vendredi 18 novembre 2011

18 Nov

Discours du Président Martelly à l’occasion du 208e anniversaire de Vertières

18/11/2011 12:33:27

Haïti - Politique : Discours du Président Martelly à l’occasion du 208e anniversaire de VertièresEn ce 208ème anniversaire de la bataille de Vertières, date de la dernière bataille de l’armée indigène sur la puissante armée française de Napoléon Bonaparte, le Président Michel Martelly sur le Champ de Mars, devant une foule nombreuse a délivré un discours patriotique à la Nation, réitérant formellement ses engagements quant la création de la nouvelle force de défense de la République d’Haïti, il a annoncé la mise sur pied d’une Commission civile chargée de donner corps au dossier, afin de délivrer dans 40 jours, la feuille de route de cette nouvelle institution militaire.
Discours du Président Haïtien Michel Joseph Martelly :
« […] Dans les moments de crises et de confusion, les nations fortes savent remuer la terre du souvenir, à la recherche de quelques légendes enfouies dans les sillons de la saga originelle, qui démontre leur courage et leur restitue, le sens de l’union sacrée et le goût du miracle.
La commémoration de ce 18 novembre nous offre l’occasion de nous recueillir, de nous ressourcer à l’énergie vivifiante de l’épopée inégalée de nos ancêtres qui livrèrent en ce jour là, la bataille décisive de l’indépendance nationale, avec cette rage de la liberté qui ne leur concéda que l’unique alternative de vaincre ou mourir. À deux siècles et plus de distance, peuple haïtien, je vous indique d’une main ferme et rassurée, l’horizon de ces temps de vaillance fulgurante qui galvanisa la foulée de nos pères sur les chemins de la Crête-à-Pierrot, de la bute imprenable de Charrier et de Vertières.
En ce jour de délivrance de tout les coins de la colonie de St-Domingue, des hordes d’anciens esclaves, muées en brigades disciplinées et invincibles, affluèrent vers ces hauts lieux de notre gloire Nationale, pour culbuter et anéantir les derniers lambeaux de l’armée expéditionnaire venue rétablir l’esclavage sur l’île.
En ce jour du 18 novembre 1803, dans les feux de la mitraille et sous des pluies de boulets, la Nation haïtienne avait rédigée, en lettres de sang et de feu, son acte de naissance, le brevet de son existence et concocter le ciment de sa cohésion. Ce jour là, dans la fournaise des imposants et majestueux, ce jour là, dans la fournaise des batailles sanglantes des meurtrières, l’État haïtien s’était dressé, imposant et majestueux dans les guenilles de ses conquérants, auréolé de la couronne de la liberté conquise et de la souveraineté inaliénable annoncée.
Peuple haïtien, je vous invite ardemment à retrouver cette bravoure légendaire. pour affronter avec moi les défis du moments et remporter avec moi les victoires de votre renaissance, de la reconstruction et de la prospérité de notre pays.
Mer chers concitoyens et concitoyennes, c’est tout simplement sourire à une vérité historique, que de reconnaitre que l’armée et à l’origine de l’État comme de la Nation haïtienne. Cette seule assertion, nous impose un devoir patriotique de gratitude, en même temps que la nécessité impérieuse d’aborder sereinement et, avec un sens hautement civique, le chapitre de la défense nationale de notre République aujourd’hui confrontée à tant de défis, assisté d’une force onusienne disparate et à forte composante militaire.
Oui l’armée a structurée la société haïtienne pendant deux cent ans avec des bons et des mauvais jours, mais toujours avec le souci de maintenir intact les idéaux de 1804, VIVE LIBRE OU MOURIR. Quand nous fêtons le 18 novembre, nous fêtons cette armée haïtienne victorieuse, qui avait montrée au monde entier, au monde entier esclavagiste, le vrai chemin des Droits de l’Homme.
Historiquement, le 18 novembre c’est la commémoration de la Bataille de Vertières, mais symboliquement, le 18 novembre c’est la fête de l’armée haïtienne, qui a rendue ce 18 novembre possible.
19 ans d’occupation américaine, parenthèse douloureuse de 1915 à 1934, ont cassé le fil de notre histoire, mais le Président Sténio Vincent, en organisant, en négociant le départ de l’armée américaine d’Haïti, a recousu le tissu national et permit à l’État haïtien, d’assurer à nouveau, l’intégralité du territoire nationale.
Aujourd’hui, nous sommes encore à une étape douloureuse de l’histoire de notre pays. Depuis 1994, Haïti connait la présence intermittente sur son sol, de militaires étrangers. Certes, le contexte international est différent et les missions civilo-militaires du type de celle qui est en Haïti aujourd’hui, sont nombreuses dans le monde. Elles marquent néanmoins un échec, celui de certaines nations à garantir les droits politique de leurs citoyens, celui de certains États à assurer le premier de leur devoir, la sécurité des personnes et des biens. Cette présence de militaires étrangers sur la terre haïtienne, a entrainé la disparition d’une institution aussi vieille que la Nation haïtienne, L’ARMÉE d’HAÏTI, disparition de facto, mais cette institution reste, et je le jure constitutionnelle.
Peuple haïtien, voilà près de 17 ans que perdure cette situation… 17 ans déjà… 17 ans de trop. Elle doit cesser, elle doit cesser, je le dit HAUT ET FORT, elle doit cesser et elle déclare des trois pouvoirs, cette préparation sérieuse, au retour à l’ordre des choses. Haïti doit assurer l’intégrité de son territoire et de sa sécurité Nationale. Elle va le faire, elle le fera mais en évitant d’impliquer à nouveau l’armée dans la vie politique, comme ce fût malheureusement le cas, à de nombreuses reprises dans notre histoire. Elle le fera en posant des bases saines, pour dissocier à tout jamais, armée et politique, car il convient de sauver l’institution qu’est l’armée dans ce qu’elle a d’essentielles pour un pays, préserver l’intégrité de son territoire Nationale, particulièrement dans une région où les trafics en tout genre menaces les équilibres nationaux et où le terrorisme reste une menace constante.
