lundi 23 janvier 2012

23 Jan

Premiers succès de la délégation haïtienne en France

23/01/2012 11:00:42

Haïti - Politique : Premiers succès de la délégation haïtienne en France

Laurent Lamothe, le Ministre haïtien des Affaires Étrangères et des Cultes obtient un réel succès à Paris depuis le début de sa mission d’exploration en France. Après avoir rencontré d’abord la communauté haïtienne à travers les associations de chauffeurs de taxis, d’étudiants et d’églises. Il a aussi analysé, dès son arrivée un plan de communication internationale avec le Groupe Lagardère, favorable aux objectifs de la diplomatie d’affaires et des investissements pour le développement.

À la rencontre de samedi dernier avec le Syndicat des Chauffeurs de taxis haïtiens, le Ministre Lamothe était accompagné du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, M. Hervé Day. Dimanche 22 Janvier, il a été invité à la prestigieuse Académie Diplomatique Internationale (ADI) de Paris pour discuter avec la communauté des étudiants haïtiens de France qui lui ont fait part de leurs doléances, en présence de M. Wilson Laleau, Ministre du Commerce et de l’Industrie, d’Hervé Day, Ministre du plan et de parlementaires.

Mme Stéphanie Balmir Villedrouin la Ministre du Tourisme, a rejoint la délégation à Paris après avoir représenté le pays à la FITUR (la plus grande foire professionnelle et touristique d’Europe) en compagnie de Ministres et d’hommes d’affaires de 152 pays.

Le Ministre Lamothe s’est rendu ensuite à l’Église St Georges de Paris, où il a fait corps avec la communauté catholique. Invité à prendre la parole devant les fidèles, le Ministre a annoncé, sous les applaudissements, toute une série d’actions mises en place par le Président Michel Martelly, dans la perspective de l’inclusion sociale, citant notamment, un projet d’aide financière à 100,000 mères haïtiennes parmi les plus démunies, le support à 30,000 familles qui ont été retirées des camps, la construction de nouveaux villages sociaux, la subvention directe en faveur des 903,000 enfants bénéficiant du programme d’éducation gratuite ou encore la décision de son Ministère d’envoyer des agents consulaires dans les domiciles des personnes malades ou paralysées en vue de leur offrir des services des Ambassades et Consulats.

Laurent Lamothe a déclaré qu’il était prioritaire pour lui de rencontrer ses compatriotes de France, avant de commencer les discussions bilatérales avec les autorités françaises. Ce lundi 23 Janvier, le Chancelier Lamothe, accompagné de trois autres Ministres, d’une imposante délégation d’hommes d’affaires, du Directeur Général du Ministère, Nixon Myrthil et de son Chef de Cabinet Ady Jean Gardy, entamera les rencontres officielles de Paris. Il doit être reçu par M. Alain Juppé, le Ministre français des Affaires Etrangères et Européennes, autour de l’agenda d’Haïti, dans le domaine de la diplomatie d’affaires et du développement.

Le Chancelier Lamothe, souhaite voir revenir en Haïti des sociétés françaises pouvant aider à augmenter la croissance économique en Haïti, tout en encourageant la communauté haïtienne de France, à s’approprier des avantages de la nouvelle politique du Ministère des Affaires Etrangères dans le domaine de la diplomatie d’affaires et du développement social.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Garry Conille rencontre une délégation finlandaise à Santo Domingo

23/01/2012 09:22:29

Haïti - Reconstruction : Garry Conille rencontre une délégation finlandaise à Santo DomingoLe Premier Ministre haïtien, le Dr. Garry Conille, a rencontré la semaine dernière, à Santo Domingo, en République Dominicaine, une délégation finlandaise, composée de l’Ambassadeur, M. Mikko Pyhälä, du vice Consul M. Pasi Kapanen, du Président de la confédération des constructeurs, M. Termo Pipatti et de l’influent Député, Jouko Skinnari, responsable du comité de finance.

Le Premier Ministre a passé en revue les différents projets actuellement en cours, financés par la Finlande. Le Dr. Garry Conille en a profité pour exposer les objectifs fixés par son gouvernement pour le prochain exercice fiscal.

L’Ambassadeur, M. Pyhala, a témoigné de l’intérêt porté par le peuple finlandais au développement d’Haïti et de la volonté de son gouvernement de s’assurer d’une plus grande participation dans les projets de reconstruction d’Haïti, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de l’énergie.

Le Dr. Garry Conille a invité les hommes d’affaires finlandais à visiter Haïti et souligné que « le climat actuel est propice à l’investissement et au développement touristique. »

La Finlande s’est engagée à augmenter sa contribution à la reconstruction durant la prochaine année et le Député Skinnari, a promis de rapporter le contenu de cette réunion au parlement finlandais. Une démarche qu’il espère, aura des retombées positives sur la collaboration entre les deux pays.

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Agriculture :

Mission au Costa Rica et au Salvador du Ministre de l’agriculture

23/01/2012 08:18:40

Haïti - Agriculture : Mission au Costa Rica et au Salvador du Ministre de l’agricultureHébert Docteur, le Ministre haïtien de l’agriculture, à l’invitation du Dr Victor Villalobos, le Directeur Général de l’Institut Inter-américain de Coopération pour l’Agriculture « IICA », conduira une mission a San José au Costa Rica et au Salvador du 23 au 28 Janvier 2012 afin d’assister entre autres, au « Forum des leaders de L’agriculture. »

L’agenda des deux Jours au Costa Rica, inclut des réunions importantes avec les fonctionnaires de l’IICA et avec Mme Gloria Abraham Peralta, Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, mais également, des visites à l’université Earth, où se trouvent présentement 16 étudiants boursiers haïtiens, bénéficiaires d’un programme d’études en agronomie; de même qu’une visite a l’Institut National du Café.

D’autres part, la délégation accompagnant le Ministre [un membre de son Cabinet, le Directeur de formation et de perfectionnement des cadres du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), la Directrice adjointe à la coopération externe, également déléguée ministérielle MARNDR/IICA, un spécialiste de l’USAID (United States Agency for International Development) en Haïti, le représentant de L’IICA en Haïti et une spécialiste en projets de L’IICA] se rendra au Salvador, où le Ministre Hébert Docteur aura l’occasion de discuter avec son homologue de coopérations entre les deux pays.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1427-haiti-agronomie-10-etudiants-boursiers-a-l-universite-earth-au-costa-rica.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

Laurent Lamothe rencontre les étudiants haïtiens de France

23/01/2012 07:38:50

Haïti - Éducation : Laurent Lamothe rencontre les étudiants haïtiens de FranceLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères a rencontré hier dimanche, plus de 200 haïtiens étudiants en France, venus l’écouter, à l’Académie Diplomatique Internationale (ADI), à Paris, dans une salle remplie à pleine capacité…

« […] étudiants, étudiantes […]

Voilà un beau moment, où votre gouvernement vient vous parler, je sais que beaucoup de vous n’ont pas une vie facile ici, mais je veux vous faire savoir aujourd’hui, que le gouvernement ne vous a pas oublié, le nouveau gouvernement est avec vous, le nouveau gouvernement va faire ce qu’il est capable pour vous aider, vous accompagner.

Nous allons mettre en place un programme d’excellence, un programme où le nouveau gouvernement et beaucoup de nos ministères, vont créer des stages pour vous, lorsque vous reviendrez en Haïti. Chacun des ministères qui sont présent aujourd’hui, va créer un stage pour les trois meilleurs étudiants dans leur domaine, les ministères de la Planification, des Affaires Étrangères, Tourisme et le ministère du Commerce et de l’Industrie.

