samedi 19 novembre 2011

19 Nov

Haïti – Économie :

Conférence internationale sur les investissements en Haïti

19/11/2011 09:02:13

Haïti - Économie : Conférence internationale sur les investissements en HaïtiLe Gouvernement haïtien, la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Fondation Clinton tiendront les 29 et 30 Novembre prochains à Port-au-Prince, une conférence sur les investissements du secteur privé en Haïti. Celle-ci cherche à mettre en évidence les opportunités économiques engendrées par la reconstruction d’Haïti et les plans de développement à long terme. Le forum « Invest in Haiti », qui réunira des centaines de cadres étrangers et haïtiens, comptera avec des présentations du Président Michel Martelly, de l’ancien Président américain Bill Clinton et du Président de la BID Luis Alberto Moreno. Tout au long de la première journée de la conférence, qui aura lieu à l’Hôtel Karibe, les participants assisteront à des tables rondes axées sur des thèmes spécifiques : industrie textile, agroalimentaire, infrastructures et tourisme. Chaque groupe de travail comptera avec des présentations de personnes qui mènent ou planifient des projets d’affaires en Haïti. Parmi les autorités haïtiennes qui devraient intervenir lors de l’événement : le Premier Ministre Garry Conille, le Ministre de l’Économie et des Finances André Lemercier Georges, le Ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, le Ministre des Travaux publics Jacques Rousseau, le Ministre d’Agriculture Hébert Docteur, la Ministre du Tourisme Stephanie Balmir et le Ministre du Commerce Wilson Laleau. Parmi les intervenants du secteur privé et de la Société Civile citons entre autres : Joey Adler (PDG de Diesel Canada et Fondatrice de la Fondation ONEXONE), Donna Karan (Fondatrice d’Urban Zen), Frank Rainieri (PDG de Grupo Puntacana de la République dominicaine), Dennis O’Brien (Président de Digicel), Juan Esteban Orduz (Président de la Fédération colombienne du café), Bradley Horwitz (PDG de Trilogy International), Duncan Dee (vice-Président d’Air Canada), Kathleen Matthews (vice-Président exécutif de Marriott International), Kofi Taha (Directeur associé du D-Lab au MIT), José Andrés (Fondateur de Think Food Group et World Central Kitchen) et Sean Penn (Fondateur de JP Haitian Relief Organization). Le deuxième jour de l’événement, les participants étrangers [d’Amérique latine et Caraïbes, d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe] pourront participer à des entretiens d’affaires avec leurs homologues haïtiens.

La remobilisation des forces armées : un sujet de dialogue inter-haïtien selon Rodolphe Joazile

Le président du sénat de la république, le sénateur Rodolphe Joazile, appelle, tous les secteurs vitaux du pays à se joindre autour de la question relative à la restauration des forces armées qui est non seulement une institution constitutionnelle indispensable à la bonne marche du pays, mais une nécessite politique.
Il a fait ces déclarations , à l’occasion de la commémoration du 208ème anniversaire de la bataille de Vertière.
Reconnaissant que le dossier de l’armée est un sujet central qui doit faire l’objet d’un dialogue inter-haïtien, le président de l’assemblée nationale a précisé en substance que cette question se situe, après le séisme du 12 janvier 2010, au cœur d’un choix entre le nécessaire, le possible et le stratégique.
« La remobilisation des forces armées d’Haïti ne relève pas de la simple compétence des experts mais d’une décision publique engageant tous les groupes dans leur rapport à un choix de société commune », a martelé le parlementaire.
Ainsi donc, en sa double qualité de président du sénat et de président de l’assemblée nationale, Rodolphe Joazile, promet que le parlement jouera un rôle d’interlocuteur entre les differents groupes en vue de mener à bien ce dialogue haitiano-haïtien sur la création de cette force de défense nationale.
Pour que la mise en place de cette force militaire prenne corps, le sénateur Rodolphe Joazile croit nécessaire que les autorités concernées créent un espace de concertation où sera représentés les dix départements du pays, les sociétés civiles locales, les acteurs économiques comprenant les patronats et les syndicats entre autres.
GA/ Radio Métropole Haïti

