lundi 19 décembre 2011

19 Déc

Propos de Garry Conille à Varsovie

19/12/2011 11:09:11

Haïti - Politique : Propos de Garry Conille à VarsovieLe Premier Ministre, le Dr Garry Conille qui participait aux Journées Européennes du Développement (JED) les 15 et 16 décembre derniers à Varsovie en Pologne, a souhaité que « les bailleurs ne ménagent pas leurs efforts pour transférer leurs responsabilités de gestion de l’aide, aux autorités, en particulier aux institutions du secteur public et que des indicateurs spécifiques du succès de ces transferts, soient développés à cet effet » ajoutant «… il nous apparait opportun et crucial, pour conserver le momentum des changements entreprit vers une réelle refondation du pays, de proposer une réorientation qualitative, de la façon dont l’aide extérieur est fournie. Bien entendu cette autorité réaffirmée, ne peut se contenter de déclaration d’intention sans moyens et de la répétition de concepts abstraits. Elle doit se traduire par des actions concrètes et suivies et accompagnée de compétences appropriées pour s’ériger en véritable leadership, afin qu’un véritable partenariat, entre le gouvernement et les bailleurs puisse s’instaurer.
L’aide à Haïti à triplée entre 2009 et 2010. L’aide des bailleurs bilatéraux et multilatéraux demeurent une source beaucoup plus importante que les recettes internes du gouvernement haïtien, approximativement 130% en 2009 et à cause du séisme, ce pourcentage est estimé à environ 400% après 2010.
Environ 99% de l’aide d’urgence post-sèisme a été décaissée vers des agences humanitaires non-étatique y comprit des ONG et des contractants privés. 57% de l’aide à la reconstruction a été acheminée directement vers des acteurs non-étatiques alors que seulement 12% a été canalisée directement au gouvernement en utilisant des systèmes nationaux… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4487-haiti-politique-le-premier-ministre-participera-aux-jed.html
PI/ HaïtiLibre

Recensement des haïtiens en République Dominicaine…

19/12/2011 07:26:22

Haïti - Social : Recensement des haïtiens en République Dominicaine...

Le gouvernement Dominicain a annoncé qu’il entendait réaliser le recensement de tous les immigrants étrangers, notamment des Haïtiens clandestins présent sur le territoire dominicain.
Temistocles Montas, le Ministre de l’Economie, a expliqué lors d’une conférence de presse, que l’étude cherchera à comprendre les caractéristiques démographiques des immigrants, les activités économiques auxquelles ils se livrent et leur contribution sociale au développement national.
Paul Tactuk, le Directeur de l’Office National des Statistiques, a expliqué que l’étude coûtera 1,4 millions de dollars et commencera en Juin 2012 avec la participation d’organisations internationales et le soutien financier de l’Union européenne.
Irène Horejs, Ambassadrice de l’Union européenne, a précisé qu’en Europe « nous savons comment la question de l’immigration est délicate », insistant sur la nécessité de connaître de manière objective la politique de migration de la République Dominicaine sur des bases rationnelles.
Selon les estimations de l’ONU, entre 600.000 et un million d’immigrants en provenance d’Haïti, vivent illégalement en République Dominicaine, où ils travaillent principalement dans la construction ou comme vendeurs de rue.
Aucun des recensements de la population menée en République dominicaine, n’a jusqu’à présent, quantifié le nombre d’immigrants légaux et illégaux.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3061-haiti-politique-la-commission-mixte-attend-la-ratification-du-premier-ministre-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-2912-haiti-social6-243-haitiens-sans-document-ont-ete-rapatries-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2587-haiti-social-fausses-meres-pour-vrais-certificats-de-naissance.html
http://www.haitilibre.com/article-2026-haiti-social-l-immigration-une-situation-delicate-qui-doit-etre-manipulee-avec-precaution.html
http://www.haitilibre.com/article-1007-haiti-social-l-etat-dominicain-le-plus-gros-employeurs-de-clandestins.html
http://www.haitilibre.com/article-771-haiti-republique-dominicaine-une-cohabitation-fragile-et-dangereuse.html
S/ HaïtiLibre

Lionel Jospin encourage l’élaboration d’un pacte de gouvernabilité

imageL’ancien Premier Ministre français Lionel Jospin entame sa troisième visite en Haïti dans le cadre du projet du club de Madrid. Il est visiblement enthousiasmé par les résultats obtenus même s’il est conscient de l’ampleur de la tache.
M. Jospin cite d’abord les acteurs et les autorités haïtiennes comme les principaux auteurs des progrès enregistrés au cours de ces dernières années. Toutefois il signale que l’apport de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et de la communauté internationale est très significatif. Il y a eu des progrès considérables mais les défis sont immenses, insiste M. Jospin plaidant pour une intensification des efforts de tous les acteurs.
Pour la 6 eme mission du club de Madrid en Haïti, M. Jospin se propose d’encourager les acteurs haïtiens à élaborer un pacte de gouvernabilité. Evitant de se présenter en donneur de leçon, l’ex chef du gouvernement français ( 1997- 2002) signale que l’idée avait été avancée par les leaders haïtiens. " Nous aidons par le dialogue à une idée qu’eux-mêmes vont diriger et mettre en œuvre explique t-il.
Attirant l’attention sur l’ampleur de la catastrophe du 12 janvier 2010, M. Jospin a soutenu que les consensus politiques prouvent la détermination des acteurs à travailler ensemble. Dans une interview a radio Métropole, il fait remarquer que les différentes délégations du club de Madrid ont eu des rencontres avec les acteurs de la vie politique, sociale et culturelle haïtienne.
Pour cette visite, M. Jospin sera en compagnie de trois anciens présidents latino-américains. Les anciens présidents Ricardo Lagos du Chili (2000-2006), Jorge Fernando Quiroga Ramírez de la Bolivie (2001-2002), Martín Erasto Torrijos Espino du Panama (2004-2009), sont membres de la sixième mission du club de Madrid qui entre dans le cadre du projet « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti » appuyé financièrement par l’Union Européenne.
LLM / radio Métropole Haïti

