mardi 06 décembre 2011

6 Déc

Hommage posthume du chancelier dominicain à Sonia Pierre

06/12/2011 12:59:00 Auteur(e) La Redaction

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Des déclarations exceptionnelles de Carlos Morales Troncoso pour saluer les "positions et principes " qu’avait épousés la célèbre militante dominico-haïtienne longtemps honnie par l’establishment dominicain
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a déploré lundi la disparition la veille de la militante dominico-haïtienne, Sonia Pierre, en reconnaissant son rôle de premier plan dans la lutte en faveur de l’intégration des descendants d’haïtiens malgré des divergences avec le pouvoir.
« Je partage la douleur de sa famille, particulièrement de ses enfants à qui j’envoie un message de solidarité dans ces moments douloureux », a déclaré à New York le chancelier qui intervenait dans la presse dominicaine.
Parlant au nom de l’administration Leonel Fernàndez au moment où il s’apprêtait à se rendre à México, siège du XIIIe sommet du mécanisme de dialogue et de concertation de Tuxtla, M. Troncoso a confié qu’en dépit de ses divergences de vue avec l’activiste de renommée internationale, il reconnaît que Sonia Pierre a défendu en permanence les positions et principes auxquels elle croyait.
« Le meilleur hommage que je puisse rendre à sa mémoire c’est en renouvelant notre foi dans le dialogue et les contacts directs comme la voie la plus intéressante pour débattre des idées et parvenir à un consensus dans un pays démocratique comme la République Dominicaine », a conclu le chancelier considéré comme l’un des principaux représentants du secteur conservateur en territoire voisin.
Victime d’un infarctus, Sonia Pierre, 48 ans, est décédée dimanche après avoir incarné pendant longtemps la lutte en faveur de l’émancipation de centaines de milliers de dominicains d’ascendance haïtienne condamnés à végéter dans les bas-fonds de la société dominicaine.
La fougueuse militante vivait avec un stimulateur cardiaque après avoir subi, ces dernières années, deux interventions chirurgicales. spp/Radio Kiskeya

Manifestation contre le directeur de la douane de Miragoâne

06/12/2011

Une manifestation a été organisée le 5 décembre, dans la ville de Miragoâne contre Edner Rivière, directeur de la Douane de la ville. Les manifestants qui réclamaient sa démission, ont lançé des pierres et des bouteilles partout dans la ville. Certains résidents de Miragoâne ont exprimé leur désapprobation de cette contestation contre le directeur de la douane. WPC/LM

Lionel Constant Bourgouin prend les commandes du Parquet

imageC’est un juge de carrière formé à la Sorbonne et Bordeaux (France) qui a pris hier les commandes du Parquet de Port-au-Prince. Le juge Lionel Constant Bourgouin, qui est conscient de l’ampleur du défi, promet d’œuvrer afin de ramener la sérénité au Parquet de Port-au-Prince. Le scandale n’arrivera pas par moi parce que mon Parquet ne sera pas un bateau à la dérive, promet M. le magistrat dont la compétence est reconnu par ses pairs.
La nomination de M. Bourgouin surprend plusieurs acteurs du système judiciaire puisqu’il avait occupé entre 2008 et 2010 la fonction de directeur de l’école de la magistrature. Il affirme avoir accepté ce poste parce qu’il sent le besoin d’agir au sein du système judiciaire. Il s’agit pour le nouveau chef du Parquet d’apporter sa pierre dans l’effort du gouvernement visant à garantir la sécurité publique.
Le magistrat qui avait occupé le poste de commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Jacmel pendant 4 ans se dit toutefois prudent en assumant ses nouvelles fonctions.
L’une des références du nouveau commissaire du gouvernement est Claudy Gassant, ancien collègue étudiant à Bordeaux. A l’instar de son prédécesseur M. Bourgouin entend exercer l’action publique dans l’intérêt général et non des particuliers. Il s’agit d’action dans l’intérêt des victimes, précise M. Bourgouin rappelant qu’il est également une victime du système judiciaire qui n’a jamais pu faire le jour sur la disparition en 2002 de son frère Lewis Bourgouin.
Dans le cadre de son action le chef du Parquet soutient qu’il évitera les actes arbitraires ou illégales.
LLM / radio Métropole Haïti

