vendredi 25 novembre 2011

25 Nov

Haïti – Éducation :

Martelly rencontre des étudiants et le recteur de l’UEH

25/11/2011 07:07:48

Haïti - Éducation : Martelly rencontre des étudiants et le recteur de l'UEHMichel Martelly, le Président de la République, accompagné du Premier Ministre Garry Conille, de quelques membres du gouvernement et du parlement haïtien, a rencontré ce jeudi, au Palais National, la plus haute instance de l’Université d’État d’Haïti (UEH) et un groupe d’étudiants représentant les différentes entités de l’UEH.
Le Chef de l’État, par cette réunion, entame le processus d’encadrement et de renforcement de l’Université d’État d’Haïti, l’une de ses promesses de campagne. Au cours de cette longue discussion avec les autorités de l’UEH, divers points ont été débattus, tels que l’état des lieux de la formation à l’UEH, son importance dans le développement du pays, l’intégration des jeunes gradués dans l’administration publique, l’implication directe de l’université dans les grandes décisions en faveur du changement, la capacité d’accueil de l’institution, etc…
« L’Université arrive de moins en moins à jouer son rôle », a indiqué Jean Henry Vernet, Recteur de l’UEH qui, tout en félicitant le Président Martelly pour cette noble initiative, croit nécessaire d’établir un cadre formel de coopération avec les institutions de l’État et de mettre en place un groupe de travail tripartite Gouvernement/Parlement/UEH.
Le Président de la République, tout en leur promettant son soutien, invite les responsables de l’institution à se mettre au travail en vue d’établir les nouvelles bases d’une université d’État, avec son propre campus, un curriculum moderne répondant aux exigences de développement, et un professorat qualifié.

L’UEH qui comporte en son sein plus de 25,000 étudiants, dont 13,000 à Port-au-Prince, avait perdu 80% de ses structures lors des événements du 12 janvier 2010.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

350,000 dollars pour la vallée de l’Artibonite

25/11/2011 08:42:05

Haïti - Reconstruction : 350,000 dollars pour la vallée de l'ArtiboniteJacques Rousseau, le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communication (MTPTC), Williams A. Allonce, le directeur de l’Office National du Cadastre (ONACA) et le général Jose Rosalvo Leitao DE ALMEIDA, représentant de l’agence brésilienne de coopération ont paraphé un contrat pour la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et le relogement de plus de 300 familles.
Ce contrat d’un montant de 350,000 dollars constitue la phase initiale du projet de construction d’une usine hydroélectrique dans la vallée de l’Artibonite à proximité de Mirebalais. Un projet déjà approuvé par les présidents haïtien Michel Martelly et brésilien Dilma Rousseff.
La signature du contrat s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Garry Conille, et de l’Ambassadeur brésilien en Haïti, M. Igor Kipman.
Le chef du gouvernement en a profité pour saluer l’amitié et la fraternité brésilienne après les évènements du 12 janvier 2010 et l’engagement du Brésil dans la coopération avec Haïti.
Le diplomate brésilien a, pour sa part, salué le courage du peuple haïtien et fait état de son optimisme pour l’avenir.
Notons que ce projet pour lequel le contrat est signé s’étendra sur une période de 6 mois. La première phase durera 3 mois et consistera en la délimitation de la zone de la vallée de l’Artibonite et la seconde, le relogement de plus de 300 familles qui habitent les quartiers environnants.
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Politique :

