lundi 23 janvier 2012

23 jan

Premiers succès de la délégation haïtienne en France

23/01/2012 11:00:42

Haïti - Politique : Premiers succès de la délégation haïtienne en France

Laurent Lamothe, le Ministre haïtien des Affaires Étrangères et des Cultes obtient un réel succès à Paris depuis le début de sa mission d’exploration en France. Après avoir rencontré d’abord la communauté haïtienne à travers les associations de chauffeurs de taxis, d’étudiants et d’églises. Il a aussi analysé, dès son arrivée un plan de communication internationale avec le Groupe Lagardère, favorable aux objectifs de la diplomatie d’affaires et des investissements pour le développement.

À la rencontre de samedi dernier avec le Syndicat des Chauffeurs de taxis haïtiens, le Ministre Lamothe était accompagné du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, M. Hervé Day. Dimanche 22 Janvier, il a été invité à la prestigieuse Académie Diplomatique Internationale (ADI) de Paris pour discuter avec la communauté des étudiants haïtiens de France qui lui ont fait part de leurs doléances, en présence de M. Wilson Laleau, Ministre du Commerce et de l’Industrie, d’Hervé Day, Ministre du plan et de parlementaires.

Mme Stéphanie Balmir Villedrouin la Ministre du Tourisme, a rejoint la délégation à Paris après avoir représenté le pays à la FITUR (la plus grande foire professionnelle et touristique d’Europe) en compagnie de Ministres et d’hommes d’affaires de 152 pays.

Le Ministre Lamothe s’est rendu ensuite à l’Église St Georges de Paris, où il a fait corps avec la communauté catholique. Invité à prendre la parole devant les fidèles, le Ministre a annoncé, sous les applaudissements, toute une série d’actions mises en place par le Président Michel Martelly, dans la perspective de l’inclusion sociale, citant notamment, un projet d’aide financière à 100,000 mères haïtiennes parmi les plus démunies, le support à 30,000 familles qui ont été retirées des camps, la construction de nouveaux villages sociaux, la subvention directe en faveur des 903,000 enfants bénéficiant du programme d’éducation gratuite ou encore la décision de son Ministère d’envoyer des agents consulaires dans les domiciles des personnes malades ou paralysées en vue de leur offrir des services des Ambassades et Consulats.

Laurent Lamothe a déclaré qu’il était prioritaire pour lui de rencontrer ses compatriotes de France, avant de commencer les discussions bilatérales avec les autorités françaises. Ce lundi 23 Janvier, le Chancelier Lamothe, accompagné de trois autres Ministres, d’une imposante délégation d’hommes d’affaires, du Directeur Général du Ministère, Nixon Myrthil et de son Chef de Cabinet Ady Jean Gardy, entamera les rencontres officielles de Paris. Il doit être reçu par M. Alain Juppé, le Ministre français des Affaires Etrangères et Européennes, autour de l’agenda d’Haïti, dans le domaine de la diplomatie d’affaires et du développement.

Le Chancelier Lamothe, souhaite voir revenir en Haïti des sociétés françaises pouvant aider à augmenter la croissance économique en Haïti, tout en encourageant la communauté haïtienne de France, à s’approprier des avantages de la nouvelle politique du Ministère des Affaires Etrangères dans le domaine de la diplomatie d’affaires et du développement social.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Garry Conille rencontre une délégation finlandaise à Santo Domingo

23/01/2012 09:22:29

Haïti - Reconstruction : Garry Conille rencontre une délégation finlandaise à Santo DomingoLe Premier Ministre haïtien, le Dr. Garry Conille, a rencontré la semaine dernière, à Santo Domingo, en République Dominicaine, une délégation finlandaise, composée de l’Ambassadeur, M. Mikko Pyhälä, du vice Consul M. Pasi Kapanen, du Président de la confédération des constructeurs, M. Termo Pipatti et de l’influent Député, Jouko Skinnari, responsable du comité de finance.

Le Premier Ministre a passé en revue les différents projets actuellement en cours, financés par la Finlande. Le Dr. Garry Conille en a profité pour exposer les objectifs fixés par son gouvernement pour le prochain exercice fiscal.

L’Ambassadeur, M. Pyhala, a témoigné de l’intérêt porté par le peuple finlandais au développement d’Haïti et de la volonté de son gouvernement de s’assurer d’une plus grande participation dans les projets de reconstruction d’Haïti, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de l’énergie.

Le Dr. Garry Conille a invité les hommes d’affaires finlandais à visiter Haïti et souligné que « le climat actuel est propice à l’investissement et au développement touristique. »

La Finlande s’est engagée à augmenter sa contribution à la reconstruction durant la prochaine année et le Député Skinnari, a promis de rapporter le contenu de cette réunion au parlement finlandais. Une démarche qu’il espère, aura des retombées positives sur la collaboration entre les deux pays.

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Agriculture :

Mission au Costa Rica et au Salvador du Ministre de l’agriculture

23/01/2012 08:18:40

Haïti - Agriculture : Mission au Costa Rica et au Salvador du Ministre de l’agricultureHébert Docteur, le Ministre haïtien de l’agriculture, à l’invitation du Dr Victor Villalobos, le Directeur Général de l’Institut Inter-américain de Coopération pour l’Agriculture « IICA », conduira une mission a San José au Costa Rica et au Salvador du 23 au 28 Janvier 2012 afin d’assister entre autres, au « Forum des leaders de L’agriculture. »

L’agenda des deux Jours au Costa Rica, inclut des réunions importantes avec les fonctionnaires de l’IICA et avec Mme Gloria Abraham Peralta, Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, mais également, des visites à l’université Earth, où se trouvent présentement 16 étudiants boursiers haïtiens, bénéficiaires d’un programme d’études en agronomie; de même qu’une visite a l’Institut National du Café.

D’autres part, la délégation accompagnant le Ministre [un membre de son Cabinet, le Directeur de formation et de perfectionnement des cadres du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), la Directrice adjointe à la coopération externe, également déléguée ministérielle MARNDR/IICA, un spécialiste de l’USAID (United States Agency for International Development) en Haïti, le représentant de L’IICA en Haïti et une spécialiste en projets de L’IICA] se rendra au Salvador, où le Ministre Hébert Docteur aura l’occasion de discuter avec son homologue de coopérations entre les deux pays.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1427-haiti-agronomie-10-etudiants-boursiers-a-l-universite-earth-au-costa-rica.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

Laurent Lamothe rencontre les étudiants haïtiens de France

23/01/2012 07:38:50

Haïti - Éducation : Laurent Lamothe rencontre les étudiants haïtiens de FranceLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères a rencontré hier dimanche, plus de 200 haïtiens étudiants en France, venus l’écouter, à l’Académie Diplomatique Internationale (ADI), à Paris, dans une salle remplie à pleine capacité…

« [...] étudiants, étudiantes [...]

Voilà un beau moment, où votre gouvernement vient vous parler, je sais que beaucoup de vous n’ont pas une vie facile ici, mais je veux vous faire savoir aujourd’hui, que le gouvernement ne vous a pas oublié, le nouveau gouvernement est avec vous, le nouveau gouvernement va faire ce qu’il est capable pour vous aider, vous accompagner.

Nous allons mettre en place un programme d’excellence, un programme où le nouveau gouvernement et beaucoup de nos ministères, vont créer des stages pour vous, lorsque vous reviendrez en Haïti. Chacun des ministères qui sont présent aujourd’hui, va créer un stage pour les trois meilleurs étudiants dans leur domaine, les ministères de la Planification, des Affaires Étrangères, Tourisme et le ministère du Commerce et de l’Industrie.

Nous sommes également accompagné par une délégation du secteur privé, beaucoup des membres de cette délégation ont de grosse compagnie, nous allons demander à ces compagnies de nous accompagner dans ce programme d’excellence, pour que les étudiants, lorsqu’ils ont fini d’étudier, puissent, s’ils retournent en Haïti, trouver un stage et du travail [...]

On est là avec vous, avec vous étudiants haïtiens, pour que tous, vous sachiez que vous avez la solidarité du gouvernement, le gouvernement est solidaire avec vous, on a besoin de vous, vous êtes le futur d’Haïti.

Haïti a d’énormes problèmes de ressources humaines, vous aurez la formation et vous aurez tous ce qu’il y a de bon pour venir nous aider, donc, on vous attend en Haïti avec les bras ouverts et nous allons créer un climat pour vous recevoir et vous donner la capacité de pouvoir aider votre pays. »

En savoir plus sur l’ADI :
L’Académie Diplomatique Internationale (ADI) est une institution indépendante et neutre qui a pour vocation de promouvoir une diplomatie moderne et de contribuer à la compréhension, à l’analyse et à l’anticipation des dynamiques émergentes dans les affaires internationales.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4774-haiti-social-lamothe-a-rencontre-des-chauffeurs-de-taxi-haitiens-de-paris.html
http://www.haitilibre.com/article-4772-haiti-politique-message-de-laurent-lamothe-depuis-la-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4752-haiti-economie-des-d-entrepreneurs-haitiens-accompagneront-laurent-lamothe-en-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

 

Lamothe a rencontré des chauffeurs de taxi Haïtiens de Paris

21/01/2012 14:42:32

Haïti - Social : Lamothe a rencontré des chauffeurs de taxi Haïtiens de ParisLe Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe actuellement à Paris, France pour une visite officielle de 4 jours vient de rencontrer les membres de l’Association Des Taxis Haïtiens de Paris (ATHP), dans son discours le Ministre Lamothe a déclaré que les chauffeurs de taxi haïtien sont une extension de l’Ambassade d’Haïti, qu’ils sont des Ambassadeurs pour Haïti, les encourageant à parler des bons côté d’Haïti et les invitant à venir prendre leurs vacances en Haïti.

"…membres de l’association je vous salue, c’est un grand honneur et un grand plaisir d’être avec vous ici aujourd’hui. J’ai choisi de venir vous rencontrer comme premier groupe juste après mon atterrissage ce matin à l’aéroport Charles de Gaulle, je veux que vous sachiez que par le travail que vous faites, lorsque vous vous levez le matin pour prendre votre taxi, vous êtes une extension de l’Ambassade d’Haïti, vous êtes tous des Ambassadeurs pour Haïti, parce que c’est vous-même qui êtes en contact avec tous les étrangers qui aimeraient visiter notre pays, c’est vous qui êtes en contact pour leurs parler de notre pays.

Donc comme nouveau Ministre des Affaires Étrangères je viens vous rendre un hommage, je viens m’incliner devant vous aujourd’hui pour reconnaitre le travail que vous faites dans la communauté. [applaudissent] Avant que je parte le Président Martelly, lors des rencontres de préparation, m’a demandé qui nous allons rencontrer, je lui ai répondu que nous allons rencontrer le ministre des Affaires Étrangères de la France, le Ministre de la Coopération, le Ministre de la Culture. Il m’a dit que la première personne que je dois rencontrer ce sont les chauffeurs de taxi [applaudissent].

Donc aujourd’hui c’est un accomplissement, un atterrissage de la politique de proximité que nous prônons, que le Président Martelly prône, une politique de proximité non pas seulement avec les étrangers mais avec les haïtiens qui travaillent dure dans les pays étrangers. Donc aujourd’hui je pense que c’est une journée historique et elle signale un changement dans la politique d’Haïti, pourquoi elle signale un changement ? Parce que dans toutes les promotions que nous faisons dans les pays, nous voulons que ça soit vous, tous les Ambassadeurs qui sont présent ici ce soir, nous voulons que vous soyez les premières personne qui retournent en Haïti, pas encore pour retourner totalement, parce que nous travaillons pour que tout le monde puisse revenir, mais nous vous demandons de revenir, prenez vos vacances en Haïti, emmenez votre famille, vos enfants, parlez à vos enfants de votre pays Haïti, parce que plus vous êtes ici, plus vos enfants grandissent ici, plus vos enfants perdent leur identité avec Haïti.

Notre travail au niveau du gouvernement c’est de créer des structures adéquates pour vous recevoir, et maintenant Haïti c’est le premier pays auquel vous devez penser pour vos vacances, c’est très important dans le développement.

Cette solidarité que nous apportons aujourd’hui avec votre association c’est le premier pas que nous faisons vers la politique de proximité. Nous demandons que toutes nos Ambassades et consulats à travers le monde travaillent de manière très proche avec les communautés c’est pour cela que nous allons commencer une campagne de promotion de l’image d’Haïti à travers les plus grandes Capitales mondiales, nous allons le faire ici à Paris, à New-York, à Washington, à Miami pour que nous puissions commencer à projeter une image différente du pays.

Je pense que le message commence à travers vous, je veux vous sensibiliser, je vous demande votre support pour que le monde sache que oui en Haïti nous avons la misère, oui nous avons des problèmes mais en même temps nous avons de bonnes choses, nous avons 1700 kilomètres de belles plages dans le pays, nous avons une culture, un passé qui est super riche, nous avons des villes tel que Jacmel qui ont une histoire incroyable, il faut que nous parlions de ces choses également, donc le message commence à partir de vous-même…"

Ensuite le Ministre Lamothe a présenté les actions et réalisation du gouvernement pour la population, et a écouté les revendications et problèmes des membres de l’Association Des Taxis Haïtiens de Paris (ATHP) présent lors de cette rencontre.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4772-haiti-politique-message-de-laurent-lamothe-depuis-la-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4752-haiti-economie-des-d-entrepreneurs-haitiens-accompagneront-laurent-lamothe-en-france.html
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Justice : L’ANAMAH dénonce « le comportement rebelle » du pouvoir exécutif

lundi 23 janvier 2012 à 11:30

JusticeL’association nationale des magistrats haïtiens dénonce « le comportement rebelle » de l’Exécutif qui n’a toujours pas mis en place le conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

Cela, malgré les pressions venant de divers secteurs dont de l’ANAMAH qui avait donné en vain un délai d’un mois à l’Exécutif pour mettre en place le CSPJ. Le délai de l’ANAMAH arrive à expiration ce lundi 23 janvier.

Comme il a toujours été le cas par le passé, cette attitude exprime clairement la volonté de l’administration Martelly de contrôler le pouvoir judiciaire, dénonce le juge Durin Duret.

Une rencontre est prévue ce lundi après midi entre l’ANAMAH et le ministre de la Justice et de la sécurité publique. « Si le CSPJ n’est pas constitué le plus rapidement possible, l’ANAMAH va recourir à d’autres formes de protestation dont un arrêt de travail », prévient le juge Durin Duret.

Des ministres haïtiens se sont entretenus avec les étudiants haïtiens à Paris

lundi 23 janvier 2012 à 10:04

laurent LamotheLes Etudiants Haïtiens à Paris se sont plaints auprès des ministres présents à la rencontre de « l’absence totale d’encadrement », de la part du gouvernement haïtien.

A l’ambassade d’Haïti à Paris, il n’y a même pas un registre des jeunes Haïtiens qui poursuivent leurs études supérieures dans les universités de France, ont-ils déploré.

Regrettant de ne pas pouvoir axer leurs travaux d’études sur des sujets en rapport avec leur pays faute de moyens, ces universitaires ont fait plusieurs propositions aux autorités haïtiennes.

Ils proposent, entre autres, la création d’un fonds de soutien aux étudiants, l’organisation d’une rencontre annuelle avec l’Ambassade et la création d’une fiche de compétence.

Vu la faiblesse de l’administration publique en matière de ressources humaines qualifiées, le gouvernement Martelly-Conille mise beaucoup sur les étudiants Haïtiens de l’extérieur, fait savoir le ministre du plan et de la coopération externe lors de cette rencontre.

La situation s’est aggravée depuis le tremblement de terre de janvier 2010, et 36 pour cent des cadres de l’Administration publique ayant aujourd’hui plus de 69 ans doivent partir bientôt, s’est lamenté Jude Hervé Day.

Aussi, le gouvernement entend conjuguer ses efforts et tout mettre en œuvre pour rapatrier ces jeunes au terme de leur formation, a promis le ministre du plan.

Haïti, diplomatie:

Trois nouveaux ambassadeurs en Haïti

Le 21/01/2012 à 07h22. | Par bonzouti.com

Trois nouveaux ambassadeurs ont présenté leur lettre de créance au président haïtien ce vendredi 20 Janvier 2012. Il s’agit de madame Edita Hrda de la république Tchèque en Europe de l’est, de M. Park Don-Sil de la République du Corée, en Orient, et de M. Claes Hammar de la Suède, Europe du Nord.

Ces trois nouveaux ambassadeurs promettent de travailler Haïti, diplomatie: trois nouveaux ambassadeurs en Haïti à renforcer les liens d’amitiés entre leur pays respectif et Haïti. Il revient au gouvernement haïtien à présent de faire en sorte que le pays tire profit de ces nouveaux amis d’Haïti.

Haïti – Économie :

«Ayez confiance en Haïti, vous ne le regretterez pas» affirme le Président Martelly

Haïti - Économie : «Ayez confiance en Haïti, vous ne le regretterez pas» affirme le Président Martelly

Le Président Michel Martelly et la Première Dame d’Haïti, étaient les invités d’honneur, vendredi dernier à un diner/Forum organisé par la Chambre américaine de commerce en Haïti (AmCham), au Karibe Convention Center de Pétion ville, sous le thème : « Améliorer le climat des affaires et promouvoir l’investissement en Haïti. » Était présent à cette soirée, des membres du gouvernement, des parlementaires, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des délégués d’Agences internationales de coopération, les présidents des Chambres du secteur privé.

Dans un discours très motivant, le Président Martelly a réitéré au secteur privé, que 2012 devait être l’année de l’opportunité et de la dynamisation de l’économie, mettant l’accent sur le partenariat public-privé, il a insisté sur la nécessité de mettre Haïti en chantiers et le peuple haïtien au travail « Aux partenaires étrangers, à vous de la diaspora qui avez choisi Haïti, vous qui, avec nos entrepreneurs, créez des emplois d’ouvriers, d’ingénieurs, de techniciens, ayez confiance en Haïti [...] Vous ne le regretterez pas, les risques que vous prenez, vous en aurez le juste retour. Vous êtes venus ici pour gagner des marchés et pour gagner de l’argent. Il n’y a pas de honte à gagner de l’argent, à le gagner honnêtement. Il n’y a pas de complexes à capter des marchés, ce sont les entreprises qui gagnent des marchés, qui créent de l’emploi. »

Discours du Président Michel Martelly :
« [...] Il m’est agréable d’être avec vous ce soir, dans cet espace convivial, pour parler d’une autre Haïti, qui entreprend, qui innove, qui réussit.

J’ai aussi plaisir à remercier la Chambre Américaine de Commerce d’Haïti (AmCham), particulièrement son Président M. Rick Hicks, pour ce diner, organisé en mon Honneur, m’offrant ainsi une occasion supplémentaire de faire le jour sur les nouvelles possibilités de créations d’entreprises, d’emplois et de richesses nécessaires à la relance de notre économie.

Avant d’aborder le sujet du jour, permettez moi de faire cette remarque : Mon ami Dany Pierre François m’a dit à quel point vous étiez enthousiastes à l’idée de me recevoir à la AmCham ce soir, comme invité spécial, et comment, pour la première fois, vous avez trouvé autant de sponsors et vous tous, vous vous êtes ralliés pour rendre cette soirée possible.

Je m’en vois flatté. J’aurais souhaité voir ce même engouement, ce même enthousiasme, ce même ralliement, cette même union se manifester dans tous les cas de crises que connait le pays, dans les cas de déchirement social, d’instabilité politique, de troubles socio-économiques, afin de garantir le progrès du pays, son avancement, son développement durable, sa stabilité générale pour le bonheur du peuple haïtien.

Je veux voir, par delà ce dîner de gala, cet acte de foi, cette confiance que vous exprimez dans ce pays, dans son avenir, dans son développement, dans son progrès politique, économique et social.

L’État a besoin de vous, de ce partenariat réel, public-privé. Il nous faut mettre Haïti sur les chantiers de la reconstruction et, le peuple haïtien au travail. Le défi est de taille, mais stimulant.

Nos problèmes sont les vôtres, nous avons le devoir de dialoguer, la nécessité de se comprendre. Nous devons avoir l’intelligence de rechercher conjointement les solutions, pour l’édification de cet indispensable socle de croissance, une croissance durable au bénéfice de tous nos compatriotes.

Au bénéfice de tous, car on ne va pas continuer à laisser s’accumuler les déséquilibres qui minent cette société, sinon il arrivera un point, où nous nous ne saurons plus comment nous en sortir. A cet effet, la volonté politique est sans équivoque. Elle s’est traduite en actes par la mise en place du Conseil Consultatif Présidentiel pour la Promotion des Investissements, initiateur du récent Forum sur l’investissement qui a reçu une note favorable tant au niveau national qu’international.

Il est temps d’harmoniser nos discours et de créer l’espace serein pour des relations mutuellement bénéfiques.

C’est dans cette optique, que j’ai instruit le Gouvernement d’engager les réformes qui doivent viser à donner à nos entreprises les moyens de se développer, d’être plus fortes, plus compétitives, plus imaginatives, plus créatrices d’emplois, plus attractives surtout.

Je le réitère que l’année 2012 doit être celle de l’opportunité et de la dynamisation de notre économie. La révolution de la croissance annoncée servira de creuset à l’émergence de nouvelles stratégies de compétitivité, dans les filières porteuses, prioritaires et transversales.

Pour mieux répondre aux demandes éventuelles des investisseurs, le Gouvernement s’est engagé dans un processus d’augmentation des facilités industrielles. En ce sens, le parc industriel de Caracol servira de modèle à la mise en place de structures similaires dans les autres départements. Ce qui permettra d’accroitre les disponibilités pour les nouveaux investissements qui sont activement recherchés par le biais d’une diplomatie axée sur la promotion des affaires.

Nous l’avons tous compris. Il nous faut aujourd’hui, évoluer vers une société de normes et d’ouverture. Dans ce dessein, la mise en place du Bureau National de Normalisation et de Métrologie, les dispositions prises pour l’application de la Loi sur la Copropriété, ainsi que la recherche d’un Partenariat Public-Privé (PPP), au niveau de la mise en place d’infrastructures publiques, s’inscrivent dans ce tempo dynamisateur qui anime les premiers pas de la nouvelle Haïti en marche. Dans le même sens, nous commençons à nous investir dans le champ de l’économie numérique en favorisant le virage vers l’e-gouvernance ou Gouvernement en ligne, afin d’accroître la productivité et l’efficacité des institutions étatiques et ainsi, renforcer leur capacité à accompagner les initiatives du secteur privé.

Dans cet ordre d’idées, je porte une attention spéciale à l’affermissement de l’appareil judiciaire pour que le mot du droit, puisse prévaloir dans la résolution des conflits. Je m’engage résolument dans la répression de la contrebande, car celle-ci défavorise les industriels, commerçants et entrepreneurs honnêtes. Dans ce but, je travaille assidument et intensément à la mise en place d’une nouvelle force de sécurité, laquelle en appui à la Police Nationale d’Haïti (PNH), réduira la porosité de nos frontières et la perméabilité incontrôlée de nos côtes.

Je demande par-dessus tout, que soient respectés les engagements citoyens envers la communauté. Lorsque chacun de nous souscrira à ses obligations fiscales et légales, nous arriverons progressivement à satisfaire les besoins fondamentaux de notre population. La cohésion que nous sommes en train de manifester nous rend certain que le pays va changer et nous nous tiendrons à la hauteur des attentes qu’elle suscite.