Main mise sur le projet de construction de l’Université « Roi Henri Christophe » à Limonade (nord), selon Fritz Deshommes

19/12/2011 02:01:00 Auteur(e) La Redaction

image                 Université Roi Henri CHristophe

Le vice-recteur sortant à la recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes a révélé samedi que le projet  de  construction de l’Université « Roi Henri Christophe »  à Limonade (nord), a fait l’objet de main mise de la part de politiciens haïtiens et des dominicains  qui le financent.
Candidat à sa succession aux élections pour le renouvellement du conseil exécutif de l’UEH prévues le 3 février 2012, M Deshommes a indiqué que le rectorat de l’UEH a été, à un certain moment, totalement écarté des démarches de la construction de cette nouvelle entité de l’UEH.

Il a expliqué que le choix de la région nord pour l’implantation de ce campus, a été fait par le rectorat et se situe dans le cadre d’un plan stratégique d’action visant à décentraliser la formation universitaire.
Présentant la gestion de l’Université d’Etat d’Haïti comme une lutte permanente.Fritz Deshommes a fait savoir qu’il  a fallu se battre pour convaincre les présidents  haïtien et dominicain René Préval et Léonel Fernández d’ agréer cette proposition », déplorant au passage  la sous- exploitation  du terrain des 30 hectares consacrés au campus.
Des capois ont récemment dénoncé l’utilisation peu rationnelle du site dédié à cette université dont l’inauguration est prévue le 12 janvier. Des membres du conseil de l’université se sont plaints, quant à eux de l’opacité  des démarches entourant cette construction.
« Nous ne sommes même pas au courant des prévisions concernant les filières de formation, a déclaré un professeur de la Faculté des Sciences Humaines.

A ce sujet, le  vice recteur a  informé que le conseil exécutif de l’UEH a commandité une étude sur les besoins de développement de la région Nord. « C’est sur la base de cette étude que nous déciderons  des formations à offrir », a-t-il souligné, rappelant que le développement de l’université doit répondre aux nécessités de développement des régions du pays.
L’université Roi Henri Christophe ouvrira ses portes à partir du mois d’octobre 2012, selon le vice-recteur Deshommes qui n’a pas écarté la possibilité que des activités « marginales » soient organisées sur le campus, entretemps.
La grande majorité des onze entités de l’université d’Etat d’Haïti à Port-au-Prince  fonctionne dans des conditions déplorables près de deux ans après  le séisme de janvier 2010 qui a couté la vie de très nombreux étudiants, professeurs et autres membres  de son personnel d’administration et détruit ou gravement endommagé leurs bâtiments.

AHP

Haïti – Éducation :

Une aide financière pour les étudiants haïtiens au Bénin

18/12/2011 09:04:16

Haïti - Éducation : Une aide financière pour les étudiants haïtiens au BéninLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, informe avoir adopté toutes les dispositions administratives nécessaires pour envoyer une aide financière aux étudiants haïtiens ayant bénéficié de bourses offertes par le Bénin et qui sont en difficulté depuis quelques jours, suite à un retard du support financier offert par la République sœur du Bénin.
Le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes supporte l’accord d’aide signé par un autre Ministère haïtien avec le Gouvernement du Bénin qui s’est engagé, dans le cadre de bourses d’études complètes, à fournir toute l’assistance nécessaire à ces jeunes, en quête d’une formation universitaire en terre africaine.
Le Ministre Lamothe, signale, par la même occasion, que le Bénin, après le 12 Janvier 2010, avait observé 3 jours de deuil national et fait don de 300 millions de francs CFA [600,000 dollars américains] au peuple haïtien en vue d’enterrer ses morts. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques dans les domaines culturels, éducatifs et religieux. De plus, il existe un jumelage au niveau des musées d’Ethnologie de Porto Novo du Bénin et le Bureau d’Ethnologie d’Haïti.
Le Chancelier Lamothe remercie son homologue, le Ministre béninois des Affaires Etrangères, M. Jean Marie Ehuzu, pour avoir favorisé l’accès à l’enseignement supérieur aux étudiants haïtiens dans le cadre de cette coopération Sud-Sud. Le Ministre Lamothe rappelle toutefois que les 110 premiers étudiants qui sont arrivés au Bénin pour une période de 36 mois, sont censés, selon l’Accord bilatéral, « effectuer des études supérieures au Bénin dans de bonnes conditions ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2042-haiti-education-278-etudiants-haitiens-dans-les-universites-africaines.html
http://www.haitilibre.com/article-1994-haiti-benin-110-haitiens-boursiers-feront-leurs-etudes-au-benin.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Social :

