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ACTUALITES

28 Sep

Haïti – Élections : Qui est Charles-Henri Baker?
HAITI LIBRE – 27/09/2010 12:22:20

Haïti - Élections : Qui est Charles-Henri Baker?

Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publiera des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Charles-Henri Baker (Regwoupman sitwayen pou espwa / Respè)

Charles-Henri Baker :
Un homme d’une intégrité incomparable, Charles-Henri Baker lutte sans relâche depuis sept ans pour apporter un changement véritable en Haiti. Toujours tenace dans son engagement et ses convictions, il est devenu une voix incontournable pour les pauvres, la justice et le changement et a fait preuve d’un leadership exceptionnel.

Son amour pour Haiti, son désire inaltérable de servir son pays et d’améliorer la vie de ses concitoyens l’ont contraint à poser sa candidature à la présidence en 2006 et aux prochaines élections.

D’abord comme agronome, puis industriel et leader de la société civile, Charles-Henri Baker a accumulé un bagage formidable de savoir et d’expérience dans les domaines de l’agriculture, de l’économie, du commerce, de la création d’emplois et la politique, qui font de lui un candidat incontestablement qualifié à assumer la présidence et amener Haïti vers un avenir meilleur.

Son intégrité, son amour pour Haiti, son désire sincère de servir et son engagement personnel suscite l’admiration de milliers de gens de toutes les couches sociales et les portent à travailler avec lui, et ont même causé certains à l’appeler « Le meilleur espoir pour Haïti. »

Charles Henri Baker, est né à Bourdon, Port-au-Prince, en Haïti, il y a 50 ans, aujourd’hui il est en route vers le poste de Président de la République d’Haïti.

Père de famille modèle, il est marié depuis 1975 et père de quatre enfants.

Il détient un diplôme en administration des affaires du St. Leo College en Floride, et est un joueur de football passionné, qui a déjà été arrière centre au Club Bolide de Port-au-Prince. Il est également ceinture noire premier dan, instructeur de karaté.

«Charlito» est devenu , à 21 ans, gérant d’une ferme de 41 hectares, l’Habitation Dujour à Croix des Bouquets, où la canne à sucre, les bananes et le tabac sont cultivées. Sous son leadership visionnaire, il l’a développe rapidement et porte la surface cultivée à 80 hectares, ce qui en fait la plus grande ferme de tabac du pays.

Sa nomination au poste d’Assistant Leaf Growing Manager dans la compagnie de cigarettes «Comme il Faut » lui donne l’occasion de voyager à travers le pays, de le voir de près et de l’aimer.

À la fin de 1988, il se lance dans l’industrie d’assemblage, et travaille avec un certain nombre de grandes sociétés, ou il créer de nombreux emplois.

En 2001, il est élu vice-président de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH).

Très tôt, il développe un intérêt pour la politique, déclare son opposition à la dictature, s’implique avec les partis politiques et émerge comme chef de file du mouvement de la société civile lors de la mobilisation historique GNB. Il a également exprimé ouvertement sa déception avec le gouvernement de transition.

Déterminé et engagé à vivre par ses convictions, et conscient de la situation désespérée dans laquelle tous les segments de la population, en particulier les groupes les plus défavorisés, se trouvent, Charles Henri Baker accepte de briguer la magistrature suprême du pays afin de rétablir l’espoir dans le cœur d’un peuple déçu par ses dirigeants.

HaïtiLibre invite les candidats agréés à nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 

Michaëlle Jean quitte son poste de Gouverneur Général du Canada
HAITI LIBRE – 28/09/2010 07:51:57

Haïti - Canada : Michaëlle Jean quitte son poste de Gouverneur Général du Canada

Le 4 août 2005, Le premier Ministre du Canada, Paul Martin annonçait que Michaëlle Jean sera le vingt-septième Gouverneur Général du Canada. La troisième femme (après Jeanne Sauvé et Adrienne Clarkson) à occuper ce poste et la première personne de race noire dans cette fonction. Mme Jean [qui menait alors, une belle carrière de journaliste et d’animatrice à Radio-Canada et à la CBC] est devenue la 27e gouverneure générale le 27 septembre 2005, succédant à Adrienne Clarkson.

Michaëlle Jean entame sa dernière semaine comme Gouverneur Général du Canada [son mandat se terminait hier 27 septembre 2010] et jeudi prochain, elle deviendra l’envoyée spéciale des Nations unies en Haïti. Au sujet de cette nomination, le Premier ministre Stephen Harper avait déclaré le 22 juin dernier « à titre d’envoyée spéciale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en Haïti Michaëlle Jean tirera profit de son expérience unique et de son dévouement à l’égard d’Haïti, ainsi que de son engagement dans des initiatives éducatives et culturelles, a déclaré le Premier ministre. Elle sera en mesure de soutenir la réponse de la communauté internationale aux besoins urgents d’Haïti, qui se remet du tremblement de terre dévastateur de janvier dernier. Sa nomination témoigne également du rôle de chef de file que joue le Canada dans la reconstruction d’Haïti. »

En savoir plus sur Michaëlle Jean :
Née le 6 septembre 1957, à Jacmel (Haïti), Michaëlle Jean (nièce du célèbre poète René Depestre) et sa famille fuient la dictature Duvalier en 1968. Alors âgée de 11 ans, elle commence sa nouvelle vie à Thetford Mines, au Québec (Canada). Elle parle cinq langues, le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien et le créole. Elle est mariée au cinéaste Jean-Daniel Lafond. Le couple a une fille adoptive, Marie-Éden, née à Haïti.

Haïti – Élections : Une campagne au déroulement incertain
HAITI LIBRE – 27/09/2010 13:44:27

Haïti - Élections : Une campagne au déroulement incertain

4,5 millions d’électeurs, dont de nombreux réfugiés vivant dans des camps de personnes déplacées, sont appelés à élire leurs nouveaux dirigeants. Le 28 novembre prochain ils auront l’embarras du choix, 850 candidats pour 99 postes à la chambre des députés, 95 candidats pour 11 sièges au Sénat et 19 candidats pour la présidences. Si Haïti manque cruellement de fonds, le pays ne manque certainement pas de candidats.

Une campagne qui débute aujourd’hui sur fond d’incertitudes et de craintes, entre autres : risques d’une faible participation, problèmes de sécurité et d’instabilité, craintes d’irrégularités au niveau du scrutin.

« Je souhaite que cette élection ne prenne pas l’allure d’une bataille, dans une campagne agressive où on cherche à détruire le compétiteur au lieu de faire valoir les idées […] ce que je crains c’est la faible participation » évoquant « la désaffection de l’électorat vis-à-vis du monde politique, le déplacement des personnes après le séisme et le fait que pour beaucoup de gens qui vient dans des conditions difficiles, aller voter aux élections n’est peut-être pas leur priorité » à déclaré le Président Préval dimanche.

La communauté internationale, quant à elle, se dit préoccupé par le risque de boycotte de certains partis, les risques de soulèvement social et les soupçons qui pèsent sur le Conseil Électoral Provisoire (CEP) accusé de fonctionner sous les diktats du gouvernement.

Récemment, un groupe d’organisations de la société civile haïtienne a demandé au secrétaire général de l’ONU, d’user de son influence pour faire reporter les élections, craignant que celles-ci provoquent de « nouvelles crises politiques dans le pays ».

René Préval craint aussi des problèmes de sécurité « Notre police est en nombre insuffisant, moins de 10.000 pour tout le pays et les forces de l’ONU [un contingent de militaire comprenant jusqu’à 8,940 hommes] qui peuvent nous aider ne parlent [pour la plupart] ni créole, ni français » à-t-il déploré.

 

Dix étudiants haïtiens partent suivre un Master en Bulgarie

 P-au-P., 28 sept. 2010 [AlterPresse] — Dix étudiants haïtiens ont laissé Haiti ce 28 septembre pour Sofia, capitale de la Bulgarie, où ils suivront une formation de Master, en 10 mois, à l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), apprend AlterPresse.

Les étudiants, sélectionnés au terme d’un processus incluant un examen de leur dossier et un entretien oral, ont bénéficié d’une bourse de l’UNESCO financée par le gouvernement bulgare.

Recevant les 10 jeunes au bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince à la veille de leur départ, le représentant de l’organisme onusien, Bechir Lamine, explique que l’initiative vise à « permettre aux étudiants de bénéficier des conditions optimales pour leur déplacement et leurs études.

Plusieurs étudiants du programme sont des fonctionnaires de l’Etat haïtien qui espèrent renforcer leurs compétences pour pouvoir mieux servir le pays.

« Cette formation me permettra d’être plus performant dans ma tâche de vérificateur des entreprises et des administrations de l’Etat », déclare Johny Lamour, 33 ans, un fonctionnaire à la Cour des Comptes.

Lamour suivait jusqu’au 12 janvier 2010, date du séisme dévastateur qui a frappé le pays, un cours de Master interrompu par l’effondrement des bâtiments de l’Université Quisqueya.

Les étudiants proviennent de plusieurs centres d’enseignement supérieur du pays et optent pour des Masters droit, économie, gestion ou économie et société, parcours économie sociale et solidaire.

 

Haïti-Éducation : Formation à distance gratuite pour 600 jeunes

P-au-P, 27 sept. 2010 [AlterPresse] — 600 étudiantes et étudiants haïtiens vont recevoir, gratuitement, une formation à distance dans le cadre d’un programme inauguré, ce lundi 27 septembre, à Pétionville (à l’est de Port-au-Prince, la capitale), par le ministère haïtien de l’education nationale et de la formation professionnelle (Menfp).

Ils ont été sélectionnés après un concours organisé par la faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti (Ueh).

La formation, qui porte sur la gestion, l’informatique, le génie civil, et l’aménagement, sera dispensée par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et sanctionnée par un diplôme de ce même établissement.

Le Cnam est une institution française d’enseignement supérieur, créée en 1794 et présente actuellement sur tout le territoire français. Il soutient, à 80%. les coûts du programme de formation à distance. évalués à 400 000 euros.

Le programme fait suite à une convention, signée, le 11 mars dernier, entre l’Ueh et le Cnam, pour le développement de la formation à distance en Haïti.

300 étudiantes et étudiants pourront suivre les cours dès le 15 octobre prochain, et 300 autres en 2011.

Cette première promotion porte le nom de l’Abbé Henri Grégoire, fondateur du Cnam et personnage fortement impliqué, fin XVIIIe – début XIXe siècle, dans l’abolition de l’esclavage par la France.

L’abbé Grégoire a, en outre, entretenu une longue correspondance avec Toussaint Louverture, a rappelé Christian Forestier, administrateur général du Cnam, lors de la cérémonie d’inauguration du programme.

La formation à distance sera assurée, depuis les centres du Cnam en Guyane française, et à travers 4 structures mises en place à Port-au-Prince (Ouest d’Haïti), au Cap Haïtien (Nord), à Jacmel (Sud-Est) et aux Gonaïves (Artibonite / Nord).

« Grâce à ces formations à distance, nous pourrons donner une alternative aux jeunes qui souhaiteraient quitter le pays », a déclaré le ministre de éducation nationale, Joël Desrosiers Jean- Pierre, lors de la cérémonie d’inauguration.

Le recteur de l’Université d’État, Jean Vernet Henry, a notamment souligné, de son côté, combien l’enseignement supérieur haïtien ne peut accueillir que 6000 étudiants, alors qu’il y a 50 000 bacheliers par an. Cette faiblesse conduit à une fuite de devises de l’ordre de 60 millions de dollars, a-t-il signalé.

 

Harmoniser les relations entre Haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur

P-au-P, 28 Sept. 2010 [AlterPresse] — Une délégation du ministère des Haitiens vivant à l’étranger (MHAVE), conduite par le ministre Edwin Paraison, achève, ce mardi, une mission officielle de quatre jours au Mexique.

Elle s’inscrit dans le cadre des démarches devant faciliter la coopération entre les Haïtiens de l’extérieur et ceux de l’intérieur du pays pour une meilleure harmonisation des actions de développement, confient à AlterPresse des responsables du MHAVE.

Mais ils ne sont pas en mesure d’informer sur les activités entreprises durant la mission par le ministre Paraison et les trois autres membres de la délégation (Leprince Joseph Augustin, directeur général, Francisque Saint-Hubert, directeur de l’Unité d’Études et de Programmation, Henry Boucicaut, directeur de la coopération inter-haïtienne).

Selon un communiqué du MHAVE, en date du 22 septembre dernier, la délégation devait profiter de ce séjour pour rencontrer des migrants haïtiens autour de la nécessité de leur implication dans les efforts de reconstruction d’Haïti.

Outre des rencontres avec des représentants de la communauté haïtienne, la délégation devait avoir des entretiens avec des autorités mexicaines sur la situation de plus de cinq cent Haïtiens accueillis au Mexique dans le cadre d’un accord migratoire post-séisme, indique le communiqué.

Des rencontres étaient également prévues avec, entre autres, des responsables du groupe d’Amitié Mexique-Haiti, des officiels de la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL), ainsi que du « Colegio de Mexico », toujours selon le communiqué.

La délégation devrait, en principe, regagner Port-au-Prince ce mercredi 29 septembre.

Toujours dans le cadre de l’harmonisation des relations inter-haïtiennes, le ministère des Haitiens vivant à l’étranger prévoit de rencontrer, à une date non encore déterminée, des migrants haïtiens vivant à Cuba et à Turks and Caicos (iles Turques-et-Caïques), situées au sud-est de Bahamas, dans les Antilles.

Le ministère a, par ailleurs, déjà pris contact, pour les mêmes raisons, avec des représentants des communautés haïtiennes vivant en République Dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Espagne.

 

Haïti-Culture : L’artiste peintre Dieudonné Cédor est mort
Un "maitre" s’en va

P-au-P, 28 sept. 2010 [AlterPresse] — Haiti a perdu un monument, a estimé, ce mardi 28 septembre, Mireille Pérodin Jérôme, directrice de la galerie d’art Ateliers Jérôme, au lendemain de la mort, à l’âge de 85 ans, du peintre Dieudonné Cédor.

L’artiste est décédé le 27 septembre 2010 des suites d’une maladie qui le clouait au lit. La nouvelle de sa mort a quand même été une surprise pour Mireille Pérodin Jérôme.

« C’est une très, très grosse perte », répète-t-elle. « Il est impossible d’appartenir à ce monde culturel et de ne pas connaitre Dieudonné Cédor », soutient-elle.

Cédor est né en 1925, à Anse à Veau, commune du département des Nippes. Il débute en 1947 au Centre d’Art, fondé trois ans plus tôt sous l’impulsion de l’américain Dewitt Peters.

Très vite il « devient un maitre » et « il l’est resté toute sa vie », témoigne Mireille Pérodin Jérôme.

Il a, toutefois signé, en 1950, une rupture magistrale avec le Centre d’Art. Cette décision le conduira à la fondation de plusieurs regroupements artistiques comme le « Foyers des arts plastiques », puis la « Galerie Brochette ».

Cédor a également contribué à la formation de plusieurs générations d’artistes à l’Ecole Nationale des Arts (ENARTS).

Il a reçu de nombreuses distinctions, et demeure l’un des rares artistes haïtiens connus internationalement. C’est à lui que l’on doit les fresques de l’Aéroport international Toussaint Louverture et du ministère des Affaires étrangères.

« Dieudonné Cédor s’inscrit puissamment dans l’histoire de l’art de ce pays » ; « c’est un incontournable », souligne la directrice des Ateliers Jérôme.

 

Haïti – Insécurité : Une présence dominicaine à très haut risque
HAITI LIBRE – 28/09/2010 14:56:31

Haïti - Insécurité : Une présence dominicaine à très haut risque

Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé l’incorporation de 680 nouveaux agents de la Minustah. Avec cette décision, l’effectif total du contingent de police atteindra 4,391, qui se joindra à 8.940 soldats et officiers de la composante militaire de l’organisme.

L’annonce lundi du Président Leonel Fernandez de répondre positivement à l’appel de l’ONU et d’envoyer des soldats dominicains en Haïti, a provoqué de vives et nombreuses réactions négatives de plusieurs secteurs dominicains qui s’opposent pour des raison historique à cette mesure controversée [l’ONU est favorable à une présence dominicaine au sein de la Minustah].

Le Cardinal Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez a affiché fermement son désaccord avec ce déploiement en raison des différences que les deux pays ont eu historiquement. Le prélat, a qualifié cette mesure de «provocation» en précisant « Je ne suis pas d’accord avec l’envoi de soldats dominicains en Haïti, laissez aux autres pays qui n’ont pas d’antécédents historiques cette mission ». Le célèbre avocat Vinicio Castillo Seman a également exprimé ses reproches face au déploiement éventuel de patrouilles dans les rues en Haïti qualifiant cette présence de « folie qui mettrait en danger la vie des soldats dominicains ».

Lors d’une visite dans le pays, le Major Général argentin Gerardo Chaumont, nouveau commissaire de la MINUSTAH, a indiqué que la situation sécuritaire en Haïti était devenu plus critique depuis le séisme et que la coopération sécuritaire entre les deux pays est une condition nécessaire. Expliquant que les soldats dominicains ne serait pas sous le commandement de l’armée Dominicaine mais intégrés comme membre de la force de la Minustah [comme de nombreux pays membre de l’ONU].

