jeudi 1 décembre 2011

1 Déc

Haïti-Venezuela:

Le président Martelly part pour Caracas

Mercredi, 30 Novembre 2011 22:08 HPN Nouvelles Politique

Le président Michel Martelly quitte Port-au-Prince ce jeudi pour le Venezuela où il doit participer au premier sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens les 2 et 3 décembre.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du 21ème Sommet annuel du Groupe de Rio qui s’était tenu à Playa del Carmen (Mexique) en février 2010 et au cours duquel a été annoncée la création de l’organisation «Communauté des Etats Latino-Américains et Caraibéens ».
Le Chef de l’Etat est également invité par son homologue vénézuélien, Hugo CHAVEZ, à un diner officiel offert à l’occasion de la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance du Venezuela. "président Martelly croit que les relations entre Haïti et le Venezuela  revêtent un caractère particulier en raison notamment des liens historiques particuliers de solidarité qui se sont tissés entre les deux Etats et s’engage donc à les renforcer", lit-on dans un communiqué de la présidence.
Le président de la République en profitera pour s’entretenir avec plusieurs personnalités de la CELAC sur la coopération entre Haïti et d’autres pays du Sud.

Haïti – Économie :

Bilan positif du forum «Invest in Haïti»

01/12/2011 08:56:21

Haïti - Économie : Bilan positif du forum «Invest in Haïti»Le forum « Invest in Haïti » a fermé ses portes hier soir. Près de 1,000 participants, investisseurs et hommes d’affaires ont dialogué avec les haïtiens et explorés les opportunités d’investissements. Fait remarquable en Haïti, l’important dispositif de logistique et de sécurité à parfaitement fonctionné et aucun incident n’a été rapporté, ce qui a contribué à projeter une image positive d’Haïti aux yeux du monde. Karl Jean Louis, Secrétaire exécutif du Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement (CCPI), dresse un bilan positif de l’événement et est confiant des retombées économiques à court et moyen terme.
«… lors des deux jours du forum, il y a eu près d’un millier d’investisseurs qui sont venus, ils ont dialogué avec les investisseurs haïtiens et d’autres investisseurs étrangers […] pour regarder des perspectives d’investissements en Haïti, c’était le premier objectif que nous avions […] Le deuxième objectif c’était de donner une autre image d’Haïti, donc il y a eu un millier d’investisseurs venant de 27 pays à travers le monde. Je pense que c’est un pas important en terme d’image d’Haïti de montrer que pendant ces deux jours, avec toutes ces personnes, tout c’est bien passé, il y a eu aucun incident. Nous leur avons donner un service tapis rouge à l’aéroport et encore plus important, nous avons montré l’intérêt que nous avons sur la question de l’investissement […] Le Président de la République, le Premier Ministre avec plusieurs Ministres dont le Ministre des Affaires Étrangères, le Ministre de l’intérieur, le Ministre du commerce et le Ministre du tourisme ont passé la journée d’hier à faire des présentations, à rencontrer les investisseurs, à les encourager […] pour leur montrer comment nous voulons vraiment qu’Haïti reçoive ces investissements.
Nous avons des annonces qui ont été faites dans l’immédiat : LS Cable, Marriott hôtel, la filière Café, Nestlé et il y en a d’autres qui ne sont pas encore sortie, mais je peux vous dire, que d’ici janvier nous allons avoir une firme qui est déjà sur le terrain, qui a presque fini de signer tous les contrats, pour la création d’un fond d’investissement. C’est la première fois en Haïti, qu’on aura un fonds d’investissement, créer par des investisseurs étrangers qui vont donner du crédit. Nous allons également avoir une firme qui fabrique des meubles qui va s’installer à Caracol. D’autres annonces vont être faites en décembre et en janvier dans le secteur du tourisme et d’autres vont venir au fur et à mesure.
[…] je pense que le bilan est positif. Pour les critiques, […] pour ceux qui pensent que c’est un gaspillage de ressources, un gaspillages d’argent, je pense qu’à travers le monde, même aux États Unis, en France et dans les pays qui sont déjà très bien développés, ils font toujours ce genre de rencontre, parce qu’ils sont toujours à la recherche d’investissements.
Je pense qu’il y a une nécessité de changer dans le pays la façon dont nous voyons les choses, si nous voulons changer, il faut que nous soyons ouvert au monde, et pour être ouvert au monde il faut que nous l’invitions à venir ici. Au contraire, si nous pouvions avoir ce type de forum 2-3 fois par an, cela serait bon, parce que lorsque vous avez 1,000 étrangers qui nous rencontrent, ceux qui nous regardent de l’extérieur, voient Haïti différemment, ils voient que l’accueil que nous donnons est différent. C’est 1,000 personnes et plus, qui vont parler en bien de nous. Lorsque vous avez Marriott qui vient faire un hôtel en Haïti […] quand plusieurs grandes firmes s’installent, les autres vont les rejoindre, c’est une série de signaux qui sont envoyés. Lorsque vous avez une organisation comme LS Cable, la plus grande compagnie de fibre optique en Corée, qui dit qu’elle vient en Haïti, les autres vont venir…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4367-haiti-economie-bilan-de-la-premiere-journee-du-forum-invest-in-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4374-haiti-economie-laurent-lamothe-s-adresse-aux-investisseurs.html
http://www.haitilibre.com/article-3766-haiti-economie-lancement-du-conseil-consultatif-presidentiel.html
http://www.haitilibre.com/article-4362-haiti-tourisme-marriott-international-ouvrira-un-hotel-de-173-chambres-a-port-au-prince.html
http://www.haitilibre.com/article-3853-haiti-economie-martelly-lance-officiellement-le-ccpi-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-3766-haiti-economie-lancement-du-conseil-consultatif-presidentiel.html
http://www.haitilibre.com/article-4115-haiti-economie-la-deutsche-bank-discute-de-possibilites-d-investissements.html
S/ HaïtiLibre

