Archive | décembre, 2011

samedi 31 décembre 2011

31 Déc

Le Président Martelly prudent devant l’amendement de la Constitution
31/12/2011 07:56:35

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S’exprimant sur l’amendement de la Constitution, le Président Michel Martelly à fait savoir qu’il recevait des signaux contradictoires sur la question et qu’il allait constituer une équipe afin de ne pas prendre de décisions irréfléchies. Il affirme qu’en aucun cas il ne prendra une décision, qui engage le devenir de la Nation, dans la précipitation et qu’il entendait garder l’esprit calme et serein.

«…Pour les amendements, il y a une autre équipe qui va être constituée, parce que j’ai reçu des signaux mixtes. Par exemple il y a Me Gérard Gourgue, qui est actuellement au Canada qui m’a envoyé des messages importants, il m’a dit de ne pas avancer, pas avancer, pas avancer.. j’ai également le professeur Georges Michel qui nous dit la même chose, mais nous avons aussi d’autres personnes qui nous conseillent d’avancer.

Vous voyez, nous-même, nous ne voulons pas foncer tête baissée, il faut que nous sachions où nous allons, c’est un pays que nous gérons, ce n’est pas des folies que nous faisons, donc on est précautionneux, on réfléchi et on avance […] aujourd’hui nous ne pouvons pas foncer tête baissée, il faut que les décisions soient mûrement réfléchies, parce que nous savons que tout ce que nous faisons, nous en sommes responsable. Nous allons prendre des décisions importantes pour le devenir d’une Nation, il faut que nous prenions le temps pour murir ces décisions pour ne pas les regretter après… »

Questionné pour savoir si le document de l’amendement corrigé et signé par les Présidents des deux Chambres était entre ses mains, le Président Martelly a répondu « Quel document ? […] rien qui a été signé par l’Assemblée Nationale n’est entre mes mains et lorsque nous le recevrons, nous ne plongerons pas, comme je vous l’ai dit, nous garderons toujours la tête froide, l’esprit calme et serein… »

Rappelons que Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, avait confirmé que le texte de la Constitution amendée, corrigée et ratifiée avait été remis au bureau de la Présidence lundi, mais il est vrai qu’entre la remise au bureau de la Présidence et les mains du Président, il y a une nuance politique et stratégique.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4583-haiti-politique-la-constitution-amendee-remise-au-bureau-de-la-presidence.html

TB/ HaïtiLibre

 

Gaillot Dorsainvil descendu d’un avion en instance de départ ce vendredi matin

vendredi 30 décembre 2011 à 10:14

Par Succès Estinvil

clip_image006[6]L’ancien président du conseil électoral provisoire est en train d’être auditionné à l’Aéroport Toussaint Louverture.

Alors qu’il était déjà à bord d’un avion en partance pour la Floride, Gaillot Dorsainvil a été interdit ce matin de laisser le pays  par les services de l’immigration,.

La  décision aurait été prise sur requête du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me. Lionel Constant Bourguoin, avons-nous appris auprès d’une source digne de confiance.

Notons que le président limogé a été l’objet d’un mandat d’arrêt émis par Me. Auguste Harricidas, ex-chef du Parquet de Port-au-Prince.

Interrogé par Vision 2000, le ministre de la Justice Michel Brunache dit ne pas savoir jusqu’ici pourquoi la police n’a pas exécuté le mandat émis par le parquet de Port-au-Prince contre le président du Conseil électoral provisoire.

Soulignons que le Bureau de Communication de la Présidence informe que,  par arrêté en date du jeudi 29 décembre 2011, l’arrêté du 16 octobre 2009 nommant les Membres du  Conseil Électoral Provisoire est et demeure rapporté.

Par conséquent, les anciens Membres du Conseil Électoral Provisoire sont invités à remettre à  la Direction Générale de l’institution électorale tous les biens de l’État qui sont encore en leur possession.

 

Salutations officielles au Président Martelly à l’occasion des fêtes de fin d’année
30/12/2011 08:30:23

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Michel Martelly, le Président de la République, accompagné de la Première Dame, Sophia Martelly et du Premier Ministre Garry Conille, a reçu officiellement, en début de soirée de ce jeudi 29 décembre 2011, les salutations et les vœux traditionnels de fin d’année des grands commis de l’État et des représentants du Corps Diplomatique et Consulaire.

Cette cérémonie de communion et de convivialité nationales, déroulée au Palais National, en présence, entre autres, des hauts cadres de l’Exécutif, des parlementaires, des représentants du pouvoir judiciaire et du Nonce Apostolique, a été l’occasion pour le Chef de l’État de souhaiter une fructueuse année 2012 pour Haïti et pour l’ensemble des peuples de la terre.

Le Président Martelly a passé des instructions claires aux membres du Gouvernement pour que cette nouvelle année soit meilleure à partir des actions concrètes qui seront posées. Après seulement 7 mois de présidence, les preuves de la ferme volonté et des efforts du Chef de l’État de favoriser l’établissement d’un climat d’ouverture, de tolérance et de solidarité entre ses concitoyens sont incontestables.

Le Nonce Apostolique est parmi ceux qui reconnaissent le dynamisme et le dévouement du Président de la République dont il salue la vision du changement. Monseigneur Bernardito Ausa a notamment fait référence aux quatre « E » (Éducation, Environnement, Emploi, État de droit).

Le Représentant du Pape Benoit XVI en Haïti renouvelle l’engagement des pays amis de continuer à accompagner l’État haïtien dans cette lutte vers le progrès véritable et le changement.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/Fêtes de fin d’année : Garry conille s’adresse à la nation

vendredi 30 décembre 2011 à 16:03

clip_image012[6]Dans son message à l’occasion des fêtes de fin d’année, le chef du gouvernement haïtien, Garry Conille, a reconnu que l’année 2011 a été très difficile pour le pays frappé par des crises diverses.

Mais, affirme-t-il, l’avènement du gouvernement Martelly/Conille nourrit l’espoir de grands changements pour le peuple haïtien.

Le Premier ministre indique avoir, en cette période, une pensée particulière pour les couches démunies confrontées aux angoisses quotidiennes de la vie.

Insistant sur la vision du président de la République, le docteur Garry Conille promet que le gouvernement, avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers, va tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés et améliorer les conditions de vie de la population haïtienne.

 

117 migrants haïtiens interceptés au large de French Cay
31/12/2011 08:49:00

clip_image014[6]La police Royal de des îles Turques et Caïques a intercepté une embarcation haïtienne ce mercredi vers 15h30 à environ sept miles au Nord-Est de French Cay. Un total de 117 personnes étaient à bord, quelque 90 hommes, 21 femmes et six enfants de sexe féminin.

Le bateau a été escorté à South Dock Port, Providenciales, et est arrivé à 19h30 heures. Après une recherche sur le bateau par la police, il a été mis en fourrière par les agents d’immigration et a été retiré de l’eau.

En accord avec le Plan d’urgence national des îles Turques et Caïques ils ont tous été ramenés à terre par la Royal Turks and Caicos Islands Police (RTCIP) sur d’autres navires et remis aux agents de l’immigration pour détention, traitement et rapatriement, via le centre de détention de Five Cays, à Providenciales.

Cette opération est soutenue par le personnel du ministère de la Santé et le ministère du Développement social ainsi que la Croix-Rouge, en collaboration avec les autorités haïtiennes. 5 hommes nécessitent un traitement médical, et sont au Centre médical Cheshire Hall. Les 6 enfants sont sous les soins du Développement social.

La police est le bureau de l’immigration ont interrogé les migrants ce jeudi matin et les fonctionnaires de l’immigration pensent commencer le rapatriement des ressortissants haïtiens dès aujourd’hui jeudi 29 décembre, en ​​commençant par les enfants. Le rapatriement vers Haïti sera fait en collaboration avec les autorités haïtiennes afin de s’assurer que des dispositions appropriées sont prises pour accueillir et réinstaller les candidats à l’émigration, en particulier les enfants et les migrants vulnérables.

Dimanche un bateau transportant 244 migrants haïtiens a été appréhendé à l’Ouest du Ship Channel Cay, Exuma. Samedi, 45 haïtiens se sont noyés à une centaine de mètres de Punta de Maisi, extrême est de Cuba alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes cubaines. Vendredi la garde Côtière Américaine a rapatrié un groupe de 112 migrants haïtiens, 87 hommes, 19 femmes et 6 enfants au Cap Haïtien, ils avaient été intercepté à l’ouest de Great Inagua, Bahamas.

HL/ HaïtiLibre

 

Suppression des visas pour Haïti pour certains pays
30/12/2011 09:23:48

clip_image016[6]Hier jeudi, Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes en compagnie de Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre du Tourisme, a annoncé qu’à compter du 10 janvier 2012, «… il a été décidé, dans le cadre de l’encouragement des investissements étrangers vers Haïti et de la promotion du tourisme, la suppression de l’obligation pour tous les ressortissants dominicains, panaméens et colombiens, d’avoir un visa pour rentrer en Haïti. Cependant, il faut que ces ressortissants aient sur leur passeport valide, un visa Schengen [visa européen] ou un visa américain ou un visa canadien valide. Cette décision a été prise avec le Ministère du Tourisme […] avec le Ministère de l’Intérieur. Cette mesure va permettre aux investisseurs d’avoir une étape en moins pour venir voir ce que le pays peut leur offrir et va nous permettre également, d’accroitre le tourisme […] »

De son côté, la Ministre du tourisme à déclaré «… effectivement à compter du 10 janvier, comme le Chancelier vient de le dire, nous aurons l’opportunité de recevoir plus de touristes dominicains. Je dois vous dire qu’au niveau de l’Association Touristique d’Haïti dont j’étais membre avant de rentrer au gouvernement, nous avions déjà entamer des démarches sur ce sujet, nous avions reçu des responsables d’agences de voyages dominicaines qui étaient très intéressées à faire des forfaits touristiques avec Haïti, plus particulièrement avec la zone Nord du pays […]

Lorsque nous avons parlé avec ces responsables, ils nous ont dit qu’il y a une classe moyenne dominicaine, qui est très intéressé à venir en Haïti et que si elle n’avait plus l’étape du visa, ces personnes pourraient venir plus rapidement. Mais pas seulement ça, n’oublions pas qu’un visa, coûte à peu près 80-100 dollars et lorsque vous multipliez ce montant pour une famille de 4-5 personnes, cela fait près de 500 dollars en plus, sur le montant du forfait touristique qui est déjà assez élevé, d’autant que ces agences nous ont déjà dit, qu’en Haïti, nous nous sommes plus cher qu’en la République Dominicaine…»

PI/ HaïtiLibre

 

Le président Martelly signe l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété

vendredi 30 décembre 2011 à 16:11

clip_image018[6]Le Président de la République, Michel Joseph Martelly a procédé, le vendredi 30 décembre 2011 à la signature de l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété.

Cet arrêté, qui vient renforcer le secteur de la construction en implémentant son cadre juridique, est aussi une manifestation de la vision qu’a le Chef de l’État de la modernisation des structures et infrastructures urbaines

.La loi sur la copropriété ouvre des horizons nouveaux aux investisseurs qui peuvent désormais avoir une approche plus pragmatique, plus grandiose et plus moderne de leurs projets immobiliers.

« La construction en hauteur constitue aujourd’hui une option très intéressante pour viabiliser l’investissement immobilier dans la capitale haïtienne. Les entrepreneurs locaux et étrangers n’attendent d’ailleurs que l’harmonisation des lois existantes sur la copropriété pour se lancer dans le développement de projets immobiliers. Dans ce dessein, je m’assurerai, tous les jours, que ce virage vers la copropriété soit conduit, de manière sereine et rationnelle, pour ne pas retomber dans les errements du passé. » a souligné le Chef de l’État.

L’application de la loi sur la copropriété offrira une réponse adéquate à la carence de logements, permettra à un plus grand nombre de citoyens d’accéder au statut de propriétaire et dynamisera le secteur de la construction.

 

Rencontre sur la copropriété, signature ce vendredi d’un arrêté
30/12/2011 06:45:04

clip_image020[6]Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, a organisé, ce mercredi 28 Décembre 2011, une séance de travail avec des membres du secteur des affaires autour de l’importance de l’Arrêté relatif à la copropriété en faveur des investissements dans le cadre de la diplomatie d’affaires.

Le Secrétaire Exécutif du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Économique et l’Investissement, M. Karl Jean-Louis, a profité de l’occasion pour rappeler les avantages de cet Arrêté qui, selon lui, va révolutionner le marché de l’immobilier en Haïti et permettre aux investisseurs internationaux de pouvoir s’implanter dans le pays, et, du même coup, assurer un développement rapide sur la base de la création d’emplois et de richesses.

Le Ministre Lamothe a insisté, de son coté, sur la possibilité désormais pour le Ministère des Affaires Étrangères d’ouvrir le marché haïtien de l’immobilier à une plus grande compétitivité en obtenant des partenaires internationaux prêts à promouvoir la croissance économique par la diplomatie d’affaires.

Le Président de la Chambre d’Agriculture, d’Agro-Industrie et d’Agriculture Biologique, M. Grégory Mevs, a pour sa part fait valoir l’opportunité de créer des espaces de production assez étendus en faveur des investisseurs internationaux désireux d’implanter des usines agricoles de concert avec le secteur privé haïtien. Ceci permettra un développement plus rapide en vue de l’autosuffisance alimentaire, selon M. Grégory Mevs.

Monsieur Jerry Tardieu de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest a aussi expliqué l’importance de cette nouvelle législation, qui peut offrir aux classes moyennes un accès plus rapide à des logements et à un meilleur prix.

Monsieur Marc Antoine Accra de l’Association des Industriels Haïtiens (ADIH) estime que cette législation sur la copropriété pourra faire baisser la pression sur le foncier en Haïti et également permettre aux développeurs de financer la modernisation des grandes villes d’Haïti comme partout ailleurs.

Me Andy René, avocat de profession et membre du Secrétariat exécutif du Conseil Consultatif Présidentiel a précisé que l’objectif de la rencontre qui était de discuter de la loi sur la copropriété en Haïti, a permis de comparer avec les premiers efforts légaux établis depuis 1984, et de comprendre les amendements et corrections pour qu’elle soit appliquée effectivement et efficacement.

Selon le Ministre Lamothe, depuis 200 ans, Haïti a eu très peu de constructions en copropriété. Les lois existantes ne sont plus adaptées par rapport à la mondialisation et aux Accords internationaux. L’idée de cette rencontre du Ministère des Affaires Étrangères a été de développer le dialogue sur la question avec le secteur privé et de trouver une base de concertation sur la promulgation de l’Arrêté d’application qui viendra compléter la loi de 1984 et permette à la nouvelle législation sur la copropriété d’être effective.

Le Chancelier Lamothe croit qu’il faut passer de la parole aux actes. Selon lui, le Ministère des Affaires Étrangères va continuer en 2012 à inviter les pays amis à déléguer des investisseurs dans le pays. Haïti doit aussi faire le premier pas : enlever les obstacles qui freinent la modernisation future d’Haïti.

Ce vendredi aura lieu au Palais National la cérémonie de signature de l’arrêté d’application de la loi sur la copropriété.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4587-haiti-economie-la-loi-sur-la-copropriete-haitienne-en-discussion.html

HL/ HaïtiLibre

 

Une secrétaire d’état et 3 directeurs généraux installés ce jeudi

30/12/2011 10:51:36

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Pierre Raymond Dumas, le Ministre de la Culture et de la Communication a procédé, ce jeudi 29 décembre, à plusieurs installations de responsables, dont la nouvelle Secrétaire d’État au Patrimoine, Madame Elsa Baussan Noël qui a déclaré «… au niveau de la création de la Secrétairerie d’État au Patrimoine c’était tout simplement l’idée du Gouvernement, de pouvoir lier le patrimoine historique, culturelle de ce pays à la promotion du tourisme […] je vais essayer pendant mon mandat de faire la liaison entre le secteur touristique et le secteur culturelle du pays […] avoir plus de touristes. On va créer un Conseil qui va gérer les parcs historiques pour pouvoir les rentabiliser afin qu’ils puissent subsister par eux-même et obtenir plus d’argent au niveau de l’ISPAN et les différentes entités qui s’occupent de la restauration des monuments historiques un secteur créateur d’emplois…»

Le Ministre de la culture a également installé un nouveau Directeur à l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) Il s’agit de l’ingénieur architecte, Henri Robert Jolibois. Le nouveau venu affirme qu’il sera à l’écoute de tous ceux qui peuvent l’aider à bien accomplir sa tâche.

Pierre Raymond Dumas a aussi nommée Michèle Frich comme Directrice du Musée du Panthéon National (MUPANAH). Cette dernière, a saluée le travail effectué par ses deux prédécesseurs, notamment le Directeur sortant, monsieur Robert Paret. Elle a promis d’œuvrer au bon fonctionnement du MUPANAH ainsi qu’à la création de musées dans plusieurs régions du pays.

Enfin, le peintre Philippe Daudart, a été installé par le Ministre, à la tête de l’École Nationale des Arts (ENARTS).

S/ HaïtiLibre

 

Rencontre entre le Chef de l’État avec les représentants du secteur de la pêche

vendredi 30 décembre 2011 à 15:45

Le Président de la République, Michel Joseph Martelly, a rencontré, le jeudi 29 décembre 2011, au Club Indigo, des représentants du secteur de la pêche pour s’enquérir personnellement de leur fonctionnement. Le Chef de l’État en a profité pour recueillir les doléances et recommandations des participants de manière à apporter son appui au renforcement de ce secteur.

« A l’écoute des espérances des pêcheurs, de leurs attentes, de leurs incontournables expériences, de leurs pratiques, de leurs connaissances du milieu, je viens m’abreuver à la source. Je viens apprendre d’eux, car ma mission est avant tout de servir »,  a souligné le Chef de l’État qui invite les  pêcheurs à créer une structure afin de gérer les problèmes inhérents au secteur tout en leur promettant son total support. Le président Martelly s’engage à travailler à la transformation de la pêche en une véritable industrie qui pourra à l’avenir mobiliser des investissements étrangers.

Dans leur prise de parole, quelques responsables d’organisations de pêcheurs disent reconnaitre la volonté du Chef de l’État de donner un nouveau souffle à ce secteur et en ont  étalé les besoins et disponibilités de la filière.

Cette rencontre tenue à l’initiative du président Martelly vise la participation de tous les secteurs dans la réforme et la restructuration de leurs activités respectives en vue de garantir le développement économique du pays.

 

Premier rapport préliminaire sur la composante militaire de la force publique
30/12/2011 12:26:29

clip_image024[6]La Commission d’État sur « l’organisation de la composante militaire de la force publique », a remis au Président Michel Martelly un premier rapport préliminaire, sur le travail effectué depuis sa constitution, confirmée par un arrêté présidentiel, datée du 2 décembre dernier et publié le mardi 6 décembre 2011.

L’historien Georges Michel, membre de la Commission a précisé que ce rapport fait état des différentes étapes à franchir en vue de la mise sur pied de la nouvelle force militaire haïtienne et qu’il revient au Chef de l’Etat, dans le discours qu’il prononcera le 1er janvier prochain, à l’occasion de la célébration du 208e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, de fournir tous les détails à la population.

La Commission va maintenant rencontrer les différents acteurs de la société entre autres : les églises, le parlement, le secteur des affaires et même des diplomates dans le cadre de la deuxième phase de sa mission. Les discussions, une fois résumée, seront envoyées au Chef de l’Etat dans un deuxième rapport préliminaire. Une fois le rapport final remis [en mai 2012], il reviendra au Président Martelly de tenir sa promesse de reconstituer l’armée d’Haïti.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4423-haiti-securite-commission-d-etat-d-organisation-de-la-composante-militaire-de-la-force-publique.html
http://www.haitilibre.com/article-4435-haiti-securite-martelly-s-exprime-sur-la-nouvelle-force-publique.html

HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Emplois : En attendant de voir le « e » de « emploi » ?

vendredi 30 décembre 2011

P-au-P, 30 déc. 2011 [AlterPresse] — Les administrations haïtiennes d’aujourd’hui et d’hier comptent beaucoup sur la sous-traitance pour résorber un chômage chronique qui touche en terme réel environ 70% de la population du pays, selon des observations concordantes d’économistes.

Cette tendance s’est confirmée aussi bien avec le président René Préval qu’avec son successeur en mai 2011, Michel Martelly, tandis que la masse des chômeurs dans les villes pèse d’un certain poids dans la balance politique, comme on l’a vu lors des dernières élections présidentielles et législatives.

« Compter les œufs dans le ventre de la poule » [1]

L’installation controversée d’un nouveau parc industriel à Caracol, dans le nord du pays, devrait, selon les prévisions, occuper une bonne partie de la force de travail haïtienne en attente d’emplois.

Pour Martelly, la construction de ce parc industriel est un « modèle d’investissement » qui peut contribuer à la création de milliers d’emplois.

Sauf que, l’expérience n’est pas nouvelle. Dans un passé récent, les prévisions se sont fracassées sur la dure réalité de la concurrence en terme de conditions offertes pour attirer ces entreprises volatiles et peu intégrées à l’économie locale.

Les usines de sous-traitance, avec environ 50 000 emplois jusqu’à la fin de cette année, n’ont atteint qu’à moitié les objectifs évoqués par l’ancien président Préval, qui avait lancé le chiffre de 100.000 emplois dans ce secteur pour 2011.

Il est vrai que de 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillaient en 2010 dans les usines du Parc industriel en périphérie de la capitale. 10.000 nouveaux emplois seraient donc créés en 2011 dans la sous-traitance.

Parvenu à la magistrature suprême de l’État, Martelly – qui entend faire de l’emploi l’un des principaux axes de son quinquénat – a promis la création de 500.000 "djob" en 36 mois. C’était à la fin du mois de novembre, à l’ouverture du 2e forum sur « les investissements en Haïti », tenu à Port-au-Prince. Outre la sous-traitance, le chef de l’État a alors insisté sur les infrastructures routières, l’agriculture et le tourisme.

Le chef du gouvernement, Garry Conille, est, quant à lui, allé jusqu’à promettre 1.630 000 emplois en trois ans, après avoir évoqué la création de 2,5 millions de postes de travail au bout de 4 ans.

Chômage et promesses d’emplois

Simple valse de chiffres ou des engagements fermes appuyés sur des calculs rationnels ? Les comportements ou les stratégies mises en œuvre portent à réfléchir sur les possibilités de matérialisation des prévisions avancées.

En fin d’année, l’initiative de l’administration Martelly de consacrer plus de 10.000.000 de dollars (tirés du trésor public ?) à des activités festives, à des opérations de distributions de cadeaux ou d’enveloppes alimentent la controverse.

Si des voix s’élèvent pour mettre en doute la durabilité de l’impact de ce genre d’initiative, on ne doute pas des retombées politiques de la démarche, qui, dans un contexte de chômage et de misère, bénéficie à coup sûr d’un niveau de réceptivité. [sfd-gp apr 30/12/2011 21:50]

[1] traduction littérale d’un proverbe créole

 

Haiti : Pour que 2012 déclenche la modernisation du pays

vendredi 30 décembre 2011

Par Leslie Péan

Les élections visant à renouveler le tiers du Sénat en 2012 risquent de placer Haïti dans une zone de turbulences et de compromettre le climat de détente nécessaire à la reconstruction des infrastructures et à la refondation de l’État haïtien. Les actifs nationaux ont déjà été si fortement dépréciés et dévalorisés au cours des 50 dernières années qu’ils imposent maintenant un appel à la raison. Les réflexions qui suivent ont pour seul but d’essayer de maintenir la marge de rêve qu’Haïti ne cessera de symboliser dans la conscience universelle. Puissent-elles contribuer à arrêter les larmes qui obstruent la vision des acteurs.

Un temps de complexité

Les protagonistes d’aujourd’hui ont beaucoup à apprendre des luttes d’hier pour pouvoir mieux gérer les inévitables conflits naissant des alliances de classes avant qu’elles ne dégénèrent en des luttes intestines déstabilisatrices aboutissant à la défaite de tous.

Les conditions qui ont conduit à l’indépendance d’Haïti ont pesé lourdement sur l’organisation du nouvel État. L’historiographie haïtienne a surtout retenu la guerre de l’indépendance contre la France qui voulait réimposer l’esclavage avec Bonaparte. Ce qui semble échapper à la réflexion et à l’analyse, c’est la vitesse du processus de cette guerre (1802-1803), l’impréparation des protagonistes haïtiens à la gestion du nouvel État et la complexité de la gestion de l’alliance de classes qui a permis la victoire sur les troupes françaises.

En effet, après la guerre du Sud de 1799, Toussaint Louverture et ses lieutenants ne s’attendaient pas à la signature de la paix d’Amiens du 1er octobre 1801 et au retour des dirigeants des anciens libres avec à leur tête Alexandre Pétion en février 1802. La capture de Toussaint Louverture en juin 1802 va tout changer. Les aïeux ont vite compris qu’il ne leur restait, en dehors de l’indispensable union entre anciens et nouveaux libres, aucune alternative susceptible d’empêcher le rétablissement de l’esclavage. Aiguillonnés par les masses de cultivateurs regroupés autour de Lamour Dérance, Petit Noël Prieur, Cacapoule, Sans-Souci, Jasmin, Macaya, Sylla, Jacques Tellier, Hyacinthe, Vamalheureux, Romaine La Prophétesse, Mavougou, les aïeux nous ont donné l’indépendance, tout en essayant de sauvegarder leur pouvoir de commandement menacé par ces chefs de bande qui ne pactisèrent jamais avec les troupes coloniales françaises.

Pour affronter les troupes de Leclerc, il fallait s’accorder sur une stratégie d’alliances avec un commandement unique. Pour surmonter la déconvenue provoquée par la perte de Toussaint Louverture, les généraux anciens libres Clerveaux, Pétion, Bazelais, Geffrard se concertent et évaluent leurs atouts. Tout en reconnaissant les limites de Dessalines, ils décident d’un commun accord avec Christophe d’offrir le commandement de l’armée indigène à ce dernier. Les anciens libres (Christophe inclus) sont le cerveau de la lutte pour l’indépendance. Mais ils ne peuvent pas y arriver seuls. Ils ont besoin du bras armé des 450 000 nouveaux libres, anciens esclaves, pour vaincre les Français, mais aussi pour organiser le nouvel État. Ce n’est pas trop de rappeler que des 36 signataires de l’Acte de l’Indépendance dans la ville des Gonaïves, le ler janvier l804, 24 étaient des mulâtres ou gens de couleur, 11, des Noirs et le dernier un Blanc.