Cette précision fondamentale suffira-t-elle à supprimer les tensions et les dangers qu’une présence militaire dominicaine (quelqu’en soit la forme et l’importance) en territoire haïtien représente dans l’inconscient collectif de la population haïtienne hantée par les conflits historiques entre les deux nations?

 

Environnement :

Rompre avec le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti

Pour un agenda national sur la protection de l’environnement, la prévention des risques et désastres

Par Wooldy Edson Louidor

Bogotá, 28 septembre 2010 [AlterPresse] — Chaque phénomène naturel qui survient en Haïti, si simple soit-il, tend à se convertir en un désastre provoquant une situation d’urgence. Et chaque désastre rend plus vulnérables l’environnement du pays et la capacité de la population à faire face aux prochains aléas de la nature, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Aujourd’hui, plus de 8 mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, quelques jours après la tornade du vendredi 24 septembre et au-delà d’autres problèmes environnementaux enregistrés et/ou à venir, comment devrait-on s’y prendre pour rompre avec le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti ?

Les désastres nous plongent dans l’enfer

On tend à confondre les phénomènes naturels, manifestations de la nature qui peuvent être parfois extrêmes, avec les désastres qui signalent l’impact négatif, intense et direct d’un fait naturel ou anthropique sur l’être humain.

Le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a été un phénomène naturel, s’est converti, en Haïti, en un désastre qui tend à en provoquer d’autres – par exemple durant l’actuelle saison cyclonique -, concrètement avec la situation des personnes déplacées dans les camps improvisés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le vocable « désastre » surgit du langage astrologique et astronomique pour désigner le phénomène, suivant lequel une étoile ou n’importe quel corps céleste se désagrège en mille directions jusqu’à disparaître de notre vue.

Le désastre, « ce désordre qui altère l’ordre normal des choses », a été considéré par les anciens comme signe de mauvais augure, prémonition de calamités, de catastrophes ; d’où l’expression « être né sous une mauvaise étoile » qui signifie « avoir de la mauvaise chance ».

Les désastres, qui font pleurer et créent une sensation d’ « enfer », poussent parfois les victimes à crier au ciel à l’instar de celui qui, sur sa croix de souffrance il y a plus de deux mille ans, avait osé réclamer à Dieu en ces termes très durs : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

« La météo ne l’avait pas prédit ! », « Mon Dieu, Mon Dieu ! », criaient les victimes des intempéries ayant déferlé le 24 septembre 2010 sur divers départements géographiques en Haïti, dont Port-au-Prince, rapporte un média de la capitale.

« Les personnes déplacées sont les principales victimes de la tornade », renchérit un autre média. Bilan : 6 morts, 67 blessés, plus de 7 000 tentes détruites dans 160 camps, où les personnes déplacées sont confrontées à une situation d’urgence et à des risques d’épidémie.

Chaque fois qu’il pleut, comme depuis 5 jours, les personnes déplacées vivent l’enfer : leurs camps sont inondés, leurs tentes détruites… Elles se sentent désemparées, laissées à elles-mêmes, exposées à toutes sortes d’épidémies et de maladies, en proie à une peur immense.

Les personnes déplacées ont toutes les raisons de se croire « nées sous une mauvaise étoile ». Depuis peu après le 12 janvier 2010, elles ont reçu des promesses, de la part des autorités haïtiennes et même de certaines organisations internationales, quant à leur relocalisation dans des espaces plus dignes et sécuritaires.

Elles ont manifesté à maintes reprises, dans les rues de la capitale, pour exiger de l’actuel gouvernement haïtien la protection de leur droit au logement.

Elles ont également exprimé aux organisations non gouvernementales (Ong) leur refus de continuer à vivre l’enfer des camps.

Nécessité de prévenir les désastres

Qu’attend-on pour adopter une politique ou un plan de prévention, du moins pour prendre des mesures de mitigation et d’atténuation, face à la saison cyclonique ayant débuté depuis le premier juin dernier (il y a plus de quatre mois) ?

Jusqu’à quand les autorités informeront-elles du plan (tant annoncé) de relocalisation des personnes déplacées ?

Quand les personnes déplacées seront-elles relocalisées ? Où ? Dans quelles conditions ?

Quelles politiques publiques pour réduire la vulnérabilité, environnementale et sociale, et augmenter la résilience de la population face aux phénomènes naturels ?

Jusqu’à quand nous allons arrêter la saignée de l’environnement ?

En un mot, jusqu’à quand nous allons développer une culture de prévention des désastres en vue de stopper notre descente aux enfers ?

Tant que ces questions et bien d’autre encore restent sans réponses, les Haïtiennes et Haïtiens, notamment les personnes déplacées qui dorment pratiquement « à la belle étoile », continueront de se croire « nés sous une mauvaise étoile », « abandonnés » et même « punis par Dieu ».

Pour rompre le cercle vicieux et infernal des désastres en Haïti, nous sommes tous appelés aussi à corriger notre vice en tant qu’Haïtien, qui consiste à mettre nos intérêts personnels et partidistes au-dessus des intérêts supérieurs du pays et de notre environnement.

Alors que les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives, du 28 novembre commencent à faire campagne et le processus de reconstruction du pays semble se trouver dans une impasse, les questions vitales, telles que la protection de l’environnement, la prévention des risques et désastres naturels… tendent à disparaitre de l’agenda national.

Dans ce cas, comment éviter ou réduire l’impact des désastres ?

Au niveau international, ce serait rendre justice à Haïti, si les grandes nations industrialisés du Nord aidaient effectivement le pays – qui émet très peu de gaz à effet de serre – à inverser la dégradation de son environnement et à prévenir les désastres, puisque « les effets du changement climatique (causé principalement par le réchauffement global) provoquent une augmentation en intensité et fréquence des désastres naturels, particulièrement les phénomènes hydrométéorologiques en Amérique latine et dans les Caraïbes », reconnaît le programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue).

 

ACTUALITES

27 Sep
Haïti – France : La France apporte la paye des fonctionnaires haïtiens
HAITI LIBRE – 26/09/2010 15:44:08

Haïti - France : La France apporte la paye des fonctionnaires haïtiens
M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères et M. Ronald Baudin ministre haïtien de l’économie et des finances, ont signé hier 3 convention totalisant 12.4 millions d’euros.

Au préalable, le ministre français a posé la première pierre du nouvel Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), et visité le Champ de Mars où vivent plusieurs milliers de personnes déplacés et près de 1,500 tentes ont été détruites la veille de son arrivée.

Concernant le nouvel hôpital Universitaire dont l’engagement au côté des États Unis a été signé le 20 septembre à New York, Bernard Kouchner avait, lors de cet événement, invité les autorités haïtiennes à mettre sur pied un régime de santé publique afin d’offrir aux Haïtiens une assurance maladie de manière à ce que les pauvres puissent, eux aussi, se faire soigner à l’Hôpital universitaire déclarant « Je suis très heureux que nous ayons commencé à travailler ensemble ici, et que ce merveilleux hôpital que nous allons construire soigne tous les Haïtiens du pays, les grands aussi bien que les petits ».

Par la signature de la première convention, la France fait un don de 10 millions d’euros à Haïti pour permettre au gouvernement de payer les fonctionnaires. Ce montant est la deuxième tranche des 20 millions d’euros d’aide budgétaire directe prévue pour 2010. Un décaissement de cinq millions d’euros d’aide budgétaire directe avait été effectué dès le mois d’avril. Une balance de 5 millions reste à verser à Haïti pour atteindre les 20 millions d’euros prévu pour 2010. Vingt autres millions destinés à l’appui budgétaire direct sont prévus en 2011.

La deuxième convention d’un montant d’1 millions d’euros porte sur la réforme du cadastre, une façon pour la France de ne as laisser le champ libre à l’OEA et aux États Unis déjà engagés dans le processus. Enfin la troisième convention d’un montant d‘1.4 millions d’euros concerne un soutien à l’aide alimentaire.

Un porte-parole du Quai d’Orsay a rappelé que depuis la visite du président Sarkozy en Haïti, la France avait débloqué plus de 100 millions d’euros sur les 360 millions promis pour la reconstruction.

« Je partage avec les Haïtiens la nécessité de prendre en charge leurs propres affaires. Plus vite la communauté internationale s’en ira et mieux ce sera. Cela voudra dire que les haïtiens ont leurs responsabilités en main » a déclaré M. Kouchner lors d’une conférence de presse avant de quitter le pays.

 
 
Heurts entre Haïtiens et Dominicains à Punta Cana
FR.CANOE.CA – 26/09/2010

Des heurts entre des ouvriers haïtiens et des habitants de la station balnéaire de Punta Cana en République dominicaine ont fait deux morts, a indiqué dimanche la police qui a déployé des patrouilles.

Les incidents ont éclaté samedi après la mort d’un ouvrier haïtien, abattu par un contremaître sur un chantier de construction lors d’une dispute à propos d’une question de salaire, a précisé la police dominicaine.

Des ressortissants haïtiens, armés de bâtons et de pierres, se sont alors heurtés à des habitants tuant l’un d’entre eux et en blessant un autre.

Punta Cana est une célèbre station balnéaire des Caraïbes située à la pointe orientale de l’île, à environ 275 km de la capitale Saint-Domingue.

Plus d’un million d’Haïtiens vivent et travaillent dans la République dominicaine, la plupart étant ouvriers dans le bâtiment ou employés dans l’agriculture.

Ce nombre s’est sans doute fortement accru depuis le tremblement de terre du 12 janvier qui a frappé Haïti dévastant Port-au-Prince et ses environs.

 
Haïti – i-Votes : Résultats quatrième semaine
HAITI LIBRE – 26/09/2010 09:57:27

Haïti - i-Votes : Résultats quatrième semaine
Si le classement des internautes pour les 3 premiers candidats en tête de liste reste inchangé, l’analyse des résultats et des écarts pour cette quatrième semaine, démontrent de nombreux changements et tendances dans le classement des candidats :

Baker Charles Henry (1) creuse l’écart avec Martelly Michel Joseph (2) 9.64% cette semaine contre 7.29% la semaine précédente (+2.35%) écart résultant de la conjugaison d’une augmentation de +1.42% dans les intention de i-vote en faveur de Baker et d’une baisse de 0.93% dans les intention de i-vote pour Martelly.

Baker Charles Henry (1) augmente son écart avec Manigat Mirlande (3) qui est maintenant de 11.2% contre 10.05% la semaine précédente (+ 1.15%). Notons que Manigat Mirlande a augmenté de 0.27% dans les intentions de i-vote.

Manigat Mirlande (3) réduit son écart sur Martelly Michel Joseph (2). 2.76% séparait ces 2 candidats la semaine passée, cette semaine Manigat Mirlande (3) n’est plus qu’à 1.56% de la seconde place.

Jeune Léon (4) est un candidat qui monte, seulement 0.21% séparait la semaine précédente Jeune Léon et Céant Jean Henry, cette semaine Jeune Léon creuse l’écart considérablement et emporte la quatrième place avec un écart de 3.79% sur Céant Jean Henry. Juste derrière Manigat Mirlande (3) (écart de 2.01% cette semaine alors que cet écart était de 4.07% la semaine précédente, une réduction de 50%).

Notons enfin que plusieurs positions se jouent sur de faible écart 0.08% sépare Alexis Jacques Édouard (6) et Leslie Volataire (7). 0.39% sépare Jeune Jean Chavanne (8) de Abellard Axan D’Elson (9)

Dans le classement général pour cette 4 ème semaine, 2 candidats gagnent des places et 6 en perdent.

Les gagnants :

  • Jeune Léon (4) gagne 1 place (passant de la 5ème à la 4 ème position) et fait un bon de 2.54% dans les intentions de i-vote des internautes. Une remontée remarqué après un gain de 2 places la semaine précédente.
  • Charles Éric Smarcki gagne 5 place (passant de la 16 ème place à la 11 ème) avec 1.59% dans les intention de i-vote
Les perdants :

  • Céant Jean Henry,  perd 1 place (passant de la 4 ème à la 5 ème place) avec une baisse de 1.46% dans les intentions de i-vote (mais surtout à cause de la forte remonté de Jeune Léon + 2.54%)
  • Neptune Yvon, perd 1 place (passant de la 11 ème à la 12 ème place) relativement stable dans les intentions de i-vote (-0.02%)
  • Christallin Yves, perd 1 place (passant de la 12 ème à la 13 ème position) relativement stable dans les intentions de i-vote (-0.07%)
  • Bijou Josette, perd 1 place (passant de la 13 ème à la 14 ème place) baisse dans les i-vote de 0.13%
  • Joseph Génard, perd 1 place (passant de la 14 ème à la 15 ème place) baisse dans les i-vote de 0.14%
  • Anacacis Jean Hector, perd 1 place (passant de la 15 ème à la 16 ème place) baisse dans les i-vote de 0.10%
Cette semaine, le vote blanc représente 4.37 % . Le vote blanc est utilisé par les internautes soit pour manifester leurs désaccords avec la tenu des élections du 28 novembre 2010 soit qu’aucun des candidats ne leur convient. Rien n’est joué, il reste 8 semaines et les prochaines semaines pourrait réserver beaucoup de surprises avec le début de la campagne électorale qui commence le 27 septembre.

Mobilisez-vous et i-Votez pour le candidat de votre choix. Rendez-vous pour les prochains résultats dimanche 2 octobre 2010

Pour i-voter : http://www.haitilibre.com/i-vote.php

Rappelons que le bureau de i-Vote d’HaitiLibre.com vous permet de i-voter pour le candidat de votre choix. Les i-Votes enregistrent la tendance des internautes, IL NE S’AGIT NULLEMENT D’UN VOTE OFFICIEL. Les i-votes permettent de mesurer, la popularité d’un candidat ou de son parti, sa capacité de mobilisation et la pertinence du candidat, de ses engagements et de son programme (chez les internautes). Vous ne pouvez i-voter qu’une seule fois par 24 heures pour le candidat de votre choix (mais rien ne vous empêche de voter une fois chaque jour pour votre candidat ou pour un autre si vous changez d’allégeance).

Les résultats de cette quatrième semaine (19 au 25 septembre 2010) mesurent essentiellement la popularité du candidat ou de son parti et sa capacité de mobilisation puisque les candidats ne sont autorisés (calendrier électoral officiel) à s’exprimer dans les médias sur les détails de leurs programmes et leurs engagements qu’à compter du 15 octobre et jusqu’au 26 novembre. Ce n’est qu’à partir du 15 octobre que les engagements et les déclarations des candidats deviendront un facteur de pertinence, qui influencera très certainement les résultats des i-votes.

Nous procédons chaque dimanche à la publication des résultats des i-Votes sur le site HaitiLibre.com. Les i-Votes sont cumulatifs du 28 août au 21 novembre 2010 inclusivement, date de publication de nos derniers résultats (une semaine avant l’échéance électorale du 28 novembre 2010). Lors de la dernière publication des résultats vous connaîtrez le nombre de i-votants total pour chaque candidat.

 

ACTUALITES

26 Sep
 
Haïti – Flash Infos : Détails des dommages et pertes de vies confirmés
HAITI LIBRE – 25/09/2010 17:02:25

Haïti - Flash Infos : Détails des dommages et pertes de vies confirmés
Selon le Centre National de Météorologie d’Haïti (CNM) le phénomène météorologique soudain qui a frappé Haïti vendredi a duré 30 minutes. En plus de Port-au-Prince, le phénomène a touché les zones avoisinantes de Thomazeau, Ganthier, Fond Verettes, Gressier et des régions du Sud, comme Petit Goâve et Îles Cayimites.

Le bilan serait de 5 morts confirmés par le rapport de la Protection Civile envoyés au Nations Unies et non 10 comme nous l’avions indiqués dans un précédent bulletin, une grande confusion règne sur le terrain et les informations n’ont pas été [heureusement] confirmées jusqu’à présent. Marie Alta Jean-Baptiste chef de la protection civile mentionne plusieurs centaines de personnes blessées à des degrés divers.

Selon les estimations préliminaires de l’ONU il y aurait 2.000 tentes endommagées ou détruites mais ce nombre pourrait augmenter au-delà de 5,000, lorsque les évaluations seront terminées. D’ailleurs Nadia Lochard précise « qu’une structure sera établie afin d’accueillir les victimes en attendant que les dispositions soient prises pour distribuer 5000 nouvelles tentes » ce qui laisse à penser que le chiffre de 2,000 tentes est un minimum.

Au Club de golf de Pétionville, géré par l’acteur Sean Penn il est fait mention de la destruction de la tente médicale ainsi que des tentes abritant le personnels.

Gerhard Tauscher, coordonnateur de pôle logement de la Fédération internationale de la Croix-Rouge indique que dans certains quartier de capitale presque 10% des abris ont été détruit, les dégâts étant concentré dans les zones urbaines centrales.

Des installations de gestion des camps, notamment des tentes de bureau, des cliniques et des espaces de garderie ont été détruits, notamment dans les camps, perché à flanc de colline entre le centre de Port-au-Prince et le quartier de Pétion-ville.