Michel Martelly à Port-de-Paix à l’occasion de la Noël

18/12/2011 11:29:52

Haïti - Social : Michel Martelly à Port-de-Paix à l'occasion de la NoëlMichel Martelly, le Président de la République, s’est rendu ce samedi 17 décembre 2011 à Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest, où il a été accueilli chaleureusement par le Délégué départemental, M. Emmanuel Remy, le Secrétaire général des Ministres, M. Enex Jean-Charles, le Maire Salvador Guillet ainsi que la population en général.
Une fois descendu de l’hélicoptère, le Chef de l’État a clairement expliqué aux journalistes que sa visite dans le chef-lieu de ce département, à l’occasion des fêtes de fin d’année, témoignait une fois de plus de son attachement au peuple haïtien. Le Président Martelly a ensuite pris à pied la direction du centre ville où il a rendu visite aux marchands et marchandes du Marché public de la rue du Quai. La joie et la satisfaction étaient visibles sur le visage de ces derniers. Après avoir parcouru plusieurs rues, le Président de la République s’est rendu à l’Evêché de Port-de-Paix où il s’est entretenu avec Mgr Pierre Antoine Paulo.
Sur la place publique, où des milliers de citoyens s’étaient réunis, le Chef de l’État a procédé à une distribution de cadeaux incluant des motocyclettes et des jouets.
A l’occasion d’un dîner offert en son honneur à la salle paroissiale, le Président de la République a demandé aux autorités locales d’acheminer les revendications de la population du Nord-Ouest au pouvoir central pour suivis nécessaires. "Finis les beaux discours. Il faut désormais poser des actions concrètes !", a martelé le Président Martelly, incitant les responsables de Port-de-Paix à jouer efficacement leur partition dans le développement de la région où des travaux d’infrastructure et d’assainissement sont en cours.

Le Chef de l’État a annoncé, par ailleurs, la construction du marché public de la rue du Quai et d’un grand hôpital dont la cérémonie de la pose de la première pierre est prévue en janvier prochain.
Avant de retourner à Port-au-Prince, le Président de la République, qui se rendra dans plusieurs autres villes de province avant la Noël, a réitéré son engagement de travailler sans relâche afin de changer les conditions de vie du peuple haïtien.
Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-4509-haiti-social-messages-des-eveques-d-haiti-tous-ne-sera-pas-un-cadeau.html
http://www.haitilibre.com/article-4489-haiti-social-10-millions-de-dollars-pour-les-festivites-de-fin-d-annee.html
S/ HaïtiLibre

Vers un « nouveau consensus politique » sous le « haut patronage » du Club de Madrid

Consensus : par qui et comment et pour combien de temps ?

Publié le dimanche 18 décembre 2011

La saison de Noel, époque traditionnelle de trêve, est hautement favorable à l’initiative du Club de Madrid de tenter d’amener les haïtiens à un consensus politique devant amener la stabilité et le progrès.

Les secteurs politiques sont donc invités à un « woumble » autour de la question à l’issue duquel l’engagement devrait être pris en vue de l’éventuelle conclusion d’un pacte de « vivre ensemble » en dépit des divergences et des contentieux historiques.

Des questions devraient être cependant préalablement réglées, telles :

- La représentativité et l’importance des partis et organisations politiques qui se réuniront. Car, l’on doit bien savoir qui est en mesure de parler et de prendre des engagements au nom de qui. Pas mal d’engagements ont été pris dans le passé. L’expérience a prouvé qu’ils ne concernaient que leurs auteurs et leurs signataires.

Certains dirigeants d’organisations et de partis politiques n’exercent d’ailleurs aucun leadership dans leur propre camp. Et, bien souvent, il s’agit de particules et non de partis. Il y a même des partis dont l’unique membre est le dirigeant lui-même. Pas même son épouse et ses enfants n’en font partie.

Il y a, de surcroit, de sérieuses dissensions au sein des partis et des organisations politiques. On a l’exemple de la plateforme politique Alternative en passe d’exploser en raison de profondes divergences entre ses composantes.

Qui déterminera, à la table du Club de Madrid, qui doit y être vraiment, pouvant véritablement contribuer à l’élaboration d’un consensus politique en Haïti ?

- Comment impliquer une population telle que celle d’Haïti, imprévisible parce que désorganisée, non encadrée, dans une dynamique de consensus politique ? La population haïtienne, telle qu’elle est aujourd’hui, peut se mobiliser spontanément pour défendre des causes qu’elle ignore, à l’instigation de leaders autoproclamés ? A quoi sert, dans un tel contexte, un accord entre des entités politiques qui n’ont aucune prise sur la population ?

- Il faudrait, pour aboutir à un réel consensus, convenir en toute bonne foi que la question du consensus politique en Haïti est loin de concerner uniquement la classe politique à proprement parler. Des forces existent qui déterminent la donne politique en Haïti.

D’abord, sans vouloir parler de corde dans la maison du pendu (en référence au Club de Madrid), il y a l’étranger qui a fini par occuper trop de place. N’est-ce pas, en ce sens, une manifestation supplémentaire de cette prépondérance de l’étranger dans nos affaires que cette initiative du Club de Madrid ? Ne serait-il pas vraiment préférable que, dans ce triste contexte d’occupation qui n’ose se présenter comme telle, ce soit les haïtiens qui s’engagent à chercher le consensus ?

Outre l’étranger, des forces d’argent (haute finance, grand commerce) et des forces occultes tout aussi bien d’argent (trafiquants de tous acabits, contrebandiers) tirent les ficelles, en Haïti. Il va sans dire que de telles forces n’ont aucun intérêt dans la stabilité, à moins que ce soit celle qui garantit leurs privilèges. Elles ne peuvent pas être en faveur de l’instauration d’un Etat de Droit et donc d’un ordre démocratique favorisant la bonne gouvernance, l’éradication de la corruption et l’application scrupuleuse de la Constitution et des Lois.

Quelle capacité des organisations et des partis politiques présents sur la scène à pouvoir contrebalancer la toute puissance et l’omniprésence desdites forces ? Quelle distance des secteurs politiques par rapport à celles-ci ? Les dernières élections ont prouvé comment ces forces s’impliquent de plus en plus dans la question politique, de sorte que celle-ci cesse, progressivement, d’être l’apanage des politiciens professionnels.

Quels représentants des forces d’argent apparemment légales et des forces occultes d’argent et de pouvoir seront à la table du Club de Madrid pour définir les contours du « consensus politique » dont on parle ?

- L’initiative du Club de Madrid bénéficie-t-elle du support du parlement haïtien qui, en tout état de cause, en raison de sa légitimité comme co-dépositaire de la souveraineté nationale, devrait offrir le cadre d’un dialogue orienté vers l’établissement d’un consensus politique ?

- Par rapport à la démarche du Club de Madrid, quid de l’initiative de dialogue national de l’Eglise catholique annoncé par l’Evêque Pierre André Dumas ? Une aussi importante institution nationale est-elle donc prête à renoncer à son projet au profit de celui du Club de Madrid ?

- La dernière considération, et pas la moindre, est une interrogation supplémentaire : les dirigeants politiques invités à la table du Club de Madrid sont-ils prêts à découvrir, finalement, le sens et l’importance de la parole donnée ? Respecteront-ils l’engagement qu’ils auront éventuellement pris et sont-ils prêts à le défendre au-delà des divergences et des situations politiques qui, dans la plupart des cas, menacent les équilibres atteints et remettent toujours le compteur à zéro ?

Marvel DANDIN

Carl Braun rêve de révolution

18/12/2011 09:58:00 Auteur(e) La Redaction

image President Martelly, Msgr Poulard et Carl Braun

Carl Braun rêve de révolution. Celle de la croissance économique. Durable. Soutenable. « Il faut avoir 8,9, 10 % de croissance par an pour parvenir à donner du travail aux jeunes », confie Carl Braun, P.D.G de la Unibank, première banque du pays en capital, actifs, dépôts totaux, crédit, rentabilité et nombre de clients»… « Cette croissance économique ne se fera pas avec une baguette magique », prévient ce pionnier du secteur bancaire privé, précis comme un chirurgien en ciblant les défis à relever, les obstacles à surmonter, lors d’une longue interview accordé à Magik 9 ce vendredi.
« Il faut changer les lois qui méritent de l’être, changer notre réflexion sur l’action du secteur privé, permettre l’accumulation des investissements », détaille Carl Braun, très intéressé au vote de la proposition de loi du sénateur Youri Latortue sur la formalisation des actifs informels. Cette proposition de loi sera, soutient le banquier, une grande contribution à une révolution de la croissance, car ce ne sont pas les grandes fortunes mais les pauvres des zones urbaines qui en profiteront en disposant par exemple d’un titre de propriété susceptible d’être utilisé comme collatéral en vue d’obtenir un prêt.
Emballé par le boom économique que cette proposition de loi pourrait provoquer, Carl Braun ne fonce pas dans le tas n’importe comment, sans ceinture de sécurité, sans pré-requis. Il préconise une collaboration étroite entre l’exécutif, le Parlement et le secteur privé pour définir le modus operandi, l’aspect pratique de l’application de cette législation en vue d’obtenir les résultats escomptés.
Carl Braun, persuasif, insiste aussi sur l’importance du dialogue. Avec l’Etat, avec l’international. Gonflé de récriminations à cause de l’absence d’implication du secteur privé dans la préparation de la conférence sur les investissements les 29 et 30 novembre dernier à Port-au-Prince, Braun croit qu’il faut faire autrement. Il faut un dialogue clair entre les entrepreneurs nationaux et ceux venant de l’étranger pour créer une synergie bonne pour l’économie. « Je suis d’accord pour les investissements directs étrangers, mais ils ne peuvent pas être faits au détriment des investisseurs nationaux », confie Carl Braun, aussi tranchant qu’un couperet.

Dans un plaidoyer en faveur du secteur privé haïtien qui n’a jamais baissé pavillon, ni plié bagage et mis la clé sous la porte en temps de crise, Braun, avec fierté, cite l’exemple de l’entreprise Les Moulins d’Haïti (LMH), un complexe industriel qui vaut au moins 100 millions de dollars. « C’est l’un des plus gros investissements industriels en Haïti. C’est aussi l’un des plus gros investissements faits par des Haitiano-Américains », soutient Carl Braun,qui encourage l’Etat haïtien à étudier des modèles de partenariat avec le privé pour d’autres entreprises publiques certaines en faillite. L’Etat possède 30 % des actions de LMH et a perçu en treize ans plus de 6 milliards de gourdes de taxes et de dividendes, ajoute, très concerné par les fièvres ou les mauvais rhumes de l’économie, comme la question de la «rareté de dollars » ces dernières semaines. « J’ai entendu des gens parler de complot pour ne pas donner de cash. Sincèrement, c’est du pipeau », selon Carl Braun qui qualifie de « malheureux » que des gens pas informés induisent d’autres en erreur en montant en épingle une théorie de conspiration contre les déposants, 2,2 millions en tout dans le système bancaire dont 60 à 65 % sont en dollars us.
« Il n’y a pas de crise de liquidités. Il y avait une rareté de billets cash parce qu’Haïti importe le billet dollar. Et quand la demande augmente, il faut importer », explique et rassure le PDG de la UNIBANK, 900 000 comptes. Cette augmentation de la demande est due à une reprise du taux de croissance l’économie 9 à 10 mois après le séisme du 12 janvier 2010, à la hausse des transferts, à un afflux important d’argent pour les ONG qui font leur payroll en dollars us, explique Braun, élogieux à l’égard de la BRH qui a « réagi correctement » face à la situation en important des billets cash américains et en permettant aux banques commerciales de le faire afin de satisfaire les demandes de leurs clients.
Comme le gouverneur de la BRH, Charles Castel, Carl Braun croit que des efforts devront être faits pour passer du « cash society » à l’utilisation d’autres services Electroniques entre autres. Le banquier qui reconnaît les faiblesses en termes de disponibilité de cartes de crédit et/ou de débit dans tout le pays, revient sur les mesures en cours prises par la BRH et les banques commerciales pour rémêdier à la situation.
Entre-temps, conseille Braun, il n’y a aucune raison pour un client de risquer sa vie en se déplaçant avec de l’argent alors qu’il peut faire un chèque de direction pour effectuer ses transactions
L’homme d’affaires épris de révolution de la croissance économique,dont les propositions d’amendement de certains codes, législations touchant à la finance, aux affaires, ronge ses freins d’impatience. « J’aimerais plus de rapidité dans le suivi de ces propositions. Celles sur les coûts exorbitants de transactions pour enregistrer une hypothèque, sur l’impôt foncier, l’impôt sur les propriétés bâties », cite Carl Braun. « Je ne suis pas satisfait mais je reste optimiste », nuance-t-il, confiant que l’actuel chef du gouvernement, Garry Conille, et son équipe feront le nécessaire. La loi sur la copropriété est très importante, enchaîne Carl Braun qui réitère un appel lancé en juin dernier en faveur l’organisation d’un atelier réunissant les notaires, les commissaires du gouvernement et tous les acteurs concernés en vue de continuer l’identification des problèmes et d’analyser les solutions proposées.
Conscient de l’importance du Parlement dans la création du cadre juridique favorable aux affaires, Braun souligne que le secteur privé comprend la nécessité de renforcer ses relations avec les sénateurs et les députés.
Sans avoir le mythique cigare ou la barbe d’un Fidel Castro, d’un Ernesto Che Guevara, Carl Braun rêve de révolution. « Economique », précise, sourire en coin, un proche de ce géant, monteur de plusieurs banques et d’autres instruments financiers au cours des 20 dernières années…
L’intégralité de l’intervention de Carl Braun sur Magik 9 sera reprise samedi à midi 30, dimanche à 8h a.m. sur le 100.9 MHz et sur magik9haiti.com.

Roberson Alphonse

Source: Le Nouvelliste

Haïti – Économie :

Un représentant du CFI dans chaque mission et consulat

17/12/2011 06:20:24

Haïti - Économie : Un représentant du CFI dans chaque mission et consulatCette semaine, Ady Jean Gardy, le Chef de Cabinet du Ministère des Affaires Étrangères (MAE) a annoncé que chaque mission et consulat aura un représentant du Centre de Facilitation des Investissements en son sein pour permettre aux investisseurs internationaux de venir dans le pays, aussi il rappelle que le MAE travaille activement sur la question des investissements, qui sont générateurs d’emplois et de richesses pour la population et le pays.
«…je crois que c’est nécessaire de parler de la diplomatie d’affaire, car la diplomatie d’affaire c’est le cheval de bataille actuellement du Ministère des Affaires Étrangères, dirigé par Monsieur Laurent Lamothe, et sa vision, disons son plan global c’est de permettre à des investissements de venir en Haïti pour créer des capitaux […] des emplois et permettre au pays d’avoir évidement un partage de richesses visant l’inclusion sociale. En tant que Chef de Cabinet des Affaires Étrangères je peux vous dire que nous sommes en train évidemment de travailler très sérieusement sur cette question avec les missions qui sont à l’étranger, avec les différents Ambassadeurs de bonne volonté, les Ambassadeurs que nous avons également, les consuls honoraires, les Chefs de missions, les Consuls Généraux etc…
Et nous avons demandé par exemple au CFI, le Centre de Facilitation des Investissements d’avoir un représentant maintenant dans chaque mission et dans chaque consulat. Cela permettra évidement à des groupes d’investisseurs internationaux de venir dans le pays… »
En fin de semaine dernière le titulaire du MAE, Laurent Lamothe avait déclaré «…le profil des Ambassadeurs changera et passera d’un profil plutôt de diplomate à un profil assez agressif, un profil universitaire avec maitrise, un profil d’entrepreneur, d’homme d’affaires, pouvant attirer l’investissement, des gens qui ont l’habitude de travailler dans le matchmaking dans le networking à travers le monde pour que la promotion d’Haïti se fasse de manière digne et de manière à rendre chaque Haïtien fier. Ceci devrait encourager l’investisseur à venir investir ici en Haïti »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4449-haiti-economie-laurent-lamothe-veut-168-missions-d-affaires-par-an.html
HL/ HaïtiLibre

16 décembre : Aristide le grand absent, cri de ralliement de Mildred Trouillot Aristide

17/12/2011 07:53:00 Auteur(e) La Redaction

image

Des centaines de partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas ont assisté vendredi avec enthousiasme à la célébration du 21e anniversaire de la victoire historique de Jean-Bertrand Aristide aux élections démocratiques du 16 décembre 1990, un évènement auquel l’ancien Président a brillé par son absence.

Maîtresse de cérémonie, entre deux chants engagés, la chanteuse Farah Juste, venue spécialement des Etats-Unis, a tour à tour enflammé l’auditorium de la Fondation Aristide pour la démocratie et introduit les orateurs de la journée dont Mildred Trouillot Aristide. Porteuse d’un message politique en son nom personnel et en celui de son mari, l’épouse de l’ancien dirigeant haïtien a lancé un appel à l’unité à tous les lavalassiens.

Elle a rappelé que la première accession à la Présidence de l’ex-prêtre de Saint-Jean Bosco fut le fruit d’un vaste mouvement populaire dans lequel s’étaient investis d’innombrables patriotes.

Pour sa part, le Dr Maryse Narcisse, porte-parole officielle du parti -assise au premier rang aux côtés de Mme Aristide et de l’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis- a salué les efforts de tous ceux ayant contribué au retour, en mars dernier, de l’ancien chef de l’Etat après sept années d’exil en Afrique du Sud.

Temps fort de la journée

Venu en fauteuil roulant, le jeune entrepreneur Joël Edouard Vorbe dit « Pacha », tétraplégique depuis une agression par balle subie en 2005, a été on ne peut plus laudatif à l’égard de Jean-Bertrand Aristide en le plaçant sur le piédestal d’un leader incontournable.

Affirmant sous des applaudissements nourris son appartenance à Lavalas, Pacha Vorbe, issu de l’une des plus riches familles du pays, a appelé à la convergence des différents courants en vue de redonner l’espérance à la population et de changer ses conditions d’existence.

Il s’agissait du plus grand rassemblement politique de Fanmi Lavalas organisé depuis un certain temps et qui réunissait notamment les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, les Sénateurs Evallière Beauplan, Francky Exius et Yvon Buissereth, l’ancienne déléguée de l’ouest sous Aristide, Marie Antoinette Gauthier, et les chefs d’OP René Civil et Paul Raymond.

En revanche, on remarquait l’absence de plusieurs ténors ou proches du parti tels Annette Auguste "Sò Ann", les anciens candidats à la Présidence Yves Cristallin et Jean Henry Céant ainsi que l’ex-Sénateur Rudy Hérivaux. spp/Radio Kiskeya

Divergences à la Chambre basse autour du maintien à leurs postes des membres des conseils municipaux

Des tractations entre le gouvernement et des parlementaires étaient en cours en vue de les remplacer

Publié le samedi 17 décembre 2011

Des députés ont émis vendredi des avis divergents sur la décision annoncée la veille par l’Exécutif de garder à leur poste les membres des conseils municipaux dont le mandat est parvenu à terme depuis maintenant plusieurs mois.

Le député de Cabaret (Ouest), Martial Dépas (Haïti en Action, sigle créole AAA), considère qu’il s’agit d’une très mauvaise décision. Il appréhende que les maires restés en poste n’influencent en leur faveur les prochaines élections municipales.

Son collègue de Cerca Carvajal (Centre), Antoine Rodon Bien-Aimé, approuve totalement l’option de l’Exécutif au nom du principe selon lequel ce sont des élus qui doivent remplacer des élus.

Le député des Gonaïves (Artibonite,Nord), Sadrac Dieudonné, estime pour sa part que le gouvernement devait consulter la société civile et les secteurs politiques avant d’adopter une telle décision. "Cette consultation devrait se tenir même s’il était question de renvoyer les conseils municipaux", ajoute-t-il. En tout état de cause, c’est une solution négociée qui devait être trouvée, croit le représentant au parlement de la Cité de l’indépendance.

Alors que, dans diverses communes, des mouvements de protestation contre les Maires en poste avaient été enregistrés et que des parlementaires avaient même engagé des tractations avec l’Exécutif en vue de placer leurs partisans dans certaines Mairies, le ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale a rassuré jeudi ces derniers en leur annonçant que le président Martelly et le gouvernement avaient résolu de ne pas les renvoyer, sauf au cas par cas, jusqu’aux prochaines élections locales.

Thierry Mayard Paul a présenté la décision comme une mesure reflétant la volonté du chef de l’Etat de favoriser la stabilité par l’inclusion et la participation de tous. [jmd/Radio Kiskeya]

Déclaration de patrimoine, ministres, directeurs généraux sont en contravention

17/12/2011 07:40:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président Michel Martelly et son Premier ministre, Garry Conille, ont indiqué la voie aux membres du gouvernement en déclarant leur patrimoine. Ils ne sont pas, cependant, imités par les ministres, secrétaires d’Etat, directeurs généraux…qui traînent encore les pieds pour répondre à cette exigence constitutionnelle. Une enquête à la limite de la transparence.

Les ministres, secrétaires d’Etat, directeurs généraux…et parlementaires ne jouent pas encore la transparence à l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’organe créé par décret depuis septembre 2004 pour « favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique ». Des trente-huit membres du cabinet – 1 Premier ministre, 18 ministres et 19 secrétaires d’Etat -, seul le chef du gouvernement, Garry Conille et un secrétaire d’Etat ont dévoilé leur patrimoine au greffe d’un tribunal de première instance, selon des chiffres disponibles dans les registres de l’ULCC à Pacot. Dans le rang des directeurs généraux, seulement huit des trente-sept actuellement en place se sont soumis à cette exigence constitutionnelle.
« Les fonctionnaires assujettis à cette formalité feront leur déclaration dans les trente jours qui suivent la date de leur entrée en fonction et les trente jours qui suivent leur sortie », a indiqué Amos Durosier, directeur général de l’ULCC. Le délai légal est passé pour presque la totalité des ministres et secrétaires d’Etat, à l’exception du titulaire de la Culture et de la Communication, Pierre-Raymond Dumas, celui de la Justice, Michel Brunache et du nouveau secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir installés en début de semaine.
A quoi s’expose un téméraire ?
« Toute personne assujettie à la déclaration de patrimoine qui, a échéance des 30 jours prévus et 3 mois un rappel par exploit d’huissier notifié, à la diligence de l’ULCC, n’aura pas rempli cette formalité, sera privée d’un quart (1/4) de ses émoluments, prévient Amos Durosier. L’ULCC a pour obligation de produire ce rappel dans un délai de soixante jours. » Si cette loi doit s’appliquer à la lettre, presque l’ensemble des ministres, secrétaires généraux d’Etat ou directeur… en poste depuis le 19 octobre dernier courent le risque de voir leur chèque diminué de 25%. La loi devrait être appliquée par le ministère de l’Economie et des Finances qui émet les chèques des fonctionnaires de l’administration publique.
Une fausse déclaration de patrimoine est aussi punie par la loi, tient à indiquer Amos Durosier. Le faussaire s’expose, dit-il, à la peine prévue et punie par le Code pénal traitant du faux et usage de faux. Depuis le vote de la loi sur la déclaration de patrimoine, le salaire d’aucun téméraire n’a été réduit et aucun d’eux n’a été poursuivi en faux et usage de faux. Signe que la carte de la transparence a été jouée ? Pas évident.
Parlementaires rebelles
La palme des rebelles à la loi sur la déclaration de patrimoine revient aux parlementaires. « Seulement 35 députés et 12 sénateurs de la 48e législature ont fait leur déclaration de patrimoine », s’étonne le patron de l’ULCC. Les législateurs de la 49e ne font pas mieux que leurs prédécesseurs. « Seulement deux députés et un sénateur ont rempli les formulaires élaborés par l’ULCC et déposés au greffe du tribunal de première instance. Les autres traînent encore la patte », a constaté M. Durosier, qui se garde de citer des noms.

