mardi 29 novembre 2011

29 Nov

Le chef de l’État annonce la création de

500 000 emplois

Mardi, 29 Novembre 2011 15:26 LJO/HPNBottom of Form

clip_image001Le président haïtien Michel Martelly a annoncé mardi à l’ouverture du forum des investissements la création de centaines de milliers d’emplois dans le pays au cours des trois prochaines années.

« Mon gouvernement s’engage à créer 500.000 emplois dans le pays en 36 mois », a lancé le président dans son discours à l’ouverture du forum qui réunit près d’un milliers d’entrepreneurs étrangers et Haïtiens dans le forum « Invest in Haïti » organisé de concert avec la BID et la Fondation Clinton.

M. Martelly qui a encouragé les hommes d’affaires à investir en Haïti a assuré que de son côté, le gouvernement allait travailler pour créer  un environnement favorable aux affaires en prenant des mesures incitatives pour les entrepreneurs.

« Nous vous invitons à faire des affaires en Haïti, à tirer des avantages tout en rendant Haïti prospère », a déclaré le président qui s’exprimait en anglais.
Il a également souhaité qu’un climat d’apaisement s’installe dans le pays afin de favoriser les affaires.

 

Haïti – Reconstruction :

Inauguration de la Route Nationale #1
29/11/2011 12:47:07

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La Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Gouvernement haïtien ont annoncé hier la remise de travaux de réhabilitation du tronçon de Titanyen à Saint Marc de la Route Nationale #1, et lancé une campagne pour la sécurité routière. La Route Nationale #1 relie la capitale Port-au-Prince au département du Nord, et plus d’un quart de la population haïtienne habite sur ce corridor, en faisant l’une des voies les plus fréquentées du pays.

La réhabilitation de cette route nationale, permettra de réduire le temps de déplacement de 50%, permettant aux personnes et aux commodités de circuler plus rapidement. C’est la compagnie dominicaine Estrella qui a exécuté les travaux de réhabilitation.

Le Président Michel Martelly présent à la cérémonie d’inauguration a déclaré «… je participe à cette cérémonie de réfection du tronçon Titayen / Saint-Marc afin surtout de féliciter et de remercier pour un travail bien fait, tous ceux qui d’une façon ou d’une autre, ont permis de le réaliser. J’apprécie en effet, que tous les acteurs, au niveau du financement, de l’élaboration et de l’exécution du projet, aient souscrit aux obligations du cahier des charges et je considère l’œuvre réalisée comme un exemple à suivre, si la coopération multilatérale, se veut vraiment efficace et axée sur la satisfaction des besoins des zones desservies. »

De son côté, Luis Alberto Moreno, le Président de la BID a déclaré «…c’est avec un énorme plaisir que je suis ce matin parmi vous pour la remise des travaux de la réhabilitation de la RN1 et pour le lancement de la campagne de communication de la sécurité routière. Je suis extrêmement fier que la BID soit un partenaire du gouvernement et du peuple haïtien dans ces deux importantes initiatives pour le développement du pays […] financé grâce à une donation de 137 millions de dollars de la BID [incluant la collaboration du gouvernement du Canada via ACDI] »

L’ingénieur Jacques Rousseau, Ministre des Travaux Public, Transports, Énergie et Communications a apporté quelques précision sur ces imposants travaux «… ce tronçon de la Route Nationale #1, qui va de Titayen et arrive à Saint Marc, totalise 71 kilomètres. La largeur de la chaussée est en moyenne de 7 mètres, il y a des accotements de 1.5 mètres de chaque côtés… […] il y a eu également d’importants travaux de drainages, environ 27 kilomètres de fossés maçonnés et environ 15,000 m3 de gabions, ont été posé dans les différentes rivières […] il y a eu des travaux de trottoirs qui ont été réalisés dans les villes […] car contrairement à la RN2, la RN1 traverse des villes […] donc, environ 9,000 m2 de trottoir qui ont été réalisé […] en plus de la stabilisations des talus […] »

La BID est le premier donateur multilatéral d´Haïti. Les infrastructures pour le transport représentent une des plus importantes composantes du portefeuille de la Banque pour le pays, lequel s’élève à 1 milliard de dollars.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Tourisme :