Haïti – Économie :

Signature de l’accord de construction de l’hôtel de l’aéroport International

01/12/2011 09:45:04

Haïti - Économie : Signature de l’accord de construction de l’hôtel de l’aéroport InternationalStéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre du Tourisme et la firme américaine « Haiti Hôtel Corporation » (HHC), ont signé, au forum «Invest in Haïti » un protocole d’accord concernant la construction de « l’hôtel des Artistes » à proximité de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Cet hôtel qui implique cinq partenaires haïtiens, dont Win group, annoncé initialement pour 38 millions de dollars est maintenant confirmé pour 47 millions. D’une capacité de 250 chambres, sur une propriété de 21 âcres, cet hôtel comprendra également des salles de conférences pour les hommes d’affaires. L’hôtel fournira des services à de nombreux haïtiens qui veulent retourner dans le pays, qui vont pouvoir transiter durant la nuit avant de poursuivre leur voyage vers leur ville natale. 200 emplois permanents seront crés dont 95% d’origine haïtienne.
La Ministre du tourisme s’est félicitée de l’allégement des procédures de construction, qui ont permis la signature rapide de cet accord. Un accord qui envoi un signal fort et positif aux investisseurs.
Pierre Chauvet de L’Association Touristique d’Haïti (ATH) s’est dit heureux qu’après tant d’années de représentation, on a fini par comprendre que « le tourisme peut être un des piliers du développement d’Haïti. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4211-haiti-tourisme-tour-d-horizon-sur-le-developpement-touristique-en-haiti.html
S/ HaïtiLibre

Signature d’un accord entre le chancelier haïtien et une firme coréenne

01/12/2011 03:08:00 Auteur(e) La Redaction

image Le chancelier haïtien Laurent Lamothe et le Coréen Son John, CEO de LS Cable and System

Le chancelier haïtien Laurent Lamothe et le Coréen Son John, CEO de LS Cable and System ont signés le mardi 29 novembre un protocole d’accord, sur l’implantation de l’usine dans le parc industriel de Caracol, Nord d’Haïti. L’usine est spécialisée dans la fabrication de cables en fibre optique et promet plusieurs centaines d’emplois en Haïti. WPC/LM

Wilson Laleau œuvre en vue de créer un environnement propice aux investissements

imageLe gouvernement haïtien est visiblement satisfait des résultats du forum des investisseurs qui s’est achevé hier à l’hôtel Caribe. Le ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau, se réjouit que des hommes d’affaires aient manifesté des intérêts et pris des engagements pour concrétiser leurs investissements. Conscient de l’ampleur de la tache à accomplir pour rendre l’environnement propice aux investissements, M. Laleau a annoncé la création d’un comité ou task force chargé de modifier les législations d’affaires.
Le gouvernement pourra compter sur l’appui du Parlement dans cette initiative. En effet, le président de la commission finances du Sénat, Jocelerme Privert, regrette que le code du commerce datant du 19 eme siècle n’a été modifié qu’une fois en 1940.
Le ministère du commerce est l’institution chargée de traiter les dossiers notamment par le biais du Centre de Facilitation des Investissements (CFI). Les autorités annoncent un renforcement de cette structure qui devra contribuer à la réduction du temps nécessaire pour la création d’entreprise. De nombreux hommes d’affaires déplorent que les formalités administratives peuvent s’étendre sur 105 jours alors qu’en république Dominicaine une entreprise se crée en 19 jours.
Entre temps le ministre Laleau donne l’assurance que la commission interministérielle sur les investissements s’engage à traiter les dossiers avec célérité. Dans l’attente de la mise en place d’un guichet unique, le ministère du commerce se propose de diffuser toute la procédure administrative sur son site internet. Une plateforme logicielle sera bientôt mise à la disposition du public dans le cadre des efforts pour rendre le pays compétitif en ce qui a trait au temps nécessaire pour la création d’une entreprise.
LLM / radio Métropole Haïti

Haïti-Diplomatie-Affaires

Le top model tchèque Petra Nemcova devient consul honoraire d’Haïti

imageChargée de rechercher dans son pays d’origine et à travers le monde des opportunités d’investissement, la célèbre rescapée du tsunami de 2004 en Asie est la première sur une liste de personnalités étrangères qui seront nommées en vue d’exploiter une nouvelle filière de promotion du pays, assure le chancelier Laurent Lamothe

Publié le mercredi 30 novembre 2011

Le célèbre top model tchèque Petra Nemcova a été nommée mercredi consul honoraire d’Haïti en République Tchèque, lors d’une cérémonie qu’a présidée le ministre des affaires étrangères, Laurent Lamothe, à la chancellerie.

S’exprimant en présence notamment de son chef de cabinet, Ady Jean Gardy, M. Lamothe a indiqué que le mannequin, qui aura pour mission de promouvoir les intérêts économiques d’Haïti dans son pays d’origine, a déjà permis de récolter une aide de huit millions de dollars en faveur de la reconstruction à travers différentes interventions de la BID.