Pour un modèle d’universités publiques régionales en Haïti

06/12/2011 12:51:00 Auteur(e) La Redaction

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Le 12 janvier 2012, le président dominicain Leonel Fernandez a promis de remettre au gouvernement haïtien les clés d’un bâtiment universitaire flambant neuf ayant coûté 30 millions de dollars. Ce jour là, le Président Martelly aura l’opportunité de décider s’il inaugurera simplement un nouveau bâtiment ou s’il posera la première pierre de la réforme tant nécessaire de l’enseignement supérieur garantissant un plus grand accès et plus grande pertinence socio-économique de l’université haïtienne.
Un faible accès et des formations inadaptées
En effet, il est indéniable qu’Haïti est le pays qui compte le plus faible pourcentage d’étudiants universitaires par habitant de la région. Il est aussi indéniable que la plupart des diplômés des universités haïtiennes ont du mal à trouver un emploi, non seulement à cause de l’exiguïté du marché du travail, mais aussi de la pertinence des formations offertes. Selon des données (peu fiables) du ministère de l’éducation, MNEFP, Haïti comptait environ 40,000 étudiants inscrits dans une université publique ou privée en 2007, contre environ 300,000 en république dominicaine et 500,000 inscrits à Cuba à la même période. Rappelons que ces 2 pays comptent chacun environ 10 millions d’habitants.
Ce faible taux est dû non seulement à la faible couverture des niveaux antérieurs de formation, mais aussi au faible pourcentage d’investissement public alloué à l’enseignement supérieur, à l’absence d’une instance nationale de régulation du système (jusqu’à la nomination récente d’un Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur), à la concentration excessive de l’offre de formation supérieure tant publique que privée dans le seul département de l’Ouest, à des programmes de formation non adaptés au marché du travail actuel, au déficit de gouvernance des institutions d’enseignement supérieur publiques etc ….
Plus que jamais se pose l’épineuse question de la formation des générations futures et des carrières qui facilitent leur réelle insertion socioprofessionnelle. Aujourd’hui, le système d’enseignement supérieur public et privé qui assure cette formation compte moins de 10% d’institutions en dehors du département de l’Ouest.
Un modèle d’universités régionales inachevé.
La recherche d’une plus grande efficacité face à une demande de plus en plus croissante ont conduit les autorités politiques et académiques à travers le monde à mettre en place des politiques pour décentraliser l’offre d’enseignement supérieur public voire subventionner dans certains cas une offre privée existante au niveau régional. Ainsi, ces réformes ont conduit la plupart des pays à créer plusieurs universités régionales selon les contextes et les besoins de développement.
Haïti dispose actuellement de 4 universités publiques à savoir l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et 3 universités régionales de création plus récente: l’Université Publique du Nord, l’Université Publique des Gonaïves et l’Université Publique du Sud. En réalité, malgré le choix récent de l’Université d’Etat d’Haïti d’intégrer comme écoles " affiliées" des facultés de droit de provinces (dont la plupart ont d’ailleurs été créées comme institutions privées), elle fonctionne de fait comme l’Université régionale de l’Ouest. Ce modèle est toutefois asymétrique au regard du dénuement total dans lequel fonctionne les 3 autres universités régionales.
Je reconnais qu’il parait opportuniste d’introduire cette question à l’occasion de la construction de cette infrastructure universitaire à Limonade dans le Nord du pays. Mais avec ou sans nouveau bâtiment, le problème reste posé depuis que l’état haïtien a décidé de créer l’Université publique du Nord sans lui donner des missions claires et les moyens de cette mission. Les deux autres universités régionales se trouvent confrontées aux mêmes défis; ni la bonne foi, ni le dévouement de leurs dirigeants ne peuvent suffire à faire face à ces défis.
Des expériences à succès ailleurs
Le système éducatif cubain dont on vante souvent les mérites disposait déjà dans les années 60 de 3 universités publiques régionales distinctes « La Habana » au Nord du pays, « Abreu Las Villas » à Santa Clara, relativement au Centre de l’ile et « Oriente » dans le sud du Pays. Toutefois, Cuba a entrepris dès 1961 une réelle réforme avec une offre de formation actualisée et adaptée au besoin de développement scientifique, social et économique du pays. 50 ans après avoir lancé leur programme d’éducation pour tous, Cuba est passé d’un système de 3 universités publiques accueillant seulement 15,000 étudiants à un système comptant plus d’une dizaine d’universités publiques et une cinquantaine d’instituts supérieurs spécialisés accueillant 531,127 étudiants en 2011 selon des chiffres récents de l’UNESCO.