Marriott International ouvrira un hôtel de 173 chambres à Port-au-Prince

29/11/2011 09:10:08

clip_image005Marriott International a annoncé hier qu’elle ouvrira un hôtel Marriott de 173 chambres à Port-au-Prince pour un investissement de 45 millions de dollars, sous contrat de gestion en partenariat avec le groupe Unigestion Holding S.A., une filiale de Digicel Group Ltd. En plus de créer 175 nouveaux emplois, Marriott va investir dans la formation d’hospitalité qui profitera au secteur du tourisme en Haïti.
Digicel Group est responsable de la conception et de la construction de l’hôtel et Marriott International, Marriott Hotels & Resorts en tant que partenaire opérant, sous un accord de gestion à long terme.
La construction devrait débuter en 2012, l’ouverture est prévue à la mi-2014.
Le Marriott de Port-au-Prince sera situé dans la zone du Haut Turgeau et offrira 168 chambres et cinq suites avec des équipements, des commodités et fonctionnalités portant la signature « Marriott », y compris la literie haut de gamme, Internet haute vitesse (LAN et sans fil) et des téléviseurs à écrans plats. Côté restauration, un restaurant décontracté, un lobby bar, un salon et un service de chambre 24/24. L’hôtel comprendra environ 428 m2 d’espace modulable pour des réunions, un centre de fitness de 150 m2, piscine, et diverses boutiques.
Ce nouvel hôtel va ajouter 173 chambres aux 500 chambres d’hôtel opérant dans la capitale, répondant à un besoin d’hébergement et d’espace de réunion tant nécessaire pour les voyageurs d’affaires, les organisations non gouvernementales, les équipes de reconstruction, les institutions financières et les visiteurs.

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La Fondation Clinton a travaillé en collaboration avec Marriott et Digicel pour développer ce projet. La Fondation a mis en contact Marriott et Digicel, connaissant leurs intérêts mutuels dans le secteur de l’hôtellerie, a visité les sites de constructions et facilité l’introduction du projet auprès du gouvernement haïtien et de l’Association du tourisme haïtien. « Ce nouvel hôtel sera un symbole du redressement d’Haïti, en fournissant des emplois nécessaires à la population haïtienne et encouragera les étrangers à visiter, investir et travailler à Port-au-Prince », a déclaré l’ex Président Clinton. « Ma Fondation a travaillé à la fois avec Marriott et Digicel, et les a encouragés à former ce partenariat. Leur investissement prouvent qu’Haïti est ouverte aux affaires et sur le chemin de la reprise économique. »
« Haïti a grand besoin d’hôtels de qualité aujourd’hui, et pour l’avenir », a déclaré Arne Sorenson, Président de Marriott International et Directeur d’exploitation. « Cet hôtel est un signal de plus qu’Haïti est ouverte aux affaires. C’est ce que nous disons au monde aujourd’hui dans le cadre de notre annonce. Bien sûr, c’est un objectif à long terme avec des besoins énormes qui doivent encore être respectées, mais nous croyons que nous pouvons faire une différence en Haïti, en injectant des capitaux, créer des emplois et développer le talent humain, qui peut aider à lever ce pays au fil du temps, pour qu’il reprenne sa juste place comme l’une des principales destinations des Caraïbes […] Marriott a une reconnaissance particulière pour nos collaborateurs haïtiens, dont 1,000 travaillent dans nos hôtels du Sud de la Floride, qui nous ont exhortés à faire ce que nous connaissons le mieux en Haïti et construire cet hôtel. »
Le Président et fondateur de Digicel, Denis O’Brien, a commenté: « Travailler avec Marriott International pour amener le marque Marriott Hotels & Resorts en Haïti communique la confiance dans les perspectives du pays et est un grand pas vers l’attraction d’investissements à plus long terme dans le pays. »

S/ HaïtiLibre

 

Michel Martelly au Venezuela ce jeudi

 

Le président Michel Martelly laisse le pays ce jeudi à destination du Vénézuela, avons-nous appris. Il aura des réunions avec les autorités vénézueliennes en vue de renforcer la coopération entre les deux pays. Le Vénezuela, offre des crédits à Haïti pour l’achat de produits pétroliers à travers le programme pétrocaribe. WPC/LM

 

Haïti – Économie :

Ouverture du Forum sur l’investissement en Haïti
29/11/2011 08:12:01

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères annonce l’ouverture ce mardi, de la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, les 29 et 30 Novembre 2011.
« Invest in Haïti » veut mettre l’accent sur certaines opportunités qu’offre le pays notamment dans les domaines de la fabrication de vêtements, du tourisme, de l’agro-alimentation et des secteurs d’infrastructure. L’objectif de ce forum est de permettre aux représentants des diverses entreprises internationales d’identifier les fenêtres d’opportunités en terme d’investissement en Haïti, de dialoguer avec les partenaires haïtiens, les clients et fournisseurs potentiels, prendre connaissance des lois du marché et conclure des accords profitables aux différents groupes.
Une trentaine de pays et environ 500 participants et investisseurs y prendront part. Ce Forum sur l’Investissement sera co-présidé par le Président Martelly, le Président de la Banque Inter-Américaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno et l’ex-Président américain Bill Clinton.
Parmi les autorités haïtiennes qui devraient intervenir lors de l’événement : le Premier Ministre Garry Conille, le Ministre  de l’Économie et des Finances André Lemercier Georges, le Ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, le Ministre des Travaux publics Jacques Rousseau, le Ministre d’Agriculture Hébert Docteur, la Ministre du Tourisme Stephanie Balmir et le Ministre du Commerce Wilson Laleau.
Parmi les intervenants du secteur privé et de la Société Civile citons entre autres : Joey Adler (PDG de Diesel Canada et Fondatrice de la Fondation ONEXONE), Donna Karan (Fondatrice d’Urban Zen), Frank Rainieri (PDG de Grupo Puntacana de la République dominicaine), Dennis O’Brien (Président de Digicel), Juan Esteban Orduz (Président de la Fédération colombienne du café), Bradley Horwitz (PDG de Trilogy International), Duncan Dee (vice-Président d’Air Canada), Kathleen Matthews (vice-Président exécutif de Marriott International), Kofi Taha (Directeur associé du D-Lab au MIT), José Andrés (Fondateur de Think Food Group et World Central Kitchen) et Sean Penn (Fondateur de JP Haitian Relief Organization).
Mercredi, les participants étrangers [d’Amérique latine et Caraïbes, d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe] pourront participer à des entretiens d’affaires avec leurs homologues haïtiens.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Discours de Laurent Lamothe au Forum «Invest in Haïti»
29/11/2011 10:58:43