D’autres personnalités étrangères devraient accéder dans les prochains jours au statut de consul honoraire, selon le ministre qui précise que cela n’entraînera aucun débours pour l’Etat haïtien.

Pour sa part, la ravissante Petra Nemcova -qui a déjà fait la couverture de la revue américaine de charme Sports Illustrated- s’est déclarée honorée de sa désignation et déterminée à continuer à faire de l’avancement d’Haïti sa cause personnelle.

Au cours de la cérémonie a été montré un passeport haïtien original, véritable guide touristique de poche, conçu par le top model et à l’intérieur duquel figurent les photos des plus beaux sites du pays accompagnées des données historiques correspondantes.

Blessée en Thaïlande lors du tsunami ayant dévasté l’Asie du sud-est en 2004, la jeune femme de 32 ans a séjourné plusieurs fois à Port-au-Prince depuis sa première visite en 2007 à l’invitation de la star du hip-hop Wyclef Jean. spp/Radio Kiskeya

Haïti Diplomatie:

Haïti vise l’Afrique

La consule honoraire d’Haïti à Prague, Petra Némcova, et le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe

(Photo: Moranvil Mercidieu)

« Nous comptons ouvrir dans les prochains jours une ambassade en Ethiopie, pour permettre à Haïti de devenir membre de l’Union africaine qui compte 53 États. Nous comptons aussi implanter 21 consulats sur le continent africain d’ici à la fin de l’année 2012 », a indiqué le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, ce mercredi 30 novembre 2011, lors de la cérémonie d’installation du top modèle Petra Némcova dans ses fonctions de consule honoraire d’Haïti à Prague, en République tchèque.
Dans les locaux de la chancellerie au Bois-Verna, le titulaire du MAEC a expliqué les motifs de ce choix. « C’est la première fois qu’Haïti sera representée en République tchèque. C’est une nomination bien méritée pour cette grande professionnelle de la mode, doublée d’une personnalité à la fois chaleureuse, passionnée pour le développement du tourisme et les actvités sociales en Haïti, devenu son pays d’adoption à la suite de sa première visite, le 12 novembre 2007, aux côtés de la megastar haïtienne, Wyclef Jean », déclare le ministre, confiant que la nouvelle représentante d’Haïti saura promouvoir avec dévouement, sérieux et dynamisme l’image d’Haïti à l’échelle internationale.
Pour sa part, la nouvelle représentante d’Haïti en République tchèque a déclaré : « J’ai été très sensibilisée à l’appel du gouvernement haïtien pour représenter Haïti dans mon pays. Je suis très honorée d’être nommée consule. Déjà, je me focalise beaucoup sur les échanges culturels. Mon rôle sera, entre autres, de contribuer au rapprochement des deux pays en encourageant les investisseurs tchèques à investir en Haïti. Je ne vais pas manquer ce rendez-vous avec l’histoire, en privilégiant naturellement les rapports entre Haïti et la République tchèque pour changer l’image d’Haïti, une tâche qui n’est pas facile. »
Pour une nouvelle diplomatie
Questionné par Le Nouvelliste sur la redéfinition du rôle des missions diplomatiques, le chancelier annonce la redéfinition des profils des ambassadeurs d’Haïti accrédités à l’étranger ainsi que des consuls honoraires. « Nous sommes en train de travailler afin que nos ambassades aient des gens compétents, qualifiés, actifs, visibles, crédibles et dynamiques, capables de défendre les intérêts d’Haïti et d’attirer plus d’investissements dans le pays. Nous travaillons pour une présence active d’Haïti dans le continent asiatique, notamment en Corée du Sud, et en Thaïlande. Un pays comme l’Irlande, est aussi dans le viseur. »
Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères, qui fera partie de la délégation présidentielle qui se rendra ce jeudi au Venezuela pour participer au sommet des pays de l’Amérique latine qui sera marqué par la présence de 33 chefs d’États et 33 ministres des Affaires étrangères, confie que la délégation aura 23 rencontres en seulement deux jours.
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
mcincir@lenouvelliste.com

Un milliard de dollars de la BID à Haïti sur 5 ans

01/12/2011 14:18:00 Auteur(e) La Redaction

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La Banque Interaméricaine de Développement (BID) s’est engagée mercredi à fournir 1 milliard de dollars à Haïti au cours des 5 prochaines années, a annoncé le représentant du pays au sein de la banque, l’agronome Ericq Pierre, au terme du forum de deux jours sur les investissements en Haïti qui a réuni plusieurs centaines d’hommes d’affaires étrangers à Port-au-Prince.

Le déblocage d’une telle aide est conditionné à la bonne gouvernance, a souligné le fonctionnaire.

Le membre de la BID a toutefois admis la complexité des mécanismes de déblocage de fonds au niveau de l’institution financière régionale. Pour cette raison, il exhorte les dirigeants haïtiens à définir au plus vite les projets afin de pouvoir bénéficier à temps des fonds disponibles.

Il a enfin évalué à 500 mille dollars le coût de la réalisation du forum organisé à l’initiative du gouvernement haïtien. L’argent a été fourni par la Corée du Sud, précise-t-il, ajoutant qu’il est indispensable que de telles assises se tiennent autour du développement du pays.