Steven Benoît salue la décision des députés

25/11/2011 09:33:47

Haïti - Politique : Steven Benoît salue la décision des députésLes sénateurs Steven Benoît et Pierre Francky Exius saluent la décision d’une vingtaine de députés, au lendemain du vote à la Chambre haute, de vouloir, à la rentrée parlementaire (deuxième lundi de janvier 2012) créer une commission chargée d’enquêter sur l’affaire du député Bélizaire.
Selon le sénateur Benoît la séance d’interpellation au sénat, de mardi soir, est belle est bien terminée mais un malaise persiste, certaines zones d’ombre sont toujours là, entre autres, pourquoi les trois agents de sécurité de l’Aéroport international Toussaint Louverture ont refusés de témoigner par devant la commission d’enquête du Sénat, alors qu’ils avaient accusé le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry Mayard-Paul, et ses gardes du corps d’avoir fait usage de la force ce 27 octobre, jour de l’arrestation arbitraire du député Arnel Bélizaire.
Le Sénateur Benoît indique également que l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) doit faire en sorte que ces 3 employés puissent s’expliquer par devant le Sénat, ajoutant que si c’est employés refuse, ils devraient être renvoyés de l’administration publique.
Le sénateur du Sud, Pierre Franky Exius partage l’opinion de son collègue de l’Ouest, Steven Benoît, qui dit espérer que la chambre des députés s’en tiendra à sa résolution et interpellera le Ministre de l’Intérieur en janvier, s’il ne remet pas sa démission avant précise le sénateur du Sud.
Le sénateur du Nord, Jean-Charles Moïse pense pour sa part que la Chambre basse, dès la prochaine rentrée parlementaire, doit accuser le président de la République car selon lui il est le principal responsable de l’arrestation du député Arnel Bélizaire.
Rapport de la Commission d’enquête :
http://www.haitilibre.com/article-4312-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-1.html
http://www.haitilibre.com/article-4313-haiti-affaire-belizaire-rapport-de-la-commission-speciale-d-enquete-partie-2.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4331-haiti-politique-nous-sommes-face-a-un-spectacle-de-bouffons-selon-himmler-rebu.html
http://www.haitilibre.com/article-4317-haiti-politique-garry-conille-assurera-l-interim-du-ministere-de-la-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-4316-haiti-affaire-belizaire-garry-conille-et-thierry-mayard-paul-ne-seront-pas-interpelle.html
http://www.haitilibre.com/article-4315-haiti-politique-le-secretaire-d-etat-aux-affaires-etrangeres-evite-l-interpellation.html
http://www.haitilibre.com/article-4311-haiti-flash-lettre-de-demission-du-ministre-de-la-justice.html
HL/ HaïtiLibre

Affaire Bélizaire :

Le premier ministre Gary Conille et le Conseil Supérieur de la PNH seront convoqués et non interpellés

Jeudi, 24 Novembre 2011 00:22

Selon le rapport modifié de la commission sénatoriale d’enquête sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire et adopté mardi soir par l’Assemblée des sénateurs, le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Thierry Mayard Paul ne sera plus interpellé. Sur demande des sénateurs, Joseph Lambert et Youri Latortue, cette recommandation de la commission a été rejetée par l’Assemblée.

Toutefois, le Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti, que dirige le premier ministre Gary Conille, sera convoquée « pour  expliquer son laxisme et sa faillite dans la gestion de l’événement qui a mis à nu la faillite de l’État », conformément aux recommandations de la commission sénatoriale d’enquête.

Des parlementaires questionnent le nombre de sénateurs ayant voté pour le retrait de l’article f, même dans le cas de la majorité des membres présents

Port-au-Prince, le 24 novembre 2011 – (AHP) -Le sénateur Kély C. Bastien,  a aporté jeudi son appui au groupe de sénateurs qui  défend la légalité du vote du 22 novembre en dépit des réverves de plusieurs collègues.
11 senateurs sur 21 ou 22 avaient voté en faveur du retrait d’un point du rapport d’une commission senatoriale qui réclamait l’interpellation du ministre de l’Intérieur
Le parlementaire a fait savoir que, selon les règlements intérieurs du Sénat, le vote d’un rapport se fait à la majorité absolue des membres présents.
Il a toutefois souligné l’importance de savoir avec certitude combien de sénateurs étaient présents. Certains disent 21 d’autres 22, a relevé Kély Bastien.
Cependant, le senateur Moïse Jean-Charles a souligné que même dans le cas où le nombre de senateurs presents étaient 21, ll faudrait trouver 12 votes favorables, soit la moitié plus 1. Or precise-t-il, 10 n’est pas la moitié de 21.
Pour ces raisons, Moïse Jean-charles affirme que le vote du 22 novembre est nul.