Toute la complexité de la situation haïtienne, de ces temps originels jusqu’à nos jours, réside dans l’incapacité des uns et des autres de rentabiliser leur participation dans cette entreprise qui a créé Haïti. Avec Dessalines, les nouveaux libres majoritaires dans la population en général ont revendiqué l’accès à la propriété dans un combat qui a fini par ruiner la ressource principale de la terre à la base de la richesse de la colonie de Saint- Domingue. Le refus de taxation du capital terrien est manifeste tant les propriétaires terriens (anciens et nouveaux libres) se donnent d’avantages fiscaux au détriment de l’État. Quant aux anciens libres signataires majoritairement de l’acte de l’indépendance de 1804, ils ont versé dans la contrebande avec les marchands étrangers, américains surtout, contrôlant le commerce extérieur. Cette alliance génératrice de malheurs a non seulement abouti à l’assassinat de Dessalines le 17 octobre 1806, mais a surtout jeté les bases de l’État marron, c’est-à-dire d’un État ne disposant pas de l’impôt et des ressources fiscales nécessaires pour assurer son propre fonctionnement. Si la déclaration de Dessalines « Et les pauvres Noirs dont les pères sont en Afrique, ils n’auront donc rien » à contribué à jeter une chape d’inquiétude sur les anciens libres, ses actions vont compliquer une situation déjà explosive en ne laissant aucune possibilité d’une détente significative.

De Vastey et « Le système colonial dévoilé »

Loin de résoudre les épineux problèmes du despotisme, le parricide de Dessalines, qui fait encore l’objet de versions divergentes, ouvre un nouveau cycle de malheurs. Le nouvel État est ébranlé par un remède pire que le mal, car les meurtriers ont depuis retourné l’arme du crime contre eux-mêmes. Pour avoir une idée de la complexité de la malfaisance qui assaille Haïti dès son origine, il suffit de se rappeler que le parricide a été avalisé par le fils et le gendre de l’empereur, L. Dessalines et Cincinnatus Leconte père, tous deux signataires de la Constitution du 27 décembre 1806.

Dans les décennies suivantes, les démons de cette malfaisance associés aux agioteurs confisqueront les finances publiques au détriment de l’intérêt général. Les mécanismes de coordination et de gestion du pouvoir ont brisé l’approche en unisson qui a permis 1804. La « solidarité stratégique » des élites était rompue. Les reproches de pouvoir absolu adressés à Dessalines par ses assassins ne sauraient être rejetés du revers de la main. De tout temps et en tout lieu, l’absolutisme a engendré la conspiration comme seul moyen d’éliminer le tyran. La concentration en une seule et même personne des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire n’est pas l’esprit du temps qui a vu les révolutions américaine de 1776 et française de 1789 instaurer la république et envoyer un roi à l’échafaud. Les pratiques politiques qui se greffent sur ces actions d’arrière-garde sont en contradiction flagrante avec la modernité dans ce qu’elle charrie de plus noble. Les luttes pour le pouvoir entre anciens et nouveaux libres donnent lieu à des alliances qui cassent les clivages de couleurs savamment entretenus par le racisme colonial. Les mulâtres Prévost, Prézeau, Hugonin, Dupuy, De Vastey rejoignent Christophe dans le Nord et l’Artibonite, tandis que les Noirs, Guillaume Manigat, Faustin Soulouque, Linstant de Pradines et d’autres sont avec Pétion dans l’Ouest et le Sud. Il importe de remarquer que l’avancée fondamentale pour une politique d’intégration sociale est mise en avant par De Vastey qui ne s’arrête pas de penser les blocages au développement d’Haïti. S’identifiant à l’Afrique, De Vastey met le doigt dans la plaie en s’attaquant à la culture coloniale incrustée dans nos têtes. Pour lui, cette culture coloniale est le plus grand mal qui nous terrasse et elle entrave toute émancipation. Tout en observant le devoir de réserve qui lui est imposé par ses responsabilités politiques, De Vastey met en avant la connaissance et réfléchit à la condition haïtienne dans un environnement dominé par le racisme blanc anti-noir. Son ouvrage « Le système colonial dévoilé » publié en 1814 représente la première manifestation de la négritude, à ne pas confondre avec le noirisme mystificateur des aigris et autres abrutis de la scène politique. Et encore moins avec le mulâtrisme imbécile des dégénérés.

Un peu d’infidélité pour rester fidèle

Il importe d’évoquer la psychologie des profondeurs pour tenter de comprendre le refus de déterminer pourquoi Haïti a pris l’option la plus mauvaise à partir de 1804. Pourquoi l’alliance de classes qui a donné l’indépendance s’est transformée en une lutte de classes destructrice des choses et des hommes ? Pourquoi la réponse des aïeux n’a pas été viable ? Pourquoi Haïti n’a jamais pu retrouver la compétitivité de Saint-Domingue qui produisait une richesse supérieure à celle de ces treize colonies devenues les États Unis d’Amérique ? La réflexion sur ces questions aujourd’hui en décembre 2011 doit aider à comprendre pourquoi et comment Haïti est devenue le paria de la communauté internationale. La prescience des gouvernants d’aujourd’hui se nourrit-elle de l’expérience de Toussaint Louverture avec les Américains, de Dessalines et Pétion avec les Latino-Américains, de Christophe avec les Anglais ?

La combativité des aïeux est indéniable et leur faire un peu d’infidélité en critiquant leurs pratiques ne peut qu’aider à assurer notre fidélité à leur projet d’indépendance. Avaient-ils bien compris leur place dans le monde ? Mais surtout avaient-ils compris leur place chez eux parmi les va-nu-pieds avec qui ils avaient gagné la guerre de l’indépendance ? La politique d’exclusion des masses de cultivateurs et des paysans des centres de décision de l’État aura des conséquences graves. Elle installera la méfiance au cœur de l’État en empêchant toute remise en forme de l’économie ravagée par une décennie de soulèvements commencée avec la révolte générale des esclaves de 1791 pour aboutir à la guerre de l’indépendance.

Si notre société n’arrive pas à trouver un consensus, c’est parce que la confiance n’existe pas. C’est aussi la cause de notre insolvabilité financière. La vérité brutale est que le blocus de la communauté internationale sur Haïti a engendré, au niveau du pouvoir politique, une forme perverse de protectionnisme dont les conséquences négatives ont pris la forme d’une spirale descendante que les occupations à répétition du XXe siècle n’ont pu arrêter. La légitimité des élites dirigeant l’État se heurte non seulement au refus des cultivateurs de payer l’impôt, mais aussi aux clans des propriétaires terriens qui refusent de contribuer à combler le déficit structurel des finances publiques. Face aux soulèvements et jacqueries des cultivateurs depuis le gouvernement de Dessalines, les expédients fiscaux des emprunts auprès des négociants seront mis à profit pour tenter de trouver une solution à la crise budgétaire de l’État. Au fait, les aïeux aux prises avec le colonialisme en transformation dans la colonialité n’ont pas compris que la meilleure solution pour négocier avec les puissances extérieures était de se souder aux masses populaires et aux cultivateurs au lieu de rechercher l’amitié de leurs anciens maîtres. Ils ont surestimé leurs chances de succès face au système colonial qui prend mille et un détours avant de revenir à lui-même pour se déployer. Dans la bonne tradition de la politique de la Restauration, qui voulait faire d’Haïti « une province de la France rapportant beaucoup mais ne coûtant rien » [1]. Le recours aux anciens maîtres est ainsi devenu le protectionnisme politique qui assure le maintien des privilèges des élites des anciens libres ou leur ouverture aux élites des nouveaux libres. Ce n’est donc pas de la déveine si, dans les deux cas, les échecs ont été chaque fois aux grands rendez-vous de notre histoire

Prévenir un nouveau désastre

Pour que 2012 déclenche la modernisation du pays, il importe de se remémorer l’expérience de nos aïeux en comprenant bien ce qui l’a fait dérailler. Si l’environnement international marqué par la crainte d’un retour des Français a pesé lourd dans le comportement des élites, ces dernières au lieu de se jeter dans le « deux jours à vivre » auraient pu faire un autre choix en se soudant aux masses de va-nu-pieds pour préparer leur riposte à ce retour des colons qui les hantait. C’est dans cet esprit que Boyer consentira à indemniser la France en 1825 et à acheter en quelque sorte notre indépendance. En préférant chercher leur légitimité chez leurs anciens maîtres, les élites haïtiennes de toutes les couleurs ont créé une situation permanente de désenchantement en instituant l’autoritarisme et la dictature, qui perdurent depuis lors. La politique d’exclusion de la majorité de la population et l’encouragement de l’ignorance ont contribué à continuer la colonialité sous le couvert de cette modernité qu’a symbolisée 1804. La profondeur historique oblige de reconnaître ces contraintes au changement, en intégrant, une fois pour toutes, tous les Haïtiens dans la conduite des affaires nationales.

Il importe de tout faire pour prévenir un nouveau désastre en Haïti. Depuis 1986, le mouvement démocratique connaît des accélérations, des coups de freins, des ruptures et des précipitations. Des mouvements politiques de fortune naissent et disparaissent, s’effondrent avec des Père Lebrun avant de se reconstituer plus loin. Mais par delà les rebondissements qui font frôler la catastrophe, les ambitions politiques de tous les secteurs de la population sont légitimes. Toutefois, au vu des enjeux de la refondation, n’est-ce pas le moment de faire l’économie des luttes de pouvoir. Et de privilégier l’économie par rapport aux luttes de pouvoir ? Pour trouver une sortie équitable à un pays enfoncé dans l’ignorance en évitant les écueils de la culture du pouvoir colonial et de ses relais que sont l’élitisme et le mépris. Un ordre fondamentalement injuste auquel les masses haïtiennes affichent une résistance depuis 1804 et qu’il ne s’agit pas de réformer mais plutôt de renverser.

[1] Benoit Joachim, « Commerce et Décolonisation : l’expérience franco-haïtienne au XIXe siècle », Annales, volume 27, numéro 6, Paris, France, 1972, p. 1499.

 

Des détenus devraient bénéficier de la grâce présidentielle
29/12/2011 09:29:18

clip_image026[6]Me. Michel Pierre Brunache, le Ministre de la Justice et de la Sécurité publique rappelle qu’en fin d’année généralement, le Chef de l’État gracie toujours certains condamnés et que le Président Michel Martelly entendait cette année, respecter cette tradition.

«… généralement en fin d’année, le Président gracie toujours certains condamnés qui sont soit en fin de peine, soit pour bonne conduite pendant leur incarcération. Cette année encore, le Président de la République veut respecter cette tradition.

Nous nous sommes attelé à la tâche et nous avons demandé aux 18 juridictions du pays, de nous envoyer une liste avec des dossiers et le Président choisira parmi cette liste, lesquels seront les heureux bénéficiaires de la grâce présidentielle […]

…le critère est simple et concerne le plus souvent des condamnés pour des délits correctionnels ou des condamnés, même en matière de crime, en fin de peine […] le nombre de prisonniers à gracier est laissé à la discrétion du Président.

Je suis en train d’accumuler pour l’instant les listes qui me sont envoyées. Il y a une Commission au niveau du Ministère qui travaille dessus, ensuite on va acheminer la liste à la Présidence, mais c’est à la discrétion du Président de la République ou de son équipe, de faire connaitre exactement le nombre de détenus concernés […]

…dans chaque juridiction, le doyens et les Commissaires du Gouvernement travaillent de concert pour présélectionner ceux qui pourraient bénéficier éventuellement de la grâce présidentielle […] on a 18 juridictions, si on en prend 10 par juridiction, ça fait déjà 180 et si on ajoute la zone métropolitaine, les juridictions de Port-au-Prince, de Croix-des-Bouquets et de Petit-Goâve, on peut facilement arriver à une liste de présélectionnés de près de 200 détenus, mais il appartiendra au Président de la République de décider, si c’est seulement 10 personnes ou 20 qui vont obtenir cette grâce… »

S/ HaïtiLibre

 

La Constitution amendée remise au bureau de la Présidence
28/12/2011 08:47:56

clip_image028[6]Le Président du Sénat, Rodolphe Joazile a confirmé que le texte de la Constitution amendée, corrigée et ratifiée avait été remis au bureau de la Présidence lundi.

«… nous avons acheminé le texte au bureau de la Présidence hier [lundi], la version corrigée de l’amendement constitutionnel […] nous avons travaillé avec des experts sur la question, nous avons visionné toutes les cassettes et nous pensons que le document que nous avons envoyé au Président de la République reflète exactement ce qui a été voté à l’Assemblé Nationale […]

… lorsque nous avons visionné les cassettes, nous l’avons fait devant témoins, nous avons d’abord l’Initiative de la Société Civile qui depuis le commencement a toujours accompagné le Sénat dans ses démarches, […] nous avons le Réseau National des Droits Humains (RNDDH) qui ont fait un travail dans ce sens pour nous, nous profitons de l’occasion pour remercier les personnes du RNDDH tout comme nous remercions ceux de la Société Civile qui nous ont aidé à faire ce travail, nous avons même corrigé les points virgules […] nous attendons maintenant que le Président prenne les dispositions nécessaires […] »

Toutefois, à l’approche de la publication de la Constitution, les juristes restent divisés. Me Aviol Fleurant, considère qu’il s’agit d’une bonne décision qui permettra au pays d’avancer, que la nouvelle Constitution va permettre la mise sur pied de la cour constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de l’Etat de droit, ainsi que le Conseil Électoral Permanent dont la procédure de création est dorénavant allégée. Les 9 membres de cette structure seront maintenant désignés par l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.

Me Camille Leblanc soutient que c’est le Président Préval et non le Président Martelly qui aurait dû faire publier le texte. Ce qu’il avait été fait, reconnait le juriste, qui rappelle toutefois, que le président Martelly avait rapporté ce texte publié dans le journal officiel « Le Moniteur » car il n’était pas conforme à celui qui avait été voté au parlement. Il assimile « ces accrocs », à une tentative de coup-d’Etat perpétré contre la Constitution pointant du doigt l’ex Président Préval avec la complicité de quelques parlementaires. Pour lui, la publication par le président Martelly de la version corrigée de la Constitution amendée, n’est qu’une « grossière plaisanterie » orchestrée par des autorités qui n’ont pas peur d’être ridiculisées, dénonçant au passage le G16, qu’il qualifie de « la bande à Lambert » qui cherchent à s’accaparer les prochaines élections avec la complicité du Président Martelly.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4575-haiti-politique-publication-imminente-de-la-constitution-amendee-et-corrigee.html

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution amendée :

L’ex-Colonel Himmler Rébu dénonce un complot contre la Nation
28/12/2011 10:34:05

clip_image030[6]Dans une entrevue, le Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), l’ex-Colonel Himmler Rébu dénonce vivement les modifications constitutionnelles dans lesquelles il voit, un véritable complot, organisé par l’ancien gouvernement, contre la Nation haïtienne, contre l’économie et contre la stabilité politique d’Haïti.

«… je crois que c’est le devoir de tout citoyen, de dénoncer ce complot contre la Nation, parce qu’après les tribulations que nous avons connues ces dernières années, nous avions cru que l’arrivée du Président Michel Martelly aurait été une occasion pour les haïtiennes et les haïtiens de se mettre ensemble pour pouvoir enfin prendre les mesures pour développer le pays. Mais, ces modifications constitutionnelles, telles que je l’ai est lu, […] c’est un complot extrêmement grave contre la totalité de la Nation haïtienne, contre l’économie et contre la stabilité politique.

Vous imaginez, nous avons choisi un système démocratique où la population sort élire ses membres à tout les niveaux, autant au niveau de la Chambre basse, qu’au niveau du Sénat, de la présidence et des collectivisées territoriales. Voilà qu’on lit dans la Constitution, dont personne n’est au courant parce que c’est finalement hier que j’ai pu lire ces énormités, il est dit dans cette Constitution, que s’il arrive quelque chose au Président de la République, c’est le Premier Ministre qui devient Président automatiquement pour le reste du temps du mandat.

[…] là, nous retournons au système des grands électeurs, maintenant, c’est la Chambre des députés, c’est le Sénat de la République qui choisissent finalement, qui ratifient le Premier Ministre et qui décident qui va être Président de la République !

Je crois que c’est une chose extrêmement grave, d’autant plus que nous sommes censé rentrer dans une année électorale qui va demander beaucoup de sérénité. C’est extrêmement grave que le Président Martelly devienne le dindon de la farce et qu’il soit pris dans un piège à con […] Au delà de cette anomalie, il y en a plusieurs autres, comme le système qui doit mettre en place le Conseil Électoral sans la participation populaire !

Donc il y a un grand Manitou, qui a décidé que le système démocratique haïtien, doit être un système de grands électeurs, ce sont de grands personnages qui, calfeutrés dans leurs salons ou dans leurs bureaux, décident qui doit diriger le pays. C’est une tentative d’élimination de la volonté populaire et je crois que toute la classe politique doit se mobiliser pour ouvrir les yeux au Président…

[…] Je crois que nous sommes face à la préparation d’un grand désordre. Mon devoir de citoyen, c’est d’avertir tout le monde, que tout le monde se calme […] d’ailleurs il n’y a pas de texte à revoir parce que je ne vois pas comment le Président Martelly, qui n’est pas du tout concerné par la question de l’amendement constitutionnel devrait être celui qui le publiera, c’est le devoir du Président Préval.

Donc je crois qu’on est en train de monter un mauvais chantier politique à l’orée de l’année 2012, ce qui est un très mauvais présage pour la République…»

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4583-haiti-politique-la-constitution-amendee-remise-au-bureau-de-la-presidence.html

http://www.haitilibre.com/article-4575-haiti-politique-publication-imminente-de-la-constitution-amendee-et-corrigee.html

PI/ HaïtiLibre

 

244 migrants haïtiens illégaux appréhendés
28/12/2011 12:11:48

clip_image032[6]Un bateau transportant 244 migrants haïtiens a été appréhendé à l’Ouest du Ship Channel Cay, Exuma, ce dimanche, selon le Directeur de l’Immigration Jack Thompson.

Origin Deleveaux, Sous-lieutenant de la « Royal Bahamas Defence Force » (RBDF) a déclaré que le bateau en bois, de 60 pieds a été aperçu au cours d’une patrouille de surveillance dans les Exumas. L’embarcation a été immédiatement interceptée.

Les 187 hommes, 54 femmes et trois enfants ont été transportés à la base HMBS Coral Harbour avant d’être remis au ministère de l’Immigration. « Nous les avons observé, il y a certains signes physiques que nous recherchons, mais ils doivent être testés » a déclaré le Sous-lieutenant Deleveaux concernant les risques de choléra. « […] Il y avait une ou deux personnes qui étaient déshydratées mais ils étaient globalement en bonne santé. »

Le Directeur de l’Immigration a déclaré que les 244 migrants ont été transportés tôt lundi matin au Centre de détention de Carmichael Road. « Une équipe médicale de six personnes les a examiné et aucun cas de choléra n’a été trouvé. »

Deleveaux a expliqué qu’il y a un nombre élevé de migrants clandestins haïtiens, particulièrement pendant le mois de Décembre, « ce qui est cohérent avec les années précédentes […] les statistiques de la Force de défense révèlent une augmentation du nombre de migrants haïtiens illégaux qui débarquent ou qui tentent de venir illégalement depuis 2009. »

Un total de 718 migrants haïtiens ont été appréhendés au cours de l’année 2009, comparativement à 1,258 en 2010. Cette année, 1,093 migrants haïtiens ont déjà été appréhendés, sans tenir compte de ceux de dimanche.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4327-haiti-social-rapatriement-de-172-migrants-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-4191-haiti-social-100-haitiens-a-la-derive.html
http://www.haitilibre.com/article-3584-haiti-social-les-bahamas-ont-rapatrie-152-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-3298-haiti-social-les-bahamas-continueront-a-rapatrier-les-haitiens-illegaux.html

S/ HaïtiLibre

 

Laurent Lamothe présente le bilan de ses 2 premiers mois
26/12/2011 06:58:02

clip_image034[6]Laurent Lamothe, le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, a organisé jeudi dernier une rencontre avec tous les employés de son Ministère pour célébrer les fêtes de fin d’année et présenter un bilan d’actions des deux premiers mois de son administration.

Le Ministre Lamothe a précisé, en cette occasion, qu’Haïti a besoin de solidarité pour continuer à avancer, au cours de la nouvelle année, vers la concrétisation de nouvelles actions déterminantes à travers la diplomatie d’affaires et le développement. Il a rappelé que la dignité de la nation est la priorité au niveau des relations extérieures telles que définies par le Président de la République, Michel Martelly.

Le Ministre Lamothe s’est montré particulièrement satisfait du bilan des résultats déjà obtenus à la tête de la Chancellerie après seulement deux mois :

 

  • Une aide importante de la Thaïlande pour l’achat de bus afin de transporter des élèves bénéficiant du programme de gratuité scolaire ;
  • Une aide de l’Inde pour la construction d’un village moderne dénommé Gandhi Village à Morne à Cabrit ;
  • Une aide du Japon à l’intention des agriculteurs défavorisés estimée à 4.500,000 de dollars;
  • Une aide de l’Uruguay de l’ordre de 3.477,000 dollars pour renforcer des programmes d’éducation et de santé ;
  • Une aide de Taiwan pour un programme de réhabilitation routière estimée à 9 millions de dollars ;
  • Une aide pour un programme de modernisation aéroportuaire ;
  • Une aide pour des échanges universitaires au niveau de la CARICOM ;
  • La réalisation d’un Forum sur l’investissement à l’hôtel Karibe Convention Center à Port-au-Prince avec la participation de plus de 500 investisseurs internationaux et la perspective de 500,000 emplois ;
  • La nomination de cinq nouveaux Consuls honoraires à l’étranger ;
  • Une assistance technique de la République de Cuba au profit du CNE, du SMCRS et de la compagnie de bus scolaire Dignité ;
  • Renforcement de la coopération avec le Venezuela ;
  • Assistance technique de l’Equateur au niveau des programmes de logement sociaux ;
  • Préparation de la première visite en Haïti de la Présidente du Brésil, Mme Dilma Rousseff, le 1er Février prochain pour l’inauguration d’une nouvelle centrale électrique dans l’Artibonite ;
  • Plaidoyer pour l’acceptation d’engager les Haïtiens de la Diaspora au sein de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) ;
  • Négociation pour l’acceptation des Haïtiens sans visa dans les pays membres de la CARICOM ;
  • Un nouveau local pour le Ministère des Affaires Etrangères à partir de janvier 2012 et de nombreuses autres réalisations.


Rappelant que les cadres et employés du Ministère ont de grandes responsabilités vis-à-vis du pays, le Ministre Lamothe a profité de cette petite cérémonie, empreinte de convivialité, pour leur offrir des cadeaux de Noël ainsi que des bourses d’étude à leurs enfants au niveau de l’école fondamentale. Il a aussi évoqué la possibilité de nomination à des postes diplomatiques à l’étranger au profit de certains cadres de l’institution.

Chaudement applaudi par l’assistance qui a visiblement exprimé sa grande satisfaction, le Ministre Lamothe a souhaité enfin un joyeux noël au Corps diplomatique haïtien, aux employés et cadres du Ministère, et au peuple haïtien qui supporte la Diplomatie d’affaires prônée par le Président Martelly.

HL/ HaïtiLibre

 

38 haïtiens noyés, 87 survivants, 112 rapatriés
26/12/2011 06:27:52

clip_image036[6]Ce samedi, la Défense civile cubaine a annoncé que les restes d’une embarcation avait été repérée par les gardes-côtes cubains à une centaine de mètres de Punta de Maisi, située à l’extrême est de Cuba.

Ce naufrage a entrainé la disparition d’au moins 38 migrants haïtiens, 21 hommes et 17 femmes. Les efforts de recherche et de sauvetage des forces cubaines ont permis jusqu’à présent permis de secourir 87 personnes, 80 hommes et 7 femmes, dont 4 enfants et reçoivent actuellement des soins au camp international d’immigrants de Punta Maisi.

La Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivent les opérations de recherche et de sauvetage dans l’espoir de retrouver d’autres survivants au naufrage.

Vendredi les membres d’équipage du bateau de la garde Côtière Américaine « Resolute » ont rapatrié un groupe de 112 migrants haïtiens, 87 hommes, 19 femmes et 6 enfants au Cap Haïtien, ils avaient été intercepté à l’ouest de Great Inagua, Bahamas.

« La Garde côtière déconseille fortement prendre la mer pour tenter d’entrer illégalement aux États-Unis » a indiqué le Capitaine Brendan McPherson du 7e district de la Garde côtière « Prendre la mer avec un navire excessivement surchargé, avec peu ou pas de matériels de sécurité met inutilement les vies humaines en danger. La Garde côtière continuera à secourir les migrants haïtiens de leur péril en mer et le fera toujours d’une manière professionnelle qui préserve la dignité de tous les peuples » a t-il ajouté.

HL/ HaïtiLibre

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dimanche 25 décembre 2011

25 Déc

L’année Martelly: «j’ai beaucoup appris»

25/12/2011 07:36:00 Auteur(e) La Redaction

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«La performance de ses ministres et conseillers, la publication de la version amendée de la Constitution, l’affaire Bélizaire, sa difficile relation avec le Parlement » figurent parmi les points abordés par le président Michel Martelly dans une longue interview accordée au Nouvelliste, qui renoue avec une tradition d’avoir une personnalité de premier plan en tête à tête pour informer nos lecteurs à la fin de l’année pour notre édition spéciale à l’occasion de la Noël. Vrai homme de l’année 2011, Michel Martelly a accordé deux heures et demie au journal dans l’intimité de sa résidence pour parler de tout.