Aux côtés de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne, la BID est l’un des principaux bailleurs internationaux d’Haïti dans le domaine de l’aide et de la coopération multilatérales. [jmd/Radio Kiskeya]

Haïti – Agriculture :

La Colombie va aider les producteurs de café haïtien

30/11/2011 13:32:39

Haïti - Agriculture : La Colombie va aider les producteurs de café haïtienLa Colombie, en partenariat avec la BID et la Fédération Nationale des producteurs de Café (FNC), a annoncé hier, en marge du forum «Invest in Haïti», son soutien à un effort de coopération en Haïti, visant à renforcer la culture du café haïtien, comme instrument de réduction de la pauvreté.
Dirigé par le Fonds Multilatéral d’Investissement, ce programme bénéficiera à plus de 10,000 petits agriculteurs sur une période de 3 ans. La Colombie contribuera pour un montant de 120,000 dollars américains destinés à mobiliser les capacités techniques de la FNC. La Fédération Nationale des producteurs de Café, qui représente plus de 500,000 familles paysannes colombiennes, entend faire bénéficier les producteurs de café haïtien de meilleures pratiques dans la production du café, la reforestation et la sécurité alimentaire.
Luis Alberto Moreno, le Président de la BID a fait l’éloge du café haïtien, et s’est dit confiant des opportunités qu’apportera cet accord de coopération. De son côté, l’ex Président Clinton, a salué le choix de la FNC et de la BID d’investir dans la production du café haïtien, qu’il estime compétitif sur le marché international.
La compagnie multinationale Nestlé, la plus grande société alimentaire au monde, en partenariat avec la MIF et la BID fournira gratuitement de nouvelles semences et plants aux planteurs de café haïtien.
Cette coopération est la deuxième initiative du gouvernement de Colombie, qui depuis 2010, a fourni plus de 4 millions de dollars pour la reconstruction d’Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4367-haiti-economie-bilan-de-la-premiere-journee-du-forum-invest-in-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

Le secteur de l’eau et les PME en Haïti vont bénéficier d’un soutien spécialisé

BEI – Banque Européenne d’Investissement – 30/11/2011 18:11:12

Dans le cadre de son action globale dans les Caraïbes, la BEI a décidé de poursuivre son engagement en Haïti et de soutenir plusieurs projets dans les secteurs de la finance, de l’eau et de la santé. Ces projets ont été lancés à l’occasion d’une visite de spécialistes de la BEI, responsables des opérations de prêt dans la région.

« La Banque européenne d’investissement peut aider Haïti de différentes manières, notamment en appuyant financièrement la croissance du secteur privé et en partageant son savoir-faire afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement à Port-au-Prince. La collaboration étroite avec des institutions locales expérimentées permettra d’améliorer les conditions de vie et d’encourager les nouvelles initiatives dans le pays. La Banque européenne d’investissement s’engage à soutenir la reconstruction en cours et le développement d’Haïti, » a déclaré Plutarchos Sakellaris, vice-président de la BEI.

« Ce nouvel investissement de l’Union européenne en Haïti témoigne une fois encore de sa détermination à soutenir la reconstruction et le développement du pays. Par le biais de cet engagement de la Banque européenne d’investissement en faveur d’Haïti, l’UE démontre qu’elle reste un partenaire fiable et durable d’Haïti, déterminée à utiliser les différents instruments dont elle dispose pour élargir les possibilités d’investissement dans le pays », a expliqué Jeroen Witkamp, chef du département Économie et gouvernance de la délégation de l’Union européenne en Haïti.

« Nos relations avec la BEI datent de 1995 et nous en sommes très satisfaits. Cette nouvelle enveloppe de 5 millions d’euros qui nous sera confiée à titre de prêt, va nous permettre de supporter un plus grand nombre de PME, et ainsi renforcer nos actions sur un créneau difficile, mais combien essentiel pour le développement économique du pays. L’assistante technique qui accompagne ce prêt va certainement contribuer à un renforcement de nos capacités ainsi qu’à une meilleure formalisation des PMEs que nous finançons. » a déclaré Thony Moïse, Directeur Général Délégué, Société Financière Haïtienne de Développement.

« Avec ce prêt, ACME aura la possibilité de poursuivre la mise en oeuvre sa mission d’accompagner les micro entrepreneurs et d’élargir son offre de services à travers tout le pays. Les conditions du prêt favoriseront aussi une baisse des taux offerts aux clients. », a déclaré Sinior Raymond, Directeur Général, ACME.

La Banque européenne d’investissement a décidé de soutenir un programme spécifique de financement des petites et moyennes entreprises en vue de contribuer à la croissance du secteur privé en Haïti. Pour ce faire, elle a fait une dotation d’une enveloppe de 5 millions d’EUR, qui sera géré localement par la Société Financière Haïtienne de Développement S.A. (SOFIHDES), sous forme de prêt. Ce programme sera complété par le financement de l’Action pour la coopération avec la micro-entreprise (ACME) destiné aux entreprises de très petite taille dans le cadre d’un mécanisme de prêt de 3 millions d’EUR. Ces deux institutions jouissent d’une longue expérience du secteur privé haïtien. La SOFIHDES dessert actuellement environ 150 PME à travers le pays, tandis que l’ACME accorde des prêts dans 27 succursales à plus de 28 000 (vingt huit mille) emprunteurs disséminés dans cinq des dix départements du pays.

