mercredi 21 décembre 2011

21 Déc

Duvalier doit être jugé rappelle une organisation des droits humains

(voir video aux Gonaives)

20/12/2011 17:24:00 Auteur(e) La Redaction

Le Centre œcuménique des droits humains (CEDH) a vivement protesté jeudi dans une note contre le choix de Duvalier comme parrain d’une promotion de finissants en droits de la ville des Gonaïves au mépris des victimes de son régime.

Le Centre dénonce le fait que « Duvalier puisse circuler librement sur tout le territoire tandis qu’il est assigné à résidence sur ordre d’un juge d’instruction », il rappelle aussi que Jean-Claude Duvalier est prévenu de crimes contre l’humanité, de détournements de fonds.
Jean Claude Duvalier s’était rendu la semaine dernière dans la ville des Gonaïves pour conduire la graduation d’une promotion d’étudiants en droits et en sciences économiques.
L’ex-président à vie qui a été chaleureusement accueilli par une foule nombreuse avait salué la mémoire de 2 jeunes tués par son régime.
Le CEDH considère comme « une provocation inqualifiable à la mémoire des milliers de compatriotes, filles et fils d’Haïti, le choix de Jean-Claude Duvalier comme parrain de la promotion des futurs hommes et femmes-de-loi, de la Faculté de Droit des Gonaïves ».
SOurce: HPN

Jean Hector Anacacis, très acide envers l’ex-président Jean Bertrand Aristide

mardi 20 décembre 2011 à 15:41

Le sénateur du département du Sud’est, Jean Hector Anacacis,  est très remonté contre l’ancien président Jean Bertrand Aristide.

Le parlementaire reproche au coordonateur à vie de Fanmi Lavalas son attitude vilaine. Il en veut pour preuve,  le fait par Jean Bertrand Aristide, parrain de la dernière promotion des médecins haïtiens ayant fait leurs études à Cuba, de n’avoir pas mis les pieds à la cérémonie de graduation.

L’ex-chef d’Etat a également brillé par son absence lors de la célébration du 21e anniversaire  de sa victoire lors de la présidentielle du 16 décembre 1990.

Haïti-Elections :

Le renouvellement du tiers du Sénat dans l’impasse

mercredi 21 décembre 2011

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — Dix sénateurs en fonction verront leur mandat arriver à terme le deuxième lundi du mois de janvier 2012, alors que les élections n’ont pas eu lieu à la fin du mois de novembre 2011 pour pourvoir à leur remplacement.

Selon le sénateur Annick Joseph, « les élections pour le tiers du Sénat ne sont pas pour demain à cause de diverses anomalies qui se profilent à l’horizon ».

Le sénateur Joseph s’est exprimé ainsi en marge de l’inauguration du nouveau bâtiment de l’ONA et du lancement du programme de crédit ONAPAM, le 20 décembre.

Pour lui « le Conseil Electoral Provisoire qui a organisé les dernières élections est caduc et dysfonctionnel ».

« Parmi les neuf membres que comptait ce conseil, l’un est mort, un autre a démissionné et trois sont en cavale. Donc il reste seulement quatre en fonction. Normalement il faut remplacer les membres qui sont absents (…) Il faudra faire un autre Conseil Electoral Provisoire », fait savoir le sénateur.

L’idée de faire un Conseil Electoral Permanent est elle-aussi évoquée dans les médias pour pallier au problème récurrent des calendriers électoraux non respectés.

« Est-ce qu’on va mettre en place un Conseil permanent en passant outre les prescrits constitutionnels, ou alors est-ce qu’on va les respecter ? Si nous voulons respecter les prescrits constitutionnels ce sera difficile parce que les structures ne sont pas en place », croit le sénateur Annick Joseph, se référant aux assemblées départementales.

Le sénateur affirme également que les élections sont l’affaire des partis politiques et que le gouvernement doit discuter avec eux, favorisant un consensus sur l’organisation de ces élections.

« Il faut sortir de cette instabilité sur la question des élections, qui représente l’exercice de la souveraineté de la nation. On ne peut pas décider de faire les choses comme bon nous semble, sinon ce seront les étrangers qui nous diront ce qu’on doit faire et quand le faire », ajoute Joseph.