Je n’arrêterai pas mes propos du jour, sans faire ressortir cette harmonie qui se dessine et se renforce chaque jour davantage entre les secteurs publics et privés. Ceci prouve que nous tous haïtiens, avons compris que notre développement, notre essor doivent venir de nous-mêmes, de notre acharnement au travail et de notre esprit d’entreprise. Nous sommes en train de faire comprendre au monde que, stimulés par la Paix et la stabilité retrouvée, Haïti est en train de changer.

Pour qu’advienne notre renouveau, nous sommes décidés à rentabiliser les ressources dont nous disposons. Ressources qui vont de la beauté et de la richesse de notre nature tropicale à l’exceptionnelle capacité de notre force de travail.

Haïti est en marche. Vous aussi. Haïti pap domi. Vous non plus.

Enough talk ! Let’s walk, let’s walk TOGETHER !

C’est-ce que vous avez compris en renforçant les Chambres de Commerces haitiano-étrangères. Vous avez compris que c’est fini de nous refermer sur nous-mêmes. Vous avez compris que l’ouverture vers le monde est nécessaire.

Je veux qu’Haïti puisse pleinement tirer parti de ses potentialités dans la région. Nos économies peuvent être complémentaires. Nous pouvons offrir des services, mais nous devons aussi rechercher les moyens de nous industrialiser. L’industrie c’est aussi possible chez nous. La valeur ajoutée de nos produits nous devons y travailler. L’esprit d’entreprise habite l’Homme Haïtien. A nous de leur offrir le cadre nécessaire, les infrastructures, l’accompagnement. Pourquoi nos ports posent-ils des problèmes ?

Vous voyez ce sont de ces questions dont il faudra ensemble s’occuper. Nous allons nous en occuper. Aux PME, je peux déjà garantir l’appui de l’Etat, le redressement de notre commerce extérieur passe par les PME, des PME prospères. Vous savez, le goût du risque, le goût de la réussite m’habitent. Je sais que vous partagez ce goût et que vous comprenez cette ambition. La réussite n’est pas un défaut. Alors, arrêtez d’hésiter, faites confiance à Haïti, osez, soyez inventifs. Associez-vous, montez des grandes entreprises, à la hauteur d’une grande Nation.

Osons donc voir plus grand !

L’Etat s’engage à vous faciliter la tâche et non pas à vous la compliquer.

Aux partenaires étrangers, à vous de la diaspora qui avez choisi Haïti, vous qui, avec nos entrepreneurs, créez des emplois d’ouvriers, d’ingénieurs, de techniciens, ayez confiance en Haïti. Vous ne le regretterez pas, les risques que vous prenez, vous en aurez le juste retour.

Vous êtes venus ici pour gagner des marchés et pour gagner de l’argent. Il n’y a pas de honte à gagner de l’argent, à le gagner honnêtement. Il n’y a pas de complexes à capter des marchés, ce sont les entreprises qui gagnent des marchés, qui créent de l’emploi.

J’ai été élu pour changer les choses, je les changerai tet kale !

J’encourage le gouvernement à travailler avec vous pour nous mettre en situation de gagner dans la compétition internationale, pour sortir Haïti de ce madichon qu’est le chômage et la misère qui en découlent. Il est temps que ce pays soit remis au travail. Que le travail y soit justement rémunéré, que les travailleurs et travailleuses s’y sentent respectés, valorisés. Telle est ma conviction. Ma conviction d’une Haïti prospère. Beaucoup n’y ont pas cru. Ils se sont trompés, de bonne foi peut être, mais le changement est là, se dessinant lentement à l’horizon des affaires pour le bonheur du pays !

Vive Haïti ! Ayiti douvan, Ayiti tout tan ! Merci. »

Michel Joseph Martelly
Président de la République

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction :

Rencontre entre le Premier Ministre et l’UNOPS


Jeudi 19 janvier 2012, le Premier Ministre, le Dr Garry Conille, a rencontré Mme Maria-Noel Vaeza, Directrice régionale de « l’United Nations Office for Project Services » (UNOPS) pour la région Amérique latine et Caraïbes.

Cette rencontre a donné l’occasion de discuter des projets et programmes en cours ainsi que des axes stratégiques de coopération future dans le cadre de la reconstruction d’Haïti. La Directrice de l’UNOPS a remercié le Premier Ministre Garry Conille de la confiance en l’UNOPS, particulièrement pour la nouvelle demande de construction des universités et les appuis au secteur de la santé. Elle a aussi fait le point sur l’appui de l’UNOPS à la reconstruction, notamment le projet 16/6, les projets de gestion de débris et de démolition des bâtiments rouges et a expliqué les nouvelles modalités de l’UNOPS pour appuyer la capacité de gestion et de mise en œuvre du gouvernement d’Haïti.

Le Premier ministre Garry Conille a mentionné la « nécessité de procédures accélérées pour des résultats rapides et visibles », notamment en ce qui concerne la Faculté des sciences et l’université à Damien.

Cette rencontre a permis à la représentante de l’UNOPS de faire au Premier ministre un compte rendu de ses discussions avec la ministre de la Santé le Dr. Florence Duperval Guillaume et avec le directeur de l’Unité de construction, M. Harry Adam.

En savoir plus sur L’UNOPS en Haïti :
L’UNOPS travaille en Haïti depuis 2005 et emploie actuellement plus de 450 personnes dont au moins 90% sont recrutées localement. Depuis janvier 2010, l’organisation a connu une croissance remarquable par rapport au nombre de projets mis en œuvre ainsi qu’une diversification significative de ses secteurs d’intervention. L’UNOPS a participé aux travaux d’évaluation des dommages structurels subis par les bâtiments, a pris part à la préparation et à la gestion des camps de déplacés ainsi qu’au nettoyage des principaux canaux de la capitale. De plus, l’UNOPS est actuellement en train de mettre en œuvre un projet de gestion de débris et de démolition.

HL/ HaïtiLibre


Retour à la normal au niveau de la frontière de Malpasse

Haïti - Social : Retour à la normal au niveau de la frontière de MalpasseLes 21 et 22 janvier 2012, après une altercation impliquant un chauffeur dominicain et un agent de la Police Nationale d’Haïti des syndicalistes dominicains avaient occasionné la fermeture de la frontière Haïtiano-Dominicaine à Jimani / Malpasse.

Le Ministère des Affaires Etrangères informe qu’une délégation haïtienne de haut niveau, composée des Secrétaires d’Etat des Affaires Étrangères Monsieur Pierre-Richard Casimir, de la Sécurité Publique Monsieur Réginald Delva, d’un membre de Cabinet du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale et des Cadres des deux Ministères, s’est rendue à Malpasse le dimanche 22 janvier en vue d’engager des négociations avec une délégation conduite par l’Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, Son Excellence Monsieur Ruben Silié Valdez.

La rencontre s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité et de respect mutuel à l’issue de laquelle les deux parties se sont entendues pour la réouverture immédiate de la frontière et la tenue d’une réunion le mardi 24 janvier à Port-au-Prince avec la participation des représentants des Gouvernements haïtien et dominicain et les syndicalistes des deux pays en vue de trouver une solution définitive à la problématique du transport transfrontalier.

La présence de la délégation à Jimani/Malpasse était motivée d’une part par le souci de permettre le retour des passagers et pèlerins haïtiens après la fête patronale de Notre-Dame d’Altagrâce à Higuey et d’autre part d’assurer la libre circulation des personnes et des marchandises à ce point important de la frontière haïtiano-dominicaine.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Agriculture :

3 millions de dollars pour augmenter et améliorer la qualité du café haïtien

22/01/2012 12:24:42
Haïti - Agriculture : 3 millions de dollars pour augmenter et améliorer la qualité du café haïtienLe Fonds multilatéral d’investissement (MIF) de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’Agence Française de Développement (AFD) contribueront pour environ 3 millions de dollars à un projet visant à l’accroître la production et améliorer la qualité du café haïtien, afin d’augmenter les revenus de quelque 10,000 petits agriculteurs.

Il y a 20 ans, le café était le principal produit d’exportation agricole d’Haïti, représentant près de 70 % des recettes de ventes à l’étranger. Une combinaison de facteurs internes et externes ont conduit à une forte baisse de la production, aggravés par un manque persistant d’investissement dans l’agriculture. En conséquence, les exportations de café ont chuté de 191,000 sacs en 1990, à seulement 16,000 sacs en 2009.

Le MIF a récemment approuvé une subvention des Etats-Unis d’1,9 million de dollars pour ce projet. « Le secteur du café haïtien a un réel potentiel. Ce projet est conçu pour répondre aux divers obstacles qui limitent le volume et la qualité de la production. Des milliers de petits agriculteurs en bénéficieront » a fait savoir Nancy Lee la Directrice Générale du MIF. « Nous sommes engagés dans la mise en œuvre réussie de ce projet et avec les ressources que nous fournissons avec nos alliés dans cet effort, nous pouvons restaurer Haïti comme un producteur de classe mondiale de café. »

L’AFD avec un don de 900.000 euros « contribuera au financement de ce programme qui bénéficiera directement aux coopératives d’agriculteurs dans le Centre et le Sud-Est d’Haïti, en complétant les activités soutenues par le MIF dans d’autres régions », a déclaré Yves Malpelo, Directeur de l’agence française à Port-au-Prince. « Ces ressources seront concentrées surtout dans la formation pour renforcer les capacités de gestion de nos partenaires et fournir une assistance technique et des conseils sur la production et la transformation du café afin d’augmenter la valeur de leur grain. »

Le projet recevra une contribution additionnelle du gouvernement colombien, qui permettra à la Fédération Nationale des Caféiculteurs de Colombie de fournir une assistance technique à ses homologues haïtiens. Neslé, leader mondial de l’alimentaire participera à ce partenariat pour soutenir les fermiers haïtiens à renouveler leurs plantations.

Le MIF et l’AFD travailleront en collaboration avec les agriculteurs dans les zones à fort potentiel, pour la production de café de haute qualité dans les départements du Nord, du Centre, Sud-Est et Grande Anse ou l’on souligne plusieurs problèmes majeurs dans la chaîne de valeur du café, qui nécessite d’augmenter la production, d’améliorer le contrôle de qualité et de renforcer la gestion des coopératives et associations d’agriculteurs.

Le projet permettra également de mobiliser des ressources provenant d’autres initiatives financées par la BID en Haïti, comme un programme de transfert de technologie agricole et un programme d’atténuation des risques naturels majeurs.

Un élément clé de ce projet, aidera les coopératives et les associations d’agriculteurs a améliorer le processus de mouture du café haïtien pour atteindre une qualité acceptable et à réduire les taux élevés de rejet. Il renforcera également la capacité de gestion des organisations d’agriculteurs à réduire leurs coûts de récolte. La transformation, le transport et l’exportation sont deux fois plus élevés que les coûts moyens des coopératives Andines.

Enfin, le projet fournira des ressources pour aider les coopératives à se diversifier au-delà de la commercialisation des grains. En offrant par exemple la location de machines agricoles ou la mise sur pied d’entreprises de torréfaction du café, pour la vente sur le marché local.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Justice :

Le juge Carvès rappelle la loi à Duvalier

1/2012 06:28:22
Haïti - Justice : Le juge Carvès rappelle la loi à Duvalier

L’ancien Président haïtien Jean-Claude Duvalier, convoqué hier vendredi a été auditionné par le Juge Jean Carvès. Selon son avocat Me Reynold Georges « Le juge d’instruction Jean Carvès a demandé à mon client de rester paisible dans les limites de Pétion-ville » rappelant que le Juge est « sous la pression des organisations de défense des droits de l’homme qui confondent la justice avec la haine et la vengeance » ajoutant que chaque fois que Jean Claude Duvalier se déplace, il attire beaucoup de monde et de plus en plus de partisans, « ça gêne certains secteurs politiques… »

Après une rencontre de 20 minutes avec Jean Claude Duvalier, le Juge Jean Carvès a déclaré aux médias «…vous savez que Monsieur Jean-Claude Duvalier est assigné à résidence [...] dans l’ordonnance d’assignation à résidence, il y a des mesures restrictives qui disent que les déplacements ainsi que les visites chez lui sont limités, quand recevoir des gens, quand il peut se déplacer, ainsi que la limite territorial de ses déplacements [...] parfois il adresse une requête pour nous avertir qu’il se déplace et pour avoir une autorisation [...] mais étant donné que je suis dans la phase de clôture de l’ordonnance et que je vois qu’il fait des déplacements, que parfois je n’ai pas autorisés, j’ai été obligé de le convoquer aujourd’hui [...] je lui ai dit pour la dernière fois, un juge, une autorité ne parle pas deux fois, un ordre c’est un ordre, je n’ai pas la prétention de faire un abus, mais lorsque vous enfreignez la loi, vous tomber sous le coup de la loi, je vais prendre telle mesure que de droit [...] et que j’appliquerais la loi pour qu’il aille au Pénitencier National jusqu’à ce que je rende l’ordonnance de clôture que je suis en train de rédiger [...] Il connaitra son sort à la fin du mois de janvier… »

Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-4759-haiti-justice-jean-claude-duvalier-convoque-aujourd-hui-au-palais-de-justice.html

HL/ HaïtiLibre

Haïti-Carnaval 2012 : Incertitude sur le budget des festivités, notamment dans le Sud

lundi 23 janvier 2012

P-au-P, 23 janv. 2012 [AlterPresse] — A moins d’un mois de la réalisation du carnaval 2012 (du dimanche 19 au mardi 21 février, suivant la répartition calendaire internationale), dont le gros des festivités est officiellement annoncé dans la ville des Cayes (Sud), le montant du budget global envisagé n’est toujours pas connu ni fixé, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Le budget est encore « en discussion », indique le ministre de la culture et de la communication (Mcc), Pierre Raymond Dumas, interrogé par plusieurs journalistes à l’issue d’une réunion de travail, le vendredi 20 janvier 2012, avec le comité organisateur des festivités prévues aux Cayes, autour du budget qui devrait y être alloué.

Se montrant très évasif sur la question, Dumas n’a fait aucune référence à la part, escomptée au poste “carnaval” dans le budget rectificatif 2011-2012, d’un montant global d’environ 119,3 milliards de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) et devant être soumis aux deux branches du parlement le 24 janvier en cours.

« C’est le vœu du président [Michel Joseph] Martelly d’organiser les activités dans ce département. D’ailleurs, c’est lui qui pilote cette activité. En tant que président d’honneur de ce comité, notre rôle c’est d’accompagner les décisions du président dans sa quête d’un autre horizon pour le pays », affirme Dumas.

Sur recommandation des autorités centrales, la municipalité des Cayes aurait souhaité un financement de 150 millions de gourdes (au lieu d’un montant initial de 200 millions de gourdes), rapporte le quotidien “Le Nouvelliste”.

De ces 150 millions, le trésor public pourrait contribuer à hauteur de 50 ou 100 millions de gourdes, tandis que le solde serait recherché auprès du secteur privé.

Chef-lieu du département du Sud, la ville des Cayes, choisie par Martelly pour devenir le haut-lieu des festivités en 2012, devra, cette année, surmonter le défi d’organiser l’événement culturel qui draine généralement plusieurs milliers de personnes en Haïti.

Le thème retenu « Ayiti ap dekole, Okay pran devan » (Les Cayes font le premier pas dans le décollage d’Haïti).

Depuis de nombreuses années, le gros des festivités carnavalesques a toujours lieu dans la capitale Port-au-Prince, tandis que la ville de Jacmel (Sud-Est) a tiré profit du mode d’organisation spécifique du “carnaval national” qui se tient avec beaucoup de couleurs tous les ans, une semaine avant la date calendaire officielle.

En cette fin du mois de janvier 2012, aucune information ne filtre sur les parts de budget qui seront consacrées aux festivités carnavalesques à Port-au-Prince et dans les autres villes du pays.

Entre-temps, le maire principal des Cayes, Pierre Yvon Chéry, évoque l’enthousiasme de la population départementale, dont certains auraient déjà mis leurs maisons à la disposition de la municipalité pour permettre de loger les carnavalières et carnavaliers n’ayant pas de pied-à-terre dans le Sud.

A l’occasion des festivités carnavalesques, entre le 19 et le 21 février 2012, des tentes seront installées sur les plages du Sud afin d’accueillir celles et ceux qui ne pourront pas se payer un hôtel.

Sur le plan de la sécurité publique, des dispositions sont prises afin de renforcer « l’effectif des policiers (nationaux) dans ce département », annonce le commissaire du gouvernement, Fritz Saint-Fort qui se veut rassurant.

« Le défilé du carnaval suivra un parcours autour de trois à quatre kilomètres, sans compter la participation de plus de quatre vingt seize (96) chars allégoriques », explique t-il.

Sur le plan sanitaire, plus de sept (7) centres hospitaliers sont déjà disponibles pour recevoir les éventuelles victimes de cette immense manifestation populaire, indique le comité organisateur des festivités aux Cayes.

Dans l’organisation des festivités carnavalesques 2012, le président Martelly voudrait impliquer davantage le secteur privé, non seulement aux Cayes mais dans la capitale, laisse entendre le ministre de la culture Pierre Raymond Dumas.

A Port-au-Prince, la construction des chars et des stands a déjà commencé, mais les autorités restent silencieuses, laissant planer le suspense à propos de l’organisation du carnaval dans le grand centre économique du pays. [jep kft rc apr 23/01/2012 9:13]

Documents

Haiti : Capital social et Investissement

(première partie)

lundi 23 janvier 2012

Par Leslie Péan *

La campagne intensive menée pour attirer les investissements directs étrangers en Haïti constitue l’élément primordial de la stratégie actuelle des autorités haïtiennes. Stabilité politique et sécurité personnelle seraient les conditions à remplir pour stopper la vague des nouvelles alarmantes et attirer les capitaux internationaux. Cette stratégie, aussi méritoire soit-elle, ne semble pas tenir compte des réalités d’un État et d’une société se débattant pour sortir de l’orbite de l’ensauvagement macoute. D’une part, elle ne reconnaît pas la nature capricieuse et volage du capital [1] en général et d’autre part, elle met de côté le capital social, c’est-à-dire la confiance, pourtant considéré comme essentiel dans la recherche du progrès. En effet, « Le capital social ou socio-institutionnel, selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), apparaît bien dans cette optique comme un élément clef des processus de développement. On constate en effet que, toutes choses égales par ailleurs, les sociétés qui disposent d’un haut niveau de capital social sont mieux armées pour affronter les défis du développement. Elles sont mieux équipées pour résoudre les conflits sans recours à la violence et se caractérisent par une confiance mutuelle élevée et des niveaux de coopération et de solidarité importants [2]. » Nous essayons de proposer une lecture complémentaire de la réalité des rapports entre investissement étranger et local, entre secteur public et privé. Tentative de rectifier par la réflexion le décalage entre ce que l’œil droit perçoit de l’environnement et ce que l’œil gauche capte du relief. Haïti ne gagnera rien à alimenter un choc de ces secteurs qui ne peut qu’instiller la méfiance dans l’esprit des uns et des autres. Ce n’est pas par le silence et la légèreté qu’on traitera l’état de guerre larvée entre les secteurs public et privé au sujet des investissements physiques. Notre discours se veut aussi un appel aux investissements immatériels c’est-à-dire des investissements dans le savoir et le savoir-faire. Des investissements moins dans la matière que dans la matière grise pour pouvoir augmenter le capital social, la productivité et miser sur l’avenir. En effet, les investissements étrangers que nous semblons chercher tous azimuts nécessitent que nous corrigions d’abord les malformations et autres anomalies dans la maison Haïti. Quand nous utilisons tous les prétextes pour exclure nos propres enfants de notre demeure, il est difficile de trouver des étrangers qui vont croire en notre hospitalité. L’appel à l’investissement extérieur demande donc une introspection en toute honnêteté, un retour sur nous-mêmes avec le courage de ne pas briser le miroir pour le visage hideux qu’il nous renvoie.

L’économiste péruvien Hernando de Soto parle de la fragilisation de l’Occident à cause de la crise financière internationale qui, depuis 2008, s’est attaquée à l’ADN du système de connaissance dominant, détruisant la confiance et bloquant toute incitation à l’investissement [3]. Dans le cas haïtien, l’ADN du système économique est cassé par les normes du pouvoir qui phagocytent les lois. Nous référons ici à la thèse magistrale de Michel Foucault montrant que les normes sont plus puissantes que les lois, car les premières fonctionnent de l’intérieur tandis que les secondes agissent de l’extérieur [4]. On se demande si les cellules de notre génome ne sont pas dans cet état de dormance irréversible nommé sénescence. Question légitime quand on sait qu’avant le séisme, les deux-tiers (78%) de la population vivaient avec moins de 2 dollars US par jour, et 54% d’entre eux avec moins d’un dollar par jour. Si on se réfère au recensement de 2003, cela fait 5,5 millions de personnes dont 60% ont moins de 30 ans. Sénescence, disons-nous, qui affecte tous les secteurs économiques (industries manufacturières, tourisme, agro-industrie et agriculture d’exportation), mais surtout la pensée.

Une preuve de l’intériorisation de cette gabegie produisant la cassure de notre ADN réside dans le choix de Jean-Claude Duvalier comme parrain de la promotion Robert Blanc de l’École de Droit et des Sciences Économiques des Gonaïves et dans l’accueil fait au discours qu’il a prononcé le 16 décembre 2011 à l’occasion de la remise des diplômes. L’absence d’une voix discordante parmi les diplômés témoigne éloquemment de la profondeur du mal de la signature duvaliériste dans une jeunesse aux abois se cherchant un univers de sens. Le défaut de filiation, de continuité et de transmission des savoirs aboutit à une reproduction du même qui vient défier le mot d’Aristote voulant que le désir de connaissance soit lié à l’être humain. Pour avoir investi les racines imaginaires de notre existence, les traces indélébiles du pouvoir maléfique duvaliériste ne sont pas seulement dans la pierre, mais aussi et surtout dans la psyché haïtienne. Dans ce sommeil léthargique qui fait fermer les deux yeux là où il faut garder un œil ouvert. La misère et le désœuvrement ont lancé leur défi à la jeunesse au point qu’elle s’est réfugiée dans la génuflexion et la déshumanisation. La débrouille amène son lot de fragmentation sociale et de déshérence, car il faut manger et boire, trouver un gite pour dormir, s’occuper des parents et des enfants.

Frantz Fanon eut à dénoncer comment « le résultat, consciemment poursuivi par le colonialisme, était d’enfoncer dans la tête des indigènes que le départ du colon signifierait pour eux retour à la barbarie, encanaillement, animalisation [5]. » Les despotes haïtiens, et les Duvalier en particulier, lui ont donné raison surtout dans la manière dont ils ont géré le pays en tuant, pillant et avilissant tout ce qui leur tombe sous la main. Les simulacres des Duvalier ont institué en Haïti une esthétique de la vulgarité qui dure encore. Les tontons macoutes ont semé l’obscénité et le grotesque. Du « fwèt nan bouda kamoken » à « grenn nan bouda », de « kokorat » à « rat pa kaka » les résultats sont probants avec « la zombification mutuelle des dominants et de ceux qu’ils sont supposés dominer [6]. » Les micro-stratégies qui en sortent font de la dépravation et de la lubricité de vraies vertus pour les potentats et aspirants potentats qui peuplent notre univers. Pour parfaire la castration du peuple et surtout de la jeunesse, la dictature lui avait offert une jouissance facile dans une ambiance de carnaval à vie. Cette politique d’émasculation de la société est au centre du pouvoir. De sa vie psychique [7].