Les opérations de prêt que la BEI mènera avec ces deux partenaires financiers locaux seront libellées en monnaie locale pour réduire le risque de change pour les institutions locales. Elles comprendront également un volet « assistance technique » pour garantir le respect des meilleures pratiques, le renforcement des capacités et l’utilisation optimale des fonds. Ce programme comportera une formation sur le financement des PME, sur la gestion des risques liés au crédit et sur la mise en place de contrôles pour lutter contre le blanchiment d’argent. Cette assistance tiendra compte des énormes défis sociaux et des enjeux économiques spécifiques qu’Haïti doit relever et portera, pour l’essentiel, sur la contribution à son développement d’ensemble.

L’amélioration durable du secteur de l’eau dans la région de Port-au-Prince bénéficiera également de l’assistance apportée par la Banque européenne d’investissement. Les installations d’eau et d’assainissement haïtiennes souffrent d’un manque d’investissements chronique et d’un entretien inadéquat, auxquels s’ajoutent les problèmes engendrés par le séisme de janvier 2010. La BEI va financer des études de faisabilité concernant le prolongement et la modernisation du réseau de distribution d’eau potable et d’assainissement du haut de la ville de Port-au-Prince, l’un des quartiers les plus mal desservis de la capitale.

L’équipe de la BEI visitera également un hôpital géré par Médecins sans Frontières à Tabarre, qui a été partiellement financé par un don de la Banque immédiatement après le tremblement de terre (600 000 EUR).

Paroles d’investisseurs, paroles de bon sens

01/12/2011 14:31:00 Auteur(e) La Redaction

image De gauche à droite, Jovenel Moïse, Olivier Barreau, René Max Auguste (Photo: Roberson Alphonse)

Satisfactions, frustrations et besoins… Des investisseurs, à coeurs ouverts, se confient au micro de Magik 9 et du Nouvelliste entre un café et leur prochain rendez-vous à Invest in Haiti.

Sourire, exposé rapide, hochement de tête, échange de cartes de visite et poignées de mains chaleureuses. Crescendo, les liens se tissent dans les jardins de l’hôtel Karibe Convention Center baignés par des rayons de soleil vert où les « one and one » entre businessmen et fournisseurs de services sont aussi importants que les informations distillées dans les différents panels à la première journée de la conférence sur les investissements, le mardi 29 novembre 2011.
« Ces connections sont importantes », reconnaît Jovenel Moïse, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, peu avant le « méga lunch » préparé pour des centaines de personnes. L’homme d’affaire, n’est cependant pas tout sucre tout miel. Il est acide. Exigeant. « Je cherche encore les introuvables retombées de la conférence des investisseurs de 2009 », jette Jovenel Moïse, «fatigué » à la fois par le « manque d’agressivité » des entrepreneurs locaux et par les décideurs publics et privés, peu enclins, malgré les discours, à solutionner les problèmes identifiés depuis des lustres en vue de créer un cadre propice au développement des affaires en Haïti.
« L’un des problèmes majeurs est l’accès au crédit », explique Jovenel Moïse, exaspéré en soulignant que pour obtenir un crédit, il faut avoir une police d’assurance et des titres de propriété au pays où l’insécurité foncière fait rage et la spoliation est un sport national. « Les exploitations agricoles ne sont assurées par aucune compagnie », se désole Jovenel Moïse, tête pensante d’une exploitation de bananes de 126 hectares employant 14 personnes à l’hectare.
Paroles d’assureur
Une compagnie d’assurance ne peut pas exposer n’importe comment son capital social dans un environnement à haut risque, rétorque Olivier Barreau de AIC. Les produits doivent être bien étudiés, a nuancé le patron de cette compagnie d’assurances qui croit surtout qu’il faut augmenter le capital des compagnies d’assurances pour qu’elles soient capables de couvrir les risques élevés dans le secteur agricole à cause de la dégradation de l’environnement rendant les exploitations agricoles encore plus exposées, plus vulnérables aux aléas météorologiques. « Cela existe dans d’autres pays », ajoute Olivier Barreau, sans faire l’économie d’un appel pressant au ministère de l’Agriculture pour qu’il imprime les directions et grandes orientations dans le secteur.
Olivier Barreau, dans une critique sans ménagement des organisateurs de la conférence sur les investissements, note que l’on n’a pas parlé d’assurance. « Le seul point qui manque, c’est la protection de la richesse créée », poursuit-il, en appelant à « un secteur des assurances fort, capable de protéger les investissements ».
Pour renforcer ce secteur, il faut une « législation qui ne soit pas une entrave ou un frein mais un moyen de permettre l’essor des assurances », selon Olivier Barreau.
Crise politique et faillite de l’Ed’H, obstacles majeurs