Le système d’éducation supérieur dominicain qui accueille de milliers de bacheliers haïtiens mise encore sur une grande université publique (UASD) et quelques centres publiques spécialisés autonomes à dimension régionale dont le fameux Institut Supérieur d’Agriculture situé à Santiago au coeur d’une zone de production agroindustrielle. Ce secteur public cohabite avec une dizaine d’universités privées régionales subventionnées par l’état à travers la loi d’Education Supérieure, Sciences et Technologie qui stipule que « L’Etat dominicain à la responsabilité de financer l’éducation supérieure publique et de contribuer au financement des universités privées »
Dans ces deux cas de figure, l’appartenance et l’ancrage d’une université à une région économique donnée constitue le facteur clé de succès, car elle ouvre la voie à une articulation entre pôles de développement, formation de ressources humaines qualifiées, recherche scientifique et emploi-jeunes. Mais indépendamment de cela, le modèle de la UASD n’est pas exportable car il ne faut pas céder à la tentation de créer une mégastructure qui répliquerait à une échelle plus grande tous les difficultés actuelles de l’UEH.
Des pistes de solution
Dans le cas haïtien, il devient de plus en plus évident que le système d’enseignement supérieur public et privé actuel, totalement sous-financé, s’essouffle et n’arrive pas à remplir sa mission scientifique, culturelle et de levier au développent du pays. Les dirigeants universitaires doivent se rendre à l’évidence que cela prendra du temps avant que l’Etat haïtien dégage des ressources relativement adéquates pour le financement de l’enseignement supérieur qui, contrairement au niveau primaire, n’est pas un droit fondamental prévu par la constitution pour tous les citoyens, alors que le pays peine déjà à financer la scolarisation universelle.
Dans un tel cadre et un tel contexte, il est urgent que la toute nouvelle secrétairerie d’état à l’Enseignement supérieur, en consultation avec les acteurs du système et les étudiants adressent le défi que pose l’importance de ce secteur dans la vie sociale, politique et économique du pays. Il est urgent de penser à un modèle plus efficace, adapté aux besoins du pays en 2011 et permettant d’absorber un plus grand nombre de nos bacheliers actuels à travers le pays. Il est aussi urgent d’actualiser les curricula de façon à assurer l’intégration de la formation dans les tissus économiques locaux, facilitant ainsi un meilleur taux d’insertion des diplômés universitaires dans le marché de l’emploi. Ainsi, plus que jamais, la recommandation du Groupe de Travail sur l’Education et la Formation (GTEF) de créer un ministère distinct de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’Innovation reste d’actualité.
Je crois, dans cet ordre d’idées que l’UEH serait plus efficace et pertinente si elle devenait la grande université publique régionale de l’ouest se concentrant sur les problématiques à la fois nationales, mais aussi de développement correspondant au tissu développement de cette zone en constante mutation démographique et économique. Ce repositionnement stratégique de l’Université d’Etat d’Haïti devrait s’accompagner de financement additionnels de la part du trésor public pour faciliter cette reconversion mais lui ouvrir également la possibilité de lever des fonds privés nationaux et internationaux qui cadre avec cette mission, notamment dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Aujourd’hui, dans ce monde de plus en plus ouvert et compétitif, sans une offre de formation et de recherche innovantes et sans un réseau solide de financement multiple et diversifiée, il n’y a guère d’avenir pour aucune université qu’elle soit publique ou privé.
Ainsi, on aurait 4 universités publiques régionales, mieux financées, mieux équilibrées, correspondant d’ailleurs aux 4 zones de planification du pays telle que l’avait imaginé la loi de septembre 1982 sur la Régionalisation et l’Aménagement du Territoire créant quatre (4) grandes Régions de Planification (Nord, Zone transversale, Ouest et le Sud).
Ce modèle lancera un signal clair de décentralisation effective en créant des opportunités pour des professionnels en dehors de Port-au-Prince et facilitera également la réinsertion d’une frange de professionnels actifs ou retraités de la diaspora toujours désireux de participer au développement du pays.
Des décisions courageuses à court terme
En attendant, commençons par renforcer également les 3 autres universités publiques régionales. Cette nouvelle vision pourrait déjà consister à faire de cette prochaine inauguration du 12 janvier prochain le point de départ de la vraie Université Publique du Nord avec la mission claire d’être le levier pour accompagner les développements industriels, agricoles, touristiques de la région Nord et en même temps être un acteur de promotion culturelle et scientifique.
Aujourd’hui, les dirigeants haïtiens ont la possibilité de créer les bases d’une référence solide et pertinente en matière d’enseignement supérieur susceptible d’inspirer le développement de l’ensemble du secteur. On sait que depuis la grève de Damien de 1929 et sur la base de nombreux autres événements historiques dont certains sont mêmes récents, les autorités sont toujours réticentes à intervenir dans ce secteur qu’elles estiment politiquement sensible. Les nouveaux dirigeants céderont-ils à la peur ou auront-ils le courage de prendre des décisions qui revêtent une importance stratégique pour l’ensemble du secteur de l’enseignement supérieur et du pays?
Ainsi, ce ne sera pas une inauguration de plus, mais le début d’une réforme à la fois éducative, économique et scientifique dans le pays.

