénalisent les entrepreneurs dont la capacité de production est réduite à cause du temps limité d’exploitation des machines dans leurs usines, souligne Georges Sassine, également concerné par le prix élevé du kilowattheure, 34 centimes en Haïti tandis qu’il est, dans un pays compétiteur comme le Honduras, à 9 centimes us.
Georges Sassine, favorable à une baisse du tarif actuel, croit qu’il faut mettre de l’ordre dans l’administration de l’ED’H, combattre le vol de courant en Haïti où les prévisions de croissance économique de 8 % sur les 5 prochaines années nécessiteraient un accroissement annuel de 1000 mégawatts l’an de la disponibilité énergétique, selon le René Jean-Jumeau, secrétaire d’Etat à l’Energie.
Si l’ex-colonel Himmler Rébu du GREH partage les plaidoyers du sénateur Jean Hector Anacassis et de l’industriel Georges Sassine et croit qu’il faut d’abord militer en faveur de la création d’emplois et faire après la bataille pour le respect des droits des travailleurs, de son côté, l’économiste altermondialiste Camille Charlmers critique, rejette la proposition d’amendement. « Nous ne sommes pas d’accord avec cette proposition », explique-t-il.
« L’introduction du travail de nuit pourrait permettre d’employer plus de personnes. Cependant, il faut être vigilant par rapport aux conditions de travail », indique l’altermondialiste, acide à l’égard des patrons de CODEVI et de SONAPI. « Il est inacceptable d’employer plus de personnes qui travaillent dans des conditions de quasi-esclavage et de surexploitation, comme cela se fait aujourd’hui dans les zones franches à Port-au-Prince », dénonce Camille Charlmers, qui croit nécessaire d’avoir des emplois durables, capables de connecter les secteurs porteurs de l’économie.
Acide, Charlmers s’en prend à la sous-traitance textile et aux promesses de création d’emplois loin d’atteindre les seuils annoncés. Le secteur est parvenu à créer entre 11 000 et 12 000 emplois, contrairement aux 120 000 annoncés, note l’économiste.
« Le pessimisme de M. Charlmers est légendaire et ses accusations sans fondements », rétorque un industriel s’exprimant sous le
couvert de l’anonymat afin, dit-il, d’éviter des « polémiques stériles ». « Les chiffres sont là pour attester des efforts faits dans le secteur », ajoute-t-il.
Dans le cadre d’un accord de l’ADIH avec la BID, 4 immeubles de 40 000 pieds carrés sont en construction à la SONAPI, confie Georges Sassine. Et à Caracol, la BID a investi 100 millions de dollars, l’Etat haïtien 252 millions, les Etats-Unis 120 millions et SAE-A, une entreprise coréenne, 80 millions dans la construction d’un parc industriel qui favorisera la création de 30 000 emplois directs dans le nord du pays, sans compter les emplois indirects, argumente Georges Sassine.
Le plaidoyer pour fixer un salaire uniforme ou presque pour les trois « shift » en vue de générer plus d’emplois est aussi important que celui visant à favoriser le crédit aux PME. Un secteur pourvoyeur de plus de 90 % des emplois dans le secteur privé à prédominance informelle, note un journaliste économique, qui déplore le peu d’ambition affiché par des hommes d’affaires peu enclins a faire un lobbying agressif auprès des parlementaires en faveur du vote de lois susceptibles de booster l’économie. « Bon nombre d’hommes d’affaires sont confortables comme ça. C’est dommage », soutient-il en saluant cependant l’initiative du sénateur Anacasis, un vieux communiste qui tient un discours digne « d’un capitalisme à visage humain ».
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

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