Par rapport à la proximité de janvier 2012 et du terme du mandat de ces sénateurs, il pense qu’il « vaut mieux prendre le temps qu’il faut pour faire les choses comme il faut, au lieu de faire des choses boiteuses, qui ne pourraient tenir que pendant un certain temps. Car le Conseil Electoral Provisoire doit préciser le type d’élection qu’il compte organiser dans un temps record ».

« Toutefois, les élections devront avoir lieu le plus tôt possible », ajoute t-il.

A côté des élections sénatoriales, des élections municipales devraient aussi avoir lieu. Cependant le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard-Paul a rassuré les maires, leur disant qu’ils ne seront pas renvoyés à moins qu’un scrutin ne le decide. [jep kft gp apr 21/12/11 10 :55]

Haïti-ONA : Lancement du programme de crédit ONAPAM

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — Le président de la République Michel Martelly ainsi que le nouveau directeur de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Bernard Degraff, ont procédé au lancement du programme ONAPAM, ce 20 décembre.

Le lancement de l’ONAPAM a été effectué à l’occasion de l’inauguration du nouveau bâtiment qui doit accueillir l’ONA, ses précédents bureaux ayant été totalement détruits lors du séisme de 2010.

La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence de plusieurs hauts dignitaires de l’Etat, parmi lesquels plusieurs sénateurs et ministres du gouvernement Garry Conille.

Michel Martelly s’est présenté comme l’instigateur de l’ONAPAM, programme qui vise à offrir des crédits aux assurés et autres agents économiques à revenus moyens et faibles.

L’ONAPAM, est un crédit individuel qui sera attribué exclusivement par les agents de l’ONA et surtout avec le soutien de multiples entreprises ayant cotisé régulièrement à l’institution, a-t-on révélé.

« Ce programme de crédit a été initié pour les plus petites bourses et qui n’ont pas de crédit à la banque, avec un taux d’intérêt que nul ne peut rivaliser », s’est félicité le chef de l’Etat.

Le taux d’intérêt qui sera adopté n’a pas été indiqué. Les taux d’intérêt moyen pratiqués sur les crédits en Haiti tournent autour de 12%.

Le montant du crédit à accorder par ONAPAM oscillera pendant un certain temps entre 5 mille et 25 mille gourdes, avec une fréquence de remboursement variant entre trois à six mois.

Le sénateur de l’Artibonite Yannick Joseph qualifie cette activité « d’initiative heureuse » tout en manifestant une certaine réserve par rapport à la question du taux d’intérêt qui est sujet à variation suivant la situation monétaire de l’institution.

Nouveau bâtiment pour l’ONA

Le nouvel édifice de l’ONA a été construit en quinze jours sur 350 mètres carrés, avec une capacité moyenne d’abriter deux cents employés, a-t-on indiqué. A en croire le directeur Degraff, ce nouveau bâtiment a une durée de vie de vingt ans.

L’ONA qui n’est pas tributaire du budget de la République, compte près de mille sept cent employés pour plus de 3 mille pensionnés repartis sur tout le territoire national.

Par ailleurs, le chef de l’Etat, Michel Martelly, a profité pour indiquer que les maisons de l’ONA-Ville (projet de logement conçu à l’origine pour les employés de l’Etat), iront au bénéfice des agents de la police nationale désireux de les acquérir. [jep kft gp apr 21/12/11 10:19]

Martelly en guerre contre les mauvais débiteurs de l’ONA

20/12/2011 17:21:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la République Joseph Michel Martelly a annoncé, ce mercredi 20 décembre, qu’il fera tout pour que les créanciers de l’Office d’assurance vieillesse s’acquittent de leurs dettes. Cette déclaration a été faite lors de l’inauguration du siège social de l’ONA à Delmas 17. « Les noms de certaines grosses légumes du pays se trouvent sur la liste des mauvais pays, ils doivent coute que coute s’acquitter de leurs dettes » a fulminé le chef de l’Etat.
L’actuel directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse, Bernard Desgraffes, annonce de nouvelles mesures pour refaire la santé de cette institution qui a été pendant longtemps la vache à lait de l’Etat. Il en a profité pour lancer le programme ONA pam que le président de la République qualifie déjà de grand pas pour son administration. Ce programme vise principalement les petites bourses.
Il faut dire que les locaux abritant le siège social de l’ONA ont été détruits en partie au cours du séisme du 12 janvier 2010. Les travaux sont encore en cours malgré que le président eut procédé à son inauguration ce mercredi. .