Nesmy Manigat,
Ouanaminthe, le 4 décembre 2011

Les dons n’ont pas été investis «correctement», selon le président haïtien

06/12/2011 04:26:00 Auteur(e) La Redaction

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Les aides financières dont a bénéficié Haïti après le séisme de 2010 n’ont pas été investies «correctement», allant à l’assistance aux victimes au détriment de la reconstruction et du développement économique, a estimé le président du pays Michel Martelly dans un entretien à l’AFP.

«L’argent n’a pas été investi correctement: au lieu de donner à boire et à manger aux gens, nous aurions pu entamer la reconstruction, créer de l’emploi, et ces mêmes gens auraient alors pu acheter à boire et à manger», a-t-il déclaré dimanche, lors d’un déplacement au Venezuela.

«Ce qui a été fait pour sauver des vies était justifié, mais d’un point de vue pratique cet argent aurait pu être utilisé autrement, pour contribuer au développement» du pays.

Michel Martelly, qui, contre toute attente, a pris les rênes de cette île des Caraïbes en mai, une fois passée la phase la plus critique de l’après-séisme, a toutefois assuré qu’il n’était pas question de «rechercher des coupables» et qu’il fallait se tourner vers le futur.

«Nous avons décidé de changer la façon de faire les choses à Haïti, nous ne voulons plus de dons, nous voulons promouvoir Haïti (…), parler aussi de notre richesse, qui n’a pas été exploitée», a indiqué l’ancien chanteur populaire.

