Archive | News and politics RSS feed for this section

L’ESSENTIEL

24 Avr

Plus de morts qu’à Hiroshima

Le chef de la MINUSTAH Edmond Mulet

Le chef de la MINUSTAH Edmond Mulet (Photo: AFP/Thony Belizaire

Lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince, le chef de la mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, a affirmé que le bilan des victimes du séisme du 12 janvier se situait entre 200 000 et 300 000 morts. De plus, on dénombre 300 000 blessés et plus d’un million de déplacés.

« Il y a eu plus du double de morts ici qu’à l’occasion de la bombe atomique d’Hiroshima », où quelque 140 000 personnes sont mortes le 9 août 1945, ou dans les mois qui ont suivi, a rappelé M. Mulet.

« Dans l’histoire de l’humanité on n’a jamais vu un désastre naturel de cette dimension », a-t-il estimé, soulignant que 120 % du PIB d’Haïti avait disparu sous la force de la secousse.

Par ailleurs, évoquant le processus de reconstruction du pays, M. Mulet a estimé qu’« Haïti se [trouvait] sur la bonne voie », mais qu’il fallait « faire preuve d’un optimisme prudent ». Il a également souligné que « la reconstruction [devait] être dirigée par les Haïtiens ».

M. Mulet a en outre annoncé qu’il présentera la semaine prochaine au Conseil de sécurité le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la MINUSTAH en vue d’ajuster le mandat de la mission.

Sur la question de la sécurité, il a indiqué que la MINUSTAH allait s’attacher à « aider la PNH (Police nationale haïtienne) à assurer une présence plus visible » pour protéger les sinistrés vivant dans les quelque 1200 camps et permettre la tenue des élections d’ici la fin de l’année.

Si le Conseil de sécurité accepte les recommandations de M. Mulet, les effectifs de la police de l’ONU passeront à 4391 hommes, soit environ 800 de plus qu’actuellement.

En ajoutant les militaires déployés, cela porterait les forces de la MINUSTAH à plus de 13 300 hommes, assistés par plus de 2000 civils.

Moratoire

Le gouvernement haïtien a décidé un moratoire de trois semaines des évacuations forcées des camps de sinistrés du séisme établis sur des terrains privés, écoles ou autres, en raison des « tensions » que cela engendre, selon M. Mulet.

Depuis près de deux semaines, les autorités ou des propriétaires avaient ordonné à des milliers de personnes de quitter les terrains où elles avaient trouvé refuge après le séisme.

Les quelque 7300 personnes qui s’étaient installées dans le stade de Port-au-Prince avaient notamment été évacuées et 10 000 personnes vivant dans une école de la capitale avaient reçu l’ordre de quitter les lieux.

L’ONU a déjà ouvert deux camps en périphérie de Port-au-Prince pour accueillir les 10 000 déplacés en grand danger avec la saison des pluies et celle des cyclones et elle « est en train d’accélérer la préparation d’autres terrains », a précisé M. Mulet.

Typhoïde

Les camps de sinistrés installés dans le bidonville de Cité Soleil connaissent une hausse de fièvre typhoïde depuis deux semaines, selon Médecins sans frontières.

« Avec la pluie qui a démarré, les conditions de vie (dans les camps et le bidonville) sont difficiles », a indiqué un responsable de l’ONG, notant beaucoup de cas de « fièvres typhoïdes, diarrhées, paludisme et infections respiratoires ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

 