Officiers, sous-officiers, soldats, vous qui furent démobilisés dans des conditions humiliantes en 1995, sans respect pour les services rendus à la Patrie, je vous demande d’enterrer vos rancunes. Je veux vous dire qu’au fur et à mesure que l’insécurité avec ses nouveaux mots, tel que kidnapping, viol, vol à main armée, causent des deuils dans la famille haïtienne, on a pu apprécier l’importance de l’institution disparue dans la tourmente politique. Je veux vous dire, que face à la dégénérescence des conditions des villes et des campagnes, je veux vous dire, qu’aucune armée étrangère n’a pu remplacer notre armée disparue dans la tourmente politique. Je veux vous dire, que la dignité du peuple haïtien passe aujourd’hui par la création d’une nouvelle armée haïtienne. je m’y suis engagé durant la campagne, je respecterait mon engagement dans le respect de l’État de Droit, dans le respect des conventions et engagements avec les partenaires internationaux d’Haïti.
À vous tous aussi, qui avez souffert des bavures et excès de cette institution, je viens au nom de la Nation, vous demander PARDON. C’est le préalable à la nouvelle armée, ce préalable est haïtien et restera haïtien. Que l’on ne se méprenne pas, ma décision de mettre sur pied les Forces Armée d’Haïti est le fruit d’une longue et profonde discussion, qui a de loin précédé l’énoncé émotionnel d’une promesse électorale.
Avant même de m’engager dans la course à la Présidence, élaborant ma vision stratégique de la rupture et la dynamique obligatoire du changement, j’avais arrêté mes choix et identifié mes objectifs. L’une des résolution fondamentale que j’ai faite, le serment intime d’assurer tout au long de mon mandat, c’est d’appliquer rigoureusement la Constitution que le peuple a massivement ratifié en mars 1987 et que le Parlement a amendé, aux dernières heures de la transition présidentielle, dans un souci bien compréhensible, d’adaptation et de réparation.
C’est ainsi, que dès le lendemain de mon investiture à la première magistrature de l’État, je me suis attaché à restaurer les institutions prévues dans la Constitution. J’ai récemment investi, en présence des présidents des deux chambres, le Président de la Cours de Cassation et je m’apprête à combler, les vacances au sein de cette noble institution, afin que dans des temps très prochain, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, puisse jouer son rôle dans la pleine indépendance du pouvoir judiciaire.
Dans le même esprit de vouloir respecter la Constitution, associé à la satisfaction de concrétiser une promesse électorale bien accueillie, par la grande majorité du peuple, j’ai entamé au niveau de l’Exécutif, principalement avec le Premier Ministre, qui, au titre de l’article 159.1 de la charte, partage avec moi la responsabilité de la défense nationale, une réflexion sur l’opportunité de mettre sur pied les Forces Armées d’Haïti. Cette démarche, s’inspire bien évidement, du souhait largement exprimé par les populations d’un retrait progressif de la Minustah et d’une corrélative prise en charge par l’État haïtien, des fonctions essentiellement militaires remplit jusqu’ici, par la force onusienne. Cette décision ne remet nullement en question notre détermination première et constante, de renforcer la police nationale, de travailler à sa professionnalisation et à l’équipement moderne de ses unités spécialisées.
Mes chers compatriotes, en ce 18 novembre, une date inscrite au 5e aliénant de l’article 275-1 de la Constitution en vigueur comme le jour des forces armée, j’annonce à la Nation haïtienne et au monde entier, la création d’une Commission civile chargée de donner corps au dossier de la nouvelle force de défense de la République d’Haïti.
En attendant qu’un arrêté vienne préciser les termes de référence de cette nouvelle entité, je tiens à rassurer les uns et les autres, les protagonistes comme les adversaires de la mise sur place immédiate, que la Commission civile est assujettie à l’obligation de la participation démocratique. Des consultations seront conduites avec tous les secteurs de la vie nationale, la société civile, le secteur des affaires, le Parlement, le monde juridique, les partis politiques, les organisations de base, les églises etc…
L’objectif consiste à re concevoir l’Armée Haïtienne, à la réconcilier avec le peuple, avec la Nation, avec la modernité démocratique, à déployer une armée du 21e siècle adaptée à nos besoins réels, délestée de toutes attributions et fonctions répressives et tournée vers le développement national. Accompagnée de toutes les forces sincèrement interpellées par la question de la défense et de la souveraineté Nationale, la Commission civile étudiera l’opportunité et le calendrier de la mise en place admissible, le profil et la philosophie de là nouvelle force armée, son effectif, ses sources de financement, le rôle qui lui sera dévolue dans la surveillance environnemental et frontalière, maritime, aérienne, dans la lutte contre la contrebande et le trafique des stupéfiants.
Pour ce travail préliminaire, j’assigne à la Commission civile, un délai péremptoire de 40 jours, afin que je puisse, au 1er janvier 2012, autre date hautement symbolique de notre histoire de peuple libre et souverain, présenter à la Nation haïtienne, la feuille de route qui aura été tracée au cours des rencontres et des pourparlers.
Je reste et demeure persuadé que bientôt, nous tous, haïtiennes, et haïtiens nous pourrons retrouver notre dignité, notre fierté de peuple et nous pourrons nous-mêmes garantir la Paix sur tout le territoire national.
Que vive nos vaillants combattants de la liberté, Que vive la Nation haïtienne. »

