vendredi 13 janvier 2012

13 Jan

Haïti-séisme : 2 ans plus tard, les faits marquants de la journée du 12 janvier 2012

Jeudi, 12 Janvier 2012 21:42 LJO/HPN

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Plusieurs activités ont marqué la commémoration du deuxième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 ayant fait plus de 200.000 morts. Une cérémonie officielle à la place Saint Christophe, l’inauguration du campus universitaire Henry Christophe, réunion de prière dans les différentes églises sont les faits les plus marquants de cette journée de recueillement.

Du coté du gouvernement, c’est la cérémonie d’inauguration de l’Université Henry Christophe, dans le nord, qui a lancé cette journée du 12 janvier 2012. Le président de la république, M. Michel Martelly  et son homologue dominicain, Leonel Fernandez, ont fait le déplacement à Limonade pour la remise à Haïti du campus universitaire entièrement financé par la république voisine.

Une messe œcuménique s’est tenue dans l’après midi à la place Saint Christophe, au nord de Port-au-Prince, où ont été inhumées les milliers de victimes du tremblement de terre. Les représentants des différentes confessions religieuses reconnues en Haïti, le chef de l’Etat, des officiels du gouvernement, ainsi que des membres de la communauté internationale ont pris part à cette cérémonie religieuse.

A Port-au-Prince, les églises chrétiennes n’ont pas chômé, des réunions de prière ont attiré la grande foule. Durant toute la journée, la plupart des assemblées chrétiennes de la capitale ont ouvert leurs portes à  des milliers d’Haïtiens, qui comme au lendemain du séisme se sont réfuigiés dans la prière.

Dans les églises, comme dans plusieurs lieux publics, ils étaient venus remercier Dieu de leur avoir sauvé la vie le 12 janvier 2010. C’était aussi l’occasion de demander au Seigneur sa protection dans l’éventualité d’une nouvelle catastrophe.

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“Nous organisons cette activité comme un signe de remerciement à Dieu, et nous invitons les fidèles à se rapprocher de Dieu, la seule façon pour eux de trouver protection”, selon le pasteur Emile Merisier, l’un des organisateur d’une journée de prier tenue à la rue panaméricaine, Pétion-ville.

Des personnes ont lancé des ballons dans les airs, en observant une minute de silence à 4 heures 53, l’heure où avaient été ressenties les premières secousses. Juste pour saluer la mémoire des milliers d’âmes qui ont péri en ce jour inoubliable.

ljosepholivier@gmail.com 

 

Haïti-séisme:Martelly, Duvalier et Avril sur un même podium

Jeudi, 12 Janvier 2012 22:11 HPN

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Le président Martelly arendu hommage jeudi aux victimes du séisme du 12 janvier lors d’une cérémonie tenue à l’endroit où des dizaines de milliers de personnes ont été enterrées dans une fosse commune, l’ex-président à vie Jean Claude Duvalier et l’ancien général-président Prosper Avril ont assisté à la cérémonie sur le même podium.

Les trois hommes se sont longuement salués quelques minutes avant l’ouverture de la cérémonie sous les applaudissements des membres de l’assistance, a constaté Haiti Press Network.

Duvalier accompagné de Véronique Roy sa compagne était assis à côté de Prosper Avril. Les deux anciens présidents ont eu des conversations tout au cours de la cérémonie, mais n’ont pas fait de déclaration publique.

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Jean Claude Duvalier revenu au pays, il y a un an environ et qui fait l’objet de poursuites judiciaires, a été applaudi à sa sortie par une foule alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture dns un cortège de ses anciens collaborateurs et de supporters.

 

12 janvier, un campus universitaire offert à Haïti par la République Dominicaine

(+ PHOTOS)

Mercredi, 11 Janvier 2012 17:55 HPN

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L’université Henri Christophe du Nord sera inaugurée le jeudi 12 janvier 2012 à l’occasion du deuxième anniversaire du violent séisme de janvier 2010.

L’inauguration de l’Etablissement se tiendra en présence du président Haïtien, Michel Martelly, et son homologue dominicain, Leonel Fernandez.