 

edito

Gagnant-gagnant

Faut-il acculer le président Michel Martelly ou l’aider à sortir de l’impasse Bélizaire ? La question peut paraître de trop alors que tout semble avoir été réglé au Sénat avec la commission d’enquête, la séance d’interpellation et, surtout, la démission du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Josué Pierre-Louis.
En fait, la guérilla continue et le président perd des plumes.
Dans l’opinion qui ne se remet pas de cette succession de revers de l’élu intronisé le 14 mai de cette année. Dans l’opinion encore qui découvre, effarée, jusqu’à quel point, dans l’entourage proche du président Martelly, il y a des attitudes peu compatibles avec l’Etat de droit et la démocratie. Dans l’opinion toujours où l’on désespère de revivre un énième épisode de pays bloqué.
Rien ne marche, rien ne se passe, ou si peu, qui va dans le sens des attentes.
Le gouvernement Conille n’est pas encore revenu de sa retraite sur la Côte des Arcadins. « Sitôt investi et déjà en retraite », ronronnent les mauvaises langues.
Et si deux ministres se débattent pour montrer qu’ils sont au travail, le gouvernement n’a pas encore délivré son plan d’action. La retraite n’a accouché ni de promesse ni de projet. Ou, sans doute, on nous cache le nom de cet enfant qui nous sortira des profondeurs de la déprime.
« Calmez-vous, Conille n’a-t-il pas droit à la période de grâce des cent jours ? », réclame un spectateur impartial.
« L’administration Martelly a pris trop de retard depuis mai pour s’offrir le luxe de la nécessaire mise au point qu’elle se paie », rétorque un citoyen pressé.
Le temps, le principal ennemi des gouvernements, lui, bouge.
Décembre arrive à grands pas. Le 12 janvier 2012 aussi. Le premier de Martelly, mais déjà le deuxième anniversaire du séisme. Et le tandem Martelly-Conille ne pourra pas dire qu’il n’avait pas le temps, n’a charge que depuis peu, quand sera fait le bilan des efforts réalisés par Haïti pour se reconstruire, se relever.
Avant décembre, il y a le forum sur l’investissement de la semaine prochaine, show médiatique et réelle opportunité pour le pays; le gouvernement devrait être en bon ordre pour y faire face. Avoir toute sa tête pour y faire belle figure. Pas seulement jouer au figurant concerné comme cela nous arrive souvent quand l’International déploie ses atouts.
Faut-il acculer le président Michel Martelly ou l’aider à sortir de l’impasse longue comme une avenue qu’est devenue l’affaire Bélizaire ?
Définitivement oui, il faut l’acculer pour que crise inutile jamais ne soit plus provoquée et l’aider de toutes nos capacités car de l’huile sur le feu brûlera nos chances, nos faibles chances, de vite nous relever.
Jouons gagnant-gagnant pour une fois.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

Pierre Louis Richardson atteint de 3 projectiles, Bernard Desgraff minimise

25/11/2011 13:02:00 Auteur(e) La Redaction

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Bernard Degraff

Le directeur général de l’Office d’Assurance Vieillesse minimise le climat de tension qui régnait hier mercredi au siège social de l’institution. Le calme a été vite rétabli suite à des pourparlers avec les protestataires, indique Bernard Desgraff. Cependant à la question de savoir si les nouveaux agents de sécurité qu’il a engagés sont de la compagnie de Clifford Mayard Paul, frère du ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, monsieur Desgraffes était évasif.