HL/ HaïtiLibre

 

18 Novembre: Le discours de Martelly, une victoire pour l’Occident

18/11/2011 16:30:00 Auteur(e) Jean Monard Metellus

Coincé dans le dilemme d’une communauté internationale visiblement méfiante vis à vis de la perspective d’une remobilisation de l’Armée et les pressions sans cesse croissantes des anciens soldats accrochés à cette promesse de campagne du président, Michel Martelly a parlé ce 18 Novembre en fait pour ne pas dire grand chose; si, pour expliquer, dans un langage codé, que la mise en place de la nouvelle Armée n’est pas pour demain. Il n’a donné aucune date pour que les militaires reprennent du service;

il a même fait retrait sur quelques acquis comme l’effectif de la force qui n’est plus connu alors que des documents antérieurs de la présidence avait laissé entendre qu’elle serait de 3500 âmes et non plus, le président ne sait plus comment il va mobiliser les fonds pour la force alors qu’il avait auparavant dit que l’argent était là (90 millions ramené à 26) et dans un deuxième temps, il avait envisagé prélever un pourcentage du budget de chacun ou un certain nombre de ministères pour alimenter le fond de l’Armée d’Haiti. Michel Joseph Martelly est revenu avec la formule consacrée: une commission civile devra décider de tout ça.