JCC

Source: MAtin

Daniel Supplice:

Seulement trois étrangers naturalisés en 208 ans

21/12/2011 08:42:00 Auteur(e) La Redaction

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Dans le but de marquer la Journée internationale des migrants et des refugiés, célébrée le dimanche 18 décembre, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), a organisé le lundi 19 décembre une séance de réflexion à l’hôtel Le Plaza, a constaté Haïti Press Network.

Au terme de la rencontre, des certificats ont été délivrés à des personnalités qui se sont distinguées dans la lutte pour le respect des droits des migrants haïtiens, mais aussi à des migrants en Haïti qui ont contribué à l’amélioration de la vie des Haïtiens.
La cérémonie s’est déroulée en deux sessions d’intervention en présence d’une poignée de personnes, dont Mme Colette Lespinasse et Patrick Camille, respectivement coordonnatrice et responsable des affaires juridiques du Groupe d’appui aux rapatriés et refugiés (GARR).
Les discussions ont surtout porté sur des thèmes comme: « Les Haïtiens à l’étranger et la question de leur participation à la vie politique dans leur pays d’origine ». « Les leçons d’expériences étrangères significatives ».
C’était l’occasion pour le titulaire du MHAVE, le ministre Daniel Supplice et d’autres intervenants à la cérémonie, de faire un état des lieux de la situation migratoire dans le monde et de la contribution de la migration haïtienne dans des pays amis, entre autres.

Seulement trois personnes naturalisées en Haïti

Après avoir esquissé un bref résumé sur l’histoire de la migration en Haïti lors sa mise en contexte, le ministre Daniel Supplice, a révélé que depuis nos 208 ans d’Indépendance, le pays n’a accordé la demande de naturalisation à seulement trois personnes.
Il a fait cette révélation suite à une intervention de Mme Colette Lespinasse, laquelle a attiré l’attention sur l’avenir des Haïtiens détenteurs d’une nationalité étrangère dans l’asphère politique.
Tout en soulignant la nécessité de renforcer les capacités en matière de migration dans une perspective plus globale, le ministre a aussi fait remarquer l’importance des migrations internationales en Haïti. Mais il a par ailleurs touché en passant la relation paradoxale qui caractérise le système migratoire dans le pays. 
« C’est quelque chose qui paraît effrayant. Nous avons 208 ans d’Indépendance et nous n’avons pas pu arriver à satisfaire même quatre demandes de naturalisation. J’ai consulté tous les numéros du journal officiel Le Moniteur à ce sujet, je n’ai trouvé que trois noms seulement ayant bénéficié de cette loi sur la question. Paradoxalement, il faut dire qu’Haïti est l’un des pays extrêmement difficiles dans le domaine relatif à la naturalisation », a fait savoir le numéro 1 du MHAVE.
« C’est inacceptable ! Nous avons un gros problème en tant que société. Est-ce qu’on peut considérer des gens comme les Sassine qui vivent dans le pays depuis 1930 comme des étrangers ou encore des Syriens ? », s’est interrogé le ministre Supplice, avant d’indiquer être sur le point de définir une nouvelle politique de migration et d’intégration en faveur de nos compatriotes vivant dans la diaspora.
D’après une source digne de foi, plus de 200 millions de personnes vivent actuellement en dehors de leur territoire. Haïti compte quelque 4 millions d’Haïtiens qui évoluent à l’étranger.
Alix Laroche

HPN

Haïti – Environnement :