Gueule de feu depuis son mandat député, Steven Benoît n’entend pas jouer à la modestie. « J’ai été la première personnalité à faire la déclaration de patrimoine après la vote de la loi en février 2008. Je suis encore le premier sénateur à le faire », s’est réjoui le père de la loi sur le salaire minimum. Et pourquoi les parlementaires sont-ils si réticents pour faire la déclaration de patrimoine ? Steven Benoît en sait quelque chose. C’est une fenêtre, dit-il, laissée ouverte à la corruption. Le sénateur élu sous la plateforme Alternative garde encore en mémoire l’affaire « Socagate », du nom d’une Résolution suspecte du Grand corps relative à l’ancienne Socabank finalement prise en charge par l’Etat haïtien. Le sénateur ne serait pas prêt non plus à oublier les soupçons qui ont pesé sur trois de ses collègues qui auraient été monnayés pour voter la loi de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) sous l’ancienne présidence de René Préval.
Il n’y a pas d’immunité dans le cas d’un parlementaire qui ne fait pas sa déclaration de patrimoine, a jugé Benoît, membre de la commission anti-corruption du Sénat. Président de la République, sénateurs, députés, casecs…tous sont assujettis à cette loi, a-t-il rappelé. « L’ULCC joue le jeu des députés et sénateurs rebelles à la loi sur la déclaration du patrimoine quand cette structure ne publie pas encore leurs noms », a tempêté le sénateur, joint au téléphone par le journal.
La déclaration de patrimoine n’est pas seulement une préoccupation de l’Etat haïtien, a souligné le directeur général de l’ULCC, qui a établi certaines relations entre cette loi et la corruption. « Haïti a ratifié la Convention interamericaine contre la corruption et celle des Nations unies contre la corruption qui font obligation aux fonctionnaires de l’Etat de faire leur déclaration de patrimoine », a fait savoir le professeur Durosier. Malheureusement, a-t-il regretté, le projet de loi de la prévention et de la répression déposée depuis 2009 au Parlement n’a pas été voté encore.
Par ailleurs, Steven Benoît demande au gouvernement d’insérer ce projet de loi parmi ses priorités, au chef de l’Etat et celui du gouvernement de rendre publique leur déclaration de patrimoine de manière à inciter les autres à faire pareil.
100% Préval
La déclaration de patrimoine n’est pas bien ancrée encore dans la culture politique haïtienne, a déduit le directeur de l’ULCC, constatant des efforts consentis par les membres du pouvoir exécutif entre 2010 et 2011. « Sous la présidence de René Préval, 100% des formulaires ont été remplis », a fait savoir Amos Durosier, feuilletant les registres. Un résultat qui n’a pas été obtenu facilement. Des exploits d’huissiers ont été signifiés à 52 directeurs généraux et directeurs généraux adjoints, 20 anciens sénateurs et 63 députés qui n’avaient pas fait leur déclaration de patrimoine. Entre le 14 octobre et le 9 décembre 2011, l’ULCC a recueillis 37 déclarations de patrimoine de ceux qui sont partis, y compris celle de l’ex-président René Préval.
Les juges, meilleurs élèves
Depuis la mise en application de la loi sur la déclaration de patrimoine, la meilleure réponse est venue du pouvoir judiciaire, selon le directeur Durosier. L’ULCC a en effet collecté au niveau des greffes de tribunaux de première instance « 233 déclarations de patrimoine faite par les juges de la Cour de cassation, de la cour d’appel, des tribunaux de première instance, des juges de paix et suppléants ».
Pas étonnant pour les juges qui connaissent les éventuelles retombées positives ou négatives d’une déclaration de patrimoine en Haïti, pays miné par la perception de corruption. C’est un outil important qui permet de détecter le degré d’enrichissement de la personne par rapport à son niveau de revenu gagné pendant tout le temps qu’elle est en fonction, a préconisé Amos Durosier. Dans le cas d’un procès contre la corruption, poursuit-il, la déclaration de patrimoine peut jouer un rôle déterminant.

Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr

Source: Le Nouvelliste

Duvalier aux Gonaïves, Aristide à Tabarre

16/12/2011 18:45:00 Auteur(e) La Redaction

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L’ex-président à vie Jean-Claude Duvalier a effectué vendredi son premier déplacement aux Gonaïves depuis son retour au pays en janvier 2011 où il a conduit la graduation d’une promotion d’étudiants en droits dans la ville qui avait lancé les premières manifestations conduisant à son départ en février 1986.

Duvalier était le parrain d’une promotion d’étudiants en droit de la Faculté des Gonaïves. Il en a profité pour saluer la mémoire de trois jeunes tués par les membres de sa milice en 1985 quelques mois avant sa chute.

Dans le même temps, les partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide s’étaient rassemblés à Tabarre (Portau-Prince) pour marquer le 21e anniversaire de la victoire aux urnes du prêtre Jean Bertrand Aristide.

Des milliers de militants du parti étaient présents, mais l’ancien président Aristide s’était fait représenter par sa femme Mildrède qui a lancé un appel à l’unité à tous les Haïtiens au nom de M. Aristide.