Alors que les informations faisaient état d’une situation de tension, depuis lundi, au  siège social de  l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse, le directeur Général de l’institution tente de tout minimiser. Pour Bernard Desgraffes, il n’y a pas lieu de dramatiser. Il s’agissait tout simplement d’un malentendu du à un manque de communication. Après une rencontre de quinzaine de minutes avec les protagonistes, tout était rentré dans l’ordre, laisse croire M. Desgraffes.

A la question de savoir si les nouveaux agents de sécurité engagés par l’institution sont de la compagnie appartenant à Clifford Mayard Paul, frère du ministre de l’intérieur, le patron de l’ONA préfère évoquer la nécessité de renforcer  la sécurité des lieux.

Alors que M. Desgraffes parle d’un retour au calme à l’ONA et que tout était rentré dans l’ordre, l’un des protestataires Pierre Louis Richardson a failli laisser sa peau, hier soir, au moment de regagner son domicile.  Des individus armés l’ont attaqué, il est atteint de 3 projectiles, mais sa vie ne serait pas en danger. Bernard Desgraffes, étant au courant de cette attaque, n’en a parlé que lorsque la question lui a été posée.

Présents à leurs postes, ce jeudi, les employés de l’ONA étaient sous le choc suite à l’attaque armée dont a été victime  leur collègue Pierre Louis Richardson. La situation a pu finalement revenir à la normale.

Vision 2000

Fin du malaise, Martelly se rabiboche avec le secteur privé

Le président de la République, Michel Martelly, a eu une rencontre de près de trois heures, « courtoise et fructueuse », avec des membres du Forum économique du secteur privé, ce jeudi, au palais national, a appris Le Nouvelliste.
Selon le porte-parole de la présidence interrogé par Le Nouvelliste, la rencontre n’était pas sur l’agenda du président et avait un caractère privé.
Cette réunion fait suite à une précédente, plus confidentielle, qui s’était déroulée, il y a deux semaines, à Belot, dans le cadre d’une retraite qui avait réuni le président, ses proches conseillers et des hommes d’affaires.
« La rencontre de ce jeudi était informelle. Il n’y avait pas d’ordre du jour de prévu ni de sujets prédéterminés. Le président Martelly avait tenu à rencontrer les membres du Forum du secteur privé pour entendre leur point de vue sur la situation du pays, pour parler de la création d’emplois et de Invest in Haiti, l’importante rencontre de la semaine prochaine », a indiqué, jeudi soir au journal, Grégory Mayard-Paul, qui y a assistée.
« Le président Martelly en a profité pour faire un tour d’horizon sur plusieurs questions. Ce fut une conversation courtoise et fructueuse », a déclaré au Nouvelliste Me Mayard-Paul, conseiller du président. « Tout le monde en est sorti satisfait », selon lui.
Même son de cloche du côté d’un homme d’affaires qui y a pris part.
« Depuis la retraite à Belot, nous avons fait de très grands pas dans la compréhension réciproque entre la présidence et le secteur des affaires. J’ai l’impression que le malaise qui existait avec certains éléments du secteur privé s’estompe. Nous allons certainement partir sur de nouvelles bases. La réunion a été positive et surtout prometteuse », estime cet habitué des rencontres avec les différents pouvoirs qui se sont succédés en Haïti ces vingt dernières années.
En plus d’avoir permis d’aplanir certaines difficultés et incompréhensions qui existent depuis l’entrée en fonction de l’administration Martelly, cette série de rencontres a permis de dégager la nécessite d’établir un « front haïtiano-haïtien » qui se propose d’être l’interlocuteur de la communauté internationale.
Cette intention de monter une équipe mixte public-privé intervient quelques jours avant le forum organisé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et alors qu’il y a des rumeurs que les bailleurs de fonds et amis d’Haïti ont tout un train de projets, des fois mis en place sans concertation véritable avec les acteurs haïtiens, qu’ils vont mettre de l’avant dans les mois qui viennent.
« Dans la perspective du 12 janvier, nous risquons, vu les faiblesses du gouvernement qui tarde à se mettre véritablement en place et au travail, d’être débordés par les initiatives, prises de bonne foi, par la communauté internationale. Nous nous devons d’épauler le gouvernement pour le bien du pays commun », estime un autre participant à la rencontre, qui lui aussi a tenu à garder l’anonymat.
En dépit de tout, les deux hommes d’affaires, qui ont accepté de faire part au journal de leur sentiment après la rencontre avec le président Michel Martelly, se disent confiant dans l’avenir.
« L’atmosphère était très, très cordiale et tout le monde a eu le sentiment qu’il y a une vraie volonté d’avancer de front. La conférence de la semaine prochaine débouchera sur des annonces tangibles de projets viables dans le secteur textile, le tourisme et sera un signal que nous repartons de bon pied », insiste l’un d’eux.
« En 2009, les Haïtiens étaient les grands absents des panels, on les avait oubliés. Cette année encore, ils seront surtout spectateurs. On doit compter sur les opportunités et fermer les yeux sur le fait que les organisateurs ont agi unilatéralement », ont déclaré en substance nos deux interlocuteurs qui regrettent que la BID et la Fondation Clinton, les deux organisateurs de la rencontre de la semaine prochaine, traitent, comme en 2009, les entrepreneurs haïtiens en parents pauvres.
Autre retombée attendue dans le réchauffement des relations entre le secteur privé et la présidence serait l’annonce prochaine d’une contrepartie haïtienne au Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et les investissements ou l’intégration de représentants du secteur privé dans le comité existant, avons-nous appris.
Le Premier ministre Garry Conille, le ministre du Commerce Wilson Laleau, ont aussi pris part à la rencontre qui s’est déroulée en absence de Réginald Boulos, président du Forum, qui est en voyage.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