Daniel Supplice s’intéresse à l’identification des Haïtiens de la diaspora

19/11/2011 11:30:53

Haïti - Politique : Daniel Supplice s’intéresse à l’identification des Haïtiens de la diasporaDaniel Supplice, le Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger, a reçu ce mercredi, Ruben Silié Valdez, l’Ambassadeur de la République Dominicaine accrédité en Haïti. Au menu des discussions, la planification du prochain voyage de M. Supplice en territoire dominicain, afin de rencontrer les autorités du pays et comprendre les mécanismes de fonctionnement et les conditions de délivrance des cartes d’identité aux citoyens par la « Junte centrale électorale ».
Jeudi, le Ministre s’est entretenu avec Collette Lespinasse, Coordonnatrice du Groupe d’appui aux rapatriés et aux Réfugiés (GARR), sur la philosophie du MHAVE et les différents projets en cours. La question de l’identification des Haïtiens de la diaspora, a été au centre des discussions durant cette rencontre.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4231-haiti-politique-une-carte-d-identification-nationale-pour-la-diaspora.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Économie :

La diaspora, premier marché-cible pour la Ministre du Tourisme

19/11/2011 12:36:48

Haïti - Économie : La diaspora, premier marché-cible pour la Ministre du TourismeCette semaine, en marge du deuxième Forum des Affaires Québec-Haïti, à Montréal, Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre haïtienne du Tourisme, a expliqué que la diaspora (États-Unis, Canada, France) était le marché visé pour la première année, dans le cadre du développement touristique en Haïti « À court terme, il est clair que notre premier marché est la diaspora haïtienne. C’est ce type de tourisme, que nous pouvons développer pour l’instant en Haïti […] nous allons mettre en place un forfait touristique, des sites seront aménagés en conséquence […] Je vais travailler avec les hôtels existants. Je me propose de leur fournir un appui technique, pour aider à la standardisation du produit, parce que pour moi, la diaspora doit avoir un service de qualité » soulignant la nécessité d’identifier différents produits touristiques et des circuits autour des hôtels, afin de faciliter l’accès et le déplacement des touristes.
Elle a fait savoir également que des discussions étaient en cours avec les agences de voyages qui travaillent avec la clientèle de la diaspora et que leurs collaborations étaient essentielles, ajoutant que le Gouvernement haïtien de son côté, entendait réaménager et moderniser plusieurs aéroports régionaux afin de permettre l’accueil d’avions de 110 passagers.
Pour la Ministre, il ne fait aucun doute que les Ambassades et les Consulats auront à jouer un rôle important dans le développement touristique en Haïti, en mettant sur pied par exemple, une section culturelle et touristique proactive.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4223-haiti-tourisme-vibrant-plaidoyer-de-michaelle-jean.html
http://www.haitilibre.com/article-4211-haiti-tourisme-tour-d-horizon-sur-le-developpement-touristique-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4090-haiti-tourisme-allocution-de-la-ministre-du-tourisme-stephanie-balmir-villedrouin.html
http://www.haitilibre.com/article-3884-haiti-economie-le-tourisme-un-defi-a-la-pauvrete.html
http://www.haitilibre.com/article-3487-haiti-economie-suggestions-des-operateurs-touristiques-dominicains.html
HL/ HaïtiLibre

200 morts pour plus de 21000 nouveaux cas en octobre 2011

19/11/2011 03:36:00 Auteur(e) La Redaction

image

202 personnes sont mortes et 21 797 nouveaux cas de choléra ont été enregistrés durant le mois d’octobre en Haïti, a révélé l’Office de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA), citant un document du Ministère haïtien de la Santé publique et de la population (MSPP).

Seulement pour le mois de septembre, 185 personnes sont mortes et plus de 14 740 nouveaux cas ont été rapportés, souligne un rapport publié par l’organisme onusien.

Depuis le déclenchement de la maladie en octobre 2010, plus de 492 mille cas ont été répertoriés, et plus de 6 700 malades sont décédés.

Toutefois, une diminution constante du nombre de nouveaux cas de personnes affectées par l’épidémie de choléra peut être attendu avec la saison sèche (décembre 2011 -mars 2012), selon OCHA.

Cette diminution apporterait un certain soulagement à un moment ou le financement à court terme pour le choléra touche à sa fin, alors que certains financements à long terme ne sont pas encore disponibles, souligne l’organisme.

Actuellement, le nombre de cas quotidien s’élève à 500, contre 671 pour le mois d’octobre 2011 et 1 100 cas en juin dernier.