Les relations entre l’exécutif et le Parlement n’ont pas été au beau fixe au cours des premiers mois du mandat de Michel Martelly. On se rappelle encore les tracasseries de l’exécutif pour faire ratifier un Premier ministre. L’affaire Bélizaire a été la dernière goutte d’eau qui a fait renverser le vase. Qu’en pense le président ? « Je dirais que ces histoires étaient des incidents », a déduit le successeur de René Préval. « Pour moi, le Parlement n’a jamais été un obstacle. Il a été peut-être un encombrement par moment. Avec le Parlement, il y a eu des incidents de parcours, pas de mauvaise foi », a ajouté Martelly comme pour calmer le jeu.
Le chef de l’exécutif a reconnu qu’il a été certaines fois induit en erreur par ses conseillers. « Peut-être des erreurs de parcours dues à des conseils de certains de mes conseillers qui ont mal vu ou mal lu », a confessé Michel Martelly. Contrairement à ce qu’on dit dans les coulisses, Michel Martelly dit n’avoir aucune prétention de contrôler le Parlement. « Le Parlement a son travail à faire », a-t-il précisé en reconnaissant que les trois grands pouvoirs de l’Etat sont complémentaires. Il dit toutefois avoir maintenant une meilleure lecture de ce qu’est le Parlement haïtien.
Le président Martelly a même trouvé un allié au Parlement. Il s’agit du sénateur Joseph Lambert, l’un de ses adversaires politiques d’hier. Il le cite en exemple. A l’époque de la campagne, on se voyait comme deux camps adverses, deux bêtes féroces, l’une en face de l’autre. Je dois vous dire qu’il a été le premier de tous ceux qui étaient en face de moi à s’ouvrir », s’est réjoui Joseph Martelly. « Je me suis ouvert à lui également. Nous avions eu des petits débats très chauds, (pete koken, nou te ènmi). Grâce à sa sagesse – car j’ai été plus excité que lui – il s’est rassis à la table et nous discutons aujourd’hui en toute sérénité. »
Quoique le sénateur soit le chef de file de la plateforme Inite, le président Martelly ne voit aucun inconvénient pour travailler de concert avec lui en vue d’atteindre les objectifs fixés lors de sa campagne électorale. « Nous avons tous deux la volonté de travailler pour la population », a souligné le président Martelly, qui avoue que Joseph Lambert lui donne parfois de bons conseils. « Je suis ses conseils », a affirmé le président de la République. L’essentiel, a-t-il ajouté, on s’est fixé les mêmes objectifs de réussir un mandat de cinq ans.
Des ministres et conseillers qui se distinguent
Comme un professeur attentif, le président Michel Martelly identifie déjà les ministres ou d’autres personnalités qui se sont distingués dans l’accomplissement de leurs tâches. « Je pourrais parler du ministère des Affaires étrangères avec ce jeune Laurent Lamothe que je connais bien d’ailleurs, a-t-il dit. On a la ministre du Tourisme qui est non seulement dotée d’un dynamisme hors pair mais aussi d’une grande élégance. Elle est gentille, performante. On a l’équipe de l’Agriculture qui nous envoie de bons signaux. J’ai également une belle équipe aux Travaux publics. Au service de la circulation également, le jeune Will Dimanche, qui est à la tête de ce service, fait beaucoup d’efforts. » Voilà, d’après Michel Martelly, des secteurs clés où il y a des compétences qui peuvent changer la donne.
Thierry Mayard-Paul est aussi de la liste. « Mon ministre de l’Intérieur, que l’on dit l’homme de confiance de Michel Martelly, est le grand frère de mon meilleur ami, a-t-il précisé. On est devenu comme des membres d’une seule famille. Ce ministre est également doté d’une détermination sans pareille. Il écoute tellement, il veut réussir, en plus de sa loyauté et son dynamisme. » Pour compléter la liste, le président Martelly a félicité la détermination affichée par deux autres ministres du gouvernement. Il s’agit de ceux de la Santé et de l’Environnement. « Notre ministre de la Santé est très intéressante, le ministre de l’Environnement également », a-t-il fait remarquer.
Le président Martelly s’est gardé de pointer du doigt les membres du gouvernement ou les conseillers qui ne se montrent pas encore à la hauteur de leurs tâches ou de ses attentes. « Je peux dire qu’à 75% nous avons une équipe qui travaille bien», s’est-il contenté de répondre quand on lui a demandé s’il est satisfait de ses conseillers. Nous avons certaines lacunes, certaines faiblesses, c’est normal. Mais, est-ce que le temps ne va pas tout corriger ? C’est normal qu’il y ait des secteurs, des conseillers qui sont plus performants que d’autres. En gros, je peux vous dire que je suis très satisfait de la façon dont on avance. Même avec les erreurs, on grandit. Est-ce qu’il y aura des changements ? Certainement.
Qu’en est-il du Premier ministre Garry Conille ?
« Mon Premier ministre nous a rejoints six mois après l’élection, mais nous avons travaillé avec lui à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), a indiqué Martelly. « Quand il est entré dans l’équipe, il a identifié nos priorités et s’est mis au travail. Je lui ai demandé de ne pas faire de la politique, de rester purement technique. Le Premier ministre est donc le chef d’orchestre que j’ai été pendant les six premiers mois; aujourd’hui, il s’assure que tout avance. On se complémente. Il y a déjà cette complicité entre nous : je fais la politique, et lui, il reste dans la partie technique. »
Pour l’instant, Michel Martelly estime que les relations sont au point entre lui et Garry Conille. « C’est lui le chef du gouvernement, a précisé le président Martelly. Dans certaines situations, je lui laisse le soin de prendre les décisions. Avant, il m’appelle. C’est intéressant notre façon de fonctionner. Ajoutant : « Quand je parle et lui demande de prendre la parole, il me dit : « président, vous avez tout dit », et c’est réciproque. Cependant, le PM a son caractère. D’ailleurs, je n’avais pas besoin de quelqu’un de soumis, mais d’une personne qui peut donner son opinion. Haïti est sur la bonne voie. L’équipe Martelly/Conille avance dans la bonne direction. »
Le président Martelly en a profité pour couper cours aux rumeurs faisant croire que le Premier ministre Conille lui aurait à plusieurs reprises présenté sa démission. « Depuis le premier jour que je l’ai désigné Premier ministre, il ne m’a jamais dit qu’il veut partir; pas une fois », a déclaré Michel Martelly. « Parfois, il est peut-être impatient. S’il ne comprend pas, il préfère se taire. Je le mets à l’aise en lui disant que l’on ne peut pas résoudre un problème en se taisant. Je ne sais pas s’il est mal à l’aise avec d’autres personnes. Il ne saurait être mal à l’aise car il est le chef du gouvernement. »
Le dossier Bélizaire a-t-il refroidi les relations entre Conille et Martelly ?
Le Premier ministre Garry Conile avait publiquement manifesté son désaccord sur l’arrestation du député Arnel Bélizaire. « Le Premier ministre n’a jamais été pour l’arrestation du député Bélizaire », a avoué le président de la République. Le président en a profité pour se défendre dans ce dossier qui a occasionné la démission de l’ex-ministre de la Justice, Josué Pierre-Louis. « Je le dis, on peut penser que je me défends, je n’avais rien à voir avec cette arrestation, a encore déclaré Martelly. Le jour de l’arrestation, je partais pour me faire opérer aux Etats-Unis. Il y avait beaucoup de députés à l’aéroport, il était question que le député ne rentre pas au pays ce jour-là, afin de trouver une solution. C’est pour vous dire que je n’ai jamais demandé l’arrestation du député. »
Le président Martelly dit avoir demandé de ne pas conduire le parlementaire en prison si on devrait l’arrêter. « Je n’ai jamais demandé à personne de l’arrêter, au contraire, le jour de son arrestation je suis intervenu pour demander, si on procède à son arrestation, de ne pas le conduire en prison, mais par devant le commissaire du gouvernement, a-t-il indiqué sans révéler l’identité de la personne à qui il avait parlé. Je ne veux pas dire mes ordres, mais mes suggestions n’ont pas été suivies. On m’avait demandé de ne pas interférer dans les dossiers de la justice. Ce que je ne fais pas, et que je n’ai pas l’intention de faire. »
A quand la publication du texte amendé de la Constitution ?
Contrairement à ce qu’on pensait, le dossier d’amendement de la Constitution de 1987 n’est pas jeté aux oubliettes. « Je ne parle pas de cela, mais les décisions sont prises, a confié le président, donnant la garantie que le texte a été revu. Ajoutant : « Il y a un seul des conseillers qui voit mal la publication des amendements. Au cours des discussions sur ce sujet, il avance toujours des arguments convaincants en demandant par exemple qui va signer? »

Quelle que soit la décision adoptée dans ce dossier, le président Martelly sait qu’il va avoir des mécontents. Voilà pourquoi il prône un compromis politique avec les différents acteurs politiques pour voir comment mieux avancer. « L’idée est de prendre la bonne direction pour Haïti, a-t-il dit. A ce niveau-là j’avance. J’ai comme l’impression qu’on va publier les amendements, puisque la dernière décision me revient. Je sais qu’il y a des divergences d’opinions, mais moi je penche vers la publication, ce qui va nous amener à un autre débat, à d’autres débats comme à chaque fois qu’une décision est prise. »
Martelly veut connaître la vérité sur les élections
Sur la question de M. Dorsainvil ou du CEP en tant que tel, je peux poser cette question : qui est responsable des dégâts causés les 7 et 8 décembre de l’année dernière ? », s’est interrogé le président Martelly, qui a esquivé une question sur la publication définitive des résultats des élections pour certaines circonscriptions. « Je ne dis pas que c’est M. Dorsainvil, mais s’il y a un CEP qui a fraudé, on doit investiguer pour comprendre de quoi il s’agit, parce que la justice doit commencer à régner dans le pays. »
Pour Michel Martelly, la population avait investi les rues parce qu’elle voulait dire qu’on lui avait volé son vote. « Si on lui a volé ses voix et qu’il y a eu tant de dégâts, il faut chercher à savoir de quoi il s’agissait exactement », a indiqué le président de la République. Il s’est par ailleurs prononcé sur la nécessité d’organiser des élections coûtant jusqu’à 30 millions de dollars alors qu’il existe des appareils pouvant permettre d’organiser des joutes à deux millions de dollars et avec moins de fraudes.
Le président Martelly se défend, d’autre part, d’être pour quelque chose dans le mandat d’arrêt émis par la justice contre Gaillot Dorsainvil « Si M. Dorsainvil a des problèmes- c’est ce que j’entends – je n’ai pas le pouvoir d’émettre un mandat contre lui ou contre personne, explique Martelly. Aujourd’hui, il y a tout simplement un Etat qui protège les intérêts de la nation, et ce n’est pas seulement contre le CEP que l’Etat agit. » Même le président de la République, a-t-il poursuivi, peut être mis en accusation s’il commet quelque chose de grave.
Que fait l’exécutif des "taxes » sur les transferts et les appels téléphoniques ?
Le président Michel Martelly est au courant que tout le monde n’est pas content de la manière dont il a décidé de prélever de l’argent sur les transferts d’argent et les appels internationaux pour envoyer les enfants à l’école. « C’est vrai qu’auparavant tout le monde disait que Martelly allait voler de l’argent sur les transferts et les appels, mais ma principale ambition était d’envoyer les enfants à l’école », a informé le président du 14 mai. Pour le moment, a-t-il confirmé, l’argent est là. L’exécutif a dû utiliser d’autres ressources financières pour son programme d’éducation gratuite.
Michel Martelly, qui rappelle avoir passé ses six premiers mois à la tête du pays sans gouvernement, est reconnaissant envers les personnes dans le secteur privé ayant supporté son projet. Il promet d’utiliser les fonds disponibles pour construire de nouvelles écoles et former des professeurs. « Si nous pouvons identifier d’autres moyens pour collecter de l’argent, nous le ferons, a-t-il laissé entendre. « J’avais dit que j’ai de l’argent disponible pour mettre l’armée sur pied. Le jour où notre équipe sera prête pour la mettre sur pied, nous trouverons l’argent. » Il est temps, a-t-il ajouté, que les Haïtiens cessent de penser que c’est seulement en mendiant que l’on trouvera l’argent. On peut créer des opportunités, des sources de revenus. « Sait-on combien de personnes sont en train de s’enrichir dans le pays sans payer un sous à l’Etat haïtien ? », s’est interrogé Michel Martelly en se gardant de dire s’il va soumettre la proposition de loi au Parlement.
Le secteur privé, un partenaire incontournable de l’Etat
Attirer des investissements étrangers dans le pays reste l’un des premiers objectifs de l’administration Martelly/Conille. L’exécutif, a-t-il admis, doit travailler de concert avec le secteur privé haïtien pour atteindre un tel objectif. « On peut avoir péché en écartant le secteur privé de certains événements, a dit le président Martelly. De toute façon, on doit s’unir à notre secteur privé, l’on doit ouvrir la porte aux investisseurs étrangers, établir ce partenariat pour développer Haïti. Nous ne négligeons pas le secteur privé. »
D’après le président de la République, le secteur privé sera le principal bénéficiaire des investissements étrangers qui seront faits dans le pays. « Quand on parle de création d’emplois, du développement de l’économie, qui en bénéficiera ? C’est ce même secteur privé qui pense qu’il est délaissé. Ce n’est pas l’Etat qui doit tout faire », a-t-il expliqué.
Quand Martelly prend la défense de Clinton
« J’ai décoré l’ancien président américain, je l’ai fait sans honte », a répondu le président à ceux qui critiquaient sa décision. L’idée, d’après Martelly, ce n’est pas de blâmer toujours les autres. « C’est le leadership haïtien qui devrait changer. M. Clinton a toujours reconnu avoir fait du tort à Haïti quand il était président, mais il montre toujours qu’il veut se racheter. Je crois qu’il fait un bon travail », s’est réjoui Michel Martelly, ajoutant que Bill Clinton – comme Denis O’Brien, le P.D.G. de la Digicel – est une grande voix défendant la cause haïtienne.
« La CIRH, dont Bill Clinton est le coprésident, a trouvé trois milliards de dollars on dit que l’argent est mal dépensé pourquoi ne pas dire de préférence que M. Clinton nous a permis de trouver 3 milliards et que nous les avons mal dépensés ? C’est ma façon de voir la situation », a soutenu Michel Martelly.
L’UEH dans l’agenda du président Martelly
L’Université d’Etat d’Haïti (UEH) est souvent traitée en parent pauvre par les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays au cours des dernières décennies. Michel Martelly semble vouloir sortir du lot. « Nous avons demandé au conseil de l’Université de nous présenter ses projets, a fait savoir le président Martelly, rappelant que la plupart des problèmes de l’université sont dus à une question de budget.
Le président de la République se donne une nouvelle mission. « Je pense que de la même façon que nous avons trouvé 50 millions de dollars de l’Espagne pour appuyer les PME, notre prochain objectif de travail est de voir comment trouver un fonds pour les étudiants, pour que nous puissions leur accorder des prêts, comme les systèmes de crédit à l’étranger », a promis Michel Martelly. Une première rencontre a eu lieu récemment entre le président Martelly et le rectorat de l’UEH. A rappeler qu’au sein du gouvernement, il y a un ancien vice-recteur de l’UEH, Wilson Laleau, occupant le fauteuil du Commerce et de l’Industrie.
A côté des fonds que le président voudrait mettre à la disposition des étudiants, il entend mettre sur pied un programme qui permettra aux étudiants finissants de faire une sorte d’internat en intégrant la fonction publique. « L’étudiant qui n’a pas payé ses études aura l’occasion de rendre service à l’Etat, de rembourser à l’Etat ses prêts. Cela aidera à valoriser la compétence dans la fonction publique », a-t-il indiqué.
A quand une visite du président Martelly chez les principaux amis d’Haïti ?
« Pour la France, l’on devrait y aller, cela fait quelques mois. Nous étions en Espagne à cette époque, la visite pour la France a été annulée. Récemment, nous devions nous y rendre; l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, nous a dit que le Quai d’Orsay était prêt à nous recevoir, mais le président Sarkozy ne pouvait pas encore donner une date précise », a expliqué le président Martelly. Finalement, a-t-il dit, la visite pourra se faire en mars prochain.
Pour le président Obama, les deux hommes s’étaient rencontrés aux Nations unies. En ce qui concerne le Canada, le président y était avant son accession au pouvoir. Pour le Brésil, c’est sa présidente qui compte visiter Haïti. Elle est attendue en Haïti le 1er février prochain. « On travaille déjà sur l’agenda », a précisé le président Michel Martelly.
Qu’a appris le président en sept mois ?
« J’ai beaucoup appris, a lâché Martelly. Depuis ma campagne électorale, j’ai appris la gestion du temps. A chaque fois qu’on a dû renvoyer les élections, ou bien attendre une décision de l’OEA ou de M. Préval, il y avait déjà cette gestion du temps. » « En plus des expériences que j’ai acquises sur le terrain, aujourd’hui je me sens très à l’aise dans le rôle que je joue, surtout que je n’ai pas la prétention d’être un grand savant, l’homme le plus fort du monde », a encore déclaré le président sur un ton amusant tout en avouant qu’il apprend tous les jours dans différents domaines.
Le président a encore appris autres choses pendant les sept premiers mois passés au pouvoir. « Je suis surpris de voir des gens, qui pour des intérêts mesquins, ne priorisent pas Haïti. Cela m’étonne », a laissé entendre Michel Martelly.

Propos receuillis par Frantz Duval.Texte de Jean Pharès Jérôme et de Valéry Daudier

Source: Le Nouvelliste

Au moins 38 migrants haïtiens morts dans un naufrage au large de Cuba

publié le 25/12/2011 à 07:53, mis à jour à 07:53

Au moins 38 migrants haïtiens morts dans un naufrage au large de Cuba

afp.com/Adalberto Roque

LA HAVANE – Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine.

L’embarcation "à demi-immergée" a été repérée à une centaine de mètres de la côte de Punta de Maisi (extrême est de Cuba) par les garde-côtes qui ont repêché "38 cadavres –21 hommes et 17 femmes–", a indiqué la DC dans un communiqué lu dans le journal télévisé de la nuit.

87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d’immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.

La Défense civile, qui n’a pas précisé le type d’embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d’autres éventuels survivants.

Les naufrages d’embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens –mais aussi cubains– vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.

En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.

Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays –le plus pauvre d’Amérique– des Etats-Unis dans des embarcations précaires.

Par

Le ministre Daniel Supplice victime d’un braquage en R. Dominicaine

Haïti - Insécurité : Daniel Supplice, victime de bandits en République Dominicaine

Déplorant l’incident au cours duquel le ministre des haïtiens vivant à l’étranger et sa famille ont été mis en joue sur une route et soulagés de leurs objets personnels par de présumés policiers, le ministère des affaires étrangères prévient, après avoir alerté les autorités dominicaines, que ce grave incident pourrait affecter la « bonne santé » des relations bilatérales

Publié le samedi 24 décembre 2011

Quatre hommes armés portant l’uniforme de la police dominicaine ont braqué et dévalisé le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, et des membres de sa famille, lors d’un grave incident qui s’est produit jeudi soir en territoire voisin, a annoncé samedi la chancellerie haïtienne.

Evoquant dans un communiqué « une situation qui détient le potentiel de nuire aux bonnes relations entre les deux pays », le ministère des affaires étrangères précise que les victimes ont été interceptées à bord de leur véhicule sur l’autoroute Duarte menant à Santiago de los Caballeros (155 km au nord de Santo Domingo).

Sous la menace des pistolets 45 des agresseurs, elles ont été conduites dans une ruelle pour être dépouillées de tout ce qui était en leur possession (argent, bijoux et téléphones cellulaires).

Le ministre Supplice et sa famille en sont sortis physiquement indemnes.

Le communiqué souligne qu’une fois au courant de la situation de son collègue, le chancelier Laurent Lamothe a eu un entretien avec son homologue dominicain, Carlos Morales Troncoso. Ce dernier a aussitôt alerté les services d’immigration et l’état-major des forces armées en vue de les porter à sécuriser les grands axes routiers et à rechercher activement les auteurs du hold-up.

On ignorait si les forces de l’ordre ont pu retracer les bandits et procéder à leur arrestation.

« Le gouvernement haïtien déplore la perpétration continue de ce genre d’incidents sur les routes nationales menant vers Haïti », conclut la chancellerie en faisant remarquer que le dernier cas en date concernait une « haute personnalité politique ».

Malgré un développement croissant de son industrie touristique, la République Dominicaine, première destination de la Caraïbe, fait face à une insécurité criminelle chronique.

Outre l’attaque ayant visé Daniel Supplice, au cours de la semaine, un commerçant haïtien a été assassiné par des dominicains.

Ces derniers mois, de nombreux haïtiens qui allaient passer leurs vacances ou faire des achats de l’autre côté de la frontière ont été victimes de braquages que des individus armés habillés en militaires ou policiers ont à chaque fois commis. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Politique :

Thierry Mayard-Paul et la vision de décentralisation du Chef de l’État

24/12/2011 12:11:04

Haïti - Politique : Thierry Mayard-Paul et la vision de décentralisation du Chef de l’ÉtatThierry Mayard-Paul, le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale a expliqué que la vision de la décentralisation du Président de la République, repose sur la création d’un développement durable à travers des initiatives locales et une coopération décentralisée. « […] Dans cette idée, le renforcement de l’efficacité des institutions nationales et internationales chargées de mettre en œuvre des projets de développements ruraux à travers tous les départements d’Haïti est devenu impératif.
L’aboutissement de ces projets va s’effectuer à travers un cadre légal approprié, qui va inclure une gouvernance démocratique avec pour base les principes immuables du droit, l’incitation au paiement des taxes, la réforme agraire et toutes les autres mesures qui consisteront à rassurer les investisseurs sur les conditions mises en place à l’obtention de résultats positifs, au bénéfice de la Nation haïtienne.
Comme vous le savez, ce gouvernement valorise le développement durable et juste. Pour cette administration et pour le Ministère de l’Intérieur particulièrement, on se responsabilise, non-seulement au niveau de l’investissement communautaire mais encore pour la prise en charge de la plus grande ressource que nous avons, qui reste et demeure notre peuple haïtien.
Ce faisant, nous restons guidé par les principes de bonne gouvernance démocratique, la preuve, quand vous regarder les relations entre l’Exécutif, le Sénat et la Chambre des députés, il faut admettre qu’elles sont en nette amélioration et nous tendons vers une symbiose parfaite qui est propice, impérative même, au développement durable.
Nous sommes convaincu, que cette gouvernance démocratique devient une force véritable, uniquement quand les institutions locales et la société civile s’appliquent ensemble à relever les défis auxquels ils font face quotidiennement. Notre détermination dans la consolidation des institutions publiques et la garantie de participation de la société civile, est une étape clé dans l’invitation franche faite au secteur privé des affaires en Haïti.
À ceci, une Société Civile forte, participant à l’ébauche et à l’instauration d’une politique populaire de représentativité des institutions, est une conditions sine qua non à un fonctionnement effectif de la démocratie vers un support à un développement juste et durable. Dans ce contextes, les visions de notre administration sont de deux ordres : la promotion d’une économie rurale pour la facilitation des productions et des opportunité d’emplois et l’amélioration de la qualité de vie de l’intégralité des communes. »

HL/ HaïtiLibre

vendredi 23 décembre 2011

23 Déc

Promulgation imminente de la constitution amendée

23/12/2011 01:41:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, a indiqué jeudi avoir pris note de l’engagement du chef de l’Etat, Michel Martelly, à promulguer la version corrigée des amendements constitutionnels, sept mois après leur adoption par la 49e législature en mai dernier.

Le bureau de l’assemblée nationale devait l’acheminer à la Présidence au plus tard ce vendredi.

Le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, avait annoncé mercredi que la parution du texte dans un numéro spécial du journal officiel Le Moniteur n’était plus qu’une question d’heure.

Le Député de Moron/Chambellan (Grand’Anse, sud-ouest) précise que les travaux de correction des erreurs qui s’étaient glissées dans la nouvelle charte fondamentale, promulguée sous l’ancienne administration Préval, ont été confiés à une commission composée de représentants de la Présidence, du Parlement et de la société civile.

Sorel Jacinthe souligne que l’entrée en vigueur des amendements constitutionnels favorisera la mise en place du Conseil électoral permanent dont la première tâche sera l’organisation des prochaines Sénatoriales partielles et élections locales.

Sans être précis, le parlementaire fait état des privilèges qu’aura à bénéficier le Président Martelly en donnant seulement son feu vert à la promulgation du nouveau texte constitutionnel qui revêtira la signature de son prédécesseur, René Préval.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) avait transmis au Parlement l’intégralité des minutes de la séance au cours de laquelle Députés et Sénateurs, réunis en assemblée nationale, avaient opéré d’importantes modifications dans la constitution de 1987 portant notamment sur la reconnaissance de la double nationalité, la formation du CEP permanent et une plus grande représentativité des femmes dans la vie politique.

Le nouveau pouvoir avait longtemps refusé de répondre aux appels de différents secteurs favorables à la promulgation, officiellement en raison de graves erreurs matérielles ou d’actes de falsification délibérés qui avaient dénaturé la version originale des amendements. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Éducation :

264,000 dollars pour l’École Hôtelière Haïtienne

23/12/2011 10:28:59

Haïti - Éducation : 264,000 dollars pour l'École Hôtelière HaïtienneLe Fonds Clinton Bush pour Haïti a annoncé hier une subvention de 264,000 dollars américains à la Fondation Oasis pour faire revivre l’École Hôtelière Haïtienne, détruite le 12 janvier 2010, l’école, une institution relevant du Ministère du Tourisme haïtien, était la seule école de formation complète en hospitalité de ce genre dans le pays.
Grâce à ce financement, l’école peut désormais accueillir de nouveau, les étudiants pour compléter leur formation dans l’industrie hôtelière. Certains de ces diplômés vont vers des carrières à l’Hôtel Oasis, et d’autres, avec l’aide de l’école, vont chercher des emplois dans l’industrie d’hospitalité dans d’autres entreprises à travers Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2653-haiti-reconstruction-l-ona-va-investir-1-5-millions-dans-le-complexe-hotelier-oasis.html
http://www.haitilibre.com/article-2915-haiti-reconstruction-le-fonds-clinton-bush-haiti-investit-2-millions-dans-oasis.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti-insécurité:

Un homme tué par balles en sortant de l’aéroport

Vendredi, 23 Décembre 2011 11:43 HPN Nouvelles Politique

Un homme arrivant de l’étranger a été tué par balles jeudi après avoir quitté l’aéroport de Port-au-Prince quand sa voiture a été attaquée par des gens armés. D’autres personnes qui se trouvaient dans la voiture ont été blessés.