La reconstruction d’Haïti menacée de paralysie à cause des querelles politiques

Publié par Associated Press le jeudi 24 novembre 2011 à 20h12.

La reconstruction d'Haïti menacée de paralysie à cause des querelles politiques

Bill Clinton, Michel Martelly. Eduardo Verdugo / The Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Près de deux ans après le puissant séisme qui a frappé Haïti, moins de la moitié des 4,6 milliards $US d’aide promise a été déboursée et les querelles politiques menacent d’interrompre brutalement la coordination des efforts de reconstruction.

Un comité chargé de superviser la reconstruction, co-dirigé par l’ancien président américain Bill Clinton, a été créé trois mois après le tremblement de terre de janvier 2010 qui a détruit une bonne partie de la capitale et fait un million de sans-abris.
Mais la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) est disparue en octobre après que les autorités haïtiennes eurent échoué à renouveler son mandat ou à créer une nouvelle agence pour coordonner les efforts de reconstruction.
Des responsables haïtiens affirment que 120 projets soumis à la CIRH restent en suspens. Les experts craignent que sans une commission pour superviser la reconstruction, les dons internationaux cessent ou que l’argent déjà promis ne soit pas versé parce que les donateurs craindront qu’il soit dilapidé.
«Sans la CIRH, les donateurs vont revenir sur leur parole, j’en ai peur», a dit Raoul Pierre-Louis, un ingénieur qui représentait les autorités municipales au sein du conseil d’administration de la CIRH.
Une responsable la Fondation William J. Clinton, Laura Graham, a indiqué que l’ancien président américain continuerait de demander aux donateurs d’honorer leurs engagements.
«Sans la CIRH ou une plateforme similaire, nous craignons que les donateurs ne soient plus présents», a dit Mme Graham lors d’une entrevue téléphonique. «C’est la principale préoccupation de M. Clinton: que les donateurs ne se détournent pas d’Haïti.»
Créer une nouvelle commission ne sera pas facile, pour les mêmes raisons qui ont mené à la mort de la CIRH. La proposition doit d’abord être acceptée par le Parlement, et les députés s’opposent régulièrement au président Michel Martelly sur plusieurs dossiers.
Mais les donateurs internationaux estiment qu’il est urgent de mettre sur pied une nouvelle commission.
«Nous appelons le président Martelly et le premier ministre (Gary) Conille à prendre les mesures nécessaires pour résoudre cette question rapidement et de façon efficace», a écrit Justin Broekema, porte-parole du ministère canadien de la Coopération internationale, dans un communiqué.
Le président Martelly a critiqué la commission lors de sa campagne électorale, mais il a ensuite changé d’idée. En juillet, lors de la septième réunion de la CIRH, il a annoncé qu’il voulait que son mandat soit renouvelé pour 12 autres mois en attendant qu’une entité haïtienne soit mise sur pied pour prendre la relève.