Détails des dommages et pertes de vies confirmés :

  • Tabarre Issa (Pétion Ville)  : 306 tentes détruites ou à terre
  • Parc Kolofe (Delmas)  : 100 tentes détruites
  • Champ de Mars (Port-au-Prince)  : Chute d’arbres sur des tentes
  • Eglise de Dieu de la Pentecote (Delmas)  : 75% des tentes détruites , 2 enfants décédés
  • Marassa 14 (Croix des Bouquets)  : 80 tentes détruites – Inondations
  • Place Fierte (Cite Soleil) : 250 tentes détruites
  • Camp Turck (Tabarre) : 166 tentes détruites
  • Santo 17 (Croix des Bouquets) : 52 tentes détruites, 67 tentes endommagées
  • Juvenat (Pétion-ville) : Beaucoup de tentes détruites , de nombreuses personnes blessées
  • Nelio (Cité Soleil) : 30 abris détruits, 3 grosses tentes endommagées
  • Terrain Acra (Delmas) : un mort, un blessés recevant des traitements, 50 abris endommagés
  • Acra Nord Sud Delmas 33 (Delmas) : un mort (pas un déplacé), 129 tentes détruites
  • Centre d’hebergement anba bannann (Carrefour) : 20 tentes endommagées
  • Lakou Nouyok (Pétion-ville) : Un femmes a subi une blessure à la tête
  • Canapé Vert (Port-au-Prince) : 2 tentes école détruites, 20 tentes familiales détruites, blessures mineures traitées
  • Fraternité (Cité Soleil) : 16 tentes endommagées, 15 latrines détruites, complètement inondées
  • COSEM (Tabarre) : 67 tentes endommagées, dont 26 de personnes vulnérables, une grande tente pour les activités sociales détruites
  • Camp radio commerce (Cité Soleil)  : Problème de sécurité, un enfant décédé et enterré, 45 tentes détruites
La situation pluvieuse pourrait se poursuivre durant les 4 prochains jours avec un risque d’intensification lundi et mardi.
 
 
Haïti – Élections : Qui est Léon Jeune?
HAITI LIBRE – 25/09/2010 12:00:06

Haïti - Élections : Qui est Léon Jeune?
Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publie des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Léon Jeune « Konbit Liberation Ekonomik »

Mon silence
Retiré dans mon silence de cimetière, peut-être pendant trop longtemps pour certains, mais, le temps qu’il a fallu, pour d’autres, j’ai refait la route parcourue pendant ma campagne électorale en 1995, qui nous a conduits à cette supercherie du 17 décembre 1995. N’ayant jamais accepté de prostituer mes convictions pour un quelconque avantage, économique, social ou politique, j’ai choisi de mener une campagne pendant laquelle je n’ai jamais cessé d’afficher ma vision personnelle de gestion de la chose publique.

Face à cette supercherie éhontée, deux possibilités, deux options s’offraient à moi : me rebeller et attaquer systématiquement ces fossoyeurs de la démocratie qu’eux-mêmes prétendaient installer dans notre pays ou les laisser s’empêtrer dans les dédales de la fourberie, retiré dans un silence qui les empêcherait de dormir.

Fidèle à cette loi qui guide les bâtisseurs des grandes œuvres, j’ai choisi de construire dans le silence, au milieu de ces appels désespérés de tout un peuple exacerbé, désemparé, dérouté par l’étendue des méfaits de la corruption devenue une institution d’Etat, oui, j’ai choisi de construire, retiré dans mon silence, les plans et projets qui doivent débarrasser notre pays à jamais de ces obstacles qui l’empêchent de prendre son essor.

Je n’ai donc cessé de ruminer ma déception et de réfléchir sur la meilleure manière de sauver ce pays, mon pays, colonisé par ses propres fils, me rappelant toujours que l’on est esclave de ce que l’on dit et maître de la parole que l’on garde pour soi.

Par conviction encore, j’ai choisi de rester à l’écart de ces combats entre frères devenus ennemis à la suite d’une mauvaise séparation de ce gâteau, ce butin à partager pour avoir réussi à écarter du Pouvoir un trouble-fête qui vient déranger les plans si machiavéliquement orchestrés. Quel groupe a bénéficié des nominations faites au Parlement à l’occasion des joutes électorales de Juin 1995 ? Quel groupe s’est séparé de ses bienfaiteurs d’hier, et pourquoi ? Alors, pourquoi donc me mêlerais-je de luttes se circonscrivant autour d’une affaire de tranches de gâteau ? Aussi, constituer des dossiers était pour moi beaucoup plus important pendant ce temps où je m’étais retiré derrière les barrières de mon silence de cimetière. On rapporte que la faiblesse des animaux c’est de ne pas savoir parler et celle des hommes, de ne pas savoir se taire. Les grandes choses ne se font pas dans le bruit. Je suis de retour, non en « zombi », mais, en leader plus aguerri, plus déterminé que jamais à débarrasser le pays de tout ce qui constitue un obstacle à son développement.

Me voici donc aussi déterminé qu’en 1995 pour continuer et terminer le travail commencé. J’ouvre les bras à tous ceux-là qui, comme moi, rêvent d’une Haïti prospère dont nous devons refaire la Perle des Antilles. Sans exclusion aucune, nous appelons tout le monde, tous les mâles courages qui ont su et pu résister à la force dévastatrice de la corruption devenue chez nous une vraie institution. Retiré derrière mon silence, j’ai pu voir passer diverses figures sur la scène nationale; malheureusement, comme disait l’autre, les choses de grand se faisant dans le silence, les vraies valeurs ne se sont pas exhibées. Aussi, je les invite maintenant à se joindre à moi, pour que, ensemble, nous nous sacrifions pour la sauvegarde de notre pays, dans l’espoir de léguer à la relève d’autres modèles que ceux qui ont été affichés jusqu’ici pendant ces quinze ou vingt dernières années. Bienvenue donc, compatriotes honnêtes, dans cette jungle qu’est devenu notre pays et dont nous devons refaire la Perle des Antilles d’antan.

Je veux construire un pays où chaque Haïtien se sente vraiment heureux chez soi. Où, le pauvre n’envie point le riche. Où, le riche ne se moque pas de la misère du pauvre. Où, chacun construit, de concert avec son voisin, l’avenir du pays en recherchant le bien commun et le développement économique et social de toutes les composantes de la société haïtienne.

J’invite tous mes compatriotes, à quel que groupe qu’ils appartiennent, à joindre tous nos efforts pour construire ensemble ce pays, sans exclusion de qui que ce soit ; pour que nos fils de demain retrouvent cette fierté qui anima autrefois le bras de nos aïeux.

J’exhorte tous mes compatriotes, à quel qu’horizon qu’ils appartiennent, à se regrouper pour sauver ensemble ce pays, autrefois la «Perle des Antilles>», aujourd’hui, le «Cendrillon du monde», colonisé par ses propres fils.

Je veux !… Je veux conduire vers cette destination, où tous les visages brillent de la joie de vivre, tous ceux qui vivent à l’intérieur des frontières de notre Haïti chérie. Ensemble, nous y arriverons.

LÉON JEUNE :

Informations personnelles :
Prénom et Nom : Léon Jeune
Date et lieu de naissance : 13 Février 1936, Lormand, Arniquet, Port-Salut, Département du Sud
Statut social : Marié

Formation :
Ecole Normale 1957-1958 ;
Licencié en Droit (Faculté de Droit de Port-au-Prince) 1965 ;
Etudes en Aviation Civile au Mexique 1966 ;

Fonctions occuppées :
Ets. Jeune (Huiles essentielles de vétiver) : Responsable des ventes à l’exportation, depuis 1967 ;
Directeur Général de l’Aviation civile (1968 à 1975) ;
Directeur Général de l’Aviation Civile (1990-1991) ;
Fondateur et Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti ;
Secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité Publique;

Représentant du Gouvernement :
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Montréal en Février 1968 ;
Conférence Internationale sur le tourisme en Espagne en 1970 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à Caracas en 1971 ;
Conférence Régionale à Quito, Equateur en 1972 ;
Conférence Régionale à Puerto Rico en 1973 ;
Création de Haïti Air Transport et rencontre avec le CAB (USA) pour obtenir les droits de fonctionnement entre Port-au-Prince et New-York en 1974 ;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Montréal en Septembre 1974 ;
Rencontre à Paris avec le Fonds d’Aide et de Coopération Française en Juillet 1990 ;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) à Monaco en Juillet 1990 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à Caracas en Juillet 1991 ;
Conférence Régionale sur l’Aviation Civile à St. Domingue en Juin 1991;
Conférence Internationale sur l’Aviation Civile (OACI) en Montréal en Octobre 1991;
Représentant du Gouvernement Haïtien près du Gouvernement Canadien pour planifier la création de la Police Nationale d’Haïti et la formation à Régina (Canada) du premier groupe de cent (100) policiers haïtiens;

Vie sociale :
Membre de la Congrégation Religieuse des Frères du Sacré-Cœur (Prêtres du Sacré-Coeur) (1952-1962);
Coordonnateur de la Ligue Haïtienne des Droits Humains (1986-1994) ;
Membre-Fondateur et Président du Centre Haïtien des Droits Humains (1994) ;

HaïtiLibre invite les candidats agréés, qui ne l’aurait pas encore fait, à nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 
 
Haïti – Flash Infos : Bilan partiel 10 morts et de nombreux blessés
HAITI LIBRE – 25/09/2010 09:59:51

Haïti - Flash Infos : Bilan partiel 10 morts et de nombreux blessés
Haïti a été touché par de puissants orages accompagnés de violentes rafales de vent et de fortes pluies ces dernières 24 heures. La tempête qui a frappé soudainement et violemment la capitale haïtienne n’était liée à aucun système tropical, a affirmé Michael Lowry un responsable du Centre national américain des ouragans. Les météorologues affirment que seul un système dépressionnaire a traversé les Grandes Antilles. Le bilan montre bien la fragilité de Port-au-Prince face à des événements météorologiques, on n’ose imaginer le bilan si cela avait été un ouragan.


Les autorités annoncent ce midi la mort d’une dizaine de personnes qui se trouvaient dans les camps de sinistrés. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, dont certaines gravement dans plusieurs localités. De nombreux blessés sont soignés par des membres d’ONG ou transportés dans des hôpitaux de fortune, a indiqué un médecin étranger refusant de présenter un bilan des victimes des intempéries. « Nous sommes en train de compiler les informations avant de présenter un bilan définitif", a ajouté le coordonnateur de la Protection civile haïtienne.

Les communications par téléphone cellulaire ont été perturbées pendant plusieurs heures après la tempête, rendant difficiles les contacts avec les autorités locales. Certaines antennes et relais ont été détruits

« On évacue des personnes vers des établissements scolaires et d’autres abris. Les gens ont besoin de couvertures et de vêtements» a déclaré Nadia Lochard, de la protection civile haïtienne.

 
 
Tempête, évaluation de la situation en cours
HAITI LIBRE – 25/09/2010 08:25:39

Haïti - Flash Infos : Tempête, évaluation de la situation en cours
La violente tempête qui a frappé la capital hier à fait au moins 5 morts (3 enfants et 2 adultes). Un enfant est mort dans le Camp aménagé sur le terrain de Golf à Pétion ville , deux autres enfants sont mort , une femme a également péri dans le camp Acra et une autre à Poste Marchand. Il s’agit d’un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir il y a eu de nombreux blessés grave.

La Minustah a déployé 5 bataillons de casques bleus à travers la ville pour évaluer les camps et les dégâts et ont également répondu aux appels des personnes prises au piège pour des urgences médicales.

La situation est difficile, les réfugiés dans certains camps sont très en colère ce qui entrave les opérations de secours « nous n’avons pas pu entrer dans un camp pour évaluer les destructions, les gens étaient en colère » a expliqué un agent de la Protection civile.

Nombreux dégât au Camps Corail et Tabarre Issa pas d’autres infos pour le moment

« Nous bénéficions de l’aide de Casques bleus, de policiers haïtiens et de l’ONU pour évacuer les personnes dont les abris sont détruits ou renversés par les coups de vent. Ils sont en train d’installer des tonnelles en plastic pour accueillir les déplacés » à déclaré un représentant des autorités haïtiennes.

Des équipes multisectorielle ont été réunies par OIM/CCCM et depuis la levée du jour [ce samedi] procèdent avec des équipe du PAM et d’autres agences à l’évaluation de la situation. Au moins cinq (5) équipes supplémentaires d’IFRC seront déployés en collaboration avec CCCM. Ce sont des équipes d’évaluations rapides qui déclencheront des distributions de l’aide d’urgence. Une évaluation aérienne des zones devrait être effectué dans les heures à venir.

La pluie s’est arrêtée sur Port-au-Prince mais pourrait recommencer durant les prochains jours, ont indiqué les responsables du service météorologique.

 
 
Haïti – Jacmel : Un policier lynché, un blessé, commissariat incendié
HAITI LIBRE – 25/09/2010 08:19:58

Haïti - Jacmel : Un policier lynché, un blessé, commissariat incendié
Une situation très tendue a régnée jeudi 23 septembre aux environ de 8:47 du soir dans la commune des Cayes Jacmel. Suite à l’arrestation de Johnny Joseph, 18 ans par le policier Guillioteau Hubert, agent IV de la police Nationale, affecté au commissariat des Cayes Jacmel.

Le jeune Johnny a été blessé par balles par les tirs du policier (2 blessures au bras une à la jambe) après qu’il ait été maîtrisé et menotté. Selon les informations la victime avait lancé des propos injurieux à l’endroit du policier lors de l’audition de deux personnes de la zone qui ont avaient eu un différent.

Cette situation a soulevé rapidement la colère de la population qui n’a pas pris trop de temps pour réagir. Des individus dans la foule en colère ont mis le feu au bureau du chef de poste, de la communication ainsi qu’au bureau de l’Office National d’Identification (ONI) qui fonctionnait au commissariat des Cayes Jacmel. Tous le matériel et des pièces importantes du commissariat et de l’ONI ont été détruits, dont deux motocyclettes. Des individus ont attaqué le policier Guillioteau qui aurait reçu une balle d’une arme de calibre 9 mm avant d’être mutilé à coup de machette jusqu’à la mort puis brûlé.

La police régionale de Sud’Est, accompagnée du commissaire du gouvernement au parquet de Jacmel Maître Mirlande Daphinis et le Service Départemental de la Police Judiciaire (SDPJ) ont mené une opération très musclée dans la matinée du vendredi 24 septembre. Au moins 30 personnes ont été interpellées par des policiers de l’ Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO) qui ont été déployés sur place.

Hervé Julien, directeur départemental de la police du Sud’Est a déclaré que « la police aurait trouvé des pistes d’information et des projectiles lui permettant d’effectuer ces arrestations ». Le numéro un de la Police Nationale Haïtienne (PNH) du Sud’Est a indiqué qu’une enquête était ouvert en vue d’arrêter tous les complices de ce crime afin de les remettre à la justice « Une liste d’une vingtaine de suspects a été soumise au parquet de Jacmel » a-t-il précisé.

Maître Mirlande Daphinis, Commissaire du gouvernement du parquet de Jacmel a déploré le comportement de la population des Cayes Jacmel qui a choisie de faire sa propre justice. Maître Daphinis a déclaré que la justice ne restera pas impuissante dans ce dossier. Cette dernière, toutefois dit reconnaître la culpabilité du policier Guillioteau Hubert qui avait commis une arrestation illégale et arbitraire.

Johnny Joseph, âgé de 18 ans blessé à 3 reprise par le policier a été transporté à l’hôpital Saint Michel de Jacmel. La victime dans ses déclarations faites aux Journalistes a déclaré qu’il n’a jamais été question d’injure au policier, mais plutôt qu’il s’agissait d’une affaire de jalousie contrairement aux informations qui circulent. « J’ai ma petite amie, à mon grand étonnement, j’ai été informé qu’elle était également celle de Guillioteau » a-t-il déclaré.

Notons que le commissariat des Cayes Jacmel a un effectif de 8 policiers, dont un responsable. Ils étaient 3 policiers lorsque la population a commis le forfait. Rappelons que la commune des Cayes Jacmel est réputée comme l’une des zones rouge du département du Sud’Est.

 
 
État d’urgence à Port-au-Prince
HAITI LIBRE – 25/09/2010 07:12:36

Haïti - Flash Infos : État d’urgence à Port-au-Prince
Suite à la violente tempête qui a frappé Port-au-Prince et sa périphérie hier après midi, la Direction de la Protection Civile a déclenché son Centre d’Opération d’urgence Départemental en vue de coordonner la réponse et a mobilisé ses représentant au niveau des camps. Les priorités ont été identifies au niveau de la réponse en abris et les travaux de mitigation dans les camps où les eaux ne s’évacuent pas.

La Direction de la Protection Civile procède à la distribution des abris d’urgence à la population affectée dans trois camps et l’organisation est en cours.

L’UNICEF a aussi mobilisé 1000 couvertures pour les camps de Carradeux où 931 enfants ont été affectés.

4 hôpitaux ont subi des dommages et ont été inondés, la plupart sont opérationnels et ont augmenté leur personnel pour faire face à l’afflux de blessés. L’hôpital de MSF Hollande est endommagé mais elle fonctionne, le centre de MSF Belgique est parfaitement fonctionnel mais a rapporté une augmentation de patients. L’hôpital de la Paix a souligné qu’il n’était pas capable de fonctionner en raison de l’inondation. Les cliniques situées au camp du Golf Club de Pétionville ont été emportées. L’hôpital de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge (IFRC) a Carrefour a rapporté n’avoir subi aucun dommage structurel et a mis du personnel supplémentaire en alerte.