Quand les pro-Armée ont finalement entendu le chef de l’Etat annoncer la date du 1er Janvier 2012, ils se sont dits enfin une date-butoir pour la sortie des premiers éléments de cette force armée vraiment haïtienne; en réalité, il n’en était rien de tout cela; c’était seulement une échéance pour communiquer à la nation la feuille de route    que la Commission aura définie. Comble de l’ironie, cette annonce pourrait être retardée si la commission juge insuffisant le délai de 4 mois à lui accordé pour faire son travail. Alors là, l’on se demande si le président Martelly a une idée du nombre de commissions sous des Administrations antérieures (Boniface-Latortue, Préval) qui sont souvent composées d’experts et  qui avaient cette même responsabilité et dont les rapports sont restés dans les tiroirs. Le vrai gagnant dans cette histoire est sans doute la communauté internationale avec les États-Unis, la France et le Canada en tête, qui n’ont jamais caché leur opposition à cette idée. Ottawa par exemple qui s’est exprimé avant-hier sur le sujet a ouvertement dit qu’il ne soutiendrait pas ce projet pour lequel pas un centime du Canada ne sera dépensé. La priorité devrait être, pour le Canada, les dizaines de milliers de sinistres vivant sous les tentes depuis le 10 Janvier 2010. Martelly qui etait monté sur ses grands chevaux lors d’une rencontre avec la communauté internationale récemment à Port-Au-Prince où il lui aurait notamment dit « avec ou sans votre argent, je remobilise l’Armée » est revenu sur terre pour faire un discours qui ne dérange en rien le plan et les « 4 volontés du blanc ».

 

7 hôpitaux et cinq centres de santé pour Haïti

L’imposante délégation haïtienne conduite par le président Michel Martelly doit qualifier de fructueuse sa visite à Cuba. Les autorités cubaines s’engagent à construire sept hôpitaux communautaires et cinq centres de santé en Haïti.
D’autres engagements, selon une note du bureau de communication de la présidence, ont été aussi pris par Cuba dans le domaine de l’éducation en faveur des Haïtiens. « Outre les étudiants haïtiens qui vont continuer à étudier la médecine à Cuba, les coopérants cubains sur place à Port-au-Prince vont poursuivre avec le programme « Wi mwen kapab » visant à alphabétiser des milliers d’Haïtiens », a précisé la note.
Les coopérations tripartites « Haïti-Cuba-Venezuela » et « Haïti -Venezuela- Brésil » ont également été évaluées pendant le passage des officiels haïtiens à Cuba. Haïti, dans le cadre de ces coopérations, va bénéficier de centres sportifs de l’assistance de techniciens cubains pour relever le niveau de certaines disciplines sportives comme le volley-ball, le basket-ball et le tennis. La Havane, a ajouté la note, fournira aussi à Port-au-Prince une assistance technique pour mieux administrer le parc des engins lourds du CNE, du SMCRS et de la compagnie Dignité.
Dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, les cubains sont aussi disposés à accompagner le peuple haïtien. Une vingtaine de vétérinaires cubains débarqueront sous peu en Haïti pour apporter leur appui au secteur. L’environnement a aussi retenu l’attention des Cubains, qui entendent aider Haïti dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.
Pendant sa première visite officielle à Cuba, le président Michel Martelly a rencontré les principales autorités cubaines, notamment le leader de la Révolution cubaine, Fidèle Castro, et son successeur à la tête du pays, Raul Castro.

 

Haïti – Économie :

Wilson Laleau, parle de réformes pour attirer les investisseurs

18/11/2011 08:46:40

Haïti - Économie : Wilson Laleau, parle de réformes pour attirer les investisseursLe Pr. Wilson Laleau, Ministre du Commerce et de l’Industrie, a annoncé que durant son mandat une série de réformes seront mises en place pour attirer les investisseurs de l’étranger en particulier, il a invité également les potentiels investisseurs à profiter des opportunités que représentent les défis d’Haïti, comme la reconstruction, la production d’électricité, le réseau routier…
« De profondes réformes sont envisagées pour la modernisation du cadre légal des affaires. Beaucoup de nos lois sont pratiquement en désuétude. Des pans entiers de l’économie sont tout ignorés et ne sont pas réglementés » a déclaré le Ministre devant une importante délégation de l’Agence de Promotion du Commerce de la Région Flamande de Belgique et de Hollande, qui était en Haïti du 13 au 16 novembre 2011, en vue de nouer des liens d’affaires avec des opérateurs locaux.
Lors de cette visite, le Ministre Laleau a informé que son ministère travaillait actuellement sur la constitution d’un groupe pour la révision du cadre légal des affaires en Haïti, il souhaite un alignement sur les standards internationaux, et qu’il soit adapté aux besoins de modernisation de l’économie haïtienne. Expliquant que « ce train de réformes que je vais engager pour attirer les investissements directs étrangers seraient d’une inefficacité absolue, sans la constitution d’un corps de représentants commerciaux externes. »
Une autre annonce importante du Ministre est l’installation dans les Ambassades et Consulats haïtiens, d’agents bien formés, capable d’orienter et de fournir les services requis aux potentiels investisseurs. Un projet, qu’il compte mettre en place en collaboration avec le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4240-haiti-reconstruction-importante-delegation-d-affaires-de-belgique-et-de-hollande-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Montreal-2ème Forum des Affaires Québec-Haïti :