Selon la directrice exécutive intérimaire de la CIRH, Ann-Valerie Milfort, et le député haïtien A. Rodon Bien-Aimé, le président a soumis la demande au Parlement avant l’expiration du mandat de la commission. Mais les députés n’ont pas agi et la commission a été dissoute.
«Tout s’est passé sans cérémonie», a dit Priscilla Phelps, une experte du logement post-désastre dont l’entreprise a été recrutée par l’agence américaine de développement international (USAID) pour contribuer aux efforts de reconstruction en Haïti. «Jusqu’à la toute fin, les gens pensaient qu’il y avait une bonne chance pour que le mandat soit prolongé.»
La future commission qui devrait succéder à la CIRH est en cours d’élaboration par une équipe de transition et le premier ministre Gary Conille. Et certains travaux de reconstruction se poursuivent sur le terrain. Ce mois-ci, le président Martelly et les partenaires internationaux d’Haïti ont terminé l’évacuation d’un camp qui a logé jusqu’à 11 000 sinistrés. Il s’agissait de l’un des derniers projets approuvés par la CIRH avant sa dissolution.
Mais une reconstruction efficace sera difficile à mener sans un plan d’ensemble tel que celui promu par Bill Clinton et la CIRH.
«Les donateurs vont envoyer de l’argent, mais ils pourraient revenir aux mêmes anciennes pratiques dans lesquelles ils décidaient unilatéralement de ce qu’ils devaient faire», a estimé Raoul Pierre-Louis, ancien membre de la CIRH. «Il y aura de la reconstruction, mais ça nous prendra 20 ans plutôt que 10.»

Haïti – Social :

Rapatriement de 172 migrants haïtiens

24/11/2011 14:37:49

Haïti - Social : Rapatriement de 172 migrants haïtiensL’équipage du Cutter Vigorous a rapatrié 172 migrants haïtiens au Cap Haïtien, ce mardi.
Lors d’une patrouille vendredi, l’équipage d’un hélicoptère MH-60 Jayhawk de la Garde côtière a repéré un premier bateau à voile haïtien près des Bahamas. L’équipage du Confidence de la garde-côte a été détourné et a interdit à l’embarcation haïtienne de naviguer au nord de Punta Maisi, à Cuba. Les membres de l’équipage du Confidence ont distribués des gilets de sauvetage et embarqué à bord 60 migrants haïtiens.
Puis samedi lors d’une patrouille, l’équipage d’un hélicoptère MH-65 Dolphin de la Garde côtière a repéré un second bateau à voile haïtien surchargé près des Bahamas. Les équipages des bateaux de la gardes-côtes, Northland et Vigorous sont arrivés sur les lieux et ont distribués des gilets de sauvetage. L’équipage du Vigorous a embarqué les 112 migrants haïtiens à bord.
L’ensemble des migrants ont été plus tard transféré à bord du Vigorous pour être rapatrié. Une fois à bord du navire de la garde-côte, tous les migrants ont reçu de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux de base. Les migrants haïtiens, dont 45 femmes ont été remis à la Protection civile du Cap-Haïtien.
HL/ HaïtiLibre

Haïti/Université :

Inauguration demain vendredi du Centre Monseigneur Joseph Serge Miot

jeudi 24 novembre 2011 à 18:57

IMG_2253Le Révérend Frantzy Petit-Homme, Directeur de la Pastorale Universitaire de l’Archidiocèse de Port-au-Prince, a annoncé l’inauguration, demain vendredi, d’un restaurant universitaire pouvant desservir cent universitaires par jour.