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères a prononcé un discours devant plus de 500 participants et investisseurs lors de la première journée de la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient présentement à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, jusqu’au 30 Novembre 2011.

Discours de Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères :

« Son Excellence le Président Michel Martelly,
Monsieur le Premier ministre, Garry Conille,
Son Excellence M. William J. Clinton, co-président du Conseil consultatif présidentiel sur la croissance économique et l’investissement,
M. Luis Alberto Moreno, président de la Banque interaméricaine de développement,
Chers membres du Gouvernement d’Haïti,
Chers membres du Corps diplomatique et Représentants des Organisations Internationales,
Chers membres des secteurs privé national et international,
Chers membres de la société civile,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, laissez-moi remercier les partenaires de la Communauté Internationale et nos amis du secteur privé, pour leur engagement vis-à-vis le besoin urgent d’investissements en Haïti. Je me réjouis de l’idée d’avoir ce forum pour discuter des problèmes et de rechercher les solutions appropriées. Je suis profondément convaincu qu’à la fin, ces discussions nous donnerons l’occasion de voir de plus près, l’énorme potentiel du pays pour les investissements privés directs.

Mesdames et Messieurs,

Pendant longtemps, la République d’Haïti était un pays fermé à cause de l’instabilité politique et sociale. Personne, aucun homme d’affaires n’aurait pris le risque de venir ici pour investir son capital dans une sorte de lieu indiscipliné et sans loi. Maintenant, il faut admettre que les temps ont changé et qu’il y a maintenant un cadre, pour que les entreprises se développent : les élections ont eu lieu; un gouvernement stable et crédible est actuellement en place; l’État de Droit est rétabli. Nous avons jeté les bases d’une gouvernance politique et économique saine, exempte de corruption, sans « paperasserie bureaucratique. »

Maintenant Haïti est ouverte aux affaires.

Oui, il est vraiment impératif, que nous ouvrions nos portes aux entreprises. Nous devons le faire en raison de l’étroite relation entre la croissance nationale et la participation d’un pays dans l’économie mondiale.

Quand nous disons solennellement : – Bienvenue aux investisseurs -, nous sommes profondément convaincus que, pour changer ce pays, nous devons ouvrir les bras pour accueillir les hommes d’affaires de partout dans le monde. C’est un changement de mentalité. C’est un nouveau paradigme, une nouvelle approche dans les affaires du gouvernement. En cela réside la clé de notre succès.

Jetons un regard sur la réalité actuelle : la « success story » d’entreprises comme DIGICEL et Royal Caribbean est un excellent exemple de ce que les capitaux étrangers peuvent faire en Haïti, comment les capitaux étrangers peuvent prospérer en Haïti.

Maintenant, je voudrais partager avec vous quelques chiffres et quelques informations qui sont très éloquents. Les chiffres et les informations parlent d’eux-mêmes. Ils montrent les avantages dont notre pays jouit comme un nouveau havre pour les investissements directs étrangers (IDE).

Selon une enquête de 2010 sur les conditions de vie en Haïti, réalisée par l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI), sur une population totale de 10,085,214 habitants, la population active s’élève à 65,7% et 48,5% de ces derniers sont entre 15 et 35 ans.

Nous bénéficions également d’un pourcentage relativement élevé de personnes alphabétisées (54,1%). Et 75,4% de ces personnes ont entre 15 et 29 ans.

Cela signifie que nous avons une main-d’œuvre très jeune et qualifié.

Outre ces données sur la population active haïtienne, voyons d’autres possibilités que nous offrons.

Premièrement, Haïti a une position particulière sur la scène mondiale. Le pays bénéficie de la proximité et un accès préférentiel unilatéral, au plus grand marché du monde, le marché américain. Basé sur cette préférence inscrite dans deux pièces de législations (l’opportunité hémisphérique haïtienne à travers l’encouragement au partenariat Loi de 2006 et de 2008, HOPE Act I and II), basé sur cette préférence, je vous le disais, Haïti peut exporter des produits textiles et des vêtements et divers autres produits en franchise de droits et sans obligation de réciprocité, quelle que soit la nationalité du capital à partir de laquelle la production est obtenue.

Je le répète, Mesdames et Messieurs, quelle que soit la nationalité du capital à partir de laquelle la production est obtenue.

Deuxièmement, Haïti a, en vertu de l’initiative canadienne, une préférence commerciale unilatérale d’exporter vers la deuxième économie en importance dans la région (Canada) exonérés de droits de douane indépendamment de l’origine du capital.

Troisièmement, Haïti, membre du Marché commun des Caraïbes (CARICOM) depuis 2002, a signer le 11 Décembre 2009, l’Accord de Partenariat Economique (APE) entre le CARIFORUM (CARICOM + République Dominican) et l’Union européenne.

Malheureusement, le séisme a eu lieu un mois plus tard, donc la ratification de l’accord ne s’est pas produite. Selon ce que je sais, le processus de ratification est en cours. Cet accord est fondé non seulement sur les tarifs, mais aussi sur les services et les investissements. Ainsi, il représente une garantie pour l’investissement étranger direct (IED).

Enfin, en tant que membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Haïti a fait, au niveau du système commercial multilatéral, des engagements fermes pour fournir de solides garanties pour les investissements dans les secteurs liés au tourisme (hôtels et restaurants), la construction et la finance.

Mesdames et Messieurs,

Après le séisme de Janvier, 2010, nous avons tout un pays à construire. Haïti est entourée d’îles qui sont encore vierges, prêtes à être rationnellement exploitées. La création du parc industriel dans le Nord, la refonte du Centre de facilitation des investissements (FCI) afin de mieux jouer son rôle, notre momentum de faire appel aux pays de la région en tant que partenaires potentiels, notre momentum de négocier avec les sociétés multinationales (industries d’assemblage, les sociétés d’énergie, les entreprises de collecte d’ordure etc…), la volonté de dynamiser le marché de l’immobilier grâce à la construction de condominiums, hôtels, etc…, tout cela, montre la volonté de notre gouvernement à changer le cours traditionnelle de l’action.

Maintenant, je suis sûr que vous allez me poser des questions sur les préoccupations de sécurité que les hommes d’affaires peuvent avoir sur la sécurité de leurs investissements ici. Laissez-moi vous dire ceci : à partir de maintenant, je commence à aborder la question de la sécurité en lançant des discussions avec nos principaux partenaires stratégiques pour leur demander de collaborer avec nous dans le processus de professionnalisation de la Police nationale haïtienne (PNH).

Devons-nous renforcer et allonger la période de formation et d’augmenter la taille de la force ? Nous le ferons.

Nous ferons tout le nécessaire pour avoir une force de police hautement professionnelle, capable d’assurer la sécurité et la Paix sur tout le territoire national.

Comme je vous l’ai dit, je viens juste de commencer les négociations vers cet objectif à travers nos canaux diplomatiques traditionnels.

Mesdames et Messieurs,

Le point est que notre nouveau paradigme basé sur la diplomatie d’affaires et d’investissement, constitue une véritable stratégie de développement. Les pays amis de la région en supprimant les barrières commerciales stimule les échanges intra-zones, créé un climat propice à l’investissement et promouvoient l’intégration dans une économie mondiale plus ouverte. Le résultat final, est de plus en plus d’emploi au profit des nombreuses personnes défavorisées des bidonvilles et dans les campagnes.

«Diplomatie des affaires,» comme j’appelle cette nouvelle initiative, car elle favorise la croissance et l’emploi, conduit inévitablement à des politiques d’inclusion car elle prend en compte les besoins urgents des populations pauvres et s’engage à améliorer leur accès aux services sociaux de base, comme l’éducation, l’électricité, la santé, l’eau potable etc…

L’essentiel est notre volonté, notre ferme détermination à défendre et à mettre en œuvre le changement dans ce pays. Franchement, nous sommes déterminés à diriger le pays d’une manière nouvelle, dans un style moderne. C’est avec une grande fierté que je tiens à réaffirmer ma détermination à capitaliser sur toutes les voies diplomatiques pour promouvoir les investissements dans tous les secteurs de la vie nationale comme un élément d’une croissance économique plus large et d’un plan de développement.

Merci pour votre attention. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4363-haiti-economie-les-chambres-de-commerce-d-haiti-absentes-du-forum-invest-in-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4361-haiti-economie-ouverture-du-forum-sur-l-investissement-en-haiti.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Les chambres de Commerce d’Haïti «absentes» du forum «Invest in Haïti»
29/11/2011 10:14:20