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Situé dans la localité de Limonade, ce projet de 30 millions de dollars financé par la République Dominicaine et le secteur privé dominicain est réalisé sous la direction de l’architecte Milka Garrett.

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Le campus aura la capacité d’accueillir jusqu’à 10.000 étudiants par jour.  Avec 72 salles de classe de 30 étudiants, une bibliothèque, un centre de documentation, des salles de réunions, des laboratoires, cette université constitue une première dans le pays.

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EDITO :

Bonne conscience

Il y avait les fusils du commissaire Léger-Félicité Sonthonax distribués aux esclaves de Saint-Domingue, il y a dorénavant les terres de René Préval. Une révolution est en cours.
Ce n’est pas encore écrit dans les livres d’histoire d’Haïti, mais chaque nouvelle maison érigée à Canaan renforce la légende : par le décret déclarant les terres de la zone d’utilité publique, le président Préval a donné aux sinistrés "l’autorisation de les envahir".
La ficelle est grosse, mais elle est la seule que les habitants de Canaan, immense cité à la sortie nord de Port-au-Prince, ont trouvée pour "légaliser" l’accaparement des terres de la zone.
L’évocation de cet acte légal permet d’acheter et de vendre des parcelles de terre sans que les "jeunes propriétaires" ne soient perçus comme des occupants illégaux.
Canaan est la plus belle revanche des laissés-pour-compte sur les ratés du système et la nonchalance de l’Etat.
Après le séisme, la communauté internationale y a construit un petit camp modèle, Corail-Cesless. Canaan l’a absorbé. Englobé. Ridiculisé.
Comme dans les affaires haïtiennes les plus sérieuses, personne ne veut se pencher sur ce qui se passe à Canaan et dans toute la zone. Deux ans plus tard, la tache s’étend. On peut encore y édifier routes et infrastructures, réserver des espaces, et en faire une petite ville pour familles modestes. On préfère laisser Canaan prospérer comme herbe folle.
Canaan est le premier bidonville créé sous assistance de la communauté internationale. Cela fera date. Un cas d’école. Une belle médaille pour l’ONU et les autres.
A deux pas de Canaan, mercredi, des ouvriers s’activaient pour ériger un mémorial, un nouveau ou – comme l’an passé – une scénographie de mémorial. Pour les photos. Pour le jour même. Pour masquer les retards accumulés. L’indécision chronique, qui caractérise tout ce qui concerne les morts et ceux qui ont survécu au séisme, s’étale dans la poussière et le bruit des outils, vingt-quatre heures avant les cérémonies commémoratives du 12 janvier.
Face à Canaan, à Saint-Christophe et à Ti Tanyen, sur les collines dénudées, habillées du bleu des bâches depuis deux ans, les restes de Port-au-Prince vivotent.
Un arrêté présidentiel, qui a force de loi, a dicté sa volonté à la ville. Encore un coup de René Préval. La ville est sous une cloche de verre. Interdit de vendre, d’acheter, de construire sur un périmètre de plus de deux cents hectares. Le coeur de la ville, vieux de plus de deux cent soixante ans, dépérit par imprévoyance, ou incompétence, ou nonchalance des autorités. Anciennes et nouvelles.
Préval, qui n’a pas pu sauver Port-au-Prince des affres du tremblement de terre, l’a mise en punition avec cet arrêté qui gèle la ville, la laisse en état de délabrement. Martelly, qui ne sait pas par quel bout empoigner Port-au-Prince, laisse la ville en jachère.
Et à chaque fois qu’un projet finance la sortie des camps d’un nouveau groupe de sinistrés, c’est Canaan et les autres cités nouvelles qui s’agrandissent.
Heureuse, la communauté internationale s’enorgueillit que le nombre des sans-abri diminue, feignant de ne pas voir qu’ils se déplacent d’un abri précaire à un autre. Vers Canaan ou ailleurs dans la périphérie de Port-au-Prince.
Canaan et les nouvelles cités ne sont pas des camps dans la terminologie officielle de nos ONG, donneurs d’aide et amis. C’est Port-au-Prince qui déménage, s’installe dans le précaire. Tout le monde est heureux de ce mensonge qui donne bonne conscience.

Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

«L’Assemblée nationale a enterré l’amendement de la Constitution de 1987», soutient Anacacis

Le sénateur Jean Hector Anacacis a indiqué que l’Assemblée nationale tenue le lundi 9 janvier 2012 a enterré l’amendement de la Constitution de 1987. «C’est sous l’égide de la Constitution de 1987, en ses articles 98-1, 98-3 que, selon l’ordre du jour voté en Assemblée nationale, le Premier ministre Garry Conille a fait son exposé et le dépôt du bilan des activités de son gouvernement. Il en est de même pour le président Michel Joseph Martelly qui a fait un exposé sur la situation générale du pays», a expliqué le sénateur de l’Ouest sur Magik 9, le mercredi 11 janvier 2012.

Le sénateur, tranchant, a ajouté que «l’on ne peut pas faire une législature avec deux Constitutions». «Le président Martelly, selon Anacacis, aurait dû publier l’amendement avant l’ouverture de cette session».

Comme ses pairs, les sénateurs Steven I. Benoît et Joseph Lambert, Jean Hector Anacacis a souligné que 2012, avec tous ses rendez-vous, sera «une année de bouleversement politique».

Les élections entraînent une lutte pour le pouvoir qui n’est jamais facile à gérer,a fait remarquer le parlementaire. «Puisque l’amendement est enterré, je propose un Conseil électoral provisoire de compromis», a indiqué le sénateur. L’inexpérience politique du chef de l’Etat peut représenter un problème, a relevé Jean Hector Anacacis, qui préconise le dialogue politique entre les différents acteurs.

Sur le fond des occasions ratées ou renvoyées à cause de «l’enterrement de l’amendement», le sénateur s’est prononcé sur les questions de la double nationalité, de la Cour constitutionnelle. Sur la double nationalité, le sénateur envisage de proposer une loi sur la multiple nationalité. Le sénateur Anacacis, boute-en-train, a, sur le brûlant dossier des ministres et du président Martelly accusés d’avoir la double nationalité par le sénateur Moïse Jean-Charles, confié qu’il semblait que des membres du gouvernement soient effectivement de nationalité étrangère. «Le sénateur a fait feu et a pris des pintades et des pintadines», a plaisanté le sénateur Jean Hector Anacacis.

Roberson Alphonse

 

Beaucoup de chasseurs pour combien de pintades ?

11/01/2012 15:58:00 Auteur(e) La Redaction

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Dessin (courtoisie le nouvelliste)

« Il n’est pas erroné d’avancer que des pintades seront abattues après le coup de fusil du sénateur Moïse Jean-Charles », ironise Joseph Lambert, faisant référence aux dénonciations de l’élu du Nord concernant la double nationalité de certains membres du gouvernement. Prudent, le président de la commission sénatoriale devant travailler sur ce dossier et qui s’exprimait ce mardi sur Magik 9 dit prendre très au sérieux les déclarations de son collègue.
« Je ne peux pas me permettre de dire qu’il y a parmi ceux-là qui sont cités par le sénateur Moïse Jean-Charles qui sont effectivement de nationalité étrangère. Mais un fait certain, c’est que le sénateur compte avancer des preuves par-devant la commission qui devra se réunir ce mardi. Il serait beaucoup plus prudent, plus sage et plus sérieux d’attendre l’aboutissement de l’enquête et que les pintades qui sont visées soient abattues en plein vol », dit-il de façon imagée, avant de préciser que les chasseurs seront aussi nombreux que les sénateurs.
Joseph Lambert promet de faire preuve de sérieux et d’honnêteté dans la conduite de l’enquête. Son amitié avec le président de la République ne devrait avoir aucune influence sur son travail. « Les anciens sénateurs Rudolphe Boulos et Ultimo Compère étaient de bons amis à moi, mais cela ne m’a pas empêché de prendre position pour les renvoyer du Sénat de la République lorsqu’il a été prouvé qu’ils étaient des citoyens étrangers », a dit le parlementaire, qui ne laisse personne mettre en doute son sérieux pour rien au monde.
« Je suis de tempérament fort, contrairement à ce qu’on a toujours cru. Comme avec le président René Préval, je me suis toujours comporté en homme d’Etat responsable avec Michel Joseph Martelly », a révélé le chef de file de l’INITE grâce à qui le point « f » exigeant l’interpellation du ministre de l’Intérieur, Thierry Mayard-Paul, a été enlevé du rapport de la commission sénatoriale enquêtant sur le dossier Arnel Bélizaire après une grande envolée à la tribune le 22 novembre écoulé. Une démarche qui s’inscrivait dans une perspective de réconciliation de la nation avec elle-même, selon le sénateur.
Joseph Lambert a également insisté sur le nombre de membres constituant la commission pour dissiper les doutes concernant les résultats de leur enquête. « Il sera difficile de faire des rétentions d’information au sein d’une commission formée de neuf membres », a-t-il fait savoir. Trois sous-commissions ont été formées pour enquêter dans les institutions ayant rapport avec ce dossier. Il s’agit de l’Immigration, des Affaires étrangères et des Archives. Ce sera l’occasion de vérifier l’identité de tous les membres du gouvernement, selon Joseph Lambert, rappelant que seule la nationalité du Premier ministre a été vérifiée par ses collègues.