L’engagement civique et associationnel à la base de la vie politique, au lieu de contribuer au renforcement du capital social, a été corrompu par la dictature qui a cassé les réseaux sociaux et accru l’isolement des individus. Phénomène étudié par Robert Putnam dans le Bowling alone aux États-Unis et par Pierre Bourdieu en France dans l’analyse de ce qui permet de « transformer toutes les relations circonstancielles en liaisons durables » [8]. La dictature a entraîné la jeunesse dans la canaillerie afin de l’éloigner de la vie politique et des nobles idéaux. Comme dirait Achille Mbembe, l’esthétique de la grivoiserie a triomphé, « sans retenue ni entrave » [9]. La confiance a disparu au fur et à mesure que la société organisait sa propre insolvabilité, cherchant le sens non pas dans les bibliothèques, mais dans les lupanars. Comme nous le constatons depuis 1986, il faut beaucoup de sagesse pour ne pas sombrer dans la caricature et la déréliction avec un tel héritage d’irrationalité et de performances insignifiantes.

Le duvaliérisme a accentué la crise des valeurs de la société haïtienne. Comme l’explique Camille Loty Malebranche « l’axiologie haïtienne est à refaire, c’est à dire toute notre échelle de valeurs, toute notre approche de l’homme et de la société, tout notre projet avorté de Nation, tout notre système étatique (État Moloch) et ses structures, toute notre mentalité ostraciste qui exclut toujours l’autre, tout notre ego gigantesque qui monopolise, accapare tout par supériorité vis à vis de l’autre qui ne mérite rien, car notre weltanschauung (vision du monde) est pourrie jusqu’au médullaire [10]. » Sans doute, la crise était déjà là dans les mentalités traditionnelles coloniales et féodales conservatrices concentrées autour de l’idéologie de couleur du noirisme et du mulâtrisme. La nouveauté duvaliériste sera de déstructurer les normes coloristes avec le crime et les tontons macoutes. Ce sera la diffusion à grande échelle d’un certain égalitarisme par le bas à travers la négation absolue de toutes les valeurs sous prétexte qu’elles ne correspondent pas à l’être haïtien.

Une approche généalogique

La question de la gestion contradictoire de l’investissement a sa source dans la formation même de la nation haïtienne et dans le rôle joué par les marchands étrangers dans le contournement des finances publiques. Dans la problématique classique des rapports entre le marché et l’État, la corruption se révèle l’arme favorite utilisée par les forces du marché pour combattre l’État. Les lois haïtiennes n’ont pas su évincer les normes coloniales saint-dominguoises. Arme favorite disons-nous qui sera rapidement appropriée par les agents de l’État dans la course pour la conquête ou la conservation du pouvoir. Nous adoptons l’approche généalogique afin de comprendre comment les pratiques courantes de pouvoir ont pris corps dans la société.

La mutation indépendantiste de 1804 n’a produit aucun chambardement dans le champ de la finance. Marchands anglais et américains prennent le relais des financiers français. Les élites haïtiennes ont réagi en croyant qu’elles pourraient s’en sortir seules, dans l’intérêt de leur petit groupe, en acceptant de se lier aux marchands étrangers et autres armateurs pour garder le pouvoir. Ces élites haïtiennes constituées essentiellement alors de commandants militaires ont préféré courtiser les puissances de l’époque au détriment de leur propre peuple. Trois siècles de culture de contrebande et de corruption coloniale ont produit d’indestructibles racines au fil des ans. Le mal est donc profond.

Dessalines va tenter d’y remédier avec l’ordonnance du 15 octobre 1804 qui défend « aux capitaines de bâtiments étrangers de détailler eux-mêmes leurs cargaisons » [11]. L’article 2 de cette ordonnance numéro 18 le dit en clair : « Les négociants établis en vertu de nos lettres-patentes auront seuls le droit de traiter, par un ou plusieurs, les cargaisons. » La volonté est claire d’instaurer une autre pratique, mais un système de sanctions efficace contre les fraudeurs fait défaut. Le gouvernement ne respecte pas ses propres contraintes. Les conditions militaires dans lesquelles prend naissance Haïti imposent les diktats de l’armée au commerce. Les marchandises amenées par les armateurs ne pourront être disposées par les négociants consignataires qu’après que l’armée se sera servie. Les besoins de l’armée passent avant ceux des autres catégories de la population. Sur ce point, l’article 4 de l’ordonnance ne souffre d’aucune ambigüité. « Ne pourront, néanmoins, lesdits négociants, traiter avec lesdits bâtiments étrangers, pour leurs cargaisons, qu’après que l’administration aura fait le choix des articles nécessaires au besoin de l’armée. »

Les vagues contours de ce système de contrôle et de régulation n’empêcheront pas un an plus tard, en 1805, des armateurs du bâtiment La Louisiane de laisser le port de Port-au-Prince sans payer les droits de douane. La crédibilité de l’État était attaquée dans ses fondements du fait de l’érosion de la confiance et de l’accroissement du déficit budgétaire. Dessalines réagira immédiatement le 6 septembre 1805 d’abord en déterminant le nombre de commerçants autorisés à recevoir des cargaisons en consignation. Puis, il prit le décret du 10 janvier 1806 fixant comme suit la composition des chargements à l’exportation : un tiers de sucre, un tiers de coton et un tiers de café. Cette conjoncture de 1804-1806 est très importante, car c’est avec elle que la structure des recettes fiscales de l’État se met en place.

L’investissement dans la défense et non dans le capital social

L’État haïtien naissant poursuit la politique de perception de l’impôt de Toussaint Louverture articulée autour de l’augmentation des recettes financières provenant du commerce extérieur. L’arrêté du 14 décembre 1800 de Toussaint Louverture augmentant de 10% à 20% les droits de douane en fait foi, même si le précurseur se rétracte par un autre arrêté du 20 décembre 1800 ramenant les droits de douane à 10% afin de ne pas s’aliéner l’appui du gouvernement américain qui avait protesté contre la hausse tarifaire. On n’oubliera pas que le commerce extérieur de Saint Domingue, d’une valeur de 42 millions de dollars en 1788, dépasse celui des États-Unis et constitue alors le levier de l’économie [12]. Il faut donc combattre la corruption en s’assurant que les marchands étrangers paient leurs droits de douane. Comme l’indiquent les archives de Thomas Perkins, face à la politique coloniale de l’exclusif, les marchands américains utilisent la corruption pour conquérir des parts de marché [13].

Le premier investissement fait par l’État haïtien s’est fait dans la défense et non dans le capital social. Or ce dernier quand il n’est pas régulièrement entretenu ne survit pas à l’usure causée par les luttes de pouvoir et de classe, surtout dans le cas haïtien où les chefs de bande avaient été tous massacrés. L’orientation de l’exclusion populaire, scellée dans le sang, était prise d’avancer indéfiniment sur cette voie tracée. Selon l’économiste Edmond Paul, « Nos premiers législateurs ont creusé un fossé, admis toute une distinction quant à l’exercice de la liberté civile entre le peuple des campagnes et celui des villes, d’où nous sont venus des maux incalculables et de tous genres, maux politiques, intellectuels et économiques. Il sied au caractère national que ce fatal régime d’exception cesse [14]. »

L’investissement en capital social a été négligé au profit de la construction d’une quinzaine de forts à travers le pays et dans l’achat d’armes et de munitions. Là est l’essence du problème. De plus, ces dépenses de défense, depuis le gouvernement de Pétion, ont été plutôt financées par la dette et l’impôt sur le café. La cohésion sociale a été affectée négativement, car la dette a été payée par des impôts sur le café qui ont miné davantage la confiance dans le gouvernement. Comme l’a montré l’économiste Edmond Paul [15], sans la capacité d’entraide et la solidarité, le fossé s’est creusé entre les élites et les communautés rurales.

(à suivre)

* Economiste, écrivain

[1] Walden Bello, « O capital é um amante caprichoso », Esquerda.net, Lisboa, Portugal, 23 Julho 2011.

[2] La Bonne Gouvernance : Un défi majeur pour le Développement Humain Durable en Haïti, Rapport National sur le Développement Humain 2002, PNUD, Port-au-Prince, 2002, p. 32. Ce Rapport sur le Développement humain en Haïti a été élaboré sous la supervision du Représentant Résident Adjoint, Diene Keita qui a présidé un Comité de soutien composé de diverses personnalités des différents secteurs de la société haïtienne. Ce comité comprenait : Arnold Antonin, Ronald Baudin, Marie-Claude Bayard, Henri Bazin, Georges Celsis, Bernard Craan, Rosny Desroches, Michel Hector, Robert Jean, Maurice Lafortune, Myrlande Manigat, Philippe Mathieu, Guy Maximilien, Alfred Metellus, Pierre Paquiot, Patrick Pierre-Louis, Odette Roy-Fombrun, Paul Saint-Hilaire. Le Rapport a aussi bénéficié de l’apport des Conseillers spéciaux et de consultants dont Jean Le Nay (UNDESA), Jacques Charmes (Université de Versailles), Kathryn Lockwood et Jon Pedersen (Institut norvégien des sciences sociales – Fafo), Danielle Magloire, Sophie Mazet, Rémy Montas, Ramon Carlos Torres (UNCEPALC), Paul Duret, et Antoine Ambroise (UNDESA). La rédaction finale a été assurée par Pablo Ruiz Hiebra, Jean Le Nay, Antoine Ambroise, Philippe Rouzier et Charles Cadet.

[3] Hernando de Soto, « Who owns this mess », New York Times, December 2, 2011.

[4] Michel Foucault, Histoire de la sexualité I, La volonté de savoir, Tell Gallimard, 1994, p. 189-190.

[5] Frantz Fanon, Les damnés de la terre, (1961), Paris, La Découverte, 2002, p. 201

[6] Achille Mbembe, De la Postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, Paris, Karthala, 2000, p. 142.

[7] Judith Butler, La Vie psychique du pouvoir. L’assujettissement en théories, Paris, Editions Léo Scheer, 2002.

[8] Robert Putnam, Bowling Alone : the Collapse and Revival of American Community, New York, 2000. Lire aussi Pierre Bourdieu, « Le capital social », Actes de la recherche en sciences sociales, numéro 31, 1980, pp. 2-3 et « The forms of capital » dans J. Richardson, Handbook of Theory and Research for the Sociology of Education, New York, Greenwood Press, 1986, p. 241-258.

[9] Achille Mbembe, Sortir de la grande nuit – Essai sur l’Afrique décolonisée, Paris, La Découverte, 2010, p. 217.

[10] Camille Loty Malebranche, « Pour une nouvelle axiologie haïtienne », AlterPresse, 14 novembre 2007.

[11] Lois et Actes sous le règne de Jean-Jacques Dessalines, Presses nationales d’Haïti, Octobre 2006, p. 38-39.

[12] Alain Turnier, Les États-Unis et le marché haïtien (1955), p. 25

[13] David Geggus, « The Major Port Towns of Saint Domingue in the later Eighteenth century » in Franklin W. Knight, Peggy K. Liss, Atlantic port cities : economy, culture, and society in the Atlantic world 1650-1850, University of Tennessee Press, Knoxville, 1991, p. 98.

[14] Edmond Paul, Œuvres posthumes 1, Ch Dunod, Paris, 1986, p. 18.

[15] Edmond Paul, De l’impôt sur les cafés et des lois du commerce intérieur, M. de Cordova & Co., Kingstown, 1876.

 

Aide à Haïti

Geos rappe ses missions originales

par Julien Delafontaine

Le Genevois a organisé des ateliers de rap à Haïti en 2010 et 2011. Il relate son expérience dans «Le Rassemblement». Son clip vient de sortir.

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Le rappeur genevois fait partie des Intérimeurs, célèbre groupe romand. (photo: dr)

 

– Geos, pourquoi êtes-vous parti à Port-au-Prince?
– Mon père est Haïtien. Après le tremblement de terre de janvier 2010, je me suis demandé comment je pouvais venir en aide à ce pays. Je ne voulais pas donner de l’argent, mais réaliser quelque chose de concret.

– Cela a pris la forme d’ateliers de rap. C’est original…
– Les jeunes de là-bas raffolent du rap. Et dans les camps de fortune, ils souffraient du manque de divertissement. Cette­ idée d’ateliers s’est alors imposée d’elle-même.

– «Le Rassemblement» parle justement de ce que vous avez vécu durant ceux-ci.
– J’ai effectué deux séjours d’un mois. Ce titre relate ce que j’ai vu en été 2010. Une région envahie par des ONG, chahutée par la théorie du complot et en proie à des conflits racistes entre ses habitants.

– Le clip de ce titre cartonne sur le web. Comment l’avez-vous réalisé?
– Comme j’ai écrit le morceau sur place, nous avons directement filmé des scènes et des plans en relation avec mes textes. C’est toute sa force.

– Geos, vous trouvera-t-on bientôt dans les bacs?
– Oui, avec une compil mixée par Vincz Lee. Elle contiendra des textes engagés et d’autres divertissants.

vendredi 20 janvier 2012

20 jan

Haïti – Diplomatie :

Désignation de 11 nouveaux diplomates

20/01/2012 13:29:36

Haïti - Diplomatie : Désignation de 11 nouveaux diplomatesHier le Président de la République, Michel Martelly a désigné 8 Ambassadeurs, 2 Consuls généraux et un Représentant Permanent au sein de la mission d’Haïti aux Nations Unies. Maintenant, les 11 désignés devront faire le dépôt de leur pièces à la commission des affaires étrangères du Sénat, dont le sénateur Wencesclass Lambert est le Président, pour étude et ratification, ensuite ils devront obtenir l’agrément des pays auprès desquels ils sont accrédités avant de prendre fonction.

Le processus de ratification a commencé hier jeudi avec le dépôt des pièces de l’ambassadeur désigné pour le Panama, Alix Balmir, père de Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre actuelle du Tourisme. M. Balmir a par le passé occupé différents postes diplomatiques notamment en Espagne et en Colombie.

Les autres personnalités sont, Paul Altidor, pour le poste d’Ambassadeur d’Haïti à Washington (USA), l’homme d’affaire Frantz Liautaud, et actuel Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-canadienne (CCIHC) pour le Canada, Ottawa, Harvel Victor Jean-Baptiste pour le Chili, Ralph Latortue pour les Bahamas, M. Latortue est l’ex-consul d’Haïti à Miami, Lesly David pour le Venezuela, Antonio Rodrigue au Japon. L’Ambassadeur Guy Lamothe, actuel directeur du Centre de Facilitation des Investissements (CFI), retrouvera son poste au Mexique.

Jean Wesley Cazeau a été désigné Représentant Permanent au sein de la mission d’Haïti au Nations Unies, à New-York (USA).

Guillaume François a été désigné comme consul général à Miami (USA) et Charles Antoine Forbin comme consul général ai à New York (USA).

En décembre, Laurent Lamothe le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes avait déclaré à propos du profil des Ambassadeurs «…le profil des Ambassadeurs changera et passera d’un profil plutôt de diplomate à un profil assez agressif, un profil universitaire avec maitrise, un profil d’entrepreneur, d’homme d’affaires, pouvant attirer l’investissement, des gens qui ont l’habitude de travailler dans le matchmaking dans le networking à travers le monde pour que la promotion d’Haïti se fasse de manière digne et de manière à rendre chaque Haïtien fier. Ceci devrait encourager l’investisseur à venir investir ici en Haïti »

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Économie :

Budget 2011-2012 de la République d’Haïti, 119.6 milliards de gourdes

20/01/2012 08:29:02

Pour la deuxième année, le Budget de l’État Haïtien dépasse la barre des 100 milliards de gourdes. Pour l’année fiscale 2011-2012, l’avant-projet de loi sur le budget, s’établit à 119.8 milliards de gourdes (± 3 milliards de dollars), une hausse de 11% sur le budget 2010-2011 qui s’élevait à 106.3 milliards de gourdes http://www.haitilibre.com/article-1636-haiti-economie-le-budget-2010-2011-depend-a-66-de-l-aide-internationale.html Cet avant projet va être maintenant soumis au Parlement ou il sera débattu, probablement modifié, avant d’être voté.

M. Lemercier Georges, le Ministre de l’Économie et des Finances a signalé que d’importants changements avait été apportés dans l’élaboration de ce budget, qu’il est décentralisé avec des allocations par département. Il a fait savoir que dans le budget 2011-2012, la réduction de la pauvreté à travers des programmes sociaux, l’augmentation de la capacité de travail et de l’entrepreneurship des jeunes, le développement de l’emplois sont des objectifs ciblés. En terme d’emploi il affirme qu’« une croissance de l’emploi de 9% est envisageable ». De plus, le Ministre a assuré, que des dispositions seront prises en vue d’instaurer un État de droit dans le pays, qui permettra à la population d’avoir accès aux services de base, de bénéficier d’une justice équitable et d’évoluer dans des conditions sécuritaires sur tout le territoire.

Ce jeudi, le Ministre de l’Économie et des Finances, lors d’une rencontre avec le secteur privé, la société civile et des membres du Parlement, a présenté le budget de la République pour l’année fiscale 2011-2012 «… en générale les gens considèrent le budget comme un instrument au service de l’État et qu’il n’existe que pour l’État, alors qu’à travers le budget, l’État prend des décisions pour permettre à ses agents, donc aux citoyens de savoir ce qu’il fait. L’idée aujourd’hui, c’était d’ouvrir un espace de communication avec le secteur des affaires, qui est le secteur principalement concerné dans le cadre de la mise en œuvre du budget. De leur dire voilà, nous sommes en train d’élaborer un budget qui va être déposé au parlement, vous êtes partie prenante de l’exécution de ce budget, vous êtes partie prenante des décisions qui vont être prises, essayez de nous informer car nous devons travailler ensemble. On lance l’idée, on leur dit : quand le Président dit que c’est un partenariat public-privé ce n’est pas simplement un mot [...] c’est dans ce cadre là que je me suis présenté, pour les informer sur les orientations qu’on va mettre dans l’avant projet de loi sur le budget qui est en discussion et, à ce moment là, ils sont au courant, ils pourront nous faire des remarques, des considérations que nous pourrons prendre en compte ou pas, mais on sait qu’il y aura une certaine concertation [...] »

L’économiste Kesner Pharel a qualifié « d’historique » cette démarche, dans la mesure où le secteur des affaires et la société civile « ont déjà une idée raisonnable du budget et peuvent même élaborer des propositions. »

PI/ HaïtiLibre

Elections 2011

La commission sénatoriale rend son verdict

Haïti - Justice : Gaillot et les Conseillers du CEP bientôt devant la justice ?Huit mois après sa formation, la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur les fraudes et scandales ayant marqué le dernier processus électoral en Haïti a présenté son rapport. Un rapport qui, comme une patate chaude, divise les sénateurs au seuil d’une nouvelle session qui devrait déboucher sur un nouveau scrutin sénatorial. La première séance sur le rapport a été houleuse, jusqu’à l’infirmation du quorum par certains sénateurs insatisfaits du déroulement des débats.

Entre les Pro-Célestin et les nouveaux « Mickistes », la bataille est lancée au grand corps depuis que ce rapport sénatorial a estimé que les élections présidentielles et législatives organisées en novembre 2010 et en mars 2011 étaient « un immense gâchis ». Faut-il alors dire que ces élections étaient invalides et que les autorités qui en ressortent ne sont pas légitimes ? C’est la question que s’est vite posée le sénateur Kelly Bastien. Mais son collègue Youry Latortue, chef d’orchestre de la commission, s’est vite évertué à faire la différence entre une enquête législative et une enquête judiciaire. Le Sénat n’est pas compétent pour invalider une élection.

La commission réclame des poursuites judiciaires contre Gaillot Dorsinvil et consorts et rend Edmond Mulet, ex-chef civil de la mission onusienne, responsable du rejet du candidat de Inite, Jude Célestin au premier tour, au profit du chanteur Michel Martelly. Des révélations fracassantes émanant du chef de cabinet de l’ex-président du Conseil électoral provisoire, Serge Audate font croire que Monsieur Mulet aurait exigé l’éviction de Jude Célestin suite à la tenue du premier tour des présidentielles. Tandis que les grandes voix de Inite clamaient dans la presse, une victoire au premier tour de leur candidat à la présidence, le représentant du secrétaire général des Nations-unies en Haïti avait clairement dit aux conseillers électoraux que l’international n’entendait pas digérer même une admission au second tour du candidat du pouvoir.

Quant aux conseillers électoraux eux-mêmes, frappés d’interdiction de départ et d’une mesure d’assignation à résidence surveillée pour certains, la commission maintient comme chef d’accusation : « violation de la loi électorale, crimes contre la Constitution, abus de pouvoir, fraude électorale et détournement du vote populaire». La commission juge fondées « les graves présomptions de corruptions qui pèsent sur les membres du CEP », puisque les élections s‘étaient tenues au grand mépris des droits civils et politiques de la population haïtienne.

Certains partis et candidats habituellement présents dans les compétitions électorales ont été écartés par le Conseil électoral, déplore la commission mentionnant les partis tels que la Fanmi Lavalas, l’UNCRH et le KOMPA. Dans la foulée de ces injustices faites à certains acteurs politiques, le Conseil de Gaillot Dorsinvil a aussi favorisé certaines formations politiques notamment dans le choix des membres du personnel électoral. Dans les bureaux de vote aussi bien que dans les centres d’opération et de vérification, un parti était visiblement dominant, selon la commission.

La commission recommande entre autres l’amendement de la loi électorale pour y introduire désormais un taux de participation dont dépendra la validité des élections. Le rapport invite aussi le CEP à prendre les mesures nécessaires en vue de porter la population à prendre le chemin des urnes. Des dispositions doivent aussi être prises en vue de contrôler les dépenses des candidats, de limiter le coût des élections et d’éviter la violence tant au cours de la campagne que pendant la journée électorale. La commission menée par Youry Latortue réclame aussi le vote d’une loi sur les commissions d’enquête sénatoriale. La commission devrait peut-être noter que le problème du faible taux de participation aux élections n’est pas spécifique à Haïti.

Cette commission sénatoriale était composée de six sénateurs de tendances différentes. Alors que Wencesclass Lambert, Moïse Jean-Charles et Evalière Beauplan provenaient du groupe des 16, formé majoritairement d’anciens candidats de la plateforme Lespwa / Inite. La minorité était représentée par Michel Clérié, Jean William Jeanty et Youri Latortue. On notera dans chacun des groupes des particularités conjoncturelles, comme les cas de Moïse Jean Charles et de William Jeanty qui sont catalogués le plus souvent comme des Anti-Martelly. Et ceux de Michel Clérié et Wencesclass Lambert ou même de Youry Latortue plutôt complaisants par rapport à la présidence.

Le sénateur Moïse Jean-Charles est le seul membre de la commission à n’avoir pas signé le rapport. Engagé dans une grande croisade en faveur de la destitution du président Martelly en raison de sa double nationalité américaine et italienne, le sénateur pourrait pourtant trouver dans ce rapport une nouvelle raison de remettre en question la légitimité du chef de l’état. Mais le sénateur a tout bonnement refusé d’endosser ce rapport. Le sénateur que nous avons vainement tenté de rejoindre au téléphone au moment de rédiger cet article, n’a pu nous expliquer sa position par rapport au document final de la commission.