Bientôt les formalités d’enregistrement d’une nouvelle entreprise en Haïti ne dépasseront pas 10 jours

Écrit par Yves Cajuste Jeudi, 17 Novembre 2011 23:22

C’est ce qu’a déclaré ce matin le ministre haïtien du commerce et de l’industrie Wilson Laleau en lançant les travaux du 2ème Forum d’Affaires Québec-Haïti organisé par Incas Productions en partenariat avec le Consulat Général d’Haïti à Montreal et la Chambre de Commerce et d’Industrie haïtiano-canadienne (CCIHC) et auquel participent la ministre du tourisme Stéphanie Balmir-Villedrouin, le gouverneur de la banque centrale Charles Castel , le secrétaire exécutif du Conseil  Consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement  karl Jean-Louis et environ 200 investisseurs québécois, canadiens et haïtiens.
Réitérant la volonté du gouvernement Martelly-Conille de lever les obstacles et goulots d’étranglement à l’investissement et à l’entreprenariat, le ministre Wilson Laleau a annoncé tout un ensemble de mesures d’investissements axées sur la construction et les infrastructures, un apport en capital au secteur des Petites et Moyennes Entreprises, le développement des Technologies de l’Information et de la Communication, l’éducation et la formation etc …
Nous vous laissons avec cette « brève » et quelques photos de ce forum de deux jours à cause des difficultés d’accès Internet à haut débit depuis notre arrivée à l’hôtel où se tient cet excellent forum. Un reportage complet vous sera présenté à notre retour à Boston avec des interviews accordées par plusieurs intervenants dont le ministre du Commerce Wilson Laleau, les présidents de la CCIH, Hervé Denis et Frantz Liautaud de la CCIHC, le consul haïtien à Montreal Pierre Richard Casimir

Le gouverneur de la banque centrale Charles Castel , le secrétaire exécutif du Conseil  Consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement  Karl Jean-Louis La ministre du tourisme Stéphanie Balmir-Villedrouin

Au premier plan: Jerry Tardieu, PDG de Oasis 2ème Forum d’Affaires Québec-Haïti

En conversation : Les présidents de la CCIH, Hervé Denis et Frantz Liautaud (de dos) de la CCIHC Daniel-Gérard Rouzier, Président de la Centrale électrique E-Power

Le consul général d'Haïti à Montreal Pierre Richard Casimir Le professeur Samuel Pierre du GRAHN en conversation avec le ministre du Commerce et de l'Industrie, l'économiste Wilson Laleau

 

Haïti:Agriculture:

Le Ministre de l’Intérieur lance le 1e Sommet international : « Café Haïti »

jeudi 17 novembre 2011 à 15:59

images (42)Le ministre de l’Intérieur, Me Thierry Mayard-Paul a ouvert dans les montagnes de Furcy, ce 15 novembre, au restaurant « The Lodge », le premier Sommet international « Café Haïti ».

Il a apporté son plein soutien aux producteurs locaux et a longuement discuté des moyens de promouvoir et de développer l’industrie du café à l’étranger. Cet événement, organisé par la Fondation Clinton, incluait l’Association nationale du café d’Haïti, des coopératives haïtiennes, des associations de producteurs et des entreprises caféières. Des acteurs internationaux, dont le rôle est essentiel dans le développement de ce secteur, avaient également été conviés à partager leur expertise et offrir leur collaboration en vue de faciliter l’accès à de nouveaux marchés et promouvoir, dans le monde, le café haïtien.