Nous sommes également accompagné par une délégation du secteur privé, beaucoup des membres de cette délégation ont de grosse compagnie, nous allons demander à ces compagnies de nous accompagner dans ce programme d’excellence, pour que les étudiants, lorsqu’ils ont fini d’étudier, puissent, s’ils retournent en Haïti, trouver un stage et du travail […]

On est là avec vous, avec vous étudiants haïtiens, pour que tous, vous sachiez que vous avez la solidarité du gouvernement, le gouvernement est solidaire avec vous, on a besoin de vous, vous êtes le futur d’Haïti.

Haïti a d’énormes problèmes de ressources humaines, vous aurez la formation et vous aurez tous ce qu’il y a de bon pour venir nous aider, donc, on vous attend en Haïti avec les bras ouverts et nous allons créer un climat pour vous recevoir et vous donner la capacité de pouvoir aider votre pays. »

En savoir plus sur l’ADI :
L’Académie Diplomatique Internationale (ADI) est une institution indépendante et neutre qui a pour vocation de promouvoir une diplomatie moderne et de contribuer à la compréhension, à l’analyse et à l’anticipation des dynamiques émergentes dans les affaires internationales.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4774-haiti-social-lamothe-a-rencontre-des-chauffeurs-de-taxi-haitiens-de-paris.html
http://www.haitilibre.com/article-4772-haiti-politique-message-de-laurent-lamothe-depuis-la-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4752-haiti-economie-des-d-entrepreneurs-haitiens-accompagneront-laurent-lamothe-en-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

 

Lamothe a rencontré des chauffeurs de taxi Haïtiens de Paris

21/01/2012 14:42:32

Haïti - Social : Lamothe a rencontré des chauffeurs de taxi Haïtiens de ParisLe Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe actuellement à Paris, France pour une visite officielle de 4 jours vient de rencontrer les membres de l’Association Des Taxis Haïtiens de Paris (ATHP), dans son discours le Ministre Lamothe a déclaré que les chauffeurs de taxi haïtien sont une extension de l’Ambassade d’Haïti, qu’ils sont des Ambassadeurs pour Haïti, les encourageant à parler des bons côté d’Haïti et les invitant à venir prendre leurs vacances en Haïti.

"…membres de l’association je vous salue, c’est un grand honneur et un grand plaisir d’être avec vous ici aujourd’hui. J’ai choisi de venir vous rencontrer comme premier groupe juste après mon atterrissage ce matin à l’aéroport Charles de Gaulle, je veux que vous sachiez que par le travail que vous faites, lorsque vous vous levez le matin pour prendre votre taxi, vous êtes une extension de l’Ambassade d’Haïti, vous êtes tous des Ambassadeurs pour Haïti, parce que c’est vous-même qui êtes en contact avec tous les étrangers qui aimeraient visiter notre pays, c’est vous qui êtes en contact pour leurs parler de notre pays.

Donc comme nouveau Ministre des Affaires Étrangères je viens vous rendre un hommage, je viens m’incliner devant vous aujourd’hui pour reconnaitre le travail que vous faites dans la communauté. [applaudissent] Avant que je parte le Président Martelly, lors des rencontres de préparation, m’a demandé qui nous allons rencontrer, je lui ai répondu que nous allons rencontrer le ministre des Affaires Étrangères de la France, le Ministre de la Coopération, le Ministre de la Culture. Il m’a dit que la première personne que je dois rencontrer ce sont les chauffeurs de taxi [applaudissent].

Donc aujourd’hui c’est un accomplissement, un atterrissage de la politique de proximité que nous prônons, que le Président Martelly prône, une politique de proximité non pas seulement avec les étrangers mais avec les haïtiens qui travaillent dure dans les pays étrangers. Donc aujourd’hui je pense que c’est une journée historique et elle signale un changement dans la politique d’Haïti, pourquoi elle signale un changement ? Parce que dans toutes les promotions que nous faisons dans les pays, nous voulons que ça soit vous, tous les Ambassadeurs qui sont présent ici ce soir, nous voulons que vous soyez les premières personne qui retournent en Haïti, pas encore pour retourner totalement, parce que nous travaillons pour que tout le monde puisse revenir, mais nous vous demandons de revenir, prenez vos vacances en Haïti, emmenez votre famille, vos enfants, parlez à vos enfants de votre pays Haïti, parce que plus vous êtes ici, plus vos enfants grandissent ici, plus vos enfants perdent leur identité avec Haïti.

Notre travail au niveau du gouvernement c’est de créer des structures adéquates pour vous recevoir, et maintenant Haïti c’est le premier pays auquel vous devez penser pour vos vacances, c’est très important dans le développement.

Cette solidarité que nous apportons aujourd’hui avec votre association c’est le premier pas que nous faisons vers la politique de proximité. Nous demandons que toutes nos Ambassades et consulats à travers le monde travaillent de manière très proche avec les communautés c’est pour cela que nous allons commencer une campagne de promotion de l’image d’Haïti à travers les plus grandes Capitales mondiales, nous allons le faire ici à Paris, à New-York, à Washington, à Miami pour que nous puissions commencer à projeter une image différente du pays.

Je pense que le message commence à travers vous, je veux vous sensibiliser, je vous demande votre support pour que le monde sache que oui en Haïti nous avons la misère, oui nous avons des problèmes mais en même temps nous avons de bonnes choses, nous avons 1700 kilomètres de belles plages dans le pays, nous avons une culture, un passé qui est super riche, nous avons des villes tel que Jacmel qui ont une histoire incroyable, il faut que nous parlions de ces choses également, donc le message commence à partir de vous-même…"

Ensuite le Ministre Lamothe a présenté les actions et réalisation du gouvernement pour la population, et a écouté les revendications et problèmes des membres de l’Association Des Taxis Haïtiens de Paris (ATHP) présent lors de cette rencontre.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4772-haiti-politique-message-de-laurent-lamothe-depuis-la-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4752-haiti-economie-des-d-entrepreneurs-haitiens-accompagneront-laurent-lamothe-en-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Justice : L’ANAMAH dénonce « le comportement rebelle » du pouvoir exécutif

lundi 23 janvier 2012 à 11:30

JusticeL’association nationale des magistrats haïtiens dénonce « le comportement rebelle » de l’Exécutif qui n’a toujours pas mis en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

Cela, malgré les pressions venant de divers secteurs dont de l’ANAMAH qui avait donné en vain un délai d’un mois à l’Exécutif pour mettre en place le CSPJ. Le délai de l’ANAMAH arrive à expiration ce lundi 23 janvier.

Comme il a toujours été le cas par le passé, cette attitude exprime clairement la volonté de l’administration Martelly de contrôler le pouvoir judiciaire, dénonce le juge Durin Duret.

Une rencontre est prévue ce lundi après midi entre l’ANAMAH et le ministre de la Justice et de la sécurité publique. « Si le CSPJ n’est pas constitué le plus rapidement possible, l’ANAMAH va recourir à d’autres formes de protestation dont un arrêt de travail », prévient le juge Durin Duret.

Des ministres haïtiens se sont entretenus avec les étudiants haïtiens à Paris

lundi 23 janvier 2012 à 10:04

laurent LamotheLes Etudiants Haïtiens à Paris se sont plaints auprès des ministres présents à la rencontre de « l’absence totale d’encadrement », de la part du gouvernement haïtien.

A l’ambassade d’Haïti à Paris, il n’y a même pas un registre des jeunes Haïtiens qui poursuivent leurs études supérieures dans les universités de France, ont-ils déploré.

Regrettant de ne pas pouvoir axer leurs travaux d’études sur des sujets en rapport avec leur pays faute de moyens, ces universitaires ont fait plusieurs propositions aux autorités haïtiennes.