La police nationale de concert avec la Minustah a lancé depuis le début du mois une opération de sécurité de la région métropolitaine de Port-au-Prince afin de faire chuter le climat d’insécurité qui s’était abattu sur la capitale.

Des arrestations ont été effectuées lors des patrouilles conjointes PNH/Minustah.

Haïti-Duvalier:

L’UEH condamne la présence de Duvalier à l’école de droit des Gonaïves

Vendredi, 23 Décembre 2011 12:01 LJO/HPN Nouvelles Politique

Le Conseil exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a condamné la participation de l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier à la cérémonie de graduation de la promotion sortante de l’Ecole de droit des Gonaïves dans une lettre rendue publique le 19 décembre écoulé.

“Il est inconcevable qu’une école de droit ait cautionné la participation de ce personnage à une telle cérémonie”, a déclaré, Jean Vernet Henry, recteur de l’UEH et signataire. Le Conseil exécutif dit “condamner avec fermeté la présence de M. Duvalier à la cérémonie comme invité d’honneur”.

Les membres de la direction de cette entité de l’UEH a été aussi convoqués par le Conseil exécutif le 28 janvier prochain autour de cet acte qui a suscité beaucoup de réactions dans la société haïtienne.

“Vous avez choisi d’ignorer que de lourdes charges sont imputées à Monsieur Duvalier qui est inculpé par la justice haïtienne pour ses responsabilités concernant les nombreux crimes, malversations et détournements commis durant son régime” peut on lire dans cette correspondance.

Le conseil exécutif dit considérer cet acte comme “une grave offense à la philosophie, aux valeurs et idéaux gestionnaires de cette école de l’Université d’Etat d’Haïti, gardienne et protectrice des libertés publiques”.

Le 16 décembre dernier, l’ex dictateur a fait office de parrain de la promotion sortante de l’école de droit des Gonaïves, où était parti le soulèvement ayant conduit à son départ pour l’exil en février 1986.

Depuis son retour dans le pays le 16 janvier 2011, plusieurs victimes de son régime ont porté plainte contre lui devant la justice haïtienne.

ljosepholivier@gmail.com

Haiti/Fêtes de fin d’année :

Plusieurs voix s’élèvent contre l’octroi par Thierry Mayard Paul d’un soutien financier aux députés

jeudi 22 décembre 2011 à 23:19

Le président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, s’est déclaré hostile à l’annonce du titulaire du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale d’octroyer un soutien financier à au moins 80 députés de la 49e législature.

« Toute décision de Me. Thierry Mayard Paul  d’accorder une allocation à des députés dans  le cadre des fêtes de fin d’année n’engagera pas la Chambre basse », a informé l’élu de Moron/Chambellan, Grand’Anse d’Haiti.

La question n’a jamais été évoquée dans les différentes rencontres que j’ai eues avec le ministre de l’Intérieur, fait savoir le vice-président de l’Assemblée nationale qui se prononce contre une telle démarche.

Quant à lui, le questeur de la Chambre basse, le député Cholzer Chancy, affirme, lui non plus, n’avoir pas été touché par cette décision du Tierrry Mayard Paul.

« Si le ministre Mayard Paul tient effectivement à faire un geste aux députés, cela doit se faire dans le respect des normes administratives, indique Cholzer Chancy précisant que l’argent devrait être déposé sur le compte bancaire de la chambre basse qui se chargera de le distribuer aux bénéficiaires ».

Rencontre fortuite entre Michel Martelly, Leslie et Mirlande Manigat

Lors d’une brève conversation à l’aéroport de Port-au-Prince avec son prédécesseur et son ancienne rivale, le chef de l’Etat a invité le premier à un entretien formel axé sur la réconciliation nationale et la seconde à soutenir son régime

Publié le jeudi 22 décembre 2011

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Le Président Michel Martelly a finalement eu un entretien, mais tout à fait accidentel, avec son prédécesseur Leslie Manigat et son épouse, Mirlande Hyppolite Manigat, dont l’actuel dirigeant haïtien était sorti vainqueur au second tour des présidentielles à rebondissement de 2010/2011.

Contacté par Radio Kiskeya, l’ancien porte-parole de la campagne de Mme Manigat, Patrice Dumont, a indiqué que le chef de l’Etat et l’ancien couple présidentiel se sont brièvement parlés mardi au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.

Les Manigat étaient en partance pour l’étranger.

M. Dumont ajoute que dans le cadre de son projet de réconciliation nationale, Martelly a sollicité un tête-à-tête avec le professeur Leslie Manigat, le seul des anciens chefs d’Etat qu’il n’avait pas encore rencontré.

Il a aussi émis le voeu de pouvoir compter sur la collaboration de son ex-rivale.

Président d’Haïti de février à juin 1988 avant d’être renversé par un coup d’Etat militaire du général Henry Namphy, Leslie Manigat, 81 ans, avait été récemment victime d’un accident à domicile.

Plusieurs interventions chircurgicales subies lui ont valu une longue période de convalescence. spp/Radio Kiskeya

Haïti-Éducation :

Soustraire le Campus de Limonade de l’autorité de l’UEH ? Pas question, selon le recteur Vernet Henry

P-au-P, 22 déc. 2011[AlterPresse] — A moins d’un mois de l’inauguration (12 janvier 2012) du campus universitaire Henry Christophe du Nord, un groupe de personnalités a mis en circulation une pétition pour demander un fonctionnement administratif autonome pour cette entité, une démarche critiquée par le rectorat de l’Université d’État d’Haïti (UEH).

« (…) Mettre à profit l’inauguration prochaine du bâtiment universitaire à Limonade pour favoriser le développement d’une université régionale d’excellence dans le Nord d’Haïti, indépendante de l’Université d’Etat d’Haïti, autonome et dotée de ses propres organes de gestion », lit-on dans une version de ce document qui contient 6 propositions et dont copie a été obtenue par AlterPresse.

Abordé à ce sujet, un des signataires, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Fritz Jean, explique que cette proposition est faite dans l’idée d’« une entité autonome qui ne dépend pas du budget de la République ».

Cette démarche est critiquée par l’actuel recteur de l’UEH, Jean Vernet Henry, qui précise que « la mission de dispenser le savoir dans l’enseignement supérieur à travers le pays » revient au prime abord à l’UEH.

Pour le professeur Henry, qui a été contacté par AlterPresse, le problème de l’UEH réside dans un manque de moyen et, selon lui, c’est tout simplement le gouvernement qui doit disposer de plus de moyens pour assurer le fonctionnement de l’Université.

Le campus de Limonade est un don de la République Dominicaine, dont la première pierre a été posée par le président dominicain Leonel Fernandez Reyna, le samedi 31 juillet 2010. Il est construit sur deux terrains totalisant 60 hectares.

Une source de l’UEH, qui souhaite garder l’anonymat, a fait part à AlterPresse de sa vive stupéfaction en apprenant la mise en circulation de la pétition. Elle a tenu à rappeler que « la décision de placer le campus offert par la République Dominicaine a Limonade a été prise par le Conseil Exécutif de l’UEH qui a du en la circonstance en convaincre les présidents René Préval et Leonel Fernandez ».

Selon cette source, le campus est logé sur « une propriété appartenant à l’UEH ».

Pour Fritz Jean, un des signataires de la pétition, il s’agit d’un « cadeau de honte de la part de la République Dominicaine (considérant les relations passées entre les deux pays) ».

Pour « essuyer cette honte », dit-il, il faut appeler des cadres étrangers qui ont l’expérience de gestion universitaire pour gérer cette entité mais « séparément de l’Université d’État d’Haïti ».

Par ailleurs, la pétition prône également la création d’un « groupe de travail en appui au Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur pour animer la nécessaire réforme de l’enseignement supérieur en Haïti afin qu’il cadre mieux avec des exigences d’équité au niveau de l’accès, de qualité et de pertinence scientifique et sociale ».

Des professeurs de l’UEH se montrent sceptiques quant aux « vrais mobiles » que sous-tendraient des démarches pour soustraire le nouveau campus de l’autorité de cette université.

Ils n’écartent pas que des intérêts particuliers pourraient être à la base de l’initiative en cours, pointent du doigt d’éventuels conflits d’intérêt et émettent des réserves quant à la projection des universités privées comme des modèles de bonne gestion.

AlterPresse a appris qu’à l’initiative du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, Jean-Claude François, un atelier de travail serait prévu le 13 janvier 2012 pour discuter de l’avenir du campus universitaire de Limonade.

Cet atelier devrait être placé sous les auspices des présidents Michel Martelly et Leonel Fernandez et devrait aborder les enjeux de cet établissement universitaire, sa structure organisationnelle et sa prise en charge. [rh gp apr 22/12/2011 16 :20]

L’ Université publique du Sud-Est à Jacmel

Après le séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit beaucoup de centres universitaires dans le pays, notamment à Port-au-Prince, il était urgent de créer des universités en région. Jacmel, chef-lieu du département du Sud-Est, est la quatrième ville à être dotée d’une université publique.
L’ouverture officielle, le mardi 20 décembre 2011, de l’Université publique de Jacmel donne l’espoir à des milliers de jeunes qui laissent habituellement leur patelin natal pour se rendre à Port-au-Prince en quête du savoir, loin de leurs parents. Elle va permettre à la jeunesse jacméliene de s’épanouir, de mieux appréhender les réalités de son milieu ambiant. Une façon aussi pour qu’elle reste attachée aux traditions du milieu qui l’a vue naître et grandir. Plus on reste chez soi, plus on se soucie de ses problèmes.
Certains orateurs qui se sont succédé considèrent l’ouverture des portes de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel comme une réponse parfaitement adaptée aux problèmes de l’économie et de la compétitivité. Dans le discours de circonstance, le directeur départemental de l’Education du Sud-Est, le professeur Marc-Elder Charles, devait déclarer : « Le Sud-Est n’est pas un département facile. Mais, pourtant, c’est un département qui a du potentiel, qui a des idées et qui a des ambitions. Et l’ouverture de cette université, c’est une démarche exemplaire. C’est une démarche qui prolonge la dynamique qui va permettre en plus à des centaines de jeunes du département d’intégrer un centre universitaire à la fin de leurs études classiques.
Ce temple du savoir tant attendu par la communauté du Sud-Est est arrivé à un moment où on en a le plus besoin. D’ailleurs, les Jacméliens l’ont exprimé à travers leurs interventions le jour de la cérémonie d’inauguration de l’UPSEJ. Elle débute avec trois facultés : Agronomie, Sciences de l’éducation et Gestion, la première discipline ayant pour responsable le vice-recteur Ricot Scutt, la deuxième le vice-recteur Jacques Abraham et la troisième le vice-recteur Hugues Dextra. Il est vrai que ces trois facultés sont loin d’être suffisantes. Mais vu leur importance stratégique, elles valent la peine d’être créées.
Le recteur de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel, le docteur Jean Elie Gilles, s’adressant à la communauté Sud-Estoise n’a-t-il pas dit : « La jeunesse a besoin d’éducation, et l’éducation supérieure peut l’aider à mieux épouser les tendances internationales qui régissent notre vie nationale. Et, comme vous le savez tous, les vrais changements socioéconomiques et culturels commencent toujours à l’université, via les réflexions universitaires où les colloques, les séminaires, les stages, la recherche, les publications et autres outils de connaissance permettant à la jeunesse de mieux se centrer, de mieux se trouver et de changer d’attitude. »
M. Gilles a consacré une bonne partie de son intervention à citer un texte de Nesmy Manigat relatif au fonctionnement des universités haïtiennes, au nombre d’étudiants évalués à 40 000 inscrits dans une université publique ou privée en 2007, contre 300 000 en République dominicaine et 500 000 inscrits à Cuba à la même époque.
Selon le recteur Gilles, « ce faible taux d’étudiants dans les universités d’Haïti est dû non seulement à la faible couverture des niveaux antérieurs de formation mais aussi au faible pourcentage d’investissement public alloué à l’enseignement supérieur, à l’absence d’une instance nationale de régulation du système (jusqu’à la nomination récente d’un secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur), à la concentration excessive de l’offre de formation supérieure tant publique que privée dans le seul département de l’Ouest, à des programmes de formation non adaptés au marché du travail actuel, au déficit de gouvernance des institutions d’enseignement supérieur publiques… ».
M. Gilles souhaite, plus que jamais, qu’on se pose l’épineuse question de la formation de générations futures et des carrières qui facilitera leur réelle insertion socioprofessionnelle. Donc, l’inauguration de l’UPSEJ a donné lieu à une manifestation au cours de laquelle les autorités de Jacmel ont exprimé leur satisfaction d’avoir enfin leur centre universitaire. Le maire de Jacmel, M. Ronald Andris, a montré l’importance de cette université à Jacmel. Son discours était d’une très grande facture.
Prenant la parole, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, le professeur Jean-Claude François, a mis l’accent sur la mission de l’université. Vint ensuite le tour du sénateur Joseph Lambert du Sud-Est qui a mis tout son poids dans la balance pour la concrétisation du grand rêve des Jacméliens devenu enfin une réalité. Celui-ci, pour reprendre les propos du recteur Jean-Elie Gilles, avait proposé au président René Préval l’idée d’élever la somme des enveloppes budgétaires des universités publiques de 8 à 12 millions de gourdes. Ce qui fut fait. Le sénateur a en quelque sorte contribué à la réalisation de l’Université publique du Sud-Est à Jacmel.
Pour le ministre de l’Education nationale et de la Formation pProfessionnelle, le professeur Réginald Paul, l’inauguration de l’UPSEJ symbolise la volonté de l’Etat d’ériger les universités publiques en région de manière à répondre à cette demande croissante d’étudiants en quête du savoir :
« Je me réjouis enfin que, grâce à la mobilisation de plusieurs acteurs, nous soyons parvenus à l’ouverture de ce centre universitaire. Deux ans après le séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit la plupart des centres universitaires de Port-au-Prince, il s’était avéré urgent de créer des universités en région appelées à servir la communauté, surtout avec l’exode massif des jeunes vers les autres départements, a-t-il souligné. «C’est un pas important qui vient d’être franchi avec la mise en place de cette quatrième université publique. Mais il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour que ces centres universitaires remplissent convenablement leur rôle, il nous faut notamment construire ces universités sur des espaces adéquats regroupant toutes les entités d’études et répondant aux normes de construction parasismiques mais aussi et surtout adaptées au standard des conditions d’apprentissage universitaires avec des laboratoires, des centres de recherche, des terrains de jeux, etc. pour que l’on parle véritablement de campus universitaire où la vie associative et estudiantine pourra se développer avec un corps professoral dédié uniquement à cette fin.»
Invité par son homologue du Sud-Est, le recteur de l’Université publique du Sud aux Cayes, le Révérend père Yves Voltaire, a salué l’initiative de l’Etat à Jacmel. Il a retracé le parcours de l’UPSAC qui a déjà 12 ans. Selon lui, les universités publiques figurent parmi les meilleures réalisations de l’Etat haïtien. Il a cité Gonaïves, Cap-Haïtien, les Cayes et aujourd’hui Jacmel.
Le recteur Voltaire en a profité pour partager son expérience avec les responsables de l’UPSEJ. Il souhaite que l’Université publique du Sud-Est à Jacmel forme, avec les autres universités publiques du pays et celles à venir, un Harvard de la Caraïbe.
La cérémonie devait se terminer par la remise d’une liste d’ouvrages au recteur de l’UPSEJ, comme don de la Bibliothèque nationale. M. Emmanuel Ménard, le directeur de cette institution, a naturellement pris la parole. Ses propos bien tournés lui ont valu des applaudissements nourris de l’assistance composée du directeur général du ministère de l’Education nationale, M. Pierre Michel Laguerre ; de la directrice de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Florence Pierre-Louis, accompagnée de son assistante, Mme Nadine Henri ; du délégué départemental du Sud-Est ; des hauts cadres du MENFP ; des notables de la ville de Jacmel ; des représentants du gouvernement espagnol et d’autres invités.
Jean-Robert Fleury

Roumer, un Jérémien de conviction

Maxime Roumer n’est pas un nouveau venu au Sénat de la République. Ce neveu du célèbre poète Emile Roumer et membre fondateur de la Coordination résistance Grand’Anse (COREGA) a été élu une première fois sénateur en 1995. Réélu en 2006, ce diable d’homme, baraqué comme un joueur de la NBA, a répété l’exploit aux sénatoriales partielles de 2009. Parcours d’un combattant !

Le sénateur Maxime Roumer

(Photo: James Alexis)

C’est un homme de caractère et de conviction. A 61 ans bien sonnés, Maxime Roumer reste profondément attaché à sa ville natale, Jérémie. Celle-ci ne s’y trompe d’ailleurs pas, qui l’a réélu trois fois. « Maxime Roumer est un digne représentant du département de la Grand’Anse au Parlement, commente le sénateur Jean William Jeanty, son ami de longue date. Son succès est dû à son passé de militant, son engagement dans la lutte contre la dictature et envers la démocratie. »
Issu d’une famille nombreuse – avec 8 oncles, seulement du côté paternel -, le sénateur Roumer est profondément enraciné dans Jérémie. « J’ai grandi au milieu de nombreux oncles, tantes, cousins et cousines, se rappelle-t-il avec un sourire amusé. Je me rappelle encore les conseils salutaires de mon oncle Emile Roumer qui parlait toujours en images. Cela m’a pris du temps pour déchiffrer tout ce qu’il disait ! »
D’autres Jérémiens célèbres comme René Philoctète, Edmond Laforest, Franck Lavaud ainsi que Adrien Sansaric (qui a accompagné Che Guevara au Congo) ont aussi des liens de parenté avec le parlementaire.
Le sexagénaire chenu, qui a étudié jusqu’en rhétorique dans sa ville natale, n’est pas arrivé à la politique par hasard. Même si ses parents n’étaient pas à proprement parler des activistes politiques, il a pris tout jeune le goût des affaires publiques au contact de ses aînés. « J’étais fignoliste dès l’âge de 7 ans », révèle-t-il, ajoutant qu’il n’y avait alors pas de séparation entre les générations à Jérémie. « Mais il y avait des normes à respecter. A l’époque, du point de vue politique, la ville était partagée entre Duvalier, Déjoie et Jumelle. On discutait passionnément de politique, de poésie, de sport, de musique, etc. », se souvient le parlementaire, insistant sur la tradition poétique de Jérémie.
Maxime à Port-au-Prince
Contrairement à beaucoup d’autres adolescents de son âge, Maxime Roumer n’a pas connu la pauvreté. Ses parents avaient de quoi subvenir à ses besoins. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que Maxime se concentre sur ses études. Débarqué en bateau à Port-au-Prince, il s’installe à la ruelle Berne où il a fait la connaissance de beaucoup de jeunes qui allaient plus tard devenir cadres dans l’administration publique, musiciens ou artistes de renom, dont Boulot Valcourt et Ansy Dérose. C’est au contact de ces jeunes talentueux que Maxime découvre la vie mondaine. « C’était un choc pour moi, car je n’étais pas habitué à la débauche », dit-il avare de détails.
Une fois son baccalauréat en poche, il commence des études en économie à la faculté de droit de Port-au-Prince. Après la première année, il s’inscrit à l’INAGHEI et au Centre de formation de statisticiens (CEFORS) devenu depuis le CTPEA. Il fait les trois facultés presque simultanément. « C’étaient presque les mêmes cours, les mêmes professeurs et les mêmes examens, répond le sénateur lorsqu’on lui demande comment il s’y est pris pour réaliser cet exploit. Dans les facultés, on ne donnait pas beaucoup de cours comme c’est le cas aujourd’hui. »
Très jeune, Maxime Roumer intègre l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), où il est rapidement promu responsable de la section des calculs. « J’étais tellement jeune, se souvient-il. Je n’avais aucun sens de la hiérarchie. Je me suis fait un jour réprimander par mon supérieur hiérarchique parce que j’avais passé la journée à aider le gardien à transporter des boîtes. »
Un étudiant engagé
Plein de fougue et désireux d’en connaître toujours plus, le jeune statisticien est choisi lauréat, conjointement avec Pierre Gilles, d’un concours organisé par les autorisés françaises en Haïti pour une bourse d’études accordée par le Quai d’Orsay. Arrivé en France au début des années 70, Maxime Roumer s’inscrit à l’Ecole nationale de statistique. Réalisant qu’il a finalement peu de chose à apprendre en matière de statistique, il demande son transfert à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne , où il décroche une maîtrise en économie.
Pendant son séjour en France, le jeune Jérémien ne reste pas seulement accroché aux livres. Il milite aussi au syndicat des étudiants, occupant même le poste de président de la Fédération des étudiants en résidence universitaire de France (FERUJ). Il ne le savait pas alors, mais c’était une sorte de préparation pour son entrée future sur la scène politique haïtienne. Le retour n’aura cependant lieu qu’en 1987, tout de suite après le départ de Jean-Claude Duvalier du pouvoir. Même s’il n’était pas vraiment un exilé en France, il y est resté 15 ans. « Je ne pouvais pas revenir au pays, faute de passeport, explique-t-il. Je n’avais qu’un papier que me donnait l’ambassade d’Haïti à Paris et disant que j’étais un citoyen haïtien… »
Lorsqu’il regarde derrière lui, le sénateur Roumer se considère chanceux. Chanceux de n’avoir pas assisté aux fameuses « vêpres de Jérémie » en 1964, chanceux d’avoir pu quitter l’impitoyable Port-au-Prince duvaliériste pour la France. « J’aurais pu, dit-il, être emporté par le régime des Duvalier comme ce fut le cas pour beaucoup de jeunes de ma génération. La jeunesse de mon époque était dévastée. Exil, disparitions, arrestations arbitraires, torture… constituaient le quotidien de trop de jeunes de l’époque. La paix du cimetière régnait alors dans ce pays ! »
Le kidnapping en 1973 de l’ambassadeur des Etats-Unis accrédité à Port-au-Prince, Clinton Knox, par deux jeunes Haïtiens, Myrtha Gilbert et Tony Lévêque, a marqué sa jeunesse parisienne. « A l’époque, le fait que ces jeunes aient fait plier le régime duvaliériste et obtenu la libération de 12 prisonniers politiques en échange de celle du diplomate m’apparaissait comme la chose à faire. Avec les enlèvements crapuleux d’aujourd’hui, c’est une autre affaire ! »
Un rêve de changement bafoué
De retour dans son pays, Maxime Roumer s’oriente vers l’enseignement. Il participe à la formation de plusieurs générations d’étudiants à l’ENARTS, à l’INAGHEI et à la faculté des sciences humaines. Loin des caméras, il mène une lutte très active à la Confédération des enseignants haïtiens (CNEH) et entretient ses contacts avec la population jérémienne. Pas étonnant qu’en 1990, il soit au devant de la scène lors des élections qui propulsent Jean-Bertrand Aristide à la tête du pays.
Comme beaucoup d’Haïtiens, Maxime Roumer pensait que ces élections allaient aider à sortir le pays du cycle de la pauvreté. Le coup d’Etat militaire du 30 septembre 1991 met fin brutalement à ce rêve. « La population de la Grand’Anse a résisté pendant un mois aux putschistes, mais a dû s’incliner devant la force brute », constate-t-il avec tristesse. C’est dans ce contexte que la Coordination résistance Grand’Anse (COREGA), dont il est l’un des membres fondateurs, prend naissance. Au retour d’exil du président déchu en 1994, la COREGA rejoint la plateforme politique Tab la. L’accord de Paris, qui prévoyait la privatisation des entreprises publiques, constitue alors la première pomme de discorde entre la COREGA et les autres partis politiques membres de la plateforme ainsi qu’avec le gouvernement Aristide.
Elu deuxième sénateur de la Grand’Anse lors des élections législatives de 1995, Maxime Roumer se range du côté du bloc antinéolibéral à la Chambre des députés. C’est peut-être la plus grande bataille que le parlementaire a mené au Grand Corps. « L’histoire donne aujourd’hui raison à ce bloc de députés qui défendaient une noble cause », juge le sénateur trouvant qu’il est dommage que les antinéolibéraux de la 46e législature se fassent aujourd’hui les défenseurs de l’actuelle politique néolibérale.
Après son premier mandat de sénateur, Maxime Roumer se lance à nouveau en 2000 dans la mêlée électorale, devant l’insistance de la coordination de la COREGA qui est plus un mouvement de paysans qu’un parti politique. « J’ai été à nouveau désigné pour représenter la COREGA dans les législatives de 2000 », soupire-t-il, ressassant une pénible défaite électorale qu’il juge toujours injuste. « J’ai remporté les élections de 2000, mais on m’a volé la victoire », affirme-t-il ajoutant que les législatives de 2000 ont été décalées de plusieurs semaines dans le département et que la région était alors à feu et à sang.
De Tab la à Lespwa
En mai 2006, Maxime Roumer prête à nouveau serment comme troisième sénateur de la Grand’Anse sous la bannière de la plateforme Lespwa. La COREGA, l’organisation de base qu’il représente, figure à côté de PLB et de Konbit Sidès parmi les membres fondateurs de la plateforme ayant remporté la présidentielle de 2006 et une majorité des sièges au Parlement. Maxime Roumer n’a pas de bons souvenirs de cette nouvelle expérience. « La 48e législature et le Sénat issu des élections de 2006 sont les plus corrompus de l’histoire du Parlement haïtien », déclare, sans concession, le sénateur.
On se rappelle encore les scandales en cascade qui ont marqué cette législature. Maxime Roumer veut se démarquer de ses collègues qui n’ont pas fait honneur à l’institution parlementaire. « Je mets quiconque en défi de citer un scandale auquel mon nom est associé pendant mes mandats de sénateur », lâche Maxime Roumer, élu sénateur en 2009 pour une 3e fois sous la bannière de la plateforme Lespwa.
Le divorce consommé
La platefome Lespwa n’existe plus. Elle a été, en 2009, changé en plateforme Inite. Maxime Roumer, qui d’habitude tourne sa langue sept fois dans sa bouche avant de se prononcer sur certaines questions, est furieux. Il dénonce haut et fort la façon dont le président René Préval procède pour mettre en place Inite. « En récupérant les membres des autres partis politiques, on les a affaiblis davantage », dénonce aujourd’hui encore Maxime Roumer, qui se présente comme l’instigateur du vote à la 46e législature de la Convention sur les violences faites aux femmes. .
Le parlementaire n’a cependant aucun regret d’avoir voté en faveur du président René Préval en 2006. « Il avait au moins évité au pays de sombrer dans une guerre », affirme-t-il, faisant état de la corruption qui gangrénait l’administration de René Préval au cours de son second mandat. Père d’un garçon et d’une fille, Maxime Roumer reproche aussi au président René Préval la mise à l’écart des militants qui l’avaient reconduit au pouvoir.
Un Jérémien de conviction
Se présentant comme un homme de conviction et de caractère, Maxime Roumer se réjouit du fait que son nom ne figure pas sur la liste des parlementaires qui participent trop souvent à des réunions au palais national. « J’ai été une seule fois, sur l’insistance de certains amis, au palais national pour discuter avec l’ex-président René Préval de la nomination de Michèle D. Pierre-Louis au poste de Premier ministre », souligne celui qui a doté le département de la Grand’Anse d’une université.
Aujourd’hui, Maxime Roumer ne se considère ni comme opposant ni comme proche de l’administration Martelly/Conille. « Ma position par rapport à l’actuel gouvernement dépendra de son bilan », indique le parlementaire, estimant que les nouvelles autorités gèrent une situation extrêmement difficile avec des institutions publiques incapables de jouer pleinement leur rôle.
L’Université nouvelle Grand’Anse (UNOGA) et la COREGA sont deux structures chères au sénateur Maxime Roumer. Pour être membre de la COREGA, il faut faire le serment de fidélité. Toute forme de trahison pour quelque raison que ce soit, admettent ceux qui prononcent le serment, ne doit pas rester impunie. A ce jour, Maxime Roumer dit relever une liste de 133 cas de trahison. « Tous ceux qui ne respectent pas le serment qu’ils ont prêté l’ont payé cher », révèle le parlementaire. Maxime Roumer, qui affirme n’être ni religieux ni mystique, se croit être protégé parce qu’il respecte toujours ses engagements. A 61 ans, il se croit trop vieux pour se laisser détourner des règles d’or qui l’ont guidé toute sa vie.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com