Le Ministre Mayard-Paul a souligné l’importance de cette industrie dans le cadre du plan du Président Martelly pour la croissance économique d’Haïti. « Le café est l’un des nombreux domaines dans lesquels nous cherchons des partenaires, des entreprises associées ou tout autre type de collaboration et nous sommes prêts à faire tout en notre pouvoir pour aider à faciliter cet important engagement.”

Haïti, autrefois, était l’un des principaux fournisseurs mondiaux de café. Maintenant, plus que jamais, il y a des signes évidents que le café haïtien est prêt à être relancé. Selon un article récemment publié dans le Miami Herald, les grains du café « Gwo Chwal » se vendaient aux Etats-Unis à $ 0.30 la livre; désormais les torréfacteurs japonais vont l’acheter à 5,50 $ américains. Quant aux agriculteurs COCANO de Port-de-Paix ils s’attendent à doubler leur exportation de café qui se venddéjà sur l’Internet et dans des boutiques d’expresso italiennes.

 

Martelly rentre satisfait de son voyage à La Havane

Outre la coopération bilatérale appelée à connaître un nouveau départ, selon les autorités de Port-au-Prince, le chef de l’Etat se félicite d’avoir rencontré longuement Fidel et Raùl Castro

Publié le jeudi 17 novembre 2011

imageLe Président Michel Martelly a regagné jeudi Port-au-Prince avec un sentiment de satisfaction à l’issue d’une visite officielle de 48 heures à Cuba au cours de laquelle les dirigeants des deux pays se sont engagés à renforcer la coopération bilatérale dans différents domaines.

« C’est une visite historique et inoubliable », a déclaré à son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture le chef de l’Etat en évoquant, sans donner de précisions, deux longs entretiens successifs qu’il a eus avec le dirigeant historique de la révolution cubaine Fidel Castro et son frère Raùl, l’actuel Président.

A la tête d’une délégation forte de 29 membres, Martelly affirme avoir eu droit à un accueil chaleureux et à des rencontres multiples au cours de son séjour. Il s’est notamment entretenu avec un groupe de 330 étudiants haïtiens en médecine avec le souci d’améliorer leurs conditions de vie difficiles.

Sur un autre plan, le dirigeant haïtien a apporté son soutien à un concert au profit de l’éducation prévu jeudi soir à Port-au-Prince et annoncé des travaux de modernisation qui seront réalisés bientôt dans les aéroports régionaux de Hinche (centre), Port-de-Paix (nord-ouest) et Jérémie (Grand’Anse).

Si Michel Martelly a évité de répondre aux questions des journalistes, en revanche, il a fait défiler tous les sept ministres qui étaient du voyage ainsi que les présidents des commissions des affaires étrangères du Sénat, Wencesclass Lambert, et de la Chambre des Députés, Altès Toussaint. Chacun y est allé de son compte-rendu.

Outre le resserrement des liens de coopération dans le secteur de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de nouveaux accords entre les autorités haïtiennes et cubaines ont porté sur la construction de sept hôpitaux communautaires et de cinq centres de santé ainsi que sur l’assistance technique de mécaniciens cubains dans la gestion du parc des engins lourds du centre national des équipements (CNE), du service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS) et de la compagnie de transport Dignité.

Au chapitre des bilans ministériels, le chef de la diplomatie, Laurent Lamothe, s’est réjoui de la poursuite de la coopération haïtiano-cubaine sur laquelle, laisse-t-il entendre en filigrane, planait un certain doute à La Havane.

Il précise avoir accompagné M. Martelly lors de son tête-à-tête avec le « lìder màximo » qui a vu les deux hommes discuter pendant plus de deux heures des « relations fraternelles » unissant Haïti et Cuba. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Cuba :

Les futurs médecins haïtiens, ont rencontré le Président Martelly

18/11/2011 08:29:06

Haïti - Cuba : Les futurs médecins haïtiens, ont rencontré le Président MartellyAu cours de la dernière journée de sa visite officielle à Cuba, ce jeudi, le Président Michel, Martelly accompagné des ministres des Affaires Étrangères, de la Santé et de l’Éducation, s’est rendu dans la province de Santiago pour s’enquérir des conditions dans lesquelles évoluent les jeunes étudiants haïtiens en médecine.
Les 300 étudiants haïtiens, qui poursuivent leurs études de médecine à Cuba, très honorés de la visite de la délégation, ont exprimé leur joie et leur reconnaissance aux officiels haïtiens. Ils en ont profité pour adresser leurs requêtes au Président Martelly insistant notamment sur les retards enregistrés dans l’acheminement de l’allocation mensuelle octroyée par l’État haïtien. En plus d’une révision de cette allocation à la hausse, ils ont exprimé leur déception par rapport aux images négatives d’Haïti qui sont projetées dans les télévisions cubaines.