Surveillance environnementale aux frontières

21/12/2011 09:01:39

Haïti - Environnement : Surveillance environnementale aux frontièresLa République Dominicaine et Haïti cherchent à créer un système de surveillance des frontières pour contrôler le commerce des espèces menacées d’extinction et le commerce illégal du bois et du charbon.
Ces thèmes ont été discutés lors de la visite récente en République Dominicaine d’un haut responsable du Ministre de l’Environnement Haïtien, Jean-François Thomas qui s’est entretenu avec Ernesto Reyna, Ministre de l’Environnement de la République Dominicaine et le colonel Rubén Agustín Tiburcio Veloz, directeur du Service National de Protection Environnemental (SENPA).
Les deux parties ont reconnu le problème environnemental que représente la production de charbon de bois dans la zone frontalière, car même si la consommation est faite du côté haïtien, la production est faite en République voisine, causant un défrichement conséquent des forêts. Ils se sont mis d’accord pour effectuer des visites régulières aux points de surveillance en République Dominicaine pour mettre en œuvre des programmes similaires en Haïti.
M. Thomas a participé à des séances de travail avec des techniciens locaux de l’environnement et a qualifié d’étonnante les réalisations faites en termes de reforestation et de protection des espèces endémiques.
S/ HaïtiLibre

Haïti-Japon :

Don de 4,7 millions de dollars américains en faveur du secteur agricole

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — L’ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami, et le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, ont procédé, le mardi 20 décembre, à la signature de deux accords – l’un par échange de notes, l’autre sur un don en espèces – à Port-au-Prince.

Évalué à 370 millions de yen japonais (4,7 millions de dollars américains) [ US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], le don japonais vise à aider le secteur agricole, affecté par le séisme du 12 janvier 2010, informent les signataires.

« Ce fonds, fourni à Haïti par le gouvernement japonais, permettra aux autorités haïtiennes d’acheter des engrais et intrants agricoles pour soutenir les agriculteurs défavorisés qui évoluent dans les milieux ruraux », indique Kentaro Minami.

Le secrétaire d’État à la production végétale, Fresner Dorcin, qui assistait à la signature des accords à la Chancellerie, promet que ces derniers contribueront « à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs haïtiens qui ont été victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010. »

« Les dix départements géographiques du pays seront touchés par cet accord. Certainement, il y aura des zones prioritaires dépendamment de leur capacité de production », assure Dorcin.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, et le directeur représentant de l’agence japonaise de coopération internationale, Ozawa Shoji, disent espérer que ces accords puissent permettre, non seulement l’amélioration de la qualité de produits des agriculteurs mais aussi d’accroitre le rendement de leurs plantations, et la sécurité alimentaire.

Les agriculteurs pourront se procurer les intrants et engrais agricoles à prix réduits, selon les autorités. Ces produits seront confiés au Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).

Les planteurs font face généralement à de nombreux défis, notamment l’accès aux intrants chimiques, qui conduit parfois à des frictions.

Des organisations paysannes dénoncent périodiquement un trafic de l’engrais destiné aux petits agriculteurs.

L’agriculture reste la base de la vie économique haïtienne. Plus de la moitié de la population dépend de ce secteur pourtant en baisse depuis les 5 dernières décennies. [sfd apr 21/12/2011 08:20]

La face cachée de l’autre Haïti

Retour sur la 23e Conférence annuelle de HSA

mercredi 21 décembre 2011

Par Dieulermesson Petit Frère, M.A

Tenue du 10 au 12 novembre 2011 à University of the West Indies en Jamaïque, la 23e conférence annuelle de l’Association des Etudes Haïtiennes (HSA, Haitian Studies Association) a eu un immense succès. Riche en réflexions et discussions portant sur la problématique haïtienne, elle a réuni toute une pléiade de chercheurs haïtiens et étrangers. Les travaux présentés ont été, en grande partie, de haute qualité. Toutes disciplines confondues (histoire, économie, littérature, politique etc…). Des figures emblématiques des mondes universitaires et littéraires haïtiens ont pris part à ce grand rendez-vous annuel.

En effet, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 11 novembre 2011à l’auditorium et centre de lecture Neville Hall avec les propos du professeur Nigel Harris, vice-chancelier de l’Université, l’Honorable professeur Gordon Shirley, Présidente de l’Université et le Professeur WaibiniteWariboko, doyen de la Faculté des Sciences Humaines et de l’éducation. A suivi l’intervention de l’ambassadeur Reginald Dumas, conseiller spécial sur Haiti de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. Il a présenté un exposé sur la situation d’Haïti tout en évoquant les riches potentialités du pays. Selon l’ambassadeur, Haïti est un pays qui dispose d’une variété de compétences et de ressources naturelles qui sont mal exploitées.