Ils proposent, entre autres, la création d’un fonds de soutien aux étudiants, l’organisation d’une rencontre annuelle avec l’Ambassade et la création d’une fiche de compétence.

Vu la faiblesse de l’administration publique en matière de ressources humaines qualifiées, le gouvernement Martelly-Conille mise beaucoup sur les étudiants Haïtiens de l’extérieur, fait savoir le ministre du plan et de la coopération externe lors de cette rencontre.

La situation s’est aggravée depuis le tremblement de terre de janvier 2010, et 36 pour cent des cadres de l’Administration publique ayant aujourd’hui plus de 69 ans doivent partir bientôt, s’est lamenté Jude Hervé Day.

Aussi, le gouvernement entend conjuguer ses efforts et tout mettre en œuvre pour rapatrier ces jeunes au terme de leur formation, a promis le ministre du plan.

Haïti, diplomatie:

Trois nouveaux ambassadeurs en Haïti

Le 21/01/2012 à 07h22. | Par bonzouti.com

Trois nouveaux ambassadeurs ont présenté leur lettre de créance au président haïtien ce vendredi 20 Janvier 2012. Il s’agit de madame Edita Hrda de la république Tchèque en Europe de l’est, de M. Park Don-Sil de la République du Corée, en Orient, et de M. Claes Hammar de la Suède, Europe du Nord.

Ces trois nouveaux ambassadeurs promettent de travailler Haïti, diplomatie: trois nouveaux ambassadeurs en Haïti à renforcer les liens d’amitiés entre leur pays respectif et Haïti. Il revient au gouvernement haïtien à présent de faire en sorte que le pays tire profit de ces nouveaux amis d’Haïti.

Haïti – Économie :

«Ayez confiance en Haïti, vous ne le regretterez pas» affirme le Président Martelly

Haïti - Économie : «Ayez confiance en Haïti, vous ne le regretterez pas» affirme le Président Martelly

Le Président Michel Martelly et la Première Dame d’Haïti, étaient les invités d’honneur, vendredi dernier à un diner/Forum organisé par la Chambre américaine de commerce en Haïti (AmCham), au Karibe Convention Center de Pétion ville, sous le thème : « Améliorer le climat des affaires et promouvoir l’investissement en Haïti. » Était présent à cette soirée, des membres du gouvernement, des parlementaires, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des délégués d’Agences internationales de coopération, les présidents des Chambres du secteur privé.

Dans un discours très motivant, le Président Martelly a réitéré au secteur privé, que 2012 devait être l’année de l’opportunité et de la dynamisation de l’économie, mettant l’accent sur le partenariat public-privé, il a insisté sur la nécessité de mettre Haïti en chantiers et le peuple haïtien au travail « Aux partenaires étrangers, à vous de la diaspora qui avez choisi Haïti, vous qui, avec nos entrepreneurs, créez des emplois d’ouvriers, d’ingénieurs, de techniciens, ayez confiance en Haïti […] Vous ne le regretterez pas, les risques que vous prenez, vous en aurez le juste retour. Vous êtes venus ici pour gagner des marchés et pour gagner de l’argent. Il n’y a pas de honte à gagner de l’argent, à le gagner honnêtement. Il n’y a pas de complexes à capter des marchés, ce sont les entreprises qui gagnent des marchés, qui créent de l’emploi. »

Discours du Président Michel Martelly :
« […] Il m’est agréable d’être avec vous ce soir, dans cet espace convivial, pour parler d’une autre Haïti, qui entreprend, qui innove, qui réussit.

J’ai aussi plaisir à remercier la Chambre Américaine de Commerce d’Haïti (AmCham), particulièrement son Président M. Rick Hicks, pour ce diner, organisé en mon Honneur, m’offrant ainsi une occasion supplémentaire de faire le jour sur les nouvelles possibilités de créations d’entreprises, d’emplois et de richesses nécessaires à la relance de notre économie.

Avant d’aborder le sujet du jour, permettez moi de faire cette remarque : Mon ami Dany Pierre François m’a dit à quel point vous étiez enthousiastes à l’idée de me recevoir à la AmCham ce soir, comme invité spécial, et comment, pour la première fois, vous avez trouvé autant de sponsors et vous tous, vous vous êtes ralliés pour rendre cette soirée possible.

Je m’en vois flatté. J’aurais souhaité voir ce même engouement, ce même enthousiasme, ce même ralliement, cette même union se manifester dans tous les cas de crises que connait le pays, dans les cas de déchirement social, d’instabilité politique, de troubles socio-économiques, afin de garantir le progrès du pays, son avancement, son développement durable, sa stabilité générale pour le bonheur du peuple haïtien.

Je veux voir, par delà ce dîner de gala, cet acte de foi, cette confiance que vous exprimez dans ce pays, dans son avenir, dans son développement, dans son progrès politique, économique et social.

L’État a besoin de vous, de ce partenariat réel, public-privé. Il nous faut mettre Haïti sur les chantiers de la reconstruction et, le peuple haïtien au travail. Le défi est de taille, mais stimulant.

Nos problèmes sont les vôtres, nous avons le devoir de dialoguer, la nécessité de se comprendre. Nous devons avoir l’intelligence de rechercher conjointement les solutions, pour l’édification de cet indispensable socle de croissance, une croissance durable au bénéfice de tous nos compatriotes.

Au bénéfice de tous, car on ne va pas continuer à laisser s’accumuler les déséquilibres qui minent cette société, sinon il arrivera un point, où nous nous ne saurons plus comment nous en sortir. A cet effet, la volonté politique est sans équivoque. Elle s’est traduite en actes par la mise en place du Conseil Consultatif Présidentiel pour la Promotion des Investissements, initiateur du récent Forum sur l’investissement qui a reçu une note favorable tant au niveau national qu’international.

Il est temps d’harmoniser nos discours et de créer l’espace serein pour des relations mutuellement bénéfiques.

C’est dans cette optique, que j’ai instruit le Gouvernement d’engager les réformes qui doivent viser à donner à nos entreprises les moyens de se développer, d’être plus fortes, plus compétitives, plus imaginatives, plus créatrices d’emplois, plus attractives surtout.

Je le réitère que l’année 2012 doit être celle de l’opportunité et de la dynamisation de notre économie. La révolution de la croissance annoncée servira de creuset à l’émergence de nouvelles stratégies de compétitivité, dans les filières porteuses, prioritaires et transversales.

Pour mieux répondre aux demandes éventuelles des investisseurs, le Gouvernement s’est engagé dans un processus d’augmentation des facilités industrielles. En ce sens, le parc industriel de Caracol servira de modèle à la mise en place de structures similaires dans les autres départements. Ce qui permettra d’accroitre les disponibilités pour les nouveaux investissements qui sont activement recherchés par le biais d’une diplomatie axée sur la promotion des affaires.

Nous l’avons tous compris. Il nous faut aujourd’hui, évoluer vers une société de normes et d’ouverture. Dans ce dessein, la mise en place du Bureau National de Normalisation et de Métrologie, les dispositions prises pour l’application de la Loi sur la Copropriété, ainsi que la recherche d’un Partenariat Public-Privé (PPP), au niveau de la mise en place d’infrastructures publiques, s’inscrivent dans ce tempo dynamisateur qui anime les premiers pas de la nouvelle Haïti en marche. Dans le même sens, nous commençons à nous investir dans le champ de l’économie numérique en favorisant le virage vers l’e-gouvernance ou Gouvernement en ligne, afin d’accroître la productivité et l’efficacité des institutions étatiques et ainsi, renforcer leur capacité à accompagner les initiatives du secteur privé.