Le rapport fait état du caractère variable du taux de mortalité du choléra au niveau de certains départements, en dépit d’une moyenne de 1.4% au niveau national.

Le taux de mortalité est de 206 personnes pour 100 000 dans le département de la Grand-Anse (sud-ouest) et 37 pour 100 000 dans celui du Sud.

Actuellement, près de 550 milles personnes croupissent dans 802 camps d’hébergement dans des conditions d’assainissement et d’hygiène qui se détériorent sans cesse, ce qui est susceptible de constituer un cadre favorable à un éventuel rebondissement de l’épidémie dans le pays. [mm gp apr 18/11/2011 17 :00] AlterPresse

Haïti – Agriculture :

Les agronomes taïwanais aux côtés des riziculteurs haïtiens

19/11/2011 09:53:11

Haïti - Agriculture : Les agronomes taïwanais aux côtés des riziculteurs haïtiens« En Haïti près de la moitié de ce que mangent la population est importé. Près de 70% du riz consommé dans le pays est importé » explique Shui-Sung Hsiang, qui dirige la mission d’assistance technique de la coopération taïwanaise en Haïti, il croit que l’on pourrait inverser cette proportion. « Les riziculteurs pourraient en fait, produire 70% du riz consommé localement, ce qui laisserait un manque à combler. par l’importation, de seulement 30% […] Nous pensons que le pays a tout ce qu’il faut pour réaliser cet objectif.
Quand les Taïwanais sont arrivés [en 2009] dans la région de Torbeck, une petite commune du Sud d’Haïti, la production était faible. En moyenne, les agriculteurs arrivaient à faire pousser une à une tonne et demie de riz par hectare. Shui-Sung Hsiang et ses collègues estiment que les terres de la région ont la capacité de donner des rendements six fois supérieurs « Avant, on plantait beaucoup de riz, mais on en récoltait peu », raconte Jacques Jonas Charles, un riziculteur et Directeur d’une des associations locales. « Maintenant, grâce à l’assistance technique que nous recevons des taïwanais, nous sommes devenus de meilleurs agriculteurs. Nous nous occupons mieux de nos rizières, notre production a augmenté, nos revenus aussi,» dit-il.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. En moins de trois ans, la production a triplé. Une belle avancée, mais qui a également mis en lumière d’autres problèmes du secteur agricole haïtien. Les espaces d’entreposage sont inadéquats ou inexistants ce qui veut dire que les récoltes doivent être vendues très rapidement. La commercialisation présente aussi des difficultés parce que le pays ne possède pas de système structuré de distribution de sa production agricole « Parfois, on n’arrive pas à trouver d’acheteurs parce que le riz de tous les producteurs se retrouve sur les marchés de la région en même temps » explique Thélicène St-Félix, un riziculteur de Torbeck. 
C’est la raison pour laquelle la coopération taïwanaise s’est adressée au Programme Alimentaire Mondial (PAM). Les agronomes savaient que l’agence des Nations Unies travaillait à augmenter la quantité de nourriture produite localement utilisée dans ses programmes et a offert une partie de la production de Torbeck à un prix compétitif. « Quand vous avez une organisation comme le PAM qui participe au développement d’un projet comme le nôtre, ça aide à motiver les agriculteurs à continuer un travail souvent ardu » explique Pierre Jeune, le Chef des opérations de la coopération taïwanaise à Torbeck « Ils savent que leur produit trouvera preneur et qu’ils seront payés »
À l’été 2011, le PAM a acheté cinq cents tonnes de riz produit par les riziculteurs de Tolbeck. Le gouvernement du Canada a fourni les fonds pour cet achat avec comme condition que le riz soit utilisé dans les écoles, pour le programme de cantines scolaires.  
Le PAM, qui travaille sous la direction des autorités haïtiennes, estime que c’est la façon la plus efficace d’utiliser les achats locaux pour stimuler l’économie des communautés. Développer des liens entre les agriculteurs et les écoles où le PAM sert 1,1 million de repas chaque jour, encourage le développement de marchés compétitifs, contribue à augmenter les revenus des producteurs et permet d’améliorer la sécurité alimentaire des familles qui vivent de l’agriculture. C’est aussi un des objectifs du gouvernement. D’ici 2030, le Programme National de Cantines Scolaires veut offrir à tous les écoliers des repas quotidiens cuisinés avec des ingrédients locaux.
Pour aider les autorités à atteindre cet objectif et pour faciliter les achats locaux, le PAM a mis en place toute une série de mesures. Le processus d’appels d’offres a été modifié pour permettre aux petites associations d’agriculteurs de faire des soumissions pour une partie seulement de la quantité de nourriture demandée, celle qu’ils sont en mesure de produire. De plus, des séances de formations ont eu lieu dans les régions agricoles pour aider les producteurs à bien maîtriser chaque étape du processus d’appel d’offres, de la soumission à la livraison.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Sécurité :