En décembre dernier deux conseillers électoraux ont été bloqués à la dernière minute à l’aéroport de Port-au-Prince tandis qu’ils s’apprêtaient à partir pour les Etats-Unis. Le commissaire du gouvernement d’alors Me Lionel Constant Bourgoin a dû se rendre en catastrophe à l’aéroport, sur l’insistance de l’exécutif. La présidence a ensuite procédé à la dissolution du Conseil électoral dirigé par Gaillot Dorsinvil et ordonné la remise du matériel mis à la disposition des conseillers. Depuis l’arrivée de Me Jean Rénel Sénatus à la tête du parquet de Port-au-Prince, l’affaire Gaillot Dorsinvil semble connaitre un moment de répit…… qui ne devrait pas durer.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr
 
 
Haïti – Justice :

Verdict du procès des Cayes

20/01/2012 13:53:40

Haïti - Justice : Verdict du procès des CayesHier jeudi, suite au procès ouvert le 18 octobre 2011, contre 13 policiers et des responsables des services pénitenciers haïtiens, jugés pour la mort d’au moins 11 détenus suite à l’émeute qui avait éclaté, le 19 janvier 2010, à la prison des Cayes, lorsque plus de 400 prisonniers, terrifiés par des répliques sismiques, avaient tenté de s’évader, le juge Ézékiel Vaval a condamné 7 policiers à des peines d’emprisonnement allant de 2 à 13 ans de travaux forcés, les accusés risquaient la prison à perpétuité. Le juge Vaval a également conclu à l’innocence de six autres policiers. De plus 21 agents ayant quitté le territoire haïtien seront jugés par contumace.

« La décision d’un juge est l’expression de la vérité. Il existe d’autres versions, mais celle-ci est la mienne. Et c’est la loi » a déclaré le juge Vaval lors de son prononcé.

Lors du procès les avocats de la défense avaient plaidé que les policiers avaient tenté de mettre fin à une émeute dans un contexte difficile, ignorant d’où provenaient les tirs et affirmant que certaines victimes pourraient avoir été tuées par d’autres détenus.

PI/ HaïtiLibre

Haïti/Diplomatie :

Le ministre des Affaires étrangères devra se rendre en Europe ce vendredi

jeudi 19 janvier 2012 à 18:55

LAURENT LAURENTLe ministre des Affaires étrangères  sera en mission en Europe, à partir de ce vendredi 20 janvier 2012. Une mission qui le conduira en France, en Suisse, en Belgique, puis en Irlande.

Pour la France où plus de 40 rencontres sont prévues avec le ministre des Affaires étrangères et des grands chefs d’Entreprises françaises, le ministre Laurent Lamothe sera accompagné d’une importante délégation composée de ministres et des dirigeants du secteur privé des Affaires.

Une présentation des opportunités d’investissement en Haïti sera faite aux investisseurs français notamment ceux du mouvement des entreprises françaises, a fait savoir Laurent Lamothe.

Ensuite, le chef de la diplomatie haïtienne rejoindra le président Michel Martelly en suisse pour participer au forum économique mondial de Davos où le chef de l’Etat aura à prendre la parole. Après sa participation au forum de Davos, Laurent Lamothe se rendra à Bruxelles, puis en Irlande.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a annoncé l’arrivée en Haïti de la présidente brésilienne Dilma Rousself, le premier février prochain.

 

Haïti-Nationalité de Martelly :


Le sénateur Lambert met en garde contre toute « spéculation »

P-au-P, 19 janv. 2012 [AlterPresse] — Le sénateur Joseph Lambert, président de la Commission spéciale sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité des hauts dignitaires de l’État, met en garde contre toute spéculation en attendant l’aboutissement de l’investigation en cours.

« Aucune spéculation n’est possible », déclare-t-il lors d’une rencontre des membres de la commission avec la presse le 18 janvier pour présenter un premier bilan de leurs travaux.

L’enquête concerne trente neuf personnalités de l’Etat, parmi lesquels figurent le président Michel Martelly, le premier ministre Garry Conille, ainsi que les ministres et secrétaires d’Etat.

« La commission n’a aucun état d’âme (…) c’est la finalité de l’enquête qui déterminera le sort des responsables qui sont détenteurs de double ou triple nationalité ; chacun subira les conséquences de ses actes », affirme Lambert.

La commission qui travaille depuis environ deux semaines détient un mandat valide de trois mois émané de l’assemblée des sénateurs pour vérifier les allégations concernant les personnalités de l’Etat qui jouissent d’une ou de plusieurs nationalités étrangères.

La constitution haïtienne exige que le président de la république et le premier ministre soient des Haitiens d’origine qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité.

Depuis plusieurs semaines, le sénateur Moise Jean-Charles ne cesse de dénoncer la double ou la triple nationalité présumée du chef de l’État.

Jean-Charles a déposé par devant la commission « un document faisant référence à l’éventuel triple nationalité du chef de l’état, en donnant deux numéros de passeport dont l’un serait un numéro de passeport américain », indique le sénateur Steeven Benoit, membre de la commission.

Joseph Lambert n’écarte pas « la possibilité d’effectuer des voyages dans d’autres pays pour consulter le point de vue d’autres collègues parlementaires sur la ténacité de ces informations et même des institutions qui peuvent apporter leur contribution dans l’aboutissement de l’enquête ».

Des démarches sont en cours actuellement auprès des ambassades et des organismes internationaux, informent les membres de la commission. [jep gp apr 19/01/12 16:00]

 

La justice haïtienne rappelle à Baby Doc son assignation à résidence

  • Après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier... (Photo: Hector Retamal, AFP)

Après 25 années d’exil en France, Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier 2011.

Photo: Hector Retamal, AFP

Agence France-Presse
Port-au-Prince, Haïti

L’ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a été convoqué vendredi par un juge qui lui a rappelé qu’il était soumis à une assignation à résidence lui interdisant de quitter Port-au-Prince, a indiqué à l’AFP un de ses avocats, Reynold Georges.

«Le juge d’instruction Jean Carvès a demandé au président Duvalier de rester paisible dans les limites de Pétion-ville», dans la banlieue est de la capitale, a déclaré Me Georges.

L’avocat a ajouté que le juge était «sous pression des organisations de défense des droits de l’homme qui confondent la justice avec la haine et la vengeance».

Une assignation à résidence avait été ordonnée en mars dernier contre l’ancien dictateur. Mais ces dernières semaines, l’ancien président à vie a multiplié les déplacements à travers le pays. Il a même été choisi par des étudiants en droit comme parrain de promotion, au grand dam d’anciennes victimes de son régime.

«À chaque fois que le président se déplace, il attire beaucoup de monde et de plus en plus de partisans, ça gêne certains secteurs politiques», a admis Me Georges.

Le juge Carvès, chargé d’enquêter sur les plaintes de crimes contre l’humanité déposées contre Jean-Claude Duvalier, devrait rendre sous peu son ordonnance finale, ouvrant sur d’éventuelles poursuites de l’ancien dictateur.

«Bientôt, M. Duvalier sera fixé sur son sort», a récemment déclaré dans la presse le juge Carvès.

«J’ai déjà dit que Jean-Claude Duvalier sera blanchi de toutes ces allégations fantaisistes», a affirmé Me Georges. «Les crimes qui lui sont reprochés sont prescrits sur une période de dix ans».

Après 25 années d’exil en France, Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier 2011.

La justice haïtienne poursuit déjà Baby Doc pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l’humanité ont été déposées par d’anciens opposants du régime renversé en 1986 par un soulèvement populaire.

 

Haïti-Logement :

Le programme "400 pou 100", 7 mois plus tard (PHOTOS + VIDEO)

Les travaux de construction du programme de logement "400 pou 100" dans la zone des Zorangers avance à grands pas en dépit d’un énorme retard, a constaté Haïti Press Network.

Lancé le 15 juin 2010, ce programme avait pour objectif de construire 400 maisons en 100 jours. 7 mois plus tard, les travaux sont achevés dans seulement 140 maisons, tandis que les autres sont encore en construction, a fait savoir un ingénieur rencontré sur les lieux par HPN.

Dans les jours à venir, on apprend que le président de la république, Michel Martelly, va venir inaugurer les lots de maisons construites.

Plusieurs firmes avaient participé à l’appel d’offres lancé par le FAES (Fonds d’assistance économique et sociale) lors des lancements des travaux. "Food for the poor", l’une des entreprises ayant des contrats de construction pour les 400 maisons, a fini avec les travaux pour les 100 premiers maisons.

La construction de ces 400 maisons entre dans le cadre du programme de soutien au plan d’intervention dans le secteur de l’habitat (SPISH). Ce programme est placé sous la direction du FAES et financé par la BID (Banque Interaméricaine de Développement) par un don de 30 millions de dollars.

Texte et Photos : Fédrick Jean Pierre
Vidéo : Ducarmel Lindor

jeudi 19 janvier 2012

19 jan

Le Premier ministre Garry Conille a rencontré une délégation de l’OEA

19/01/2012 14:01:34

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Le Premier ministre Garry Conille a rencontré ce matin, jeudi 19 janvier 2012, une délégation dirigée par l’Ambassadeur Albert Ramdin, Secrétaire général adjoint de l’OEA.

M. Ramdin a fait la présentation du nouveau Représentant du Secrétariat général de l’OEA en Haïti, M. François Bolduc, nommé par le Secrétaire général de l’Organisation, José Miguel Insulza, en début de semaine. La délégation a profité de l’occasion pour réitérer au Premier Ministre son soutien à la reconstruction d’Haïti et a discuté avec lui des différents axes de coopération avec l’Organisation. « Notre engagement est élevé et bien vivant, a rassuré l’Ambassadeur Ramdin. De plus, nous renforçons notre équipe ici, à Port-au-Prince, pour nous assurer que nous pouvons continuer à bien servir le gouvernement d’Haïti. »

« Ma principale préoccupation est que les solutions fournies par nos partenaires internationaux soient durables, a souligné le Premier Ministre Conille. Ils doivent aussi nous aider à transférer les fonctions chez les Haïtiens pour renforcer la capacité de l’État. »

Outre l’ambassadeur Ramdin et M. François Bolduc, étaient présents à cette rencontre : Mme Shelly Dass, Conseillère; le Général Guy Thibault, IACD ; le Lieutenant Dennis Lepes, IACD et Mme Catherine Pognat, Senior Officer.

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Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4743-haiti-politique-frederic-bolduc-nouveau-representant-special-de-l-oea-en-haiti.html

HL/ HaïtiLibre

 

Lamothe rencontrera la communauté haïtienne à Paris

jeudi 19 janvier 2012

P-au-P., 19 janv. 2012 [AlterPresse] — Le ministre des affaires étrangères d’Haïti, Laurent Lamothe, aura plusieurs rencontres avec la communauté haïtienne en France lors de sa visite à Paris, du 21 au 26 janvier 2012, apprend AlterPresse.

Les Missions diplomatiques haïtiennes en France ont invité la communauté haïtienne à une rencontre avec Lamothe le mercredi 25 janvier de 19h à 22h à la Bourse du Travail de Saint Denis.

D’autre part, le ministre aura une réunion, le dimanche 22 janvier de 14h à 16h, à l’Académie Diplomatique Internationale, avec des étudiants haïtiens de la région parisienne pour échanger avec eux et recueillir leurs impressions sur leur séjour en France.

Les autres points de l’agenda du chef de la diplomatie haïtienne durant son séjour à Paris ne sont pas encore connus.

Lamothe sera accompagné de deux autres ministres, dont la jeune titulaire du tourisme Stéphanie Balmir Villedouin, âgée de 29 ans.

Le 6 janvier 2012, au cours d’une rencontre avec la communauté haïtienne à la maison de l’Amérique latine, l’ambassadeur français en Haïti, Didier Le Bret, a fait part du voeu de son pays pour un déplacement, dans les meilleurs délais, du président Michel Joseph Martelly à Paris, en vue de raffermir des relations étroites entre les 2 pays à travers les axes de coopération en matière notamment de justice, de police et de collectivités territoriales.

Contactés alors par AlterPresse, la présidence et le ministère des affaires étrangères, à travers leurs bureaux de presse, affirmaient qu’aucun déplacement officiel pour la France n’était planifié. [gp apr 19/01/2012 13:30]

 

Laurent Lamothe reçoit l’Ambassadeur dominicain Ruben Silié Valdez

19/01/2012 12:18:36

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères, a reçu en audience à la Chancellerie le mercredi 18 Janvier 2012, l’Ambassadeur de la République Dominicaine accrédité en Haïti, M. Ruben Silié Valdez, en présence de la Présidente du Comité de Soutien à l’Université d’État d’Haïti, du Secrétaire d’Etat aux Affaires Étrangères M. Pierre Richard Casimir et de son chef de Cabinet M. Ady Jean Gardy.

Le Ministre des Affaires Étrangères Laurent Lamothe d’entrée de jeu a remercié une fois de plus la République Dominicaine pour le financement et la construction du campus de l’Université du Roi Henri 1er et s’est réjouit du choix du nom, adopté par les deux gouvernements, pour que la bibliothèque de l’Université soit dédiée à la mémoire de l’ex Président dominicain Juan Emilio Bosch Gavino, le premier Chef d’État élu démocratiquement après la chute de Trujillo en 1961.

Le Ministre Laurent Lamothe a aussi signalé qu’il est heureux que l’Auditorium de l’Université, soit consacré au nom du célèbre haïtien Joseph Anténor Firmin, ex Ministre des Affaires Etrangères du Président Florvil Hypolite.

L’Ambassadeur Ruben Silié Valdez a expliqué de son coté qu’il partage la position du Président Leonel Fernández et du Président Michel Martelly qui souhaitent renforcer les échanges entre les deux nations. L’Ambassadeur dominicain souhaite effacer toute les mésinterprétations quant à un geste noble de son pays vis-à-vis d’Haïti et souhaite voir changer les mentalités des deux cotés en faveur d’une plus grande harmonie entre les deux peuples.

Le Ministre Lamothe a insisté sur l’idée du Gouvernement haïtien, de rendre un vibrant hommage à la mémoire de Juan Bosch pour lequel le peuple haïtien a le plus grand respect, ainsi qu’à Anténor Firmin, l’auteur de « L’Égalité des Races Humaines » qui demeure un symbole vivant pour tous les universitaires haïtiens.

Le Ministre a souligné que les 30 hectares consacrés au campus universitaire de Limonade aideront à moderniser la région et constitue déjà un exemple de coopération bilatérale de nature à renforcer la diplomatie d’affaires et du développement.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Accident : Le bilan passe à 30 morts – Les riverains de Delmas 33 toujours sous le choc

clip_image006[4]P-au-P, 19 janv.2012 [AlterPresse] — Les habitants de la zone de Delmas 33, lieu de l’accident de la route survenu en fin de soirée du 16 janvier et qui a fait au moins 30 morts et plus d’une trentaine de blessés, sont encore sous le choc, 72 heures après le drame, constate AlterPresse.

Les riverains continuent de se masser à l’endroit où un camion hors de contrôle a percuté des immeubles, broyé plusieurs véhicules dont des motocyclettes, et plongé plusieurs familles dans le deuil.

Selon les dernières informations, le bilan risque encore de s’alourdir étant donné l’état très grave de plusieurs blessés.

A propos du chiffre de 40 morts qui circule dans le public, la Protection Civile a fait savoir à AlterPresse qu’elle n’est pas en mesure présentement de le confirmer.

La désolation se lit sur les visages de femmes et hommes rassemblés pour essayer encore vainement de comprendre ce qui s’est passé, alors que des carcasses de motocyclettes encore visibles rappellent la violence des impacts.

Les premières informations relatives à ce drame supposent que le système de freinage du camion immatriculé ZA 12655, à l’origine de l’accident, aurait lâché.

L’engin est ensuite monté sur les trottoirs où se trouvaient des marchandes de poulets, avant de terminer sa course sur la cour de la Télévision nationale d’Haïti (Tnh).

Plusieurs officiels et des ambassades ont réagi à ce qui s’est passé.

Le premier ministre haïtien Garry Conille affirme se sentir « profondément concerné » par cet évènement qui vient ajouter aux souffrances des Haïtiens.

C’est pour le chef du gouvernement une triste circonstance qui doit servir d’ « (…) occasion pour tous les haïtiens de s’unir autour d’un projet commun et de transcender les divisions afin de fonder un État solide qui œuvre au bien-être de tous ses ressortissants et qui soit capable de prévenir de tels drame », ajoute Conille dans un communiqué acheminé à AlterPresse.

De son côté l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a fait part, dans un communiqué de l’ambassade, de sa « très vive émotion ».

L’envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti Michaëlle Jean, qui était présente dans le pays au moment du drame, dit avoir « le cœur très lourd à la pensée de ce terrible accident de circulation… » et déplore l’état de délabrement dans lequel se trouvent des véhicules qui circulent dans la capitale haïtienne, ce, sans contrôle et vérification.

Pour sa part, le représentant du secrétaire général de l’Organisation des nations unies (Onu) dans le pays, Mariano Fernández Amunátegui a exprimé sa profonde tristesse suite au tragique accident.

Tous ont présenté leurs sympathies et leurs condoléances aux parents des victimes, majoritairement des marchandes de poulets, des chauffeurs de mototaxi, des passants ou des citoyens qui attendaient un tap tap ( moyen de transport en commun) pour rentrer chez eux.

Selon un communiqué de MSF, transmis à AlterPresse, « les accidents de la route sont aujourd’hui la première source de patients dans les services d’urgence » de ses hôpitaux.

Chaque semaine, MSF reçoit en moyenne plus de 300 accidentés de la route dans ses trois structures hospitalières de Léogane (Ouest), Martissant et Drouillard (P-au-P et périphérie), précise la note. [rh gp apr 19/1/2012 10 :50]

 

Haïti – Affaire Bélizaire : La Commission spéciale de la Chambre basse, en retard…

19/01/2012 11:51:16

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Selon le député Danton Léger [circonscription de Léogâne] « la Commission d’enquête et de suivi de la Chambre basse sur le dossier de l’arrestation du Député Bélizaire, n’a pas terminer ses travaux le mardi 17 janvier, comme prévu. La date de la fin des travaux de la Commission a donc été prorogée. »

Plusieurs raisons seraient à l’origine de ce retard dont l’ajournement de l’audition du Premier Ministre, le Dr Garry Conille, mardi, en raison d’une confusion sur la date de son audition, qui aurait été modifiée au dernier moment et l’audition d’autres personnalités politiques que la Commission du Sénat n’avait pas entendu et que la Commission de la Chambre basse souhaite entendre.

Le premier Ministre haïtien, qui s’était déplacé pour rien, mardi au Parlement, a déclaré aux journalistes présents « Je n’ai pas de nouvelles informations à communiquer aux députés sinon celles que j’ai déjà confiées publiquement à la Commission spéciale sénatoriale. Je ne suis impliqué ni de près ni de loin dans l’arrestation du Député Bélizaire. »

Le Député Danton a tenu à préciser que « La Commission de la Chambre des députés se veut loyale [...] si l’enquête révèle qu’il y a des personnalités qui sont impliquées de près dans l’arrestation de d’Arnel Bélizaire, quelque soit leur statut, la Commission dans ses conclusions, va demander que ces personnalités soient poursuivies en Justice. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4644-haiti-affaire-belizaire-debut-des-auditions-de-la-commission-speciale-d-enquete.html
http://www.haitilibre.com/article-4633-haiti-politique-arnel-belizaire-exclus-de-son-parti-veye-yo.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti-justice : Duvalier convoqué au Parquet

Mercredi, 18 Janvier 2012 18:53 HPN Nouvelles - Politique

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L’ex-président à vie Jean Claude Duvalier est convoqué ce vendredi au palais de justice de Port-au-Prince par le juge d’instruction chargée de son dossier, a appris Haiti Press Network.

 

Le juge Jean Carves souhaite rappeler à l’ex-dictateur qu’il est sous le coup d’une assignation à résidence qui l’interdit de laisser les limites de la capitale sans une autorisation préalable des autorités judiciaires, a-t-on appris.


Ces derniers jours, Jean Claude Duvalier revenu depuis un an au pays après 25 années d’exil en France, a effectué des déplacements à travers le pays et s’est rendu la semaine dernière dans le sud du pays où il a reçu un accueil chaleureux.

Le 12 janvier, il avait participé aux cérémonies du souvenir en mémoire des victimes du séisme où il a été remarqué en conversation avec le président Michel Martelly ou l’ancien président américain Bill Clinton.

Duvalier qui jouit d’une certaine popularité depuis son retour a été également choisi comme parrain d’une promotion d’étudiants en droit de la ville des Gonaïves. Ses déplacements attirent parfois des centaines de personnes.

Le juge d’instruction qui étudie les plaintes de crimes contre l’humanité et de détournement de fonds contre Duvalier devait sous peu présenter son ordonnance de clôture, a-t-on appris. « Il sera bientôt fixé sur son sort », a déclaré le juge Carvès à Haïti Press Network.

 

HAÏTI : L’université Henry Christophe est un acte réparatoire aux victimes du massacre de 1937

par Joël Léon

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Mondialisation.ca, Le 19 janvier 2012

 

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L’inauguration du campus universitaire Henry Christophe dans la localité de Limonade, dans le département du nord, suscite beaucoup de controverses. Pour certains, il s’agit d’un acte humanitaire désintéressé de l’état Dominicain a celui d’Haïti qui se trouve en grandes difficultés après le séisme meurtrier qui  ravagea le pays en 2010, dont nous venons de commémorer les deux ans. Pour eux, cette action se situe dans la logique d’échange et de solidarité sud/sud qui, ces derniers temps est sur toutes les lèvres en Haïti. Pour d’autres, il s’agit tout simplement d’un acte d’humiliation de la part de la république Dominicaine, un pays qu’Haïti occupa pendant plus de 21 ans. Ils le qualifient « d’université de la honte ». En réalité, de quoi s’agit il ?

 

L’animosité de la république Dominicaine à l’endroit d’Haïti est largement documentée. Des livres sont publiés à ce propos, des documentaires sont montés, des centaines d’articles sont publiés et des centaines de reportages qui décrivent les relations dégradantes entre les deux pays. Personnellement, c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. J’ai déjà produit plus de 4 papiers sur cette matière, sans compter les interventions publiques, radiophoniques et discussions sur le web. Donc, j’ai une certaine maîtrise en ce domaine.

        
D’abord il y a les rancoeurs historiques qui aveuglent l’élite intellectuelle Dominicaine. En 1822, Jean Pierre Boyer, le nouveau président d’Haïti  envahit et occupa la partie Est de l’Ile, sur la demande expresse des habitants de la partie de l’Est, jusqu’à son départ en 1843. A noter que cette occupation a eu lieu sans le tir d’un coup de feu, cela dit qu’un secteur dominant de la vie publique dominicaine voulait la présence haïtienne sur leur territoire. Pendant ces 21 ans, les universités en Dominicaine furent fermées et un climat de répression avait été entretenu dans le pays. Les intellectuels dominicains, toutes tendances confondues, ont unanimement qualifié ce règne comme obscurantiste et « années perdues ».  Aujourd’hui encore, beaucoup pensent que si ce n’était à cause de ces années-la, la Dominicaine aurait pu avoir un meilleur présent. Cette interprétation de l’histoire est répandue constamment dans les écoles dominicaines, à savoir que les haïtiens sont des obscurantistes. Cette haine implacable est transmise de génération en génération.

         
Rafael Léonidas Trujillo, l’ancien dictateur dominicain, se basa sur cette rancœur historique pour massacrer plus de 35.000 haïtiens en 1937. Beaucoup de compatriotes haïtiens pensent et, a juste titre, que la construction de ce centre universitaire est un acte de réparation et de justice a l’endroit des frères et sœurs assassinés lors de ce carnage. Et, ils croient fermement que l’université devrait porter un nom approprié aux victimes du génocide, surtout lorsqu’on considère que l’accord de réparation conclu entre les gouvernements haïtien et dominicain, sous l’œil bienveillant du président américain Franklin D. Roosevelt, pour que Trujillo verse 750.000 dollars aux parents des victimes n’a jamais été honore. Donc, la construction de l’université Henry Christophe n’est pas un acte humanitaire, mais une dette historique a l’endroit du peuple haïtien.
 

        
Il y a un autre aspect dans le geste du président Leonel Fernandez qui mérite d’être pris en compte. On se souvient du débarquement des soldats français dans le nord du pays, particulièrement au Cap-Haïtien.  Cette ville martyre et de grande prouesse, qui poussa Rochambeau à répondre aux critiques de Napoléon, s’agissant de l’armée Indigène, qu’il était entrain de faire la guerre au groupe le plus supérieur de l’Afrique noire. En traversant « barrière bouteille » en 2004, l’armée française compte altérer l’histoire. Effacer la cinglante défaite qu’elle avait subie 200 ans de cela. Les Américains font de même à propos de la guerre contre le Vietnam. À travers des films cinématographiques comme Rambo etc. Ils veulent endiguer le spectre de la défaite qui traumatise toujours l’armée américaine. C’est ce que Pierre Bourdieu a qualifié de « violence symbolique ». Une disposition à faire passer l’arbitraire comme légitime, la laideur pour de la beauté.

        
Par l’octroi d’un centre universitaire, les dominicains entendent prendre leur revanche sur l’histoire. Ils veulent exhiber à la face du monde leurs supériorités de peuple et de race. Parce qu’il y a tant d’autres domaines que les dominicains pouvent aider, pourquoi un centre universitaire ?

       
Je pense que Jacques Stephen Alexis, l’auteur de « compère général soleil » serait d’accord avec moi dans ma tentative de déceler la signification du geste de l’état dominicain.

 

Ceux qui pensent que le don de l’université Henry Christophe à Haïti est un geste innocent doivent se rappeler d’une chose. Depuis la dernière tentative de Faustin Soulouque en 1858 de reprendre sous contrôle la partie Est de l’Ile, Haïti n’a jamais commis aucun acte d’hostilité vis-à-vis des dominicains. De leurs cotés, ils ne cessent de comploter contre les haïtiens.


A commencer le tracé frontalier de 1919, qui accorda les deux tiers de l’Ile aux dominicains au détriment des haïtiens. Les américains furent les artisans de ce traité soi-disant inspiré de celui de Ryswick de 1697. A cette époque les deux  états qui composent l’Ile subissaient l’occupation américaine. Donc, ce traité est invalide du fait de l’influence d’un corps étranger dans l’affaire, c’est-à-dire le président américain de l’epoque. L’Ile doit être séparée en deux moities égales, point barre!

       
En ce sens, si Leonel Fernandez veut inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, Il doit nécessairement poser des actions concrètes en ce sens :

 

1-      Entrer en négociation avec les autorités constituées de l’état haïtien pour un nouveau tracé frontalier, celle de 1919 ayant été défavorable à la partie haïtienne. Celle imposé par les Américains est injuste et ne reflète pas les intérêts des deux peuples.

2-      Déclarer la boucherie de 1937 un génocide et entreprendre le processus de réparation financière à raison de 1 million de dollars par victime, sous contrôle d’organisations liées aux intérêts des masses populaires.

3-      Mettre fin a la campagne raciste contre Haïti que les intellectuels et media dominicains agitent froidement en Dominicaine et du même coup dénoncer le livre de Joaquin Balaguer « l’île a l’envers » comme un instrument raciste d’incitation a la haine épidermique.

4-      Demander pardon au peuple haïtien. . De la même façon que l’église Catholique a imploré le pardon aux Africains pour sa participation dans la traite negriere et aux juifs a cause de leur silence complice pendant le génocide nazi durant la deuxième guerre mondiale. Ce sera justice rendue !

5-      Octroyer de la nationalité dominicaine aux haïtiens qui sont nés sur le territoire dominicain et qui désirent l’acquérir. Entreprendre une campagne d’éducation civique contre la xénophobie sur tout le territoire national pendant 3 ans tout en admettant leur culpabilité.

6-      Mettre fin a la politique de déstabilisation politique, économique et culturelle d’Haïti. Depuis 1986, l’état dominicain participe à tout mouvement réactionnaire, anty haïtien de déstabilisation mis en place par des « haitiens-etrangers » assoiffés de pouvoir. Comme illustration, on peut citer les deux coups d’état de 1991 et de 2004.

 

Aux nantis du pays qui préfèrent dépenser des millions de dollars envoyer leurs enfants étudier dans les grandes capitales occidentale, nous disons : honte a vous (« shame on you  »). C’est aussi le moment pour que les bourgeois haïtiens prennent conscience de leur mission historique de classe. C’est-à-dire, doter le pays des infrastructures adéquates assurant la haute valeur éducative et la dignité du « premier épître negre indépendant du monde ».

 

En termes de conclusion, le don de l’université Henry Christophe est une honte nationale, mais un outil utile a la nation !

 

Joël Léon

Notes :

Joaquin Balaguer, ancien président dominicain eut à écrire « l’île à l’envers », un livre très controversé mais illustrant clairement la haine nationale. Ce bouquin fut pendant longtemps « la Bible » d’une grande partie de l’intelligentsia dominicaine qui l’utilisa a des gains racistes et politiciens.


 
Articles de Joël Léon publiés par Mondialisation.ca

 

 

Haiti : L’État à l’heure des bilans

jeudi 19 janvier 2012

clip_image011[4]Le 12 janvier à l’Université du Québec à Montréal (Uqàm), les chercheurs André Corten, Daniel Holly, Jean-Marie Bourjolly, Vanessa Molina revisitent l’État haïtien : faible, inexistant, fantoche, à défaut… le tour de la question est fait. Le public a réagi vivement. Cette rencontre-débat est une initiative de Mémoire d’encrier à l’occasion du lancement montréalais de L’État faible. Haïti et la République dominicaine d’André Corten.

Par René Delvaux [1]

Soumis à AlterPresse le 16 janvier 2012

Dans le cadre des activités entourant la commémoration du deuxième anniversaire du séisme en Haïti, la thématique de l’État haïtien a alimenté, le 12 janvier dernier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une conférence-débat à laquelle ont participé quatre spécialistes canadiens. Organisé par les éditions Mémoire d’encrier en partenariat avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) et le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL), l’événement a attiré plusieurs membres de la diaspora haïtienne ainsi que des chercheurs et étudiants canadiens. Jean-Pierre Beaud, doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM, a ouvert l’événement, dont il assumait la présidence, en notant l’importance des clivages dans la société haïtienne et en soulignant la contribution des différents intervenants à la réflexion sur Haïti.

Rassemblés pour l’occasion, les intervenants ont chacun livré leur lecture de la situation haïtienne. Étaient invités André Corten et Daniel Holly, professeurs titulaires au Département de science politique de l’UQAM et auteurs de plusieurs ouvrages sur Haïti et l’Amérique latine, Jean-Marie Bourjolly, professeur titulaire à l’École de management et de technologie de l’UQAM, membre du Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haiti Nouvelle (GRAHN) et ancien membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), ainsi que Vanessa Molina, chercheure et coordonnatrice du GRIPAL.

Optimisme ou pessimisme pour Haïti ? Espoir ou désolation ? C’est à partir de cette ambivalence relayée par les médias canadiens que s’est dressé, jeudi dernier à l’UQAM, un double constat : celui d’un État haïtien faible, inexistant ou par défaut ainsi que celui d’une société nationale fracturée et dysfonctionnelle.

L’État faible

André Corten, présent aussi pour marquer le lancement de son dernier livre L’État faible. Haïti et la République dominicaine (Montréal, Mémoire d’encrier, novembre 2011), ne se montre pas catégorique quant à ce questionnement. Il souligne que, depuis 60 ans, le PIB per capita a diminué en Haïti. Il identifie une fracture radicale dans la société haïtienne, caractérisée par un mépris des élites pour les masses, élites qui entretiennent aussi un imaginaire de la chute inexorable de leur pays, faisant du pessimisme une réalité sociale. Malgré cette idée d’un pays condamné, ses recherches témoignent de l’existence d’un pouvoir populaire capable de refuser cette croyance, pouvoir apparent dans la croissance du pentecôtisme et chez les 40% d’Haïtiens ralliés au courant évangélique qui manifestent une volonté de renverser l’imaginaire de la chute inexorable.

Corten témoigne aussi de l’existence de projets dans la classe politique haïtienne. Pour le chercheur, la transformation de ces projets en volonté d’État demeure une question ouverte dont la réponse dépend de la présence même d’un État en Haïti. Il y constate plutôt l’absence, exacerbée par le séisme, d’un espace public apte à déterminer le mode d’existence du peuple haïtien. L’érosion de cet espace serait en fait depuis longtemps marquée par une distinction entre l’État et le politique, par « l’absence de quelque chose qui fait loi ». Observateur d’Haïti depuis plus de quarante ans, André Corten rappelle qu’au fil de son histoire, le pays a manifesté cette absence au sein d’un clientélisme centrifuge, système de gestion privée du politique dont l’échec s’est soldé par le renversement de Duvalier en 1986. Le « politique sans État » et l’effritement de l’espace public ont pris un tournant radical sous Aristide. Il a suscité, de la part de la communauté internationale, la crainte d’une déliquescence d’Haïti. Cette crainte l’a engagée à intervenir dans l’imposition de règles formelles. Il s’agissait de faire respecter des procédures fondamentales aux plans de la police, de la justice et du système constitutionnel. Selon Corten, l’échec de cette tentative de redressement aurait conduit, plus récemment, à la présence croissante de la MINUSTAH et des ONG ainsi qu’à leur remplacement graduel des appareils haïtiens.

L’État par défaut

clip_image012[4]Daniel Holly rejette précisément la faute du désespoir haïtien sur la communauté internationale. Le professeur, dont le dernier livre, De l’État en Haïti, est paru en 2011 à Paris chez l’Harmattan, considère que l’existence d’un État en Haïti est conditionnelle à son habilité à organiser la société. Il constate que le pouvoir politique haïtien n’a, depuis les années 1950, jamais été capable de faire fonctionner l’appareil étatique. Une telle « catastrophe de la construction et de la reproduction sociale », dit-il, aurait mené à l’institution d’un État par défaut caractérisé par l’absence d’un souci de promotion du bien commun. Sans État, la société haïtienne est prise en charge par la communauté internationale et fonctionne grâce à la construction d’un ordre étatique par des actions, projets et interventions de cette dernière, dans les domaines non exhaustifs de l’éducation, de la santé publique, de l’environnement ou du développement agricole. Les différents acteurs internationaux auraient ainsi, selon l’auteur, assumé la direction du destin d’Haïti, la structuration de son ordre politique et la réforme de son système de justice.

Pour Holly, le séisme de 2010 révèle l’effondrement du politique et expose l’absence d’un gouvernement. Il croit que le désastre donne l’occasion à la communauté internationale de poser les bases d’une nouvelle structuration de l’État par défaut marquée par l’ouverture d’Haïti au marché mondial et la mise en place de dispositions visant à attirer un maximum d’investissements étrangers en territoire haïtien. Cette reconfiguration de l’État garantirait l’association du secteur privé à la définition des politiques publiques et l’alignement de ces politiques sur l’aide internationale. Daniel Holly précise bien que cet État par défaut n’est pas proprement haïtien : il le conçoit plutôt comme un État transnational, dont l’utilisation de l’aide publique gouvernementale, relayée par les ONG depuis 2010, place Haïti en situation de quasi-tutelle.

L’État dysfonctionnel

La recherche de l’État en Haïti, pour Jean-Marie Bourjolly, ne peut être entreprise en dehors d’une dialectique avec la société civile. Selon lui, la nation haïtienne est constituée à partir de rapports et de non-rapports dynamiques entre les autorités étatiques, les membres de la communauté internationale et les institutions de la société civile. Puisque ces acteurs interagissent au sein d’un système cohérent et évolutif, il serait impossible d’intervenir sur l’un d’eux exclusivement. Le professeur souligne qu’historiquement la destruction des institutions d’éducation et de santé de la société civile en Haïti a mené à l’affaiblissement simultané de l’État. Bourjolly croit que les coups portés ont été tels que, sans société civile organisée, Haïti n’a aujourd’hui pas de partis politiques. Son gouvernement national « est constitué de quelques fonctionnaires qui pensent à leur carrière et interprètent les directives de Washington » renchérit-il. La communauté internationale et l’État ont ainsi la capacité de nuire et de bloquer le développement endogène de la société haïtienne. Selon Bourjolly, le séisme aurait dévoilé une société nationale dysfonctionnelle dont la réhabilitation doit passer par la création et le renforcement d’institutions propres à la société civile.

Des solutions ?

Suivant les orientations du GRIPAL,Vanessa Molina appelle à l’écoute des voix politiques de cette masse des Haïtiens méprisés par les élites. Selon elle, le débat sur l’État en Haïti ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les perceptions populaires de l’État et sur les rapports qu’entretiennent les masses avec l’ordre étatique. André Corten conçoit ces rapports comme tronqués, les demandes de la masse n’étant pas adressées à l’État. Pour lui, le constat alimente l’idée du caractère fantomatique de l’État haïtien ; ce constat expliquerait le rôle de stagnation sociale joué par l’État par défaut évoqué par Daniel Holly ainsi que l’absence de société civile traitée par Jean-Marie Bourjolly.

En recontextualisant la situation, l’intervention de Molina a également permis à une partie du public de la conférence-débat de revendiquer des solutions. Pour Corten, l’orientation du nationalisme va certainement contre la solution parce qu’elle mise dans des rapports de confusion et risque d’être déviée, par exemple, contre les Dominicains. Parce que le mode d’existence du peuple haïtien se manifeste tant bien que mal sans État, il faut adresser avant tout la question de la fracture radicale qui subsiste au cœur de la société haïtienne, fracture que le masque du nationalisme ne pourrait faire autrement qu’obscurcir. André Corten considère que les crises, misères et promesses non-tenues pourraient conduire à des révoltes populaires. Qu’il y ait ou non une révolte, la solution passerait alors par une écoute de l’expression de la volonté populaire. Daniel Holly reconnaît lui aussi l’existence d’une fracture fondamentale dans la société haïtienne, visible dans le créole par l’idiosyncrasie moun sa yo permettant de désigner « ces gens-là » et de se considérer hors du peuple. Holly souhaite qu’Haïti assure la prise en main de son propre destin par la définition d’un projet national qui ne serait pas nécessairement conforme au projet international. Bourjolly rappelle finalement que la communauté haïtienne doit formuler des objectifs dans ses propres intérêts ; elle doit développer, à partir des institutions de la société civile, un idéal éthique, un culte du bien commun et la diffusion d’une pensée qui contribuerait au renforcement de l’entité publique. Cette démarche requiert la promotion de l’éducation et le décloisonnement du pays. Il s’agit, pour Bourjolly, d’un marathon de plus d’une décennie qu’il est grand temps de mettre en marche.

[1] Doctorant à l’Uqàm

 

Le gouvernement haïtien établit un partenariat avec la Garde Nationale de la Louisiane

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Les autorités haïtiennes et américaines ont annoncé l’établissement du «State Partnership Program» entre le gouvernement haïtien et la Garde Nationale de la Louisiane (LANG).

Le Secrétaire d’Etat haïtien aux Collectivités Territoriales Fritz Jean Louis, et l’Adjudant-Général de la Garde Nationale de la Louisiane, le Brigadier Général Glenn H. Curtis, en ont fait l’annonce au cours d’une cérémonie tenue à Tabarre. L’accord crée des liens professionnels et institutionnels entre la LANG et les autorités haïtiennes, axés sur un support à l’organisme de gestion des risques et des désastres du gouvernement haïtien, la Direction de la Protection Civile (DPC), aussi bien que la Police Nationale d’Haïti et la Garde-côte haïtienne.

Le Brigadier Général Curtis a déclaré «nous sommes engagés en Haïti, et nous savons que nous gagnerons autant que nous investissons dans cette relation avec nos collègues haïtiens».

De son côté, le Secrétaire d’Etat Jean Louis a souligné: «La Louisiane et Haïti ont une compréhension mutuelle des défis de notre environnement. Haïti va mettre toutes ses ressources et capacités dans ce partenariat».

Le State Partnership Program réunit des unités de la Garde Nationale de 46 états et territoires des Etats-Unis avec 65 nations partenaires de par le monde, en vue de renforcer les capacités dans les secteurs de la sécurité intérieure, la réduction et la réponse en cas de désastres, la gestion des crises, le renforcement de la sécurité au niveau des frontières, ports et aviations, et l’assistance médicale en cas d’urgence. Les nations partenaires incluent des pays dotés de forces militaires importantes comme le Chili et la Pologne, tout comme le Costa-Rica et la Dominique, lesquels ne disposent pas d’armée.

Le Ministre Conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis, Monsieur Daniel Foote, a fait remarquer que la question du renforcement des capacités du gouvernement haïtien à protéger ses citoyens des dangers comme le crime, le trafic de la drogue et les catastrophes naturelles, constituait une priorité pour le gouvernement américain, et a déclaré: «nous croyons que ce partenariat entre Haïti et la Louisiane, et les relations qui vont se développer entre les professionnels, aideront à faire d’Haïti un pays plus fort et offrir plus de sûreté au peuple haïtien».

En Mai 2010, le Ministre de la Justice d’alors, Monsieur Paul Denis, avait formulé la demande d’un partenariat entre la LANG et Haïti. La LANG s’est déployée à Mandrin, dans le département de l’Artibonite, en 2010 et en 2011, dans le cadre de la mission Nouvelles Horizons, où il a fourni des soins de santé aux populations locales et construit des écoles et des puits artésiens.

 

Le point sur la commission d’enquête sur le dossier des nationalités

19/01/2012 09:56:27

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La Commission spéciale chargée d’enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement, qui est présidée par le Sénateur Joseph Lambert et qui a pour Secrétaire-rapporteur Youri Latortue, [2 Sénateurs très proches du Chef de l’État] a commencé la vérification des documents des personnes concernées. Selon le Sénateur Steven Benoît 39 personnalités politiques sont concernées par l’enquête de la Commission.

Le Sénateur Moïse Jean-Charles qui accuse depuis plusieurs semaines le Président Martelly, le Premier Ministre Garry Conille, le Chancelier Laurent Lamothe, la Ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, et le secrétaire d’Etat à l’intérieur, Georges Racine ainsi qu’un autre Ministre dont il a promis de dévoiler le nom sans le faire… il invoque pour ce dernier, l’indisponibilité d’un document décisif pour justifier son refus de révéler l’identité de l’intéressé.

Il a dit avoir fourni des éléments d’informations et de preuves sur l’étape de l’obtention de la résidence étrangère de Michel Martelly et de ses nationalités étrangères. Le Sénateur Benoît confirme seulement que « [...] le Sénateur Moïse Jean Charles a déposé un document, qui nous donne 2 numéros de passeports, un en principe est supposé, nous disons supposé, car nous n’avons pas la certitude de l’information, être un passeport Américain, l’autre est supposé être un passeport Italien. L’immigration ne peut pas nous dire si ce sont des passeports américain et italien [ni a qui ils appartiennent] donc, nous sommes obligé de faire des démarches à travers les Ambassades et des organisations internationales… cela prend plus de temps, mais les démarches sont entamées…»

Lundi 16 janvier, la Commission a commencé son enquête auprès des institutions et s’est rendue au bureau de l’immigration. Steven Benoît a déclaré ce mercredi «… pendant ces 3 jours, nous avons examiné les documents de 37 personnes sur 39, il y en a 2 que nous ne sommes pas entré dans les documents pour la raison qu’ils ont des noms assez commun, et il y a un secrétaire d’État par exemple dont le nom revient 26 fois et comme nous ne voulons pas nous tromper sur leur l’identité [...] c’est pour ça que nous avons demandé d’avoir les passeports pour être sûr des actes de naissance, [...] pour que lorsque nous allons remettre notre rapport, nous n’entendions pas que nous nous sommes trompé sur l’identité.

Après les contrôles des passeports nous allons aussi faire le contrôle des cartes d’embarquement qui sont très importantes [...] c’est un travail très méticuleux, nous avons commencer à collecter les données mais nous n’avons pas fini [...] parce qu’il y a des Ministres et des Secrétaire d’État qui voyagent beaucoup, il y en a qui on au cours de c’est 10 dernières années ont eu au moins 15 passeports [...] imaginez la quantité de cartes d’embarquement qu’ils ont remplis au cours d’une année [...] n’oubliez pas que le Président en tant que musicien est une personne qui a voyagé pratiquement tout les weekend, le Ministre des Affaires Étrangères a voyagé pratiquement toutes les semaines [...] donc ça va prendre du temps pour collecter toutes les cartes d’embarquements, mais d’ici la fin de la semaine nous espérons avoir toutes les données. »

Selon le Sénateur Benoît, 22 dossiers sur 39 ont déjà été étudiés, précisant que le rapport pourrait être terminé, ce weekend ou au début de la semaine prochaine.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4714-haiti-politique-verification-de-la-nationalite-de-39-membres-du-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-4425-haiti-politique-des-membres-du-gouvernement-dans-le-collimateur-du-senat.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie : Des d’entrepreneurs haïtiens accompagneront Laurent Lamothe en France

19/01/2012 08:34:00

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Plus d’une dizaine d’entrepreneurs haïtiens, réunis par la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI), accompagneront en France, du 23 au 25 janvier 2012, la délégation ministérielle dirigée par le Chancelier Laurent Lamothe, afin de dynamiser davantage la diplomatie d’affaires, entre les deux pays.

La CFHCI participera à cet événement, dans le cadre de l’accord signé le 5 mai 2010 avec le Forum Économique du Secteur Privé (FESP) et le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) et conformément à sa mission qui est de « contribuer activement à intensifier les échanges commerciaux et développer les opportunités d’affaires, en attirant les investissements directs étrangers en Haïti. »

De plus, la CFHCI organisera avec le MEDEF, le 25 janvier 2012, une journée d’échanges où les ministres haïtiens et les chefs d’entreprises des deux pays discuteront, entre autres, des priorités économiques et la vision partagée pour le développement du pays, de la poursuite du processus de reconstruction et des principaux projets dans les secteurs porteurs de croissance et d’emplois.

Il s’agit de la quatrième visite de la CFHCI en France avec un gouvernement haïtien. Cette dernière lui permettra de faciliter un dialogue constructif entre les interlocuteurs, en montrant une Haïti ouverte à l’investissement et à la modernité, et jeter les bases d’une révolution de la croissance. Monsieur Gregory Brandt, Président de la CFHCI, présentera dans son allocution, les opportunités de partenariats public-privé franco-haïtiens.

lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

 

Le Gouvernement américain accorde à nouveau des visas H-2

19/01/2012 07:45:10

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Les ressortissants haïtien, peuvent solliciter depuis hier mercredi 18 janvier 2102, les visas H-2 au Consulat américain. Le Président Michel Martelly, a appris avec satisfaction la décision officielle du Gouvernement américain d’accorder à nouveau les visas H-2A et H-2B aux ouvriers haïtiens, désireux de travailler aux États-Unis. Le Chef de l’État, au nom du peuple haïtien, a salué cette décision et adressé ses remerciements au Gouvernement et au peuple américains.

« Par cette décision, le Gouvernement des États-Unis vient de renouveler sa confiance dans le travail effectué par l’actuelle équipe au pouvoir qui a développé un nouveau leadership [...] Nous allons le renforcer avec le soutien du gouvernement américain et avec celui de tous nos partenaires et de nos concitoyens » a fait savoir le Président Martelly qui entend renforcer les liens avec les pays amis d’Haïti, qui manifestent leur volonté de l’accompagner dans la réussite de son mandat.

Visa H-2A : Ouvriers Agricoles Temporaires ou Saisonniers
Le visa H-2A s’adresse aux ouvriers agricoles temporaires ou saisonniers qui viennent aux Etats-Unis pour effectuer des travaux agricoles temporaires ou saisonniers pour une durée de un (1) an ou moins, et ce, uniquement pendant certaines saisons de l’année, c’est-à-dire pendant la production et/ou la récolte

Le visa H-2A est accordé pour une durée de un (1) an. Il peut être renouvelable deux (2) fois. La durée maximale pour un tel visa est de trois (3) ans.

Visa H-2B : Travailleurs Temporaires
Le visa H-2B s’adresse aux individus recrutés pour des emplois temporaires que des résidents américains ne peuvent assurer :

- Travailleurs saisonniers
- Intermittents
- Travailleurs recrutés lors des périodes de forte demande.

Le visa H-2B est accordé pour une durée de un (1) an. Il peut être renouvelable deux (2) fois. La durée maximale pour un tel visa est de trois (3) ans.

HL/ HaïtiLibre

 

Nouvelles discussions bilatérales avec le Maroc

19/01/2012 07:15:11

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Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères a fait savoir qu’en marge de l’investiture du Président Otta Molina au Guatemala, il avait initié de nouvelles discussions bilatérales avec Saad-Eddine El Othmani, le nouveau Ministre des Affaires Étrangères du Maroc.

Les deux Ministres partageant la philosophie de la Diplomatie d’Affaires, se sont entendus en vue de renforcer la coopération entre les deux pays, principalement dans le domaine des bourses d’études dans tous les domaines, notamment au niveau du génie civil, des échanges universitaires et du partenariat économique à travers des investissements porteurs de capitaux.

Le Ministre Laurent Lamothe a insisté sur l’urgence d’une coopération accrue, continue et permanente avec le Maroc qui depuis Janvier 2010 offre à Haïti un support humanitaire notable. Il a rappelé les engagements pris à la Chancellerie haïtienne, par le Dr. Brahim Hussein-Moussa, l’Ambassadeur du Maroc en Haïti, autour de l’appui du Maroc, à la formation des ressources humaines, une priorité pour l’actuel gouvernement haïtien. Le Chancelier Lamothe a mis l’accent sur l’importance des relations bilatérales actuelles et sa volonté de les approfondir dans le cadre de la diplomatie d’affaires.

Saad-Eddine El Othman a souligné que le Maroc avait apprécié l’appui international reçu d’Haïti dans des moments difficiles, notamment aux Nations Unies, pour la conservation de son intégrité territoriale.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4229-haiti-diplomatie-laurent-lamothe-parle-de-cooperation-avec-l-ambassadeur-du-maroc.html

HL/ HaïtiLibre

 

Fin de la seconde tournée de Supplice aux USA

19/01/2012 06:55:49

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Daniel Supplice, le Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, a effectué une visite aux États-Unis (New York) du 13 au 17 janvier 2012, pour commémorer, avec les compatriotes, le deuxième anniversaire du 12 janvier 2010, il a été accueilli, dès son arrivée par le Consul général d’Haïti à New York Charles A. Forbin, puis en soirée il a participé au Brooklyn Collège au concert « Hope and a Future » organisé au profit d’Haïti par la Fondation « Community 2 Community ». De nombreuses célébrités américaines telles James « D-Train » Williams, Oleta Adam, Chrisette Michèle ont animé la soirée avec la participation du groupe musical haïtien « CARIMI ».

Marie Yolaine Eusèbe, présidente de la Fondation a déjà réalisé de nombreux projets dans le pays plus précisément à Petit-Goâve, construction latrines, traitement et purification d’eau, réaménagement d’écoles… Cette Fondation était venue en aide aux Haïtiens dans la lutte contre le choléra. La population a également reçu des séances de formation, en technique de premiers soins dans le cadre des activités de la fondation « Community 2 Community ».

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Au deuxième jour de son voyage aux États-Unis, le Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger Daniel Supplice s’est rendu le samedi 14 janvier 2012, à une soirée de Gala organisée de concert avec le 1199 SEIU toujours en mémoire des victimes du 12 janvier 2010. Par ce geste, le ministre a voulu remercier les personnes et institutions qui ont supporté le pays durant ces moments de douleurs. Par la même occasion le Ministre a rencontré le Chef de la Police de New York M. Raymond A. Kelly et il a remit une plaque, «honneur et reconnaissance » à l’Ambassadeur Wyclef Jean pour son travail au sein de Yéle Haiti, ainsi qu’au Councilman Mathieu Eugène, en compagnie du consul général d’Haïti a New York Charles Forbin.

Dimanche, M. Daniel Supplice s’est entretenu avec quelques leaders politiques et des membres de la communauté haïtienne de l’Etat de New Jersey. Ont notamment pris part aux discussions aux côtés de M. Supplice, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Wilson Laleau, Stanley Lucas et d’autres personnalités.

Lundi, il était prévu un déjeuner commémoratif avec le maire de la ville de New-York, Michael R. Bloomberg, une rencontre avec Ayal Frank, des pourparlers avec le Sénateur Kevin Parker et un concert d’hommage au Rev. Dr. Martin Luther King Jr. au Brooklyn College Walt Whitman Theater.

Daniel Supplice est rentré en Haïti, ce mardi.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4339-haiti-usa-premier-voyage-officiel-pour-daniel-supplice.html
http://www.haitilibre.com/article-4366-haiti-politique-daniel-supplice-rencontre-la-diaspora-aux-etats-unis.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Presse- Assassinat: Le Chauffeur d’Anthony Lapaire a été tué ce mardi par des bandits

mercredi 18 janvier 2012 à 19:03

Le journaliste, Anthony Lapaire, de Radio TéléMétropole et son chauffeur ont été la cible des truands armés ce mercredi matin à Delmas, (Route Piste, zone ancienne aviation civile, Est de la capitale).

Cette attaque s’est soldée par la mort de son conducteur atteint d’un projectile, a informé le directeur de l’information de Radio Métrpole, Wendell Théodore.

L’assassinat s’est produit pendant que le confrère emmenait sa femme au travail.

 

Haïti/ Dépôt ce d’un projet de loi organique de l’Office du citoyen

mercredi 18 janvier 2012 à 18:03

La protectrice du citoyen et de la citoyenne a déposé ce mercredi un projet de loi organique de l’Office du citoyen, qui constitutionnellement est une institution autonome, souligne Madame Florence  Elie.

Ce projet de loi présente des outils devant permettre la matérialisation de l’indépendance et la déconcentration de l’office de protection du citoyen.

Il doit faciliter également une meilleure prise en charge les catégories les plus vulnérable particulièrement en matière de la justice et de droits humains

 

Haïti/ Dossier Nationalité : La commission sénatoriale spéciale d’enquête sur la nationalité veut aller plus loin

mercredi 18 janvier 2012 à 17:44

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La commission sénatoriale spéciale sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République ne va pas se limiter au contrôle des passeports des concernés. Ce sera fait également pour leurs cartes d’embarquement.

D’ici à la fin de cette semaine, la sous-commission chargée de cet aspect de l’enquête devrait collecter  toutes les données nécessaires, a fait savoir le sénateur Steven Benoit.

Selon lui, le sénateur Moïse Jean-Charles a remis à la commission un document contenant deux numéros de passeports sur les présumés citoyennetés américaine et italienne du chef de l’Etat, des démarches ont donc été entreprises auprès des ambassades concernées.

 

Haïti/Constitution : Dieuseul Simon Desras exige la publication de la réforme constitutionnelle

mercredi 18 janvier 2012 à 17:28

clip_image021[4]Le Sénat de la République commence à s’impatienter de la publication de la constitution amendée.

Le président de la chambre haute a déploré ce mercredi que l’Exécutif n’ait pas assuré le suivi de certaines lois votées par le Parlement, en témoigne la réforme constitutionnelle qui n’est toujours pas promulguée.

« Il est grand temps que les textes de loi votés par le Parlement cessent de dormir dans les tiroirs de la présidence », a fulminé Simon Dieusseul Desras.

Le président du Sénat a également exhorté le gouvernement à mettre en branle au plus vite la machine électorale en vue du renouvellement du tiers du Sénat et les collectivités territoriales.

 

Haïti-Migration : Des universités et organisations du Brésil et de l’Amérique latine exigent la défense des droits humains des migrants haïtiens

mercredi 18 janvier 2012

Demande d’élaboration d’un projet d’accueil impliquant acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux latino-américains… exprimée dans le « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil »

Soumis à AlterPresse le 18 janvier 2012

Par le Service jésuite aux réfugiés pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SJR LAC)

Plusieurs réseaux d’organisations brésiliennes, latino-américaines et internationales d’appui en matière de migration et des groupes de recherche sur la migration, basés dans différentes universités brésiliennes, ont diffusé, au début de cette semaine, un manifeste public, dans lequel ils réclament la « défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil ».

Les institutions signataires du manifeste expriment leur préoccupation quant à la dure réalité que vivent des milliers de migrants haïtiens à la frontière Nord du Brésil et au traitement inadéquat donné par les médias brésiliens et internationaux à cette réalité.

Elles insistent sur la nécessité d’aborder la question de la migration des Haïtiens et celles d’autres nouveaux flux arrivant dans la région latino-américaine et au Brésil sous l’angle des droits humains.

L’objectif du « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » consiste à fournir un ensemble de propositions au gouvernement et à la société brésiliens, en vue de travailler ensemble pour une orientation adéquate de la question et des politiques migratoires du pays.

Entre les onze (11) propositions du manifeste figure, en tout premier lieu, la nécessité d’informer, de manière adéquate, l’opinion publique sur l’ensemble des facteurs à l’origine de la migration haïtienne et d’inviter la société brésilienne, à travers des campagnes publiques, à se montrer solidaire avec les migrants haïtiens.

Ces actions de solidarité pourraient aller de la fourniture d’aide humanitaire à la couverture des besoins des migrants haïtiens en matière d’alimentation, emploi, logement, alimentation, aide psychologique, juridique, éducatif, etc.

Les professionnels des médias brésiliens sont également invités à éviter l’utilisation d’images ou de mots à caractère sensationnaliste, qui ne font que créer un climat alarmiste susceptible de criminaliser la migration haïtienne.

Il est demandé au gouvernement brésilien de surseoir à l’adoption de politiques migratoires de durcissement, qui interdisent ou limitent l’entrée des migrants haïtiens sur le sol brésilien et qui finissent par créer un climat favorable à la violence, à la prolifération d’activités illégales et mafieuses, et à l’exploitation des travailleurs.

Les institutions signataires recommandent au gouvernement brésilien de travailler de commun accord avec leurs homologues des pays sud-américains et avec différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en vue de planifier, de manière efficace, l’accueil et l’insertion des nouveaux migrants haïtiens dans différents états et villes sud-américains et brésiliens.

De même, le gouvernement brésilien est invité à collaborer avec son homologue haïtien et d’autres organismes internationaux, spécialisés dans le domaine de la migration, pour contrer l’action des trafiquants qui promeuvent des voyages irréguliers en promettant des avantages économiques et des opportunités de travail au Brésil dans le contexte de la préparation de la prochaine coupe du monde de football (Brésil, été 2014).

Le gouvernement brésilien devrait, selon les institutions signataires, élaborer, conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Chili…), un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre.

Les autorités brésiliennes devraient adopter, face à Haïti, une politique extérieure, respectueuse du droit fondamental à l’autodétermination et la souveraineté du peuple haïtien, en reconnaissant sa capacité et en réclamant la restitution de la dette historique, sociale, écologique et financière envers ce pays.

Les institutions signataires rappellent qu’Haïti est le précurseur de la lutte contre l’esclavage et la colonisation dans toute la région latino-américaine.

Elles enjoignent de reconnaitre la créativité des artistes haïtiens et la capacité de ce peuple à s’auto-organiser, à résister à toutes sortes de catastrophes et, en même temps, à toujours montrer sa disposition à lutter, de manière permanente et solidaire, pour la construction d’alternatives face à l’injustice et à l’adversité.

Elles encouragent la réalisation de recherches et d’études, par des chercheurs universitaires spécialisés dans la migration, visant à connaitre les histoires de vie des migrants haïtiens, les réalités qu’ils vivent au cours du processus migratoire et à leur arrivée au Brésil, ainsi que leurs attentes, leur niveau de formation, leurs expériences et leurs possibilités réelles d’insertion dans des activités productives dans la société brésilienne.

Elles recommandent d’évaluer de manière permanente l’impact de l’immigration des Haïtiens dans ses rapports sociaux et communautaires avec le pays d’arrivée, de manière à créer des organismes ou instances qui puissent promouvoir des relations interculturelles harmonieuses, prévenir et lutter contre des actions à caractère xénophobique, sexiste, raciste, élitiste et contre toutes autres formes de discrimination négative et d’exploitation.

Finalement, elles souhaitent que, à partir du cas des flux migratoires haïtiens, le gouvernement brésilien révise le processus d’élaboration de politiques migratoires qui soient axées sur l’inclusion et contiennent des orientations destinées à aborder, de manière efficace, la croissance de la migration vers le Brésil sous l’angle des droits humains.

Elles soulignent la nécessité que des migrants, des organisations d’appui en matière de migration et des chercheurs universitaires, spécialisés dans le thème migratoire, fassent partie du processus d’intégration régionale, placé sous le leadership de Brésil en Amérique du Sud et dans le cadre d’autres initiatives au sein de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC).

Parmi les institutionssignataires, figurent ces groupes de recherche universitaires : Grupo de Estudios Migratórios da Amazônia, da Universidade Federal do Amazonas, Laboratório de Comunicação Social Aplicada do Programa de Pós-GraduaçãoemComunicação da Universidade Federal do Rio de Janeiro-RJ, Grupo de Pesquisa Mídia, Cultura e Cidadania do Programa de Pós-Graduação da Universidade do Vale do Rio dos Sinos – RS, Núcleo de Antropologia e Cidadania do Programa de Pós-GraduaçãoemAntropologia Social da Universidade Federal do Rio Grande do Sul.

Ont également signé le Manifeste plusieurs réseaux d’organisations de défense des droits humains, spécialement des migrants et des communautés afro-brésiliennes, tels que le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC), Movimento Negro Unificado (MNU), Grito dos Excluídos Continental, ADITAL, Coordenadora do Grupo de Trabalho Migrações Internacionais da Associação Brasileira de Antropologia(ABA), ServicioEcuménico de Apoyo y Orientación a Migrantes y Refugiados (CAREF – Argentina).

 

Haïti – Tourisme : Stéphanie Balmir Villedrouin signe d’importants accords

18/01/2012 14:14:41

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Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre du Tourisme qui est actuellement en Espagne pour participer à la deuxième plus grande foire international du tourisme « Feria Internacional de Turismo en España » (FITUR), qui se tient à Madrid du 18 au 21 Janvier 2012, a débuté sa mission avec la signature d’importants accords.

Dans un premier accord, Taleb Rifai, le Secrétaire Général de l’Organisation Mondial du Tourisme (OMT) s’est engagé à fournir une expertise au plus haut niveau pour soutenir la gestion stratégique du plan du Tourisme d’Haïti, la formation de volontaires qui assureront la promotion du tourisme, l’organisation d’ateliers pour mettre à jour les informations touristiques sur Haïti, etc…

Haïti, qui est fondateur de l’OMT, se remet sur les rails du tourisme international après 25 ans d’absence. La Ministre du Tourisme à fait également savoir que les investissements commencent déjà à arriver au pays, annonçant qu’en 2014, la première station de vacances et de loisirs d’Haïti, ouvrira ses portes pour encourager la promotion du tourisme international.

Autre accord fondamental, signé cette fois, avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) concerne l’engagement de l’OMC de soutenir la création d’un centre de formation en tourisme, dans lequel il y aura un restaurant et un hôtel, ouverts au public et géré par les élèves, pour mettre en pratique les leçons apprises.

Le soutien de l’OMC, dont Haïti est un membre honoraire, pour relancer le tourisme dans le pays, est maintenant acquis. Bientôt, deux évènements internationaux majeurs se dérouleront en Haïti. Le pays sera également représenté à la rencontre du Comité Régional de l’OMC (en mars 2012) et aux réunions internationales de l’Organisation des États Américains (OEA) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Equateur (en septembre 2012).

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4716-haiti-tourisme-une-ministre-du-tourisme-hyperactive.html

http://www.haitilibre.com/article-4729-haiti-tourisme-prochains-voyages-en-espagne-et-en-france-de-stephanie-balmir-villedrouin.html
http://www.haitilibre.com/article-4727-haiti-politique-laurent-lamothe-en-visite-officielle-en-france-le-21-janvier.html

HL/ HaïtiLibre

mercredi 18 janvier 2012

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Un accident de la route fait 29 morts à Delmas  clip_image001 

 

Laurent Lamothe rencontre aujourd’hui, Nicolas Maduro à Caracas

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Le recteur de l’UEH espère 30 millions de dollars de l’administration Martelly

 

Nouveau partenariat entre les autorités américaines et haïtiennes

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Haiti-R. Dominicaine : Fernandez super star

 

L’OEA nomme un nouveau représentant spécial en Haïti

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Daniel Supplice souhaite recenser tous les haïtiens vivant en République Dominicaine

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Message de Michaëlle Jean

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Haïti : Jean-Claude Duvalier n’a toujours pas été déféré à la justice

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Haïti-Duvalier : Le dictateur continue d’ignorer les mesures judiciaires à son encontre

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«Baby doc» un an après… toujours aussi populaire

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Haïti – Économie : Nouveau Directeur Général à la DGI

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Installation d’un nouveau Directeur Général des Cultes

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Haïti/Martelly-Double Nationalité : Moïse Jean Charles n’entend pas courber l’échine clip_image013

 

Haïti-Martelly-Nationalité étrangère : Le sénateur Jean-Charles indique avoir fourni des preuves au Sénat

 

Visite de 24 heures du Sénateur Républicain Marco Rubio

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Haïti – Tourisme : Prochains voyages en Espagne et en France de Stéphanie Balmir Villedrouin

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Haïti/Constitution : Vers la soumission du rapport de la commission sénatoriale sur le dossier de l’amendement

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Message à la Nation de la Fusion des Socio-Démocrates Haïtiens

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Laurent Lamothe en visite officielle en France le 21 janvier

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lundi 16 janvier 2011

16 jan

Bilan Positif du Président Martelly au Guatemala
15/01/2012 13:19:48

clip_image001Samedi 14 janvier 2012, le Président Michel Martelly, a assisté à l’investiture du nouveau Président guatémaltèque, M. Otto Perez Molina. Outre le Président Martelly, 8 autres Chefs d’État et des représentants de 98 délégations internationales ont participé à cette cérémonie.

Le Chef de l’État a eu des échanges bilatéraux, non seulement avec le Président Molina, mais également avec les Présidents Luis Felipe Caldéron du Mexique, Daniel Ortega du Nicaragua et Porfirio Lobo Sosa du Honduras.

Le Président Martelly a annoncé que le gouvernement mexicain donnera 5 millions de dollars à Haïti pour construire plusieurs marchés, notamment aux Gonaïves. En plus, le Président mexicain, Felipe Calderon a promis la réalisation d’études afin d’identifier les besoins fondamentaux du pays en terme d’infrastructures. Les deux Chefs d’État ont concentré leurs échanges sur l’élaboration d’un programme d’éducation et l’agriculture ainsi que sur les opportunités de promouvoir l’énergie verte en Haïti. Le Président Calderón, a confirmé que Mme Margarita Zavala, la Première Dame du Mexique, allait venir prochainement en Haïti, afin de superviser un programme de subvention alimentaire pour 4.500 enfants.

Samedi en début de matinée, le Président Martelly s’est entretenu avec le Président du Guatemala avec lequel il a parlé du renforcement institutionnel et de la promotion des relations entre les deux pays, la coordination et la gestion des risques naturels majeurs, la sécurité et le maintien de la Paix.

Avec son homologue du Honduras, Porfirio Lobo, le Président haïtien a abordé la coopération permanente entre les deux pays, les problèmes de la région, comme la sécurité et surtout l’admission d’Haïti en tant que membre à part entière du Système Intégré Centre Américain (SICA).

Le Président Nicaraguayen Daniel Ortega et le Président Martelly ont discuté de la création d’une commission bilatérale, qui aura pour mission d’étudier les possibilités de coopération entre les deux pays. M. Ortega a proposé un plan pour le développement des femmes et la promotion de la jeunesse, en plus d’annoncer, que des jeunes Nicaraguayens viendront en Haïti pour aider à construire des maisons.

Par ailleurs, le Chef de l’État a dîner en privé avec le Président de l’Espagne, José María Aznar, au cours duquel, le Président Martelly a abordé des points clés, comme l’agriculture, la pêche, l’alimentation et la sécurité.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4707-haiti-politique-agenda-charge-du-president-martelly-au-guatemala.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Politique/Constitution amendée :

Martelly veut connaître les auteurs des irrégularités qui affectent le document

lundi 16 janvier 2012

clip_image004P-au-P, 16 janv.2012 [AlterPresse] — Le chef de l’État haïtien Michel Martelly estime plus important d’identifier les auteurs des irrégularités qui affectent la Constitution amendée au lieu de procéder à sa publication.

« Il serait plus important avant de parler de publication (de la constitution amendée) que la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la fraude en identifie le fraudeur », déclare Michel Martelly à la presse le 13 janvier.

Selon lui, les irrégularités qui entachent le processus d’amendement ont des auteurs qu’il convient d’identifier.

Alors que le premier ministre Garry Conille avait le 6 janvier dernier rappelé que la publication de la constitution amendée est une « prérogative » du président de la République, maintenant c’est au tour du président Martelly de s’en laver apparemment les mains.

« Qui a créé la crise ? », questionne Martelly. « La crise d’aujourd’hui a une origine mais vous voulez que je la gère ? », continue Martelly.

Le dossier semble donner du fil à retorde et laisse libre cours à la divergence.

Au Parlement haïtien, certains parlementaires sont pour et d’autres contre, explique Michel Martelly et ses conseillers, en particulier Gérard Gourgue, disent : « non ! » à la publication de la constitution amendée.

Entre temps, Michel Martelly dit écouter les différents points de vue pour pouvoir prendre une décision et « on est obligé d’attendre », affirme t-il, tout en soulignant que le dossier demande de la « prudence » et peut engager le pays dans une direction irréversible.

La constitution du 27 mars 1987 a été modifiée par la 49e législature dans la nuit du 9 mai 2011. La nouvelle version a été publiée le 13 mai par le président René Préval, 24 heures avant l’arrivée au pouvoir de Michel Joseph Martelly, qui, à partir d’un arrêté daté du 6 juin 2011 invite qu’on revienne à la constitution de 1987 car la version amendée contient des erreurs.