BRASIL-CARICOM: HAITI SERA FOCO DE PRIMERA CUMBRE

SAO PAULO, 23 (ANSA) – El presidente de Haití, René Preval, visitará el próximo lunes Brasilia, en el marco de la primera cumbre de jefes de Estado y de Gobierno del bloque caribeño Caricom y Brasil.
    "Está confirmada la presencia de Preval y de otros 10 mandatarios", dijo a ANSA un portavoz del Palacio de Itamaraty, sede de la cancillería brasileña.
    La cumbre Brasil-Caricom será realizada en Brasilia y estuvo originada en una propuesta del presidente Luiz Lula da Silva, que amplió durante su mandato la cooperación con esa región.
    La visita de Preval es considerada clave porque Brasil y Caricom preparan un proyecto de cooperación hacia Haití, cuya capital, Puerto Príncipe, fue devastada por el terremoto del 12 de enero, causando unos 200.000 muertos.
    En un comunicado, la cancillería brasileña informó que la cumbre estará dedicada a la cooperación en áreas de salud, agricultura, educación, formación profesional, turismo y medio ambiente.
    "También deberá ser instituido un mecanismo de consultas políticas regulares entre Brasil y los miembros de la Caricom", agrega el comunicado.
    Brasil es observador desde 2006 del bloque caribeño, integrado por 14 países: Antigua y Barbuda, Bahamas, Barbados, Belize, Dominica, Granada, Guyana, Haití, Jamaica, Santa Lucía, St. Kitts and Nevis, San Vicente y Granadinas, Surinam y Trinidad y Tobago.
   El gobierno brasileño confirmó la participación del secretario general de la Caricom, Edwin Carrington, y del secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), José Miguel Insulza.
    Bajo el gobierno de Lula, el comercio entre el Caricom y Brasil aumentó de 657 millones en 2003 a 5.200 millones de dólares en 2008, según datos del Ministerio de Desarrollo, Industria y Comercio Exterior.
(ANSA). MRZ

 

SI M PA RELE

Appel aux citoyens du monde : La reconstruction d’Haïti prise en otage

La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot

Radio Kiskeya / vendredi 23 avril 2010,

Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » – les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.

Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.

C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)

Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.

Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.

L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.

Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.

Lyonel TROUILLOT

 

Le Havre

Des conteneurs pour Haïti

Cette « maison » dispose d’une toile pour récupérer les eaux de pluies

HABITAT. La société ARC a créé un prototype permettant de reloger des Haïtiens victimes du séisme en janvier.

Le 12 janvier, un séisme de magnitude 7 à 7,3 sur l’échelle de Richter secouait Haïti. Le tremblement de terre a fait des dizaines de milliers de victimes et des centaines de milliers de sans-abri. Plus de trois mois après la catastrophe, la situation est toujours délicate pour les survivants. Comme a pu l’observer François-Xavier Guyomard, directeur de la société ARC (Atelier de réparation de conteneurs), dont la femme est haïtienne.
La reconstruction du pays sera longue et difficile. Des habitants dorment dans 50 000 tentes achetées en Chine. Un hébergement provisoire qui ne les met pas à l’abri d’un ouragan ou d’un nouveau séisme contrairement au conteneur. « La société américaine Sea Box livre 4 000 kits d’aménagement de conteneurs maritimes », explique François-Xavier Guyomard, qui considère cette démarche plus comme un abri que comme un véritable logement.
Appel aux associations
Le dirigeant sait de quoi il parle puisque l’entreprise réalise actuellement les logements étudiants de la « Cité ä Docks » [NDLR : lire notre édition d’hier]. Avec l’architecte Jean-Marc Villiers du cabinet CITTI et Pierre-Alexandre Jouvençon, directeur de la société Voile Pratique, tous bénévoles, il se lance dont dans un projet baptisé « Solid’Haïti » et dont le concept est d’ores et déjà déposé. « C’est une maison presque passive. Exemple : elle récupère son eau pour passer la saison sèche. Nous n’avons pas la capacité à reconstruire le pays, concède-t-il. Au
Havre, nous pouvons construire 500 maisons par an. »
Le prototype sera présenté aux différents partenaires aujourd’hui. Il devrait rejoindre Haïti avant septembre pour être livré à Cliff Pompee, un habitant. Mais pour ne pas partir à vide, François-Xavier Guyomard lance un appel aux associations qui œuvrent pour la reconstruction d’Haïti. Des assos qui pourront prendre connaissance de « Solid’Haïti » ce soir, au Bataclan du
Havre, de 19 h à 21 h 30.
Vanessa Leroy

« Solid’Haïti » organise une réunion au Bataclan, 361 rue Aristide-Briand, aujourd’hui à partir de 19 heures, suivie d’une animation musicale à 21 h 30.

 

L’UE va lancer cinq projets post-séisme d’un coût de 264 millions de dollars

Attendu vendredi à Port-au-Prince pour le lancement des différents travaux, le commissaire au développement, Andris Pielbags, présente le pays comme la priorité numéro un de l’UE

Radio Kiskeya / jeudi 22 avril 2010,

Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags, arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars (200 millions d’euros).

Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le commissaire Pielbags dans des déclarations relayées par EFE.

"Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série d’entretiens avec les autorités dominicaines.

Des projets binationaux financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion.

Durant son séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince.

Avec environ un milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs, devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9 milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés, selon l’ONU

 

Haiti-Seisme : Une pièce prémonitoire de Franckétienne, prochainement représentée à Port-au-Prince

P-au-P., 22 avr. 2010 [AlterPresse] — « Melovivi » ou Le piège, une pièce écrite en novembre 2009 par l’artiste et écrivain Franckétienne, sera jouée le 24 avril à Port-au-Prince, un mois après avoir été représentée à l’auditorium à Paris de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

La pièce sera jouée par l’auteur et l’acteur Garnel Innocent au Parc Canne-à-Sucre, à Tabarre (périphérie nord-est).

« Melovivi » raconte l’histoire de « 2 individus enfermés, prisonniers dans un espace délabré, dévasté, sans issue, à la suite d’un désastre. Pour ne pas crever dans ce lieu d’enfermement, les 2 individus parlent, déparlent, délirent sur les malheurs provoquées par les prédateurs de la planète »

Le 24 mars dernier, Frankétienne a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Paris.

Ce titre a été octroyé au grand écrivain haitien par la directrice générale de l’UNESCO en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l’Organisation ».

Ecrivain, comédien et peintre, Frankétienne, qui est également enseignant, est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages écrits en français et en créole, comme Dezafi (1975) ou Ultravocal (1972). Il a reçu de nombreux prix et distinctions littéraires.

 

Haitian hospitals suffering from earthquake losses

BY JACQUELINE CHARLES
The Miami Herald.com

 

Dr. Reynold Savain speaks about the closing of Centre Hospitalier Du Sacre-Coeur. A private hospital that opened its doors on Jan 12, 2010 after Port-Au-Prince's major earthquake, and now has ranout of money. April 16, 2010.

Dr. Reynold Savain speaks about the closing of Centre Hospitalier Du Sacre-Coeur. A private hospital that opened its doors on Jan 12, 2010 after Port-Au-Prince’s major earthquake, and now has ranout of money. April 16, 2010.

One closed its doors, forcing 177 nurses, doctors and staff out of work. Another slashed staff in half. A third resumed charging fees.

Many employees and suppliers haven’t been paid since the end of last year.

The hospitals of Haiti are in critical condition, their bottom lines bleeding as patients receive free medical care after the earthquake.

« It’s a catastrophe, » said Dr. Michel Théard, who sits on the board of one struggling hospital, and operates a cardiology practice across the street from another that recently closed.

« A private hospital that now wants to survive is facing [competition from] free medical care, which is OK. But it’s a new challenge for survival. »

For months, Haitians in this quake-ravaged capital have received free medical care courtesy of foreign doctors, the government-run hospital and several private hospitals that suspended charging patients after the Jan. 12 quake. The impact is painfully visible in the empty operating rooms and idle equipment at Sacred Heart/CDTI.

« We cannot pay our employees, » said Dr. Reynold Savain, whose hospital, Sacred Heart/CDTI was the site of Haiti’s first organ transplant a year ago and today is the first post-quake hospital casualty.

On March 31, as the last of the foreign doctors packed up, Haiti’s most modern hospital shut down.

« Before Jan. 12, we were surviving, » said Savain as he recounted stepping over crushed bodies in a chaotic scene in his parking lot hours after the quake.

« After the earthquake, we gave free healthcare to everybody who came. »

With the first foreign medical teams still three days away, the 22-bed hospital emptied its supply cabinets and « gave away everything we had. »

All of the high-tech equipment — digital X-ray, respirators, sterilization and CT Scan machines — were put at the disposal of patients. By the time the last team of foreign doctors left, CDTI had treated 12,250 patients and performed nearly 3,000 surgeries — all for free.

« Everything was financed by the hospital. That means me, » said Savain, who has unsuccessfully lobbied the U.S. Agency for International Development and various nongovernmental organizations for financial help. « The foreign doctors came. They gave the medicine. But what about the employees who were working 24 hours, what about the equipment . . . ?

Unable to pay bank loans and three-months of salaries, Savain closed the hospital, which he built to honor his 15-year-old son who died of brain cancer five years ago.