Intervenant sur ce même dossier, le sénateur des Nippes, Jean William Jeanty, a une nouvelle fois dénoncé le chef du gouvernement qui serait d’après lui de nationalité canadienne. « Garry Conille avait toujours revendiqué cette nationalité et se rendait régulièrement au Canada à l’époque où il était au collège Canado-Haïtien », dit le sénateur, qui fait référence à des informations que lui auraient fournies des anciens camarades de classe de Garry Conille. Le sénateur révèle que, sur le passeport remis aux membres de la commission qui étudiait les pièces de Garry Conille au moment de sa désignation, il n’était mentionné nulle part ses entrées et sorties au Canada. Le parlementaire en profite pour critiquer le bureau du Sénat de la République qui, seul habilité à le faire, a refusé d’écrire à l’ambassade du Canada et à d’autres instances concernées en vue de vérifier la nationalité de Garry Conille à l’époque.
Une année de bouleversements politiques
« 2012 sera une année de grand démarrage. Elle sera également une année de bouleversements politiques », a prédit le chef de file du Groupe des 16 au Sénat de la République. Joseph Lambert s’appuie sur les dénonciations concernant la double nationalité des membres du gouvernement. Il cite également le dossier de l’amendement de la Constitution de 1987 dont la non- publication peut déboucher sur une sérieuse crise électorale.
Le sénateur, dont le nom est cité comme président dans l’éventualité de la création du Conseil électoral permanent, dit plaider en faveur de la publication de l’amendement de la Constitution. « Michel Martelly aurait marqué l’histoire comme étant le premier président qui depuis 25 ans parvient à mettre sur pied les institutions telles que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et le Conseil électoral permanent avec la publication de ce document », a souligné Joseph Lambert, appelant les différents acteurs politiques à évacuer les irritants et à rechercher un consensus.
Joseph Lambert propose ce qu’il appelle des mini-états généraux qui devront réunir autour d’une même table des responsables politiques et des membres de la société civile, tels Serge Gilles, Victor Benoît, Rosny Desroches , Paul Denis , Evans Paul, Sauveur Pierre- Etienne, Mirlande Manigat et des représentants du Parti Fanmi Lavalas.
Pas de parti politique avec le président
« Pas une seule fois, une seule seconde, une seule millième de seconde, la question de mettre sur pied un parti politique n’a été abordée par le président en ma présence » , a déclaré Joseph Lambert pour couper court aux rumeurs qui circulent en ce sens depuis un certain temps dans le pays.
Le chef de file du Groupe des 16 réaffirme son attachement au parti sous la bannière duquel il a été élu. « Je suis responsable d’une plateforme qui est l’INITE et je le resterai, point barre », a-t-il martelé sur Magik 9 ce matin.

Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

Source: Le Nouvelliste

 

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