700 policiers, recyclés, renforcés et formés

19/11/2011 08:29:44

Haïti - Sécurité : 700 policiers, recyclés, renforcés et formés700 policiers haïtiens du département de l’Ouest ont pu au cours des 2 derniers mois se recycler, renforcer leurs capacités ou acquérir de nouvelles connaissances en secourisme, techniques de sauvetage en mer et natation destinées plus particulièrement à la Garde-côtière, le BLTS ou la police administrative. La formation s’est déroulée à la Direction des Écoles et de la Formation Permanente (DEFP) par des instructeurs de la Police des Nations Unies (UNPol).
De nombreux policiers de la 20e et 21é promotions ont commencé à être recyclés, car au cours de leur formation initiale ils n’ont pas eu l’occasion de maîtriser l’ensemble des fondamentaux, ces promotions posaient problème aussi bien dans leur comportement, comme le non-respect des principes de base, que dans la manipulation de leur arme de service…
Au cours de ces cours de recyclage les jeunes policiers ont eu la possibilité de consolider leurs connaissances dans des domaines comme la rédaction de rapports, l’éthique et la déontologie, les règlements…
Au niveau des cours des cours de secourisme, actuellement 1,700 secouristes, 40 instructeurs et 5 maîtres instructeurs en secourisme de la PNH ont été formés, d’ici à avril 2013, la PNH devrait être autonome car elle disposera alors de 50 maîtres-instructeurs, 450 instructeurs et 7,000 agents formés en premiers secours par Ambulance Saint-Jean, dans le cadre d’un protocole d’entente entre la PNH, la MINUSTAH et l’ONG canadienne Ambulance Saint-Jean.
Une centaine d’agent devant intégrer le Bureau de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS) ont reçu une formation spécialisée, subdivisée en 4 volets, à savoir l’investigation criminelle de base accompagnée de notions sur les procédures pénales, l’identification des stupéfiants avec l’étude de l’aspect des drogues, les tactiques et stratégies sur le terrain intégrant la manière d’interpeller un suspect ainsi que l’armement et le tir avec des armes de divers calibres dans des circonstances différentes.
Du 10 au 14 octobre 2011, 59 hommes et 6 femmes garde-côtes ont reçu une formation en technique de sauvetage en mer à la Base navale Amiral Killick, leur quartier situé à Carrefour. Sous la supervision de 8 instructeurs de la Minustah ils ont appris les techniques de survie comme la position fœtale ou la grappe, les dangers liés à la mer, ils se sont également familiarisés avec l’usage et l’utilité des gilets de sauvetage, l’hypothermie et les premiers soins à prodiguer…
HL/ HaïtiLibre

Haïti en images à Lugano

Haïti en images, c'est bien sûr aussi des images du séisme de 2010.

Légende: Haïti en images, c’est bien sûr aussi des images du séisme de 2010. (Roberto Stephenson)

Par Gemma d’Urso, swissinfo.ch


Le Musée des cultures de Lugano (MCL) a choisi Haïti pour le 6e volet de son cycle d’expositions «Esovisioni». C’est la première fois qu’il propose le parcours et la recherche artistique d’un photographe contemporain. En l’occurrence ceux de l’Italo-Haïtien Roberto Stephenson.

«Notre travail avec Roberto Stephenson a commencé en 2009 à l’occasion d’une exposition sur Haïti organisée à Milan, explique Alessia Borelli, curatrice de l’exposition. Au départ, pour le MCL, il s’agissait d’exposer une série de portraits géants d’habitants de l’île ainsi que des paysages. Puis le tremblement de terre a donné une nouvelle dimension au projet et nous avons décidé d’y inclure une série de clichés de l’après-séisme.»