Across town in Pétionville’s Frères neighborhood, the 75-bed Haitian Community Hospital remains open — but barely.

« The only reason we’re still operating is because we were able to ask people in the U.S. to donate to our foundation, » said Josiane Hudicourt-Barnes, whose mother first opened the hillside hospital as an outpatient clinic in 1984.

Recently, a benefactor loaned the hospital $60,000 to pay January’s salaries for its 200 staffers. And last week, after painful consideration, operators began charging patients: $3.75 for a doctor’s consultation, a bit more for medical care.

« Every time a person is sick in Haiti they have to weigh on their own whether the sickness is grave enough to warrant spending $3.75 for a consultation, » Hudicourt-Barnes said.

And then there is the increased competition from aid groups. Already luring away Haitian nurses before the quake by offering to double their $350-a-month salary, some are now advertising free care in local newspapers. They are also poised to benefit from nearly $5.3 billion in promised international aid toward Haiti’s rebuilding.

Théard, who sits on the board of the 30-bed Canape Vert Hospital, which has slashed its staff from 150 to 75, said the problem is beyond the almost $500,000 that three functioning hospitals estimate they are owed in reimbursements.

« The system can’t go back to the way it was before, » he said. « The population has no money to go to the medical facilities. The government cannot offer all of the needs. »

Théard fears doctors — who make $590 a month in public hospitals, and supplement income by working at various private hospitals — will soon abandoned the private hospitals, or even Haiti.

« They rather be a nurse in the States than a doctor in Haiti, » he said.

Patients are beginning to feel the impact.

« I went to three hospitals and we could not get treatment, » said Francoise Jean, who finally got help at Canape Vert Hospital for her husband, who was suffering from high blood pressure.

Dr. Ariel Henry, chief of staff for the minister of health, said officials are looking at a pay-for-services package to help keep doors open, and Haitian medical staff employed. Cost of the program: at least $10 million.

The free medical care and medicine has affected all hospitals, including government-run facilities, which were ordered to remove all fees shortly after the quake, Henry said. The result is that hospital usage has gone up 10 fold.

« That shows money was a barrier, » said Henry, a Haitian neurosurgeon. « We have to think about financing the healthcare of the population, and how people can have better access to healthcare. »

Miami Herald special correspondent Jean-Cyril Pressoir contributed to this report from Port-au-Prince.

Read more: http://www.miamiherald.com/2010/04/22/v-print/1593778/haitian-hospitals-suffering-from.html#ixzz0lytDJRmn

 

The Possibility Of Oil In Haiti Could Be Solution Or New Problem

View Photos

By News One April 22, 2010 1:27 pm

oil-in-haiti

From EbonyJet.com:

There are two major concerns coming out of the situation in Haiti these days. One concern is that not enough is being done, or if it is being done than the job is much larger than anyone anticipated. Quietly, however, a new concern is emerging – that there may be other factors when it comes to Haiti, especially the ulterior motivating factor known as “Oil”.

Bloomberg News is reporting that there may indeed be oil offshore in Haiti, and natural gas reserves that could reshape the economic landscape of the island nation:

The Greater Antilles, which includes Cuba, Haiti, the Dominican Republic, Puerto Rico and their offshore waters, probably hold at least 142 million barrels of oil and 159 billion cubic feet of gas, according to a 2000 report by the U.S. Geological Survey. Undiscovered amounts may be as high as 941 million barrels of oil and 1.2 trillion cubic feet of gas, according to the report.

Click here to view photos:

Among nations in the northern Caribbean, Cuba and Jamaica have awarded offshore leases for oil and gas development. Trinidad and Tobago, South American islands off the coast of Venezuela, account for most Caribbean oil production, according to the U.S. Energy Department.

What this means is that a decade ago the United States Government, knew there was oil off of Haiti at a time when the Bush administration was choking the country’s foreign aid. Keep in mind we’re talking about the same Bush administration that went to war in Iraq for what many believe was to only to get at that country’s oil. It is the same administration that declared Venezuela’s Hugo Chavez public enemy number one, Venezuela being another oil rich nation.

What does this mean for Haiti’s reconstruction? That is the question being whispered inside the beltway by those who are concerned about Haiti’s survival.

Click here to read more.