HPN

Semaine du 11 au 17 décembre 2011
Haïti : Des fonds débloqués pour les fêtes de fin d’année – Quel impact réel sur l’économie ?

dimanche 18 décembre 2011

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P-au-P, 18 déc. 2011 [AlterPresse] — Le chef du gouvernement, Garry Conille, a annoncé, mardi 13 décembre, que 400 millions de gourdes seront décaissés dans le cadre des festivités de la fin de l’année 2011 et du nouvel an.

En même temps, la présidence entend décaisser 60 millions de gourdes pour réaliser des festivités dans plusieurs régions, à travers un programme « spécial » pour les fêtes de fin d’année.

Au parlement, des députés et sénateurs s’interrogent sur ces dispositions considérées comme traditionnelles et peu susceptibles de booster l’économie.

Des chèques aux maires

Suite à l’annonce par le premier ministre Conille des fonds alloués à des activités de fin d’année, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, a procédé la semaine écoulée à la distribution de chèques aux différents maires du pays. Le montant varie suivant la taille de la commune.

Les maires ne partent pas avant les élections

Lors d’une rencontre jeudi 15 décembre au Palais municipal de Delmas, le titulaire du ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale (MICTDN), Thierry Mayard-Paul, a assuré aux maires des 140 communes, que le gouvernement n’entend pas les renvoyer avant la tenue des élections municipales.

Les premières réactions dans les milieux politiques vont dans le sens de l’organisation au plus vite des sénatoriales partielles et des municipales afin de renouveler régulièrement les élus dont les mandats sont déjà arrivés à terme.

Le 21e anniversaire des premières élections démocratiques en Haiti

Le 16 décembre écoulé a marqué le 21e anniversaire des premières élections démocratiques en Haiti en 1990. Lors de ces compétitions électorales, Jean Bertrand Aristide a été porté au pouvoir.

Des centaines de partisans et sympathisant de son parti politique Fanmi Lavalas ont comméré cet anniversaire au cours d’un rassemblement à la Fondation Aristide pour la démocratie, à Tabarre en périphérie de Port-au-Prince.

La relocalisation des déplacés du Champ de Mars en janvier 2012

Les déplacés hébergés au Champ de Mars seront relocalisés à partir de janvier 2012, a annoncé le chef du gouvernement Garry Conille. « Mon gouvernement – depuis le peu de temps qu’il est là – a fait beaucoup d’avancées là où il y a des gens sous les tentes. Nous avions déjà travaillé sur le processus de relocalisation des déplacés dans plusieurs camps de la région métropolitaine, notamment Champ de Mars. Un recensement a déjà eu lieu à cette fin. »

50 millions d’euros pour les PME haïtiennes

L’ambassadeur d’Espagne en Haiti, Manuel Hernández Ruigómez, a annoncé cette semaine à Port-au-Prince que son pays a décaissé 50 millions d’euros en faveur du pays. Ce fonds qui est déjà acheminé à la Banque interaméricaine de développement (Bid) sera utilisé à titre de prêts aux petites et moyennes entreprises. Les opérations doivent commencer en janvier 2012.

Les transferts génèrent 4,8 millions de dollars pour le FNE

Le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, a informé que l’institution bancaire a déjà collecté 4,8 millions de dollars au bénéfice du programme d’éducation initié par le gouvernement. Ces fonds viennent des prélèvements de 1,50 USD sur les transferts entrants et sortants. Charles Castel a dit attendre une décision de l’Exécutif et du Législatif pour pouvoir transférer cet argent dans le Fonds National pour l’Education (FNE).

Un colloque international pour canaliser l’aide financière sur l’éducation

À l’initiative du gouvernement, un colloque international sur la gestion de l’aide financière sur l’éducation destinée à Haïti a été organisé le mardi 13 décembre à Port-au-Prince.

Plusieurs acteurs internationaux : Sean Pean, la styliste Donna Karan, Wong G, le consul honoraire d’Haïti en République Tchèque, Petra Nemcova et des cadres du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ont discuté et réfléchi sur des mécanismes à mettre en place pour une bonne gestion de l’aide financière fournie au pays par des ONGs internationales.

Le CFI représenté dans chaque mission et consulat

Ady Jean Gardy, chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères, a annoncé au cours de la semaine écoulée que chaque mission diplomatique et consulat d’Haiti sera doté bientôt d’un représentant du Centre de Facilitation des Investissements (CFI). Cela, a-t-il dit, afin de canaliser des investissements étrangers dans le pays.

Vers la modernisation du système d’enregistrement de l’état civil ?

« L’État haïtien s’engage à travailler pour améliorer et moderniser le système d’enregistrement de l’état civil », a fait savoir le ministre de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), Michel Brunache, à l’ouverture, le 13 décembre à Port-au-Prince, d’un atelier de deux jours sur le fonctionnement des bureaux de l’état civil à travers le pays.

Les évêques de l’Eglise catholique s’adressent à la nation à l’occasion de la Noel

À l’occasion des fêtes de fin d’année, en particulier de la Noel, les évêques haitiens invitent la population à ne pas attendre constamment l’aide étrangère et à prendre ses propres décisions pour bâtir son avenir. « Frères et sœurs d’Haïti, debout, relevons la tête ! Nous sommes convaincus que la nouvelle Haïti dont nous rêvons tous ne sera pas un cadeau, mais plutôt le fruit des efforts conjugués de tous indistinctement. Donc, soyons-en les artisans responsables… », écrivent les évêques dans leur message au peuple haïtien.

La compagnie Les Moulins d’Haiti reprend ses activités

L’actuel conseil d’administration de Les Moulins d’Haiti a relancé jeudi 15 décembre les activités de cette entreprise, interrompues depuis le séisme du 12 janvier 2010. Les Moulins d’Haïti disposeront de deux moulins de blé d’une capacité de 1200 tonnes métriques et d’un moulin de maïs d’une capacité de 120 tonnes. [sfd gp apr 18/12/2011 23 : 00]

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