L’exposition qui a ouvert ses portes le 22 octobre à la Villa Ciani, le musée de la ville de Lugano, est ainsi divisée en cinq sections: «Portraits», «Port-au-Prince», «Tremblement de terre», «Tentes» et «Paysages». Toutes les photos ont été prises de 2000 à 2010 et, exception faite pour les séries «Tremblement de terre» et «Tentes», elles ont été réélaborées numériquement.

100 photos

Au total 100 photos en couleur ont été sélectionnées pour illustrer le parcours de Roberto Stephenson, photographe professionnel et globe-trotter qui a définitivement jeté l’ancre dans l’île de son père en 2000.
«Je n’étais pas vraiment attiré par Haïti que je connaissais pour y avoir passé des vacances dans ma famille paternelle, raconte-t-il. En 2000, j’habitais à Londres. J’y suis retourné sur l’invitation d’une de mes cousines qui me proposait de faire des photos pour un catalogue d’architecture et de design. En fin de compte, le catalogue ne s’est pas fait, mais à Haïti, j’ai connu celle qui allait devenir ma femme et je suis resté.»
Installée sur deux étages, l’exposition s’ouvre sur seize portraits géants dont neuf mesurent 2,4 m de haut sur 3,6 de large et sept de 1,80 m sur 2,70. Montés sur des châssis en bois, les visages sont ceux d’habitants de l’île, pêle-mêle jeunes et moins jeunes, beaux et moins beaux, noirs et métissés, un aperçu réaliste et sans fards.

Entre destruction et beauté

Les clichés des quatre autres sections ont tous une hauteur uniforme de 70 cm, mais une longueur variable selon les scènes immortalisées. Les photos de l’après-tremblement de terre sont frappantes. Elles révèlent toute l’ampleur du désastre qui a rendu cette île des Caraïbes plus misérable encore: destruction et désolation qu’un ciel presque toujours bleu cobalt ne suffit pas à rendre plus supportables.
La dernière section de l’exposition, «Paysages», rappelle cependant au visiteur qu’Haïti, c’est aussi une nature merveilleuse faite d’horizons infinis, de végétation luxuriante, de lacs scintillants.
«Les paysages sont intemporels. Ils donnent une idée de la grandeur de ces lieux et de la force intrinsèque de la nature vierge, dit encore Roberto Stephenson. En la photographiant, j’ai voulu nuancer cette image d’Haïti meurtrie par le séisme, misérable et détruite.»
L’exposition est à voir jusqu’au 26 février. Après Lugano, elle prendra le chemin de la Galerie Allegretti de Turin. Par la suite, les clichés des séries «Portraits» et «Port-au-Prince» seront inclus dans les collections permanentes du Musée des cultures installé à Villa Heleneum sur les rives du lac de Lugano.

Gemma d’Urso, swissinfo.ch
Lugano

Galeries photos

ImageFile_1320066594637

Haïti vu par Stephenson

Le photographe italo-haïtien Roberto Stephenson consacre une exposition à Haïti.


Roberto Stephenson

Né à Rome en 1964 de père haïtien et mère italienne.
Attiré par la photographie dès l’adolescence, après des études de graphisme en design, il se consacre principalement à la photo en devenant assistant dans un laboratoire professionnel, puis indépendant dès 1990.
Il visite plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Asie et s’établit à New York d’abord, à Londres ensuite, avant de s’installer définitivement à Haïti en 2000.
Lauréat de plusieurs prix internationaux, Roberto Stephenson expose en Europe, en Afrique, au Canada, en Amérique du sud et dans les Caraïbes.
En 2006, il fonde à Port-au-Prince le «Centre expérimental de communication visuelle» (MWEM).


Musée des cultures

Sis à la Villa Heleneum, à Castagnola, sur les rives du lac de Lugano, le Musée des cultures de Lugano a été inauguré en 1989 sous le nom de «Musée des cultures extra-européennes» dans la superbe demeure légué à la ville par l’artiste tessinois Serge Brignoni.
Sa collection d’objets provenant de civilisations extra-européennes, rassemblée de 1930 à la moitié des années 1980, constitue la collection permanente du Musée.
En 2007, à la suite de plusieurs changements au sein de la direction et après avoir risqué de fermer définitivement ses portes, le Musée est rebaptisé «Musée des cultures» et passe sous la houlette de la municipalité de Lugano. Depuis, il organise régulièrement des expositions de grande envergure.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :