mercredi 07 décembre 2011

7 Déc

Haïti – Sécurité :

Publication de l’arrêté présidentiel créant la “Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique”

07/12/2011 06:28:23

Haïti - Sécurité : Commission d'État d'organisation de la composante militaire de la force publiqueUn arrêté présidentiel, daté du 2 décembre dernier et publié ce mardi 6 décembre, confirme la création d’une commission devant réfléchir sur le dossier des Forces Armée d’Haïti, la « Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique » est composée de 7 membres, elle aura pour mission, entre autres, d’identifier les ressources nécessaires au fonctionnement de la composante, les règles et procédures de la gestion des ressources, sa mission et l’effectif de la nouvelle force nationale…
En l’article 1, il est indiqué que la Commission devra consulter plusieurs secteurs de la vie nationale dont celui des Affaires, le Parlement, la société civile, les associations professionnelles, les partis politiques, les organisations de base et les églises…
En l’article 2 il est indiqué que le temps imparti à la Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique est de 40 jours, à l’échéance elle aura à soumettre au président de la République le plan établissant l’organisation de la composante militaire de la Force Publique.
Il est spécifié à l’article 4 de cette arrêté que la Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique est composée de Monsieur Yvan Richard Maurasse, Secrétaire d’État à la Défense Nationale, Président, Monsieur Réginald Delva, Secrétaire d’État à la Sécurité Public, vice-Président, Jean Bergenac Barrette, Secrétaire Rapporteur, Dr. Georges Michel, membre, Guy Noël, membre, Jean-Thomas Cyprien, membre, Gérard Gourges, membre.
Ensuite il est spécifié que la durée du mandat de la Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique est de 6 mois à partir de la date de publication du présent arrêté, une fois établie elle dispose d’une autorité, d’une autonomie complète pour définir sa structure, son mode d’organisation et de fonctionnement ainsi que son plan de travail, elle peut également faire appel à des fonctionnaires de l’État et à des consultants nationaux ou étrangers pour l’assister dans la réalisation de son mandat.
Il est dit que l’État haïtien mettra à la disposition de la Commission d’État d’organisation de la composante militaire de la force publique les moyens matériels et logistiques nécessaires à l’accomplissement de son mandat.
Lors de son discours à l’occasion de la Bataille de Vertières le Président de la République, Michel Martelly avait déclaré «… j’annonce à la Nation haïtienne et au monde entier, la création d’une Commission civile chargée de donner corps au dossier de la nouvelle force de défense de la République d’Haïti.
En attendant qu’un arrêté vienne préciser les termes de référence de cette nouvelle entité, je tiens à rassurer les uns et les autres, les protagonistes comme les adversaires de la mise sur place immédiate, que la Commission civile est assujettie à l’obligation de la participation démocratique. Des consultations seront conduites avec tous les secteurs de la vie nationale, la société civile, le secteur des affaires, le Parlement, le monde juridique, les partis politiques, les organisations de base, les églises etc…
L’objectif consiste à re concevoir l’Armée Haïtienne, à la réconcilier avec le peuple, avec la Nation, avec la modernité démocratique, à déployer une armée du 21e siècle adaptée à nos besoins réels, délestée de toutes attributions et fonctions répressives et tournée vers le développement national. Accompagnée de toutes les forces sincèrement interpellées par la question de la défense et de la souveraineté Nationale, la Commission civile étudiera l’opportunité et le calendrier de la mise en place admissible, le profil et la philosophie de là nouvelle force armée, son effectif, ses sources de financement, le rôle qui lui sera dévolue dans la surveillance environnemental et frontalière, maritime, aérienne, dans la lutte contre la contrebande et le trafique des stupéfiants.
Pour ce travail préliminaire, j’assigne à la Commission civile, un délai péremptoire de 40 jours, afin que je puisse, au 1er janvier 2012, autre date hautement symbolique de notre histoire de peuple libre et souverain, présenter à la Nation haïtienne, la feuille de route qui aura été tracée au cours des rencontres et des pourparlers…»
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Économie :

Laurent Lamothe discute des retombées du voyage du président au Venezuela

07/12/2011 10:42:30

Haïti - Économie : Laurent Lamothe a abordé un ensemble de questions prioritairesLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a eu un déjeuner de travail, hier mardi 6 Décembre, en sa résidence, avec des membres du secteur privé, des représentants du Gouvernement, du Parlement et de la société civile. Ont été abordés, en cette occasion, un ensemble de questions prioritaires, suite au voyage du Président de la République au Venezuela.
Suivi urgent des négociations
Le Ministre Lamothe, après avoir résumé les grandes lignes de coopération abordées avec les Chefs d’Etat et de Gouvernement au cours du premier Sommet de la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens (CELAC), a mis l’accent sur le suivi urgent des négociations pour des accords d’investissement avec des sociétés latino-américaines, disposées à injecter des capitaux en Haïti pour le redémarrage économique et social.
Loi sur la copropriété
Le Chancelier Lamothe a profité de l’occasion pour signaler la proposition prochaine au Parlement d’une loi sur la copropriété qui aidera les investisseurs désireux d’implanter des industries de pointe en Haïti.
Délégation vénézuélienne d’hommes et de femmes d’affaires
Il a attiré l’attention sur l’arrivée, ce mardi 6 Décembre 2011 à Port-au-Prince, d’une importante délégation vénézuélienne d’hommes et de femmes d’affaires manifestant l’intérêt d’investir dans de nombreux domaines en Haïti.
Aéroport de Jacmel
Le Ministre des Affaires Etrangères a longuement discuté avec ses invités du grand projet d’investissement relatif à la rénovation de l’Aéroport de Jacmel, et des nouvelles infrastructures qui seront mises en place dans la capitale du Sud-Est afin d’accueillir, l’an prochain, une rencontre internationale des leaders latino-américains. Cette réunion inaugurera la Journée Internationale de Solidarité entre Haïti et les Etats de l’Amérique du Sud pour rappeler l’amitié historique entre Simon Bolivar et les fondateurs de l’Indépendance d’Haïti.
Enfin, le Chancelier haïtien a remercié les Sénateurs et députés présents, ainsi que les chefs d’entreprise d’Haïti, les membres du Gouvernement et les leaders d’organisations commerciales et industrielles de la société civile pour leur détermination à accompagner le Président de la République dans sa lutte pour un Etat productif visant la prospérité à travers la création d’emplois, la liberté d’entreprise et la création de richesses par l’investissement.
HL/ HaïtiLibre

Formation de la commission sénatoriale chargée d’ enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement

07/12/2011 08:47:52

Haïti - Politique : Des membres du Gouvernement dans le collimateur du SénatUne commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité étrangère présumée de plusieurs membres du gouvernement y compris le Président Michel Martelly devrait commencer à travailler dès la semaine prochaine, mardi les 9 membres [Joseph Lambert, Yvon Buissereth, Steven Benoît, Youri Latortue, Dieuseul Simon Deras, Evallière Beauplan, John Joël Joseph, Nenel Cassy et Moïse Jean-Charles] de ladite commission devraient se réunir pour structurer la commission, nommer son Président et son rapporteur. Les membres de la commission vont être subdivisé en plusieurs sous-commissions, chaque membre aura à vérifier la nationalité d’un membre du gouvernement.
Le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, membre et incitateur de cette commission a fait savoir que selon les informations qu’il dispose, en plus du président Martelly, au moins 3 membres de l’équipe gouvernementale auraient une double nationalité.
Le sénateur François Anik Joseph (Artibonite / ALTERNATIV) dit espérer que la commission fasse des recommandations allant dans le sens de la constitution si la véracité des informations relatives à la nationalité étrangère de plusieurs membres du gouvernement est prouvée.
Le Sénateur Moïse, blâmant la passivité du Sénat, avait justifié cette Commission par l’absence, selon lui, d’investigations sérieuses sur la nationalité des membres du cabinet ministériel lors du processus de ratification.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4132-haiti-politique-commission-d-enquete-sur-la-nationalite-des-membres-de-l-executif.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Éducation :

8 écoles pour 270 millions de gourdes

07/12/2011 09:50:33

Haïti - Éducation : 8 écoles pour 270 millions de gourdesHier le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) a signé 8 contrats, pour un montant total de 270 millions de gourdes, avec 8 firmes pour la construction de 8 établissements scolaires dans les régions du Sud, du Nord-Ouest et de l’Ouest. Chaque école pourra accueillir environs 550 écoliers. Les entreprises sélectionnées devront réaliser les travaux en 8 mois. La construction de ces 8 institutions scolaires permettront également de créer des centaines d’emplois dans les zones concernées.
« Le Fonds d’Assistance Économique et Sociale est heureux de procéder aujourd’hui au côté du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) à la signature d’un premier lot de 8 contrats de construction d’établissements scolaires inscrit dans le cadre du programme d’Appui à la Restructuration du Secteur de l’Éducation (ARSE), le programme ARSE devra en effet favoriser dans les sites de plusieurs établissement scolaire la construction de 92 structures permanentes, semi-permanentes et différentes réhabilitations à l’échelle du territoire national. La signature de ce premier lot de 8 contrats concerne les structures permanentes, que le FAES assure la mise en place et dont la durée des constructions s’étend sur 50 ans, la durée d’exécution des travaux est de 240 jours pour chaque établissement à partir du premier décaissement, le montant total des 8 contrats que nous signons et de 227,103.210 gourdes. Ces 8 première structures permanentes que nous lançons constituent des écoles complète qui seront érigées dans le Nord, Barrière Blanche et Garde Farge, dans le Sud, Aquin et Coteaux, dans le Nord-Ouest, Chansolme, Baie de Haine et Môle Saint Nicolas, et dans l’Ouest dans le commune de Furcy […] Nous allons construire au total 9 salles de classe de 50m2 chacune et 25 salles de classe de 42m2 chacune pour le pré-scolaire.
Les différents établissements seront équipés de salle d’informatique avec 20 postes d’ordinateur, de cafétérias avec cuisine et dépôts, ils seront alimenté en eau potable et énergie solaire. L’aménagement extérieur des cours comprendra des terrains de jeux et des espaces verts. Ce premier lot de 8 écoles fait parti d’un total de 37 structures permanentes que le FAES en collaboration avec le MENFP assurera la mise en place. Pour ces 8 école le nombre de bénéficiaires s’élève à 550 élèves par écoles…» a déclaré la directrice du fonds, Mme Josefa Gauthier.
Pierre Michel Laguerre présent à la cérémonie de signature a déclaré que «…chaque mur qui est construit, chaque salle de classe qui est construite c’est une avancée que nous faisons pour que nous puisions être capable de scolariser tous les enfants à travers le pays… » ajoutant que le Ministère supporte la volonté du Président de la République d’Haïti, à savoir la scolarisation de tous les enfants d’ici 2015 «…nous sommes embarqués dans ce grand projet. »
«…Lorsque nous faisons l’éducation nous ne la faisons pas à moitié, cela veut dire que nous prenons en compte toutes les composantes qui font que l’école fonctionne, il y a l’infrastructure […] nous avons des projets pour la formation des enseignants, sur les cantines scolaires […] » a précisé M. Laguerre.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4324-haiti-education-50-millions-de-dollars-pour-l-education-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-4144-haiti-education-100-nouvelles-ecoles-d-ici-la-rentree-2012.html
http://www.haitilibre.com/article-3139-haiti-education-construction-ou-rehabilitation-de-plus-de-80-etablissements-scolaires.html
http://www.haitilibre.com/article-665-haiti-reconstruction-formation-de-360-professionnels-haitiens.html
HL/ HaïtiLibre

Des nouvelles mesures de la BRH

06/12/2011 23:02:00 Auteur(e) La Redaction

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A partir du mois de janvier 2012, les transferts en dollars venus de l’étranger seront remis en gourdes, a expliqué le commentateur Valéry Numa, répétant le gouverneur de la Banque de la république d’Haiti (BRH), Charles Castel. C’est le taux de référence de la BRH, qui sera considéré a dit le commentateur. WPC/LM

Assassinat d’un policier à Port-au-Prince

Mercredi, 07 Décembre 2011 17:01

policenationalUn agent de la Police Nationale d’Haïti a été abattu mardi soir à Delmas 2, au centre de Port-au-Prince. Selon les informations recueillies sur place, des tirs étaient entendus en fin de journée après que la police eut abattu un présumé bandits qui opéraient dans un camp de la zone.

Des hommes armés avaient menacés de représailles les familles hébergées dans ce camp depuis le tremblement de terre de janvier 2010, estimant que celles-ci avaient collaboré avec les forces de l’ordre.

Le policier dont l’identité n’est pas encore révélée, allait regagner son domicile dans la zone quand il a été abattu.

Séance de travail entre des députés et le ministre des finances autour du budget

imageLe gouvernement peaufine le budget rectificatif 2011-2012 qui sera soumis dans les prochains jours à la chambre basse. Dans le cadre de ces derniers ajustements le ministre des finances et de l’économie, André Lemercier Georges, aura ce mercredi une séance de travail avec les présidents des commissions parlementaires de planification et coopération externe, des finances et des collectivités territoriales.
Le président de la commission planification Ghandy Dorfeuille, indique que cette rencontre permettra de vérifier la concordance entre les allocations du budget rectificatif et la politique générale du Premier Ministre Gary Conille.
Les députés sont préoccupés par une certaine décentralisation des fonds alloués dans le budget de la république. La quasi totalités des parlementaires estiment qu’une allocation pour chaque commune est indispensable pour garantir la réalisation d’infrastructures donnant accès aux services sociaux de base.
Le député Ghandy Dorfeuille juge insuffisants les 20 millions de gourdes que le ministre des finances envisagerait d’allouer à chaque commune. Ce montant ne permettra pas de construire une école fait remarquer le parlementaire plaidant pour une enveloppe de 50 millions de gourdes.
La majorité des députés estiment que ces fonds permettront de réaliser des projets susceptibles d’améliorer les conditions de vies des populations vulnérables dans les régions reculées.
Au cours d’une première séance de travail avec le Premier Ministre et le ministre des finances autour du budget, les présidents des commissions permanentes avaient réitéré leur détermination à favoriser la décentralisation du budget.
Les négociations risquent d’être longues, le gouvernement n’étant vraisemblablement pas prêt à allouer 7 milliards de gourdes dans la rubrique fonds communaux.
LLM / radio Métropole Haïti

L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince souligne l’ « héritage exemplaire » laissé par Sonia Pierre

07/12/2011 13:27:00 Auteur(e) La Redaction

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Selon le chef de la diplomatie dominicaine en Haïti, Ruben Silie Valdez, la militante des droits humains Sonia Pierre « laisse un héritage exemplaire ». Depuis l’âge de 13 ans, elle avait commencé une lutte qu’elle a poursuivie jusqu’à sa mort, rappelle le diplomate.

La nouvelle de la mort de Sonia Pierre l’avait d’autant plus frappé que « jeudi dernier, raconte l’ambassadeur, nous avions pris le même vol depuis Port-au-Prince vers Santo Domingo, et Sonia affichait une mine ravissante ».

L’ambassadeur Silié a tenu à souligner que « Sonia Pierre ne luttait pas seulement pour les Haïtiens en République Dominicaine mais aussi pour les viejos (coupeurs de canne vieillis sous le métier, ndlr) ».

Belair: Affrontements entre bande rivales

07/12/2011 03:42:00 Auteur(e) La Redaction

Au moins une personne a été tuée et une autre blessée par balle dans la nuit de lundi à mardi au cours de violents affrontements entre des groupes rivaux du Bel-Air et de Delmas 2 (centre de Port-au-Prince), deux quartiers populaires qui étaient mardi après-midi en proie à une vive tension en raison d’une intervention policière.

Selon le témoignage d’un riverain interrogé par Radio Kiskeya sous le couvert de l’anonymat, entre Delmas 2 et le Bel-Air, en passant par la rue St-Martin et Carrefour Trois, toutes les activités étaient pratiquement au point mort au moment où les forces de l’ordre traquaient les bandits qui sévissent dans la zone.

Ces derniers avaient provoqué de graves incidents à travers des échanges de tirs lors d’une soirée censée commémorer le 5e anniversaire de la mort de « Dread Mackenzie », un membre de la base Lavalas. Il avait été tué en décembre 2004, au plus fort de « l’Opération Bagdad », la guérilla urbaine qu’avaient lancée des partisans de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide alors exilé en Afrique du Sud.

Le témoin affirme que la situation allait tourner au vinaigre quand des individus résidant au Bel-Air ont ouvert le feu sur des représentants de Delmas 2 qui venaient d’assister au spectacle auquel avait notamment pris part le groupe de rap créole Rock Fam.

Deux hommes prénommés Eddy ont été l’un abattu et l’autre blessé.

De son côté, la police de Port-au-Prince, qui a conduit l’opération en compagnie de soldats de la Mission onusienne (MINUSTAH) en vue de reprendre le contrôle de la situation, n’avait encore communiqué mardi soir aucun bilan. spp/Radio Kiskeya

Des importateurs dénoncent la lenteur enregistrée dans le dédouanement des marchandises

imageLe système sydonia qui permet aux importateurs de préparer leurs déclarations de douane à distance, donne du fil à retordre depuis certains temps, selon des commerçants.
Certains d’entre eux, affirment que depuis quelques jours le système est défaillant, plusieurs importateurs ont des difficultés à dédouaner leurs marchandises.
Les responsables de l’administration générale des douanes annoncent qu’ils travaillent actuellement dans le but de résoudre ce problème, qui selon eux n’affectent pas vraiment le fonctionnement de la douane.
Selon Pierre Placide directeur de l’informatique et de technologie, depuis l’installation du sydonia qui facilite le processus de traitement des déclarations de douane où que l’on soit le système n est pas toujours au beau fixe.
Les responsables de l’Administration générale des Douanes précisent qu’un centre d’opérations par où passent toutes les données, est disponible au niveau de l’institution, dans le but de faciliter le dédouanement des marchandises.
Ils annoncent, l’arrivée prochaine de nouveaux équipements qui devaient être installés à la douane de l’aéroport, afin de rendre plus efficace le système.
Rappelons que plusieurs importateurs avaient dénoncé la lenteur enregistrée dans le dédouanement des marchandises notamment en cette période de fêtes de fin d’années.
Notons que ce système automatisé a pour objectif d’éliminer les lourdeurs et les lenteurs administratives et assurer la fluidité des échanges dans le trafic des marchandises.
EJ/Radio Métropole Haïti

Stop au travail des enfants en Haïti

5 décembre 2011

Le Programme international de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour l’abolition du travail des enfants » (IPEC) a lancé le 2 décembre à Port-au-Prince son projet relatif à l’éradication du travail des enfants en Haïti,  tout en créant des opportunités d’emplois en faveur d’adolescents, dans le cadre du processus de reconstruction.

Stop au travail des enfants en Haïti

Photo : Victoria Hazou – UN/MINUSTAH

Le projet « Protection des enfants du travail infantile dans la reconstruction d’Haïti » mis en œuvre par le Programme international de l’OIT pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) est axé sur l’amélioration des conditions générales du pays et des enfants grâce à l’élaboration de politiques sociales dans différents domaines, dont ceux de l’éducation et de la santé, essentiellement dans les départements rudement affectées par le séisme.