Des dégâts mineurs ont été rapportés à Léogâne et à Petit-Goâve. Le pont de cette dernière étant affecté. Cependant, la principale préoccupation demeure Port-au-Prince.

D’autres infos à venir

 

DISCOUS OFFICIEL DU PRESIDENT RENE PREVAL A L´ONU

25 Sep
Haïti – Politique : Discours officiel du Président René Préval
HAITI LIBRE – 24/09/2010 16:24:59

Haïti - Politique : Discours officiel du Président René Préval
L’Assemblée générale est le principal organe délibérant, directeur et représentatif de l’ONU. Composée des représentants des 192 États Membres de l’Organisation, elle offre un forum multilatéral de discussion unique sur tout l’éventail des questions internationales abordées dans la Charte. L’Assemblée tient chaque année une session ordinaire intensive de septembre à décembre, qui peut au besoin se prolonger au-delà de cette période.

Allocution de Son Excellence Monsieur René Préval, Président de la République d’Haïti à la 65ème Session Ordinaire de l’Assemblée des Nations Unies

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Chers délégués,

Mes premières paroles sont pour saluer la mémoire des centaines de milliers d’Haïtiens, d’Haïtiennes, des collaborateurs et fonctionnaires du système des Nations-Unies, une centaine d’entre eux, dont particulièrement Heidi Hanabi, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, qui ont perdu la vie lors du séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier dernier.

Cependant, chaque tragédie apporte son lot revivifiant de solidarité humaine Je tiens encore une fois à remercier, au nom du peuple haïtien et en mon nom personnel, tous ces citoyens et gouvernements, qui de la République Dominicaine, notre sœur-siamoise, aux confins du monde, sont accourus à notre aide.

Cette assistance nous a été vitale, en particulier lors des premières semaines d’extrême urgence.

Je dois remercier aussi les Haïtiens de l’étranger qui depuis New York, Miami, Chicago. Montréal, Paris, Santo Domingo, les Antilles françaises et de divers autres coins de la planète, se sont joints au grand mouvement de solidarité internationale et qui en ont profité pour la plupart, pour mettre en place, dans un souci de pérennité de l’engagement, des structures d’intervention pour assister le pays dans sa tache de reconstruction.

Je m’en voudrais de ne pas rendre ici, à la face du monde, un hommage spécial au peuple haïtien lui-même. Un peuple que nous savons privé de tout et qui a pourtant fait preuve d’une richesse humaine incommensurable. Les villes détruites ne se sont pas transformées en de vastes scènes de pillage. Une telle dignité et une si grande bonté! Fermeté exemplaire dans la souffrance, bravoure, dévouement, courage, solidarité, esprit de sacrifice, amour de l’autre sont les mots qui conviennent pour qualifier cette démonstration d’héroïsme accompli par les haïtiens et les haïtiennes. Respect !

Mon pays vit une aventure singulière depuis sa naissance, dés le lendemain d’une guerre d’indépendance qui lui a coûté le tiers de sa population et des destructions matérielles inouïes et qui, dans la foulée des révolutions américaine et française du 18e siècle, a posé à l’humanité le défi de la reconnaissance du caractère universel de la proclamation des droits de l’homme à la liberté, à la dignité et à l’égalité, en faisant des Haïtiens des hommes et des femmes libres.

La nation mise au monde en 1804, bien qu’appauvrie et depuis lors matériellement démunie, n’a pas hésité à s’engager dans des actes concrets de solidarité avec des peuples en lutte P9ur leur liberté: c’est le cas, en particulier, de la Grande Colombie, aujourd’hui le Venezuela, l’Equateur, la Colombie et le Panama, sous les directions successives de Francisco Miranda et de Simon Bolivar. En dépit de ses moyens limités et dans des gestes qui peuvent paraître dérisoires, Haïti a toujours manifesté sa croyance et sa conviction dans l’unicité de l’humanité.

Voilà pourquoi, nous Haïtiens, apprécions à sa juste mesure cet immense mouvement de solidarité et de compassion que la communauté internationale a exprimé à l’endroit de notre pays, depuis les premiers moments qui ont suivi le séisme, jusqu’à l’engagement affirmé lors de la Conférence de New York, le 31 mars dernier. de participer à la reconstruction d’Haïti. sur la base du Plan d’action présenté par le Gouvernement haïtien.

Nous avons mis en place. avec l’aide de la Communauté internationale et l’appui des Nations Unies, une Commission intérimaire en charge de coordonner les ressources pour la reconstruction. Cette commission est un véhicule stratégique important pour aider le pays à gérer avec rigueur et transparence les ressources mobilisées au sein de la communauté internationale pour accompagner le pays dans son effort de reconstruction. Cette commission a déjà approuvé plus d’une trentaine de projets se rapportant à l’éducation, à la santé, aux infrastructures etc. pour un peu plus d’un milliard de dollars.

Mes remerciements aussi aux pays et aux agences qui ont fait suivre leurs engagements d’actions concrètes de financement. J’espère que ce mouvement sera suivi par d’autres, particulièrement pour nous aider à apporter une réponse rapide aux plus d’un million d’Haïtiens qui vivent encore sous les tentes et dans les abris temporaires.

Monsieur le Président,
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Chers délégués

Nous sommes au lendemain d’une réunion importante sur les objectifs du Millénaire pour le développement.

II y a dix ans, lorsque 189 nations s’étaient réunies ici pour prendre l’engagement collectif de réaliser en 2015 les huit objectifs du Millénaire pour le développement. la communauté internationale s’était en réalité mis d’accord sur une certaine vision de ce que devrait être le monde en 2015.

Un monde bien engagé dans la réduction de l’extrême pauvreté, où les enfants et les mères n’auraient pas à mourir faute de soins de santé, où tous les enfants auraient une place à l’école, où des millions de personnes cesseraient de mourir de faim chaque année, où les femmes auraient toutes les opportunités de s’épanouir dans une société sans discrimination basée sur le genre.

Cette vision était juste parce qu’elle place la dignité humaine au cœur des programmes de développement et de l’agenda de la coopération internationale.

Cette vision a aussi pour avantage de fournir aux pays et à leurs partenaires de la communauté internationale un cadre structuré, simple et clair pour planifier leur développement et organiser leur coopération avec les pays engagés à soutenir la réalisation de ces objectifs.

Si d’importants progrès ont été accomplis dans la direction de ces objectifs, à 5 ans de l’échéance de cet agenda en 2015, un long chemin reste encore à faire. Faute pal les pays développés de concrétiser les engagements pris en faveur des objectifs du Millénaire.

Que dire de ces milliers de milliards de dollars engloutis depuis 10 ans dans des guerres aussi sanglantes qu’injustifiées!

Et que dire des budgets de défense, qui chaque année dépassent de loin ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs du Millénaire?

Que dire enfin des incalculables richesses volatilisées dans la course à la spéculation, dans l’arrogante suprématie de l’économie virtuelle sur l’économie réelle?

Allons-nous continuer à sacrifier le bien-être et la vie de mi lions d’êtres humains, l’avenir de notre planète, à cette culture de la peur et de l’avidité?

Que dire de la baisse continue de l’aide publique au développement alors qu’en 2005 les pays développés s’étaient engagés à en doubler le montant à l’horizon 2010?

Qu’est devenue la décision de favoriser un système commercial plus ouvert alors que l’aide aux agriculteurs des pays développés est plus du triple de l’aide publique au développement?

En vérité, la globalisation qui a débuté il y a des siècles avec les colonisations et l’importation de captifs africains pour servir d’esclaves dans les plantations de canne-à-sucre ou de café. dont les produits étaient ensuite exportés vers l’Ouest ou le Nord, a besoin d’être réinventée,

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le moment est venu en effet pour nous d’inventer une nouvelle forme de globalisation, fondée en somme sur la simple notion de notre commune humanité, sur la confiance, la coopération, le respect mutuel; celui de notre environnement et de toutes les formes de vie qui l’habitent.

Il nous faut rompre et en urgence, avec cette vision qui érige le profit en véritable divinité. qui réduit les citoyens au rang de simples consommateurs et notre Terre en une colonie dévastée par notre faute. Le "village global" ne pourra éternellement conserver à côté de ses beaux quartiers, d’infâmes bidonvilles où l’humanité se dissout; un Nord et un Sud, non pas géographiques mais socio-économiques.

Vivant sur une île, et dans une zone balayée depuis toujours par les ouragans. nous sommes particulièrement inquiets du réchauffement de la planète et des dérèglements climatiques qui l’accompagnent. Cyclones plus fréquents et plus violents, montée du niveau de la mer.

Les pauvres devront-ils encore payer pour le gaspillage et l’appétit effréné énergétiques de leurs frères plus fortunés?

Faudra-t-ils qu’ils renoncent à l’amélioration de leurs conditions de vie pour alimenter a frénésie consumériste des pays dits développés?

La "guerre contre la drogue" se traduit par des escarmouches dans les pays consommateurs et par des sanguinaires batailles rangées dans ceux de production et de transit, allant jusqu’à menacer l’existence même de leurs États.

Les pays du Sud vont-ils continuer à être indexés, comme responsables de la production ou du transit des drogues illicites, alors même que la locomotive de ce lucratif trafic est la demande des pays du Nord?

Et que dire du trafic des armes à feu, qui lui coule du Nord vers le Sud et qui accompagne celui des drogues illicites?

La réponse à ces questions nous appartient et nous ne saurions plus longtemps les éluder sans courir à notre commune perte.

Le seul espoir qui subsiste est celui d’un humanisme renouvelé, lucide, englobant tout le vivant, et l’environnement dont nous sommes à la fois dépendants et responsables.

En ce sens, la coopération Sud- Sud est porteuse de promesses nouvelles et je convie les dirigeants des pays du Sud à approfondir cette voie pour le bien-être de leur population respective.

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Certains des discours que j’ai entendus au cours de cette assemblée générale semblent révéler un début de prise de conscience différente, qui pourrait être à la hauteur de notre vision de la nouvelle humanité à construire.

Il faudra, comme toujours, veiller à aligner les engagements et les actions sur les généreuses rhétoriques.

Je formulerai le vœu que l’embargo contre le peuple cubain soit levé.

En plus d’avoir été condamné par de nombreuses résolutions de cette assemblée générale, un tel embargo est de plus contraire aux valeurs que nous promouvons en matière de commerce international.

Chers délégués,

Je manquerais à mon devoir de ne pas présenter au nom du Peuple haïtien mes sympathies aux nombreux peuples victimes ces derniers temps de catastrophes naturelles: Chili, Chine, Pakistan, Guatemala, Mexique.

Je terminerai en évoquant les élections présidentielles et législatives qui marqueront dans mon pays la fin de mon mandat et celle d’une année particulièrement éprouvante pour le peuple haïtien.

Il est important de mener à terme ce difficile processus, avec rigueur, équité et transparence, condition indispensable pour consolider notre jeune démocratie.

J’en appelle donc à tous les acteurs nationaux et à nos amis internationaux pour qu’ensemble nous traversions ce carrefour électoral avec succès.

Je vous remercie!

ACTUALITES

25 Sep

Intempéries en Haïti: 5 morts dans les camps de sinistrés

PORT-AU-PRINCE – Cinq personnes sont mortes vendredi dans les camps de sinistrés du séisme de janvier en Haïti, suite à des intempéries qui ont frappé la capitale Port-au-Prince, ont annoncé les autorités.

"Une première évaluation a permis de dénombrer cinq morts dans les camps où sont réfugiés des dizaines de milliers de sans-abri du séisme du 12 janvier", a déclaré à l’AFP Edgard Célestin, responsable de communication de la Protection civile haïtienne.

Les fortes pluies et les vents violents ont également fait des dégâts importants à Port-au-Prince où des toitures de maisons ont été emportées, des arbres et des pylônes arrachés, a constaté l’AFP.

"Les coups de vent ont détruit et endommagé de nombreuses tentes dans des camps de réfugiés dans les environs de Port-au-Prince", a encore indiqué la Protection civile qui se préparait à évacuer des centaines de sans abri.

Dans un village de tentes proche du palais présidentiel, des abris ont été emportés et des toilettes publiques se sont renversées dans les rues, ont témoigné des sinistrés.

Les intempéries ont également fait des dégâts dans certaines villes de province, ont rapporté des radios de Port-au-Prince.

"Nous sommes en train de récolter les informations avant de présenter un bilan définitif", a ajouté la Protection civile.

La pluie s’est arrêtée sur Port-au-Prince mais pourrait recommencer durant les prochains jours, ont pour leur part indiqué les responsables du service météorologique.

 

Haïti – Politique : Dissidence au sein de la plateforme INITE
HAITI LIBRE – 24/09/2010 14:30:37

Haïti - Politique : Dissidence au sein de la plateforme INITE

Carol Joseph, secrétaire général du Parti Louvri Baryè (PLB) [membre fondateur de l’ancienne plateforme présidentielle Lespwa devenue Inite] et actuel secrétaire d’État à l’alphabétisation à confirmé dans un communiqué que le directoire du parti a réalisé qu’il devenait impossible de mettre en application ses principes et idéaux politiques au sein de la plateforme INITE. Aussi a-t-il été décidé, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 19 septembre du retrait définitif du PLB de la plateforme INITE.

Le secrétaire général a tenu à préciser que le bureau politique du parti disposait d’un mandat l’autorisant à appuyer un des 19 candidats aux présidentielles de novembre et c’est ce que le parti entendait faire sans préciser le nom du candidat. Toutefois, certains dirigeants sont très proches de l’ex-Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, candidat à la présidence sous la bannière de Mobilisation pour le progrès d’Haïti (MPH) et tout laisse à penser que le PLB pourrait appuyer ce candidat.

C’est la deuxième manifestation de dissidence au sein de la plateforme INITE après le départ [de la plateforme INITE] de Jacques-Edouard Alexis, le choix initial à la présidence et après une volte face de dernière minute qui a permit à Jude Célestin d’évincer Alexis et d’être nommé candidat officiel à la succession de René Préval.

 

Haïti – Politique : Le MPN apporte son soutien à Jacques Edouard Alexis
HAITI LIBRE – 24/09/2010 14:34:06

Jules André Hyppolite, Coordonnateur national d’une nouvelle organisation politique, le Mouvement Populaire National (MPN) [issue de divergences au sein du parti Populaire National (PPN)] a annoncé hier lors du conférence de presse la naissance de son parti et l’appui au candidat à la présidence Jacques Edouard Alexis Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH). Le Réseau des jeunes des Gonaïves avait déjà annoncé, en début de semaine, son soutien au candidat Alexis.

 

RADIO METROPOLE – Vendredi, 24 septembre 2010 11:06

Bras de fer entre la Minustah et la justice haïtienne

Le juge instructeur Eddy Fortuné a émis un mandat d’amener à l’encontre de l’interprète de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Joëlle Rosefort, le 22 septembre dernier.

Mme Rosefort, soupçonnée de complicité pour homicide volontaire, avait refusé de répondre à une demande de comparution du juge d’instruction. L’employée de la base des casques bleus népalais devrait répondre aux questions relatives à l’assassinat de Gerald Jean Gilles le 18 août 2010. Cet jeune homme de 16 ans avait été pendu dans le baraquement des népalais du Cap Haïtien.

Les autorités judiciaires haïtiennes ont décidé d’ignorer la mise en garde du chef de la Minustah, Edmond Mulet arguant que Mme Rosefort jouit de l’immunité de juridiction. M. Mulet avait rappelé aux autorités gouvernementales et judicaires haïtiennes qu’en raison des termes de références entre l’Etat haïtien et l’ONU l’employée ne pouvait comparaître avant la levée de son immunité. Il avait indiqué avoir sollicité du secrétaire général de l’ONU la levée de l’immunité de Mme Rosefort.

Les autorités gouvernementales haïtiennes ont observé un profond mutisme sur ce dossier. On ignore si la ministre des affaires étrangères, Marie Michelle Rey, avait répondu à la correspondance de M. Mulet.

Le mandat d’amener autorise les policiers haïtiens à interpeller Mme Rosefort. Plusieurs personnalités, dont les sénateurs Kelly Bastien (Unité) et Edmonde Supplice Beauzile (Alternative) ont exigé la poursuite de l’enquête sur l’assassinat de Gerald Jean Gilles.

 

Déplacement de Bernard Kouchner en Haïti les 25 et 26 septembre 2010

DIPLOMATIE.GOUV.FR

Bernard Kouchner effectuera un déplacement en Haïti le samedi 25 et dimanche 26 septembre. Un peu plus de sept mois après la visite du président de la République, ce déplacement permettra de renouveler la solidarité active de la France en faveur de ce pays. Ce troisième déplacement du ministre à Haïti en un an sera également l’occasion de faire le point sur l’aide mise en œuvre par la France.

Lors d’un entretien avec le président René Préval, le ministre aura l’occasion d’assurer les autorités haïtiennes de l’action et de la solidarité continues de la France pour la reconstruction. Les engagements pris par le président de la République sont tenus et mis en œuvre sur le terrain : aide au rétablissement des capacités de l’État haïtien, aide à la relance du système éducatif, importants projets dans le domaine de la santé notamment.

Le ministre se rendra à l’Hôpital universitaire d’État d’Haïti, fortement endommagé par le séisme. Avec le ministre de la Santé d’Haïti et l’ambassadeur des États-Unis, Bernard Kouchner inaugurera les travaux de réhabilitation et de reconstruction du principal hôpital de Port-au-Prince. Ce projet de 50 millions de dollars sera réalisé en partenariat avec les Haïtiens et les Américains. Le ministre a signé avec Mme Clinton le 20 septembre 2010 un accord de partenariat pour la reconstruction de cet hôpital.

Lors d’une réunion de travail avec Ronald Baudin, ministre de l’Économie et des Finances d’Haïti, Bernard Kouchner signera une convention pour le versement de la deuxième tranche des 20 millions d’euros de notre aide budgétaire pour 2010. Un décaissement de cinq millions d’euros d’aide budgétaire directe avait été effectué dès le mois d’avril. Vingt autres millions sont prévus en 2011.

Dans la perspective des élections présidentielles et législatives qui se tiendront le 28 novembre, Bernard Kouchner rappellera le soutien de la France à la mission d’observation électorale de l’OEA et de la CARICOM (soutien financier et mise à disposition d’une quinzaine d’observateurs). Il importe que ces élections soient libres, transparentes et équitables.

Le ministre rencontrera des représentants de la communauté française et remettra la médaille du Ministère des Affaires étrangères et européennes aux agents de l’ambassade de France qui ont fait preuve d’un dévouement exemplaire depuis la catastrophe, en présence d’un détachement de gendarmes français de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti. Le ministre inaugurera par ailleurs les nouveaux bâtiments de l’Institut français de Port-au-Prince.

Enfin, Bernard Kouchner aura l’occasion de s’entretenir avec les principales ONG françaises présentes en Haïti, à l’occasion d’un diner de travail.

 

Deux haïtiens emprisonnés en Bolivie
HAITI LIBRE – 24/09/2010 12:58:41

Haïti - Social : Deux haïtiens emprisonnés en Bolivie

Deux ressortissants haïtiens, un homme et une femme, Dorvil Hugneau, 36 ans, et Brévil Marie Dominique, 25 ans ont été écroués à la prison de Palmasola (de Santa Cruz) en Bolivie. Maria Rivero, coordinatrice de l’unité des victimes spéciales du parquet de Santa Cruz à déclaré « lls sont détenu pour traite d’êtres humains, et encourent une peine de 8 à 12 ans de prison. »

L’affaire remonte à fin janvier, après le séisme, où les 2 haïtiens sont arrivés en Bolivie avec un groupe de 18 mineurs sur des visas touristiques. Le groupe, avait voyagé via le Panama et le Pérou où ils avaient été refoulé dans leur tentative de gagner le Brésil ont indiqué les sources judiciaires. La justice avait ouvert une enquête sur les deux ressortissants haïtiens en mars dernier, en même temps qu’elle prenait en charge les 18 jeunes.

Selon Margoth Vargas, le procureur en charge du dossier à Santa Cruz « les enfants et adolescents ont été acheminés par ces 2 individus jusqu’en Bolivie dotées d’un simple document signé par des avocats » Lors de l’arrestation des deux haïtiens, les enfants ont été pris en charge par l’organisme de Défense de l’Enfance de Santa Cruz, tandis que l’enquête se poursuit pour identifier les familles ou une possibilité d’adoption. Depuis mars, plusieurs enfants ont pu être réunis de nouveau avec leur famille en Haïti.

 

Haïti – USA : 360,000 dollars pour sauver le patrimoine local
HAITI LIBRE – 24/09/2010 13:17:17

Haïti - USA : 360,000 dollars pour sauver le patrimoine local

Vendredi dernier, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à la Citadelle La Ferrière (Milot, département du Nord) en présence de M. Patrick Delatour, Ministre du Tourisme, M. Daniel Elie, Directeur de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), et des représentants du gouvernement local, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth H. Merten au nom du gouvernement américain a remis officiellement à l’ISPAN, un chèque d’un montant total de 363.187 dollars américains concernant deux subventions.

Le premier financement d’un montant de 250.000 dollars vise à soutenir l’ISPAN d’inventorier et d’évaluer les dommages subis par les monuments historiques et des bâtiments à Port-au-Prince lors du tremblement de terre en réorganisant un bureau et en le dotant de l’équipement et de la main d’œuvre nécessaires afin de lui permettre de documenter systématiquement les dommages. 

Le second montant de 113,187 dollars vise à aider à la préservation de  la Citadelle La Ferrière et continuer les travaux précédemment  entrepris par le biais de subventions préalables.  Cette nouvelle subvention inclura des travaux comme : la réparation du toit de la Batterie Royale et la restauration de la Caserne militaire du Palais de Sans Souci.

Ce n’est pas la première fois, que le gouvernement américain travaille en partenariat avec l’ISPAN.  L’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a déjà œuvré avec l’ISPAN sur six projets pendant la dernière décennie, incluant la transformation de la vieille prison de Jacmel en un centre culturel et en effectuant des réparations d’urgence à l’ancien Grand Lycée de Port-au-Prince.

L’Ambassadeur à déclaré que « Les Etats-Unis partagent les vues de l’ISPAN à savoir que la sauvegarde du patrimoine d’Haiti pour les générations futures est primordiale pour le peuple haïtien et son identité haïtienne […] ces deux subventions représentent une partie de notre engagement et constituent notre manière de soutenir le gouvernement haïtien pour qu’il réalise son objectif qui est de protéger le patrimoine culturel pour tous les Haïtiens. »

 

ACTUALITES

23 Sep

EN VISITE AU SÉNÉGAL :

Un ministre haïtien salue l’accueil des 160 étudiants de son pays

LE SOLEIL, DAKAR / 23-09-10 

Le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique Evans Lescouflair, était en visite avant-hier à l’île de Gorée. Il a promis, à cet effet, de consolider les rapports de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre le Sénégal et son pays.

Après un accueil chaleureux, hier, au quai de l’Ile de Gorée, le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique a visité la maison des esclaves. Il était en compagnie du ministre conseiller des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, Lamine Bâ. L’hôte du Sénégal est revenu sur les liens de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre le Sénégal et Haïti. Il a salué le geste du président de la République, Me Abdoulaye Wade, d’accueillir en terre sénégalaise les étudiants haïtiens. « L’Etat du Sénégal a aujourd’hui favorisé le retour des fils de l’Afrique en Afrique. Me Wade nous a honorés en acceptant d’accueillir sur cette terre pleine d’histoire, 160 étudiants haïtiens. Un geste que nous ne pourront jamais oublier », a déclaré le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique. Le ministre a été également accueilli dans les locaux de la mairie d’Arrondissement de Gorée, après un détour sur la place publique où les populations ont exprimé le désir de recevoir les étudiants haïtiens. Il a reçu des cadeaux des conseillers municipaux et des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le titre Pèlerin Ambassadeur de Gorée lui a été décerné par le directeur de Cabinet du maire, Tidiane Camara. Manifestement fier de cette nomination, Evans Lescouflair a affirmé tout son engagement et soutien au gouvernement du Sénégal pour la réussite de sa mission. Le ministre haïtien a estimé que le dossier de coopération qui lie les deux nations a été une fois de plus pris en main par le pays hôte. Ainsi, Evans Lescouflair a rassuré le ministre des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République qu’il ne ménagera aucun effort pour accompagner l’Etat du Sénégal dans son élan de solidarité et de fraternité.

Il a, dans une formule imagée, affirmé que « la porte du voyage sans retour vient d’être ouverte à Gorée », avant de s’engager à participer pleinement au départ des 160 étudiants vers le Sénégal.

Sokhna DIOM

 

EN VISITE AU SÉNÉGAL :

Un ministre haïtien salue l’accueil des 160 étudiants de son pays

LE SOLEIL, DAKAR / 23-09-10 

Le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique Evans Lescouflair, était en visite avant-hier à l’île de Gorée. Il a promis, à cet effet, de consolider les rapports de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre le Sénégal et son pays.

Après un accueil chaleureux, hier, au quai de l’Ile de Gorée, le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique a visité la maison des esclaves. Il était en compagnie du ministre conseiller des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, Lamine Bâ. L’hôte du Sénégal est revenu sur les liens de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre le Sénégal et Haïti. Il a salué le geste du président de la République, Me Abdoulaye Wade, d’accueillir en terre sénégalaise les étudiants haïtiens. « L’Etat du Sénégal a aujourd’hui favorisé le retour des fils de l’Afrique en Afrique. Me Wade nous a honorés en acceptant d’accueillir sur cette terre pleine d’histoire, 160 étudiants haïtiens. Un geste que nous ne pourront jamais oublier », a déclaré le ministre haïtien de la Jeunesse, des Loisirs et de l’Action civique. Le ministre a été également accueilli dans les locaux de la mairie d’Arrondissement de Gorée, après un détour sur la place publique où les populations ont exprimé le désir de recevoir les étudiants haïtiens. Il a reçu des cadeaux des conseillers municipaux et des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le titre Pèlerin Ambassadeur de Gorée lui a été décerné par le directeur de Cabinet du maire, Tidiane Camara. Manifestement fier de cette nomination, Evans Lescouflair a affirmé tout son engagement et soutien au gouvernement du Sénégal pour la réussite de sa mission. Le ministre haïtien a estimé que le dossier de coopération qui lie les deux nations a été une fois de plus pris en main par le pays hôte. Ainsi, Evans Lescouflair a rassuré le ministre des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République qu’il ne ménagera aucun effort pour accompagner l’Etat du Sénégal dans son élan de solidarité et de fraternité.

Il a, dans une formule imagée, affirmé que « la porte du voyage sans retour vient d’être ouverte à Gorée », avant de s’engager à participer pleinement au départ des 160 étudiants vers le Sénégal.

Sokhna DIOM

 

Plainte pour viol contre le ministre Evans Lescouflair

 
P-au-P, 23 septembre 2010 [AlterPresse] — Une plainte pour viol a été déposée, au Parquet du tribunal de première instance de Port-au-Prince, contre le ministre haïtien de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Evans Lescouflair, a confirmé, ce jeudi 23 septembre 2010, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), dans un entretien accordé à AlterPresse.

Le RNDDH affirme avoir reçu, au début du mois de janvier, peu avant le tremblement de terre, un homme qui s’est déclaré victime de viol de la part d’Evans Lescouflair.

L’organisation indique l’avoir accompagné, dans sa démarche judiciaire, et aidé à porter plainte, finalement, au cours du mois d’aout 2010.

La victime présumée, qui s’est présentée comme un employé d’une organisation non gouvernementale dirigée par Lescouflair, prétend que le ministre a également procédé à des attouchements sexuels sur un adolescent de 16 ans, indique le Réseau National de Défense des Droits Humains.

Contacté, il y a quelques mois, par l’organisation de défense des droits humains, Evans Lescouflair a rejeté la version du plaignant, soutenant, pour sa part, qu’il s’agit d’un ex-employé qui a détourné, au sein de son organisation, « une très forte somme d’argent » et avec qui il aurait eu « une discussion très tendue », selon ce que rapporte le RNDDH.

Il s’agit d’ « un dossier très délicat » et « nous ne pouvons pas citer les noms » des concernés, souligne le RNDDH dans l’entretien accordé à l’agence AlterPresse.

L’organisation dit également condamner le fait que des sénateurs de la République aient divulgué des identités dans la presse.

Les sénateurs Youri Latortue, Edmonde Supplice Beauzile, Mélius Hyppolite, Jean Willy Jean-Baptiste et Jean William Jeanty ont, dans une conférence de presse, ce mercredi 22 septembre 2010, dénoncé le fait qu’aucune suite judiciaire n’ait été donnée à l’affaire. Ils ont aussi cité les noms des victimes présumées.

En aucun cas, ils ne devraient citer les noms des présumées victimes « même avec leur permission », souligne le RNDDH.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains dit, en même temps, espérer que le dossier suivra son cours et que le ministre éliminera les barrières administratives en se mettant lui-même à la disposition de la justice.

Selon le sénateur Latortue, le chef du Parquet, Harycidas Auguste, a déjà écrit au président René Préval pour lui demander d’autoriser le ministre à venir répondre aux questions des magistrats. Une loi en vigueur rendrait cette autorisation du chef de l’Etat obligatoire pour pouvoir interroger un membre de l’Exécutif et, éventuellement, exercer des poursuites judiciaires contre lui.

 

Haïti – Insécurité : Renforcement de la sécurité à Pétion-Ville
HAITI LIBRE – 23/09/2010 15:28:19

Haïti - Insécurité : Renforcement de la sécurité à Pétion-Ville

Jean-François Vézina, porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) a annoncé aujourd’hui une augmentation de ses effectifs et de ses opérations à Pétion-Ville.

« Les effectifs de police de l’ONU déployés à Pétion-Ville ont été augmenté de 25 à 40 policier depuis le 21 septembre » à déclaré le porte parole lors d’une conférence de presse, précisant que cette nouvelle disposition faisait partie d’un nouveau plan d’action afin de faire face aux actes criminels qui se sont multipliés ces dernières semaines [assassinat, kidnapping, agressions, vol, hold-up] dans ce secteur partiellement résidentielle à forte concentration commerciale.

Il a expliqué que dorénavant, avec l’application de ce nouveau plan, tous les véhicules et les personnes qui circuleront le soir à Pétion-Ville seront contrôlés. Souhaitons que ce renfort, qui est le bienvenu, permettra de réduire l’insécurité croissante à Pétion-Ville autrefois considéré comme une zone « relativement tranquille ».

 

Haïti – Élections : Qui est Axan Abellard ?
HAITI LIBRE – 23/09/2010 06:55:32

 Haïti - Élections : Qui est Axan Abellard ?

Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publiera des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Axan Abellard, ing. : (« Konbit Nasyonal pour Devlopman »)

Axan Abellard, ing. :
Axan Abellard (Axan D’Elson Abellard, pour l’état civil}, est né, le 20 avril 1952, dans un petit village du nom de Matthieu. Quoique situé dans la commune de Léogane, à quelques encablures de Port-au-Prince, ce village est évidemment dépourvu de toutes infrastructures et est très peu connu.

La petite enfance d’Axan Abellard se déroule dans un univers paysan avec un horizon de champs qu’il parcourt pieds nus comme pour mieux s’imprégner de la terre du pays si généreuse et la plupart du temps si mal gérée. La mère d’Axan est seule à s’occuper de son fils puisque ses parents se sont séparés. Il n’avait que deux ans, à l’époque. Axan Abellard grandit comme ces centaines de milliers d’enfants des modestes familles monoparentales de l’en dehors oublié. Il a vite développé du respect pour sa mère qui devait travailler autant que les hommes en même temps qu’elle était totalement au service de son fils pour lui assurer la sécurité nécessaire et lui donner toute l’affection du monde.

A l’âge de cinq ans, Axan Abellard est confié à son père qui s’était installé auparavant dans la périphérie de Port-au-Prince. La séparation est, cela va de soi, extrêmement douloureuse pour le jeune enfant et pour la mère, mais il fallait bien faire quelque chose du petit Axan. D’ailleurs, le père, Alexandre Abellard, commence déjà à se faire connaitre dans le milieu culturel et artistique de la capitale.

Le petit Axan est bien vite scolarisé. D’abord à la section primaire du Lycée Alexandre Pétion, puis à l’école Hermann Héraux à Martissant. Sa vie est celle d’un garçon de la petite classe moyenne des grandes agglomérations. Après avoir vécu à Carrefour, son père déménage pour s’approcher un peu plus du cœur de Port-au-Prince. Ainsi Axan Abellard a habité le quartier de Bolosse, celui de la cathédrale et enfin la ruelle Alerte au quartier du Bas peu de Choses.

Ce n’est pas la misère, mais les ressources sont limitées à la maison. L’apprentissage de la vie pour le jeune enfant commence avec la fréquentation des petits fonctionnaires, des artisans et des petites commerçantes. Le frottement permanent avec ces populations vulnérables, qui vivent d’activités et d’emplois précaires et qui ont l’habitude des fins de mois difficiles, permet à Axan, encore jeune, de s’attacher aux travailleurs pauvres des villes. Il prend conscience de la place et de l’importance du travail dans la communauté. Sa manière de sublimer l’effort l’aide à réussir son immersion dans la grande capitale. Ce qui ne manque pas de rejaillir sur ses résultats scolaires. Pour le bonheur des ses parents et des ses proches, Axan Abellard est un élève très appliqué. Il passe avec succès son certificat d’études primaires. Ce qui n’étonne personne puisqu’il a toujours été le meilleur des classes qu’il a fréquentées.

L’école est aussi le prolongement de son quartier. Axan Abellard n’a fréquenté que des écoles nationales. Ses condisciples viennent du même milieu modeste que lui et sont tous conscients de la nécessité de préparer leur avenir et celui du pays par la réussite à l’école. Dans les préaux, les jeux de compagnonnage entre enfants n’empêchent pas que le spectre du survisme reste une réalité. Le caractère volontariste d’Axan Abellard prend forme à partir de ce moment. Les enfants, autour de lui, rêvent à force de séduisantes images des pays riches du Nord et prennent le pari de vivre, un jour, dans un pays moderne. Pour Axan Abellard, issu d’un milieu qui a développé des capacités de survie singulières, les changements rêvés dans la société passent par l’acharnement au travail bien fait jusqu’à la satisfaction de l’excellence.

Au cycle secondaire, Axan Abellard garde le cap de l’excellence. Il passe son baccalauréat première partie comme élève du Lycée Toussaint Louverture. Pour sa dernière année de scolarisation classique, il fréquente le Centre d’Etudes Secondaires, école réputée pour son enseignement des sciences exactes, particulièrement les mathématiques, matière de prédilection d’Axan Abellard. En réalité, il est passionné de mathématiques et ses connaissances en la matière sont largement supérieures à celles de ses condisciples.

Sans surprise, il passe le concours d’entrée à la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti en 1971. Toujours appliqué et responsable, il se fait rapidement remarqué par ses professeurs. Etudiant en deuxième année, on lui confie la charge de moniteur de travaux dirigés en mathématiques à l’intention de ses collègues en première année. Il assume ces lourdes responsabilités avec compétence sans que ses propres études en pâtissent.

La promotion 1971-1975 de la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti accueille aussi deux autres étudiants doués pour les mathématiques. Il s’agit de Frantz Verella et de Auguste Paquiot. Une décision sans précédent dans l’histoire de la Faculté leur permet de s’épanouir avec leur passion et de consolider leurs connaissances en mathématiques. En effet, le décanat de la Faculté a fait venir des professeurs de la France pour offrir à ce trio d’étudiants un programme complémentaire en mathématiques. Comme ses deux collègues, Axan Abellard est reçu, à la fin de son premier cycle d’études universitaires, ingénieur civil et licencié es mathématiques.

Immédiatement après la fin de premier cycle, Axan Abellard part se spécialiser en France, au bénéfice d’une bourse de perfectionnement de l’Etat français. Il est admis à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics où l’enseignement est réputé de très bonne qualité. Comme la plupart des jeunes ingénieurs, Axan s’enthousiasme pour les Ponts et Chaussés, une école de grande notoriété internationale et classée parmi les meilleures au monde dans son domaine de formation. Y accéder relève d’un énorme pari.

Il prend la décision de partir à la conquête du meilleur. Il s’inscrit en maitrise de mathématiques à la faculté de Paris VII et dès le mois de décembre, il quitte l’Ecole Spéciale des Travaux Publics pour se concentrer sur la préparation du concours d’entrée à la célèbre école Ponts et Chaussées.

Pari réussi pour Axan Abellard puisqu’il intègre, l’année académique suivante, soit en 1976, l’école Ponts et Chaussées. Il est reçu en deuxième année où son application et l’habitude maitrisée du travail bien fait lui permettent de s’intégrer au groupe et de briller. En 1978, il rentre au pays, prêt à se mettre au travail et légitimé par ses deux nouveaux titres : un diplôme d’ingénieur des Ponts et Chaussées et une maitrise en Sciences mathématiques.

De retour en Haïti, Axan Abellard intègre la fonction publique avec la ferme conviction que le développement, tant souhaité et rêvé de son pays ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies, passe par un programme d’interconnexion de tous les coins d’Haïti. Le véritable frein au décollage économique du pays réside dans l’isolement de certaines régions du pays. Ce qui a pour corollaire de favoriser la concentration de toute la population économiquement active dans les grandes villes et particulièrement à Port-au-Prince. Cette lutte devient son engagement qu’il traduit par la formule : La route du développement passe par le développement des routes. C’est son exigence et la rampe de lancement de toutes les entreprises professionnelles et politiques auxquelles il se consacre.

Au moment de sa prise de fonction au Ministère des Travaux Publics Transport et Communication, l’Etat haïtien travaille à la réalisation de grands travaux d’infrastructures dans le département du Nord. Ce projet concerne la reconstruction de la route de la Plaine du Nord ainsi que le Pont Neuf (ancien pont Florvil Hyppolite). Axan Abellard souhaite de tout cœur mettre ses compétences au service de ce projet. Il insiste auprès de ses supérieurs et arrive à les convaincre. En 1979, il rejoint l’équipe sur place avec un mandat de supervision des travaux.

Il passe deux années sur le terrain avant de revenir à Port-au-Prince pour occuper, pendant une année, les fonctions de directeur technique du Service de Construction et de Supervision au Ministère.

A partir de 1982, Axan Abellard commence à prendre en compte d’autres problèmes concrets auxquels sont confrontées quotidiennement les populations haïtiennes. Au-delà de la nécessité de percer des voies d’accès, de désenclaver le pays en dehors, il faut engager le pays sur la voie de la production de richesses qui puissent profiter à tous. Conscient d’une certaine sinistrose dans les secteurs productifs du pays, Axan Abellard accepte de se mettre au service d’une entreprise publique active dans l’agro-industrie. En même temps, l’ingénieur retourne, à trente ans, sur la terre de ses racines. Mieux que quiconque, il a l’amour de cette région et connait les rêves permis et les espoirs mal exprimés de ses habitants.

L’Etat haïtien lui confie la responsabilité d’achever la construction de l’Usine Sucrière de Darbonne en vue d’accroitre la production de la canne et de favoriser son transport. Le cahier de charge est lourd puisque concrètement la mission d’Axan Abellard consiste à multiplier le rendement de l’usine par dix en faisant passer la production de la canne de 30.000 tonnes annuelles à 300.000 tonnes. Il occupe le poste de Directeur Général adjoint de l’usine.

En acceptant ce défi, Axan Abellard se rend compte que ses compétences d’ingénieurs lui permettront, certes, de mettre en œuvre des chantiers de drainage, d’irrigation et de construction du réseau routier de la Plaine de Léogane ; mais qu’ils ne lui permettront pas d’assurer efficacement la gestion de l’usine. En conséquence, il suit des cours à l’INAGHEI et obtient un certificat en gestion des petites et moyennes entreprises.

A la fin de son mandat à l’Usine Sucrière de Darbonne, le Ministère des Travaux Publics Transports et Communication fait face à d’énormes difficultés dans la mise en œuvre et dans la gestion des projets d’aménagement d’infrastructures routières financés par des agences de développement international, notamment la Banque Interaméricaine de Développement et la Banque Mondiale. Axan Abellard est rappelé au Ministère pour lancer le projet d’unité d’exécution des routes agricoles et pour mettre en place un nouveau service de construction des routes dont il devient le directeur. Il travaille dans l’urgence et avec méthode. Quatre mois après sa prise de fonction, la Banque Interaméricaine de Développement exprime, par une correspondance au Ministre des Travaux Publics, son entière satisfaction et la reprise d’un partenariat serein et basé sur la confiance.

Après le retour à la normalité, le Ministère des Travaux Publics libère Axan Abellard qui retrouve ses fonctions de Directeur Général-adjoint puis de Directeur Général de l’Usine Sucrière de Darbonne. Son mandat est de continuer le programme initié deux ans auparavant, soit accroitre la productivité de l’usine. Le projet est ambitieux et pour atteindre les objectifs de production fixés, il faut construire 40 kilomètres de routes vicinales, 80 kilomètres de canaux d’irrigation et 60 kilomètres de canaux de drainage.

Suite à la chute du régime des Duvalier, le pays s’embrase. L’allégresse des premiers moments se mue en assainissement radical des agences gouvernementales, des ministères et des entreprises publiques. Axan Abellard reste en poste mais doit faire face à des actions répétées de sabotage. Impuissant, il démissionne de son poste de Directeur Général de l’usine. Il convient aussi de souligner ce fait rare et insolite : quelques temps après sa démission, deux camions d’employés de l’usine sont venus manifester jusque chez lui pour lui demander de revenir reprendre la direction de l’usine. Axan Abellard refuse. Sa décision de tourner dos à la fonction publique pour se consacrer au développement de projet entrepreneurial est prise. Une page se tourne et l’envie d’être au service du pays ne change pas.

Fort de son expérience de responsable au premier plan de la gestion d’une entreprise publique, Axan Abellard a compris que l’instabilité politique et le manque de prévisibilité empêchent le pays de réaliser pleinement son potentiel de développement. La crise générée par la transition démocratique post 1986 a mis à mal le fonctionnement des entreprises publiques.

Axan Abellard s’engage dès 1987 dans le développement du secteur privé, conscient que les Petites et Moyennes Entreprises constituent, partout dans le monde libéral, la colonne vertébrale de l’économie et de la création d’emplois. Il réunit autour de lui les compétences nécessaires pour créer le CECOM (Centre d’Etude Caribéen des Ouvrages et du Management)

Consultants S.A. En sa qualité de bureau de consultation, le CECOM a participé, entre autres, à l’étude de réorganisation du Ministère des Travaux Publics Transports et Communications et honoré des contrats d’études et de supervision pour la construction de routes, de ponts, d’abattoirs, de laboratoires, de bureaux, de systèmes d’adduction d’eau potable et de réseaux d’irrigation.

En 1997, le CECOM Consultants S.A utilise les services de 40 ingénieurs, de 20 dessinateurs et de 20 topographes. Il occupe désormais, en importance et en nombre de salariés, la première place parmi les entreprises de ce type. Axan Abellard en est le PDG.

Le succès du bureau d’études lui permet de monter et de préparer, en 2001, l’opération d’acquisition de l’EATT (Entreprise d’Aménagement de Terrain et de Travaux) spécialisée dans la construction des routes, des systèmes d’irrigation et d’adduction d’eau potable. EATT a été très présente dans les départements du Nord-Ouest, de l’Artibonite et de la Grand’Anse. Depuis 2002, Axan Abellard en est le PDG.

La transmission des compétences reste pour Axan Abellard une gageure. A côté de ses lourdes responsabilités, il a toujours pris parti pour la formation des jeunes. De 1978, date de son retour au pays fraichement diplômé des Ponts et Chaussées, jusqu’en 1990, il a accompagné, en qualité de professeur, les étudiants des facultés de Sciences et d’Agronomie de l’Université d’Etat d’Haïti. Parallèlement, il a enseigné à l’Institut Supérieur de Technologie d’Haïti.

Il abandonne ses chaires pour se consacrer à la création puis à la gestion de l’Ecole Supérieure de Technologie d’Haïti (ESTH) connue sous l’appellation commerciale Axan Abellard et Associés (3A). Après avoir formé plus de 300 ingénieurs, l’ESTH, en partenariat avec l’Institut Franco-Caribéen, s’est spécialisée dans la formation continue des ingénieurs dans les domaines de construction et d’entretien des routes.

L’implication d’Axan Abellard dans le développement de son pays est forte puisqu’il a choisi de se mettre en situation de transversalité. Il a travaillé à des postes de responsabilité dans le public et dans le privé. Il a arpenté, tout en menant en parallèle ses activités d’enseignant à l’université, les secteurs économiques primaire (dans le développement rural), secondaire (gestion d’entreprise industrielle) et tertiaire (montage et gestion de cabinets de service).

La route du développement passe par le développement des routes est le credo d’Axan Abellard. Mais c’est surtout la métaphore de son engagement auprès des autres. Homme de réseau, il s’engage avec et pour les autres. Développer des routes revient à jeter des passerelles entre les femmes et les hommes de ce pays pour rendre possible la mutualisation des idées et des actions nécessaire au développement du pays. Axan Abellard fait partie de ceux qui sont convaincus que la réduction de la pauvreté exige que tout le monde se mette au travail pour créer des richesses et procéder à leur juste répartition.

Depuis les années 1990, il siège au Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce Franco-Haïtienne et en assure la présidence en 1997. Homme d’ouverture, il veut marcher avec les autres, avec tout le monde pour jeter les bases d’un modèle de développement culturel, économique et social qui est précisément censé faire table rase des appartenances héritées pour reconstruire l’espace public selon les seules exigences de la raison. Cela va de soi que le pays ne saurait se stabiliser en l’absence de desseins collectifs favorisant la définition d’objectifs de vie partagés.

Un aspect moins connu de la vie d’Axan Abellard est son engagement politique dans le sens militant du terme. A partir de l’année 1999, il accorde de plus en plus de temps et de ressources à la construction et à la consolidation des regroupements politiques porteurs de projets inclusifs pour ses compatriotes. Volontairement, Axan Abellard a refusé l’imposture de la visibilité pour ne pas transformer son engagement en perversité. Sa disponibilité pour accompagner l’émergence d’une pratique moderne de la politique en Haïti est intacte et se renforce de jour en jour. Tout comme sa carrière professionnelle, son parcours en politique est marqué par l’apprentissage, le compagnonnage, l’action concertée et le sacrifice de son individualité au profit de la communauté.

Il n’est pas moins important de mettre en évidence la foi chrétienne d’Axan Abellard. Il est membre d’une communauté unie par des valeurs morales et religieuses. Par contre Axan Abellard a toujours refusé le sectarisme et l’intégrisme. Sa pratique de la foi chrétienne est absolument œcuménique et ouverte sur toutes les religions du monde. Non seulement par tolérance ou par coquetterie intellectuelle mais surtout par conviction que les différences religieuses et culturelles constituent une richesse pour la compréhension du monde.

Axan Abellard est veuf. Sa femme Nicole Bartley Abellard est morte dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010 à l’Eglise sur le rocher de Delmas. Il est père de deux enfants, Axan Junior Abellard et Allan Abellard, qu’il élève dans le respect de toutes ces valeurs qui lui ont permis de vivre, de travailler et d’entreprendre dans ce pays sans que sa dignité et son honnêteté n’aient été jamais compromises.

HaïtiLibre invite les candidats agréés à nous contacter pour nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 

Sans de bonnes élections pas de reconstruction
HAITI LIBRE – 23/09/2010 11:35:43

Haïti - Politique : Sans de bonnes élections pas de reconstruction

Lors de la dernière conférence de presse des Nations Unies en Haïti [16/09/2010], Edmond Mulet, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la Minustah a mis les point sur les «i» en rappelant pour commencer la position des États membres qui se sont exprimés au Conseil de Sécurité qui s’est tenu début septembre.

« Je dois dire qu’il y a un aspect qui a fait l’unanimité de tous les participants, des 26 Etats membres. C’est l’importance d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles le 28 novembre de cette année. Tout cela naturellement pour mettre en place un gouvernement légitime à partir du 7 février de l’année prochaine. Tous les intervenants ont fait le lien crucial qui existe entre la reconstruction du pays et la présence d’un gouvernement et d’une assemblée nationale disposant d’une légitimité que seules les urnes peuvent apporter. En effet, seules des institutions fortes, qui ont l’appui du peuple haïtien, seront à même d’assurer le leadership qui sera requis pour la reconstruction du pays. »

Répondant à la question d’un journaliste lui demandant s’il n’y avait pas « une sorte de priorisation des élections par rapport à la reconstruction » le chef de la Minsutah à précisé « Ce n’est pas une priorisation. La reconstruction du pays est très importante. C’est vital. Mais il y a aussi le consensus de tout le monde. C’est unanime que sans élections, sans un gouvernement légitime sur place, la reconstruction ne pourra pas être faite comme il faut. Il faut avoir sur place un gouvernement légitime. On a vu déjà dans le pays, dans le passé, à plusieurs reprises, que quand il y a des gouvernements intérimaires, des gouvernements provisoires, rien ne se passe. Tout s’arrête. Même les investisseurs nationaux veulent avoir sur place un gouvernement légitime. Et la communauté internationale aussi attend toujours l’arrivée d’un président élu, d’une assemblée nationale élue pour pouvoir travailler à moyen et à long terme.

C’est pour cela que c’est très important que le 28 novembre le peuple haïtien participe aux urnes afin d’élire les candidats de leurs choix au niveau de la Présidence, du Sénat et de la Chambre des députés. Puis le 7 février de l’année prochaine, avoir un nouveau gouvernement. Sur cette base la reconstruction du pays pourra vraiment avancer de façon plus rapide. S’il n’y a pas de gouvernement installé, issu d’élections démocratiques dans le pays, je ne vois pas comment les bailleurs de fonds, la communauté internationale, les investisseurs privés pourront venir travailler en Haïti, créer des emplois et générer le développement du pays. Même si la reconstruction est vraiment une priorité pour tout le monde, la stabilité politique et sociale dans le pays l’est aussi. C’est une seule médaille avec deux faces : la reconstruction et le processus démocratique. »

L’enjeu est clair et la pression de l’internationale sans équivoque, l’objectif de la prochaine élection dépasse les seuls aspects politiques. Ce que devra décider le peuple haïtien par les urnes c’est l’avenir de la reconstruction d’Haïti, une lourde responsabilité lorsque l’on sait que la plupart des électeurs ne sont pas en mesure de comprendre la portée de leur vote au delà de l’appui à un(e) candidat(e).

Restera à savoir, une fois connu les résultats de ces élections, comment la communauté internationale définira les notions de : « gouvernement légitime, d’élections démocratiques, d’élections crédibles, libres et transparentes » et surtout ce qu’en pensera la population et comment elle réagira.

 

Haïti : Des projets mais pas de fonds

 

Souligne le nonce apostolique, huit mois après le séisme

ROME, Jeudi 23 septembre 2010 (ZENIT.org) – L’Église a « de très nombreux projets » pour la reconstruction d’Haïti, ravagé par le tremblement de terre du 12 janvier dernier, mais les réaliser sera difficile à cause du manque de financements, souligne Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique dans le pays.

Dans un entretien à l’agence Fides, le représentant pontifical parle d’une situation humanitaire « toujours grave », précisant que « plus d’un million de personnes déplacées vivent encore dans des camps de fortune qui, au lieu de diminuer, augmentent.