 

jeudi 22 décembre 2011

22 Déc

Michel Martelly s’engage à renforcer les institutions haïtiennes

imageLe président de la république Michel Joseph Martelly a pris l’engagement de mettre en place sous peu le conseil électoral permanent, de compléter l’effectif des juges à la cour de cassation et de publier la version corrigée de l’amendement de la constitution.
Le chef de l’Etat a pris ses engagements lors de la clôturede la sixième mission de la délégation du club de Madrid en Haïti.
Cette mission avait pour objectif de permettre aux différents acteurs haïtiens de parvenir à un pacte national de gouvernabilité en vue de remettre le pays sur les rails du développement.
A la même occasion, le président Michel Martelly a promis de faire tout ce qui est en son pouvoir et ses attributions pour que se tiennent dans les meilleurs délais les élections pour renouveler le tiers du sénat et celles des collectivités territoriales.
Félicitant les membres du club de Madrid pour leur volonté manifeste d’aider les acteurs haïtiens à gérer leur conflit par le consensus, le président Michel Martelly promet par ailleurs de poursuivre des dialogues démocratiques avec les partis politiques, les autorités religieuses, le parlement, et la société civile entre autres, ce, pour résoudre les différentes crises auxquelles le pays fait face.
Soulignons que plusieurs personnalités dont les présidents des deux chambres, des membres de la société civile, des représentants de la classe politique, le président de la cour de cassation ont pris part à ces assises tenues l’hôtel Montana, le mercredi 21 décembre.
GA / Radio Métropole Haïti

Haïti – Politique :

Nouvelles mesures 2012 du Président Martelly

22/12/2011 06:02:14

Haïti - Politique : Nouvelles mesures 2012 du Président MartellyMichel Martelly, le Président de la République d’Haïti a annoncé une série de mesures pour l’année 2012, après avoir parlé des besoins du pays il est revenu sur les questions d’intérêt national tel que l’éducation, la sécurité, la justice, la santé et le chômage.
Alors qu’il parlait de l’éducation, le Chef de l’État s’est félicité d’avoir permis à 903,000 enfants de se rendre à l’école gratuitement, souhaitant pour la nouvelle année l’élaboration d’un cadre légal par le Ministère de l’Éducation Nationale en vue de la pérennisation du programme d’éducation gratuite. Toujours dans ce cadre il a annoncé avoir pris des dispositions pour maintenir et améliorer le service du transport scolaire gratuit. De nouvelles taxes seront également mises en place, sur la loterie et borlette, elles serviront à faire des investissements dans le domaine éducatif.
Le Président a également annoncé concernant les 50 millions d’euros mis à disposition par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et le Gouvernement espagnol pour les Petites et Moyennes Entreprises (PMEs) haïtiennes, qu’en janvier 2012, 5 institutions financières offriront des prêts aux entrepreneurs « À partir de janvier le service sera disponible. Tout jeune doté d’un esprit d’entrepreneur et ayant un projet d’investissement bien élaboré pourrait se rendre à ces institutions pour prêter de l’argent » a déclaré Michel Martelly.
Au niveau de la sécurité il a souhaité une accalmie et un apaisement social à travers le pays afin de favoriser les investissements nationaux et étrangers « Nous voulons créer également un environnement propice dans le souci d’encourager les investisseurs nationaux à dépenser leur argent dans le pays. Il faut renouer aussi à la vie nocturne. »
« La production nationale est l’une de nos priorités capables de nous aider à projeter une autre image [d’Haïti] sur la scène internationale. Dans cette perspective, nous avons procédé à la distribution des sacs d’engrais gratuits dans les dix départements du pays » un programme qui devrait continuer en 2012.
Lire aussi
http://www.haitilibre.com/article-4495-haiti-economie-50-millions-d-euros-pour-les-pme-haitiennes.html
S/ HaïtiLibre

L’affaire Arnel Bélizaire relancée, enquête des Députés

22/12/2011 08:56:00 Auteur(e) La Redaction

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Le bureau de la Chambre des Députés a annoncé mercredi la création d’une commission spéciale d’enquête et de suivi chargée de faire la lumière sur les circonstances ayant entouré l’arrestation arbitraire suivie de la brève détention, fin octobre, du Député Arnel Bélizaire, une affaire qui avait plongé le pays dans une grave crise.

Composée de neuf membres, la commission a également pour mandat d’analyser les rapports d’enquête du Sénat et du gouvernement sur le même incident.

Les conclusions de cette nouvelle enquête parlementaire seront communiquées à la Chambre basse lors de la plus prochaine séance qui suivra l’ouverture de l’année législative, le deuxième lundi de janvier, a indiqué le vice-président de l’assemblée, Ronald Larêche. Il a tenté de justifier la création de la commission, effective pendant que les Députés ne sont pas en session, en affirmant que cette décision a été prise avec le feu vert de la conférence des présidents.

Le Député souligne que l’ouverture tardive de l’enquête sur le scandale du séjour en prison d’Arnel Bélizaire fait suite à la résolution informelle qu’avait adoptée, au lendemain des événements, la Chambre basse en vue d’exiger la démission, à l’époque, des ministres de la justice, Josué Pierre-Louis et de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, et du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Michel Brunache.

Entre-temps, la configuration du gouvernement Martelly/Conille a quelque peu changé avec le départ de Me Pierre-Louis, poussé vers la sortie, et son remplacement par Me Brunache, promu ministre après avoir été disculpé au Sénat.

Larêche dit par ailleurs ne pas prendre au sérieux les récentes déclarations de son collègue de Delmas/Tabarre (banlieue est-nord de Port-au-Prince) selon lesquelles il s’apprêtait à fermer lui-même la « boutique » que des élus avaient fait de son arrestation en la transformant en une opportunité de marchandage politique. « Le dossier dépasse Arnel Bélizaire », a tout simplement fait savoir le membre du bureau de l’assemblée des Députés.

La commission spéciale d’enquête, qui réunit les représentants des différents blocs parlementaires et sensibilités politiques, comprend les Députés Benoît Laguerre (RPC), Lubern Pierre (RPC)Jean Tholbert Alexis (GPR), Worms Périlus (GPR), Poly Faustin (GPR), Gros-Nègre Acilus (RDP), Jean Romélus Lisma (RDP), Danton Léger (Ansanm Nou Fò) et Guerda Benjamin (Indépendante)

Après le retrait calculé des Sénateurs devenus depuis dans leur majorité proches du Président Michel Martelly, d’aucuns s’interrogent sur ce que sera, le mois prochain, l’attitude des Députés face au dossier Bélizaire qui a tant embarrassé le pouvoir et porté certaines autorités politiques à recourir aux grands moyens pour imposer la loi du silence. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti-Duvalier :

Indignation, révolte et protestation contre le choix du dictateur comme modèle par des étudiants en droit

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — Le père Jean Hansens de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP) et le délégué des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines, James Beltis, ont exprimé leur indignation contre le choix du dictateur Jean-Claude Duvalier comme « parrain de promotion » d’étudiants finissants de l’école de droit des Gonaïves (nord).

« Nous sommes étonnés et indignés de l’attitude de ces futurs avocats qui devaient être des défenseurs des droits de la personne » déclare le père Hansens lors d’un entretien téléphonique.

« Ces étudiants et ce décanat rentreront dans l’histoire sous un manteau de honte et d’ignominie. Pour l’histoire, la justice et la moralité, nous devons les dénoncer », réagit pour sa part James Beltis, dans une note.

L’école de droit, des sciences économiques et de gestion des Gonaïves dirigée par l’avocat Joseph Mécène Jean-Louis, avait choisi le dictateur comme « parrain » de la promotion sortante Robert Blanc. La cérémonie de graduation a eu lieu le vendredi 16 décembre 2011 dans la ville des Gonaïves.

Consterné, le Secrétaire Général de JILAP, se questionne sur les véritables raisons qui ont permis au dictateur de jouir de cette impunité au mépris des victimes.

« Est-ce une politique macabre basée sur la carence de mémoire du peuple ou une stratégie pour faire oublier les années tristes du régime des Duvalier ? », se demande le prêtre.

« Nous prônons la réconciliation dans la vérité, la responsabilité et la justice », continue t-il.

Pour Beltis, ce qui s’est passé aux Gonaïves fait partie d’un processus général de réhabilitation de l’ancien président autoproclamé à vie (1971-1986) et de ses sbires et tortionnaires. Le délégué d’étudiants dénonce également la complicité de certaines institutions du pays.

« J’accuse les autorités judiciaires, le président de la République et le premier ministre Garry Conille de complicité avec ce citoyen extrêmement dangereux, Jean-Claude Duvalier, en le laissant circuler librement et se faufiler au sein de la jeunesse haïtienne », martèle James Beltis.

Une décision de justice du 24 mars 2011 avait assigné le dictateur à domicile et restreint ses déplacements et ses visites.

Des centaines de jeunes ont accueilli le dictateur le 16 janvier 2011 à son arrivée au pays. Ils criaient « Vive Duvalier. On serait mieux si Duvalier était encore au pouvoir ».

« Ce qui se passe aujourd’hui montre l’urgence d’un important travail de mémoire dans le pays. On ne peut enterrer la vérité », soutient le père Hansens.

Plusieurs organisations et personnalités dont le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) et le Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) ont condamné le comportement « scandaleux » du décanat et des étudiants finissants de l’école de droit des Gonaïves.

Contactées par AlterPresse, les autorités judiciaires de la ville des Gonaïves n’ont pas voulu s’exprimer sur la question. [efd kft gp apr 22/12/2011 10 :20]

Haïti-Duvalier :

Le rectorat de l’UEH condamne le choix de l’ex-dictateur comme parrain d’une promotion de finissants en droit

P-au-P, 22 déc. 2011 [AlterPresse] — Le Conseil exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti (CEUEH) « condamne avec fermeté » la présence de l’ancien « président à vie » Jean-Claude Duvalier comme « invité d’honneur » à une cérémonie de graduation d’une promotion de finissants de l’Ecole de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion (EDSEG) des Gonaives (Nord).

La direction de cette unité d’enseignement relevant de l’UEH est convoquée pour le 28 décembre à 11 h par devant le Conseil Exécutif, suivant une lettre du CEUEH datée du 19 décembre et adressée à la Direction de cette École.

Signataire de la lettre, le recteur Vernet Henri fait remarquer qu’il est « tout à fait inconcevable qu’une école de Droit ait cautionné la participation de ce personnage à une telle cérémonie ».

L’ex dictateur a participé, dans la ville des Gonaïves, à titre de « parrain de promotion », à la cérémonie de Graduation de la promotion sortante de l’EDSEG, le 16 décembre dernier.

L’école de droit des Gonaïves est dirigée par une direction élue composée de Joseph Mécène Jean-Louis, Daniel Dupiton et Dieufort Dieuseul Placide.

« Vous avez choisi d’ignorer que de lourdes charges sont imputées à Monsieur Duvalier qui est inculpé par la justice haïtienne pour ses responsabilités concernant les nombreux crimes, malversations et détournements commis durant son régime », souligne la lettre.

Depuis le retour de Duvalier le 16 janvier 2011, plus d’une centaine de plaintes sont déposées contre lui au niveau du parquet et du cabinet d’instruction de Port-au-Prince.

Le 24 mars 2011 le juge Carvès Jean, en charge de l’instruction dans l’affaire Duvalier, a pris la décision d’assigner le dictateur à résidence et a limité ses visites.

Cet acte, posé par les étudiants finissants et la direction de l’EDSEG, est « une grave offense à la philosophie, aux valeurs et idéaux gestionnaires de cette école qui révèle de l’Université d’Etat d’Haïti, gardienne et protectrice des libertés publiques » précise le recteur Henri.

Le point 10 de l’article 7 des dispositions transitoires de 1997 régissant l’UEH donne à celle-ci la mission de « participer à la consolidation et à l’avancement de l’état de droit, en créant des remparts contre les autoritarismes quels qu’ils soient ».

Depuis le choix de Duvalier comme parrain de promotion d’étudiants à l’école de droit des Gonaïves, les réactions des étudiants des autres entités de l’UEH ne cessent pas de pleuvoir sur les réseaux sociaux, particulièrement Facebook. [efd gp apr 22/12/2011 11 :45]

Haïti – Equateur :

Le Ministre de l’Intérieur a rencontré une délégation équatorienne

22/12/2011 06:01:10

Haïti - Politique : Le Ministre de l'Intérieur a rencontré une délégation équatorienneLe Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me. Thierry Mayard-Paul, a rencontré jeudi dernier l’Ambassadeur de l’Equateur, M. Carlos Lopez Damm, ainsi qu’une délégation formée de Karina Ramirez, Carolina Viola, Galo Mayorga et Eduardo Duran dans le cadre d’une collaboration entre le gouvernement équatorien et le gouvernement haïtien dans divers domaines notamment le renforcement des collectivités territoriales et le développement social.
Cette rencontre fait suite à une réunion entre le Président Martelly et le Président de l’Equateur, M. Rafael Correa, qui avait proposé l’envoi d’une mission pour accentuer la coopération entre Haïti et l’Equateur. Des retombées positives devraient découler de ce meeting où des points cruciaux ont été abordés relativement à la vision du Ministère de l’Intérieur et les axes sur lesquels le gouvernement équatorien pourra agir.
Le Ministère de l’Intérieur œuvre à la matérialisation de la vision du Président de la République de créer le développement durable à travers des initiatives locales et de la coopération décentralisée.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3889-haiti-reconstruction-visite-officielle-eclair-du-president-de-l-equateur-rafael-correa.html
http://www.haitilibre.com/article-3900-haiti-reconstruction-pour-rafael-correa-l-espoir-s-appelle-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti : Le défi d’une ambiance festive en cette fin d’année 2011

P-au-P, 22 déc. 2011 [AlterPresse] — Avec les diverses contraintes économiques et sociales, la situation globale de la fin 2011 semble ne pas prêter à une ambiance festive, généralement caractéristique de la période transversale vers une nouvelle année, observe l’agence en ligne AlterPresse..

Cependant, plusieurs initiatives d’individus et d’organisations tentent de rappeler et de susciter un air de décompression.

Activités d’animation culturelle, vente et exposition d’ouvrages, foire de produits alimentaires et artisanaux, spectacles divers, bals, festivals et dîners de salons, fêtes communautaires et récréations pour enfants, retraite spirituelle, cérémonies de prière, conférences-débats, figurent parmi la panoplie enregistrée durant cette fin d’année 2011.

Beaucoup d’habitants du pays se rendent en province, tandis que d’autres résidant dans la diaspora reviennent en Haïti pour passer la période de fin d’année avec leurs parents.

Depuis quelques semaines, les médias diffusent en continu des chansons de Noël. Quelques efforts de décorations de circonstance sont remarqués çà et là.

Les bouchons sont devenus plus nombreux dans la zone métropolitaine de la capitale, tandis que l’affluence est notable dans les banques récemment confrontées à une pénurie de cash en dollars américains face à une demande de plus en plus croissante du billet vert pour les transactions.

Le gouvernement a annoncé le décaissement de 400 millions de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) pour un programme d’activités officielles baptisées “Noël Solidarité”. Une partie de ce montant, tiré du trésor public, doit financer des opérations d’assainissement de villes, de bouillons et kermesses populaires, ainsi que de petits projets d’infrastructures susceptibles de générer des emplois à haute intensité de main-d’œuvre.

Le service métropolitain de collecte des résidus solides (Smcrs) organise un concours d’émulation pour les quartiers qui réhabiliteraient le milieu ambiant en remplaçant les immondices par des arbres et de l’espace vert.

Une enveloppe d’environ 100 millions de gourdes (sur les 400 millions débloqués) est mise à la disposition des 140 municipalités en Haïti.

Le ministère de l’agriculture envisage de créer notamment des emplois temporaires à l’intention des étudiants qui, d’après lui, seraient en difficultés financières pour préparer leur mémoire de sortie. Des personnes seront mobilisées pour la distribution d’environ 100 mille sacs d’engrais ou le curage de 535 kilomètres de canaux qui favoriseront l’irrigation de plus de 9 300 hectares de terres dans plusieurs zones.

Une subvention de 15 millions de gourdes devrait aller aux policières et policiers nationaux, fortement sollicités durant la période.

A l’initiative du ministère du tourisme, se tient, du 19 au 24 décembre à la place Saint-Pierre, à Pétionville, une exposition artisanale intitulée « Marché de Noël » cherchant à « promouvoir les œuvres d’artisans et à permettre à la population d’offrir des cadeaux à meilleur prix ».

Pour sa part, le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes compte distribuer, à travers ses bureaux départementaux, des kits à 16 000 femmes de toutes les couches dans tout le pays..

Le président Joseph Michel Martelly, toujours en campagne et encourageant le culte de sa personnalité par des affiches à son effigie, s’est lancé dans des actions de distribution sporadiques de cadeaux et de jouets, y compris d’argent liquide (sous enveloppes), de kits alimentaires, de véhicules (comme des motocyclettes).

Différentes associations dans le Nord du pays expriment leurs préoccupations et leurs inquiétudes par rapport à la hausse des prix des produits alimentaires de base ainsi qu’à la rareté du dollar américain sur le marché départemental à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année 2011.

S’interrogeant sur la provenance des fonds (dans le budget national) et sur les mécanismes institutionnels adoptés au bénéfice des populations ciblées, de nombreux parlementaires et observateurs avisés mettent en garde contre une mauvaise gestion des fonds décaissés par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année 2011. Des questions sont posées notamment sur le caractère durable des actions envisagées.

Des universitaires interprètent comme une tentative de corruption la décision d’offrir des ordinateurs et de réaliser une rafle, mise en oeuvre par la femme du président, Sophia Saint-Rémy, au profit d’étudiants, en dehors d’un cadre institutionnel formel

« Le gouvernement a déjà mal commencé sa gestion en violant la Constitution. Le président Martelly a décidé volontairement de remplacer des cartels de mairies dans certaines communes. Je leur dis attention, car, à la fin de leur mandat, ils peuvent connaître le même sort que Chirac… », alerte l’ingénieur-agronome Jean Paul Duperval, qui invite « les autorités à cesser de réfléchir comme de simples citoyens, mais à assumer leurs responsabilités ».

Dans l’intervalle, la police nationale d’Haïti et la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ont enclenché, depuis quelques semaines, des opérations conjointes pour combattre la recrudescence des actes de violences durant la période des fêtes de fin d’année 2011. [rc apr 22/12/2011 0:00]

Haïti – Diaspora :

Message du MHAVE pour la Diaspora à l’occasion de la Noël

21/12/2011 17:21:33

Haïti - Politique : Message du MHAVE pour la Diaspora à l'occasion de la NoëlÀ l’occasion de la Noël, le Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger (MHAVE), Daniel Supplice, envoi un message de circonstance aux compatriotes de la diaspora.
A tous nos Frères et Sœurs vivant à l’étranger,
Le Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, vous salue en cette période de commémoration de la naissance du Christ et du nouvel an, et vous remercie au nom du Gouvernement Martelly-Conille pour votre apport et contribution au Bien-être d’une grande partie de nos compatriotes vivant en terre natale.
Il tient à vous rappeler que le MHAVE, dont il est titulaire, reste et demeure votre point d’attache à la mère patrie et que ses portes sont toujours ouvertes pour recevoir vos demandes pour un service quelconque ou pour faire part de vos doléances au Gouvernement haïtien dont il est un membre.
En cette occasion de fête, tout le personnel du Ministère se joint à moi pour vous souhaiter un « Joyeux Noël 2011, une Bonne et heureuse année 2012 » quel que soit l’endroit où vous êtes, avec l’espoir qu’un jour non lointain vous serez de retour sur le sol national.
Daniel Supplice
Ministre

HL/ HaïtiLibre

Digicel franchit la barre des 3 millions d’abonnés

imageLe directeur général de Digicel Haïti, Marteen Boute, informe que sa compagnie a recensé un million de clients supplémentaires en 2011. Digicel compte plus de 3 500 000 abonnés, indique M. Boute qui se réjouit de l’intégration de la compagnie dans les régions reculées du pays.
L’augmentation du nombre de clients coïncide avec de nouveaux investissements en Haïti. Digicel a investi 160 millions de dollars notamment avec l’acquisition de matériels modernes, explique M. Boute. Au cours de cette année le secteur des télécommunications en enregistré l’arrivée d’un nouvel opérateur, Natcom. Le directeur de Digicel se réjouit de cette compétition qui ne peut qu’être bénéfique pour les clients. Nous aimons la compétition parce qu’elle nous permet d’aller de l’avant, fait -il remarquer .
Les nouveaux investissements et l’augmentation du nombre de clients a entrainé la création de 300 emplois supplémentaires. Le nombre des employés directs de Digicel atteint 1 300 tandis que les emplois indirects sont supérieurs a 85 000.
Au cours de cette année la compagnie de Denis Obrien s’est impliquée dans le secteur de l’hôtellerie en partenariat avec Marriot. L’hôtel qui sera construit dans le quartier de Turgeau sera plus orienté vers les affaires que le tourisme, explique M. Boute.
Dans le domaine social, Digicel a déjà financé la construction de 50 écoles à travers le pays. Une centaine d’autres seront construites avant fin 2013 annonce M. Boute.
LLM / radio Métropole Haïti

Le Chili annonce le retrait progressif de son contingent d’Haïti

Mercredi, 21 Décembre 2011 19:44 WJL/HPN Nouvelles Politique

Le ministre chilien de la défense  Andres Allamand  a annoncé mercredi un retrait progressif de son contingent déployé en Haïti dan le cadre de la Minustah( Mission de stabilisation de l’ONU), à partir de l’année 2012 pour s’achever en 2016.

« Nous avons proposé au Conseil de défense latino-américain qu’en 2012, nous commencions à retirer nos troupes de manière progressive, proportionnelle et coordonnée", a déclaré le ministre de la défense chilienne »

Cette mesure fera suite à la déclaration du Président chilien Sebastián Piñera entré en fonction en 2010 qui avait promis en 2010 la réduction du nombre de soldats chiliens en Haïti.

Rappelons que le sénat chilien, après avoir consulté d’autres pays ayant  également leurs troupes en Haïti comme le Brésil et l’Argentine, a approuvé en mai dernier la pétition gouvernementale portant sur le prolongement d’une année de plus de la présence militaire chilienne en Haïti.

Environ 500 les soldats chiliens faisant partie de la Minustah sont en Haïti depuis mars 2004. Le premier contingent a été déployé dans les départements du Nord (Cap-Haïtien et Pignon) et de l’Ouest (Port-au-Prince).
Wilner Jean Louis
Jnlouis2010@yahoo.

mercredi 21 décembre 2011

21 Déc

Duvalier doit être jugé rappelle une organisation des droits humains

(voir video aux Gonaives)

20/12/2011 17:24:00 Auteur(e) La Redaction

Le Centre œcuménique des droits humains (CEDH) a vivement protesté jeudi dans une note contre le choix de Duvalier comme parrain d’une promotion de finissants en droits de la ville des Gonaïves au mépris des victimes de son régime.

Le Centre dénonce le fait que « Duvalier puisse circuler librement sur tout le territoire tandis qu’il est assigné à résidence sur ordre d’un juge d’instruction », il rappelle aussi que Jean-Claude Duvalier est prévenu de crimes contre l’humanité, de détournements de fonds.
Jean Claude Duvalier s’était rendu la semaine dernière dans la ville des Gonaïves pour conduire la graduation d’une promotion d’étudiants en droits et en sciences économiques.
L’ex-président à vie qui a été chaleureusement accueilli par une foule nombreuse avait salué la mémoire de 2 jeunes tués par son régime.
Le CEDH considère comme « une provocation inqualifiable à la mémoire des milliers de compatriotes, filles et fils d’Haïti, le choix de Jean-Claude Duvalier comme parrain de la promotion des futurs hommes et femmes-de-loi, de la Faculté de Droit des Gonaïves ».
SOurce: HPN

Jean Hector Anacacis, très acide envers l’ex-président Jean Bertrand Aristide

mardi 20 décembre 2011 à 15:41

Le sénateur du département du Sud’est, Jean Hector Anacacis,  est très remonté contre l’ancien président Jean Bertrand Aristide.

Le parlementaire reproche au coordonateur à vie de Fanmi Lavalas son attitude vilaine. Il en veut pour preuve,  le fait par Jean Bertrand Aristide, parrain de la dernière promotion des médecins haïtiens ayant fait leurs études à Cuba, de n’avoir pas mis les pieds à la cérémonie de graduation.

L’ex-chef d’Etat a également brillé par son absence lors de la célébration du 21e anniversaire  de sa victoire lors de la présidentielle du 16 décembre 1990.

Haïti-Elections :

Le renouvellement du tiers du Sénat dans l’impasse

mercredi 21 décembre 2011

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — Dix sénateurs en fonction verront leur mandat arriver à terme le deuxième lundi du mois de janvier 2012, alors que les élections n’ont pas eu lieu à la fin du mois de novembre 2011 pour pourvoir à leur remplacement.

Selon le sénateur Annick Joseph, « les élections pour le tiers du Sénat ne sont pas pour demain à cause de diverses anomalies qui se profilent à l’horizon ».

Le sénateur Joseph s’est exprimé ainsi en marge de l’inauguration du nouveau bâtiment de l’ONA et du lancement du programme de crédit ONAPAM, le 20 décembre.

Pour lui « le Conseil Electoral Provisoire qui a organisé les dernières élections est caduc et dysfonctionnel ».

« Parmi les neuf membres que comptait ce conseil, l’un est mort, un autre a démissionné et trois sont en cavale. Donc il reste seulement quatre en fonction. Normalement il faut remplacer les membres qui sont absents (…) Il faudra faire un autre Conseil Electoral Provisoire », fait savoir le sénateur.

L’idée de faire un Conseil Electoral Permanent est elle-aussi évoquée dans les médias pour pallier au problème récurrent des calendriers électoraux non respectés.

« Est-ce qu’on va mettre en place un Conseil permanent en passant outre les prescrits constitutionnels, ou alors est-ce qu’on va les respecter ? Si nous voulons respecter les prescrits constitutionnels ce sera difficile parce que les structures ne sont pas en place », croit le sénateur Annick Joseph, se référant aux assemblées départementales.

Le sénateur affirme également que les élections sont l’affaire des partis politiques et que le gouvernement doit discuter avec eux, favorisant un consensus sur l’organisation de ces élections.

« Il faut sortir de cette instabilité sur la question des élections, qui représente l’exercice de la souveraineté de la nation. On ne peut pas décider de faire les choses comme bon nous semble, sinon ce seront les étrangers qui nous diront ce qu’on doit faire et quand le faire », ajoute Joseph.

Par rapport à la proximité de janvier 2012 et du terme du mandat de ces sénateurs, il pense qu’il « vaut mieux prendre le temps qu’il faut pour faire les choses comme il faut, au lieu de faire des choses boiteuses, qui ne pourraient tenir que pendant un certain temps. Car le Conseil Electoral Provisoire doit préciser le type d’élection qu’il compte organiser dans un temps record ».

« Toutefois, les élections devront avoir lieu le plus tôt possible », ajoute t-il.

A côté des élections sénatoriales, des élections municipales devraient aussi avoir lieu. Cependant le ministre de l’intérieur, Thierry Mayard-Paul a rassuré les maires, leur disant qu’ils ne seront pas renvoyés à moins qu’un scrutin ne le decide. [jep kft gp apr 21/12/11 10 :55]

Haïti-ONA : Lancement du programme de crédit ONAPAM

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — Le président de la République Michel Martelly ainsi que le nouveau directeur de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Bernard Degraff, ont procédé au lancement du programme ONAPAM, ce 20 décembre.

Le lancement de l’ONAPAM a été effectué à l’occasion de l’inauguration du nouveau bâtiment qui doit accueillir l’ONA, ses précédents bureaux ayant été totalement détruits lors du séisme de 2010.

La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence de plusieurs hauts dignitaires de l’Etat, parmi lesquels plusieurs sénateurs et ministres du gouvernement Garry Conille.

Michel Martelly s’est présenté comme l’instigateur de l’ONAPAM, programme qui vise à offrir des crédits aux assurés et autres agents économiques à revenus moyens et faibles.

L’ONAPAM, est un crédit individuel qui sera attribué exclusivement par les agents de l’ONA et surtout avec le soutien de multiples entreprises ayant cotisé régulièrement à l’institution, a-t-on révélé.

« Ce programme de crédit a été initié pour les plus petites bourses et qui n’ont pas de crédit à la banque, avec un taux d’intérêt que nul ne peut rivaliser », s’est félicité le chef de l’Etat.

Le taux d’intérêt qui sera adopté n’a pas été indiqué. Les taux d’intérêt moyen pratiqués sur les crédits en Haiti tournent autour de 12%.

Le montant du crédit à accorder par ONAPAM oscillera pendant un certain temps entre 5 mille et 25 mille gourdes, avec une fréquence de remboursement variant entre trois à six mois.

Le sénateur de l’Artibonite Yannick Joseph qualifie cette activité « d’initiative heureuse » tout en manifestant une certaine réserve par rapport à la question du taux d’intérêt qui est sujet à variation suivant la situation monétaire de l’institution.

Nouveau bâtiment pour l’ONA

Le nouvel édifice de l’ONA a été construit en quinze jours sur 350 mètres carrés, avec une capacité moyenne d’abriter deux cents employés, a-t-on indiqué. A en croire le directeur Degraff, ce nouveau bâtiment a une durée de vie de vingt ans.

L’ONA qui n’est pas tributaire du budget de la République, compte près de mille sept cent employés pour plus de 3 mille pensionnés repartis sur tout le territoire national.

Par ailleurs, le chef de l’Etat, Michel Martelly, a profité pour indiquer que les maisons de l’ONA-Ville (projet de logement conçu à l’origine pour les employés de l’Etat), iront au bénéfice des agents de la police nationale désireux de les acquérir. [jep kft gp apr 21/12/11 10:19]

Martelly en guerre contre les mauvais débiteurs de l’ONA

20/12/2011 17:21:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président de la République Joseph Michel Martelly a annoncé, ce mercredi 20 décembre, qu’il fera tout pour que les créanciers de l’Office d’assurance vieillesse s’acquittent de leurs dettes. Cette déclaration a été faite lors de l’inauguration du siège social de l’ONA à Delmas 17. « Les noms de certaines grosses légumes du pays se trouvent sur la liste des mauvais pays, ils doivent coute que coute s’acquitter de leurs dettes » a fulminé le chef de l’Etat.
L’actuel directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse, Bernard Desgraffes, annonce de nouvelles mesures pour refaire la santé de cette institution qui a été pendant longtemps la vache à lait de l’Etat. Il en a profité pour lancer le programme ONA pam que le président de la République qualifie déjà de grand pas pour son administration. Ce programme vise principalement les petites bourses.
Il faut dire que les locaux abritant le siège social de l’ONA ont été détruits en partie au cours du séisme du 12 janvier 2010. Les travaux sont encore en cours malgré que le président eut procédé à son inauguration ce mercredi. .

JCC

Source: MAtin

Daniel Supplice:

Seulement trois étrangers naturalisés en 208 ans

21/12/2011 08:42:00 Auteur(e) La Redaction

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Dans le but de marquer la Journée internationale des migrants et des refugiés, célébrée le dimanche 18 décembre, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), a organisé le lundi 19 décembre une séance de réflexion à l’hôtel Le Plaza, a constaté Haïti Press Network.

Au terme de la rencontre, des certificats ont été délivrés à des personnalités qui se sont distinguées dans la lutte pour le respect des droits des migrants haïtiens, mais aussi à des migrants en Haïti qui ont contribué à l’amélioration de la vie des Haïtiens.
La cérémonie s’est déroulée en deux sessions d’intervention en présence d’une poignée de personnes, dont Mme Colette Lespinasse et Patrick Camille, respectivement coordonnatrice et responsable des affaires juridiques du Groupe d’appui aux rapatriés et refugiés (GARR).
Les discussions ont surtout porté sur des thèmes comme: « Les Haïtiens à l’étranger et la question de leur participation à la vie politique dans leur pays d’origine ». « Les leçons d’expériences étrangères significatives ».
C’était l’occasion pour le titulaire du MHAVE, le ministre Daniel Supplice et d’autres intervenants à la cérémonie, de faire un état des lieux de la situation migratoire dans le monde et de la contribution de la migration haïtienne dans des pays amis, entre autres.

Seulement trois personnes naturalisées en Haïti

Après avoir esquissé un bref résumé sur l’histoire de la migration en Haïti lors sa mise en contexte, le ministre Daniel Supplice, a révélé que depuis nos 208 ans d’Indépendance, le pays n’a accordé la demande de naturalisation à seulement trois personnes.
Il a fait cette révélation suite à une intervention de Mme Colette Lespinasse, laquelle a attiré l’attention sur l’avenir des Haïtiens détenteurs d’une nationalité étrangère dans l’asphère politique.
Tout en soulignant la nécessité de renforcer les capacités en matière de migration dans une perspective plus globale, le ministre a aussi fait remarquer l’importance des migrations internationales en Haïti. Mais il a par ailleurs touché en passant la relation paradoxale qui caractérise le système migratoire dans le pays. 
« C’est quelque chose qui paraît effrayant. Nous avons 208 ans d’Indépendance et nous n’avons pas pu arriver à satisfaire même quatre demandes de naturalisation. J’ai consulté tous les numéros du journal officiel Le Moniteur à ce sujet, je n’ai trouvé que trois noms seulement ayant bénéficié de cette loi sur la question. Paradoxalement, il faut dire qu’Haïti est l’un des pays extrêmement difficiles dans le domaine relatif à la naturalisation », a fait savoir le numéro 1 du MHAVE.
« C’est inacceptable ! Nous avons un gros problème en tant que société. Est-ce qu’on peut considérer des gens comme les Sassine qui vivent dans le pays depuis 1930 comme des étrangers ou encore des Syriens ? », s’est interrogé le ministre Supplice, avant d’indiquer être sur le point de définir une nouvelle politique de migration et d’intégration en faveur de nos compatriotes vivant dans la diaspora.
D’après une source digne de foi, plus de 200 millions de personnes vivent actuellement en dehors de leur territoire. Haïti compte quelque 4 millions d’Haïtiens qui évoluent à l’étranger.
Alix Laroche

HPN

Haïti – Environnement :

Surveillance environnementale aux frontières

21/12/2011 09:01:39

Haïti - Environnement : Surveillance environnementale aux frontièresLa République Dominicaine et Haïti cherchent à créer un système de surveillance des frontières pour contrôler le commerce des espèces menacées d’extinction et le commerce illégal du bois et du charbon.
Ces thèmes ont été discutés lors de la visite récente en République Dominicaine d’un haut responsable du Ministre de l’Environnement Haïtien, Jean-François Thomas qui s’est entretenu avec Ernesto Reyna, Ministre de l’Environnement de la République Dominicaine et le colonel Rubén Agustín Tiburcio Veloz, directeur du Service National de Protection Environnemental (SENPA).
Les deux parties ont reconnu le problème environnemental que représente la production de charbon de bois dans la zone frontalière, car même si la consommation est faite du côté haïtien, la production est faite en République voisine, causant un défrichement conséquent des forêts. Ils se sont mis d’accord pour effectuer des visites régulières aux points de surveillance en République Dominicaine pour mettre en œuvre des programmes similaires en Haïti.
M. Thomas a participé à des séances de travail avec des techniciens locaux de l’environnement et a qualifié d’étonnante les réalisations faites en termes de reforestation et de protection des espèces endémiques.
S/ HaïtiLibre

Haïti-Japon :

Don de 4,7 millions de dollars américains en faveur du secteur agricole

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] — L’ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami, et le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, ont procédé, le mardi 20 décembre, à la signature de deux accords – l’un par échange de notes, l’autre sur un don en espèces – à Port-au-Prince.

Évalué à 370 millions de yen japonais (4,7 millions de dollars américains) [ US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], le don japonais vise à aider le secteur agricole, affecté par le séisme du 12 janvier 2010, informent les signataires.

« Ce fonds, fourni à Haïti par le gouvernement japonais, permettra aux autorités haïtiennes d’acheter des engrais et intrants agricoles pour soutenir les agriculteurs défavorisés qui évoluent dans les milieux ruraux », indique Kentaro Minami.

Le secrétaire d’État à la production végétale, Fresner Dorcin, qui assistait à la signature des accords à la Chancellerie, promet que ces derniers contribueront « à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs haïtiens qui ont été victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010. »

« Les dix départements géographiques du pays seront touchés par cet accord. Certainement, il y aura des zones prioritaires dépendamment de leur capacité de production », assure Dorcin.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, et le directeur représentant de l’agence japonaise de coopération internationale, Ozawa Shoji, disent espérer que ces accords puissent permettre, non seulement l’amélioration de la qualité de produits des agriculteurs mais aussi d’accroitre le rendement de leurs plantations, et la sécurité alimentaire.

Les agriculteurs pourront se procurer les intrants et engrais agricoles à prix réduits, selon les autorités. Ces produits seront confiés au Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).

Les planteurs font face généralement à de nombreux défis, notamment l’accès aux intrants chimiques, qui conduit parfois à des frictions.

Des organisations paysannes dénoncent périodiquement un trafic de l’engrais destiné aux petits agriculteurs.

L’agriculture reste la base de la vie économique haïtienne. Plus de la moitié de la population dépend de ce secteur pourtant en baisse depuis les 5 dernières décennies. [sfd apr 21/12/2011 08:20]

La face cachée de l’autre Haïti

Retour sur la 23e Conférence annuelle de HSA

mercredi 21 décembre 2011

Par Dieulermesson Petit Frère, M.A

Tenue du 10 au 12 novembre 2011 à University of the West Indies en Jamaïque, la 23e conférence annuelle de l’Association des Etudes Haïtiennes (HSA, Haitian Studies Association) a eu un immense succès. Riche en réflexions et discussions portant sur la problématique haïtienne, elle a réuni toute une pléiade de chercheurs haïtiens et étrangers. Les travaux présentés ont été, en grande partie, de haute qualité. Toutes disciplines confondues (histoire, économie, littérature, politique etc…). Des figures emblématiques des mondes universitaires et littéraires haïtiens ont pris part à ce grand rendez-vous annuel.

En effet, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 11 novembre 2011à l’auditorium et centre de lecture Neville Hall avec les propos du professeur Nigel Harris, vice-chancelier de l’Université, l’Honorable professeur Gordon Shirley, Présidente de l’Université et le Professeur WaibiniteWariboko, doyen de la Faculté des Sciences Humaines et de l’éducation. A suivi l’intervention de l’ambassadeur Reginald Dumas, conseiller spécial sur Haiti de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. Il a présenté un exposé sur la situation d’Haïti tout en évoquant les riches potentialités du pays. Selon l’ambassadeur, Haïti est un pays qui dispose d’une variété de compétences et de ressources naturelles qui sont mal exploitées.

‘‘Compte tenu de sa position géographique dans la caraïbe, Haïti dispose d’une richesse étonnante’’, a-t-il dit. M. Dumas a tenu à mettre en valeur les côtés positifs du pays en mettant en relief sa culture, sa cuisine et surtout le vaudou qui représente, à ses yeux, un élément important de sa richesse. Il invite les haïtiens à œuvrer dans le sens des intérêts communs par le biais d’un pacte de vouloir vivre ensemble en vue de changer l’image du pays et inventer un avenir meilleur à la population.

D’autres panels, une trentaine environ, tout aussi intéressants, avec des réflexions très poussées, ont suivi. Si certains panelistes ont évoqué la nécessité d’inventer un avenir meilleur à ce pays qui leur est sien, d’autres ont compris l’urgence de véhiculer des valeurs citoyennes devant produire un autre type d’Haïtien. Un type d’Haïtien qui comprendra la nécessité d’aimer le pays et de travailler pour son progrès, son développement durable. S’inspirer du passé –en prenant ce qu’il y a de meilleur- pour réinventer l’avenir.

Les sujets portaient sur la littérature, la politique, l’économie, l’éducation. Pour ne citer que ceux-là. L’éducation a été l’un des sujets le plus épuisé. La romancière haïtienne, Yanick Lahens, invitée d’honneur de cette conférence et récipiendaire du Prix d’Excellence de HSA pour son œuvre, a présenté un brillant exposé sur son rapport avec l’écriture. La lecture des textes de Marie Chauvet et la publication de son premier essai [1] sont, dit-elle, deux évènements qui l’ont amenée à l’écriture.

D’un autre côté, la romancière a exprimé sa position sur l’avenir du pays et fustigé ceux qui croient qu’Haïti est condamnée à être réduite à une peau de chagrin. ‘‘Il faut cesser de répéter qu’il n’y a en Haïti que des incompétents et des corrompus. Il y a aussi de la communauté internationale qui le sont’’, a-t-elle dit avant de conclure en ces termes : ‘‘Nous ne méritons pas les dirigeants et les amis étrangers que nous avons’’.

Jocelyne Trouillot a, pour sa part, présenté un état des lieux de la situation de l’enseignement supérieur en Haïti tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels le pays doit faire face. L’éducatrice appelle à un changement du système éducatif et opte pour un enseignement en langue maternelle. Consciente du manque de moyens et de matériels adéquats, elle croit, toutefois, que l’université doit, en tout premier lieu, former le citoyen haïtien et non un professionnel. Selon elle, l’université doit remplir sa triple vocation à savoir la formation, la recherche et le service à la communauté. Autrement dit, l’université doit pouvoir répondre aux besoins locaux.

Le professeur Ronald Jean Jacques, membre de la commission de réforme de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a abondé dans le même sens en présentant les grandes lignes de sa « petite réforme » (le pourquoi et le comment) qui devrait toucher le public comme le privé. Avec un objectif de 100 professeurs à temps plein et 22.000 étudiants et un budget de 500 millions de gourdes pour l’année 2010-2011, soit 30.000 gourdes pour la formation de chaque étudiant, l’UEH, aujourd’hui, n’est pas rentable, pas efficace. Selon lui, l’Etat a pour obligation d’investir dans l’enseignement supérieur pour mieux l’organiser et le rendre performant avec la mise en place de programmes de formations standard.

Le psychologue-professeur a, entre autres, fait savoir que la réforme de l’UEH doit viser la réorganisation des cursus académiques et permettre d’offrir des services de recherches et d’extension universitaire. Elle doit aussi permettre de définir des opportunités, frayer une expertise particulière dans les domaines clés et mettre en place une pensée sociale haïtienne. Aussi prévoit-il dans son document une faculté d’étude générale devant compléter les défaillances des bacheliers, la formation massive des professeurs et la disponibilité de services pour les étudiants tels que : bibliothèques, laboratoires, cafeterias, et une gestion responsable et transparente des ressources disponibles.

Une fois de plus, Haïti a été au cœur de toutes les discussions et réflexions qui ont marqué la 23e conférence de HSA. Les leçons tirées devraient contribuer à jouer un rôle déterminant dans le processus de re-construction d’Haïti sur les plans individuel, institutionnel, organisationnel et gouvernemental. Haïti occupe une place importante dans la Caraïbe compte tenu de sa position géographique et stratégique. Il est à souhaiter que de pareilles idées trouvent une petite place dans l’agenda des bâtisseurs et con-structeurs de la nouvelle Haiti.

[1] Yanick Lahens, L’exil : entre l’ancrage et la fuite, éditions Henri Deschamps

« Noël de solidarité » de Michel Martelly

Sur un air de « Sweet Micky », le Président de la république, omniprésent et élevé au rang de « bon papa » comme autrefois, a personnellement participé mardi soir au Champ de Mars à la distribution de véhicules, de cadeaux et d’enveloppes contenant une somme de 1.000 gourdes

Publié le mardi 20 décembre 2011

Le Président Michel Martelly a procédé mardi soir à une distribution de cadeaux et d’argent devant plusieurs milliers de personnes rassemblées au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince), lors d’un véritable festival digne des années de « Sweet Micky », le nom de scène de l’ancien chanteur de Compas aujourd’hui au pouvoir.

En agitation constante sur un podium érigé à la hâte à proximité du Palais National, le chef de l’Etat, dégoulinant de sueur, a réalisé les numéros les plus facétieux pour galvaniser les spectateurs et sélectionner selon ses caprices les bénéficiaires.

Aux côtés de Martelly se trouvaient notamment son proche conseiller Ronald « Roro » Nelson, fraîchement rentré des Etats-Unis où il a eu des démêlés avec la justice, le Sénateur Michel Clérié, l’ancien footballeur international Nono Jean-Baptiste dit « Ze Nono ». On remarquait aussi plusieurs représentants de la presse, le PDG de Radio-Télé Ginen, Jean Lucien Borge, et ses collaborateurs Anthony Pascal surnommé Konpè Filo et Sony Zulérion alias « Sony Bèl Anfòm » de même que les commentateurs Konpè Mòlòskòt et Muraille Jéricho.

Ces derniers ont été tour à tour invités à désigner les potentiels gagnants au milieu d’une foule composée de ceux et celles qui, pour se faire remarquer et avoir droit à un cadeau, n’hésitaient pas à brandir des objets hétéroclites et à encenser Michel Martelly présenté par une pancarte comme un « Papa bon cœur ».

Après avoir fait don d’un certain nombre de motocyclettes, le Président qui -à un certain moment avait une serviette blanche sur la tête et les yeux bandés afin de choisir lui-même ses finalistes- a remis à une dame les clés d’un pick-up double cabine flambant neuf.

Michel Martelly s’est réjoui de pouvoir procurer un sentiment de bien-être à un peuple qui, dit-il, a « toujours été maltraité ».

Ironie du sort, auparavant, beaucoup de spectateurs, souvent brutalisés par des policiers armés de matraques et de boucliers, avaient pu retirer chacun une enveloppe contenant mille gourdes.

Il est à noter que les cadeaux et les enveloppes étaient étalés dans la rue, à même le sol, avant de trouver leurs destinataires.

S’inscrivant dans le cadre de la « noël de solidarité » décrétée par le gouvernement Martelly/Conille, la soirée s’est terminée au Champ de Mars avec les prestations des groupes T-Vice et RAM.

Un montant de 400 millions de gourdes (environ 10 millions de dollars) provenant du trésor public a été décaissé pour financer diverses activités durant les fêtes de fin d’année incluant des travaux d’assainissement et les fameux bouillons populaires.

Les parlementaires ont diversement accueilli cette initiative de l’Exécutif qui offre quotidiennement au chef de l’Etat et à son épouse, Sophia Martelly, l’opportunité d’être en permanence sous les projecteurs des médias. Comme s’ils repartaient en campagne, sept mois seulement après leur arrivée au Palais. spp/Radio Kiskeya

 

mardi 20 décembre 2011

20 Déc

Le CARLI indigné de voir le dictateur Duvalier pris comme modèle par des étudiants en droit

P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] — Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) s’indigne et dénonce le « comportement scandaleux » du décanat de la faculté de droit des Gonaïves (nord) et des étudiants finissants qui ont fait choix du dictateur Jean-Claude Duvalier comme « parrain de promotion », d’après une note transmise à AlterPresse, ce 19 décembre 2011.

Cet acte vise « à réhabiliter l’ancien dictateur » et « constitue, à bien des égards, un affront et un avilissement pour les milliers de compatriotes qui ont connu les atrocités du régime des Duvalier », selon la note du CARLI.

Le dictateur a été choisi comme « parrain » de la promotion sortante Robert Blanc de la faculté de droit des Gonaïves. La cérémonie de graduation a eu lieu le vendredi 16 décembre 2011 dans la ville des Gonaïves.

Dans son allocution de circonstance, Jean-Claude Duvalier, en exprimant sa reconnaissance envers les étudiants, a qualifié son choix de « parrain de promotion » de « geste courageux et réfléchi. »

Joseph Mécène Jean-Louis est le doyen de l’école de droit et des sciences économiques des Gonaïves depuis la mort de l’avocat Hugues Saint-Pierre en 2007.

« Comment des étudiants en droit, des responsables de faculté de droit peuvent-ils ignorer les principes élémentaires en matière de droits humains et vouloir du même coup institutionnaliser l’impunité à l’instar de nos dirigeants politiques ? » se questionne l’avocat Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI.

Lors de son discours, Duvalier ne s’est pas gêné pour saluer la mémoire de jeunes assassinés par son régime.

« En effet, je pense à Jean-Robert Cius, Michelson Michel et Daniel Israel tombés presqu’au seuil de l’adolescence. Souffrez un instant que je vous demande d’observer avec moi une minute de recueillement en leur mémoire », a déclaré le dictateur dans un élan lyrique.

Pour Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI, cet acte « est insultant et provocateur ».

« Comment peut-il se recueillir à la mémoire des victimes alors que les auteurs de ce triple assassinat travaillaient à la solde de son régime et en conséquence il était responsable pénalement ? », s’interroge le CARLI.

L’assassinat, en novembre 1985, de ces trois élèves par les hommes de Duvalier aux Gonaives a donné le coup d’envoi d’une série de manifestations qui ont abouti au renversement de « Baby doc » et son départ pour l’exil le 7 février 1986.

Depuis son retour en Haïti, le 16 janvier 2011, plusieurs voix nationales et internationales se sont élevées pour réclamer le jugement de l’ancien président auto-proclamé à vie pour détournements et vols de fonds publics ainsi que crimes contre l’humanité.

« Les crimes contre l’humanité caractérisés par des cas de disparitions, de tortures, de viols, d’exécutions sommaires constituent des crimes internationaux et sont imprescriptibles », rappelle le CARLI.

Depuis le 24 mars 2011, le dictateur Jean Claude Duvalier avait été assigné à résidence. Cette décision de justice prise par le juge Carvès Jean limitait les déplacements de « Baby doc » à la capitale et ce dernier ne pouvait recevoir chez lui qu’à des heures précises.

Cent cinquante-cinq kilomètres séparent la ville des Gonaïves de Port-au-Prince. [efd kft gp apr 19/12/2011 14:00]

Fin du procès des policiers accusés d’avoir tués des prisonniers aux Cayes … et le juge “disparait” …

imageLe verdict du procès, des policiers accusés d’avoir assassiné des détenus lors d’une tentative d’évasion de la prison civile des Cayes n’est toujours pas connu, Plusieurs jours après la fin des audiences.
Le procès s’est achevé mercredi dernier et selon la loi pénale, le verdict doit être annoncé dans les 72 heures qui suivent sa tenue.
Selon l’agence Associated Press, le juge, Ezekiel Vaval, en charge de l’affaire devait se rendre à New York durant le week-end afin de rédiger le verdict. Il avait indiqué craindre pour sa vie s’il demeurait en Haïti. On est depuis lors sans nouvelle.
Rappelons que 32 policiers sont accusés d’avoir abattu une dizaine de prisonnier le 19 janvier 2010 alors que ceux-ci tentaient de s’évader.
Soulignons que 21 agents sont toujours en cavale et n’ont donc pas participé au procès.
EJ/Radio Métropole Haïti

Projet de libre échange entre Haïti et la République dominicaine

20/12/2011 07:06:00 Auteur(e) La Redaction

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Le ministère dominicain du commerce et de l’industrie a laissé entendre dimanche qu’Haïtiens et Dominicains se préparent à débattre en 2012  du dossier du marché libre  entre Haïti et la République Dominicaine.
Des sénateurs de six provinces frontalières ont récemment soumis au congrès dominicain une proposition de résolution concernant la signature d’un traité de libre commerce entre les deux pays.
Le document conçu par le représentant d’Elias Piñas, Adriano Sanchez Roa, a estimé que les conditions sont reunies  pour initier le flux ouvert de biens et de services de produits sur l’île.

Ledit document invite le pouvoir exécutif dominicain à mener les actions susceptibles de permettre aux autorités des deux pays de mettre sur pied le projet qui
profitera d’abord aux producteurs et consommateurs dominicains et haïtiens.
"Nous pourrions nous convertir en premier partenaire commercial d’Haïti et profiter du marché haïtien de9.800 000 habitants.", a indiqué Adriano Sanchez Roa, precisant que pour le moment, le projet est à une phase d’analyse avant les recommandations des spécialistes du ministère des relations extérieures dont le Sénat a sollicité la collaboration.
Selon ds informations, le président de la commission des affaires étrangères du Sénat dominicain, a présenté le projet de résolution à un groupe de sénateurs haïtiens qui étaient récement en visite au congrès dominicain.
Il  a donné l’assurance à ses homologue haïtiens que le document sera présenté au président dominicain Leonel Fernandez accompagné de chacun des critères techniques qu’une relation de libre commerce doit contenir.

AHP

Martelly inaugure la salle de départ de l’Aéroport international Toussaint Louverture

20/12/2011 09:06:45

Haïti - Aéroport : Martelly inaugure la salle de départ de l'Aéroport international Toussaint LouvertureHier lundi, le Président de la République, Michel Martelly, a inauguré, la salle de départ de l’Aéroport international Toussaint Louverture, complètement rénovée dans le cadre des travaux de réhabilitation effectués dans cette institution publique et dont le financement est consenti par l’État haïtien à hauteur de 4,3 millions de dollars.
"…je n’ai pas besoin de vous dire combien je suis fier de vous, vous ne travaillez pas parce qu’il n’y a pas de travail, mais vous pouvez travailler vous savez travailler […] je voudrais dire à tout les ouvriers qui ont travaillé sur ce chantier, au chef de Panexus, à Miyamoto… je veux vous dire que le pays est fier de vous…" a déclaré à l’occasion Michel Martelly.
Cette cérémonie qui s’est déroulée en présence, entre autres, de la Ministre du Tourisme, Mme Stéphanie Balmir Villedrouin, du Sénateur du Centre, M. Desra Simon Dieuseul et du Maire de la commune de Delmas, M. Wilson Jeudy, a été l’occasion pour le Chef de l’État de vanter la qualité de l’ouvrage remis par les responsables des compagnies en charge du chantier. Il a particulièrement remercié les ouvriers, présents en grand nombre pour la circonstance, qui ont mis leur savoir-faire au service de la reconstruction de leur pays.

Le Président Martelly qui promet aussi d’étendre ces travaux de réhabilitation au Commissariat de Police de l’Aéroport qualifie de symbolique l’achèvement de la première phase du projet qui doit déboucher sur un bâtiment moderne devant faire la fierté de chaque haïtien. « La qualité de ce travail prouve effectivement que nous pouvons faire de grandes choses avec nos propres moyens », s’est réjoui le Président de la République.
Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-4219-haiti-reconstruction-plus-de-4-millions-de-dollars-de-travaux-a-l-aeroport-international.html
HL/ HaïtiLibre

EDH : 40 ans après, une entreprise techniquement en faillite

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] — Le nouveau directeur général de l’Electricité d’Etat d’Haïti, Garry Valdemar, declare que l’entreprise qu’il dirige est techniquement en faillite quarante ans après sa création.

L’EDH, devenue de façon juridique un organisme d’Etat à caractère commercial et industriel à partir du décret du 9 août 1971, a été créée avec l’objectif de produire, transporter, distribuer et commercialiser l’électricité à travers le pays.

« Cette entreprise fournit en moyenne 16 à 17 heures d’électricité par jour, pourtant sur le plan financier la situation est catastrophique. Pour l’exercice qui vient de prendre fin le 30 septembre de l’année 2011 les pertes sont énormes pour l’entreprise », explique le directeur Garry Valdemar, lors d’une conférence de presse le 19 décembre.

L’EDH avait démarré avec un seul central hydro-électrique, le lac artificiel de Péligre qui fournissait de l’énergie pour tout le pays, soit en moyenne 54 mégawatts d’électricité par jour. Mais depuis les deux dernières décennies la consommation en électricité de la population tend à augmenter.

Pour répondre à la demande grandissante, les responsables de l’EDH se sont tournés vers des fournisseurs d’énergie locaux, à l’image de Epower et la Sogener.

« Le revenu de l’EDH atteint près de 6 millions de dollars américains par mois alors que les dépenses gravitent autour de 17 millions de dollars américains par mois, ce qui représente près de 11 millions de dollars de déficits [mensuels] pour l’entreprise », poursuit Valdemar.

« Généralement c’est le trésor public qui permet à l’EDH d’absorber ses pertes. Car, dans l’exercice récent, le trésor public a comblé le déficit de l’EDH à hauteur de 3.6 milliards de gourdes, ce qui représente 90 millions de dollars américains », ajoute-t-il.

Garry Valdemar annonce pour cela diverses mesures visant notamment à traquer la corruption au sein de l’administration de l’EDH.

La réhabilitation de lignes d’alimentation ciblées en distribution, la mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre la fraude, l’amélioration des systèmes de gestion commerciale, financière et technique, des processus d’approvisionnement, et l’amélioration et la mise en application des politiques et procédures financières, sont autant d’actions prévues, selon Valdemar. [jep kft gp apr 20/12/11 09:15]

 

lundi 19 décembre 2011

19 Déc

Propos de Garry Conille à Varsovie

19/12/2011 11:09:11

Haïti - Politique : Propos de Garry Conille à VarsovieLe Premier Ministre, le Dr Garry Conille qui participait aux Journées Européennes du Développement (JED) les 15 et 16 décembre derniers à Varsovie en Pologne, a souhaité que « les bailleurs ne ménagent pas leurs efforts pour transférer leurs responsabilités de gestion de l’aide, aux autorités, en particulier aux institutions du secteur public et que des indicateurs spécifiques du succès de ces transferts, soient développés à cet effet » ajoutant «… il nous apparait opportun et crucial, pour conserver le momentum des changements entreprit vers une réelle refondation du pays, de proposer une réorientation qualitative, de la façon dont l’aide extérieur est fournie. Bien entendu cette autorité réaffirmée, ne peut se contenter de déclaration d’intention sans moyens et de la répétition de concepts abstraits. Elle doit se traduire par des actions concrètes et suivies et accompagnée de compétences appropriées pour s’ériger en véritable leadership, afin qu’un véritable partenariat, entre le gouvernement et les bailleurs puisse s’instaurer.
L’aide à Haïti à triplée entre 2009 et 2010. L’aide des bailleurs bilatéraux et multilatéraux demeurent une source beaucoup plus importante que les recettes internes du gouvernement haïtien, approximativement 130% en 2009 et à cause du séisme, ce pourcentage est estimé à environ 400% après 2010.
Environ 99% de l’aide d’urgence post-sèisme a été décaissée vers des agences humanitaires non-étatique y comprit des ONG et des contractants privés. 57% de l’aide à la reconstruction a été acheminée directement vers des acteurs non-étatiques alors que seulement 12% a été canalisée directement au gouvernement en utilisant des systèmes nationaux… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4487-haiti-politique-le-premier-ministre-participera-aux-jed.html
PI/ HaïtiLibre

Recensement des haïtiens en République Dominicaine…

19/12/2011 07:26:22

Haïti - Social : Recensement des haïtiens en République Dominicaine...

Le gouvernement Dominicain a annoncé qu’il entendait réaliser le recensement de tous les immigrants étrangers, notamment des Haïtiens clandestins présent sur le territoire dominicain.
Temistocles Montas, le Ministre de l’Economie, a expliqué lors d’une conférence de presse, que l’étude cherchera à comprendre les caractéristiques démographiques des immigrants, les activités économiques auxquelles ils se livrent et leur contribution sociale au développement national.
Paul Tactuk, le Directeur de l’Office National des Statistiques, a expliqué que l’étude coûtera 1,4 millions de dollars et commencera en Juin 2012 avec la participation d’organisations internationales et le soutien financier de l’Union européenne.
Irène Horejs, Ambassadrice de l’Union européenne, a précisé qu’en Europe « nous savons comment la question de l’immigration est délicate », insistant sur la nécessité de connaître de manière objective la politique de migration de la République Dominicaine sur des bases rationnelles.
Selon les estimations de l’ONU, entre 600.000 et un million d’immigrants en provenance d’Haïti, vivent illégalement en République Dominicaine, où ils travaillent principalement dans la construction ou comme vendeurs de rue.
Aucun des recensements de la population menée en République dominicaine, n’a jusqu’à présent, quantifié le nombre d’immigrants légaux et illégaux.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3061-haiti-politique-la-commission-mixte-attend-la-ratification-du-premier-ministre-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-2912-haiti-social6-243-haitiens-sans-document-ont-ete-rapatries-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2587-haiti-social-fausses-meres-pour-vrais-certificats-de-naissance.html
http://www.haitilibre.com/article-2026-haiti-social-l-immigration-une-situation-delicate-qui-doit-etre-manipulee-avec-precaution.html
http://www.haitilibre.com/article-1007-haiti-social-l-etat-dominicain-le-plus-gros-employeurs-de-clandestins.html
http://www.haitilibre.com/article-771-haiti-republique-dominicaine-une-cohabitation-fragile-et-dangereuse.html
S/ HaïtiLibre

Lionel Jospin encourage l’élaboration d’un pacte de gouvernabilité

imageL’ancien Premier Ministre français Lionel Jospin entame sa troisième visite en Haïti dans le cadre du projet du club de Madrid. Il est visiblement enthousiasmé par les résultats obtenus même s’il est conscient de l’ampleur de la tache.
M. Jospin cite d’abord les acteurs et les autorités haïtiennes comme les principaux auteurs des progrès enregistrés au cours de ces dernières années. Toutefois il signale que l’apport de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) et de la communauté internationale est très significatif. Il y a eu des progrès considérables mais les défis sont immenses, insiste M. Jospin plaidant pour une intensification des efforts de tous les acteurs.
Pour la 6 eme mission du club de Madrid en Haïti, M. Jospin se propose d’encourager les acteurs haïtiens à élaborer un pacte de gouvernabilité. Evitant de se présenter en donneur de leçon, l’ex chef du gouvernement français ( 1997- 2002) signale que l’idée avait été avancée par les leaders haïtiens. " Nous aidons par le dialogue à une idée qu’eux-mêmes vont diriger et mettre en œuvre explique t-il.
Attirant l’attention sur l’ampleur de la catastrophe du 12 janvier 2010, M. Jospin a soutenu que les consensus politiques prouvent la détermination des acteurs à travailler ensemble. Dans une interview a radio Métropole, il fait remarquer que les différentes délégations du club de Madrid ont eu des rencontres avec les acteurs de la vie politique, sociale et culturelle haïtienne.
Pour cette visite, M. Jospin sera en compagnie de trois anciens présidents latino-américains. Les anciens présidents Ricardo Lagos du Chili (2000-2006), Jorge Fernando Quiroga Ramírez de la Bolivie (2001-2002), Martín Erasto Torrijos Espino du Panama (2004-2009), sont membres de la sixième mission du club de Madrid qui entre dans le cadre du projet « Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti » appuyé financièrement par l’Union Européenne.
LLM / radio Métropole Haïti

Main mise sur le projet de construction de l’Université « Roi Henri Christophe » à Limonade (nord), selon Fritz Deshommes

19/12/2011 02:01:00 Auteur(e) La Redaction

image                 Université Roi Henri CHristophe

Le vice-recteur sortant à la recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes a révélé samedi que le projet  de  construction de l’Université « Roi Henri Christophe »  à Limonade (nord), a fait l’objet de main mise de la part de politiciens haïtiens et des dominicains  qui le financent.
Candidat à sa succession aux élections pour le renouvellement du conseil exécutif de l’UEH prévues le 3 février 2012, M Deshommes a indiqué que le rectorat de l’UEH a été, à un certain moment, totalement écarté des démarches de la construction de cette nouvelle entité de l’UEH.

Il a expliqué que le choix de la région nord pour l’implantation de ce campus, a été fait par le rectorat et se situe dans le cadre d’un plan stratégique d’action visant à décentraliser la formation universitaire.
Présentant la gestion de l’Université d’Etat d’Haïti comme une lutte permanente.Fritz Deshommes a fait savoir qu’il  a fallu se battre pour convaincre les présidents  haïtien et dominicain René Préval et Léonel Fernández d’ agréer cette proposition », déplorant au passage  la sous- exploitation  du terrain des 30 hectares consacrés au campus.
Des capois ont récemment dénoncé l’utilisation peu rationnelle du site dédié à cette université dont l’inauguration est prévue le 12 janvier. Des membres du conseil de l’université se sont plaints, quant à eux de l’opacité  des démarches entourant cette construction.
« Nous ne sommes même pas au courant des prévisions concernant les filières de formation, a déclaré un professeur de la Faculté des Sciences Humaines.

A ce sujet, le  vice recteur a  informé que le conseil exécutif de l’UEH a commandité une étude sur les besoins de développement de la région Nord. « C’est sur la base de cette étude que nous déciderons  des formations à offrir », a-t-il souligné, rappelant que le développement de l’université doit répondre aux nécessités de développement des régions du pays.
L’université Roi Henri Christophe ouvrira ses portes à partir du mois d’octobre 2012, selon le vice-recteur Deshommes qui n’a pas écarté la possibilité que des activités « marginales » soient organisées sur le campus, entretemps.
La grande majorité des onze entités de l’université d’Etat d’Haïti à Port-au-Prince  fonctionne dans des conditions déplorables près de deux ans après  le séisme de janvier 2010 qui a couté la vie de très nombreux étudiants, professeurs et autres membres  de son personnel d’administration et détruit ou gravement endommagé leurs bâtiments.

AHP

Haïti – Éducation :

Une aide financière pour les étudiants haïtiens au Bénin

18/12/2011 09:04:16

Haïti - Éducation : Une aide financière pour les étudiants haïtiens au BéninLaurent Lamothe, le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, informe avoir adopté toutes les dispositions administratives nécessaires pour envoyer une aide financière aux étudiants haïtiens ayant bénéficié de bourses offertes par le Bénin et qui sont en difficulté depuis quelques jours, suite à un retard du support financier offert par la République sœur du Bénin.
Le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes supporte l’accord d’aide signé par un autre Ministère haïtien avec le Gouvernement du Bénin qui s’est engagé, dans le cadre de bourses d’études complètes, à fournir toute l’assistance nécessaire à ces jeunes, en quête d’une formation universitaire en terre africaine.
Le Ministre Lamothe, signale, par la même occasion, que le Bénin, après le 12 Janvier 2010, avait observé 3 jours de deuil national et fait don de 300 millions de francs CFA [600,000 dollars américains] au peuple haïtien en vue d’enterrer ses morts. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques dans les domaines culturels, éducatifs et religieux. De plus, il existe un jumelage au niveau des musées d’Ethnologie de Porto Novo du Bénin et le Bureau d’Ethnologie d’Haïti.
Le Chancelier Lamothe remercie son homologue, le Ministre béninois des Affaires Etrangères, M. Jean Marie Ehuzu, pour avoir favorisé l’accès à l’enseignement supérieur aux étudiants haïtiens dans le cadre de cette coopération Sud-Sud. Le Ministre Lamothe rappelle toutefois que les 110 premiers étudiants qui sont arrivés au Bénin pour une période de 36 mois, sont censés, selon l’Accord bilatéral, « effectuer des études supérieures au Bénin dans de bonnes conditions ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2042-haiti-education-278-etudiants-haitiens-dans-les-universites-africaines.html
http://www.haitilibre.com/article-1994-haiti-benin-110-haitiens-boursiers-feront-leurs-etudes-au-benin.html
HL/ HaïtiLibre

Haïti – Social :

Michel Martelly à Port-de-Paix à l’occasion de la Noël

18/12/2011 11:29:52

Haïti - Social : Michel Martelly à Port-de-Paix à l'occasion de la NoëlMichel Martelly, le Président de la République, s’est rendu ce samedi 17 décembre 2011 à Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest, où il a été accueilli chaleureusement par le Délégué départemental, M. Emmanuel Remy, le Secrétaire général des Ministres, M. Enex Jean-Charles, le Maire Salvador Guillet ainsi que la population en général.
Une fois descendu de l’hélicoptère, le Chef de l’État a clairement expliqué aux journalistes que sa visite dans le chef-lieu de ce département, à l’occasion des fêtes de fin d’année, témoignait une fois de plus de son attachement au peuple haïtien. Le Président Martelly a ensuite pris à pied la direction du centre ville où il a rendu visite aux marchands et marchandes du Marché public de la rue du Quai. La joie et la satisfaction étaient visibles sur le visage de ces derniers. Après avoir parcouru plusieurs rues, le Président de la République s’est rendu à l’Evêché de Port-de-Paix où il s’est entretenu avec Mgr Pierre Antoine Paulo.
Sur la place publique, où des milliers de citoyens s’étaient réunis, le Chef de l’État a procédé à une distribution de cadeaux incluant des motocyclettes et des jouets.
A l’occasion d’un dîner offert en son honneur à la salle paroissiale, le Président de la République a demandé aux autorités locales d’acheminer les revendications de la population du Nord-Ouest au pouvoir central pour suivis nécessaires. "Finis les beaux discours. Il faut désormais poser des actions concrètes !", a martelé le Président Martelly, incitant les responsables de Port-de-Paix à jouer efficacement leur partition dans le développement de la région où des travaux d’infrastructure et d’assainissement sont en cours.

Le Chef de l’État a annoncé, par ailleurs, la construction du marché public de la rue du Quai et d’un grand hôpital dont la cérémonie de la pose de la première pierre est prévue en janvier prochain.
Avant de retourner à Port-au-Prince, le Président de la République, qui se rendra dans plusieurs autres villes de province avant la Noël, a réitéré son engagement de travailler sans relâche afin de changer les conditions de vie du peuple haïtien.
Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-4509-haiti-social-messages-des-eveques-d-haiti-tous-ne-sera-pas-un-cadeau.html
http://www.haitilibre.com/article-4489-haiti-social-10-millions-de-dollars-pour-les-festivites-de-fin-d-annee.html
S/ HaïtiLibre

Vers un « nouveau consensus politique » sous le « haut patronage » du Club de Madrid

Consensus : par qui et comment et pour combien de temps ?

Publié le dimanche 18 décembre 2011

La saison de Noel, époque traditionnelle de trêve, est hautement favorable à l’initiative du Club de Madrid de tenter d’amener les haïtiens à un consensus politique devant amener la stabilité et le progrès.

Les secteurs politiques sont donc invités à un « woumble » autour de la question à l’issue duquel l’engagement devrait être pris en vue de l’éventuelle conclusion d’un pacte de « vivre ensemble » en dépit des divergences et des contentieux historiques.

Des questions devraient être cependant préalablement réglées, telles :

- La représentativité et l’importance des partis et organisations politiques qui se réuniront. Car, l’on doit bien savoir qui est en mesure de parler et de prendre des engagements au nom de qui. Pas mal d’engagements ont été pris dans le passé. L’expérience a prouvé qu’ils ne concernaient que leurs auteurs et leurs signataires.

Certains dirigeants d’organisations et de partis politiques n’exercent d’ailleurs aucun leadership dans leur propre camp. Et, bien souvent, il s’agit de particules et non de partis. Il y a même des partis dont l’unique membre est le dirigeant lui-même. Pas même son épouse et ses enfants n’en font partie.

Il y a, de surcroit, de sérieuses dissensions au sein des partis et des organisations politiques. On a l’exemple de la plateforme politique Alternative en passe d’exploser en raison de profondes divergences entre ses composantes.

Qui déterminera, à la table du Club de Madrid, qui doit y être vraiment, pouvant véritablement contribuer à l’élaboration d’un consensus politique en Haïti ?

- Comment impliquer une population telle que celle d’Haïti, imprévisible parce que désorganisée, non encadrée, dans une dynamique de consensus politique ? La population haïtienne, telle qu’elle est aujourd’hui, peut se mobiliser spontanément pour défendre des causes qu’elle ignore, à l’instigation de leaders autoproclamés ? A quoi sert, dans un tel contexte, un accord entre des entités politiques qui n’ont aucune prise sur la population ?

- Il faudrait, pour aboutir à un réel consensus, convenir en toute bonne foi que la question du consensus politique en Haïti est loin de concerner uniquement la classe politique à proprement parler. Des forces existent qui déterminent la donne politique en Haïti.

D’abord, sans vouloir parler de corde dans la maison du pendu (en référence au Club de Madrid), il y a l’étranger qui a fini par occuper trop de place. N’est-ce pas, en ce sens, une manifestation supplémentaire de cette prépondérance de l’étranger dans nos affaires que cette initiative du Club de Madrid ? Ne serait-il pas vraiment préférable que, dans ce triste contexte d’occupation qui n’ose se présenter comme telle, ce soit les haïtiens qui s’engagent à chercher le consensus ?

Outre l’étranger, des forces d’argent (haute finance, grand commerce) et des forces occultes tout aussi bien d’argent (trafiquants de tous acabits, contrebandiers) tirent les ficelles, en Haïti. Il va sans dire que de telles forces n’ont aucun intérêt dans la stabilité, à moins que ce soit celle qui garantit leurs privilèges. Elles ne peuvent pas être en faveur de l’instauration d’un Etat de Droit et donc d’un ordre démocratique favorisant la bonne gouvernance, l’éradication de la corruption et l’application scrupuleuse de la Constitution et des Lois.

Quelle capacité des organisations et des partis politiques présents sur la scène à pouvoir contrebalancer la toute puissance et l’omniprésence desdites forces ? Quelle distance des secteurs politiques par rapport à celles-ci ? Les dernières élections ont prouvé comment ces forces s’impliquent de plus en plus dans la question politique, de sorte que celle-ci cesse, progressivement, d’être l’apanage des politiciens professionnels.

Quels représentants des forces d’argent apparemment légales et des forces occultes d’argent et de pouvoir seront à la table du Club de Madrid pour définir les contours du « consensus politique » dont on parle ?

- L’initiative du Club de Madrid bénéficie-t-elle du support du parlement haïtien qui, en tout état de cause, en raison de sa légitimité comme co-dépositaire de la souveraineté nationale, devrait offrir le cadre d’un dialogue orienté vers l’établissement d’un consensus politique ?

- Par rapport à la démarche du Club de Madrid, quid de l’initiative de dialogue national de l’Eglise catholique annoncé par l’Evêque Pierre André Dumas ? Une aussi importante institution nationale est-elle donc prête à renoncer à son projet au profit de celui du Club de Madrid ?

- La dernière considération, et pas la moindre, est une interrogation supplémentaire : les dirigeants politiques invités à la table du Club de Madrid sont-ils prêts à découvrir, finalement, le sens et l’importance de la parole donnée ? Respecteront-ils l’engagement qu’ils auront éventuellement pris et sont-ils prêts à le défendre au-delà des divergences et des situations politiques qui, dans la plupart des cas, menacent les équilibres atteints et remettent toujours le compteur à zéro ?

Marvel DANDIN

Carl Braun rêve de révolution

18/12/2011 09:58:00 Auteur(e) La Redaction

image President Martelly, Msgr Poulard et Carl Braun

Carl Braun rêve de révolution. Celle de la croissance économique. Durable. Soutenable. « Il faut avoir 8,9, 10 % de croissance par an pour parvenir à donner du travail aux jeunes », confie Carl Braun, P.D.G de la Unibank, première banque du pays en capital, actifs, dépôts totaux, crédit, rentabilité et nombre de clients»… « Cette croissance économique ne se fera pas avec une baguette magique », prévient ce pionnier du secteur bancaire privé, précis comme un chirurgien en ciblant les défis à relever, les obstacles à surmonter, lors d’une longue interview accordé à Magik 9 ce vendredi.
« Il faut changer les lois qui méritent de l’être, changer notre réflexion sur l’action du secteur privé, permettre l’accumulation des investissements », détaille Carl Braun, très intéressé au vote de la proposition de loi du sénateur Youri Latortue sur la formalisation des actifs informels. Cette proposition de loi sera, soutient le banquier, une grande contribution à une révolution de la croissance, car ce ne sont pas les grandes fortunes mais les pauvres des zones urbaines qui en profiteront en disposant par exemple d’un titre de propriété susceptible d’être utilisé comme collatéral en vue d’obtenir un prêt.
Emballé par le boom économique que cette proposition de loi pourrait provoquer, Carl Braun ne fonce pas dans le tas n’importe comment, sans ceinture de sécurité, sans pré-requis. Il préconise une collaboration étroite entre l’exécutif, le Parlement et le secteur privé pour définir le modus operandi, l’aspect pratique de l’application de cette législation en vue d’obtenir les résultats escomptés.
Carl Braun, persuasif, insiste aussi sur l’importance du dialogue. Avec l’Etat, avec l’international. Gonflé de récriminations à cause de l’absence d’implication du secteur privé dans la préparation de la conférence sur les investissements les 29 et 30 novembre dernier à Port-au-Prince, Braun croit qu’il faut faire autrement. Il faut un dialogue clair entre les entrepreneurs nationaux et ceux venant de l’étranger pour créer une synergie bonne pour l’économie. « Je suis d’accord pour les investissements directs étrangers, mais ils ne peuvent pas être faits au détriment des investisseurs nationaux », confie Carl Braun, aussi tranchant qu’un couperet.