Comme Olivier Barreau, le président de l’AMCHAM, l’ingénieur René Max Auguste, identifie des obstacles. Sur la liste du responsable de Valerio Canez, figurent les crises politiques et les problèmes de la cherté du coût de l’électricité consécutive à la mauvaise gestion de l’Ed’H, une « entreprise finie, en faillite». Le regard perçant, le verbe réfléchi, René Max Auguste indique « qu’il faut en finir avec les crises politiques». Elles génèrent des poussées de criminalité nuisibles pour les affaires, souligne l’homme d’affaires.
Sur la question de l’énergie, René Max Auguste a une position arrêtée. L’Ed’H est une entreprise en faillite qu’il faut aujourd’hui privatiser. L’Etat, avec ses querelles séculaires, ne peut pas redresser « cette entreprise finie » dans lequel le Trésor public a injecté quelque 700 millions de dollars au cours des cinq dernières années, argumente René Max Auguste, à l’aise dans la comparaison des prix du kilowattheure entre Haïti (32 centimes) et la République dominicaine (27 centimes). René Max-Auguste croit aussi que des crédits de taxes à l’investissement pourraient aguicher les hommes d’affaires.
L’uniformisation des salaires et l’allègement des procédures
Georges Sassine, président de l’ADIH, n’y va pas par quatre chemins. Il veut, comme le sénateur Jean Hector Anacacis, créer 30 % d’emplois en plus sans investir un seul centime en uniformisant les salaires de jour comme de nuit, en amendant les articles 120, 121 et 122 de la section 4 du code du travail.
Selon Georges Sassine, il faut aussi alléger les procédures pour l’ouverture d’une entreprise en Haïti. « Le système légal en Haïti n’est pas pro-business. Les législateurs, dans leur esprit, ont voulu bloquer, empêcher un investisseur de rentabiliser ses profits », fait remarquer Georges Sassine, qui croit qu’un important signal est lancé pour changer tout cela.
Un changement de cap, jeunesse et détermination
Dans la même veine, Doïna de Campos, une Canadienne -installée depuis trente ans en République dominicaine- ayant des connections d’affaires et affectives avec Haïti, dit sentir un changement de cap. « J’ai enfin l’impression que les choses changent. C’est aussi la première fois que j’ai le sentiment que des gens veulent prendre des décisions », confie Dona de Campos, élogieuse à l’égard des jeunes loups du gouvernement qui mettent au service du pays leur fougue et leur énergie.
Le message véhiculé est clair, estime l’une des promotrices du concept « Hispaniola ». « Il faut arrêter de voir Haïti comme un pays de charité », indique-t-elle après un dessert concocté par les chefs du Karibe, assistés par un des plus grands du monde, Ron Duprat, un haïtien d’origine qui projette d’investir dans une école et un restaurant en Haïti.
Le chef du gouvernement, Garry Conille, mis au parfum, par rapport aux problèmes, engage le gouvernement. Les problèmes sont identifiés et les solutions appropriées y seront apportées, selon le Premier ministre, pour qui investir en Haïti est un acte de foi dans le futur du pays et du peuple haïtien, laborieux et efficace.
Plombée au début par les critiques dénonçant la mise à l’écart de beaucoup d’hommes et de femmes d’affaires haïtiens, la conférence des investisseurs, selon le chancelier haïtien, est une réussite. Il reconnaît qu’il y a eu des imperfections. On fera mieux la prochaine fois, explique-t-il. Si le pays parvient à avoir cinq investissements, ce sera un succès, estime-t-il. Laurent Lamothe annonce aussi qu’il y aura une commission dont l’une des missions sera de faire le suivi de la conférence.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@gmail.com

Source: Le Nouvelliste

EDITO

Des gros poissons et des sardines

La nature est ainsi faite : on a toujours besoin d’un plus petit que soi. En économie aussi ce sont les consommateurs, les petites et moyennes entreprises qui alimentent l’économie, irriguent les affaires, font prospérer les grands et permettent à des mastodontes de dominer le marché, secteur par secteur.
Si le forum Invest in Haiti, qui a pris fin ce mercredi, a été un hommage au rêve de voir les multinationales mettre pignon sur nos rues, la face cachée de notre iceberg, la force et la puissance du moteur de l’économie haïtienne sont sous l’eau, en train de trimer pour maintenir à flot la barque nationale : il s’agit de nos entrepreneurs nationaux. Des très petits aux plus grands.
Alors que la conférence s’achève, il faut que les décideurs d’ici pensent enfin à un sommet inter-haïtien des investisseurs. Il nous faut aussi dérouler le tapis de velours pour nos créateurs d’emplois, ceux qui restent, en dépit de toutes les vicissitudes, fermes au poste.
Le président Martelly a pris le pari de promettre 500 000 emplois dans les trois ans qui viennent. Qu’il s’agisse de boulots précaires, de contrats de courte durée ou de postes durables, l’annonce de la création d’un demi-million d’emplois au cours des trois prochaines années est une bonne chose. Personne n’a dit qu’il n’y a qu’un roc pour construire une économie nouvelle : le secteur privé local dans sa plus large acception.
A la différence des annonces des investisseurs venus au Forum Invest in Haiti, l’ouverture du Servotel, par exemple, c’est du concret. Cet investissement de six millions de dollars consenti par un groupe haïtien qui s’est fait un nom depuis des décennies dans l’hôtellerie est un gage. L’expression d’une foi inébranlable dans l’avenir de ce pays autant que la nouvelle mise de 45 millions de la Digicel.
L’aéroport international Toussaint Louverture, ci-devant François Duvalier, vieux de plus de 40 ans, n’avait jamais eu un hôtel important à proximité, malgré les nombreux projets envisagés depuis plus d’une quinzaine d’années.
Au lendemain du retour du président Jean-Bertrand Aristide en 1994-1995, une institution américaine avait envisagé de construire un hôtel Hilton dans les parages, précisément à l’avenue Maïs-Gâté, mais un tel projet n’a jamais vu le jour en dépit du fait qu’un fonds de garantie avait offert d’y apporter son appui.
La leçon est que les investisseurs étrangers sont à l’affut d’opportunités. Si elles existent en Haïti, ces entrepreneurs viendront et dépenseront des milliards les yeux collés au compteur pour optimiser rapidement leurs retours sur investissement. Mais, au premier signal que le vent souffle meilleur ailleurs, ils ramasseront leurs paquets et leurs billes, tourneront talons. Et que dire si la politique, mot valise rempli de problèmes, s’en mêle avec une météo furieuse ?
Mais, pour les investisseurs haïtiens, c’est différent : ils ont décidé de vivre dans leur pays. Leurs investissements sont certes moindres, plus prudents, ils sont, par contre, plus durables.
S’il est bien de clamer que l’on va tout faire pour réduire le temps qu’il faut pour ouvrir une entreprise en Haïti, -vrai faux problème faut-il le rappeler – comment peut-on passer sous silence la crise dans le secteur des assurances qui n’est pas régulé ?
Comment peut-on promettre monts et merveilles aux investisseurs qui arrivent dans le secteur hôtelier sur la base de projet sur papier et ne rien proposer au secteur touristique local décapité par le tremblement de terre ?
Comment avoir le chic de promettre un numéro d’urgence aux potentiels hommes d’affaires étrangers et ne rien annoncer pour ceux qui rencontrent sur place des difficultés ?
Le forum a été deux jours d’éblouissements. Ne nous laissons pas aveugler. Pour que les 500 000 emplois soient créés et durent, il faut deux pieds à l’économie : un secteur local et un secteur international. Un secteur public fort et stratège au service d’un grand secteur privé global et multinational.
Les gros poissons et les sardines ont besoin d’une mer salée pour évoluer, à l’Etat de le garantir pour que la population puisse pêcher et travailler.
Dans notre petit bassin d’emplois, nous devons non seulement attirer des gros poissons mais aussi retenir nos sardines, c’est-à-dire nos investisseurs locaux.
Ne jetons pas nos vielles chaudières. Faisons les briller.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