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Alors que s’est ouvert aujourd’hui la seconde édition du Forum sur l’investissement en Haïti « Invest in Haïti » qui se tient à Port-au-Prince, à l’hôtel Karibe, la Chambre de Commerce et des Industries d’Haiti (CCIH) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-canadienne (CCIHC) déplorent qu’elles n’ont pas été impliquées et ne soient pas directement représentées dans cet évènement de grande envergure.
Hervé Denis / président de la la Chambre de Commerce et des Industries d’Haiti (CCIH) :
«… la Chambre n’a pas été, disons, partie prenante de ce Forum, ce que nous déplorons. En générale nous appuyons toujours ce genre d’événement quand il s’agit d’activités économiques ou le développement d’Haïti, nous les voyons toujours d’un bon œil, mais nous aurions souhaité être partie prenante et y participer d’une manière beaucoup plus active.
Pourquoi notre non participation? C’est une question d’erreur logistique, peut-être un manque d’informations est-ce que cela a été fait avec les parties qui sont directement impliquées avec Haïti? Je ne sais pas […] nous avons participé activement d’en d’autres forum et avec l’Université Laval sur le tourisme et le développement durable et le patrimoine, c’était très bien, nous étions récemment au canada avec le forum Haïti-Québec […] je voyais un peu mieux que ce que j’ai là… C’est malheureux […] Ça ne veut pas dire que nous sommes contre le forum, mais nous avons avec nous le secteur privé et aussi des choses à dire et je crois, qu’il aurait été plus correcte qu’il soit directement impliqué. […] Je pense également, qu’il est temps que l’on développe une culture de résultats, avec un échéancier d’actions, qu’on nous dise exactement dans combien de temps des actions concrètes vont être posées […] on aimerait avoir un peu plus d’actions et moins de colloques… »

Frantz Liautaud, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-canadienne (CCIHC) :
«… notre perception c’est que ce forum est un peu le suivi de celui d’octobre 2009, qui avait mobilisé beaucoup d’intérêt des haïtiens, d’entrer en contact avec ceux qui souhaitent venir investir en Haïti. Malheureusement quelques mois après nous avons eu le séisme qui a paralysé tout ces efforts […] je suppose que la BID a voulue, deux ans après, relancer la dynamique sur Haïti dans un contexte de nouveau gouvernement installé, de changement de paradigme dans le pays et je crois que c’est une bonne chose.
[…] je souhaite que cette fois-ci, très rapidement, l’on puissent se mettre à l’œuvre et que des investissements réels, générateurs d’emplois de qualités dans ce pays, puissent voir le jour le plus tôt possible. Quant il s’agit de parler en bien de notre pays et d’inviter des investisseurs […] à venir voir les possibilités qui existent en Haïti, je ne pense pas qu’il n’y a rien de trop aujourd’hui. Mais, les résultats sont là, rien n’a été fait… Il faut reconnaitre que le séisme a un peu bloqué la progression des choses, ensuite il y a notre lenteur à mettre un peu d’ordre dans notre maison, à revenir à un gouvernement constitutionnellement élu qui puisse enfin, commencer à travailler, tous ces mécanismes là, sont enfin en place aujourd’hui et je crois, que le timing est excellent.
Il y a des membres de la Chambre qui seront là en observateurs à la recherche de contacts […] nous ne sommes pas là en tant que Chambre de Commerce  Haitiano-canadienne […] selon nos informations, il y aurait eu plus d’inscrit que de places disponibles […] mais certainement, nos membres ce sont inscrits en tant qu’investisseurs, en tant qu’hommes d’affaires dans le pays, à la recherche d’opportunités et pour venir entendre ce qui ce dit…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4361-haiti-economie-ouverture-du-forum-sur-l-investissement-en-haiti.html
S/ HaïtiLibre

 

Des investisseurs étrangers sont prêts à s’installer en Haïti

clip_image010Au moins 5 grandes entreprises internationales annonceront des investissements immédiats en Haïti promet le secrétaire exécutif du conseil consultatif, Karl Jean Louis.
Les annonces coïncideront avec le coup d’envoi du forum" Invest in Haïti " lancé à partir de ce mardi par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Fondation Clinton pour le développement.
Plus de 400 entrepreneurs haïtiens et étrangers participeront aux débats qui permettront de mettre en évidence les potentialités d’Haïti dans plusieurs secteurs notamment l’industrie textile, l’agroalimentaire, les infrastructures et le tourisme. Karl Jean Louis ne se fait pas d’illusion. Tous les participants au forum ne sont pas prêts à investir à court terme en Haïti. Certains d’entre eux n’ont fait le déplacement que dans le cadre d’une tournée d’exploration. Si une quinzaine de grand projets d’investissements sont annoncés après le forum ce sera un succès, prévient M. Jean Louis.
Le secrétaire exécutif du conseil consultatif est optimiste tout en étant conscient que de nombreux obstacles se dressent face aux investisseurs étrangers et haïtiens. Il soutient que tous les acteurs de l’exécutif et du législatif doivent contribuer notamment à réduire le temps pour la création d’une entreprise.
Des membres du secteur privé haïtien déplorent une certaine mise à l’ ecart par le comité organisateur. Le président de la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Hervé Denis et le président de la chambre haitiano-canadienne de commerce, Frantz Liautaud, indiquent que leurs associations patronales ne participeront pas au forum.
Le ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau, explique cette situation par l’absence de gouvernement pendant plusieurs mois. Le gouvernement étant l’interlocuteur privilégié des organisateurs. Toutefois des entrepreneurs membres de la CCIH et de la chambre haitian0-canadienne participeront en tant qu’observateur au forum.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