Dans ce cadre, quelque 200 jeunes de 15 à 17 ans devront prochainement bénéficier de formations dans les domaines de la construction, la plomberie, les travaux électriques et la charpenterie, selon la responsable du programme IPEC-Haïti, Mme Nancy Robinson. Des adolescents en faveur desquels seront aussi étudiées des possibilités de placement dans « la chaine d’approvisionnement du secteur de la reconstruction », indique la responsable. 

Couvrant une période de deux ans (2011-2013), ce projet entend aussi encourager le dialogue social entre les divers acteurs concernés en vue d’ « éradiquer le travail infantile » en Haïti, en même temps qu’il œuvre au renforcement des capacités des acteurs concernés, tels le gouvernement, le patronat et le syndicat. Et ceci, grâce à des programmes de formation sur les rôles, les responsabilités et compétences de chacun.

Une campagne de sensibilisation sur la nécessité de ne pas faire travailler les enfants fait aussi partie du projet, souligne Mme Nancy Robinson qui souhaite appuyer le programme de scolarisation universelle initié par le président Michel Martelly. En effet, comme le souligne le chef du Bureau de Programmation de BIT pour l’Amérique latine à Genève, Lars Johansen, « ni l’OIT ni l’IPEC ni aucune organisation internationale ne peuvent éradiquer le travail infantile dans un pays, mais peuvent apporter leur appui  au gouvernement et ses partenaires sociaux».

Dans la mise en œuvre de ce projet, l’IPEC entend s’inspirer de l’expérience brésilienne de lutte contre la pauvreté. Ce pays a en effet pu développer son économie et réduire le niveau de pauvreté, ce qui a permis de passer d’un taux de travail infantile d’environ 37% dans les années 80 à environ 5% aujourd’hui. Un objectif qui a été facilité par la stabilité politique. 

Financé notamment par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les Etats-Unis et le Brésil, à hauteur d’un million de dollars, le programme IPEC-Haïti fait suite à la décision du Brésil et des Etats-Unis d’« unir  leurs forces pour amplifier la lutte contre le travail des enfants en Haïti », dans le cadre du premier «accord triangulaire» de coopération Nord-Sud-Sud signé en juin 2010, sous les auspices de l’OIT. Accord qui met l’accent sur «l’impérieuse nécessité d’éradiquer et de prévenir le travail des enfants et de garantir le respect en Haïti des principes fondamentaux et des normes internationales du travail pendant tout le processus de reconstruction du pays», en particulier après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

Le projet « Protection des enfants du travail infantile dans la reconstruction d’Haïti » a été lancé par Antonio Cruciani, coordonnateur de l’OIT, en présence de l’ambassadeur du Brésil en Haïti, Igor Kipman, du président de l’Association des Industries d’Haïti, (ADIH), Georges Sassine, représentant le secteur patronal et Dukens Raphael, représentant les syndicats.

Rédaction : Pierre Jérôme Richard
Edition : Uwolowulakana Ikavi

Haïti – Tourisme :

La Ministre du tourisme s’est rendue au Môle Saint Nicolas

06/12/2011 14:27:24

Haïti - Tourisme : La Ministre du tourisme s'est rendue au Môle Saint NicolasAujourd’hui, Stéphanie Balmir Villedrouin la Ministre du Tourisme s’est rendue au Môle Saint Nicolas, département du Nord-Ouest. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un Circuit Éducatif à la découverte des sites historiques et touristiques d’Haïti.
Ce circuit, organisé à l’intention de jeunes écoliers venant des dix départements du pays, est constitué de visites guidées de différents sites historiques et touristiques allant de la Petite rivière de l’Artibonite jusqu’au Môle Saint Nicolas, incluant des arrêts à Marchand Dessalines, Saint-Michel de l’Attalaye, Ennery et Gonaïves, quatre villes du département de l’Artibonite.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4408-haiti-tourisme-la-ministre-du-tourisme-etait-a-montreal-ce-weekend.html
http://www.haitilibre.com/article-4389-haiti-culture-l-art-haitien-a-la-10eme-edition-du-art-basel-miami-beach.html
http://www.haitilibre.com/article-4377-haiti-economie-signature-de-l-accord-de-construction-de-l-hotel-de-l-aeroport-international.html
http://www.haitilibre.com/article-4301-haiti-tourisme-haiti-unique-haiti-magique.html
http://www.haitilibre.com/article-4299-haiti-economie-relance-du-secteur-touristique-une-formidable-opportunite-pour-haiti-mais.html
http://www.haitilibre.com/article-4290-haiti-economie-la-diaspora-premier-marche-cible-pour-la-ministre-du-tourisme.html
HL/ HaïtiLibre

Des leaders politiques souhaitent la formation d’un nouveau CEP avant les sénatoriales

imagePlusieurs acteurs politiques pressent le chef d’Etat de d’adopter des dispositions en vue de l’organisation des élections sénatoriales.
Les mandats de dix sénateurs élus en 2006 dont Joseph Lambert, Kelly Bastien, Anacacis Jean Hector, Michel Clerié, Maxime Roumer, Youri Latortue, Edmonde Supplice Beauzile, Nennel Cassy et Yvon Buissereth arriveront à terme le 8 mai 2012.
Victor Benoît, membre du directoire de la Fusion des sociaux-démocrates, appelle le président Martelly à engager le dialogue avec les dirigeants de partis politiques en vue de créer un nouveau Conseil Electoral Provisoire. Il estime qu’il y a aujourd’hui une imprécision sur la volonté du gouvernement.
Le nouveau CEP, constitué avec les représentants des divers secteurs de la société, devrait être doté d’une nouvelle loi électorale.
Cet avis est partagé par le chef de file de AAA, Youri Latortue. Il rappelle qu’une commission sénatoriale avait réclamé des poursuites judiciaires contre le président de l’actuel CEP, Gaillot Dorsinvil, pour son implication dans des fraudes électorales. Youri Latortue qui briguera un nouveau mandat dans l’Artibonite soutient qu’il faut éviter la répétition des fraudes et erreurs enregistrées en 2010.
De son coté, le sénateur William Jeanty, leader du parti Konba, espère que les élections auront lieu dans un délai raisonnable. Il appuie l’idée de formation d’un CEP de consensus avec les acteurs impliqués dans le processus électoral.
Selon l’ingénieur Jeanty, une modification de la loi électorale est indispensable pour éviter l’introduction de l’argent sale dans la campagne électorale. Dans le même temps il préconise la tenue des joutes à la dimension du Trésor public pour éviter toute ingérence de la communauté internationale.
LLM / radio Métropole Haïti

L’OPL: 20 ans déjà

Les dirigeants de l’OPL, avec une photo du feu Gérard Pierre-Charles en arrière-plan

(Photo: Mercidieu Moranvil)

L’Organisation du peuple en lutte (OPL) fête ses vingt ans d’existence durant ce mois de décembre sur le thème « 20 lane batay pou modènize politik peyi a » (20 ans de lutte pour moderniser le système politique du pays). A l’occasion du 20e anniversaire, les dirigeants du parti ont organisé une conférence de presse ce mardi 6 décembre 2011, dans ses locaux à Delmas 33, en vue de retracer, à l’intention de tous, le parcours de l’organisation politique et les perspectives pour les années à venir.
« L’OPL a connu des hauts et des bas », soutiennent les dirigeants du parti, dont Sauveur Pierre Etienne, Harry Marsan, Baudelaire Nolesaint et Irvelt Chéry, qui ont participé à la conférence de presse. Toutefois, ils disent croire encore dans la démocratie et le développement du pays.
« L’OPL a pleuré de nombreux disparus comme le professeur Gérard Pierre Charles. On a été victime de plusieurs défections, de trahison », regrettent-ils en saluant la mémoire de tous ceux qui sont déjà partis pour l’au-delà.
« Mais il était toujours question pour nous de remembrer nos rangs, de réaffirmer notre croyance dans notre credo… », se félicitent-ils. Ils n’ont jamais cessé de tenir face aux responsabilités historiques, soulignent-ils.
En termes de bilan, les dirigeants du parti se montrent satisfaits. « Le bilan est positif, sans vouloir dire qu’il est parfait », a indiqué le porte-parole de l’OPL, M. Harry Massan. « Il reste encore beaucoup à faire… », signale-t-il. En outre, à l’occasion de ces vingt ans, le directoire du parti promet de travailler pour la modernisation du système politique haïtien et pour une alternance politique, selon le coordonnateur général de l’OPL, le professeur Sauveur Pierre Etienne.
Fondée en 1991 pendant les bouleversements de l’époque, l’Organisation Lavalas (OL) est issue d’une grande assemblée générale organisée les 5 et 6 décembre, par plusieurs organisations populaires, syndicales, paysannes et des religieux. En 1992, les responsables de l’OL allaient modifier le nom pour marquer le caractère politique de ladite organisation. Ils adoptèrent alors « Organisation Politique Lavalas » (OPL). Il faut entre autres souligner que les responsables savaient utiliser « Òganisation pèp k ap lite » pour faire référence aux combattants qu’ils sont, expliquent-ils dans une note.
Cette assemblée générale avait donné aux responsables et aux membres du parti la mission de mener une lutte visant à aider le président Jean-Bertrand Aristide à reprendre le pouvoir, de remonter la morale des Haïtiens qui attendaient le retour du président et de créer les conditions de participation du peuple dans les prochains combats politiques, nous disent-ils.
Les résultats des élections de 1995, qui conduisaient une majorité de parlementaires à la 46e législature, ont été la preuve de ce travail bien fait, se réjouissent-ils.
Au cours du premier congrès de l’OPL, tenu du 29 janvier au 2 février 1997, les responsables de l’OPL avaient mûrement réfléchi sur le document « Pour convertir nos rêves en victoires » et ils avaient défini les grands travaux qui devaient mener le pays sur les rails du développement, nous rappellent-ils. C’est à ce moment-là que les dirigeants avaient décidé de divorcer complètement d’avec la plateforme politique Lavalas, « Bò tab la » et du coup choisir officiellement « Organisation du peuple en lutte » comme nom du parti.
Il importe de signaler que le parti compte une série d’activités pour son anniversaire dont une journée portes ouvertes le 10 décembre 2011. La période de fête sera clôturée par une soirée politico-culturelle qui se tiendra dans l’une des boîtes de la capitale.
Gladimy Ibraïme
gla2000x@yahoo.fr

Haïti-Université :

Grève des professeurs à l’Ecole Normale Supérieure

mardi 6 décembre 2011

P-au-P, 6 déc. 2011 [AlterPresse] — Les professeurs de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) ont décidé d’observer une grève ce 6 décembre ainsi que le 7 décembre, pour protester contre des conditions physiques inappropriées de travail à l’ENS.

Une note portant la signature de tous les professeurs a été acheminée à AlterPresse, dénonçant « des conditions déplorables qui se dégradent d’année en année ».

« Notre bibliothèque n’est pas fonctionnelle, nous n’avons pas de laboratoire de sciences, la photocopieuse est en panne. Les professeurs sont appelés à transmettre le savoir sans les supports de base. Des cours ont souvent lieu sur la cour par manque de salles et dans un environnement insalubre », lit-on dans la note.

L’Ecole Normale Supérieure, comme la majorité des entités de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), a été sévèrement frappée par le séisme survenu le 12 janvier 2010. Près de deux ans après, l’édifice n’a pas été reconstruit, et les cours ont lieu dans des hangars en bois.

« Pour une communauté d’une centaine de professeurs et 500 étudiants, nous disposons de 8 salles de classe », affirment les professeurs, « notre mission est de former les futurs enseignants du pays. Pour ce faire, nous avons besoin de conditions adéquates ».

Les professeurs de l’Ecole Normale Supérieure exigent de l’Etat un budget « dans un délai pas trop lointain » qui puisse permettre d’améliorer cette situation.

La question du budget de l’Université d’Etat a récemment été soulevée par les responsables du rectorat et une rencontre a eu lieu avec le président Michel Martelly. Selon le recteur Jean Vernet Henri, Martelly a promis d’augmenter le budget actuel (427 millions de gourdes) de 15%. [kft gp apr 6/12/2011 13 :00]

Haïti / Banque mondiale:

La Stratégie 2012 met l’accent sur la gestion des catastrophes, l’infrastructure, l’éducation et l’emploi

BM – Banque Mondiale – 07/12/2011 12:25:04

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui une nouvelle stratégie de 12 mois pour Haïti.

Cette stratégie protégera la population haïtienne face aux catastrophes naturelles, appuiera le retour de 22 500 personnes à un logement sûr, réhabilitera les quartiers pour 75 000 personnes, financera l’éducation pour 100 000 et assurera un repas quotidien pour 75 000 enfants. De plus, la stratégie vise à revitaliser l’économie, à améliorer les conditions d’investissement, et à renforcer la productivité et la durabilité de l’agriculture et du développement rural.

La somme allouée à la Note de stratégie intérimaire (NSI) s’élève à 255 millions de dollars EU en subventions accordées par l’Association internationale de développement (IDA) dans le cadre de son Mécanisme de riposte à la crise.

« La nouvelle stratégie intérimaire souligne l’engagement de la Banque mondiale à la reconstruction en cours en Haïti et aux efforts de relance économique à long terme », a déclaré Pamela Cox, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes. «La stratégie est étroitement alignée sur les priorités du gouvernement et conçue pour fournir un appui substantiel à la reconstruction physique et le renforcement institutionnel, afin d’aboutir à des résultats concrets à court terme, tout en augmentant la capacité du pays à se reconstruire ».

La NSI déploie le programme de la Banque mondiale pour l’année prochaine et comprend les résultats clés suivants:

Une résilience accrue face aux catastrophes naturelles et autres crises (par exemple le choléra) à travers une meilleure performance des institutions nationales et une réhabilitation de l’infrastructure.

Evolution du milieu des affaires et lancement des investissements susceptibles de créer des emplois en dehors de la capitale.

Amélioration de la passation des marchés publics, de la transparence ainsi que de la gestion financière.

Dans le cadre de l’enveloppe de la NSI, le conseil d’administration a approuvé aujourd’hui 180 millions de dollars EU pour les trois projets suivants :

Education pour tous (70 millions de dollars EU)175 000 enfants en bénéficieront Plus de 8 000 étudiants-enseignants seront formés

La deuxième phase du Projet Education pour tous appuiera la stratégie d’Haïti pour la reconstruction du système éducatif en améliorant l’accès à l’éducation primaire pour les enfants pauvres âgés de 6-12 ans et en renforçant l’équité et la qualité du secteur de l’éducation. Le projet profitera à un total de 175 000 enfants haïtiens.

Dans les zones périurbaines, le projet permettra à environ 100 000 étudiants par an dans environ 1 200 écoles de fréquenter l’école gratuitement, tandis que 75 000 enfants recevront des repas chauds à l’école tous les jours. En outre, 8 280 étudiants-enseignants bénéficieront d’un programme de formation accélérée qui ouvrira les portes à des milliers d’enseignants qualifiés supplémentaires.

Pour les enfants qui vivent dans les zones rurales sans accès aux services d’éducation primaire, l’approche communautaire du projet atteindra 6 250 élèves dans 200 communautés, et pourra anticiper en moyenne 36 000 places d’élèves dans les années à venir.

Gestion des risques de désastres (60 millions de dollars EU)

Le projet de Gestion des risques de désastres et reconstruction d’un montant de 60 millions de dollars EU aidera Haïti dans l’amélioration de sa capacité de réponse aux catastrophes naturelles et dans un renforcement des infrastructures de transport essentielles. Haïti se classe comme l’un des pays les plus exposés à de multiples aléas naturels, avec 96 pour cent de sa population vivant sous risque.

Après le tremblement de terre de janvier 2010, la Banque a procuré son soutien dans la restauration des capacités essentielles pour le recouvrement et l’établissement d’un plan pour une reconstruction résiliente aux catastrophes naturelles. Ce projet permettra de renforcer davantage la capacité du pays pour la préparation et l’intervention aux catastrophes à travers les activités suivantes:

*Appuyer la Direction nationale de la gestion des risques de catastrophes par le renforcement du réseau national des comités de protection civile, la mise en place d’un système d’urgence de communications fiable, et l’expansion du réseau national d’abris d’urgence.

*Renforcer les capacités des ministères clés à intégrer les connaissances sur les risques de catastrophe dans les politiques et les processus de décisions.

*Réhabiliter les infrastructures de transport essentielles vulnérables et endommagées.

Relance de l’agriculture (50 millions de dollars EU) 50 000 producteurs en bénéficieront

Le troisième projet approuvé aujourd’hui pour un montant de 50 millions de dollars EU avec un cofinancement de 10 millions de dollars EU du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) apporte son soutien au Plan national d’investissement dans l’agriculture en Haïti dont le but est d’augmenter la productivité et la compétitivité du secteur agricole, tout en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes les plus vulnérables. L’agriculture joue un rôle dominant dans l’économie d’Haïti, contribuant ainsi 25 pour cent du PIB et représentant près de 50 pour cent de l’emploi global.

Plus précisément, le projet permettra de:

*Renforcer les capacités du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) pour mettre en oeuvre la Stratégie nationale de vulgarisation agricole.

*Accroître l’accès de 50 000 petits et moyens producteurs aux dernières technologies de l’agriculture et de la formation sur la santé animale et végétale à travers le pays.

*Fournir une aide financière dans le cas d’une urgence du secteur agricole.

Le séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 n’a fait qu’aggraver le taux de pauvreté et empirer les conditions de vie de la population haïtienne et les problèmes de développement du pays. Plus de 220 000 personnes ont été tuées et 300 000 blessées. La catastrophe a paralysé toute l’économie, anéantissant près de 120 pour cent du PIB. Il est anticipé que l’économie croîtra de 7,5 pour cent en 2011, en grande partie grâce aux efforts de reconstruction.

Malgré la faible capacité, beaucoup a été accompli. Quatre des 11 millions de m3 de débris ont été déblayés, l’occupation des camps a baissé de 1,3 million à près de 600 000, les écoles ont rouvert leurs portes pour l’année scolaire 2011-2012, et la capacité de se préparer pour les ouragans a été renforcée comme en témoignent les impacts limités de l’ouragan Tomas en octobre 2010 et la préparation de la saison 2011 des ouragans.

A propos de l’appui de la Banque mondiale à Haïti

Afin d’aider Haïti à se relever des conséquences du séisme du 12 janvier 2010, le Groupe Banque mondiale a promis 479 millions de dollars EU, y compris le soulagement de la dette d’Haïti envers la Banque mondiale, déjà complété. Jusqu’en novembre 2011, la Banque mondiale a décaissé 426 millions de dollars EU (89 pour cent) de son engagement sous forme d’un nouveau financement, de décaissements, de soutien au secteur privé et de soulagement de la dette. En moyenne, la Banque mondiale a décaissé près de 10 millions de dollars EU par mois pendant cette période.

En outre, les donateurs de l’IDA ont alloué une somme exceptionnelle de 530 millions de dollars EU dans le cadre du Mécanisme de riposte à la crise pour la période 2012-2014. La nouvelle NSI pour l’année 2012 utilisera la moitié de ces ressources. Avec environ 10 pour cent des fonds engagés, l’IDA est l’un des 5 plus grands donateurs d’Haïti.

Développement économique de la Coree et ses enseignements pour Haïti

President Martelly, Dr. David InYeup Song, Rev. YoungChul Jang

KOICA Director David InYeup Song, President Martelly and Sophie

Avec le début du nouveau millénaire, «la mondialisation» a accéléré et la "révolution des technologies d’informations» a rassemblé encore plus de force. L’interdépendance croissante du monde en un village planétaire est à l’origine des frontières politiques, économiques et culturelles entre les nations à perdre leur signification.
La Corée a réalisé une croissance économique remarquable en moins d’un demi-siècle, après avoir souffert de pauvreté et de faim. En d’autres termes, la Corée s’est transformée d’un bénéficiaire d’aide à un acteur à part entière à partir des efforts internationaux visant à éradiquer la pauvreté. KOICA, ou l’agence de coopération internationale de la Corée, exécute des programmes de la Corée du Coopération au Développement depuis 1991 avec sa devise, "Coopération pour un monde meilleur» dans l’esprit du «Partager et Servir».
Je vais vous parler brièvement du développement économique coréen basé sur le mouvement rural et l’éducation. Premièrement, j’aimerais dire que l’industrialisation rapide à partir des années 1960 et à ce nouveau millénaire. Une des questions les plus importantes et controversées en économie a été et sera le véritable rôle du gouvernement dans la promotion du développement économique et social et le rôle de l’éducation.
De 1960 a 1970, le gouvernement coreen a mis l’accent sur l’industrie agricole pour eradiquer la pauvrete absolue. A ce moment, nous n’avions presque rien, meme de quoi manger a cause de la regle coloniale brutale du Japon et les guerres severes de Coree. Mais mes parents ont garde deux choses a l’esprit, la premiere consistait a planter des arbres sur notre territoire, l’autre etait d’eduquer leurs enfants pendant malgre les problems.
Ressources humaines et son éducation et le développement ont été les facteurs les plus important-responsable de la libération de la Corée du cercle vicieux de la pauvreté et le sous-développement qui a existé pendant de nombreuses générations. Avec le peu de ressources naturelles, l’éducation ou de développement des ressources humaines (DRH) a joué un rôle vital dans le développement moderne de la Corée. La Corée a émergé comme une vitrine exemplaire de développement national par l’éducation et le Mouvement rural, ce que nous appelons, Sae-Ma-Eulou Mouvement New Village.
La Corée a atteint le développement économique rapide du revenu des particuliers 22 000 $ de 50 $ en 1960, grâce aux efforts nationaux caractérisée par le movement New Village avec l’esprit peut-do basé sur "Diligence, l’autonomie et la coopération» et à la réussite des politiques économiques des gouvernement et dedéveloppement des ressources humaines. Coréens reconnu: «Il n’y a aucun espoir, aucun avenir meilleur à ceux qui sont inactifs, qui sont fiables pour les autres et qui ne sont pas coopératifs».
Le chaos économique et politique qui a suivi la libération de la domination coloniale japonaise et la guerre de Corée n’a pas fourni de Corée avec des conditions favorables pour le développement économique. Une des principales initiatives du gouvernement coréen au cours 1960-1980 a été de créer et de mettre en oeuvre puissante centralisée des politiques économiques telles que "Five-Year Plan de développement économique et social".
De 1970 à 1980, notre gouvernement a mis la priorité sur l’industrie légère orientée à une main-d’oeuvre de l’industrie. Après cela, de 1980 à 1995, le gouvernement coréen a souligné l’industrie lourde, comme la fabrication automobile, sidérurgie,construction navale. Maintenant rang en Corée comme le premier dans la construction navale et des top 5 en acier et l’industrie automobile dans le monde.
Et le gouvernement coréen à condition que la vision de l’avenir, tout en maintenant un contrôle serré sur l’allocation des ressources nationales afin de s’assurer que les activités d’investissement se ferait selon ses priorités et ses plans. Le gouvernement a officiellement proclamé sa priorité politique "de grandir en premier, en deuxième sa distribution." Et le gouvernement avait stimulé la volonté du peuple "puissance du désir" pour le développement de leur communauté sur une base volontaire.
Maintenant à partir de 1995 à nos jours, mon gouvernement a mis l’accent sur les plus de l’information et de la technologie et l’industrie de vie biologique tels que les semi-conducteurs, informatique, communication mobile, Nano et ainsi de suite. En conséquence, la Corée est aujourd’hui considéré comme le plus puissant dans l’industrie des TI.
Corée orientée vers la croissance, tirée par les exportations de développement économique depuis les années 1970 a été si remarquable que la Corée a obtenu l’expression, «le Miracle sur le fleuve Han» dans les années 1970. Durant cette période, la Corée était pliée sur le but de l’économie, donc l’éducation a également été organisée afin d’apporter une contribution au développement national.
La taille de la classe coréenne d’aujourd’hui l’économie est classee, en dépit de son petit territoire avec ses ressources naturelles rares, comme la 12ème dans le monde.Par la suite, Séoul a accueilli avec succès les Jeux Olympiques 24e 1988, la FIFA World-Cup en 2002 et Sommet G-20 en 2011. Grâce à ces occasions, les Coréens, a démontré au monde son riche patrimoine culturel, l’amour de l’art et d’espoir pour la paix mondiale et la prospérité humaine.
L’accomplissement économique de la Corée au cours des quatre dernières décennies seront très suggestive et une bonne leçon pour Haïti dont le peuple, le nouveau président et de gouvernement ont un fort désir de développer et de moderniser leur pays. Corée, il a fait en dernier millénaire, maintenant dans ce nouveau millénaire, Haïti va le faire. Monde international y compris la Corée devrait aider Haïti à faire.
Pour développer et moderniser Haïti, le rôle du président Martelly est très important. Et la chose la plus importante est le rôle des représentants du gouvernement, indépendamment des positions élevées ou basses. Mais la chose la plus importante est le rôle de chacun d’entre vous, peuple haïtien, tout le monde, indépendamment de l’ancien ou le jeune, les femelles ou les mâles, quelle que soit la richesse ou les pauvres, indépendamment de l’apprendre ou non-appris. Nous nous souvenons »remarque le célèbre:« Le président John F. Kennedy Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays ».
Dr David InYeup Song / Représentant en chef, Bureau de la KOICA Haïti
Agence coréenne de coopération internationale / la République de Corée

Mgr Louis Kébreau, prix Notre-Dame 2011

07/12/2011 13:08:00 Auteur(e) La Redaction

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Le vol ramenant Monseigneur Louis Kébreau au Cap-Haïtien décolle dans deux heures. Chez lui, à Museau, les minutes s’égrènent lentement, comme ces matinées sans fin baignées de soleil et embaumées d’ilang-ilang. Seul le chant d’un coq hystérique casse le tempo. Sur la table de travail du guide de l’Eglise catholique d’Haïti, des documents sont soigneusement rangés. Ce n’est pas le bazar des académiques, des amants de bouquins pas nécessairement bien ordonnés. L’incontournable image de la Vierge Marie partage un pan de mur avec une vieille photo d’une fillette debout devant un piano. Sentimental, collectionneur ? Il l’est peut-être, car des tableaux sont posés au pied de son fauteuil.
Soudain, le prélat, né à Jérémie en 1938, récipiendaire du prix Notre-Dame 2011, gagne le salon. Son regard décontenance, mais sa voix, calme, rassure en deuxième vague. Comme le flux et le reflux. Il situe, explique le sens de ce prix à ses yeux. « Je suis un serviteur du Christ. Ce prix revient à lui », précise Mgr Louis Kébreau, effacé, dépouillé de son égo quand il rappelle que le mandat du sacrifié de Golgotha à ses disciples est d’aimer et servir. Dépouillé mais pas insensible, il déplore le peu si ce n’est l’absence de valeur accordée à la personne, à la compétence en Haïti. Le tout, selon Mgr Louis Kébreau, dans un spectacle navrant de « médiocrité », de « superficialité ».
Se défendant d’être un juge, le prélat se retranche dans la peau de l’archéologue qui scrute, du philosophe qui questionne. Les réponses obtenues jusqu’ici sont aigreurs, autosuffisance et rejet de l’autre au service duquel on doit toujours se mettre afin de se réaliser pleinement, ajoute Mgr Louis Kébréau au coeur d’une récente tempête médiatique et de critiques à cause d’un appel au président Michel Joseph Martelly pour que celui-ci enfile le pantalon de Sweet Micky, le nom d’artiste du chef de l’Etat dont les obscénités choquaient.
« Je trouve que c’est dommage. Chacun est allé jusqu’à interpréter avec toute la hargne, la haine qu’il avait dans son coeur pour pouvoir dire n’importe quoi, à n’importe quel moment », confie Mgr Kébreau, peiné, qui souligne la superficialité, l’émotion dans l’analyse de ses propos. L’essence de sa déclaration, indique le président de la Conférence épiscopale d’Haïti, est un appel à la discipline, à l’élaboration de projets de développement pour aider le président Martelly dont la prestation de serment avait suscité beaucoup d’espoir le 14 mai 2011.
« Il ne faut pas jeter de l’eau tiède sur le désir du peuple haïtien », réitère l’archevêque du Cap-Haïtien, qui appelle aussi et surtout à l’intériorisation de la philosophie du Christ.
Servir les autres, le sens d’une vie, la justification d’un prix

« Tout au long de sa carrière, l’archevêque Kébreau fut le défenseur des pauvres et se consacre à la promotion des opportunités pour que les enfants haïtiens aient accès à une éducation de qualité», note le révérend John I. Jenkins, SCC, président de University of Notre Dame qui décerne le prix.
« À la suite du tremblement de terre de 2010, il a contribué à aider les Haïtiens à reconstruire des écoles et des églises endommagées, tout en prenant soin de leurs besoins physiques et spirituels. Il est largement qualifié pour être le lauréat du prix Notre-Dame pour sa remarquable participation au Service civique en Amérique latine », ajoute le révérend John I. Jenkins.
Sous la direction de Mgr Louis Kébreau, poursuit-il, l’Eglise d’Haïti a agi avec une ferveur impressionnante depuis le tremblement de terre, s’unissant derrière « une réponse unifiée de l’Eglise » pour la reconstruction et la restauration. Et, en collaboration avec la Conférence des évêques des Etats-Unis et le Catholic Relief Services, et ses collègues évêques, Mgr Kébreau a contribué à créer et supervise actuellement PROCHE, un programme pour la reconstruction de l’Eglise en Haïti, qui est responsable de la coordination, de l’exécution d’une construction de qualité et de la transparence dans les projets de reconstruction de l’église en Haïti. Il a fait preuve de vision en préconisant une stratégie nationale coordonnée pour la reconstruction et l’amélioration des écoles catholiques, qui constitue une source vitale pour la qualité de l’éducation en Haïti, souligne le révérend John I. Jenkins.
« Mgr Kébreau a été un défenseur pour les sans-abri, les pauvres et les plus démunis. Il n’a pas peur de prendre position pour la justice ni d’affronter le manque de responsabilité et la corruption avec une sainte colère», d’après Caleb E. Lucien, président de Hosean International Ministries et ancien président du Rotary Club de Pignon.

L’archevêque du Cap-Haïtien est intervenu en faveur des sans-abri victimes du tremblement de terre, appelant les gouvernements étrangers, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales humanitaires du monde entier à tenir leurs promesses d’assistance.
Depuis la récente épidémie de choléra, il a insisté pour une meilleure coordination de l’aide des agences internationales avec le gouvernement pour affronter ce fléau ravageur et prévenir toute recrudescence en Haïti et dans d’autres zones sinistrées du monde entier, ajoute-t-il.
Récompensé pour son dévouement en faveur des faibles, Mgr Kébreau, ingénieur-agronome formé en République dominicaine, a fait sa profession de foi à l’âge de 25 ans et a été ordonné prêtre salésien en 1974. Il a passé 12 ans comme directeur du collège Dominique Savio à Pétion-Ville. Entre 1987 à 1996, il a été le président de la Commission épiscopale pour l’éducation catholique. Il a été nommé archevêque métropolitain du Cap-Haïtien en 2008. Le berger recevra ce prix dans la vaillante cité christophienne le 8 décembre 2011. Cette cérémonie, à l’image de Mgr Louis Kébreau, sera sobre et simple…

Le prix Notre-Dame pour une remarquable participation au service public en Amérique latine est géré par le Kellogg Institute for International Studies de University of Notre-Dame grâce au financement de la Fondation Coca-Cola. Le prix offre une récompense de $15 000 assortie d’un autre montant de $15 000 à décerner à un organisme de bienfaisance recommandé par le lauréat. Le Kellogg Institute for International Studies of Notre Dame concentre ses travaux de recherche et d’enseignement sur deux thèmes essentiels pour la société contemporaine : la démocratie et le développement humain. S’appuyant sur un intérêt fondamental en Amérique latine, l’institut favorise la recherche dans de nombreuses régions du monde. University of Notre Dame, l’université catholique la plus prééminente aux États-Unis, figure parmi les 25 premières universités classées pour l’excellence en enseignement universitaire et en recherche aux Etats-Unis. Depuis 1842, Notre Dame a suivi la vision de son fondateur, le révérend Edward Sorin, qui a déclaré que l’université serait « une puissante force pour le bien ».

Roberson Alphonse              Source: Le Nouvelliste

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