‘‘Compte tenu de sa position géographique dans la caraïbe, Haïti dispose d’une richesse étonnante’’, a-t-il dit. M. Dumas a tenu à mettre en valeur les côtés positifs du pays en mettant en relief sa culture, sa cuisine et surtout le vaudou qui représente, à ses yeux, un élément important de sa richesse. Il invite les haïtiens à œuvrer dans le sens des intérêts communs par le biais d’un pacte de vouloir vivre ensemble en vue de changer l’image du pays et inventer un avenir meilleur à la population.

D’autres panels, une trentaine environ, tout aussi intéressants, avec des réflexions très poussées, ont suivi. Si certains panelistes ont évoqué la nécessité d’inventer un avenir meilleur à ce pays qui leur est sien, d’autres ont compris l’urgence de véhiculer des valeurs citoyennes devant produire un autre type d’Haïtien. Un type d’Haïtien qui comprendra la nécessité d’aimer le pays et de travailler pour son progrès, son développement durable. S’inspirer du passé –en prenant ce qu’il y a de meilleur- pour réinventer l’avenir.

Les sujets portaient sur la littérature, la politique, l’économie, l’éducation. Pour ne citer que ceux-là. L’éducation a été l’un des sujets le plus épuisé. La romancière haïtienne, Yanick Lahens, invitée d’honneur de cette conférence et récipiendaire du Prix d’Excellence de HSA pour son œuvre, a présenté un brillant exposé sur son rapport avec l’écriture. La lecture des textes de Marie Chauvet et la publication de son premier essai [1] sont, dit-elle, deux évènements qui l’ont amenée à l’écriture.

D’un autre côté, la romancière a exprimé sa position sur l’avenir du pays et fustigé ceux qui croient qu’Haïti est condamnée à être réduite à une peau de chagrin. ‘‘Il faut cesser de répéter qu’il n’y a en Haïti que des incompétents et des corrompus. Il y a aussi de la communauté internationale qui le sont’’, a-t-elle dit avant de conclure en ces termes : ‘‘Nous ne méritons pas les dirigeants et les amis étrangers que nous avons’’.

Jocelyne Trouillot a, pour sa part, présenté un état des lieux de la situation de l’enseignement supérieur en Haïti tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels le pays doit faire face. L’éducatrice appelle à un changement du système éducatif et opte pour un enseignement en langue maternelle. Consciente du manque de moyens et de matériels adéquats, elle croit, toutefois, que l’université doit, en tout premier lieu, former le citoyen haïtien et non un professionnel. Selon elle, l’université doit remplir sa triple vocation à savoir la formation, la recherche et le service à la communauté. Autrement dit, l’université doit pouvoir répondre aux besoins locaux.

Le professeur Ronald Jean Jacques, membre de la commission de réforme de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a abondé dans le même sens en présentant les grandes lignes de sa « petite réforme » (le pourquoi et le comment) qui devrait toucher le public comme le privé. Avec un objectif de 100 professeurs à temps plein et 22.000 étudiants et un budget de 500 millions de gourdes pour l’année 2010-2011, soit 30.000 gourdes pour la formation de chaque étudiant, l’UEH, aujourd’hui, n’est pas rentable, pas efficace. Selon lui, l’Etat a pour obligation d’investir dans l’enseignement supérieur pour mieux l’organiser et le rendre performant avec la mise en place de programmes de formations standard.

Le psychologue-professeur a, entre autres, fait savoir que la réforme de l’UEH doit viser la réorganisation des cursus académiques et permettre d’offrir des services de recherches et d’extension universitaire. Elle doit aussi permettre de définir des opportunités, frayer une expertise particulière dans les domaines clés et mettre en place une pensée sociale haïtienne. Aussi prévoit-il dans son document une faculté d’étude générale devant compléter les défaillances des bacheliers, la formation massive des professeurs et la disponibilité de services pour les étudiants tels que : bibliothèques, laboratoires, cafeterias, et une gestion responsable et transparente des ressources disponibles.