Dans un plaidoyer en faveur du secteur privé haïtien qui n’a jamais baissé pavillon, ni plié bagage et mis la clé sous la porte en temps de crise, Braun, avec fierté, cite l’exemple de l’entreprise Les Moulins d’Haïti (LMH), un complexe industriel qui vaut au moins 100 millions de dollars. « C’est l’un des plus gros investissements industriels en Haïti. C’est aussi l’un des plus gros investissements faits par des Haitiano-Américains », soutient Carl Braun,qui encourage l’Etat haïtien à étudier des modèles de partenariat avec le privé pour d’autres entreprises publiques certaines en faillite. L’Etat possède 30 % des actions de LMH et a perçu en treize ans plus de 6 milliards de gourdes de taxes et de dividendes, ajoute, très concerné par les fièvres ou les mauvais rhumes de l’économie, comme la question de la «rareté de dollars » ces dernières semaines. « J’ai entendu des gens parler de complot pour ne pas donner de cash. Sincèrement, c’est du pipeau », selon Carl Braun qui qualifie de « malheureux » que des gens pas informés induisent d’autres en erreur en montant en épingle une théorie de conspiration contre les déposants, 2,2 millions en tout dans le système bancaire dont 60 à 65 % sont en dollars us.
« Il n’y a pas de crise de liquidités. Il y avait une rareté de billets cash parce qu’Haïti importe le billet dollar. Et quand la demande augmente, il faut importer », explique et rassure le PDG de la UNIBANK, 900 000 comptes. Cette augmentation de la demande est due à une reprise du taux de croissance l’économie 9 à 10 mois après le séisme du 12 janvier 2010, à la hausse des transferts, à un afflux important d’argent pour les ONG qui font leur payroll en dollars us, explique Braun, élogieux à l’égard de la BRH qui a « réagi correctement » face à la situation en important des billets cash américains et en permettant aux banques commerciales de le faire afin de satisfaire les demandes de leurs clients.
Comme le gouverneur de la BRH, Charles Castel, Carl Braun croit que des efforts devront être faits pour passer du « cash society » à l’utilisation d’autres services Electroniques entre autres. Le banquier qui reconnaît les faiblesses en termes de disponibilité de cartes de crédit et/ou de débit dans tout le pays, revient sur les mesures en cours prises par la BRH et les banques commerciales pour rémêdier à la situation.
Entre-temps, conseille Braun, il n’y a aucune raison pour un client de risquer sa vie en se déplaçant avec de l’argent alors qu’il peut faire un chèque de direction pour effectuer ses transactions
L’homme d’affaires épris de révolution de la croissance économique,dont les propositions d’amendement de certains codes, législations touchant à la finance, aux affaires, ronge ses freins d’impatience. « J’aimerais plus de rapidité dans le suivi de ces propositions. Celles sur les coûts exorbitants de transactions pour enregistrer une hypothèque, sur l’impôt foncier, l’impôt sur les propriétés bâties », cite Carl Braun. « Je ne suis pas satisfait mais je reste optimiste », nuance-t-il, confiant que l’actuel chef du gouvernement, Garry Conille, et son équipe feront le nécessaire. La loi sur la copropriété est très importante, enchaîne Carl Braun qui réitère un appel lancé en juin dernier en faveur l’organisation d’un atelier réunissant les notaires, les commissaires du gouvernement et tous les acteurs concernés en vue de continuer l’identification des problèmes et d’analyser les solutions proposées.
Conscient de l’importance du Parlement dans la création du cadre juridique favorable aux affaires, Braun souligne que le secteur privé comprend la nécessité de renforcer ses relations avec les sénateurs et les députés.
Sans avoir le mythique cigare ou la barbe d’un Fidel Castro, d’un Ernesto Che Guevara, Carl Braun rêve de révolution. « Economique », précise, sourire en coin, un proche de ce géant, monteur de plusieurs banques et d’autres instruments financiers au cours des 20 dernières années…
L’intégralité de l’intervention de Carl Braun sur Magik 9 sera reprise samedi à midi 30, dimanche à 8h a.m. sur le 100.9 MHz et sur magik9haiti.com.

Roberson Alphonse

Source: Le Nouvelliste

Haïti – Économie :

Un représentant du CFI dans chaque mission et consulat

17/12/2011 06:20:24

Haïti - Économie : Un représentant du CFI dans chaque mission et consulatCette semaine, Ady Jean Gardy, le Chef de Cabinet du Ministère des Affaires Étrangères (MAE) a annoncé que chaque mission et consulat aura un représentant du Centre de Facilitation des Investissements en son sein pour permettre aux investisseurs internationaux de venir dans le pays, aussi il rappelle que le MAE travaille activement sur la question des investissements, qui sont générateurs d’emplois et de richesses pour la population et le pays.
«…je crois que c’est nécessaire de parler de la diplomatie d’affaire, car la diplomatie d’affaire c’est le cheval de bataille actuellement du Ministère des Affaires Étrangères, dirigé par Monsieur Laurent Lamothe, et sa vision, disons son plan global c’est de permettre à des investissements de venir en Haïti pour créer des capitaux […] des emplois et permettre au pays d’avoir évidement un partage de richesses visant l’inclusion sociale. En tant que Chef de Cabinet des Affaires Étrangères je peux vous dire que nous sommes en train évidemment de travailler très sérieusement sur cette question avec les missions qui sont à l’étranger, avec les différents Ambassadeurs de bonne volonté, les Ambassadeurs que nous avons également, les consuls honoraires, les Chefs de missions, les Consuls Généraux etc…
Et nous avons demandé par exemple au CFI, le Centre de Facilitation des Investissements d’avoir un représentant maintenant dans chaque mission et dans chaque consulat. Cela permettra évidement à des groupes d’investisseurs internationaux de venir dans le pays… »
En fin de semaine dernière le titulaire du MAE, Laurent Lamothe avait déclaré «…le profil des Ambassadeurs changera et passera d’un profil plutôt de diplomate à un profil assez agressif, un profil universitaire avec maitrise, un profil d’entrepreneur, d’homme d’affaires, pouvant attirer l’investissement, des gens qui ont l’habitude de travailler dans le matchmaking dans le networking à travers le monde pour que la promotion d’Haïti se fasse de manière digne et de manière à rendre chaque Haïtien fier. Ceci devrait encourager l’investisseur à venir investir ici en Haïti »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-4449-haiti-economie-laurent-lamothe-veut-168-missions-d-affaires-par-an.html
HL/ HaïtiLibre

16 décembre : Aristide le grand absent, cri de ralliement de Mildred Trouillot Aristide

17/12/2011 07:53:00 Auteur(e) La Redaction

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Des centaines de partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas ont assisté vendredi avec enthousiasme à la célébration du 21e anniversaire de la victoire historique de Jean-Bertrand Aristide aux élections démocratiques du 16 décembre 1990, un évènement auquel l’ancien Président a brillé par son absence.

Maîtresse de cérémonie, entre deux chants engagés, la chanteuse Farah Juste, venue spécialement des Etats-Unis, a tour à tour enflammé l’auditorium de la Fondation Aristide pour la démocratie et introduit les orateurs de la journée dont Mildred Trouillot Aristide. Porteuse d’un message politique en son nom personnel et en celui de son mari, l’épouse de l’ancien dirigeant haïtien a lancé un appel à l’unité à tous les lavalassiens.

Elle a rappelé que la première accession à la Présidence de l’ex-prêtre de Saint-Jean Bosco fut le fruit d’un vaste mouvement populaire dans lequel s’étaient investis d’innombrables patriotes.

Pour sa part, le Dr Maryse Narcisse, porte-parole officielle du parti -assise au premier rang aux côtés de Mme Aristide et de l’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis- a salué les efforts de tous ceux ayant contribué au retour, en mars dernier, de l’ancien chef de l’Etat après sept années d’exil en Afrique du Sud.

Temps fort de la journée

Venu en fauteuil roulant, le jeune entrepreneur Joël Edouard Vorbe dit « Pacha », tétraplégique depuis une agression par balle subie en 2005, a été on ne peut plus laudatif à l’égard de Jean-Bertrand Aristide en le plaçant sur le piédestal d’un leader incontournable.

Affirmant sous des applaudissements nourris son appartenance à Lavalas, Pacha Vorbe, issu de l’une des plus riches familles du pays, a appelé à la convergence des différents courants en vue de redonner l’espérance à la population et de changer ses conditions d’existence.

Il s’agissait du plus grand rassemblement politique de Fanmi Lavalas organisé depuis un certain temps et qui réunissait notamment les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, les Sénateurs Evallière Beauplan, Francky Exius et Yvon Buissereth, l’ancienne déléguée de l’ouest sous Aristide, Marie Antoinette Gauthier, et les chefs d’OP René Civil et Paul Raymond.

En revanche, on remarquait l’absence de plusieurs ténors ou proches du parti tels Annette Auguste "Sò Ann", les anciens candidats à la Présidence Yves Cristallin et Jean Henry Céant ainsi que l’ex-Sénateur Rudy Hérivaux. spp/Radio Kiskeya

Divergences à la Chambre basse autour du maintien à leurs postes des membres des conseils municipaux

Des tractations entre le gouvernement et des parlementaires étaient en cours en vue de les remplacer

Publié le samedi 17 décembre 2011

Des députés ont émis vendredi des avis divergents sur la décision annoncée la veille par l’Exécutif de garder à leur poste les membres des conseils municipaux dont le mandat est parvenu à terme depuis maintenant plusieurs mois.

Le député de Cabaret (Ouest), Martial Dépas (Haïti en Action, sigle créole AAA), considère qu’il s’agit d’une très mauvaise décision. Il appréhende que les maires restés en poste n’influencent en leur faveur les prochaines élections municipales.

Son collègue de Cerca Carvajal (Centre), Antoine Rodon Bien-Aimé, approuve totalement l’option de l’Exécutif au nom du principe selon lequel ce sont des élus qui doivent remplacer des élus.

Le député des Gonaïves (Artibonite,Nord), Sadrac Dieudonné, estime pour sa part que le gouvernement devait consulter la société civile et les secteurs politiques avant d’adopter une telle décision. "Cette consultation devrait se tenir même s’il était question de renvoyer les conseils municipaux", ajoute-t-il. En tout état de cause, c’est une solution négociée qui devait être trouvée, croit le représentant au parlement de la Cité de l’indépendance.

Alors que, dans diverses communes, des mouvements de protestation contre les Maires en poste avaient été enregistrés et que des parlementaires avaient même engagé des tractations avec l’Exécutif en vue de placer leurs partisans dans certaines Mairies, le ministre de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale a rassuré jeudi ces derniers en leur annonçant que le président Martelly et le gouvernement avaient résolu de ne pas les renvoyer, sauf au cas par cas, jusqu’aux prochaines élections locales.

Thierry Mayard Paul a présenté la décision comme une mesure reflétant la volonté du chef de l’Etat de favoriser la stabilité par l’inclusion et la participation de tous. [jmd/Radio Kiskeya]

Déclaration de patrimoine, ministres, directeurs généraux sont en contravention

17/12/2011 07:40:00 Auteur(e) La Redaction

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Le président Michel Martelly et son Premier ministre, Garry Conille, ont indiqué la voie aux membres du gouvernement en déclarant leur patrimoine. Ils ne sont pas, cependant, imités par les ministres, secrétaires d’Etat, directeurs généraux…qui traînent encore les pieds pour répondre à cette exigence constitutionnelle. Une enquête à la limite de la transparence.

Les ministres, secrétaires d’Etat, directeurs généraux…et parlementaires ne jouent pas encore la transparence à l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’organe créé par décret depuis septembre 2004 pour « favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique ». Des trente-huit membres du cabinet – 1 Premier ministre, 18 ministres et 19 secrétaires d’Etat -, seul le chef du gouvernement, Garry Conille et un secrétaire d’Etat ont dévoilé leur patrimoine au greffe d’un tribunal de première instance, selon des chiffres disponibles dans les registres de l’ULCC à Pacot. Dans le rang des directeurs généraux, seulement huit des trente-sept actuellement en place se sont soumis à cette exigence constitutionnelle.
« Les fonctionnaires assujettis à cette formalité feront leur déclaration dans les trente jours qui suivent la date de leur entrée en fonction et les trente jours qui suivent leur sortie », a indiqué Amos Durosier, directeur général de l’ULCC. Le délai légal est passé pour presque la totalité des ministres et secrétaires d’Etat, à l’exception du titulaire de la Culture et de la Communication, Pierre-Raymond Dumas, celui de la Justice, Michel Brunache et du nouveau secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir installés en début de semaine.
A quoi s’expose un téméraire ?
« Toute personne assujettie à la déclaration de patrimoine qui, a échéance des 30 jours prévus et 3 mois un rappel par exploit d’huissier notifié, à la diligence de l’ULCC, n’aura pas rempli cette formalité, sera privée d’un quart (1/4) de ses émoluments, prévient Amos Durosier. L’ULCC a pour obligation de produire ce rappel dans un délai de soixante jours. » Si cette loi doit s’appliquer à la lettre, presque l’ensemble des ministres, secrétaires généraux d’Etat ou directeur… en poste depuis le 19 octobre dernier courent le risque de voir leur chèque diminué de 25%. La loi devrait être appliquée par le ministère de l’Economie et des Finances qui émet les chèques des fonctionnaires de l’administration publique.
Une fausse déclaration de patrimoine est aussi punie par la loi, tient à indiquer Amos Durosier. Le faussaire s’expose, dit-il, à la peine prévue et punie par le Code pénal traitant du faux et usage de faux. Depuis le vote de la loi sur la déclaration de patrimoine, le salaire d’aucun téméraire n’a été réduit et aucun d’eux n’a été poursuivi en faux et usage de faux. Signe que la carte de la transparence a été jouée ? Pas évident.
Parlementaires rebelles
La palme des rebelles à la loi sur la déclaration de patrimoine revient aux parlementaires. « Seulement 35 députés et 12 sénateurs de la 48e législature ont fait leur déclaration de patrimoine », s’étonne le patron de l’ULCC. Les législateurs de la 49e ne font pas mieux que leurs prédécesseurs. « Seulement deux députés et un sénateur ont rempli les formulaires élaborés par l’ULCC et déposés au greffe du tribunal de première instance. Les autres traînent encore la patte », a constaté M. Durosier, qui se garde de citer des noms.

Gueule de feu depuis son mandat député, Steven Benoît n’entend pas jouer à la modestie. « J’ai été la première personnalité à faire la déclaration de patrimoine après la vote de la loi en février 2008. Je suis encore le premier sénateur à le faire », s’est réjoui le père de la loi sur le salaire minimum. Et pourquoi les parlementaires sont-ils si réticents pour faire la déclaration de patrimoine ? Steven Benoît en sait quelque chose. C’est une fenêtre, dit-il, laissée ouverte à la corruption. Le sénateur élu sous la plateforme Alternative garde encore en mémoire l’affaire « Socagate », du nom d’une Résolution suspecte du Grand corps relative à l’ancienne Socabank finalement prise en charge par l’Etat haïtien. Le sénateur ne serait pas prêt non plus à oublier les soupçons qui ont pesé sur trois de ses collègues qui auraient été monnayés pour voter la loi de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) sous l’ancienne présidence de René Préval.
Il n’y a pas d’immunité dans le cas d’un parlementaire qui ne fait pas sa déclaration de patrimoine, a jugé Benoît, membre de la commission anti-corruption du Sénat. Président de la République, sénateurs, députés, casecs…tous sont assujettis à cette loi, a-t-il rappelé. « L’ULCC joue le jeu des députés et sénateurs rebelles à la loi sur la déclaration du patrimoine quand cette structure ne publie pas encore leurs noms », a tempêté le sénateur, joint au téléphone par le journal.
La déclaration de patrimoine n’est pas seulement une préoccupation de l’Etat haïtien, a souligné le directeur général de l’ULCC, qui a établi certaines relations entre cette loi et la corruption. « Haïti a ratifié la Convention interamericaine contre la corruption et celle des Nations unies contre la corruption qui font obligation aux fonctionnaires de l’Etat de faire leur déclaration de patrimoine », a fait savoir le professeur Durosier. Malheureusement, a-t-il regretté, le projet de loi de la prévention et de la répression déposée depuis 2009 au Parlement n’a pas été voté encore.
Par ailleurs, Steven Benoît demande au gouvernement d’insérer ce projet de loi parmi ses priorités, au chef de l’Etat et celui du gouvernement de rendre publique leur déclaration de patrimoine de manière à inciter les autres à faire pareil.
100% Préval
La déclaration de patrimoine n’est pas bien ancrée encore dans la culture politique haïtienne, a déduit le directeur de l’ULCC, constatant des efforts consentis par les membres du pouvoir exécutif entre 2010 et 2011. « Sous la présidence de René Préval, 100% des formulaires ont été remplis », a fait savoir Amos Durosier, feuilletant les registres. Un résultat qui n’a pas été obtenu facilement. Des exploits d’huissiers ont été signifiés à 52 directeurs généraux et directeurs généraux adjoints, 20 anciens sénateurs et 63 députés qui n’avaient pas fait leur déclaration de patrimoine. Entre le 14 octobre et le 9 décembre 2011, l’ULCC a recueillis 37 déclarations de patrimoine de ceux qui sont partis, y compris celle de l’ex-président René Préval.
Les juges, meilleurs élèves
Depuis la mise en application de la loi sur la déclaration de patrimoine, la meilleure réponse est venue du pouvoir judiciaire, selon le directeur Durosier. L’ULCC a en effet collecté au niveau des greffes de tribunaux de première instance « 233 déclarations de patrimoine faite par les juges de la Cour de cassation, de la cour d’appel, des tribunaux de première instance, des juges de paix et suppléants ».
Pas étonnant pour les juges qui connaissent les éventuelles retombées positives ou négatives d’une déclaration de patrimoine en Haïti, pays miné par la perception de corruption. C’est un outil important qui permet de détecter le degré d’enrichissement de la personne par rapport à son niveau de revenu gagné pendant tout le temps qu’elle est en fonction, a préconisé Amos Durosier. Dans le cas d’un procès contre la corruption, poursuit-il, la déclaration de patrimoine peut jouer un rôle déterminant.

Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr

Source: Le Nouvelliste

Duvalier aux Gonaïves, Aristide à Tabarre

16/12/2011 18:45:00 Auteur(e) La Redaction

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L’ex-président à vie Jean-Claude Duvalier a effectué vendredi son premier déplacement aux Gonaïves depuis son retour au pays en janvier 2011 où il a conduit la graduation d’une promotion d’étudiants en droits dans la ville qui avait lancé les premières manifestations conduisant à son départ en février 1986.

Duvalier était le parrain d’une promotion d’étudiants en droit de la Faculté des Gonaïves. Il en a profité pour saluer la mémoire de trois jeunes tués par les membres de sa milice en 1985 quelques mois avant sa chute.

Dans le même temps, les partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide s’étaient rassemblés à Tabarre (Portau-Prince) pour marquer le 21e anniversaire de la victoire aux urnes du prêtre Jean Bertrand Aristide.

Des milliers de militants du parti étaient présents, mais l’ancien président Aristide s’était fait représenter par sa femme Mildrède qui a lancé un appel à l’unité à tous les Haïtiens au nom de M. Aristide.

HPN

Semaine du 11 au 17 décembre 2011
Haïti : Des fonds débloqués pour les fêtes de fin d’année – Quel impact réel sur l’économie ?

dimanche 18 décembre 2011

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P-au-P, 18 déc. 2011 [AlterPresse] — Le chef du gouvernement, Garry Conille, a annoncé, mardi 13 décembre, que 400 millions de gourdes seront décaissés dans le cadre des festivités de la fin de l’année 2011 et du nouvel an.

En même temps, la présidence entend décaisser 60 millions de gourdes pour réaliser des festivités dans plusieurs régions, à travers un programme « spécial » pour les fêtes de fin d’année.

Au parlement, des députés et sénateurs s’interrogent sur ces dispositions considérées comme traditionnelles et peu susceptibles de booster l’économie.

Des chèques aux maires

Suite à l’annonce par le premier ministre Conille des fonds alloués à des activités de fin d’année, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, a procédé la semaine écoulée à la distribution de chèques aux différents maires du pays. Le montant varie suivant la taille de la commune.

Les maires ne partent pas avant les élections

Lors d’une rencontre jeudi 15 décembre au Palais municipal de Delmas, le titulaire du ministère de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale (MICTDN), Thierry Mayard-Paul, a assuré aux maires des 140 communes, que le gouvernement n’entend pas les renvoyer avant la tenue des élections municipales.

Les premières réactions dans les milieux politiques vont dans le sens de l’organisation au plus vite des sénatoriales partielles et des municipales afin de renouveler régulièrement les élus dont les mandats sont déjà arrivés à terme.

Le 21e anniversaire des premières élections démocratiques en Haiti

Le 16 décembre écoulé a marqué le 21e anniversaire des premières élections démocratiques en Haiti en 1990. Lors de ces compétitions électorales, Jean Bertrand Aristide a été porté au pouvoir.

Des centaines de partisans et sympathisant de son parti politique Fanmi Lavalas ont comméré cet anniversaire au cours d’un rassemblement à la Fondation Aristide pour la démocratie, à Tabarre en périphérie de Port-au-Prince.

La relocalisation des déplacés du Champ de Mars en janvier 2012

Les déplacés hébergés au Champ de Mars seront relocalisés à partir de janvier 2012, a annoncé le chef du gouvernement Garry Conille. « Mon gouvernement – depuis le peu de temps qu’il est là – a fait beaucoup d’avancées là où il y a des gens sous les tentes. Nous avions déjà travaillé sur le processus de relocalisation des déplacés dans plusieurs camps de la région métropolitaine, notamment Champ de Mars. Un recensement a déjà eu lieu à cette fin. »

50 millions d’euros pour les PME haïtiennes

L’ambassadeur d’Espagne en Haiti, Manuel Hernández Ruigómez, a annoncé cette semaine à Port-au-Prince que son pays a décaissé 50 millions d’euros en faveur du pays. Ce fonds qui est déjà acheminé à la Banque interaméricaine de développement (Bid) sera utilisé à titre de prêts aux petites et moyennes entreprises. Les opérations doivent commencer en janvier 2012.

Les transferts génèrent 4,8 millions de dollars pour le FNE

Le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, a informé que l’institution bancaire a déjà collecté 4,8 millions de dollars au bénéfice du programme d’éducation initié par le gouvernement. Ces fonds viennent des prélèvements de 1,50 USD sur les transferts entrants et sortants. Charles Castel a dit attendre une décision de l’Exécutif et du Législatif pour pouvoir transférer cet argent dans le Fonds National pour l’Education (FNE).

Un colloque international pour canaliser l’aide financière sur l’éducation

À l’initiative du gouvernement, un colloque international sur la gestion de l’aide financière sur l’éducation destinée à Haïti a été organisé le mardi 13 décembre à Port-au-Prince.

Plusieurs acteurs internationaux : Sean Pean, la styliste Donna Karan, Wong G, le consul honoraire d’Haïti en République Tchèque, Petra Nemcova et des cadres du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ont discuté et réfléchi sur des mécanismes à mettre en place pour une bonne gestion de l’aide financière fournie au pays par des ONGs internationales.

Le CFI représenté dans chaque mission et consulat

Ady Jean Gardy, chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères, a annoncé au cours de la semaine écoulée que chaque mission diplomatique et consulat d’Haiti sera doté bientôt d’un représentant du Centre de Facilitation des Investissements (CFI). Cela, a-t-il dit, afin de canaliser des investissements étrangers dans le pays.

Vers la modernisation du système d’enregistrement de l’état civil ?

« L’État haïtien s’engage à travailler pour améliorer et moderniser le système d’enregistrement de l’état civil », a fait savoir le ministre de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), Michel Brunache, à l’ouverture, le 13 décembre à Port-au-Prince, d’un atelier de deux jours sur le fonctionnement des bureaux de l’état civil à travers le pays.

Les évêques de l’Eglise catholique s’adressent à la nation à l’occasion de la Noel

À l’occasion des fêtes de fin d’année, en particulier de la Noel, les évêques haitiens invitent la population à ne pas attendre constamment l’aide étrangère et à prendre ses propres décisions pour bâtir son avenir. « Frères et sœurs d’Haïti, debout, relevons la tête ! Nous sommes convaincus que la nouvelle Haïti dont nous rêvons tous ne sera pas un cadeau, mais plutôt le fruit des efforts conjugués de tous indistinctement. Donc, soyons-en les artisans responsables… », écrivent les évêques dans leur message au peuple haïtien.

La compagnie Les Moulins d’Haiti reprend ses activités

L’actuel conseil d’administration de Les Moulins d’Haiti a relancé jeudi 15 décembre les activités de cette entreprise, interrompues depuis le séisme du 12 janvier 2010. Les Moulins d’Haïti disposeront de deux moulins de blé d’une capacité de 1200 tonnes métriques et d’un moulin de maïs d’une capacité de 120 tonnes. [sfd gp apr 18/12/2011 23 : 00]