Dans cet ordre d’idées, je porte une attention spéciale à l’affermissement de l’appareil judiciaire pour que le mot du droit, puisse prévaloir dans la résolution des conflits. Je m’engage résolument dans la répression de la contrebande, car celle-ci défavorise les industriels, commerçants et entrepreneurs honnêtes. Dans ce but, je travaille assidument et intensément à la mise en place d’une nouvelle force de sécurité, laquelle en appui à la Police Nationale d’Haïti (PNH), réduira la porosité de nos frontières et la perméabilité incontrôlée de nos côtes.

Je demande par-dessus tout, que soient respectés les engagements citoyens envers la communauté. Lorsque chacun de nous souscrira à ses obligations fiscales et légales, nous arriverons progressivement à satisfaire les besoins fondamentaux de notre population. La cohésion que nous sommes en train de manifester nous rend certain que le pays va changer et nous nous tiendrons à la hauteur des attentes qu’elle suscite.

Je n’arrêterai pas mes propos du jour, sans faire ressortir cette harmonie qui se dessine et se renforce chaque jour davantage entre les secteurs publics et privés. Ceci prouve que nous tous haïtiens, avons compris que notre développement, notre essor doivent venir de nous-mêmes, de notre acharnement au travail et de notre esprit d’entreprise. Nous sommes en train de faire comprendre au monde que, stimulés par la Paix et la stabilité retrouvée, Haïti est en train de changer.

Pour qu’advienne notre renouveau, nous sommes décidés à rentabiliser les ressources dont nous disposons. Ressources qui vont de la beauté et de la richesse de notre nature tropicale à l’exceptionnelle capacité de notre force de travail.

Haïti est en marche. Vous aussi. Haïti pap domi. Vous non plus.

Enough talk ! Let’s walk, let’s walk TOGETHER !

C’est-ce que vous avez compris en renforçant les Chambres de Commerces haitiano-étrangères. Vous avez compris que c’est fini de nous refermer sur nous-mêmes. Vous avez compris que l’ouverture vers le monde est nécessaire.

Je veux qu’Haïti puisse pleinement tirer parti de ses potentialités dans la région. Nos économies peuvent être complémentaires. Nous pouvons offrir des services, mais nous devons aussi rechercher les moyens de nous industrialiser. L’industrie c’est aussi possible chez nous. La valeur ajoutée de nos produits nous devons y travailler. L’esprit d’entreprise habite l’Homme Haïtien. A nous de leur offrir le cadre nécessaire, les infrastructures, l’accompagnement. Pourquoi nos ports posent-ils des problèmes ?

Vous voyez ce sont de ces questions dont il faudra ensemble s’occuper. Nous allons nous en occuper. Aux PME, je peux déjà garantir l’appui de l’Etat, le redressement de notre commerce extérieur passe par les PME, des PME prospères. Vous savez, le goût du risque, le goût de la réussite m’habitent. Je sais que vous partagez ce goût et que vous comprenez cette ambition. La réussite n’est pas un défaut. Alors, arrêtez d’hésiter, faites confiance à Haïti, osez, soyez inventifs. Associez-vous, montez des grandes entreprises, à la hauteur d’une grande Nation.

Osons donc voir plus grand !

L’Etat s’engage à vous faciliter la tâche et non pas à vous la compliquer.

Aux partenaires étrangers, à vous de la diaspora qui avez choisi Haïti, vous qui, avec nos entrepreneurs, créez des emplois d’ouvriers, d’ingénieurs, de techniciens, ayez confiance en Haïti. Vous ne le regretterez pas, les risques que vous prenez, vous en aurez le juste retour.

Vous êtes venus ici pour gagner des marchés et pour gagner de l’argent. Il n’y a pas de honte à gagner de l’argent, à le gagner honnêtement. Il n’y a pas de complexes à capter des marchés, ce sont les entreprises qui gagnent des marchés, qui créent de l’emploi.

J’ai été élu pour changer les choses, je les changerai tet kale !

J’encourage le gouvernement à travailler avec vous pour nous mettre en situation de gagner dans la compétition internationale, pour sortir Haïti de ce madichon qu’est le chômage et la misère qui en découlent. Il est temps que ce pays soit remis au travail. Que le travail y soit justement rémunéré, que les travailleurs et travailleuses s’y sentent respectés, valorisés. Telle est ma conviction. Ma conviction d’une Haïti prospère. Beaucoup n’y ont pas cru. Ils se sont trompés, de bonne foi peut être, mais le changement est là, se dessinant lentement à l’horizon des affaires pour le bonheur du pays !

Vive Haïti ! Ayiti douvan, Ayiti tout tan ! Merci. »

Michel Joseph Martelly
Président de la République

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

Rencontre entre le Premier Ministre et l’UNOPS


Jeudi 19 janvier 2012, le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, a rencontré Mme Maria-Noel Vaeza, Directrice régionale de « l’United Nations Office for Project Services » (UNOPS) pour la région Amérique latine et Caraïbes.

Cette rencontre a donné l’occasion de discuter des projets et programmes en cours ainsi que des axes stratégiques de coopération future dans le cadre de la reconstruction d’Haïti. La Directrice de l’UNOPS a remercié le Premier Ministre Garry Conille de la confiance en l’UNOPS, particulièrement pour la nouvelle demande de construction des universités et les appuis au secteur de la santé. Elle a aussi fait le point sur l’appui de l’UNOPS à la reconstruction, notamment le projet 16/6, les projets de gestion de débris et de démolition des bâtiments rouges et a expliqué les nouvelles modalités de l’UNOPS pour appuyer la capacité de gestion et de mise en œuvre du gouvernement d’Haïti.

Le Premier ministre Garry Conille a mentionné la « nécessité de procédures accélérées pour des résultats rapides et visibles », notamment en ce qui concerne la Faculté des sciences et l’université à Damien.

Cette rencontre a permis à la représentante de l’UNOPS de faire au Premier ministre un compte rendu de ses discussions avec la ministre de la Santé le Dr. Florence Duperval Guillaume et avec le directeur de l’Unité de construction, M. Harry Adam.

En savoir plus sur L’UNOPS en Haïti :
L’UNOPS travaille en Haïti depuis 2005 et emploie actuellement plus de 450 personnes dont au moins 90% sont recrutées localement. Depuis janvier 2010, l’organisation a connu une croissance remarquable par rapport au nombre de projets mis en œuvre ainsi qu’une diversification significative de ses secteurs d’intervention. L’UNOPS a participé aux travaux d’évaluation des dommages structurels subis par les bâtiments, a pris part à la préparation et à la gestion des camps de déplacés ainsi qu’au nettoyage des principaux canaux de la capitale. De plus, l’UNOPS est actuellement en train de mettre en œuvre un projet de gestion de débris et de démolition.

HL/ HaïtiLibre

Retour à la normal au niveau de la frontière de Malpasse

Haïti - Social : Retour à la normal au niveau de la frontière de MalpasseLes 21 et 22 janvier 2012, après une altercation impliquant un chauffeur dominicain et un agent de la Police Nationale d’Haïti des syndicalistes dominicains avaient occasionné la fermeture de la frontière Haïtiano-Dominicaine à Jimani / Malpasse.

Le Ministère des Affaires Etrangères informe qu’une délégation haïtienne de haut niveau, composée des Secrétaires d’Etat des Affaires Étrangères Monsieur Pierre-Richard Casimir, de la Sécurité Publique Monsieur Réginald Delva, d’un membre de Cabinet du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale et des Cadres des deux Ministères, s’est rendue à Malpasse le dimanche 22 janvier en vue d’engager des négociations avec une délégation conduite par l’Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, Son Excellence Monsieur Ruben Silié Valdez.