Une fois de plus, Haïti a été au cœur de toutes les discussions et réflexions qui ont marqué la 23e conférence de HSA. Les leçons tirées devraient contribuer à jouer un rôle déterminant dans le processus de re-construction d’Haïti sur les plans individuel, institutionnel, organisationnel et gouvernemental. Haïti occupe une place importante dans la Caraïbe compte tenu de sa position géographique et stratégique. Il est à souhaiter que de pareilles idées trouvent une petite place dans l’agenda des bâtisseurs et con-structeurs de la nouvelle Haiti.

[1] Yanick Lahens, L’exil : entre l’ancrage et la fuite, éditions Henri Deschamps

« Noël de solidarité » de Michel Martelly

Sur un air de « Sweet Micky », le Président de la république, omniprésent et élevé au rang de « bon papa » comme autrefois, a personnellement participé mardi soir au Champ de Mars à la distribution de véhicules, de cadeaux et d’enveloppes contenant une somme de 1.000 gourdes

Publié le mardi 20 décembre 2011

Le Président Michel Martelly a procédé mardi soir à une distribution de cadeaux et d’argent devant plusieurs milliers de personnes rassemblées au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince), lors d’un véritable festival digne des années de « Sweet Micky », le nom de scène de l’ancien chanteur de Compas aujourd’hui au pouvoir.

En agitation constante sur un podium érigé à la hâte à proximité du Palais National, le chef de l’Etat, dégoulinant de sueur, a réalisé les numéros les plus facétieux pour galvaniser les spectateurs et sélectionner selon ses caprices les bénéficiaires.

Aux côtés de Martelly se trouvaient notamment son proche conseiller Ronald « Roro » Nelson, fraîchement rentré des Etats-Unis où il a eu des démêlés avec la justice, le Sénateur Michel Clérié, l’ancien footballeur international Nono Jean-Baptiste dit « Ze Nono ». On remarquait aussi plusieurs représentants de la presse, le PDG de Radio-Télé Ginen, Jean Lucien Borge, et ses collaborateurs Anthony Pascal surnommé Konpè Filo et Sony Zulérion alias « Sony Bèl Anfòm » de même que les commentateurs Konpè Mòlòskòt et Muraille Jéricho.

Ces derniers ont été tour à tour invités à désigner les potentiels gagnants au milieu d’une foule composée de ceux et celles qui, pour se faire remarquer et avoir droit à un cadeau, n’hésitaient pas à brandir des objets hétéroclites et à encenser Michel Martelly présenté par une pancarte comme un « Papa bon cœur ».

Après avoir fait don d’un certain nombre de motocyclettes, le Président qui -à un certain moment avait une serviette blanche sur la tête et les yeux bandés afin de choisir lui-même ses finalistes- a remis à une dame les clés d’un pick-up double cabine flambant neuf.

Michel Martelly s’est réjoui de pouvoir procurer un sentiment de bien-être à un peuple qui, dit-il, a « toujours été maltraité ».

Ironie du sort, auparavant, beaucoup de spectateurs, souvent brutalisés par des policiers armés de matraques et de boucliers, avaient pu retirer chacun une enveloppe contenant mille gourdes.

Il est à noter que les cadeaux et les enveloppes étaient étalés dans la rue, à même le sol, avant de trouver leurs destinataires.

S’inscrivant dans le cadre de la « noël de solidarité » décrétée par le gouvernement Martelly/Conille, la soirée s’est terminée au Champ de Mars avec les prestations des groupes T-Vice et RAM.

Un montant de 400 millions de gourdes (environ 10 millions de dollars) provenant du trésor public a été décaissé pour financer diverses activités durant les fêtes de fin d’année incluant des travaux d’assainissement et les fameux bouillons populaires.

Les parlementaires ont diversement accueilli cette initiative de l’Exécutif qui offre quotidiennement au chef de l’Etat et à son épouse, Sophia Martelly, l’opportunité d’être en permanence sous les projecteurs des médias. Comme s’ils repartaient en campagne, sept mois seulement après leur arrivée au Palais. spp/Radio Kiskeya

 

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