« Même les pauvres qui viennent des provinces en quête d’une assistance ou d’un emploi viennent grossir les camps », a-t-il souligné. 

« On voit tant de nouveaux camps de fortune sur les collines, dans la partie nord de Port-au-Prince, probablement par peur des inondations qui, grâce à Dieu, n’ont pas eu lieu pour l’instant », a-t-il ajouté. 

Aucun ouragan n’a touché le pays et il n’y a pas eu de longues pluies torrentielles, et donc pas d’inondations ».

Selon Mgr Auza, « Une solution qui puisse résoudre le problème des déplacés semble introuvable ». « Le premier camp provisoire installé par le gouvernement et par la communauté internationale au nord-est de la capitale semble avoir échoué dans ses objectifs, par manque de services et de tant d’autres choses ».

Selon le nonce, « la meilleure solution est celle du Catholic Relief Services (CSR), autrement dit ramener les familles dans leurs communautés d’origine, dans leurs quartiers, là où se trouvaient leurs maisons ». 

« Le CRS construit des maisons provisoires qui sont affectées à ceux qui habitaient déjà là. Construire des maisons définitives n’est pas à l’ordre du jour, cela serait d’ailleurs trop coûteux et ni le gouvernement ni la communauté internationale ne sont dans l’obligation de le faire, du moins en cette période d’autres grandes nécessités. Cela dit, il y a des ONG qui essaient de construire des maisons en dur ».

Le nonce apostolique a également reconnu que « la reconstruction proprement dite » n’a pas encore commencée en Haïti. « L’Etat a déjà délimité le centre-ville de Port-au-Prince, presqu’entièrement détruit par le tremblement de terre, et le futur nouveau centre gouvernemental, où seront construits les bâtiments de l’État, les ministères, etc. Mais les projets ne sont pas encore bien définis. Dans la zone concernée, se trouve aussi le site de la cathédrale, qui a été détruite ». 

« L’Église, quant à elle, a beaucoup de projets, mais les constructions n’ont pas encore commencé. Nous espérons pouvoir lancer les premiers projets, comme la reconstruction du grand séminaire national, à l’occasion du premier anniversaire du tremblement de terre ».

«En attendant, les séminaristes sont accueillis dans de grandes tentes semi-permanentes qui peuvent durer des années. Nous espérons que d’ici trois ans nous aurons un nouveau grand séminaire ». 

Le 28 novembre prochain des élections présidentielles, parlementaires et locales auront lieu en Haïti. 

« Les problèmes politiques (comme le boycottage de l’opposition) et logistiques (par exemple l’enregistrement des électeurs et la remise des cartes d’identité) sont immenses », a reconnu Mgr Auza, « mais Haïti et la communauté internationale estiment que, malgré les circonstances, il doit y avoir des élections pour consolider la stabilité politique ».

 

L’ED’H veut se relever grâce à la SONAPI et un nouveau financement de la BID

P-au-P, 23 sept. 2010 [AlterPresse] — L’Électricité d’Haïti (ED’H) veut attirer les clients potentiels que représentent les parcs industriels, grâce au soutien de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), selon son directeur général, Serge Raphaël.

« Ce sont des clients privilégiés, des clients qui paient, et nous irons les chercher grâce aux efforts du gouvernement et de la BID », a-t- il déclaré lors d’un échange, mercredi 22 septembre, avec des journalistes, après la signature d’un accord de financement additionnel en faveur de l’EDH.

L’accord, d’un montant de 14 millions de dollars américains, a été paraphé par le ministre des Finances, Ronald Baudin, et le représentant résident de la BID en Haïti, Edouardo Almeida.

Il s’ajoute à un précédent financement de 18 millions de dollars pour la réhabilitation du réseau électrique dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Cela nous permettra de fournir du courant électrique dans la zone de Tabarre (au nord de Port-au-Prince) mais surtout dans la zone industrielle, à la SONAPI (Société Nationale des Parcs Industriels) », a expliqué Serge Raphaël.

Le nouveau montant de 14 millions de dollars sera employé « à la mise en place d’une sous-station électrique à Tabarre et [permettra] de prendre en compte les besoins de réhabilitation du réseau électrique dans la zone métropolitaine », a précisé le ministre Baudin.

La sous-station de Tabarre sera prête d’ici 9 mois à 1 an, a promis le directeur de l’EDH.

Cela « va soulager le rendement de 9 autres sous-stations qui sont en très mauvais état, a-t-il souligné.

Raphaël a, par ailleurs, fait état de financements de l’ordre de 8 à 10 millions de dollars du gouvernement américain pour la réhabilitation des 4 sous-stations principales de la zone métropolitaine.

Une partie du réseau de Léogâne (dans la périphérie sud de la capitale) bénéficiera, de son côté, d’un soutien de 3 millions de dollars d’une compagnie coréenne pour sa reconstruction. Ce montant financera en même temps une ligne de courant qui sera connectée directement à la SONAPI, a annoncé le directeur de la compagnie d’électricité.

Apres le tremblement de terre, l’EDH avait déclaré avoir besoin de 39 millions de dollars pour réhabiliter le réseau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Trente circuits électriques sur trente-deux ont ainsi été réparés.

Toutefois, « des pannes répétées » continuent d’empoisonner le réseau, et « il reste encore beaucoup à faire », nuance le directeur de l’entreprise publique.

Tout en déplorant que « L’EDH ait perdu 55% de sa production », il a annoncé « une nouvelle politique [qui] consiste à réhabiliter [le réseau de la compagnie d’électricité], améliorer sa production, réduire les pertes commerciales en poussant les clients à payer, donner davantage de compteurs et amener les pertes techniques plus près de la norme internationale, soit à 10%.

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Haïti – Agriculture : Oeufs, volailles, cheptels, production déficitaire
HAITI LIBRE – 23/09/2010 12:50:37

Haïti - Agriculture : Oeufs, volailles, cheptels, production déficitaire

En dépit des énormes potentialités, la production nationale n’arrive toujours pas à couvrir les besoins des populations en produits laitiers, en œufs et en découpes de viandes de volailles. Chaque année, Haïti importe de plus en plus de produits laitiers environ 36 millions de dollars d’œufs et 12.5 millions de dollars de poulets [dont 90 % en pièces découpées]. La libéralisation adoptée depuis 1986 a entravé le développement de la production nationale dont plus de 90 % proviennent d’exploitations agricoles familiales.

Le défi majeur du développement de l’élevage en Haïti est l’alimentation du cheptel, en particulier celle des porcs et des volailles. La disponibilité en grains et fourrage provenant de la production agricole est nettement insuffisante pour satisfaire aux besoins alimentaires de ces espèces. L’accès aux aliments concentrés importés de la République Dominicaine est surtout limité par les quantités disponibles sur le marché national et le pouvoir d’achat de la majorité des éleveurs haïtiens qui disposent de revenus de plus en plus faibles ces dernières années à causes, entre autres, des nombreuses pertes dues aux maladies.

Pour relever ce défi, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) étudie actuellement la possibilité d’importer de l’Argentine les ingrédients nécessaires à la fabrication en Haïti de d’aliments de bétail. L’objectif poursuivi est de rendre le poulet haïtien compétitif face au poulet importé en subventionnant la fabrication d’aliments de bétail par des usines nationales. En plus des actions en cours de réalisation, deux importants projets de production d’œufs de table et de pondeuses vont démarrer prochainement avec un financement de l’État haïtien:

  • Un premier projet de production d’œufs de table pour un financement de 9 millions de gourdes (environ USD 225 000) qui prévoit l’implantation dans chaque département d’unité de 300 poules «Leghorne»;
  • Un second projet de 5 000 pondeuses pour un financement de 15 millions gourdes (environ USD 375 000) prévoit l’implantation de 10 unités de 50 poules «Rhodes Island et Plymouth Roca» dans chaque département.

Cette année, la situation du cheptel est moins favorable par rapport à celle de l’année dernière. L’effet conjugué du séisme et des maladies ont occasionné une diminution des effectifs. Le cheptel bovin a été le plus affecté par le tremblement de terre, beaucoup d’animaux ont été tués par l’effondrement des maisons ou emportés par des éboulements et des glissements de terrain. Une des conséquences du séisme a été le retardement des campagnes de vaccination des volailles et des bœufs. L’achat des vaccins a été différé au profit de l’importation de médicaments pour soigner les blessés du séisme.

Concernant le cheptel porcin et les volailles, ce sont l’effet des maladies et l’insuffisance d’alimentation qui ont été surtout la cause de la diminution des effectifs. La maladie de Teschen couvre presque tout le pays et cause des pertes importantes pouvant atteindre 40 % des effectifs porcins. La non disponibilité de vaccin contre cette maladie fait peser une lourde menace sur l’élevage porcin en Haïti. La peste porcine classique et la maladie de Newcastle qui sévissent depuis des décennies ne sont pas encore totalement contrôlées pour des raisons liées à l’insuffisance des moyens disponibles.

La recrudescence de ces maladies s’est traduite par des ventes des animaux sains sur les marchés plus élevées que d’habitude notamment de porcs et de volailles. Par contre, les ventes de chèvres répondaient davantage à une décapitalisation des ménages ruraux afin de payer les frais d’acquisition des intrants et de la main-d’œuvre agricole de la saison agricole de printemps.

 

Les tracas d’Aristide seront-ils éternels en Haïti ?

AGORA VOX / 23-09-10

OBAMA, WE NEED HELP

 Il faut souvent attendre un grand malheur ou la rumeur d’un rappeur aux ambitions présidentielles[1] pour parler d’Haïti. A quelques mois des élections haïtiennes, il peut être utile d’évoquer la figure d’un ancien chef d’Etat de cette petite république et le parcours chaotique qui fut le sien.

"Les gens riches de mon pays, un infime pourcentage de la population, sont assis devant une vaste table débordant de bonne nourriture, tandis que le reste de cette population, donc une majorité d’haïtiens, sont entassés sous cette table, dans la poussière, le dos courbé et affamés. Un jour ce peuple se lèvera et demandera justice."

Nous étions au tout début de l’année 1990 et cette déclaration était faite par le prêtre haïtien Jean-Bertrand Aristide, qui allait devenir président de ce bout d’île des Caraïbes quelques mois plus tard.

Dans un pays durement éprouvé par trente années de Duvaliérisme et où 50% de la richesse et 75% des terres arables appartenaient à 1% de la population, il était à prévoir que le discours du prêtre serait entendu. Et nombreux voulurent croire qu’il deviendrait réalité. Mais il était aussi évident que certains ne tolèreraient pas longtemps cette volonté, sincère ou non, d’aider la majorité des haïtiens, donc près de dix millions de pauvres.

Début des tracas d’Aristide

Inévitablement sept mois après son élection, Aristide était débarqué par l’élite haïtienne, exaspérée apparemment par son trop-plein d’humanité, et remplacé par un militaire, le Lieutenant Général Raoul Cédras. Les Etats-Unis emmenaient le président haïtien en exil dans leur beau pays, dirigé à l’époque par Georges Bush père. Il parait que ce serait justement les Etats-Unis qui auraient téléguidé toute l’affaire. Il parait…

Naturellement on pourrait à juste titre s’étonner qu’un si petit pays soit une préoccupation pour les Etats-Unis. Mais ce serait un peu vite oublié que le 1% de la population haïtienne très riche avait sans doute des liens de "sang" et d’intérêts au Nord, et surtout qu’un début d’émancipation en faveur de miséreux aurait pu donner des idées à d’autres pays. Et cela, quelque soit la longitude, était impensable.

Ce qui s’était passé quelques années plus tôt au Burkina Faso[2], et dont Paris était l’instigateur, avait d’ailleurs d’étranges ressemblances avec ce putsch, si l’on veut bien admettre que son organisateur était à Washington. Et dans le cas africain, il est n’est pas surprenant de constater que le bénéficiaire de cette expédition sanglante est depuis tenu en haute considération par Paris, tandis qu’à Washington, on ne se fait, même officiellement, aucune illusion sur le personnage. A chacun ses enfants turbulents et comme des presbytes, nos pays riches ne voient bien que ce qui est loin. Le début de la vieillesse sans doute.

Retour vers Haïti et Aristide

En 1994, après son éloignement forcé aux Etats-Unis, Aristide était remis dans son fauteuil par ceux-là même qui l’en avaient retiré. Ou presque. Bill Clinton avait remplacé Bush père. Mais désormais il ne devait plus être question d’avancées sociales en Haïti. Contraintes ou convictions, Aristide se convertissait peu à peu au libéralisme, ce qui lui permit au moins de finir son mandat sans coup de pétoires.

René Préval lui succédait en 1996. Dès lors et sans doute pour le plus grand bonheur de certains, les rares avancées sociales qu’avaient amenées Aristide et qui étaient encore appliquées furent supprimées.

Second épisode pour Aristide : En 2001, il revenait au pouvoir mais à la faveur d’élections boudées par les haïtiens, qui ne se déplacèrent plus avec la ferveur des années 90. Les fraudes électorales survenues lors des élections législatives quelques mois auparavant avaient laissé des traces.

Mais quoiqu’il en soit de la politique d’Aristide, elle ne plaisait toujours pas, et un beau matin de février 2004 il était de nouveau débarqué : les Etats-Unis lui payait un allé simple pour la République Centrafricaine. Cette fois la France participait aux frais de voyage. Aristide était alors devenu un horrible dictateur aux yeux de la communauté internationale.

Drôle d’ironie tout de même : Jean-Bertrand Aristide pouvait dès lors s’honorer d’une prise de conscience occidentale envers sa personne et sa supposée cruauté, que près de trente années de dictature sanglante des Duvalier[3] et des tontons macoutes n’avaient jamais provoqué, si ce n’est à la fin du règne du fils de famille. Et encore. Comment, après cela, prendre au sérieux les convictions de nos grandes démocraties ?

Les élections de novembre 2010 vont-elles changer la donne ?

Le tremblement de terre[4] qui a dévasté Port-au-Prince, la capitale, le 12 janvier dernier, n’a pas modifié grand-chose dans la soumission de ce confetti de république. Au contraire. Et le leadership que se sont octroyés les Etats-Unis après cette catastrophe pourrait bien n’être que la continuation de cet assujettissement.

Toutefois l’occupation US du terrain après ce séisme (de nombreux marines sont d’ailleurs toujours installés sur l’île pour le maintien de l’ordre et l’aide humanitaire), quoique ressentie brutalement par la population, peut être interprétée de deux façons radicalement différentes.

Soit les Etats-Unis se servent de leur position actuelle pour imposer le pouvoir qu’ils décideront lors des prochaines élections présidentielles, et bien sûr la politique qui leur conviendra. A ce jeu, le peuple haïtien sera très certainement perdant.

Deux siècles d’histoires états-uniennes dans cette région du monde (l’indépendance d’Haïti date de 1804), dont les péripéties d’Aristide n’en sont qu’un épisode, ne laissent que très peu d’incertitudes et plaident en faveur de cette alternative évidemment.

Mais il existe une autre voie et donc une autre option : Et si cette installation impatiente d’après-cataclysme des Etats-Unis ne signifiait rien de plus que l’urgence d’une aide humanitaire efficace ? Pourquoi pas après tout ? Obama, à la différence de ses prédécesseurs, peut-il changer la donne et couper court à la fatalité ? En a-t-il l’envie et les moyens ? En tout cas et comme on peut le voir sur la photo qui illustre cet article, le peuple haïtien en rêve déjà. Je ne donnerai évidemment pas mon choix. Mais si je veux reprendre le parallèle avec la France, dont les promesses répétées de rompre avec ses politiques de voyou en Afrique ne sont que des fables[5], il reste à espérer qu’Obama saura être original.

SylvainD.


[2] Paris, aidé de la Côte d’Ivoire d’Houphouët Boigny notamment, s’est "débarrassé" en 1987 du président Thomas Sankara, qui avait la manie de vouloir un peu trop s’occuper de ses compatriotes et de son pays. Blaise Compaoré, qui a mené ce putsch sanglant et fatal, est maintenant le chef d’Etat de ce pays sahélien. Cette version est bien entendu contestée par la France.
Blaise Compaoré est depuis considéré par Paris comme un grand démocrate et il joue le rôle de médiateur dans tous les conflits qui surgissent ça et là en Afrique de l’Ouest. Etonnant non ?

[3] Depuis sa fuite d’Haïti en 1986, le fils de cette triste famille, baby Doc, coule des jours heureux sur la Côte d’Azur.

[5] Voir par exemple les incursions actuelles de l’armée française au Mali, sans même en informer Bamako… vives les colonies…

par SylvainD (son site) jeudi 23 septembre 2010

 

 

ACTUALITES

22 Sep

Haïti – Élections : Qui est Garaudy Laguerre ?
HAITI LIBRE – 22/09/2010 13:56:43

Haïti - Élections : Qui est Garaudy Laguerre ?

Au cours de la campagne électorale, HaïtiLibre publiera des textes, portraits ou des biographies sur chaque participant à la course présidentielle afin que les électeurs et électrices puissent mieux connaître ceux et celles qui briguent la présidence d’Haïti.[les textes reproduits sont ceux fournis par les candidats, les partis ou figurant sur leur site officiel et non des textes écrit par HaïtiLibre].