La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité et de respect mutuel à l’issue de laquelle les deux parties se sont entendues pour la réouverture immédiate de la frontière et la tenue d’une réunion le mardi 24 janvier à Port-au-Prince avec la participation des représentants des Gouvernements haïtien et dominicain et les syndicalistes des deux pays en vue de trouver une solution définitive à la problématique du transport transfrontalier.

La présence de la délégation à Jimani/Malpasse était motivée d’une part par le souci de permettre le retour des passagers et pèlerins haïtiens après la fête patronale de Notre-Dame d’Altagrâce à Higuey et d’autre part d’assurer la libre circulation des personnes et des marchandises à ce point important de la frontière haïtiano-dominicaine.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Agriculture :

3 millions de dollars pour augmenter et améliorer la qualité du café haïtien

22/01/2012 12:24:42
Haïti - Agriculture : 3 millions de dollars pour augmenter et améliorer la qualité du café haïtienLe Fonds multilatéral d’investissement (MIF) de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’Agence Française de Développement (AFD) contribueront pour environ 3 millions de dollars à un projet visant à l’accroître la production et améliorer la qualité du café haïtien, afin d’augmenter les revenus de quelque 10,000 petits agriculteurs.

Il y a 20 ans, le café était le principal produit d’exportation agricole d’Haïti, représentant près de 70 % des recettes de ventes à l’étranger. Une combinaison de facteurs internes et externes ont conduit à une forte baisse de la production, aggravés par un manque persistant d’investissement dans l’agriculture. En conséquence, les exportations de café ont chuté de 191,000 sacs en 1990, à seulement 16,000 sacs en 2009.

Le MIF a récemment approuvé une subvention des Etats-Unis d’1,9 million de dollars pour ce projet. « Le secteur du café haïtien a un réel potentiel. Ce projet est conçu pour répondre aux divers obstacles qui limitent le volume et la qualité de la production. Des milliers de petits agriculteurs en bénéficieront » a fait savoir Nancy Lee la Directrice Générale du MIF. « Nous sommes engagés dans la mise en œuvre réussie de ce projet et avec les ressources que nous fournissons avec nos alliés dans cet effort, nous pouvons restaurer Haïti comme un producteur de classe mondiale de café. »

L’AFD avec un don de 900.000 euros « contribuera au financement de ce programme qui bénéficiera directement aux coopératives d’agriculteurs dans le Centre et le Sud-Est d’Haïti, en complétant les activités soutenues par le MIF dans d’autres régions », a déclaré Yves Malpelo, Directeur de l’agence française à Port-au-Prince. « Ces ressources seront concentrées surtout dans la formation pour renforcer les capacités de gestion de nos partenaires et fournir une assistance technique et des conseils sur la production et la transformation du café afin d’augmenter la valeur de leur grain. »

Le projet recevra une contribution additionnelle du gouvernement colombien, qui permettra à la Fédération Nationale des Caféiculteurs de Colombie de fournir une assistance technique à ses homologues haïtiens. Neslé, leader mondial de l’alimentaire participera à ce partenariat pour soutenir les fermiers haïtiens à renouveler leurs plantations.

Le MIF et l’AFD travailleront en collaboration avec les agriculteurs dans les zones à fort potentiel, pour la production de café de haute qualité dans les départements du Nord, du Centre, Sud-Est et Grande Anse ou l’on souligne plusieurs problèmes majeurs dans la chaîne de valeur du café, qui nécessite d’augmenter la production, d’améliorer le contrôle de qualité et de renforcer la gestion des coopératives et associations d’agriculteurs.

Le projet permettra également de mobiliser des ressources provenant d’autres initiatives financées par la BID en Haïti, comme un programme de transfert de technologie agricole et un programme d’atténuation des risques naturels majeurs.

Un élément clé de ce projet, aidera les coopératives et les associations d’agriculteurs a améliorer le processus de mouture du café haïtien pour atteindre une qualité acceptable et à réduire les taux élevés de rejet. Il renforcera également la capacité de gestion des organisations d’agriculteurs à réduire leurs coûts de récolte. La transformation, le transport et l’exportation sont deux fois plus élevés que les coûts moyens des coopératives Andines.

Enfin, le projet fournira des ressources pour aider les coopératives à se diversifier au-delà de la commercialisation des grains. En offrant par exemple la location de machines agricoles ou la mise sur pied d’entreprises de torréfaction du café, pour la vente sur le marché local.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Justice :

Le juge Carvès rappelle la loi à Duvalier

1/2012 06:28:22
Haïti - Justice : Le juge Carvès rappelle la loi à Duvalier

L’ancien Président haïtien Jean-Claude Duvalier, convoqué hier vendredi a été auditionné par le Juge Jean Carvès. Selon son avocat Me Reynold Georges « Le juge d’instruction Jean Carvès a demandé à mon client de rester paisible dans les limites de Pétion-ville » rappelant que le Juge est « sous la pression des organisations de défense des droits de l’homme qui confondent la justice avec la haine et la vengeance » ajoutant que chaque fois que Jean Claude Duvalier se déplace, il attire beaucoup de monde et de plus en plus de partisans, « ça gêne certains secteurs politiques… »

Après une rencontre de 20 minutes avec Jean Claude Duvalier, le Juge Jean Carvès a déclaré aux médias «…vous savez que Monsieur Jean-Claude Duvalier est assigné à résidence […] dans l’ordonnance d’assignation à résidence, il y a des mesures restrictives qui disent que les déplacements ainsi que les visites chez lui sont limités, quand recevoir des gens, quand il peut se déplacer, ainsi que la limite territorial de ses déplacements […] parfois il adresse une requête pour nous avertir qu’il se déplace et pour avoir une autorisation […] mais étant donné que je suis dans la phase de clôture de l’ordonnance et que je vois qu’il fait des déplacements, que parfois je n’ai pas autorisés, j’ai été obligé de le convoquer aujourd’hui […] je lui ai dit pour la dernière fois, un juge, une autorité ne parle pas deux fois, un ordre c’est un ordre, je n’ai pas la prétention de faire un abus, mais lorsque vous enfreignez la loi, vous tomber sous le coup de la loi, je vais prendre telle mesure que de droit […] et que j’appliquerais la loi pour qu’il aille au Pénitencier National jusqu’à ce que je rende l’ordonnance de clôture que je suis en train de rédiger […] Il connaitra son sort à la fin du mois de janvier… »

Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-4759-haiti-justice-jean-claude-duvalier-convoque-aujourd-hui-au-palais-de-justice.html

HL/ HaïtiLibre

Haïti-Carnaval 2012 : Incertitude sur le budget des festivités, notamment dans le Sud

lundi 23 janvier 2012

P-au-P, 23 janv. 2012 [AlterPresse] — A moins d’un mois de la réalisation du carnaval 2012 (du dimanche 19 au mardi 21 février, suivant la répartition calendaire internationale), dont le gros des festivités est officiellement annoncé dans la ville des Cayes (Sud), le montant du budget global envisagé n’est toujours pas connu ni fixé, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Le budget est encore « en discussion », indique le ministre de la culture et de la communication (Mcc), Pierre Raymond Dumas, interrogé par plusieurs journalistes à l’issue d’une réunion de travail, le vendredi 20 janvier 2012, avec le comité organisateur des festivités prévues aux Cayes, autour du budget qui devrait y être alloué.