Haïti-USA:

Le gouvernement américain renforce sa coopération avec la PNH

Jeudi, 01 Décembre 2011 11:24 HPN Nouvelles Politique

Le secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires internationales relatives aux stupéfiants et à l’application des lois (INL), William R. Brownfield effectue une visite n Haïti pour évaluer la coopération avec Haïti dans le secteur des stupéfiants, a appris Haiti Press Network.

Selon une note du service d’information de l’ambassade des USA, M. Brownfield discutera de l’engagement actuel des Etats-Unis pour renforcer l’Etat de droit et l’amélioration de la sécurité en Haïti, en partenariat avec la PNH.

Au cours de sa visite en Haïti, le Secrétaire d’État Adjoint Brownfield s’entretiendra avec de hauts responsables haïtiens, inspectera les projets et programmes d’assistance financés par le gouvernement américain, et évaluera la coopération américano-haïtienne dans l’application de la loi.

Haïti/Assassinat :

Assassinat d’un policier à Cité soleil mercredi soir

jeudi 01 décembre 2011 à 09:13

Jean Pierre Fritz est le nom d’un policier assassiné mercredi soir à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays situé à l’entrée Nord de la capitale.

Affectée au commissariat de la Renaissance (Route 9), la victime a été tuée par balle vers 11 heures pm (heure locale) alors qu’elle circulait à bord de son véhicule privé.

Agé de 35 ans, l’agent 2 de la Police nationale d’Haïti faisait partie de la 14e promotion, a informé le porte parole de la PNH, annonçant l’ouverture d’une enquête en vue de faire le jour sur le meurtre.

Il faut dire que cinq suspects circulant à bord d’une camionnette non loin du lieu du crime ont été  appréhendés puis conduits  au commissariat de la Saline, Centre de la capitale, a indiqué Garry Desrossiers.

De janvier  2011 à date, 28 policiers sont  déjà assassinés, fait savoir le haut gradé de la PNH.