Quel avenir pour la CIRH ?
28/11/2011 14:02:47

clip_image011Plus d’un mois après l’expiration du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), les autorités haïtiennes se disent préoccupées par le renouvellement du mandat de cette Commission. Les Parlementaires restent divisés, certains se disent favorables à une modification de la CIRH, d’autres estiment qu’il faut créer une nouvelle structure haïtienne. De son côté, la Communauté internationale appelle, au travers de ses représentants, le Président Martelly et le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, à prendre les mesures pour résoudre cette question rapidement.
D’après Laura Graham, une responsable de la Fondation Clinton, l’absence de prorogation du mandat de la CIRH laisse craindre que les donateurs s’éloignent d’Haïti. « C’est la principale préoccupation de M. Clinton : que les donateurs ne se détournent pas d’Haïti » a-t-elle soulignée, même si l’ex Président Clinton, a déclaré qu’il continuerait à demander aux donateurs, d’honorer leurs engagements.
Le Chef de l’État à déclaré vendredi dernier
«… de notre côté, nous pensons que la CIRH doit continuer d’exister pour au moins un autre douze mois, afin de nous faciliter à trouver l’argent de la main des pays amis et continuer à consolider ce que nous avons besoin, parce qu’ils [les pays amis] considèrent la CIRH, comme une entité sérieuse.
La CIRH a été établie parce que les pays donateurs pensaient, que c’était le meilleur canal pour faire entrer l’argent dans nos mains. Donc, nous-mêmes, l’État, nous allons continuer à demander ça. Mais nous ne pouvons pas demander, que le mandat de la CIRH aille au-delà d’une autre année, pour la simple et bonne raison, qu’il est temps que nous renforcions nos institutions. […] aujourd’hui nous avons besoin d’avancer vite…»

Si le Président tient à proroger, d’une ultime année, le mandat de la CIRH, il devra convaincre le Parlement de lui donner la majorité lors du vote décisif, afin d’éviter un échec aux conséquences imprévisibles, mais sans aucun doute négatif pour le pays. Compte-tenu du climat tendu, entre l’Exécutif et le Législatif, ce vote est loin d’être acquis…

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4127-haiti-cirh-la-prorogation-du-mandat-de-la-cirh-sous-les-critiques.html
http://www.haitilibre.com/article-3436-haiti-reconstruction-martelly-demande-le-renouvellement-de-la-cirh.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Daniel Supplice rencontre la diaspora aux États-Unis
29/11/2011 14:25:51

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Depuis samedi, Daniel Supplice, le Ministre à la Présidence, chargé des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) est en voyage officiel aux États-Unis, pour rencontrer des représentants des communautés haïtiennes de la diaspora.

Samedi le Ministre Supplice a rencontré plusieurs personnalités de la communauté haïtienne de New York. Samedi matin il a visité l’Église «Baptiste Croisade des Pêcheurs d’Hommes » à Brooklyn où il s’est entretenu avec le Pasteur Nicholas, de sa vision de faire du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), une institution de service. Le Pasteur en a profité pour présenter son cahier de demandes au Ministre dans lequel il souhaite la mise en place d’un service qui pourrait fournir sur place, des documents administratifs tels que : acte de mariage, acte de naissance… en cas de perte.

Un peu plus tard, le titulaire du MHAVE, accompagné de M. Charles A. Forbin, Consul Général de New York, a accordé une interview à un journaliste de Radio Soleil ou il a défini la mission de son Ministère et établi ses limites par rapport à d’autres institutions de l’État comme les Ministère des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale. Dans la soirée, M. Supplice s’est entretenu avec M. Audry du YMCA a qui il a promis de se rapprocher davantage de la diaspora et indiqué que d’autres voyages étaient déjà prévus, en République dominicaine et aux Iles Turcs & Caicos en décembre prochain avant un retour en Amérique du Nord en janvier 2012.

Dimanche dans la soirée, le Ministre s’est entretenu avec Carrie Solages, législateur démocrate d’origine haïtienne, nouvellement élu dans l’État de Long Island et Rosemonde Pierre-Louis, Vice-présidente de la municipalité de Manhattan. Les discussions ont portée sur la nécessité de maintenir une relation étroite avec les élus et autres personnalités d’origine haïtienne, ayant des postes de pouvoir aux États-Unis.

Hier lundi 28 novembre, le Ministre Daniel Supplice s’est rendu à la mission des Nations-Unies à New York. Accompagné d’une vingtaine de personnalités dont le Dr Eugène Mathieu, Congressman, John P. Alexis, Représentant du Ministère des Affaires étrangères, Charles A. Forbin, Consul général d’Haïti à New York, Wyclef Jean Ambassadeur itinérant d’Haïti, Lesly Cazeau, Ambassadeur d’Haïti à New York, quelques Sénateurs et d’autres personnalités de la diaspora.