Se montrant très évasif sur la question, Dumas n’a fait aucune référence à la part, escomptée au poste “carnaval” dans le budget rectificatif 2011-2012, d’un montant global d’environ 119,3 milliards de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) et devant être soumis aux deux branches du parlement le 24 janvier en cours.

« C’est le vœu du président [Michel Joseph] Martelly d’organiser les activités dans ce département. D’ailleurs, c’est lui qui pilote cette activité. En tant que président d’honneur de ce comité, notre rôle c’est d’accompagner les décisions du président dans sa quête d’un autre horizon pour le pays », affirme Dumas.

Sur recommandation des autorités centrales, la municipalité des Cayes aurait souhaité un financement de 150 millions de gourdes (au lieu d’un montant initial de 200 millions de gourdes), rapporte le quotidien “Le Nouvelliste”.

De ces 150 millions, le trésor public pourrait contribuer à hauteur de 50 ou 100 millions de gourdes, tandis que le solde serait recherché auprès du secteur privé.

Chef-lieu du département du Sud, la ville des Cayes, choisie par Martelly pour devenir le haut-lieu des festivités en 2012, devra, cette année, surmonter le défi d’organiser l’événement culturel qui draine généralement plusieurs milliers de personnes en Haïti.

Le thème retenu « Ayiti ap dekole, Okay pran devan » (Les Cayes font le premier pas dans le décollage d’Haïti).

Depuis de nombreuses années, le gros des festivités carnavalesques a toujours lieu dans la capitale Port-au-Prince, tandis que la ville de Jacmel (Sud-Est) a tiré profit du mode d’organisation spécifique du “carnaval national” qui se tient avec beaucoup de couleurs tous les ans, une semaine avant la date calendaire officielle.

En cette fin du mois de janvier 2012, aucune information ne filtre sur les parts de budget qui seront consacrées aux festivités carnavalesques à Port-au-Prince et dans les autres villes du pays.

Entre-temps, le maire principal des Cayes, Pierre Yvon Chéry, évoque l’enthousiasme de la population départementale, dont certains auraient déjà mis leurs maisons à la disposition de la municipalité pour permettre de loger les carnavalières et carnavaliers n’ayant pas de pied-à-terre dans le Sud.

A l’occasion des festivités carnavalesques, entre le 19 et le 21 février 2012, des tentes seront installées sur les plages du Sud afin d’accueillir celles et ceux qui ne pourront pas se payer un hôtel.

Sur le plan de la sécurité publique, des dispositions sont prises afin de renforcer « l’effectif des policiers (nationaux) dans ce département », annonce le commissaire du gouvernement, Fritz Saint-Fort qui se veut rassurant.

« Le défilé du carnaval suivra un parcours autour de trois à quatre kilomètres, sans compter la participation de plus de quatre vingt seize (96) chars allégoriques », explique t-il.

Sur le plan sanitaire, plus de sept (7) centres hospitaliers sont déjà disponibles pour recevoir les éventuelles victimes de cette immense manifestation populaire, indique le comité organisateur des festivités aux Cayes.

Dans l’organisation des festivités carnavalesques 2012, le président Martelly voudrait impliquer davantage le secteur privé, non seulement aux Cayes mais dans la capitale, laisse entendre le ministre de la culture Pierre Raymond Dumas.

A Port-au-Prince, la construction des chars et des stands a déjà commencé, mais les autorités restent silencieuses, laissant planer le suspense à propos de l’organisation du carnaval dans le grand centre économique du pays. [jep kft rc apr 23/01/2012 9:13]

Documents

Haiti : Capital social et Investissement

(première partie)

lundi 23 janvier 2012

Par Leslie Péan *

La campagne intensive menée pour attirer les investissements directs étrangers en Haïti constitue l’élément primordial de la stratégie actuelle des autorités haïtiennes. Stabilité politique et sécurité personnelle seraient les conditions à remplir pour stopper la vague des nouvelles alarmantes et attirer les capitaux internationaux. Cette stratégie, aussi méritoire soit-elle, ne semble pas tenir compte des réalités d’un État et d’une société se débattant pour sortir de l’orbite de l’ensauvagement macoute. D’une part, elle ne reconnaît pas la nature capricieuse et volage du capital [1] en général et d’autre part, elle met de côté le capital social, c’est-à-dire la confiance, pourtant considéré comme essentiel dans la recherche du progrès. En effet, « Le capital social ou socio-institutionnel, selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), apparaît bien dans cette optique comme un élément clef des processus de développement. On constate en effet que, toutes choses égales par ailleurs, les sociétés qui disposent d’un haut niveau de capital social sont mieux armées pour affronter les défis du développement. Elles sont mieux équipées pour résoudre les conflits sans recours à la violence et se caractérisent par une confiance mutuelle élevée et des niveaux de coopération et de solidarité importants [2]. » Nous essayons de proposer une lecture complémentaire de la réalité des rapports entre investissement étranger et local, entre secteur public et privé. Tentative de rectifier par la réflexion le décalage entre ce que l’œil droit perçoit de l’environnement et ce que l’œil gauche capte du relief. Haïti ne gagnera rien à alimenter un choc de ces secteurs qui ne peut qu’instiller la méfiance dans l’esprit des uns et des autres. Ce n’est pas par le silence et la légèreté qu’on traitera l’état de guerre larvée entre les secteurs public et privé au sujet des investissements physiques. Notre discours se veut aussi un appel aux investissements immatériels c’est-à-dire des investissements dans le savoir et le savoir-faire. Des investissements moins dans la matière que dans la matière grise pour pouvoir augmenter le capital social, la productivité et miser sur l’avenir. En effet, les investissements étrangers que nous semblons chercher tous azimuts nécessitent que nous corrigions d’abord les malformations et autres anomalies dans la maison Haïti. Quand nous utilisons tous les prétextes pour exclure nos propres enfants de notre demeure, il est difficile de trouver des étrangers qui vont croire en notre hospitalité. L’appel à l’investissement extérieur demande donc une introspection en toute honnêteté, un retour sur nous-mêmes avec le courage de ne pas briser le miroir pour le visage hideux qu’il nous renvoie.

L’économiste péruvien Hernando de Soto parle de la fragilisation de l’Occident à cause de la crise financière internationale qui, depuis 2008, s’est attaquée à l’ADN du système de connaissance dominant, détruisant la confiance et bloquant toute incitation à l’investissement [3]. Dans le cas haïtien, l’ADN du système économique est cassé par les normes du pouvoir qui phagocytent les lois. Nous référons ici à la thèse magistrale de Michel Foucault montrant que les normes sont plus puissantes que les lois, car les premières fonctionnent de l’intérieur tandis que les secondes agissent de l’extérieur [4]. On se demande si les cellules de notre génome ne sont pas dans cet état de dormance irréversible nommé sénescence. Question légitime quand on sait qu’avant le séisme, les deux-tiers (78%) de la population vivaient avec moins de 2 dollars US par jour, et 54% d’entre eux avec moins d’un dollar par jour. Si on se réfère au recensement de 2003, cela fait 5,5 millions de personnes dont 60% ont moins de 30 ans. Sénescence, disons-nous, qui affecte tous les secteurs économiques (industries manufacturières, tourisme, agro-industrie et agriculture d’exportation), mais surtout la pensée.