Il a souligné avoir mis sur pied un programme visant à attirer des investissements étrangers via des incitations fiscales et des garanties.

Son gouvernement cherche à attirer «entre 3 et 4 milliards de dollars» d’investissements «dans les cinq prochaines années» pour «donner une impulsion à l’économie et permettre à Haïti de décoller».

Il cherche notamment à promouvoir des investissements pour développer le tourisme, la pêche et l’agriculture, et créer des milliers d’emplois, notamment dans le secteur de l’éducation, qu’il estime avoir été délaissé dans le pays.

La semaine dernière, le gouvernement avait déjà annoncé une série de mesures pour attirer les capitaux, dont l’ouverture d’un guichet d’accueil des entrepreneurs et la suppression de certaines taxes, à l’issue d’un forum organisé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Fondation Clinton, réunissant plus de mille entrepreneurs dont plus de la moitié venaient de l’étranger.

Le président haïtien était en déplacement à Caracas pour un sommet réunissant des pays d’Amérique du Sud et des Caraïbes, une «plateforme» où il compte trouver une partie de l’appui financier dont le pays a besoin.

Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, a été frappé en janvier 2010 par un violent séisme qui a fait plus de 225 000 victimes. Aujourd’hui, un peu plus d’un demi-million d’Haïtiens vivent toujours dans des camps de déplacés, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Sur les 10 millions d’habitants de l’île, plus de la moitié se trouvent en «situation d’insécurité alimentaire», selon l’ONU, qui évalue le montant des aides internationales reçues par le pays à plus de 4,5 milliards de dollars. La Presse

LA

L’Alternative au bord du déchirement

Ca ne va plus au sein de la plateforme Alternative. Le coordonnateur de l’OPL Sauveur Pierre Etienne qui dit passer à l’opposition reproche à Edmonde Supplice Beauzile, sénatrice en fonction et président de la Fusion d’avoir participé à une réunion tenue au palais national quelques heures avant une séance décisive pour le Sénat, le 22 novembre dernier.

05/12/2011

Le leader de l’OPL Sauveur Pierre Etienne

Ca ne va plus au sein de la plateforme Alternative. Les deux principales formations politiques composant cette plateforme, savoir l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et la Fusion des sociaux démocrates sont divisées autour de la position à adopter désormais par rapport à la présidence. Le coordonnateur de l’OPL Sauveur Pierre Etienne qui dit passer à l’opposition reproche à Edmonde Supplice Beauzile, sénatrice en fonction et présidente de la Fusion d’avoir participé à une réunion tenue au palais national quelques heures avant une séance décisive pour le Sénat, le 22 novembre dernier.
De l’avis de Sauveur Pierre Etienne, le moment était très mal choisi pour une réunion au palais national. Il croit que cela ne fait honneur ni au Sénat en tant qu’institution ni aux partis représentés au grand Corps. Le coordonnateur de l’OPL annonce officiellement que son parti va passer à l’opposition et condamne déjà toutes connivences parlementaires en faveur de la présidence sans tenir compte des vrais besoins de la population.
En attendant la réaction de la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile que nous avons vainement tenté de joindre au téléphone, Evans Paul un autre ténor de l’Alternative rassure qu’il n’y a « aucun déchirement au sein de la plateforme ».
Cette apparente division au sein de l’Alternative intervient quelques mois avant les élections pour renouveler le tiers du Sénat ainsi que les Collectivités territoriales. Les deux leaders à la base de cette discussion sont tous deux fraichement arrivés à la tête de leur parti respectif.
L’Alternative avait fait bonne figure aux dernières sénatoriales et est actuellement représentée par 6 sénateurs. Pour les prochaines joutes, cette plateforme devra affronter des partis comme la Fanmi Lavalas ou un éventuel consortium « Têt Kale / Repons Peyizan » qui sont tous deux entrain de resserrer leurs rangs.

Eddy Laguerre

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