Le Ministre a discuté avec ses hôtes des sujets se rapportant à l’économie, la culture, la religion, le social et la diplomatie. « C’est une occasion importante pour nous, d’avoir toutes ces personnalités assises autour de la même table. Les problèmes sont posés et ensemble, nous allons trouver des solutions. Comme tout le monde le sait, on ne peut pas diriger sans l’information. Avec l’identification de la diaspora, nous allons mettre à la disposition du pays une base de données solide, qui doit permettre aux différents pouvoirs de prendre les meilleures décisions à l’avenir. »

Au terme des discussions, les participants se sont entendu sur la nécessité de lancer une campagne médiatique afin de sensibiliser la diaspora sur la question de l’identification ; de la mise en place d’un climat serein et de la création d’un espace de dialogue entre l’Exécutif et le Législatif pour la bonne marche du pays.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4339-haiti-usa-premier-voyage-officiel-pour-daniel-supplice.html

HL/ HaïtiLibre

 

Wyclef Jean se défend des allégations du New York Post

Radio-Canada avec Associated Press et New York Post / lundi 28 novembre 2011

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Wyclef Jean, en entrevue avec un journaliste à Port-au-Prince, en 2010.   © AFP/Joe Raedle

La vedette de hip-hop Wyclef Jean a réfuté lundi les allégations du New York Post selon lesquelles plus de la moitié de l’argent recueilli par sa fondation Yele Haïti n’aurait pas servi aux efforts humanitaires visant à reconstruire le pays.

Le chanteur se dit fier du travail accompli par son organisation caritative pour venir en aide aux survivants du séisme en Haïti, survenu il y a près de deux ans.

L’ex-membre des Fugees soutient que les fonds amassés par l’organisme d’aide humanitaire ont notamment permis de reconstruire un orphelinat et d’instaurer un système de douches et de toilettes extérieures dans la capitale haïtienne.

Cette déclaration survient au lendemain d’un reportage publié par le New York Post, révélant que la fondation a récolté 16 millions de dollars en 2010, mais que seulement 5,1 millions de dollars auraient été utilisés pour fournir de la nourriture, de l’eau, des tentes, des vêtements et d’autres produits essentiels aux survivants du séisme.

Selon des informations obtenues par le quotidien, 1 million de dollars auraient également été versés à une firme floridienne pour qu’elle distribue de la nourriture, mais il semblerait que l’entreprise n’existe pas. Amisphere Farm Labor Inc. s’est enregistrée en 2008, mais n’a signé aucun papier financier lui permettant de faire affaire depuis, d’après le département d’État de la Floride.

Yele Haïti aurait également octroyé un demi-million de dollars à la compagnie Samosa SA, un fournisseur d’eau en vrac basé dans la capitale haïtienne Port-au-Prince. Une partie de la somme d’argent aurait toutefois servi à bâtir une maison pour les bénévoles de l’organisme humanitaire.

La fondation avait déjà fait l’objet de critiques en 2010 après des allégations selon lesquelles l’argent avait également servi au chanteur pour des fins promotionnelles, ce que Wyclef Jean avait réfuté.

La fondation Yele Haïti, qui a souvent travaillé en partenariat avec l’ONU et d’autres agences, a été créée il y a six ans afin d’amasser des fonds et d’attirer l’attention sur les problèmes qui affligent le pays. Au lendemain du séisme meurtrier du 12 janvier 2010, l’organisme avait déjà recueilli 9 millions de dollars américains.

Wyclef Jean a quitté la présidence de Yele Haïti à l’été 2010 et sa succession est assurée depuis par l’homme d’affaires Derek Q. Johnson.

 

Haïti – Agriculture :

Le Député Jude Charles Faustin prône la promotion des produits locaux
28/11/2011 12:19:45

clip_image015Le Député Jude Charles Faustin (Borgne/Port Margot – KONBIT) devant la hausse constante des prix des produits alimentaires de première nécessité, estime qu’il est urgent que le pays soit doté d’une véritable politique agricole afin que les produits locaux soient concurrentiels aux produits importés et non l’inverse.
«… Chaque jours nous voyons que les prix des produits de premières nécessités se vendent de plus en plus cher, je crois qu’il y a un problème, c’est vrai qu’au pays il n’y a pas réellement une politique agricole […] Face aux prix des produits qui augmentent, nous savons que c’est la production nationale qui devrait faire en sorte que les prix des produits haïtiens, fassent concurrence avec les autres produits qui viennent sur la marché. Mais malheureusement, le riz de l’Artibonite se vend plus cher, que le riz qui vient notamment de la Floride. Ça, c’est une chose que nous devons regarder, pourquoi le riz de l’Artibonite est plus cher que le riz de Miami […] Quelque soit la façon dont ils le nomme, il est vendu plus cher […]
La politique agricole c’est une choses qui doit être redéfinie et je crois, que le Ministère de l’agriculture doit regarder dès aujourd’hui, les différents paramètres par rapport à la production nationale, qui doit augmenter […] la promotion des produits locaux doit être faites dans les hôtels et les restaurants, parce que si vous demandez un morceau de yam dans un restaurant en Haïti, ce n’est pas le yam qui manque ici, ils n’en ont pas. Lorsque vous demander un morceau de patate dans un restaurant ou un hôtel vous n’en trouverez pas. Ils auront tendance, quelque soit l’hôtel, au petit déjeuner de vous donner du pain, du fromage… des choses qui ne sont pas produit localement, alors que ce que nous produisons est là, ils négligent nos produits et ne leur donne aucune importance… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4287-haiti-agriculture-les-agronomes-taiwanais-aux-cotes-des-riziculteurs-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-4086-haiti-politique-discours-du-nouveau-ministre-de-l-agriculture-hebert-docteur.html
http://www.haitilibre.com/article-4354-haiti-economie-le-pouvoir-d-achat-a-recule-de-95-la-production-de-riz17.html
http://www.haitilibre.com/article-4049-haiti-social-prix-alimentaires-de-la-crise-a-la-stabilite.html
S/ Haï
tiLibre