Il sera ouvert au Centre Monseigneur Joseph Serge Miot, à Lafleur Ducheine, indique le responsable de la Chapelle St-François d’Assise de Jacquet, à Pétion-Ville (Sud-Est) de Port-au-Prince.

La Pastorale a,  dans une note, souligné le triste constat de centaines d’étudiants, dans la zone des centres universitaires, s’engouffrant sous des tentes de toiles pour prendre leurs repas du jour.

« Le centre a pour objectif d’offrir aux universitaires tout ce qui leur manque dans le milieu en vue d’étudier dignement. Ils y seront reçus tous les jours pour, entre autres : effectuer des recherches, se nourrir à des prix forfaitaires, participer ou organiser des conférences et lire », fait savoir le père Frantzy Petit-Homme.

Il faut dire que ce centre est le fruit de plus de dix ans d’efforts et de réflexion, a déclaré le prêtre qui dit espérer que d’autres volontaires viendront en appui à ce projet viable.

Pétion-Ville: le dilemme des marchés informels

Jeudi, 24 Novembre 2011 12:35 AL/HPN Nouvelles Economie

La région métropolitaine de Port-au-Prince est réputée pour sa kyrielle de marchés informels. Les débrouillards sont sans limite et s’installent n’importe où dans les rues au péril de leur vie. Quand ils ne s’installent pas sur les trottoirs, ils le font sans gêne aucune, dans le voisinage des résidences privées et/ou des bâtiments publics. De l’avis de plus d’un, la situation de misère du pays en est la principale cause.

Tout un commerce informel se développe aux abords de l’église protestant du Nazaréen de Pétion-Ville, situé à la rue Magny à proximité du cimetière désaffecté. Des produits de toutes sortes y sont installés. En veux-tu, en voilà !

Qui pis est, des marchandes de vêtements neufs et usagers, utilisent sans autorisation, la clôture de la façade de l’édifice spirituel pour exposer marchandises et autres attirails. Un véritable prêt-à-porter à l’entrée de l’église. Leurs propriétaires attendent en vain à longueur de journée des acheteurs qui ne viennent pas.

Des T-shirts de toutes les couleurs et des pantalons Jeans exposés sur la devanture du centre religieux, formant ainsi un ornement non approprié. Le décor projette une image désolante. Cette cohabitation forcée fait un mauvais contraste à la beauté architecturale du bâtiment. De plus, sur les murs de l’église sont également dessinés des graffitis et des affiches publicitaires non désirés par les responsables dudit temple.

Pourtant, l’église du Nazaréen est en pleine période d’assemblée permanente. D’ailleurs, un grand réveil annuel y a débuté depuis quelques jours autour du thème : « Rebâtissons le temple ». Le corps des dirigeants et les fidèles y viennent quotidiennement pour implorer l’esprit divin, mais avec beaucoup de tristesse. Car, ils constatent impuissants, les installations hideuses des marchandes qui enlaidissent l’entrée principale de l’édifice.

« Ah ! Nous avons sans cesse demandé aux gens de se déplacer, mais la démarche s’est révélée inutile. Au contraire, ils prétendent que nous sommes des serviteurs de Dieu qui les empêchent de survivre. À ces mots, nous sommes obligés d’abandonner, espérant vainement que les autorités concernées fassent preuve de responsabilité », a martelé un responsable de l’église du Nazaréen, interrogé par Haiti Press Network.