Dans son intervention, le Chef de l’État a félicité les futurs médecins. Tout en les encourageant, le Président leur a promis que des dispositions vont être prises pour leur intégration dans le système de santé haïtien après leurs études. Concernant l’augmentation de leur allocation, sans faire de promesse, le Président les a assurés du suivi de ce dossier. Dans la matinée du même jour, la délégation avait rencontré un autre groupe d’étudiants haïtiens à la Havane. Avec ces jeunes, les discussions ont tourné autour des mêmes préoccupations.
À son retour en Haïti jeudi, le Président Martelly a déclaré dans un point de presse «… je voulais également annoncer que nous nous sommes mit d’accord pour commencer à travailler sur l’aménagement et les travaux des aéroports de Hinche, Port-de-Paix et Jémémie, les fonds sont disponible… »
De son côté, Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères à fait savoir que lors de la première journée de leur visite officielle à Cuba « nous avons rencontré l’ambassadeur de l’Inde accrédité en Haïti, cet Ambassadeur nous a promis qu’il va nous donner 500 logements sociaux, donc 500 maisons pour la population, que nous allons appeler « Village Gandi », le montant de l’enveloppe sera de 5 millions de dollars […] »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4272-haiti-politique-renforcement-de-la-cooperation-avec-cuba-les-details.html
http://www.haitilibre.com/article-4268-haiti-politique-michel-Martelly-a-rencontre-raul-Castro.html
http://www.haitilibre.com/article-4261-haiti-politique-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4254-haiti-politique-visite-de-michel-martelly-a-cuba.html
http://www.haitilibre.com/article-4258-haiti-securite-atterrissage-d-urgence-a-cuba-19-fonctionnaires-haitiens-a-bord-maj-16h52.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Littérature :

Daniel Supplice rend hommage à Lyonel Trouillot

18/11/2011 13:06:12

Haïti - Littérature : Daniel Supplice rend hommage à Lyonel TrouillotAprès l’hommage rendu à l’écrivain-poète d’origine haïtienne Gary Klang, Daniel Supplice, Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Étranger, rend hommage dans une lettre, à l’écrivain Lyonel Trouillot, finaliste au Goncourt 2011 et récipiendaire du « Grand Prix du Roman Métis 2011 »
« Monsieur Lyonel Trouillot,
L’obtention du « Grand Prix du Roman Métis 2011 », pour votre roman « La Belle amour humaine », vient allonger des instants de bonheur dans lesquels se plonge le Gouvernement depuis déjà quelques jours. Ces dernières semaines, le nom d’Haïti est écrit en lettre d’or sur les écrans internationaux. D’illustres compatriotes tels que vous, ont glané de nombreux prix et distinctions dans les domaines de la littérature et de la science, en terre étrangère.
Lyonel, je tiens à vous féliciter patriotiquement pour cette grande distinction, qui certes, ne couronne pas votre carrière littéraire, car il y a tant de belles choses à nous gratifier encore, mais récompense une œuvre de grande valeur humaine. Déjà dans notre Patrie commune et ailleurs, votre nom impose respect et admiration.
Aujourd’hui, cher compatriote, le pays vous honore et salue la plume de très belle facture de l’auteur de : « Thérèse en mille morceaux », « (Re) Penser la citoyenneté », « Yanvalou pour Charlie », « l’Amour avant que j’oublie », « Éloge de la contemplation »…
La Patrie est fière de vous.
Daniel Supplice
Ministre à la Présidence, Chargé des Haïtiens Vivant à l’Étranger »

Suite à cet hommage l’écrivain Lyonel Trouillot a envoyé une courte lettre de remerciement au Ministre.
« Monsieur le ministre,
Je vous remercie de votre mot. Au-delà de la réussite individuelle, le devoir de représentation d’un pays mal connu est une responsabilité pour chaque citoyen, et en particulier pour chaque créateur. J’apprécie grandement que vous ayez pris de votre temps pour saluer une distinction qui rejaillit en bien sur nous tous. Ce n’est, hélas, pas la norme dans nos milieux politiques.
Avec mes sincères remerciements et mes salutations patriotiques. »
Lyonel Trouillot