Une preuve de l’intériorisation de cette gabegie produisant la cassure de notre ADN réside dans le choix de Jean-Claude Duvalier comme parrain de la promotion Robert Blanc de l’École de Droit et des Sciences Économiques des Gonaïves et dans l’accueil fait au discours qu’il a prononcé le 16 décembre 2011 à l’occasion de la remise des diplômes. L’absence d’une voix discordante parmi les diplômés témoigne éloquemment de la profondeur du mal de la signature duvaliériste dans une jeunesse aux abois se cherchant un univers de sens. Le défaut de filiation, de continuité et de transmission des savoirs aboutit à une reproduction du même qui vient défier le mot d’Aristote voulant que le désir de connaissance soit lié à l’être humain. Pour avoir investi les racines imaginaires de notre existence, les traces indélébiles du pouvoir maléfique duvaliériste ne sont pas seulement dans la pierre, mais aussi et surtout dans la psyché haïtienne. Dans ce sommeil léthargique qui fait fermer les deux yeux là où il faut garder un œil ouvert. La misère et le désœuvrement ont lancé leur défi à la jeunesse au point qu’elle s’est réfugiée dans la génuflexion et la déshumanisation. La débrouille amène son lot de fragmentation sociale et de déshérence, car il faut manger et boire, trouver un gite pour dormir, s’occuper des parents et des enfants.

Frantz Fanon eut à dénoncer comment « le résultat, consciemment poursuivi par le colonialisme, était d’enfoncer dans la tête des indigènes que le départ du colon signifierait pour eux retour à la barbarie, encanaillement, animalisation [5]. » Les despotes haïtiens, et les Duvalier en particulier, lui ont donné raison surtout dans la manière dont ils ont géré le pays en tuant, pillant et avilissant tout ce qui leur tombe sous la main. Les simulacres des Duvalier ont institué en Haïti une esthétique de la vulgarité qui dure encore. Les tontons macoutes ont semé l’obscénité et le grotesque. Du « fwèt nan bouda kamoken » à « grenn nan bouda », de « kokorat » à « rat pa kaka » les résultats sont probants avec « la zombification mutuelle des dominants et de ceux qu’ils sont supposés dominer [6]. » Les micro-stratégies qui en sortent font de la dépravation et de la lubricité de vraies vertus pour les potentats et aspirants potentats qui peuplent notre univers. Pour parfaire la castration du peuple et surtout de la jeunesse, la dictature lui avait offert une jouissance facile dans une ambiance de carnaval à vie. Cette politique d’émasculation de la société est au centre du pouvoir. De sa vie psychique [7].

L’engagement civique et associationnel à la base de la vie politique, au lieu de contribuer au renforcement du capital social, a été corrompu par la dictature qui a cassé les réseaux sociaux et accru l’isolement des individus. Phénomène étudié par Robert Putnam dans le Bowling alone aux États-Unis et par Pierre Bourdieu en France dans l’analyse de ce qui permet de « transformer toutes les relations circonstancielles en liaisons durables » [8]. La dictature a entraîné la jeunesse dans la canaillerie afin de l’éloigner de la vie politique et des nobles idéaux. Comme dirait Achille Mbembe, l’esthétique de la grivoiserie a triomphé, « sans retenue ni entrave » [9]. La confiance a disparu au fur et à mesure que la société organisait sa propre insolvabilité, cherchant le sens non pas dans les bibliothèques, mais dans les lupanars. Comme nous le constatons depuis 1986, il faut beaucoup de sagesse pour ne pas sombrer dans la caricature et la déréliction avec un tel héritage d’irrationalité et de performances insignifiantes.

Le duvaliérisme a accentué la crise des valeurs de la société haïtienne. Comme l’explique Camille Loty Malebranche « l’axiologie haïtienne est à refaire, c’est à dire toute notre échelle de valeurs, toute notre approche de l’homme et de la société, tout notre projet avorté de Nation, tout notre système étatique (État Moloch) et ses structures, toute notre mentalité ostraciste qui exclut toujours l’autre, tout notre ego gigantesque qui monopolise, accapare tout par supériorité vis à vis de l’autre qui ne mérite rien, car notre weltanschauung (vision du monde) est pourrie jusqu’au médullaire [10]. » Sans doute, la crise était déjà là dans les mentalités traditionnelles coloniales et féodales conservatrices concentrées autour de l’idéologie de couleur du noirisme et du mulâtrisme. La nouveauté duvaliériste sera de déstructurer les normes coloristes avec le crime et les tontons macoutes. Ce sera la diffusion à grande échelle d’un certain égalitarisme par le bas à travers la négation absolue de toutes les valeurs sous prétexte qu’elles ne correspondent pas à l’être haïtien.

Une approche généalogique

La question de la gestion contradictoire de l’investissement a sa source dans la formation même de la nation haïtienne et dans le rôle joué par les marchands étrangers dans le contournement des finances publiques. Dans la problématique classique des rapports entre le marché et l’État, la corruption se révèle l’arme favorite utilisée par les forces du marché pour combattre l’État. Les lois haïtiennes n’ont pas su évincer les normes coloniales saint-dominguoises. Arme favorite disons-nous qui sera rapidement appropriée par les agents de l’État dans la course pour la conquête ou la conservation du pouvoir. Nous adoptons l’approche généalogique afin de comprendre comment les pratiques courantes de pouvoir ont pris corps dans la société.

La mutation indépendantiste de 1804 n’a produit aucun chambardement dans le champ de la finance. Marchands anglais et américains prennent le relais des financiers français. Les élites haïtiennes ont réagi en croyant qu’elles pourraient s’en sortir seules, dans l’intérêt de leur petit groupe, en acceptant de se lier aux marchands étrangers et autres armateurs pour garder le pouvoir. Ces élites haïtiennes constituées essentiellement alors de commandants militaires ont préféré courtiser les puissances de l’époque au détriment de leur propre peuple. Trois siècles de culture de contrebande et de corruption coloniale ont produit d’indestructibles racines au fil des ans. Le mal est donc profond.

Dessalines va tenter d’y remédier avec l’ordonnance du 15 octobre 1804 qui défend « aux capitaines de bâtiments étrangers de détailler eux-mêmes leurs cargaisons » [11]. L’article 2 de cette ordonnance numéro 18 le dit en clair : « Les négociants établis en vertu de nos lettres-patentes auront seuls le droit de traiter, par un ou plusieurs, les cargaisons. » La volonté est claire d’instaurer une autre pratique, mais un système de sanctions efficace contre les fraudeurs fait défaut. Le gouvernement ne respecte pas ses propres contraintes. Les conditions militaires dans lesquelles prend naissance Haïti imposent les diktats de l’armée au commerce. Les marchandises amenées par les armateurs ne pourront être disposées par les négociants consignataires qu’après que l’armée se sera servie. Les besoins de l’armée passent avant ceux des autres catégories de la population. Sur ce point, l’article 4 de l’ordonnance ne souffre d’aucune ambigüité. « Ne pourront, néanmoins, lesdits négociants, traiter avec lesdits bâtiments étrangers, pour leurs cargaisons, qu’après que l’administration aura fait le choix des articles nécessaires au besoin de l’armée. »

Les vagues contours de ce système de contrôle et de régulation n’empêcheront pas un an plus tard, en 1805, des armateurs du bâtiment La Louisiane de laisser le port de Port-au-Prince sans payer les droits de douane. La crédibilité de l’État était attaquée dans ses fondements du fait de l’érosion de la confiance et de l’accroissement du déficit budgétaire. Dessalines réagira immédiatement le 6 septembre 1805 d’abord en déterminant le nombre de commerçants autorisés à recevoir des cargaisons en consignation. Puis, il prit le décret du 10 janvier 1806 fixant comme suit la composition des chargements à l’exportation : un tiers de sucre, un tiers de coton et un tiers de café. Cette conjoncture de 1804-1806 est très importante, car c’est avec elle que la structure des recettes fiscales de l’État se met en place.