« Un jour, poursuit-il, j’ai vu une marchande s’installer ici. Puis, une deuxième. Vient ensuite une troisième. Et le lendemain, c’est déjà un nouveau marché qui se forme avec toutes ses conséquences négatives : bataclans, amoncellements et eaux puantes produits par les occupants informels de l’espace. »

En outre, à deux pas de l’église, a constaté HPN, s’érigent une montagne d’immondices dégageant une odeur nauséabonde. Des alluvions, des sachets d’eau, des canettes vides en aluminium et en plastique jonchent le macadam troué par endroit. Stagnent sur la chaussée, des eaux boueuses qu’empestent les narines.

Juste en face de l’église, deux pompes à essence de service. Des automobilistes qui y viennent pour faire le plein, immobilisent leur véhicule en dehors de toutes règles élémentaires de conduite automobile. Ajoutée à cela, une forte concentration de gens qui vaquent à leurs activités dans ce secteur, gênant ainsi la circulation automobile et piétonne dans cette agglomération.
Cette situation criante de marchés en pleine rue n’existe pas seulement à Pétion-Ville. C’est pratiquement le cas dans tout le pays, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Depuis son entrée en fonction, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, mène un combat de titan dans le souci de décongestionner certaines artères de la commune. Mais ces démarches se sont, jusqu’ici, révélées sans succès. Débrouillards et étalagistes semblent avoir gain de cause.
Alix Laroche
allalematin@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Lynchage aux Cayes et à Port-au-Prince

Les Cayes, le 24 novembre 2011 – (AHP) – Un homme repondant au nom de Pierre-Roland Amazan a éte lynché mercredi par un groupe d’individu à Laurent, 4ème section communale des Cayes (Sud).
la victime serait acusé d’implication dans lamort d’un cousin, Faubert Amazan, pourtant décéde dans un lit d’hôpital.
Ls autorités judiciaires ont déjà procédé à  plusieurs arrestations et émis plusieurs mandats d’amener.
A Port-au-Prince, un jeune hmme atteint jeudi  d’un projectile dans le quartier de pacot, a été achevé par des résidents   qui l’accusent d’avoir tenté de voler un cellulaire blackberry.

 

Haïti – Culture :

L’État faible. Haïti et la République Dominicaine

25/11/2011 12:52:18

Haïti - Culture : L'État faible. Haïti et la République DominicaineAujourd’hui à 17h00 à l’Institut français d’Haïti (IFH) sis au 99 ave Lamartinière, Bois Verna, aura lieu la vente signature de l’ouvrage « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » en présence de l’auteur André Corten, suivie d’une table ronde « L’État faible 25 ans après », animée par Guy Alexandre, ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Sabine Manigat, Laennec Hurbon, Rubén Silié Valdez, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti et André Corten.
L’ouvrage « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » fait place en annexe aux contributions d’intellectuels haïtiens et dominicains afin de compléter la réflexion : Guy Alexandre, ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Rubén Silié Valdez, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, Franc Báez Evertsz, Laënnec Hurbon, Wilfredo Lozano, Sabine Manigat, Marie-Blanche Tahon, Bridget Wooding.
André Corten dans « L’État faible. Haïti et la République Dominicaine » propose un regard comparé sur les deux pays qui se partagent l’île. Considérations et données statistiques à l’appui, Corten montre l’évolution des deux îles : les rapprochements et les écarts. L’auteur explique la complexité de la situation haïtienne. La désolation qui en résulte. Une solution aujourd’hui est hors de portée, semble-t-il. Quelle issue alors ? Une tutelle renforcée ? Ou une refondation en sortant la masse du peuple de son exclusion ?
En savoir plus sur André Corten :
André Corten est professeur de science politique et d’analyse du discours à l’Université du Québec à Montréal et chercheur associé à l’IRD (Institut de recherche sur le développement, Paris). Il a publié de nombreux ouvrages à Paris, Montréal, Londres et en Amérique latine portant sur les catégories politiques en formation dans les pays du Sud. Depuis ces trente dernières années, Corten suit l’évolution de la société haïtienne à laquelle il a consacré une vingtaine d’articles et des ouvrages dont « Diabolisation et mal politique », « Haïti : misère, religion et politique ».
HL/ HaïtiLibre

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