 

Violente manifestation contre le maire de Cité Soleil : Sept blessés par balle et deux véhicules caillassés

Accusant les agents de sécurité de leur avoir tiré dessus, les protestataires, qui ont tenté d’incendier la mairie, exigent le remplacement pour corruption présumée des membres du conseil communal qui ont dû s’enfuir en catastrophe par une porte dérobée

Publié le lundi 28 novembre 2011

Sept personnes ont été blessées par balle lundi à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), lors d’une violente manifestation visant à obtenir le départ du conseil communal à la tête du vaste bidonville ces quatre dernières années.

Selon certains témoignages, des agents de sécurité de la mairie auraient ouvert le feu sur la foule qui cherchait à incendier le bâtiment après avoir érigé des barricades de pneus enflammés.

Accompagné de la police, un juge de paix a dû intervenir pour faciliter l’évacuation des membres du cartel et du personnel de l’administration communale dont les locaux ont été cadenacés.

Les protestataires appellent le Président Michel Martelly et le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul, à renvoyer le conseil accusé de patauger dans la corruption.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital tenu par Médecins sans frontières à Drouillard pour y être soignés.

Dans leur accès de colère, les manifestants ont cassé à coups de pierre les pare-brise de deux véhicules de la mairie de Cité Soleil en reprochant à l’actuelle équipe de ne rien faire pour améliorer le sort de la population de la commune.

Aucune arrestation n’a été signalée.

Au cours de la même journée de lundi, des opposants à la mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent, ont tiré sur elle à boulets rouges et exigé la mise à pied du conseil qu’elle dirige.

Le mandat des administrations communales est arrivé depuis un certain temps à expiration sans que l’Exécutif n’ait annoncé la tenue d’élections en vue de leur renouvellement. spp/Radio Kiskeya

 

29 novembre 1987

Pour l’histoire: il y a aujourd’hui 24 ans, des dizaines d’hommes armés  noyaient dans le sang les élections du 29 novembre 1987, celles longtemps attendues qui allaient être les premières joutes libres, independantes et democratiques de toute l’histoire du pays.

Elles étaient censé se dérouler 22 mois après la chute de la dictature et être organisées par un conseil électoral déterminé et sous un gouvernement (conseil national de gouvernement) issu de la matrice des régimes de Papa et Baby Doc (Duvalier).

C’est à la Ruelle Vaillant à Port-au-Prince que les assassins (appelez des chats, des chats) décident de frapper le plus grand coup, en ouvrant le feu sur des dizaines de personnes en ligne depuis avant 6 heures, plus que jamais décidés à changer ça: plus d’une dizaines d’entre elles sont alors tombées dont un journaliste domnicain (Carlos Grullon).

Les bandits politiques avaient tout fait pour  dissuader les électeurs d’aller aux urnes, pendant les deux semaines qui ont précédé le dimanche 29 novembre: incendie de maisons privées, de magasins et de marchés publics, attaques contre les locaux de bureaux électoraux départementaux et communaux, ainsi que du Conseil électoral provisoire et de stations de radios.

Et puis, c’est chaque matin que des cadavres étaient découverts dans les rues de la capitale, sans compter des fusillades meurtrières en plein jour.

Les hommes armés responsables de cette situation de terreur évoluaient à visières levées. Tout le monde les voyaient quitter  tous les jours leur base établie dans le quartier de Débussy, comme ce matin du 29 novembre. Mais, ils étaient invisibles pour les hommes de l’armée et de la police qui les ont laissé évoluer en toute impunité.

Toute cette vague de violences éclatait à la suite du rejet de la candidature d’un ensemble de "barons et zélés duvaliéristes" par le CEP qui appliquait ainsi l’article  291 de la constitution qui elle-même les mettait à l’écart pour une période de 10 ans.

Il etait clair à l’époque que Me Gérard Gourgue, candidat du Front national de concertation (FNC) avait les meilleures chances de remporter ces élections.

Mais, selon des informations dignes de foi, les chefs d’alors du CNG dirigé par le général Henry Namphy, avaient juré qu’il n’en serait pas question et qu’ils feraient tout pour empêcher l’ancien responsable de la ligue haïtienne des droits humains, d’accéder à la présidence. Raison: Gourgue,  avait quitté avec fracas, tout en le dénonçant, le CNG dont il faisait partie dans sa première version. Le général ne le lui aurait pas pardonné.

Et les élections furent noyées dans le sang, donc annulées de force

 

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