Et aujourd’hui « Publier quelque chose dont le temps de publication est anormal (dépassé), je ne peux plus le faire. Je peux seulement le faire sur une base de compromis politique », soutient Martelly qui croit qu’en le faisant ce serait faciliter la tâche aux parlementaires qui veulent sa destitution. [ rh kft gp apr 16/01/ 2012 08:00]

 

Haïti – Économie :

Laurent Lamothe annonce des centaines de millions pour la reconstruction
16/01/2012 08:32:13

clip_image005La semaine dernière, à l’Hôtel Montana, Pétion-Ville, où se réunissait le Conseil Consultatif Présidentiel pour l’Investissement (CCPI), Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères et co-Président du CCPI, en présence de Wilson Laleau, Ministre du Commerce et de l’industrie ont présentés des projets totalisant près de 200 millions de dollars d’investissements, qui débuteront ou seront réalisés dans les deux prochaines années.

Monsieur Lamothe a rappelé que le gouvernement s’inscrivait dans la dynamique du développement économique et des partenariats public/privé. « Nous prévoyons une croissance de 10 % pour 2012 » De son côté, Wilson Laleau a déclaré « Préparer un cadre d’actions stratégiques et moderniser l’environnement des affaires sont les tâches auxquelles s’attèle mon ministère. On sent une nouvelle dynamique dans le pays, il faut l’accompagner. »

À l’occasion du point de presse du CCPI, le Ministre Lamothe a déclaré :

«… C’est un honneur d’être avec vous, pour vous dire que les choses vont mieux en Haïti [...] notre PIB a connu une croissance de 5.5% en 2011, et notre prévision de croissance pour 2012 est de 10%. Mais il y a beaucoup à faire [...] nous travaillons jour et nuit sur le développement et la croissance de l’économie [...] en 2012, le gouvernement investira dans différents projets visant a une amélioration des infrastructures, de l’éducation et de la reconstruction [...] l’aéroport de Port-au-Prince et du Cap Haïtien sont en cours et nous avons commencé avec Jacmel et l’aéroport des Cayes.

Nous allons apporter une meilleur gestion avec les fond disponibles pour Haïti. Le Canada s’est engagé à une aide de plus de 1 milliard de dollars sur 10 ans, à raison de 100 millions par an.

Nous allons investir plus de 200 millions de dollars du Fond PetroCaribe avec plus de 40 millions de dollars en infrastructures de bases, dans la ville de Jacmel, dans les routes, dans la gestion des détritus, dans les infrastructures touristiques.

100 millions seront investi pour l’éducation gratuite qui bénéficiera à plus de 1.5 millions d’enfants entre 6 et 12 ans en Haïti.

72 millions iront à la construction de la cité gouvernementale et dans la politique d’inclusion social du Président Martelly. Nous allons développer et promouvoir différents programmes de promotion de la femme haïtienne, tel que le programme « Ti manman cheri » qui bénéficiera à plus de 100,000 mères haïtiennes et le programme « Aba grangou’ » qui bénéficiera à 100,000 mères supplémentaires, en tout, 200,000 mères trouveront une assistance du gouvernement dans sa politique d’inclusion sociale.

La construction d’un nouveau parc industriel, signé pour plus de 20 millions de dollars, verra le jour dans le Nord de Port-au-Prince.

Nous travaillons pour que le CCPI atterrisse et soit bien adapté pour le futur proche d’Haïti [...] pour cette croissance économique, le 30 nous allons travailler avec le secteur privé, le secteur des assurances, le secteur des affaires [...] sur la copropriété, une loi qui certainement contribuera à la croissance économique [...] »

« Après le Forum sur l’Investissement organisé en Haïti en novembre 2011, il était important pour le CCPI de montrer qu’Haïti entame 2012 sur des perspectives concrètes de développement, d’investissements et de confiance en l’avenir » a déclaré Karl Jean-Louis, Directeur exécutif du CCPI.

« Je peux affirmer haut et fort que le principe du partenariat public-privé est appelé à constituer le socle sur lequel devra reposer à l’avenir le développement économique et social du pays », a affirmé Hervé Denis, Président de la CCIH. Un secteur privé qui a présenté un ensemble de projets d’importances, porteurs de modernité et créateurs d’emplois a être réalisés entre 2012 et 2014.

Liste partielles des projets :
Agriculture :
- Geo Wiener SA (Commercialisation de cacao)

Agro industrie :
- Caribbean grain (Production céréalière)

Commerce :
- Global (Construction grande surface bureautique)
- Office 1 international (franchises commerciales)
- TEK
CELL

Construction :
- Gama entreprises (Usine de matériaux de construction)
- Tempo Construction

Energie :
- Confener SA (Production d’énergie renouvelable)

Finance :
- Leopard Capital Investment Fund (phase 1)
- Haiti building society SA

Industrie :
- Cemex SA (7 millions de dollars dans l’extension de ses opérations, permettant de créer des centaines d’emplois)

Tourisme :
- Carabimmo SA (Best Western Premier – investissement de plus de 12 millions)
- MAC SA (Visa Lodge phase 2)
- San Yakino SA (Projet Port Yakino [phase 1] – important projet de développement touristique à l’Ile de la Grosse Cayes)
- SCIOP SA (Projet Royal Oasis)

- SIF SA (El Rancho – 6-8 millions) http://www.haitilibre.com/article-4211-haiti-tourisme-tour-d-horizon-sur-le-developpement-touristique-en-haiti.html

- Win group (Hôtel des artistes – 47 millions) http://www.haitilibre.com/article-4377-haiti-economie-signature-de-l-accord-de-construction-de-l-hotel-de-l-aeroport-international.html

HL/ HaïtiLibre

 

5 millions pour Haïti – Sean Penn nouvel Ambassadeur Itinérant
16/01/2012 10:26:02

clip_image006Avant de partir pour le Guatemala vendredi dernier le Président Martelly avait annoncé que le Ministre des Affaires Étrangère, Laurent Lamothe et l’Ambassadeur Wyclef Jean se rendraient samedi en Californie pour assister à une levée de fonds pour la fondation de Sean Penn (J/P HRO), cette dernière «…strictement pour Haïti, pour venir en aide à Haïti" a précisé le Président de la République.

Étaient, entre autres, présents Luc Besson, Mel Gibson, Melanie Griffith, Felicity Jones, Demi Moore, Julia Roberts, George Clooney et Hilary Swank, à la cérémonie, « Cinema For Peace Los Angeles 2012 » qui s’est tenu samedi soir au Montage Hotel et qui a permis d’amasser 5 millions de dollars pour la J/P Haitian Relief Organization qui vient en aide aux haïtiens depuis le 12 janvier 2010.

Pendant les enchères, le chanteur Damien Rice a dépensé 475,000$ pour la guitare de Bono alors que le mari de Julia Roberts, Danny Moder, a offert 50,000$ pour un voyage en Haïti avec Sean Penn.

Au cours de la cérémonie à Bervely Hills l’acteur Sean Penn a été consacré Ambassadeur Itinérant pour Haïti par le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, devant de nombreuses personnalités ainsi que Cheryl Mills, la chef de Cabinet de la secrétaire d’État, Hillary Clinton. "J’accepte" a déclaré l’acteur.

HL/ HaïtiLibre

 

Jean Baptiste Clark Neptune, Nouveau directeur général à la DGI

15/01/2012 09:14:00 Auteur(e) La Redaction

HPN – Un nouveau directeur général a été désigné à la tête de la Direction générale des Impôts, a annoncé le ministère de l’économie et des finances. Le nouveau directeur de la DGI, Monsieur Jean Baptiste Clark Neptune sera installé à son poste ce lundi 16 janvier.

M. Neptune remplace M. Robert Joseph. L’ex-directeur adjoint de la DGI qui avait survécu au séisme du 12 janvier au bâtiment de la DGI avait remplacé le Directeur général lui même tué dans l’effonfrement de l’immeuble de la DGI.


La cérémonie d’installation du nouveau Directeur-Général de la Direction Générale des Impôts (DGI) aura lieu au Ministère des finances ce lundi.

 

Haïti – Économie :

Gouvernement et secteur privé au premier Forum sur la reconstruction
16/01/2012 07:11:29

clip_image007Vendredi dernier, le Premier Ministre, le Dr.Garry Conille, est intervenu, en ouverture du premier Forum sur la reconstruction d’Haïti, qui a réuni au Karibe Convention Center les représentants de la communauté internationale et des membres du secteur privé haïtien. Plusieurs personnalités ont pris part au lancement de ce Forum, dont le Ministre de la planification et de la coopération externe, Jude Hervé Day, le Représentant de la communauté internationale en Haïti, Nigel Fischer, ainsi que plusieurs responsables de la Chambre de commerce et de l’industrie et des Ambassadeurs accrédités en Haïti.

Le Premier Ministre a annoncé que son gouvernement se donne pour priorité la reconstruction du pays et qu’un ensemble de stratégies étaient déjà mises en œuvre, visant entre autres : l’aménagement du territoire ; la construction de logements sociaux et des édifices publics dans un environnement sain et sécurisé ; réitérant que l’année 2012 sera celle des grandes opportunités tout en soulignant que pour les saisir, il faut que les secteurs privés et publics conjuguent leurs efforts avec le support de la communauté internationale.

Le gouvernement Conille entend accélérer la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de croissance avec pour objectif une croissance du PIB en termes réels de 7.8% « Les investissements en infrastructures publiques, notamment dans le cadre de la reconstruction, les investissements privés et les exportations favorisées par les opportunités offertes par la loi HELP, devront en effet contribuer à l’atteinte de cet objectif », pense le Premier Ministre.

Pour le Dr. Garry Conille, « la reconstruction sera l’occasion d’un rebond économique s’inscrivant dans une stratégie de développement durable et concerté ». Mais pour atteindre ces objectifs, il estime que la collaboration et la mise en synergie de tous les secteurs autour d’une vision commune se révèlent indispensable « Il s’agit de permettre au secteur privé de voir les directions que prend le gouvernement et de savoir comment se positionner » soulignant que « ce dialogue entre les secteurs privé et public avait bien démarré et pourrait déboucher sur un partenariat. »

Au total, près d’une centaine de projets doivent être exécutés au cours de l’année 2012. Une bonne partie a déjà trouvé de financement, a fait savoir, le Premier Ministre « Nous sommes à un carrefour décisif, nous avons de grandes et belles opportunités à saisir à partir de cette année et la communauté internationale est avec nous, pour nous accompagner » indiquant que les autorités gouvernementales avait eu, la veille de ce forum, une réunion positive avec de grands investisseurs étrangers, qui avaient participé au récent forum sur l’investissement en Haïti.

Hervé Denis, le Président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, s’est réjoui de ce premier Forum, qui lance un véritable dialogue public-privé « Nous nous positionnons et nous serons à l’écoute du gouvernement » a t-il déclaré, optimiste.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4376-haiti-economie-bilan-positif-du-forum-invest-in-haiti.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice :

Le processus de mise en place du CSPJ avance…
15/01/2012 11:41:42

clip_image008En marge des activités commémoratives du 12 janvier 2010, Michel Brunache, le nouveau Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique a déclaré que le processus de mise en place du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) avance « …le processus enclenché depuis 2005 avance, il y a une loi qui a été voté fin 2007, il y a un processus de certification des membres du CSPJ qui est presque finaliser et nous avons déjà séparé le budget du CSPJ du budget 2011-2012 du Ministère, c’est donc un processus qui avance bien [...] »

Le Ministre a également fait état de la situation de la justice en Haïti, et des nombreux problèmes qu’ils faudra résoudre avant d’avoir un véritable État de droit dans notre pays «… il y a des carences que tout le monde peut admettre, nous savons que le système est malade ; il y a surtout un problème de ressource humaine, il n’y a pas suffisamment de juge ; il y a des problèmes d’infrastructures ; il y a également des problèmes administratif, c’est à dire que les décisions sont lentes; il y a des suivies administratifs qui ne sont pas fait au niveau des centres pénitenciers ; il y a aussi des cas d’arrestations arbitraires qui sont fait, que ce soit par la police, par les juges de Paix ou même par le Commissaire du Gouvernement… nous devons adresser toutes ces choses là pour avoir un État de droit dans le pays… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4474-haiti-justice-installation-du-nouveau-ministre-de-la-justice-michel-brunache.html

HL/ HaïtiLibre

 

Editorial

Le geste dominicain : les élites dirigeantes haïtiennes au pied du mur !

Nécessité de la tenue des états généraux de l’enseignement supérieur en Haïti

Publié le lundi 16 janvier 2012

clip_image009 Les Dominicains attendent désormais de voir quelle suite Haïti donnera au geste qu’ils viennent d’accomplir en le dotant de son premier campus universitaire, depuis son indépendance.

On peut à bon droit se sentir gêné de constater qu’il en est ainsi. Non seulement en raison des contentieux historiques entre les deux pays, mais aussi à cause de notre glorieux passé de peuple jaloux de son indépendance.

Il faut cependant se garder de verser dans le « fè wont sèvi kòlè », qui pourrait nous amener à sous-estimer l’importance du don et à livrer 50 millions de dollars d’investissements aux caprices des éléments ou à la furie des animaux à quatre pattes.

Au-delà du débat et de la controverse autour de la paternité du campus, la première préoccupation de tous ceux qui prétendent s’y intéresser, serait de définir un plan d’entretien et de conservation des installations.

La priorité des priorités est donc de les garder en état avant les grandes décisions concernant leur gestion. Il faut donc une structure provisoire de gestion dotée des moyens adéquats.

Qui, du gouvernement et/ou de ceux qui ambitionnent d’accaparer le campus, a déjà conçu un plan de telle sorte, incluant l’évaluation des ressources financières et humaines indispensables à cette fin ? Le Rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti peut-il déjà répondre à cette question ? Les pouvoirs locaux à Limonade et même les autorités départementales ont-ils les compétences et les moyens nécessaires à cet effet ? Va-t-on se trouver dans l’obligation de solliciter, encore une fois, le concours de l’étranger à cette fin ?

Le cadeau dominicain met définitivement l’Etat haïtien dans « ses petits souliers ». Avec des installations d’une telle capacité, le refus carabiné des dirigeants et de certaines élites du pays de financer et de favoriser l’éducation et la formation, va encore éclater au grand jour. L’occasion va se présenter une nouvelle fois aux élites dirigeantes haïtiennes de montrer, peut-être, à quel point elles sont rétrogrades en refusant de dégager un budget significatif pour l’enseignement supérieur et la formation en général. On va en avoir la preuve à très court terme avec le budget rectifié qui va être soumis au Parlement.

Est-ce à dire que le spectre de la privatisation hante déjà le campus de Limonade, s’il devrait survivre au manque d’engagement de l’Etat ?

Dans l’intervalle, le pire peut arriver. On a en effet entendu le chef de l’Etat menacer de prendre « sa » décision dans une affaire aussi importante. Sous prétexte que les intellectuels se chamaillent sur la paternité du campus sans proposer un plan de gestion. Il faudrait que, tout de suite, les conseillers tant soit peu avisés de M. Martelly, le mettent en garde contre toute décision intempestive dans ce dossier.

Qu’on lui fasse savoir que le fait par les intellectuels de ne pas proposer un plan de gestion du campus, ne dispense en aucune manière l’Etat de l’obligation régalienne de s’engager dans le domaine de l’enseignement supérieur en arrêtant une politique y relative et en y affectant les ressources appropriées.

Aucun prétexte ne pourra justifier des mesures à l’emporte-pièce. Toute personne douée d’un minimum de bon sens réalise que l’enseignement supérieur, loin d’être un domaine d’amateur, est encore moins l’apanage des artistes.

En nous octroyant un campus d’une telle envergure, nonobstant leurs réels objectifs en Haïti, les Dominicains démontrent qu’ils nous prennent très au sérieux. A nous de les prendre également au sérieux et de tourner les choses sérieusement à notre avantage.

La construction du campus de Limonade n’offre-t-elle pas l’occasion de la convocation d’un « woumble nasyonal » autour de la question de l’enseignement supérieur en général et de la gestion du campus de Limonade en particulier ? Toutes les compétences d’ici et de la diaspora, assistées de partenaires universitaires étrangers, seraient alors convoquées pour des discussions qui ne s’éterniseraient pas, un calendrier précis devant alors être établi pour qu’on aboutisse dans le meilleur délai à de claires stratégies et à l’identification des moyens matériels et humains à mobiliser.

Le monde des affaires devrait s’allier aux autres secteurs de la vie nationale en vue de porter les acteurs concernés par l’enseignement supérieur à s’orienter rapidement vers la concertation salutaire. Car, en s’associant au Gouvernement dominicain dans le financement du campus de Limonade, les businessmen de la République voisine ont envoyé un clair message à leurs homologues haïtiens : « l’avenir de vos affaires est intimement lié à celui de la société et du pays dans lequel elles sont réalisées ! ».

Une vérité élémentaire pour laquelle, somme toute, ils pouvaient bien se passer des Dominicains. Pourtant et pourtant, dirait Charles Aznavour : il a bien fallu qu’on le leur rappelle… [jmd/Radio Kiskeya]

 

Qu’est-ce qui freine le développement en Haïti?

SlateAfrique

Le tremblement de terre de 2010 en Haïti n’a emporté avec lui, les difficultés du pays à se développer.

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Des Haïtiens devant une maison détruite par le séisme, janvier 2010 © REUTERS/Swoan Parker

Il y a deux ans, le 12 janvier 2010 à 16h53, la terre a tremblé, ajoutant un autre chapitre à la succession de tragédies qui émaillent l’Histoire d’Haïti. Ce tremblement de terre, d’une magnitude de 7, a fait quelque 300.000 morts, détruit 80 % de la capitale Port-au-Prince et a laissé plus d’un million d’Haïtiens sans abri. Presque tous les bâtiments publics ont été détruits, et, avec eux, la majorité d’une génération de fonctionnaires, médecins, infirmières, ingénieurs, professeurs et étudiants.

Le monde a réagi avec une générosité qui a laissé les Haïtiens —habitués à être traités comme les parias du monde— vraiment surpris et reconnaissants. L’administration Obama a immédiatement promis une somme de 100 millions de dollars en soutien et a envoyé 3.000 soldats pour gérer l’aéroport ainsi qu’un navire-hôpital pour soigner les blessés les plus graves. L’aide est venu des gouvernements français, suisse, vénézuélien, cubain, chilien et colombien, ainsi que d’une myriade de groupes privés. Les anciens présidents Bill Clinton et George W. Bush ont formé la Fondation Clinton-Bush afin de récolter des fonds pour la reconstruction.

Même la République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti dans le cadre d’une relation tourmentée et parfois conflictuelle, s’est montrée à la hauteur. Le président Leonel Fernandez a promis d’aider à reconstruire la première République noire du monde. Lors d’une réunion en mai 2010 aux Nations unies avec 90 pays et organisations internationales, les donateurs ont promis 5,3 milliards de dollars (environ 5 milliards d’euros). Le redressement d’Haïti semblait en bonne voie.

Deux ans plus tard, l’avenir d’Haïti est toujours aussi peu clair. L’attention des médias s’est détournée de ce pays. Les caméras sont parties, tout comme la plupart des organisations non gouvernementales qui s’étaient précipitées pour apporter de l’aide d’urgence. Les grands organismes internationaux avec un passé à Haïti, comme l’ONU et le Programme de développement des Nations unies, restent sur place, mais la majeure partie de l’aide financière n’a jamais été versée. Le consensus, à Haïti et à l’étranger, est que peu de progrès ont été faits, et un certain pessimisme pèse sur le pays et sa diaspora forte d’un million de personnes.

Mais au-delà de la déception face à la lenteur des progrès de reconstruction, de nombreux Haïtiens et Haïtiens-Américains ont commencé à perdre espoir. Nous avons commencé à nous demander si les profondes divisions de classe et de couleur à Haïti constituent un obstacle insurmontable aux progrès, et nous avons réalisé qu’il fallait les surmonter pour que ce pays pauvre des Caraïbes, fort de dix millions d’habitants, puisse avancer.

Divisions de race et de classe

Il existe des raisons de douter du leadership de Michel Martelly, le président en fonction depuis le 14 mai 2011. C’était un chanteur populaire connu sous le surnom de «Micky le doux», réputé pour sa conduite scandaleuse sur scène, et dépourvu de toute expérience significative en management. L’appel de Martelly aux jeunes Haïtiens et à ceux voulant rompre avec les anciens jeux politiques l’a aidé à vaincre Mirlande Manigat, professeur de droit et ancienne Première dame, lors d’une élection serrée.

Mais depuis son entrée en fonction, Martelly s’est entouré d’un cabinet largement constitué de gens appartenant à l’élite métisse «mulâtre»  de Haïti, et il a suggéré de reconstituer l’armée haïtienne, abolie en 1995 par le président Jean-Bertrand Aristide en raison de son long passé de répression.

L’élite «à la peau claire» d’Haïti a longtemps dominé l’économie du pays et a manipulé sa politique.  Selon le journal Le Monde, 3% de la population contrôle 80% de l’économie.

Descendant principalement des colons français du XVIIIe siècle et des immigrants d’Europe et du Moyen-Orient du XIXe siècle, cette classe privilégiée possède la plupart des grandes entreprises et a longtemps joué un rôle en coulisse en politique, finançant certains candidats  et —d’après certains personnes— le coup d’Etat qui a fait tomber Aristide en 1991, ainsi que l’armée hétéroclite qui l’a conduit en exil durant son second mandat en 2004. Dans l’article du Monde, des membres de cette élite haïtienne désignent l’instabilité politique du pays pour expliquer leur réticence à prendre un rôle plus prépondérant en investissant davantage dans l’avenir du pays.

Les journalistes étrangers ignorent souvent la classe moyenne et l’élite noire d’Haïti. Dans un pays où 95% de la population a la peau foncée, ils ne sont pas aussi visibles —et rarement aussi riches— que les chefs d’entreprise à la peau claire qui dominent le monde des affaires. Pourtant, de nombreux Haïtiens noirs font fièrement remonter leurs origines à la lutte pour l’indépendance de leur pays et ils descendent de personnages historiques.

Médecins, ingénieurs, avocats, musiciens, savants et politiciens viennent souvent de ce groupe, qui a été choyé par le président François Duvalier– puis brutalement réprimé. Cette classe moyenne noire représente le plus grand réservoir de talents perdus par Haïti. Une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que 80% des Haïtiens ayant fait des études secondaires ont quitté le pays. Lorsque l’économie est en difficulté, de plus en plus de personnes prennent un billet d’avion plutôt qu’un bulletin de vote  —afin de chercher ailleurs des opportunités de réussite.

Suivre l’argent

Mais le moteur économique le plus visible à Haïti durant ces deux dernières années est  Denis O’Brien, un milliardaire irlandais et magnat des télécoms qui possède Digicel, le plus grand réseau de téléphonie mobile à Haïti. Son entreprise est le plus gros investisseur, le plus grand contribuable et l’employeur le plus important d’Haïti. Ses positions combatives, comme par exemple mettre 16,5 millions de dollars de ses fonds personnels pour reconstruire le Marché en fer, un lieu historique à Port-au-Prince, sont des rebuffades à l’encontre de la timidité des la classe supérieure de Haïti.