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4205-haiti-litterature-lyonel-trouillot-recoit-le-grand-prix-du-roman-metis-2011.html
http://www.haitilibre.com/article-4157-haiti-litterature-le-goncourt-2011-pas-pour-haiti-cette-annee.html
http://www.haitilibre.com/article-4099-haiti-litterature-l-ecrivain-poete-lyonel-trouillot-finaliste-au-goncourt-2011.html
http://www.haitilibre.com/article-3954-haiti-litterature-lyonel-trouillot-en-demi-finale-pour-le-goncourt.html
http://www.haitilibre.com/article-3759-haiti-culture-l-ecrivain-haitien-lyonel-trouillot-en-premiere-selection-pour-le-goncourt.html
http://www.haitilibre.com/article-4237-haiti-litterature-gary-klang-repond-au-ministre-daniel-supplice.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Insécurité

27 morts et 26 blessés en 2011 au sein de la police

La PNH se montre malgré tout déterminée à mettre hors d’état de nuire les bandits dont l’un des plus redoutables, Arnel Joseph, vient d’être capturé ; à lui seul, il aurait exécuté cinq policiers

Publié le jeudi 17 novembre 2011

27 policiers ont été tués et 26 autres blessés lors de multiples attaques de bandits ayant visé les forces de l’ordre tout au long de l’année, a révélé jeudi le porte-parole adjoint de la Police Nationale, Gary Desrosier.

Rien qu’en janvier, huit agents de la PNH avaient été abattus.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), M. Desrosier a souligné qu’une grosse prise a été effectuée ces derniers jours dans le cadre de la lutte contre le banditisme. Arnel Joseph, un présumé chef de gang particulièrement redoutable, et plusieurs de ses acolytes, accusés d’implication directe dans la mort de cinq policiers, ont été mis sous les verrous.

Néanmoins, le porte-parole adjoint de la PNH reconnaît que l’insécurité criminelle n’est pas près de disparaître et a, au contraire, fait un retour en force depuis un certain temps. A titre d’exemple, huit enlèvements crapuleux ont été enregistrés au cours du mois d’août. Quatre des otages avaient été libérés contre rançon.

A l’approche des fêtes de fin d’année, plusieurs cas de kidnapping et d’assassinat ont été recensés en quelques jours dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Environnement :

Du charbon alternatif pour les paysans

18/11/2011 09:33:29

Haïti - Environnement : Du charbon alternatif pour les paysansÀ la mi-novembre, le « Massachussetts Institute of Technology » (MIT) a organisé un séminaire de formation sur la technologie alternative, dans les locaux du Centre de formation des cadres paysans à Papaye (Hinche) afin de permettre à de jeunes travailleurs paysans, venant de 12 communes du Plateau Central d’apprendre les techniques de fabrication de briquettes en paille servant à la cuisson des aliments.
C’est briquettes sont fabriquées à partir de déchets organiques, bagasse de la canne-à-sucre, feuilles de palmier… sans avoir recours à l’abattage d’arbres. Grâce à ce charbon alternatif, le Plateau Central pourrait éviter une crise environnementale provoquée par une déforestation massive.
Amy Smith, une responsable du MIT a fait savoir que « Le programme, de préparation du charbon alternatif par la technologie dispensée, aidera à diminuer le taux de désertification dans le pays, tout en permettant aux ménages d’avoir accès à la technologie alternative. »
« La science ne doit pas être en opposition à l’être humain, elle doit être à son service » a déclaré Chavannes Jean-Baptiste, porte-parole du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP), ajoutant « Dans la paysannerie, nous optons pour la technologie alternative, afin de faciliter le travail des paysans dans leurs activités. Nous voulons que cette technologie soit privilégiée, ici comme ailleurs, afin de sauver notre environnement. »
La question est maintenant de savoir, si les connaissances acquises seront utilisées, si les habitudes changeront… Il ne faut pas oublier, que les différentes expériences vertes faites en Haïti par le passé, dont la cuisson solaire, pour ne citer que celle-ci, n’ont pas été de véritables succès.
« Bousculer les habitudes, c’est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses » avait déclaré le célèbre cycliste français Cyrille Guimard, avec 98% de déforestation en Haïti, changeons nos habitudes, les choses évolueront.
BF/ HaïtiLibre

 

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