L’investissement dans la défense et non dans le capital social

L’État haïtien naissant poursuit la politique de perception de l’impôt de Toussaint Louverture articulée autour de l’augmentation des recettes financières provenant du commerce extérieur. L’arrêté du 14 décembre 1800 de Toussaint Louverture augmentant de 10% à 20% les droits de douane en fait foi, même si le précurseur se rétracte par un autre arrêté du 20 décembre 1800 ramenant les droits de douane à 10% afin de ne pas s’aliéner l’appui du gouvernement américain qui avait protesté contre la hausse tarifaire. On n’oubliera pas que le commerce extérieur de Saint Domingue, d’une valeur de 42 millions de dollars en 1788, dépasse celui des États-Unis et constitue alors le levier de l’économie [12]. Il faut donc combattre la corruption en s’assurant que les marchands étrangers paient leurs droits de douane. Comme l’indiquent les archives de Thomas Perkins, face à la politique coloniale de l’exclusif, les marchands américains utilisent la corruption pour conquérir des parts de marché [13].

Le premier investissement fait par l’État haïtien s’est fait dans la défense et non dans le capital social. Or ce dernier quand il n’est pas régulièrement entretenu ne survit pas à l’usure causée par les luttes de pouvoir et de classe, surtout dans le cas haïtien où les chefs de bande avaient été tous massacrés. L’orientation de l’exclusion populaire, scellée dans le sang, était prise d’avancer indéfiniment sur cette voie tracée. Selon l’économiste Edmond Paul, « Nos premiers législateurs ont creusé un fossé, admis toute une distinction quant à l’exercice de la liberté civile entre le peuple des campagnes et celui des villes, d’où nous sont venus des maux incalculables et de tous genres, maux politiques, intellectuels et économiques. Il sied au caractère national que ce fatal régime d’exception cesse [14]. »

L’investissement en capital social a été négligé au profit de la construction d’une quinzaine de forts à travers le pays et dans l’achat d’armes et de munitions. Là est l’essence du problème. De plus, ces dépenses de défense, depuis le gouvernement de Pétion, ont été plutôt financées par la dette et l’impôt sur le café. La cohésion sociale a été affectée négativement, car la dette a été payée par des impôts sur le café qui ont miné davantage la confiance dans le gouvernement. Comme l’a montré l’économiste Edmond Paul [15], sans la capacité d’entraide et la solidarité, le fossé s’est creusé entre les élites et les communautés rurales.

(à suivre)

* Economiste, écrivain

[1] Walden Bello, « O capital é um amante caprichoso », Esquerda.net, Lisboa, Portugal, 23 Julho 2011.

[2] La Bonne Gouvernance : Un défi majeur pour le Développement Humain Durable en Haïti, Rapport National sur le Développement Humain 2002, PNUD, Port-au-Prince, 2002, p. 32. Ce Rapport sur le Développement humain en Haïti a été élaboré sous la supervision du Représentant Résident Adjoint, Diene Keita qui a présidé un Comité de soutien composé de diverses personnalités des différents secteurs de la société haïtienne. Ce comité comprenait : Arnold Antonin, Ronald Baudin, Marie-Claude Bayard, Henri Bazin, Georges Celsis, Bernard Craan, Rosny Desroches, Michel Hector, Robert Jean, Maurice Lafortune, Myrlande Manigat, Philippe Mathieu, Guy Maximilien, Alfred Metellus, Pierre Paquiot, Patrick Pierre-Louis, Odette Roy-Fombrun, Paul Saint-Hilaire. Le Rapport a aussi bénéficié de l’apport des Conseillers spéciaux et de consultants dont Jean Le Nay (UNDESA), Jacques Charmes (Université de Versailles), Kathryn Lockwood et Jon Pedersen (Institut norvégien des sciences sociales – Fafo), Danielle Magloire, Sophie Mazet, Rémy Montas, Ramon Carlos Torres (UNCEPALC), Paul Duret, et Antoine Ambroise (UNDESA). La rédaction finale a été assurée par Pablo Ruiz Hiebra, Jean Le Nay, Antoine Ambroise, Philippe Rouzier et Charles Cadet.

[3] Hernando de Soto, « Who owns this mess », New York Times, December 2, 2011.

[4] Michel Foucault, Histoire de la sexualité I, La volonté de savoir, Tell Gallimard, 1994, p. 189-190.

[5] Frantz Fanon, Les damnés de la terre, (1961), Paris, La Découverte, 2002, p. 201

[6] Achille Mbembe, De la Postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, Paris, Karthala, 2000, p. 142.

[7] Judith Butler, La Vie psychique du pouvoir. L’assujettissement en théories, Paris, Editions Léo Scheer, 2002.

[8] Robert Putnam, Bowling Alone : the Collapse and Revival of American Community, New York, 2000. Lire aussi Pierre Bourdieu, « Le capital social », Actes de la recherche en sciences sociales, numéro 31, 1980, pp. 2-3 et « The forms of capital » dans J. Richardson, Handbook of Theory and Research for the Sociology of Education, New York, Greenwood Press, 1986, p. 241-258.

[9] Achille Mbembe, Sortir de la grande nuit – Essai sur l’Afrique décolonisée, Paris, La Découverte, 2010, p. 217.

[10] Camille Loty Malebranche, « Pour une nouvelle axiologie haïtienne », AlterPresse, 14 novembre 2007.

[11] Lois et Actes sous le règne de Jean-Jacques Dessalines, Presses nationales d’Haïti, Octobre 2006, p. 38-39.

[12] Alain Turnier, Les États-Unis et le marché haïtien (1955), p. 25

[13] David Geggus, « The Major Port Towns of Saint Domingue in the later Eighteenth century » in Franklin W. Knight, Peggy K. Liss, Atlantic port cities : economy, culture, and society in the Atlantic world 1650-1850, University of Tennessee Press, Knoxville, 1991, p. 98.

[14] Edmond Paul, Œuvres posthumes 1, Ch Dunod, Paris, 1986, p. 18.

[15] Edmond Paul, De l’impôt sur les cafés et des lois du commerce intérieur, M. de Cordova & Co., Kingstown, 1876.

 

Aide à Haïti

Geos rappe ses missions originales

par Julien Delafontaine

Le Genevois a organisé des ateliers de rap à Haïti en 2010 et 2011. Il relate son expérience dans «Le Rassemblement». Son clip vient de sortir.

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Le rappeur genevois fait partie des Intérimeurs, célèbre groupe romand. (photo: dr)

 

– Geos, pourquoi êtes-vous parti à Port-au-Prince?
– Mon père est Haïtien. Après le tremblement de terre de janvier 2010, je me suis demandé comment je pouvais venir en aide à ce pays. Je ne voulais pas donner de l’argent, mais réaliser quelque chose de concret.

– Cela a pris la forme d’ateliers de rap. C’est original…
– Les jeunes de là-bas raffolent du rap. Et dans les camps de fortune, ils souffraient du manque de divertissement. Cette­ idée d’ateliers s’est alors imposée d’elle-même.

– «Le Rassemblement» parle justement de ce que vous avez vécu durant ceux-ci.
– J’ai effectué deux séjours d’un mois. Ce titre relate ce que j’ai vu en été 2010. Une région envahie par des ONG, chahutée par la théorie du complot et en proie à des conflits racistes entre ses habitants.

– Le clip de ce titre cartonne sur le web. Comment l’avez-vous réalisé?
– Comme j’ai écrit le morceau sur place, nous avons directement filmé des scènes et des plans en relation avec mes textes. C’est toute sa force.

– Geos, vous trouvera-t-on bientôt dans les bacs?
– Oui, avec une compil mixée par Vincz Lee. Elle contiendra des textes engagés et d’autres divertissants.

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