Le journal Le Nouvelliste, le plus ancien quotidien d’Haïti, a dressé un état des lieux de la situation depuis le tremblement de terre: décombres qui jonchent toujours les rues de la capitale, centaines de milliers de personnes sans-abri vivant toujours dans des camps, promesse non tenue de milliers de nouveaux logements et le fait qu’aucun bâtiment public n’ait été reconstruit. «Très lente ou chimérique, la reconstruction semble avoir du plomb dans l’aile», selon le journal.

Une des raisons pourrait être que seule une petite partie de l’argent promis est vraiment arrivée à Haïti. Une analyse de Counterpunch, un site d’actualités alternatif, montre que les bailleurs de fonds ont donné 1,6 milliard de dollars à Haïti pour l’aide d’urgence et 3 milliards de dollars pour l’aide à la reconstruction durant les deux dernières années.

«Il se trouve que la quasi-totalité de l’argent qui était censé aller à Haïti n’y est pas arrivé, a déclaré le site. La communauté internationale a choisi de contourner le peuple haïtien, les ONGs haïtiennes et le gouvernement de Haïti. A la place, les fonds ont été détournés vers d’autres gouvernements, ONGs internationales et sociétés privées. Malgré l’absence quasi-totale de contrôle des Haïtiens sur cet argent, il est probable, si l’on se réfère à l’histoire, que les Haïtiens seront tenus pour responsables des échecs, dans le cadre d’une réaction c’est la faute aux victimes.»

Les bailleurs de fond étrangers ont souvent contourné le gouvernement haïtien et ses sociétés privées à cause d’une corruption généralisée. Autre raison: le gouvernement haïtien a été lent à faire des propositions pour la reconstruction ou à montrer une quelconque capacité à réaliser ses propres objectifs.

Le poids de l’histoire

L’échec des efforts de reconstruction a amené les Haïtiens à se livrer à  une auto-évaluation rigoureuse. René Depestre, poète haïtien respecté et opposant à Duvalier, exilé pendant des décennies à Cuba et en Europe, se demande si Haïti, créée par une révolution sanglante où il a fallu se battre contre la France, l’Angleterre et l’Espagne, a raté une étape lors de la construction de la nation.

«Haïti a toujours été en crise», a-t-il déclaré lors d’une interview dans un magazine haïtien. René Depestre s’est rappelé avoir rencontré un historien polonais qui avait fait une étude brillante des nombreuses révisions de la Constitution haïtienne et il avait admiré sa clarté.

«Mais cette vie constitutionnelle n’a pas de racine dans la vie quotidienne et les institutions de ce pays, a-t-il dit. Nous n’avons jamais eu d’Etat.»

René Depestre n’est pas loin de la réalité. Haïti n’a jamais eu d’infrastructures gouvernementales solides, le pays est plombé depuis le début car il a dû payer une indemnité faramineuse à la France durant quasiment tout le XIXe siècle, et a été dirigée surtout par des dictateurs. Durant les dernières décennies, peu de bailleurs de fonds étrangers voulaient  mettre de l’argent dans des ministères où il avait tendance à s’évanouir en fumée.

Aucun des problèmes d’Haïti n’est insurmontable. Mais le pays ne peut pas aller de l’avant sans surmonter ses profondes divisions de classe et de couleur de peau. Haïti doit accueillir la diaspora haïtienne, souvent vilipendée, mais qui a acquise des connaissances et des compétences en gestion à l’étranger.

J’ai des parents dans toutes les classes sociales d’Haïti: les mulâtres, l’élite noire et la classe moyenne noire. J’ai perdu une tante et un cousin dans le tremblement de terre de 2010. La maison de mon enfance a été détruite.

En tant que Haïtien de la diaspora, j’ai été témoin de conversations particulièrement franches dans ma famille. Ceux et celles qui s’engagent pour construire un meilleur Haïti  ne peuvent pas être défini par la seule couleur de leur peau. Certains de mes cousins qui gèrent un hôpital l’ont fait tourner 24heures par jour durant plusieurs semaines après le séisme de 2010, et ils ont soigné des milliers de victimes. De nombreux membres de ma famille se sont dévoués au service public et au bien public.

Mais les Haïtiens les plus riches vivent dans la bulle des résidences sécurisées, des voitures blindées et des gardes du corps, qui reflètent leur peur de la foule des Haïtiens pauvres. De nombreux chefs d’entreprise haïtiens à qui j’ai parlé déclarent qu’ils n’ont aucune obligation envers Haïti à part fournir des emplois  —et ensuite ils se plaignent d’être injustement calomniés par les journalistes étrangers.

Il est vrai que si vous croyez au capitalisme, être riche ne devrait pas être un péché seulement à Haïti. Mais être riche et ne pas avoir le courage de prendre des risques —ou de développer une structure philanthropique pour sauver votre pays— est un terrible délit.

D’un autre côté, mes parents noirs, même lorsqu’ils ont du succès, s’irritent souvent des obstacles placés sur leur route. Ils ont des raisons de se plaindre.

Je me souviens d’une conversation avec un membre de ma famille, à la peau claire, et qui est médecin. J’avais entendu parler d’un jeune homme brillant, venant d’une famille noire pauvre qui avait immigré aux Etats-Unis, intégré l’université de médecine de Harvard, acquis une spécialisation recherché, et était venu à Haïti pour monter un cabinet. Il luttait pour joindre les deux bouts. «Pourquoi est ce que l’élite ne l’aide pas?», avais-je demandé à mon parent, médecin.

«Parce que nous ne le connaissons pas», avait-t-il répondu.

Si, après 208 années d’indépendance, les Haïtiens ne peuvent pas aller les uns vers les autres et se faire confiance au-delà des barrières de classe, de race et d’histoire, alors aucune aide étrangère, quelque soit son montant, et aucune bonne volonté internationale ne sauvera Haïti.

Joël Dreyfuss

Journaliste et écrivain il collabore à The Root. Joël Dreyfuss vit à Paris. Il écrit un livre sur le rôle de sa famille durant 250 années de l’histoire d’Haïti.

Traduit par Sandrine Kuhn

 

dimanche 15 janvier 2012

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Haïti – Reconstruction : 1 milliard de dollars américains en subventions sur 5 ans

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Looking at Haiti from Haiti

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To help Haiti, let more Haitians into the United States

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Haïti, deux ans après le séisme, le défi reste immense

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Haïti – Reconstruction : Lancement du projet de reconstruction à Carrefour Feuilles

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Haïti – Agriculture : À l’école, les enfants haïtiens, mangent des produits locaux

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Haïti-Reconstruction : Des tâches immenses restent à accomplir, selon les Nations Unies

 

We should remember our promises to Haiti

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Haïti – Reconstruction : L’OEA demande à l’internationale, de réorienter et de repenser leurs efforts

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Haïti – Technologie : Microcentrale hydroélectrique dans la région de Labrousse

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Take pride in our Haiti role

 

Propos du Président Martelly sur le retard de publication de la Constitution amendée

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Haïti – Politique : Agenda chargé du Président Martelly au Guatemala

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Haïti-France : Prochaine visite de Laurent Lamothe à Paris

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Le Chancelier canadien, John Baird sera en Haïti lundi

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Haïti: pourquoi la reconstruction n’a pas eu lieu

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Le secteur privé pourrait investir prés de 200 millions de dollars pour la période 2012/2014

clip_image020Radio Métropole

 

Haïti, entre charité, paternalisme et clichés

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La Brigade Dessalines, initiative de La Via Campesina et du Mouvement des Sans Terre du Brésil : « l´exploitation étrangère est la cause des difficultés de Haïti »

clip_image024http://www.larevolucionvive.org

 

Un ancien militaire abattu à Port-au-Prince, la PNH critiquée

Radio Kiskeya

 


L’an 2 du séisme :


Un pays en lambeau, un président inexpérimenté…

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vendredi 13 janvier 2012

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Haïti-séisme : 2 ans plus tard, les faits marquants de la journée du 12 janvier 2012

Jeudi, 12 Janvier 2012 21:42 LJO/HPN

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Plusieurs activités ont marqué la commémoration du deuxième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 ayant fait plus de 200.000 morts. Une cérémonie officielle à la place Saint Christophe, l’inauguration du campus universitaire Henry Christophe, réunion de prière dans les différentes églises sont les faits les plus marquants de cette journée de recueillement.

Du coté du gouvernement, c’est la cérémonie d’inauguration de l’Université Henry Christophe, dans le nord, qui a lancé cette journée du 12 janvier 2012. Le président de la république, M. Michel Martelly  et son homologue dominicain, Leonel Fernandez, ont fait le déplacement à Limonade pour la remise à Haïti du campus universitaire entièrement financé par la république voisine.

Une messe œcuménique s’est tenue dans l’après midi à la place Saint Christophe, au nord de Port-au-Prince, où ont été inhumées les milliers de victimes du tremblement de terre. Les représentants des différentes confessions religieuses reconnues en Haïti, le chef de l’Etat, des officiels du gouvernement, ainsi que des membres de la communauté internationale ont pris part à cette cérémonie religieuse.

A Port-au-Prince, les églises chrétiennes n’ont pas chômé, des réunions de prière ont attiré la grande foule. Durant toute la journée, la plupart des assemblées chrétiennes de la capitale ont ouvert leurs portes à  des milliers d’Haïtiens, qui comme au lendemain du séisme se sont réfuigiés dans la prière.

Dans les églises, comme dans plusieurs lieux publics, ils étaient venus remercier Dieu de leur avoir sauvé la vie le 12 janvier 2010. C’était aussi l’occasion de demander au Seigneur sa protection dans l’éventualité d’une nouvelle catastrophe.

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“Nous organisons cette activité comme un signe de remerciement à Dieu, et nous invitons les fidèles à se rapprocher de Dieu, la seule façon pour eux de trouver protection”, selon le pasteur Emile Merisier, l’un des organisateur d’une journée de prier tenue à la rue panaméricaine, Pétion-ville.

Des personnes ont lancé des ballons dans les airs, en observant une minute de silence à 4 heures 53, l’heure où avaient été ressenties les premières secousses. Juste pour saluer la mémoire des milliers d’âmes qui ont péri en ce jour inoubliable.

ljosepholivier@gmail.com 

 

Haïti-séisme:Martelly, Duvalier et Avril sur un même podium

Jeudi, 12 Janvier 2012 22:11 HPN

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Le président Martelly arendu hommage jeudi aux victimes du séisme du 12 janvier lors d’une cérémonie tenue à l’endroit où des dizaines de milliers de personnes ont été enterrées dans une fosse commune, l’ex-président à vie Jean Claude Duvalier et l’ancien général-président Prosper Avril ont assisté à la cérémonie sur le même podium.

Les trois hommes se sont longuement salués quelques minutes avant l’ouverture de la cérémonie sous les applaudissements des membres de l’assistance, a constaté Haiti Press Network.

Duvalier accompagné de Véronique Roy sa compagne était assis à côté de Prosper Avril. Les deux anciens présidents ont eu des conversations tout au cours de la cérémonie, mais n’ont pas fait de déclaration publique.

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Jean Claude Duvalier revenu au pays, il y a un an environ et qui fait l’objet de poursuites judiciaires, a été applaudi à sa sortie par une foule alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture dns un cortège de ses anciens collaborateurs et de supporters.

 

12 janvier, un campus universitaire offert à Haïti par la République Dominicaine

(+ PHOTOS)

Mercredi, 11 Janvier 2012 17:55 HPN

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L’université Henri Christophe du Nord sera inaugurée le jeudi 12 janvier 2012 à l’occasion du deuxième anniversaire du violent séisme de janvier 2010.

L’inauguration de l’Etablissement se tiendra en présence du président Haïtien, Michel Martelly, et son homologue dominicain, Leonel Fernandez.

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Situé dans la localité de Limonade, ce projet de 30 millions de dollars financé par la République Dominicaine et le secteur privé dominicain est réalisé sous la direction de l’architecte Milka Garrett.

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Le campus aura la capacité d’accueillir jusqu’à 10.000 étudiants par jour.  Avec 72 salles de classe de 30 étudiants, une bibliothèque, un centre de documentation, des salles de réunions, des laboratoires, cette université constitue une première dans le pays.

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EDITO :

Bonne conscience

Il y avait les fusils du commissaire Léger-Félicité Sonthonax distribués aux esclaves de Saint-Domingue, il y a dorénavant les terres de René Préval. Une révolution est en cours.
Ce n’est pas encore écrit dans les livres d’histoire d’Haïti, mais chaque nouvelle maison érigée à Canaan renforce la légende : par le décret déclarant les terres de la zone d’utilité publique, le président Préval a donné aux sinistrés "l’autorisation de les envahir".
La ficelle est grosse, mais elle est la seule que les habitants de Canaan, immense cité à la sortie nord de Port-au-Prince, ont trouvée pour "légaliser" l’accaparement des terres de la zone.
L’évocation de cet acte légal permet d’acheter et de vendre des parcelles de terre sans que les "jeunes propriétaires" ne soient perçus comme des occupants illégaux.
Canaan est la plus belle revanche des laissés-pour-compte sur les ratés du système et la nonchalance de l’Etat.
Après le séisme, la communauté internationale y a construit un petit camp modèle, Corail-Cesless. Canaan l’a absorbé. Englobé. Ridiculisé.
Comme dans les affaires haïtiennes les plus sérieuses, personne ne veut se pencher sur ce qui se passe à Canaan et dans toute la zone. Deux ans plus tard, la tache s’étend. On peut encore y édifier routes et infrastructures, réserver des espaces, et en faire une petite ville pour familles modestes. On préfère laisser Canaan prospérer comme herbe folle.
Canaan est le premier bidonville créé sous assistance de la communauté internationale. Cela fera date. Un cas d’école. Une belle médaille pour l’ONU et les autres.
A deux pas de Canaan, mercredi, des ouvriers s’activaient pour ériger un mémorial, un nouveau ou – comme l’an passé – une scénographie de mémorial. Pour les photos. Pour le jour même. Pour masquer les retards accumulés. L’indécision chronique, qui caractérise tout ce qui concerne les morts et ceux qui ont survécu au séisme, s’étale dans la poussière et le bruit des outils, vingt-quatre heures avant les cérémonies commémoratives du 12 janvier.
Face à Canaan, à Saint-Christophe et à Ti Tanyen, sur les collines dénudées, habillées du bleu des bâches depuis deux ans, les restes de Port-au-Prince vivotent.
Un arrêté présidentiel, qui a force de loi, a dicté sa volonté à la ville. Encore un coup de René Préval. La ville est sous une cloche de verre. Interdit de vendre, d’acheter, de construire sur un périmètre de plus de deux cents hectares. Le coeur de la ville, vieux de plus de deux cent soixante ans, dépérit par imprévoyance, ou incompétence, ou nonchalance des autorités. Anciennes et nouvelles.
Préval, qui n’a pas pu sauver Port-au-Prince des affres du tremblement de terre, l’a mise en punition avec cet arrêté qui gèle la ville, la laisse en état de délabrement. Martelly, qui ne sait pas par quel bout empoigner Port-au-Prince, laisse la ville en jachère.
Et à chaque fois qu’un projet finance la sortie des camps d’un nouveau groupe de sinistrés, c’est Canaan et les autres cités nouvelles qui s’agrandissent.
Heureuse, la communauté internationale s’enorgueillit que le nombre des sans-abri diminue, feignant de ne pas voir qu’ils se déplacent d’un abri précaire à un autre. Vers Canaan ou ailleurs dans la périphérie de Port-au-Prince.
Canaan et les nouvelles cités ne sont pas des camps dans la terminologie officielle de nos ONG, donneurs d’aide et amis. C’est Port-au-Prince qui déménage, s’installe dans le précaire. Tout le monde est heureux de ce mensonge qui donne bonne conscience.

Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

«L’Assemblée nationale a enterré l’amendement de la Constitution de 1987», soutient Anacacis

Le sénateur Jean Hector Anacacis a indiqué que l’Assemblée nationale tenue le lundi 9 janvier 2012 a enterré l’amendement de la Constitution de 1987. «C’est sous l’égide de la Constitution de 1987, en ses articles 98-1, 98-3 que, selon l’ordre du jour voté en Assemblée nationale, le Premier ministre Garry Conille a fait son exposé et le dépôt du bilan des activités de son gouvernement. Il en est de même pour le président Michel Joseph Martelly qui a fait un exposé sur la situation générale du pays», a expliqué le sénateur de l’Ouest sur Magik 9, le mercredi 11 janvier 2012.

Le sénateur, tranchant, a ajouté que «l’on ne peut pas faire une législature avec deux Constitutions». «Le président Martelly, selon Anacacis, aurait dû publier l’amendement avant l’ouverture de cette session».

Comme ses pairs, les sénateurs Steven I. Benoît et Joseph Lambert, Jean Hector Anacacis a souligné que 2012, avec tous ses rendez-vous, sera «une année de bouleversement politique».

Les élections entraînent une lutte pour le pouvoir qui n’est jamais facile à gérer,a fait remarquer le parlementaire. «Puisque l’amendement est enterré, je propose un Conseil électoral provisoire de compromis», a indiqué le sénateur. L’inexpérience politique du chef de l’Etat peut représenter un problème, a relevé Jean Hector Anacacis, qui préconise le dialogue politique entre les différents acteurs.

Sur le fond des occasions ratées ou renvoyées à cause de «l’enterrement de l’amendement», le sénateur s’est prononcé sur les questions de la double nationalité, de la Cour constitutionnelle. Sur la double nationalité, le sénateur envisage de proposer une loi sur la multiple nationalité. Le sénateur Anacacis, boute-en-train, a, sur le brûlant dossier des ministres et du président Martelly accusés d’avoir la double nationalité par le sénateur Moïse Jean-Charles, confié qu’il semblait que des membres du gouvernement soient effectivement de nationalité étrangère. «Le sénateur a fait feu et a pris des pintades et des pintadines», a plaisanté le sénateur Jean Hector Anacacis.

Roberson Alphonse

 

Beaucoup de chasseurs pour combien de pintades ?

11/01/2012 15:58:00 Auteur(e) La Redaction

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Dessin (courtoisie le nouvelliste)

« Il n’est pas erroné d’avancer que des pintades seront abattues après le coup de fusil du sénateur Moïse Jean-Charles », ironise Joseph Lambert, faisant référence aux dénonciations de l’élu du Nord concernant la double nationalité de certains membres du gouvernement. Prudent, le président de la commission sénatoriale devant travailler sur ce dossier et qui s’exprimait ce mardi sur Magik 9 dit prendre très au sérieux les déclarations de son collègue.
« Je ne peux pas me permettre de dire qu’il y a parmi ceux-là qui sont cités par le sénateur Moïse Jean-Charles qui sont effectivement de nationalité étrangère. Mais un fait certain, c’est que le sénateur compte avancer des preuves par-devant la commission qui devra se réunir ce mardi. Il serait beaucoup plus prudent, plus sage et plus sérieux d’attendre l’aboutissement de l’enquête et que les pintades qui sont visées soient abattues en plein vol », dit-il de façon imagée, avant de préciser que les chasseurs seront aussi nombreux que les sénateurs.
Joseph Lambert promet de faire preuve de sérieux et d’honnêteté dans la conduite de l’enquête. Son amitié avec le président de la République ne devrait avoir aucune influence sur son travail. « Les anciens sénateurs Rudolphe Boulos et Ultimo Compère étaient de bons amis à moi, mais cela ne m’a pas empêché de prendre position pour les renvoyer du Sénat de la République lorsqu’il a été prouvé qu’ils étaient des citoyens étrangers », a dit le parlementaire, qui ne laisse personne mettre en doute son sérieux pour rien au monde.
« Je suis de tempérament fort, contrairement à ce qu’on a toujours cru. Comme avec le président René Préval, je me suis toujours comporté en homme d’Etat responsable avec Michel Joseph Martelly », a révélé le chef de file de l’INITE grâce à qui le point « f » exigeant l’interpellation du ministre de l’Intérieur, Thierry Mayard-Paul, a été enlevé du rapport de la commission sénatoriale enquêtant sur le dossier Arnel Bélizaire après une grande envolée à la tribune le 22 novembre écoulé. Une démarche qui s’inscrivait dans une perspective de réconciliation de la nation avec elle-même, selon le sénateur.
Joseph Lambert a également insisté sur le nombre de membres constituant la commission pour dissiper les doutes concernant les résultats de leur enquête. « Il sera difficile de faire des rétentions d’information au sein d’une commission formée de neuf membres », a-t-il fait savoir. Trois sous-commissions ont été formées pour enquêter dans les institutions ayant rapport avec ce dossier. Il s’agit de l’Immigration, des Affaires étrangères et des Archives. Ce sera l’occasion de vérifier l’identité de tous les membres du gouvernement, selon Joseph Lambert, rappelant que seule la nationalité du Premier ministre a été vérifiée par ses collègues.

Intervenant sur ce même dossier, le sénateur des Nippes, Jean William Jeanty, a une nouvelle fois dénoncé le chef du gouvernement qui serait d’après lui de nationalité canadienne. « Garry Conille avait toujours revendiqué cette nationalité et se rendait régulièrement au Canada à l’époque où il était au collège Canado-Haïtien », dit le sénateur, qui fait référence à des informations que lui auraient fournies des anciens camarades de classe de Garry Conille. Le sénateur révèle que, sur le passeport remis aux membres de la commission qui étudiait les pièces de Garry Conille au moment de sa désignation, il n’était mentionné nulle part ses entrées et sorties au Canada. Le parlementaire en profite pour critiquer le bureau du Sénat de la République qui, seul habilité à le faire, a refusé d’écrire à l’ambassade du Canada et à d’autres instances concernées en vue de vérifier la nationalité de Garry Conille à l’époque.
Une année de bouleversements politiques
« 2012 sera une année de grand démarrage. Elle sera également une année de bouleversements politiques », a prédit le chef de file du Groupe des 16 au Sénat de la République. Joseph Lambert s’appuie sur les dénonciations concernant la double nationalité des membres du gouvernement. Il cite également le dossier de l’amendement de la Constitution de 1987 dont la non- publication peut déboucher sur une sérieuse crise électorale.
Le sénateur, dont le nom est cité comme président dans l’éventualité de la création du Conseil électoral permanent, dit plaider en faveur de la publication de l’amendement de la Constitution. « Michel Martelly aurait marqué l’histoire comme étant le premier président qui depuis 25 ans parvient à mettre sur pied les institutions telles que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et le Conseil électoral permanent avec la publication de ce document », a souligné Joseph Lambert, appelant les différents acteurs politiques à évacuer les irritants et à rechercher un consensus.
Joseph Lambert propose ce qu’il appelle des mini-états généraux qui devront réunir autour d’une même table des responsables politiques et des membres de la société civile, tels Serge Gilles, Victor Benoît, Rosny Desroches , Paul Denis , Evans Paul, Sauveur Pierre- Etienne, Mirlande Manigat et des représentants du Parti Fanmi Lavalas.
Pas de parti politique avec le président
« Pas une seule fois, une seule seconde, une seule millième de seconde, la question de mettre sur pied un parti politique n’a été abordée par le président en ma présence » , a déclaré Joseph Lambert pour couper court aux rumeurs qui circulent en ce sens depuis un certain temps dans le pays.
Le chef de file du Groupe des 16 réaffirme son attachement au parti sous la bannière duquel il a été élu. « Je suis responsable d’une plateforme qui est l’INITE et je le resterai, point barre », a-t-il martelé sur Magik 9 ce matin.

Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

Source: Le Nouvelliste

 

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