Oil in Haiti?
The Possibility Could be a Solution or Another Problem
Monday, April 19, 2010
By Del Walters / Ebony Jet Online

There are two major concerns coming out of the situation in Haiti these days.  One concern is that not enough is being done, or if it is being done than the job is much larger than anyone anticipated.  Quietly, however, a new concern is emerging – that there may be other factors when it comes to Haiti, especially the ulterior motivating factor known as “Oil”.

Bloomberg News is reporting that there may indeed be oil offshore in Haiti, and natural gas reserves that could reshape the economic landscape of the island nation:
The Greater Antilles, which includes Cuba, Haiti, the Dominican Republic, Puerto Rico and their offshore waters, probably hold at least 142 million barrels of oil and 159 billion cubic feet of gas, according to a 2000 report by the U.S. Geological Survey. Undiscovered amounts may be as high as 941 million barrels of oil and 1.2 trillion cubic feet of gas, according to the report.

Among nations in the northern Caribbean, Cuba and Jamaica have awarded offshore leases for oil and gas development. Trinidad and Tobago, South American islands off the coast of Venezuela, account for most Caribbean oil production, according to the U.S. Energy Department.

What this means is that a decade ago the United States Government, knew there was oil off of Haiti at a time when the Bush administration was choking the country’s foreign aid.  Keep in mind we’re talking about the same Bush administration that went to war in Iraq for what many  believe was to only to get at that country’s oil. It is the same administration that declared Venezuela’s Hugo Chavez public enemy number one, Venezuela being another oil rich nation.

What does this mean for Haiti’s reconstruction?  That is the question being whispered inside the beltway by those who are concerned about Haiti’s survival.

I attended a meeting on Friday where the major concern was that NGOs (Non Governmental Agencies) such as churches and other groups have spent millions in Haiti and yet there are still reports coming out of Port Au Prince that the best efforts so far haven’t made a dent in the devastation.  Privately some of those in attendance expressed concerns that oil means Haiti needs an honest broker.  They feared oil interests would trump humanitarian interests and pointed to the massive U.S. Embassy on the island.  Clearly not enough is being done.

That same day, Natasha Archer wrote in the Washington Post, of her six weeks in Haiti:

There are few words other than "horrible" to explain the stench emanating from the nursing school at General Hospital, as Hôpital Universitaire d’État d’Haïti is known. I couldn’t hold my breath the entire time it took to walk by the remains of the building, which collapsed during exams and killed essentially a first-year class of nursing students.”

She goes onto say when seeing the same things that I saw at the same hospital:
  "…inspiration" is not among the things that come to mind — especially not when walking past cribs with dead babies in them.  The most neutral response about my time in Haiti is "challenging." It was physically challenging. With the temperature always 90 degrees or hotter, the tents, especially the pediatric tents, were like incubators — at least 10 degrees warmer than outside.” 

Oil could make Haitians rich.  It could also muddy the political will to do the right thing.  It is too soon to tell which scenario will play out.  Right now replacing tents with more permanent structures and getting food and water to those affected seems to be the predominant battle.  The problem is, when I got off the plane in Haiti I noticed some of those familiar figures I have seen in other regions.  I saw people with muscular builds, dark sunglasses that didn’t look like doctors or aid workers, but instead, freelance soldiers. They are the type of freelance soldiers that so often accompany big businesses seeking to invoke their will on the government of some third world nation.   I have seen them before in places like Liberia, West Africa.

So is there cause for concern? Bloomberg quotes Stephen Pierce, a geologist who once worked for Mobil as saying, ““Haiti, from the standpoint of oil and gas exploration, is a lot less developed than the Dominican Republic,” Pierce said. “Neither nation produces oil or gas. As much as 1 trillion cubic feet of gas may be trapped in a border formation near the earthquake fault. One could do a lot more work there,” Pierce continued.  The question is when will that work begin and will that work affect the other work to rebuild Haiti?

Oddly the discovery of oil in Haiti is nothing new.  Bloomberg also reported that, “Abraham Lincoln’s consul to the Dominican Republic reported oil seeps there in 1862.” With that much of a head start, perhaps it is time that we pay more attention to the poorest island in the Western Hemisphere. It may be a lot richer than anyone thinks. That type of money brings with it a special type of problem.  The type of problem that gets in the way of good intentions even when it comes to disaster relief.