Conférence sur le climat à Durban: l’intérêt de la participation d’Haïti

La 17e conférence de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le climat s’est ouverte lundi à Durban, en Afrique du Sud. Un objectif pour le moins ambitieux est poursuivi : conclure d’ici 12 jours un nouvel accord de réduction des gaz à effet de serre (GES). Des délégués de 183 pays participent à cette assemblée. Le Dr Kénel Délusca, membre de la délégation haïtienne, précise l’intérêt de la participation d’Haïti à ces assises.
La participation d’Haïti à la conférence de Durban sur le climat n’est pas fortuite. C’est ce que souligne le Dr Kénel Délusca, membre de la délégation haïtienne, avant son départ ce mercredi 30 novembre pour l’Afrique du Sud. La position d’Haïti sur la question de la réduction des gaz à effet de serre (GES) sera très claire, rassure-t-il.
« Plus de fonds pour l’adaptation aux changements climatiques, le renforcement des capacités de réponse, le transfert de compétences et de technologies et un développement à faible émission de carbone », indique le Dr Délusca, représentant du ministère de l’Environnement et du Programme des Nations unies pour le développement.
Le professeur Délusca a aussi fait savoir qu’Haïti est doublement concerné par le problème de la réduction des gaz à effet de serre (GES). Une baisse drastique dans les émissions de GES pourrait d’abord éviter, selon lui, des perturbations dangereuses du système climatique mondial et ses corollaires, notamment ses impacts sans précédent sur les petits États insulaires en développement comme Haïti.
Il informe également que les mécanismes de réduction des GES envisagés pourraient offrir d’excellentes opportunités en matière de développement propre et de création d’emplois à Haïti à travers l’utilisation de l’énergie solaire, éolienne ou la bioénergie.
Haïti, semble rassurer Délusca, ne va pas simplement faire de la figuration à la 17e conférence sur le climat à Durban.
« Nous allons à Durban pour faire respecter le principe de responsabilité commune mais différenciée et surtout pour montrer la nécessité que les pays industrialisés respectent leur engagement en matière de financement des processus d’adaptation et de renforcement des capacités des pays en voie de développement ».
Les changements et variations du climat ont et auront des implications considérables sur les secteurs socioéconomiques stratégiques et les écosystèmes de grande importance pour Haïti (forêt, mer, eaux souterraines, etc.), a expliqué le Dr Kénel Délusca.
Les secteurs stratégiques comme l’agriculture, les ressources en eau et les zones côtières sont très dépendants du climat. Ces secteurs constituent également les moyens de subsistance d’une grande partie de la population haïtienne. Des conditions climatiques adverses, souligne Délusca, auront des conséquences directes sur les moyens de survie des plus pauvres qui possèdent généralement les plus faibles capacités d’adaptation.
Les changements climatiques, estime cet ingénieur agronome, peuvent aussi saper tous les efforts en matière d’augmentation de la production agricole nationale et accélérer par conséquent le processus de décapitalisation des exploitations agricoles. Les récentes études sur la question réalisées anticipent déjà des baisses de rendement pour les principales cultures pratiquées dans le pays.
« Les changements climatiques ont donc le potentiel de porter préjudice à tout processus national de réduction de la pauvreté », confirme Délusca.
Interrogé sur l’existence d’une politique nationale sur les impacts des changements climatiques, le Dr Délusca a répondu par la négative. Il rassure toutefois qu’Haïti a pu élaborer et commence à mettre en oeuvre son plan d’actions national d’adaptation.
« Le ministère de l’Environnement, appuyé par le Programme des Nations unies pour le développement et d’autres partenaires gouvernementaux, exécute un projet de grande envergure portant sur l’adaptation des communautés côtières aux changements et variabilités climatiques. Dans le cadre de ce projet, il est prévu, entre autres, l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques. »
Le professeur Délusca est accompagné à cette conférence sur le climat à Durban de Vernet Joseph, chef de cabinet du ministre de l’Environnement, de Moïse Jean Pierre Point focal Changements Climatiques, de Dorine Jean Paul, coordonnatrice de l’Autorité nationale désignée dans le cadre du Mécanisme de développement propre et de Fanfan Jourdain, Cadre de la Direction des changements climatiques.
L’accord recherché à la 17e conférence sur le climat veut prendre la relève du protocole de Kyoto, qui viendra à échéance le 31 décembre 2012. Cette entente impose des cibles de réductions chiffrées à 37 pays industrialisés, de manière à ce que les émissions de GES aient baissé de 5,2 % en 2012, par rapport au niveau de 1990.
« Pour beaucoup de personnes dans les pays en développement et en Afrique, le changement climatique est une question de vie ou de mort », a lancé le président sud-africain, Jacob Zuma, lors de la cérémonie d’ouverture. « En tant que conférence africaine, le résultat de cette 17e conférence sur le changement climatique doit reconnaître que résoudre le problème du climat ne peut pas être séparé de la lutte contre la pauvreté », a rappelé Jacob Zuma aux délégués des différents chercheurs et scientifiques.
Johnny César Etienne
johncesare@gmail.com

Haïti-sécurité-mœurs :

Une brigade des mœurs au sein de la PNH

Mercredi, 30 Novembre 2011 17:22 WJL/HPN Societe & Loisirs Societe

La police nationale d’Haïti a annoncé mercredi  la création d’une brigade des mœurs en vue de combattre les infractions portant atteintes aux mœurs. La PNH annonce également des mesures contre les clubs et boites de nuits troublant la paix publiques à des heures indues.

"Une brigade  des mœurs  sera créée au sein de la PNH en vue de contrer des dérives liées à la dépravation de certaines mœurs qui  rongent  la société haïtienne de nos jours", a fait savoir le porte parole de la PNH Garry Desrosiers.
La PNH a pris cette mesure suite à des opérations menées dans certains clubs de la capitale qui organisent des activités attirant des écoliers pour la plupart mineurs parfois aux heures de classe. Ces genres d’activités sont désormais interdites par la police, a laissé entendre M. Desrosiers.
Ces activités surnommées « After school » (Après classe), destinés aux élèves, se répandent dans plusieurs clubs de la zones métropolitaines et incitent les écoliers a la débauche.
M. Desrosiers invitent les parents à prendre leur responsabilité car la police ne va pas tolérer ces genres de situations et interpellera les élèves surpris dans ces activités. Cette brigade aura pour tâche de traquer également les élèves pratiquant l’école buissonnière.
D’un autre côté, la porte parole de la PNH  a lancé une mise en garde aux propriétaires des clubs et des boites de nuits situés dans les quartiers résidentiels qui troublent le sommeil des riverains de ces zones.
La PNH a mis à disponibilité des personnes qui se sentent dérangées par ces clubs les numéros suivants : 3838-1111, 3839-1111.
Des agents de la PNH ont effectué une opération le weekend dernier à Stanley Club à Bois Verna où ils ont procédé à l’interpellation d’une vingtaine d’écoliers ainsi que le propriétaire du Club, Stanley Mathéus. Ces écoliers étaient surpris entrain de consommer de l’alcool et de la drogue.

Wilner Jean Louis
Jnlouis2010@yahoo.fr

 

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