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir le candidat Garaudy Laguerre (« Mouvman Wozo »)

Garaudy Laguerre :
M. Laguerre est né à Port-au-Prince, Haïti, le 30 mai 1963. Il a étudié à la fois en Haïti et aux États-Unis. Il détient une maîtrise en relations internationales de la «Long Island University» et une licence en droit de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques d’Haïti. Il est actuellement président du conseil d’administration de l’Institut d’études Politiques et Sociales (ISPOS) qu’il a dirigé pendant dix ans en tant que Directeur Exécutif. Il est aujourd’hui le leader du mouvement politique nouvellement créé Nou Se WOZO qui met l’accent sur les femmes et les jeunes en tant que base sociale principale.

Au cours de ses dix ans de leadership, ISPOS a formé près de dix mille cadres politiques, principalement des jeunes et des femmes, a conduit de nombreux processus de dialogue; travaillé avec l’ONU et dans différents pays comme la Norvège, la Suède, les États-Unis, Canada, etc…

L’ISPOS, sous la direction de M. Laguerre a été responsable du Code de conduite électoral en 2005 et du pacte de gouvernabilité. Plus important encore, M. Laguerre a conçu et a vu à la formation de la convention des partis politiques en 2006.

M. Laguerre a travaillé comme diplomate, représentant Haïti à la Mission permanente d’Haïti auprès de l’ONU (1991-1993)

Il a été membre d’un comité spécial contre l’apartheid et en tant que telle, a été un ambassadeur pour l’U.N.G.S. en Afrique du Sud.

M. Laguerre, a conduit un processus de dialogue entre Haïti et la République dominicaine, processus appuyé par le gouvernement Norvégien. Il a été professeur de relations internationales à l’Université INAGHE, et donne des conférences de temps à autre.

M. Garaudy Laguerre a trois enfants.

HaïtiLibre invite les candidats agréés à nous contacter pour nous faire parvenir pour publication, leur texte, portrait ou biographie le plus rapidement possible.

 

Haïti-Cuba-CARICOM : Création d’un fonds CARICOM-Haïti

P-au-P, 22 sept. 2010 [AlterPresse] — A l’issue du troisième sommet entre Cuba et les quinze états membres de la Communauté des États de la Caraïbe (CARICOM), déroulé le 17 septembre dernier à la Havane, les participants se sont félicités de la création d’un fonds CARICOM-Haïti, apprend AlterPresse d’un communiqué en date du 21 septembre de l’ambassade cubaine à Port-au-Prince.

Ce fonds devra faciliter la participation du secteur privé régional à la reconstruction et au relèvement d’Haïti, informe le communiqué.

Les secteurs de la santé, de l’agriculture, des logements durables en quantité suffisante, de l’éducation, du tourisme, de la gestion des catastrophes et du relèvement des infrastructures institutionnelles du pays demeurent les priorités, toujours selon le communiqué.

Les participants au troisième sommet Cuba-CARICOM en ont profité pour appeler les bailleurs de fonds internationaux à concrétiser leurs engagements et leurs promesses en vue de la reconstruction d’Haïti.

Cette reconstruction doit être l’œuvre d’un effort mondial, coordonné dans le cadre d’un projet à long terme, sous les orientations et le leadership du gouvernement haïtien, dans le plein respect de la souveraineté nationale, selon la CARICOM. 

La situation haïtienne était au cœur des discussions de la troisième réunion ministérielle Cuba –CARICOM, dont le thème principal était : « Pour une Caraïbe unie et solidaire ».

Le premier sommet Cuba-CARICOM a eu lieu, à la Havane, en décembre 2002, le second, à Bridgetown, la capitale de la Barbade, en 2005.

Ces sommets sont généralement consacrés au renforcement des relations entre Cuba et les pays membres de la Communauté des États de la Caraïbe.

 

La Fondation Prince Charles engagée dans la réorganisation spatiale du centre de Port-au-Prince

P-au-P, 22 sept. 2010 [AlterPresse] — Le ministre haïtien de l’économie et des finances, Ronald Baudin, et le représentant de la Fondation Prince Charles, Peter Quintanilla, ont paraphé mardi 21 septembre un contrat en vue de la reconstruction d’une partie du centre de la capitale, dévastée par le séisme du 12 janvier.

Le rôle de la Fondation Prince Charles est de fournir une série de propositions sur l’organisation spatiale d’un périmètre déclaré d’utilité publique le 2 septembre écoulé, selon Baudin, qui est également président du comité de facilitation pour la reconstruction du centre ville de Port-au-Prince.

Le périmètre en question se situe, d’une part, entre la rue Capois (à l’Est) et le bord de mer à l’Ouest) et, d’autre part, entre les rues St Honoré (au Sud) et des Césars (au Nord). Il s’agit d’environ 200 hectares que le gouvernement entend transformer en un centre administratif et financier, précise Baudin.

Le contrat, pour un montant 295 000 dollars américains, spécifie entre autres le type de plan que le gouvernement attend et les conditions financières de la coopération, selon le ministre des finances. L’argent que le gouvernement s’engage à verser sera tiré du trésor public.

La Fondation Prince Charles conduira jusqu’au mois de février 2011 différentes missions et rencontrera les acteurs haïtiens impliqués dans la reconstruction du centre ville.

« Dans l’intervalle ils nous soumettront des documents intérimaires qui vont nous permettre de prendre des décisions », indique Baudin. « Dès qu’ils nous diront où il est souhaitable d’installer les bureaux de l’administration publique, si nous sommes d’accord nous prendrons les dispositions… pour faire démarrer les chantiers ».

Par ailleurs, les travaux de démolition ont débuté depuis plusieurs semaines au centre ville et font l’objet de controverses par rapport au respect de la propriété privée et la conservation du patrimoine.

Ronald Baudin qui a répondu aux questions des journalistes après la signature du contrat a, lui, précisé que « la priorité c’est que Port-au-Prince conserve son âme, son patrimoine ». Il s’est également excusé « des petits dérangements » que ces travaux ont causé et promis de collaborer avec la police pour faciliter la circulation.

Le centre ville abrite en outre 310 000 sans abris au Champs de mars, l’un des plus grands centres d’hébergement du pays, selon les chiffres cités par le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason.

D’après Ronald Baudin, tout de suite après la signature du contrat avec la Fondation Prince Charles, le gouvernement va lancer « la phase active de la reconstruction du centre ville », mais pour ces personnes et des centaines de milliers d’autres sinistrés aucun plan n’a été annoncé.

« Ce que nous allons faire au centre ville malheureusement est une goutte d’eau devant ce que représente le problème d’habitat et de logement en Haïti » reconnait le ministre des finances.

 

 Haïti – Reconstruction : 10,000 maisons, le miracle du volontariat
HAITI LIBRE – 22/09/2010 17:46:23

Haïti - Reconstruction : 10,000 maisons, le miracle du volontariat

Dans le cadre de la 6 ème réunion annuelle de la Clinton Global Initiative (CGI), l’ONG chilienne «un techo para mi pais» un toit pour mon pays (UTPMP) s’est engagée à construire 8.000 maisons supplémentaires en Haïti au cours des quatre prochaines années. L’ONG est spécialisée dans la construction de logements temporaires aux populations les plus démunies et est active dans 16 pays d’Amérique latine. C’est sa première participation au CGI.

Immédiatement après le séisme, l’ONG chilienne a mobilisé rapidement des fonds auprès d’entreprises et de fondations chiliennes, ainsi que de bailleurs de fonds, comme la BID qui a fait don d’environ $280 000 issus du Fonds coréen pour la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, le «Multilateral investment fund» (MIF) de la banque Inter-Américaine de Développement (BID), leur a accordé une subvention de 2,5 millions de dollars pour la construction de quelque 2,000 maisons sur 1 an.

En avril dernier, l’UTPMP avait déjà construit en Haïti 116 maisons, un nombre qui a atteint 600 unités fin août et environ 300 de plus, devraient être terminé en octobre prochain. Ce qui permettra à près de 1,000 familles d’avoir un endroit sécuritaire ou vivre, qu’elles pourront appeler «maison».

D’après un des responsable de UTPMP 1,000 logements supplémentaires seront terminés en Janvier 2011 pour commémorer le séisme et confirmer le respect de leur engagement de construire un total de 2,000 maisons sur 12 mois (soit 3 mois d’avance sur le calendrier). Au cours des quatre prochaines années, UTPMP envisage de construire 8,000 maisons additionnelles pour un total de 10,000 maisons annoncées. 1,100 volontaires seront mobilisés dans cet important projet.

Ces maisons temporaires de 18 m² construites en Haïti, peuvent être assemblées en quelques jours par une équipe de quatre volontaires et coûtent près de 2,500 dollars l’unité, y compris le coût du transport des matériaux de construction à partir de la République Dominicaine. Faites en bois de pin (murs et planchers) et d’une toiture en tôle ondulée, ces structures légères peuvent durer jusqu’à 10 ans et peuvent résister aux tremblements de terre.

Dirigée par des jeunes, l’ONG recrute des lycéens et des étudiants pour travailler avec les familles devant bénéficier d’un logement. En plus de construire des maisons, les volontaires rendent visite aux familles une fois par semaine jusqu’à la fin du programme, pour les aider à trouver le moyen d’accroître leurs revenus. C’est ainsi que plusieurs personnes apprennent un métier ou bénéficient d’un accès au micro-crédit .

Dans d’autres pays, des bénéficiaires de ces maisons ont apporté des améliorations au fil des années, augmentant le nombre de pièces et les transformants en noyau de résidence permanente.

 

Haïti – Éducation : Distribution de chèques de 100,000 gourdes
HAITI LIBRE – 22/09/2010 10:29:03

Haïti - Éducation : Distribution de chèques de 100,000 gourdes

Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a commencé à distribuer des chèques de 100,000 gourdes aux responsables d’écoles privées endommagées ou détruites par le séisme du 12 janvier dernier. Les écoles concernées sont celles qui n’ont pas bénéficié du Programme « d’Éducation pour Tous ».
 
Selon Lunise Jules Céri, la coordonnatrice de ce programme d’appui aux écoles, «  2 millions de gourdes ont déjà été engagées dans le cadre de la mise en œuvre du projet et une centaine d’écoles ont déjà reçu leur chèque ». Elle a tenu à préciser qu’« une deuxième distribution aura lieu ultérieurement pour les autres institutions éligibles qui ne figurent pas sur la première liste ».

L’Association des Écoles Privées et la Fédération des Écoles Communautaire des Nippes déplorent que les établissements les plus touchées dans le département ne figurent sur la liste des bénéficiaires. Ces organismes demandent aux autorités de corriger cette situation et d’apporter un support financier aux institutions les plus affectées par cette catastrophe. 

 

Le point sur le sécurité alimentaire en Haïti
HAITI LIBRE – 22/09/2010 13:03:58

Haïti - Agriculture : Le point sur le sécurité alimentaire en Haïti

Une Mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire a séjourné en Haïti du 16 juin au 13 juillet 2010 pour estimer la production vivrière de la saison de printemps 2010 et les prochaines récoltes des saisons d’été et d’automne/hiver ainsi que les besoins d’importations céréalières pour l’année commerciale 2010/11. Les techniciens du Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) ont prêté leur concours à la Mission dans la capitale Port-au-Prince et sur le terrain. En particulier, les responsables de l’unité d’Étude et de programmation et du service statistique du MARNDR ainsi que la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) avec leur structure d’Observatoires, ont participé activement aux tâches administratives et aux activités sur le terrain et ont fourni des renseignements détaillés sur la situation alimentaire actuelle et à venir.

Faits saillants

  • Malgré le retard observé dans le démarrage de la campagne de printemps 2010 qui a affecté principalement les zones de montagnes et mornes sèches et le plateau central, les précipitations ont été satisfaisantes dans l’ensemble et une bonne récolte vivrière est attendue.
  • Par rapport à la campagne de printemps 2009 qui fut une saison particulièrement bonne, la Mission anticipe une légère diminution de la production de maïs, de sorgho et de banane plantain pendant la campagne de printemps 2010. La production de tubercules devrait rester stable. Par contre, la production de légumineuses a été particulièrement affectée avec une baisse estimée à 17 pour cent par rapport au printemps 2009 en raison du retard des pluies mais aussi d’excès d’humidité en fin de cycle.
  • Dans l’ensemble, les prévisions de la Mission prenant en compte les campagnes de printemps, d’été et d’automne/hiver établissent la production vivrière totale de 2010 à 503 600 tonnes pour les céréales, 148 000 tonnes pour les légumineuses, 1 232 900 tonnes pour les tubercules et 313 200 tonnes pour la banane plantain, soit une baisse de 9 pour cent pour les céréales, 12 pour cent pour les tubercules et 14 pour cent pour la banane plantain. La production de légumineuses devrait baisser de 20 pour cent.
  • Les besoins d’importations de céréales, légumineuses et bananes pour la campagne de commercialisation 2010/11 (juillet/juin) sont estimés à près de 711 000 tonnes en équivalent céréales, dont 525 000 tonnes devraient être importées par voie commerciale. Le déficit non couvert est estimé à 186 000 tonnes.
    Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a eu un impact important sur les infrastructures rurales et provoqué l’exode de quelque 600 000 personnes qui ont quitté les zones urbaines affectées pour se réfugier en zones rurales, essentiellement. Il a en outre provoqué la baisse des disponibilités alimentaires, des changements brusques de prix et la baisse des revenus des ménages, se traduisant par une baisse des superficies cultivées et une détérioration de la situation alimentaire, notamment au niveau des zones proches de l’épicentre.
  • Les enquêtes de ménages dans les zones directement affectées par le séisme ont montré une amélioration de la situation alimentaire entre février et juin 2010, bien que le niveau de la consommation alimentaire pauvre et limite reste au dessus de celui d’avant le séisme dans ces zones. Les transferts alimentaires au travers de la distribution de l’assistance alimentaire, la reprise des activités agricoles, grâce entre autres à la distribution de semences et d’engrais, l’accès aux activités génératrices de revenus espèces/vivres pour travail, ainsi que la reprise du commerce des denrées agricoles et non agricoles, ont pu avoir un impact positif sur l’accès des ménages à l’alimentation.
  • La Mission a identifié trois zones du pays nécessitant un suivi particulier les prochains mois afin d’évaluer en détail la situation de la sécurité alimentaire des ménages les plus vulnérables: il s’agit du Nord-Ouest, du Plateau central et de l’Ouest.
  • L’insécurité alimentaire est également présente dans les autres régions du pays et L’ESASU II, aussi bien que les autres études, fournira d’avantage de recommandations pour le Programme basées sur des données ménage.

 

Haïti – Agriculture : L’exode des jeunes du milieu rural
HAITI LIBRE – 22/09/2010 14:28:52

Haïti - Agriculture : L’exode des jeunes du milieu rural

Le problème de la main-d’œuvre agricole en Haïti est étroitement lié à l’état de pauvreté dans lequel se trouve le secteur agricole. Le manque chronique d’investissement dans ce secteur a constitué un obstacle majeur à son développement. Il est considéré à haut risque du fait des catastrophes naturelles récurrentes qui frappent le pays. Les jeunes de entre 25 et 35 ans ne sont plus attirés par les travaux agricoles qu’ils considèrent moins valorisants. Ils préfèrent l’exode vers les centres urbains du pays et ensuite vers Port-au-Prince. Certains d’entre eux effectuent des séjours temporaires en République dominicaine avant d’immigrer vers les États-Unis.

Comparativement à l’année dernière, les producteurs ont rencontré plus de difficultés cette saison à trouver des ouvriers agricoles pour les travaux du sol et les semis. Certains ouvriers directement affectés par le séisme étaient plutôt dans les centres d’hébergement à la recherche d’une assistance. L’insuffisance de la main-d’œuvre s’est accompagnée d’une hausse des prix payés par rapport à la situation d’avant le séisme. Le prix de la main-d’œuvre a été influencé par la nouvelle loi fixant à 200 gourdes haïtienne (1) le salaire minimum journalier. Face à ces nouveaux salaires, la majorité des ménages ruraux ayant accueilli des déplacés, ne disposaient plus de ressources suffisantes pour payer la main-d’œuvre. Ceci a renforcé dans certaines zones l’entre aide sous forme d’associations appelées «Konbit» qui permettent une assistance mutuelle entre les membres lors de travaux agricoles. Tout ces facteurs n’ont pas permis une bonne disponibilité de la main-d’œuvre agricole et ont contribué à la diminution des surfaces cultivées au cours de la saison du printemps. En générale, les jeunes trouvent socialement plus valorisant de travailler dans les centres urbains que de s’adonner aux travaux des champs.

La persistance des difficultés à trouver de la main-d’œuvre au moment de la préparation du sol et des semis a conduit les pouvoirs publics à mettre en place un programme de subvention des labours fixés entre 1,500 et 2,000 gourdes par hectare labouré contre 10,000 à 13,000 gourdes par hectare labouré avec les opérateurs privés. Ainsi, dix huit tracteurs ont été placés dans les Directions départementales de l’agriculture et au niveau des associations de producteurs qui ont permis de labourer 500 ha cette saison. Cette initiative du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) constitue un début de réponse au problème récurant de la mécanisation des travaux du sol et la forte pression de la demande de main-d’œuvre agricole au moment des labours.

(1) 40 gourdes environ pour 1 dollars US